The 100 (S05)

Synopsis : La saison 4 était une véritable course contre la montre pour sauver l’humanité menacée d’extinctions par des radiations. Elle se terminait de manière foudroyante avec un renversement total des prémices de base de la série : Octavia prenait la tête des 12 clans Grounders et des rescapés de Skaikru dans un bunker, Raven trouvait un moyen de retourner sur l’arche avec ses amis et Clarke était laissée pour morte sur Terre. Six ans et une semaine plus tard, le bunker est inaccessible sous les débris de Polis, l’arche n’est pas retombée et Clarke vit avec Madi, une deuxième nightbleeda enfant qui a survécu aux radiations. Elle est devenue la grounder qui voit d’un mauvais œil l’arrivée des nouveaux sur Terre à bord d’une énorme navette de prisonniers… Qui sont-ils ? Mystère !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6Saison 7

15.png

Pour commencer, je trouve ce time jump ambitieux et je n’étais pas spécialement motivé quand j’ai appris qu’il y aurait six ans d’écart entre les deux saisons. Les personnages risquent fort d’avoir énormément changé durant ce laps de temps… En même temps, force est de constater que ça va relancer la série dans une toute nouvelle direction, et qu’elle en avait besoin pour respirer un peu – malgré les radiations.

Étant beaucoup trop fan de cette série, il n’a pas fallu longtemps pour que je sois convaincu du retournement de situation qui fasse de nos héros les grounders de la série. Cela promet de jolis ravages. Je me doute que Clake et Madi ne resteront pas seule bien longtemps, et j’ai espoir que ces messages radio soient entendus de tous depuis six ans sans que personne ne puisse lui répondre.

Il est à noter que la Terre est dans un sale état après le passage des radiations. On ne sait pas trop où se situe Clarke après le passage de Praimfaya : elle dit être dans le seul coin vert de la planète… j’imagine que ce ne sera pas trop loin de Polis.

J’ai énormément de théories, mais je me suis torturé à ne surtout rien voir de cette nouvelle saison avant l’heure. Je débarque donc avec un œil neuf et plein d’espoir ! Ci-dessous, mon avis sans spoiler ; pour les critiques complètes, il suffit de cliquer sur un titre d’épisode.

Note moyenne de la saison : 19/20

S05E01 – Eden – 19/20
Il y a presque tout ce que je voulais voir dans cet épisode, presque seulement d’où le point en moins. La réintroduction pourrait paraître longue, mais je l’ai tellement attendue que j’ai adoré cet épisode, même dans ses moments quelque peu plus faibles. Ceux-ci sont vite oubliés dans les dix dernières minutes : l’Enfer, c’est les autres et la série l’a bien compris. Cet épisode est loin d’être une déception et pose les bases de cette toute nouvelle saison.
S05E02 – Red Queen – 18/20
Même si cet épisode se détache beaucoup des intrigues proposées la semaine dernière, il nous permet enfin de répondre à beaucoup de questions laissées en plan par le premier épisode. Muni d’un cliffhanger efficace, cet épisode nous fait aussi comprendre que la saison va passer bien vite grâce à la décision prise en fin de saison dernière. La série se renouvelle en continuant à respecter sa mythologie, et malgré quelques facilités scénaristiques, autant dire que… ça a de la gueule.
S05E03 – Sleeping Giants – 19/20
Ah oui, bon, bien, j’avais envisagé pas mal de scénarios et ce qu’il se passe dans cet épisode n’en fait pas partie – et je commence à comprendre certains mouvements de fans car j’imagine qu’on a là quelques scènes qui devaient être dans les trailers. Et c’est exactement pour ça qu’il ne faut pas regarder les trailers, pas de faux espoirs comme ça. À la place, je me suis fait balader par quelques rebondissements de cet épisode et je suis très intrigué par les élargissements de l’univers proposé dans cet épisode. Au-delà de ça, le rythme est toujours aussi bon et il n’y a que deux petits détails qui m’ont fait retirer un point. Vivement la suite !
S05E04 – Pandora’s Box – 20/20
L’épisode n’a duré que 42 minutes, mais quand je pense à tout ce qu’il s’est passé dedans, je me dis que c’est comme si j’avais vu un film de 2h. Bien qu’un peu déçu par des facilités scénaristiques en milieu d’épisode, je comprends bien pourquoi elles étaient nécessaires afin que cette saison avance bien plus rapidement qu’elle ne l’avait fait jusque-là. Et non seulement elle avance, mais en plus la mythologie s’étend et les relations entre personnages changent vite. Passionnant.
S05E05 – Shifting Sands – 19/20
Avec cet épisode, j’ai l’enfin qu’on entre vraiment pleinement dans ce qui était promis pour cette saison. Franchement, ça part dans tous les sens, le rythme est excellent, les dynamiques entre personnages toujours aussi bien travaillées et je ne retire un point que parce qu’il y a un ou deux rebondissements prévisibles que les personnages n’envisagent pas. M’enfin quand même, cette saison est extrêmement solide et passionnante à suivre.
S05E06 – Exit Wounds – 19/20
Oh lala, mais qu’est-ce que j’aime cette série. Tout dans l’écriture de cet épisode fonctionne parfaitement : plus on avance, plus j’aime autant les « méchants » que les « gentils », plus les dynamiques entre les groupes se complexifient, plus les personnages évoluent d’une très jolie manière, plus les épisodes passent, plus je crains de voir l’un d’eux mourir. Non, franchement, la série s’en tire à merveille cette saison, avec une intrigue extrêmement bien maîtrisée. Et puis, OK, ça aide que cet épisode se concentre beaucoup sur un personnage que j’adore, c’est vrai.
S05E07 – Acceptable Losses – 18/20
La série se poursuit dans un épisode légèrement plus lent mais aux conséquences futures déjà bien intéressantes. Il y a de tout dans cet épisode : de la nostalgie et des surprises, une bonne chanson et de mauvais décisions, de l’action et de la stratégie ; bref, du très bon The 100 et j’en redemande encore et toujours beaucoup plus, surtout avec ces cliffhangers – il y en a un que j’attends depuis plusieurs saisons déjà !
S05E08 – How We Get to Peace – 19/20
Je surnote légèrement l’épisode parce que je n’ai pas du tout vu venir une bonne partie de ses twists, mais pourtant, il prend bien le temps de les mettre en place progressivement tout au long de l’épisode. Cette saison 5 est exceptionnellement bien écrite, et les frissons étaient une fois de plus au rendez-vous pour cet épisode !
S05E09 – Sic Semper Tyrannis – 19/20
Cet épisode traite en parallèle plusieurs intrigues qui en arrive aux mêmes points de tension et se font écho tout au long de l’épisode, proposant une vraie unité dans la montée en tension et réussissant à rendre ces quarante minutes parfaitement palpitante. Tout le monde a son moment de gloire, on retrouve des personnages qu’on n’a pas assez vu cette saison et j’adore, tout simplement.
S05E10 – The Warriors Will – 16/20
Bien que très chouette, cet épisode a eu du mal à me convaincre sur le plan logique : à plusieurs reprises, on nous présente une situation comme la plus parfaitement logique quand ce n’est pas du tout le cas. Cela affaiblit beaucoup la série par rapport à d’habitude, et en plus, elle se concentre aussi sur une intrigue que j’aime moins… Rien ne va plus ! Heureusement que l’ensemble reste passionnant à suivre – et plein d’un bon suspense.
S05E11 – The Dark Year – 19/20
Rien qu’au titre de cet épisode, je hurlais « ENFIN ! », parce qu’il promettait d’apporter les dernières réponses manquantes avant la fin de saison. C’est effectivement le cas et tout se met en place pour un excellent final, avec en plus la masse de moments à s’arracher les cheveux ou à frisonner. Yep, j’ai retrouvé les frissons devant cet épisode – et il fait toujours 28°C ici, alors ce n’est tout de même pas rien !
S05E12 – Damocles – Part One – 19/20
J’ai crié contre ma télé, je me suis arraché des cheveux et torturé des méninges : c’est le signe des bons épisodes, je pense. Beaucoup de bonnes choses dans cette première part, beaucoup de stress et de peur aussi Je ne sais pas dans quel état on me retrouvera après le dernier épisode ; ni si on me retrouvera, mais je suis pressé de le voir.
S05E13 – Damocles – Part Two – 20/20
Quel voyage, quelle saison ! Non seulement, la série s’est rachetée une deuxième jeunesse cette saison, mais en plus, cet épisode final se paye le luxe de me surprendre sur toute la ligne de son dernier acte que je n’avais pas envisagé une seule seconde avant cet épisode. Bien écrit, bien interprété, complétement fou, cet épisode final ne fait que me rappeler que The 100 est l’une de mes séries préférées… et possiblement ma préférée dans toutes celles encore en diffusion aujourd’hui.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6Saison 7

The 100 – S05E01

Épisode 1 – Eden – 19/20
Il y a presque tout ce que je voulais voir dans cet épisode, presque seulement d’où le point en moins. La réintroduction pourrait paraître longue, mais je l’ai tellement attendue que j’ai adoré cet épisode, même dans ses moments quelque peu plus faibles. Ceux-ci sont vite oubliés dans les dix dernières minutes : l’Enfer, c’est les autres et la série l’a bien compris. Cet épisode est loin d’être une déception et pose les bases de cette toute nouvelle saison.

Saison 5


Spoilers

01-2.jpg

How the hell am I gonna make it 5 years?

 La série reprend par un flashback, comme je l’espérais. 42 jours après Praimfaya, Clarke décide de se frayer un chemin hors du bunker de Becca recouvert de débris et de cendres. Elle a un long chemin à faire : elle espère retourner à Polis et retrouver sa mère et ses amis. La Terre est loin d’être aussi charitable qu’elle ne l’était : elle retrouve la jeep enfouie sous terre, constate des orages poussiéreux et son arrivée à Polis est loin d’être joyeuse.

En effet, la tour s’est effondrée sur le temple contenant le bunker, comme on l’avait compris en fin de saison dernière. Elle fait tout son possible pour accéder à la porte, divisant ses dernières rations de nourriture comme elle peut. Il est assez clair qu’elle y passe plusieurs jours avant de retrouver un bout du trône qu’elle a la mauvaise idée de déterrer. Le temple manque de s’effondrer sur elle. Certes, elle y survit, mais c’en est fini de ses espoirs du bunker.

Son deuxième mois s’achève avec son abandon de Polis. Elle était sûre de pouvoir y vivre, mais c’est désormais impossible. Elle se fait un campement comme elle peut et comprend qu’elle aura du mal à tenir cinq ans toute seule et sans ressource. Pas évident pour elle d’espérer survivre sans ressource.

De manière logique, elle retourne à Arkadia où elle retrouve les affaires de Jasper : l’ipod de Maya (je n’ai jamais aimé ce perso, mais putain, elle a de bons goûts musicaux en fait), les lunettes, sa lettre d’adieu à Monty. C’est à ce moment-là, et seulement à ce moment-là qu’elle craque et qu’elle comprend qu’il avait possiblement raison. Oh.

Sans eau depuis 48h, elle envoie ses adieux avec la radio de la jeep qui a quand même énormément d’essence, heureusement pour elle. Elle roule sans trouver d’eau et s’arrête prête à mourir… C’est donc là qu’il se met enfin à pleuvoir.

Maintenant qu’elle a bu, elle reprend la route et tue malgré elle des animaux qu’elle se fait un plaisir, oui, oui un plaisir, de manger. La vie n’est pas de tout repos : elle est immédiatement confrontée à un nouvel orage et une tempête de sable qui lui font perdre les panneaux solaires. C’est donc ainsi que fonctionnait la jeep, à l’énergie solaire. J’ai soit raté l’info il y a très longtemps, soit ça n’avait jamais été explicitée, mais c’est enfin plus clair.

Sans jeep, elle décide de continuer sa route à pied pour mieux s’effondrer en plein désert, faute d’eau. Elle se réveille bouffé par un oiseau, ce qui est bon signe : si un oiseau a survécu, c’est qu’il y a de l’eau et de la bouffe. Oui, mais elle n’arrive pas à tenir le rythme de vol de l’oiseau. Sa crise de nerfs qui suit n’est pas évidente à jouer et même elle n’est pas tout à fait capable de la tenir à merveille. Par chance, alors qu’elle envisage le suicide, l’oiseau repasse dans le ciel et la mène sur un coin de la planète minuscule mais de toute évidence épargné par Praimfaya.

Elle y trouve une forêt, de l’eau, des animaux à tuer et un les restes d’un clan plein de cadavres tués par les radiations. 58 jours et la voilà donc remise sur pied : elle a un campement, de la nourriture, de quoi parler à Bellamy en espérant qu’il l’entende. Tout va bien ? C’est donc le moment qu’elle rencontre Madi.

Celle-ci n’est pas motivée à lui parler, contrairement à Clarke qui n’espère que ça. Madi emmène Clarke droit dans un piège à ours, sympa. Son but est clairement de la tuer, mais elle s’arrête quand elle s’aperçoit que la blonde a elle aussi du sang noir. Clarke rampe au campement et se suture comme elle peut ; heureusement pour elle, elle est douée en médecine.

Malheureusement pour elle, elle n’est pas maligne : elle s’endort et se fait voler ses affaires par Madi qui ne la tue pas pour autant. Madi est petite, mais elle est pleine de ressources ; elle sait même pêcher. Elle n’est pas disposée à parler, jusqu’à ce que Clarke gagne sa confiance en lui faisant des dessins.

Six ans plus tard, Clarke a appris à pêcher et Madi à conduire ; et c’est une relation petite sœur/grande sœur qui se met enfin en place, ou mère/fille selon les moments. C’est intéressant de voir Clarke sous cette nouvelle perspective qui la rapproche un peu plus d’Abby. Comme le suggérait la bande-annonce du comic con de San Diego cet été, Clarke a raconté toute son histoire à Madi et lui a appris l’anglais – alors qu’elles parlaient pourtant toutes les deux le Trigedaslang, ça aurait été plus simple de s’y tenir. Et alors que Clarke continue de faire des dessins à Madi, alléluia, l’épisode prend alors le temps d’aller faire un tour dans l’espace !

J’étais vraiment persuadé que nous n’y aurions pas droit à ce stade de l’épisode. C’est merveilleux et le fan en moi jubile : on retrouve Raven capable de se battre contre Echo (et gagner !), ce qui était parfaitement improbable en saison 4. Monty s’occupe de la cuisine d’algues (avec un tablier beaucoup trop drôle), Bellamy est au commandement, surveillant Eden, le seul point verre sur Terre, et espérant réussir à capter un signal radio terrestre, laissant Emori à l’écoute.

La série tarde cependant à nous remontrer Murphy, qui est apparemment devenu une corvée digne de nettoyer les toilettes pour tous, même pour Emori qui préfère faire des tours dans l’espace que de revoir son… ex ? Oh. C’est pas juste.

Murphy joue les ermites dans un coin du vaisseau, et même s’il vit désormais seul, il a quand même eu le temps pour une coupe de cheveux. Assez vite, on le retrouve aussi imblairable que ce qui l’était en saison 1, probablement frustré d’être coincé dans l’espace puisque Raven ne trouve pas de solution au manque de carburant pour redescendre sur Terre. C’est vrai qu’en fin de saison 4, le groupe avait écarté ce problème d’un simple « sounds to me like a 5-year problem », sous-entendu Raven aura 5 ans pour trouver une solution… mais bon, ça ne se fait pas comme ça non plus du carburant. Ma seule vraie déception de cette intrigue dans l’espace ? Pas de bébé ! Franchement, ils auraient pu nous sortir un petit de cinq ans et demi pour Monty & Harper, ça aurait été sympathique comme tout, mais bon. Ils vivent d’algues dans l’espace, ils ont peut-être eu des scrupules à se reproduire – et n’avaient pas de quoi faire des vêtements aussi, sûrement.

Toujours est-il qu’en se battant avec Bellamy parce que Murphy adore être un chieur qui fout des coups de poings sans raison, Murphy aperçoit soudainement un vaisseau en orbite de la Terre, juste au-dessus d’Eden. Ils se précipitent pour en parler aux autres, toutefois Bellamy est assez malin pour leur dire de ne pas entrer en contact car ils ne savent pas à qui ils ont affaire.

Ils ont en tout cas affaire à quelqu’un qui a les moyens d’envoyer un vaisseau sur Terre et Raven essaye aussitôt d’entrer en contact, sans y parvenir.

De son côté, Clarke voit donc arriver la navette « Gagarin » pleine de prisonniers et décide de planquer Madi. Ainsi, la nightbleeda a survécu si longtemps parce que, comme Octavia, elle se cachait dans le sol pour éviter que les prêtres la retrouvent lorsqu’ils cherchaient un futur commandeur ; et c’est aussi pour ça qu’elle s’en est prise à Clarke, effrayée de ce qu’elle pourrait lui faire. OK, ça se tient ; de même que sa survie pendant deux mois alors qu’elle avait genre 5/6 ans : elle était dans son village après tout.

Clarke observe de loin les nouveaux arrivants et comprend vite qu’ils sont clairement hostiles : outre les muscles et les armes, ils sont des clichés sur pattes de vrais prisonniers. Et ils sont là pour récupérer leur planète. Forcément. Ils sont dirigés par une femme dont on ne connaît pas encore leur nom, mais donne ses directives à au moins un type malin et un meurtrier de masse. Cela promet. Commeelle se demande ce qui est arrivé à la planète « pendant que nous dormions », il y a fort à parier qu’ils aient trouvé un moyen d’hiberner… de mieux en mieux !

Comme deux hommes retrouvent Madi, celle-ci se protège en tirant sur eux et en se ratant. Très vite, l’instinct maternel de Clarke se déclenche et elle s’attaque aux hommes. L’un d’entre eux étant sur le point de tuer Clarke, Madi est forcée de commettre son premier meurtre. Elle empêche Clarke de tuer le second homme car il a voulu la laisser en vie… mais Clarke affirme qu’il n’y a pas de gentils. Humph ! Adieu le jardin d’Eden.

Tout cela nous a été expliqué par sa voix off en début d’épisode, mais ça reste frustrant de la voir se comporter de la manière dont Indra s’est comportée avec eux. Tenter un dialogue ou rester cachée aurait été malin, là, elle provoque volontairement une guerre. Bon, et en même temps, l’homme a effectivement voulu tuer Madi, ce n’est pas une bonne chose.

Dans l’espace, l’arche est confrontée à un nouveau dilemme : ils ont assez de carburant pour aller sur le vaisseau qu’ils voient encore en orbite, mais pas assez pour faire l’aller-retour. Certes, l’autre vaisseau semblait avoir du carburant, mais est-ce le bon, est-ce suffisant ?

Monty n’a pas du tout envie de partir, mais la décision du groupe est prise. Plutôt que de se contenter de survivre sur l’arche, ils veulent retourner sur Terre et c’en est donc fini de leur paix relative. J’espère quand même que l’on aura quelques flashbacks de tout ça, même si toutes les informations utiles semblent déjà nous être communiquées.

Si Murphy et Emori ne s’entendent plus vraiment, la dynamique entre Raven et Murphy semble plus solide que jamais, et pourtant Raven a supporté Emori comme colocataire pendant pas mal de temps. Que le couple le plus solide de la série, Memori parfaitement !, soit séparé comme ça est rageant, mais comme j’ai toujours adoré les interactions entre Raven et Murphy, et particulièrement en saison 4, je suis heureux de les voir en si bons termes et à deux doigts de les shipper. Le travail des scénaristes est bon et on sent que la tension Memori est toujours là dans leur manière de se parler alors qu’il y a une sorte de non-dit entre Raven et Emori, Raven semblant avoir du mal à la supporter.

En parallèle et sans surprise vu le rapprochement Murphy/Raven, Echo & Bellamy sont enfin un couple, merci ! Depuis le temps que je les voulais ensemble ! Il n’aura fallu que trois saisons et six ans, après tout. Il est révélé qu’Echo ne veut pas redescendre sur Terre pour des raisons  autres que celles de Monty : Octavia l’a exilée après tout, et même Bellamy a mis trois ans à pardonner Echo le presque meurtre d’Octavia (mouais : il l’a aussi sauvée de son suicide deux jours après). Tout ça paraît être de l’histoire ancienne maintenant qu’ils forment tous une grande famille de l’espace et Bellamy est persuadé que sa sœur saura pardonner Echo…

Octavia ? Toujours dans son bunker à observer un combat à morts entre deux grounders. Humph, pas tout à fait ce que j’espérais du Bunker et pas tout à fait bon signe pour Echo, ni pour Bellamy d’ailleurs. Cela sent bon la catastrophe où nos héros vont se retrouver à se faire la guerre entre eux alors qu’ils s’aimaient six ans plus tôt. Comme l’a bien expliquée Clarke à la radio que personne n’écoutait, chacun des groupes contre lesquels elle s’est battue avait ses raisons de vouloir leur mort, comme elle avait les siennes de les vouloir morts.

Je ne suis pas sûr d’être prêt, en revanche, à voir nos héros avoir des raisons de s’entretuer comme ça !

Saison 5

 

Supergirl – S03E15

Épisode 15 – In Search of Lost Time – 16/20
Deuxième épisode de transition à la suite, mais cette fois, c’est une transition qui impacte directement le fil rouge. Les deux intrigues de l’épisode sont aussi étonnamment liées par le même thème commun qui n’a rien de super-héroïque mais qui permet de faire passer un message universel par le biais de la métaphore, ce qui est tout de même une bonne écriture. Dans l’ensemble, ce n’était pas merveilleux, mais assez bien écrit pour rester divertissant – et en plus, les scénaristes reconnaissent enfin certaines erreurs passées ; comme quoi tout arrive !

Saison 3


Spoilers

15.jpg

You ask a Luthor, they’ll tell you you’re a super-villain.

Cet épisode arrête de retarder l’inévitable et s’occupe enfin du cas de Sam, endormie depuis trois jours par Lena qui a pu confirmer sa théorie qu’elle se transformait peu à peu en autre chose, au niveau cellulaire. Sam se réveille et refuse de croire Lena qui lui annonce qu’elle est Reign.

Bien évidemment, Sam veut s’enfuir… mais ce n’est pas possible car elle est désormais prisonnière de Lena. C’est au moins rassurant de voir que Lena n’est pas si idiote que ça. Cependant, Sam le prend super mal et commence à s’en prendre verbalement à sa meilleure amie. Celle-ci s’en confie de manière discrète à James qui lui fournit la solution de tendre un miroir à Sam pour qu’elle comprenne ce qu’elle est.

Oui, cet épisode est assez clair pour nous dire qu’il n’est qu’un moyen de gagner du temps en attendant que Sam prenne conscience de ses pouvoirs. Lena fait ainsi tout ce qu’elle peut pour énerver Sam afin qu’elle se transforme en Reign… et ça fonctionne.

Sam découvre donc la vérité et s’effondre en découvrant qu’elle est responsable de pas mal de meurtres. Elle appelle Ruby pour lui expliquer qu’elle est malade et contagieuse et je ne peux pas m’empêcher de constater que le rôle est un peu trop compliqué pour l’actrice : son jeu est loin d’être excellent dans toutes les scènes de cet épisode, et c’est dommage. Ou alors, c’est juste que je n’ai pas accroché, mais bon.

De son côté, Lena a le droit de gérer James en plus de sa meilleure amie. Le personnage est tellement inutile que les scénaristes en sont réduits à le transformer en livreur de repas pour Lena. Franchement… C’est censé être romantique et tout, mais ça ne m’a pas convaincu du tout.

Décidément, Kara s’amuse beaucoup cette saison : elle organise une soirée charades avec tous ses amis (mais pas Lena et Sam, donc) et de l’alcool, ce qui est le secret de leur amusement permanent apparemment. De manière pas très subtile est introduit Zook, l’ami imaginaire de J’onn lorsqu’il était enfant – ce qui permet de nous montrer que le père de J’onn n’a pas perdu la boule.

Malheureusement, ils sont vite appelés pour une urgence relative au bar, dont Supergirl se débarrasse vite. Cependant, il reste un grand mystère car la nana extraterrestre qu’elle arrête a pété un câble sans raison apparente et détruit une partie du bar. La série se concentre toujours sur le père de J’onn cette semaine, et il est rapidement révélé qu’il perd de plus en plus le contrôle de ce qu’il fait : il est celui qui a provoqué l’attaque du bar.

Qu’importe, Winn et Mon-El font appel à Kara et J’onn pour leur dire qu’ils ont repéré une rivière de sang en Antarctique. Bon, c’est une fausse alerte puisqu’Imra et Brainiac sont déjà sur le coup, mais ça permet à Mon-El et Kara de commencer à s’entraîner pour faire d’elle une légionnaire.

C’est intrigant et intéressant à la fois : la série se lance dans une étude stratégique des combats de Supergirl et Reign pour nous expliquer que son pouvoir vient de ses appuis. Mouais. Ce n’est pas si mal, même si c’est rapidement expédié pour un entraînement où Mon-El explique à Kara que sa cape de kryptonienne peut faire de chouettes choses : c’est ni plus ni moins qu’une arme supplémentaire pour ses combats.

C’est sympa car ça donne un nouvel avantage à Kara pour les combats futurs : il est évident qu’elle s’en servira pour faire tomber Reign et prendre le dessus ; mais c’est plutôt bien fichu. Elle apprend enfin une nouvelle technique de combat qui finira par servir. Elle a toutefois du mal à la maîtriser et cela la frustre, l’énerve et elle s’en prend à Mon-El.

En toute logique, J’onn ramène son père au DEO et celui-ci recommence sa « méditation »… Qui lance des ondes qui énervent Winn et un autre technicien, Demos, commençant immédiatement à s’engueuler et à se lancer dans un concours pour savoir lequel des deux est le meilleur. Ridicule comme scène, mais marrant quand même. Ils en viennent aux mains, donc, et Winn le menace même d’un flingue avant de se faire maîtriser par Alex, elle aussi touchée.

Heureusement, J’onn parvient à les stopper grâce à ses pouvoirs psychiques et met en place les protections nécessaires pour éviter que ça se reproduise. S’il cache la vérité à tout le monde, Kara et Alex comprennent rapidement l’origine martienne du problème : c’est le père de J’onn, Myr’nn. Cela permet une jolie scène sur les liens familiaux et l’importance pour les enfants de devenir des parents pour leurs propres parents. Arf. L’intrigue est violente mais bizarrement réaliste malgré la présence de martiens et de Kalanoriens – cela rajoute des enjeux narratifs, c’est sûr, mais dans le fond, c’est juste une jolie intrigue sur la famille.

J’onn décide donc de faire interner Myr’nn, en quelque sorte, et cela l’énerve car il se sent prisonnier. Il devient alors le grand méchant imprévu de l’épisode et s’échappe de sa cage, libérant au passage tous les vrais prisonniers du DEO. C’est problématique.

Cette nouvelle crise du martien affecte également Supergirl en plein entraînement avec Mon-El et elle lui explique ENFIN qu’il n’était qu’un connard en saison 2. Alléluia, les scénaristes semblent avoir enfin compris tout ce qui n’allait pas avec cette relation et pourquoi une grosse partie des fans en avait marre de Mon-El : mieux vaut tard que jamais.

La fuite de Myr’nn et de tous les prisonniers pose évidemment un énorme problème au DEO qui se fait saccager une fois de plus, sachant que ses employés ne sont pas tous protégés non plus des vagues psychiques envoyés par Myr’nn. Ouep, la série nous sort une fois de plus une jolie scène d’action au DEO, avec parfois un tout petit trop d’effets spéciaux cela dit.

La série ne perd pas de vue son humour, notamment grâce à Winn, mais est malgré tout dramatiques quand il est question du père de J’onn reconnaissant qu’il est malade. La « menace » de l’épisode est vite résolue et on y voit Kara gérer la technique que Mon-El lui a apprise.

En conclusion, Myr’nn et J’onn s’excusent, étant immédiatement pardonnés (en même temps, il n’y a zéro conséquence), et Kara retrouve Mon-El pour s’excuser (uuuugh) de tout ce qu’elle lui a dit, même si elle voit qu’il y avait une grande part de vérité dans ce qu’elle lui a dit. Oh, il s’excuse lui-aussi, enfin, une seule fois, pour tout ce qu’il lui a fait subir et en retour, il obtient de nouvelles excuses. Alors bon, faire s’excuser Kara en dernier, c’est un gros non pour moi puisqu’elle a mille fois moins de choses que lui à se reprocher ; mais bon, ça leur permet d’être de nouveau « amis » (et la marmotte…).

Cela tombe bien car ils vont avoir besoin de rester alliés : Pestilence arrive enfin en ville, et le fait savoir par une pluie de pigeons morts. Youpi.

> Saison 3

Supergirl – S03E14

Épisode 14 – Schott Through the Heart – 18/20
Retour parfaitement réussi pour Supergirl avec un épisode bluffant du côté des effets spéciaux et de la technique, mais aussi une excellente écriture se consacrant enfin à un personnage trop longtemps oublié des scénaristes cette saison. En revanche, c’est un épisode qui met totalement de côté le fil rouge de la saison et est par conséquent assez étrange pour une reprise. On a plutôt l’impression d’un épisode qui est là pour combler, ce qui est généralement réservé pour des épisodes à la semaine, pas des épisodes de reprise. Mais bon, je ne boude pas mon plaisir de ce retour !

Saison 3


Spoilers

14.jpg

Bastard always wanted to go out with a bang.

Je suis bien heureux de n’avoir jamais vu le titre de l’épisode avant aujourd’hui, et avant les deux dernières minutes, car je n’aurais jamais patienté aussi longtemps entre les deux épisodes si j’avais su ça ! L’avantage est que je suis extrêmement pressé de reprendre la série et que ça devrait en plus être un chouette épisode. En revanche, j’ai l’impression d’avoir tout oublié de cette saison 3. Bon, ça reviendra sûrement vite, mais une telle pause, c’est fou, franchement ! Effectivement, je confirme donc que j’avais oublié les trois quarts de cette saison et le résumé n’arrange pas mes affaires en nous ramenant le père de Winn (saison 1 ?).

L’épisode reprend de manière super fun avec un karaoké qui donne l’occasion de voir tous les persos chanter (et Chyler Leigh insiste à nous dire qu’Alex ne sait pas chanter en brisant volontairement sa voix pour la deuxième fois de la saison, c’est hyper frustrant ; la première fois, c’était dans la voiture avec Kara lors de l’épisode flashback). Oui, je me concentre parfaitement sur des détails inutiles de l’épisode, mais bon, Kara qui s’éclate, James qui aurait une belle voix et J’onn et son père… Bon, voilà.

En parallèle de tout ça, Mon-El et James parlent d’Imra et ses pouvoirs télépathiques, Alex s’invite chez J’onn pour une pendaison de crémaillère, James appelle Lena, Mon-El tente de parler avec Kara mais Winn s’apprête à chanter.

Et la série ne nous laisse même pas le droit de ce délire (surtout que l’acteur chante bien) parce que le personnage apprend à ce moment la mort de son père à la télévision. C’est con quand même, surtout qu’il a directement eu la possibilité de chanter quand il a choisi sa chanson, le truc qui n’arrive jamais dans les karaokés.

Qu’importe. On passe du karaoké à l’enterrement explosif du père de Winn. Oui, j’ai dit explosif, parce que le cercueil explose, comme dans tous les enterrements réussis. Kara ? Elle se change en Supergirl pour couvrir Winn et sa mère, les deux personnes les plus éloignées du cercueil parce que… Euh je sais pas, c’est censé être logique. Oui, cet enterrement est aussi l’occasion pour la mère de Winn de débarquer dans sa vie après vingt ans d’absence.

Si Winn affirme que c’est bien son père qui était dans le cercueil, le doute persiste malgré tout dans mon esprit. À vrai dire, peu importe là encore, car on enchaîne sur une superbe scène où il fait tout un tas de reproches à sa mère qui l’a abandonné ; même si celle-ci dit avoir été menacée par son père. Assez rapidement, Winn explique à sa mère qu’il préfère qu’elle dégage une nouvelle fois de sa vie, mais ils sont interrompus par une attaque de singes volants qui offre une bien jolie scène d’action. C’est à croire qu’ils ont flambé toute une partie du budget pour s’assurer un retour marquant ; ou alors c’est parce que ça fait un moment que je n’ai pas eu ce genre de scènes d’action, mais franchement, l’attaque au DEO était parfaitement maîtrisée, tant dans l’écriture que dans les cascades.

Comme nous sommes encore au début de l’épisode, la scène d’action n’a aucune conséquence grave sur le casting et permet juste de fournir une excuse pour que la mère de Winn reste au DEO : sa vie semble en danger. James tente de servir à quelque chose en voulant réconcilier Winn et sa mère, alors que Supergirl fait du small talk avec celle-ci, lui expliquant que Winn est génial. Enfin un épisode qui se rappelle que Winn était un personnage important de la série et arrête de le laisser de côté.

La série se sert des parents de Winn pour développer un nouveau pan de prévention sur la maltraitance domestique ; sa mère lui expliquant que son père était un psychopathe. Le problème, c’est qu je n’ai aucune confiance en elle, et particulièrement quand elle s’avère capable de démonter l’un des singes volants que Winn galérait à disséquer. C’est ridicule ? Un peu, mais ça fait bouger l’intrigue plus vite.

Effectivement, la mère de Winn découvre rapidement la responsable des différentes attaques : l’assistante du père de Winn, qui n’est autre que Dr Hahn de Grey’s Anatomy. C’est cool de retrouver cette actrice (Brooke Smith) et le personnage est excellent. Elle prend en otage la mère de Winn, ce qui le fait venir à l’entrepôt de jouets de son père avec Mon-El, James et Kara.

De nouveau, l’épisode s’offre de jolies scènes d’action qui sont prenantes malgré l’absence de suspense (on sait bien le résultat avant même que le combat ne commence). J’ai adoré voir tous les jouets qui servaient d’armes, c’était vraiment une idée sympa. Winn finit par libérer sa mère (même si on ne sait pas trop comment il a su la délivrer et pas la tuer avec la machine dans laquelle elle était prisonnière) et mettre K.O l’assistante de son père qui voulait juste mettre à exécution les menaces de son boss. C’était sympathique, surtout que Winn fait équipe avec sa mère pour ça (mais j’ai toujours du mal à accorder ma confiance à la mère, surtout qu’elle a un vrai visage de psychopathe).

De son côté, Alex passe l’épisode à s’occuper de J’onn et son père qui perd la boule. Franchement, je ne vois pas bien l’intérêt de l’intrigue, surtout quand Alex est censée être proche de Winn donc le soutenir dans ses multiples épreuves, mais bon, c’est une série. Une série qui saisit l’occasion de délivrer un message anti-raciste et somme toute assez anti-Trump pour ne pas changer de ses habitudes.

Cette intrigue sert aussi à proposer un développement sur la maladie du père de J’onn qui perd donc totalement les pédales, au point d’en oublier qu’il a des petites filles et de virer Alex de l’appartement quand elle pense en parler à J’onn. C’est abusif de voir Alex ne rien dire à J’onn par la suite, mais le reste de l’épisode était un énième message de prévention (ça commence à faire beaucoup de sujets pour un même épisode, encore un peu et je vais finir par me croire dans Here & Now).

L’épisode se termine de nouveau au bar pour un nouveau karaoké, eh ben. Mon-El est une catastrophe en chant et Winn demande finalement à sa mère de rester, avec une petite chanson à la clé que l’on aurait mieux fait de ne pas entendre finalement. C’est frustrant : tout leur casting sait chanter, mais tous les personnages doivent donc être mauvais en chant ? Quelle drôle d’idée !

Quand Mon-El finit par réussir à parler à Kara, il lui explique qu’Imra lui a menti et qu’il veut prendre un verre avec elle. C’est aussi bizarre pour eux que ça devrait l’être : Kara tente donc de remettre les choses au clair, mais Mon-El ne veut pas parler sentiment, évidemment. Voilà donc enfin révélée la raison de sa présence : Pestilence, la troisième worldkiller, finira par évoluer en Blight, le grand méchant que combattent les Légions du futur. Autrement dit, ils se retrouvent avec un ennemi commun. Tout ça pour ça ?

J’ai l’impression qu’on continue à m’entourlouper avec des tours de passe-passe, et ça ne m’aide pas que ce soit justement de ça que parle ensuite Mon-El et Kara : des tours de passe-passe avec une cape. Nous ne sommes pas des Les Indestructibles et Mon-El affirme ainsi qu’une cape peut être utile. C’était une scène marrante entre les deux qui trouvent un terrain d’entente pour leur amitié, mais personne ne veut les voir rester simplement amis…

Et sinon, James passe son épisode à appeler Lena, sans s’inquiéter outre mesure alors que sa disparition est clairement étrange. La fin d’épisode nous révèle qu’elle a embarqué Sam dans un labo Luthor pour tenter de comprendre ce qui lui arrive, et ça n’a pas l’air joyeux. C’est un peu abusé que seul James note leur absence à toutes les deux cette semaine, mais bon.

Côté technique, je tiens à souligner les mouvements de caméra amples et agréables de cet épisode, avec beaucoup de mini-plans séquences et d’excellents plans qui donnaient beaucoup de souffle à l’épisode, en plus des effets spéciaux très bien réalisés.

> Saison 3