Supergirl – S03E16

Épisode 16 – Of Two Minds – 17/20
Un épisode plutôt sympa qui prend enfin le temps d’en revenir à l’intrigue fil rouge de cette saison et le fait bien. On progresse sur tous les fronts, quelques secrets sont révélés, quelques personnages approfondis et le tout est plutôt fluide, même si tout de même vraiment très, très prévisible. Le cliffhanger donne en tout cas que la suite arrive vite, et c’est déjà ça.

Saison 3


Spoilers

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A Worldkiller that baked cookies. That’s unexpected.

La série commence par une distribution de cookie qui rappelle bien trop un récent épisode de Grey’s Anatomy et un étrange empoisonnement d’un riche patron qu’on ne connaît pas (il s’agira en fait du maire, oups). Il est clair qu’il s’agit de l’arrivée de Pestilence dans la série, et c’est plutôt chouette.

Justement au DEO, Imra est de retour pour ne pas être d’accord avec Supergirl et envisager de tuer Pestilence. Mon-El va devoir faire un choix, ça sent bon la discorde qui va évoluer jusqu’à la fin de saison. Bref, Pestilence contamine les animaux et maintenant les humains, et Imra ne veut pas risquer une contagion digne de celle qui est sur le point d’arriver dans le futur. Toutefois, Kara étant Kara, elle ne veut tuer personne ; et pour l’instant, c’est plutôt une bonne idée, c’est sûr.

Supergirl et tout le DEO se rendent sur les lieux d’infections alors que Mon-El et Imra laissent Brainiac extirpé le vaccin de leur ADN. On suit surtout Supergirl qui rencontre la distributrice de cookies (très clairement, on veut nous dire qu’elle est Pestilence) et Alex/Winn, qui ont enfin une scène ensemble… avec une docteur plutôt sexy qui a plus de réparti que Winn (AHA) et dragouille Alex (bref, c’est notre Worldkiller).

Comme J’onn déclare qu’il ne veut pas de panique, c’est sans surprise que la panique finit par arriver : Imra entoure d’un champ de force le bâtiment dont la quarantaine vient juste d’être levé, et c’est aussitôt la catastrophe.

Imra prend la grosse tête et est persuadée d’être meilleure que tout le monde, et c’est tout ce que l’on attendait. Adelaide Swanson, la distributrice de cookie, n’est pas Pestilence, puisque Kara la retrouve morte aux pieds d’Imra. Et oui, elle continue sa mission perso dans le dos de Supergirl parce qu’elle est persuadée que ce que fait Kara est voué à l’échec. Pas un instant elle n’envisage que l’échec est peut-être dû à sa présence dans le passé : rien ne nous dit qu’elle n’était pas aussi revenu dans le passé la première fois, quoi.

En tout cas, cela provoque des tensions dans le couple Imra/Mon-El, tension que tous les fans attendent depuis bien longtemps de toute façon.

Pendant ce temps, Winn se découvre malade à son tour. Heureusement, il y a un vaccin en place grâce à Mon-El et Imra… mais tout cela ne sert absolument à rien : le vaccin n’est pas au point pour les victimes actuelles car il soigne une mutation du virus qui n’est pas encore arrivée. Ils s’en rendent compte avec Winn dont les symptômes empirent, ce qui est le moment parfait pour qu’Alex se révèle infectée aussi.

Allez, ils n’ont plus qu’à aller chercher le docteur pour lui demander de l’aide et comprendre que c’est Pestilence. En attendant, Winn est persuadé d’être sur le point de mourir et s’en plaint à James qui trouve son utilité cette semaine à chialer à son chevet et demander l’aide de Lena qui ne coupe plus son portable alors qu’elle est toujours au chevet de Sam – j’y reviens plus tard.

Par chance (une chance improbable), Kara finit par retrouver Pestilence (le docteur comme prévu) sur les réseaux sociaux. Brainiac prévient aussitôt Imra qui débarque à temps pour voir Supergirl échouer à ramener Pestilence à la raison. Elle réussit à parler à Grace, le médecin, mais celle-ci est heureuse d’être une méchante, sacré plot twist !

Imra parvient donc à la planter après un joli combat super-héroïque, mais Grace/Pestilence ne meurt pas pour autant. Eh non, elle est renforcée par l’arrivée de Julia/Purity et survit, parvenant même à s’enfuir. C’est complétement con, surtout quand Kara et Imra se retrouvent ensuite à parler de ce qui est arrivé et dire qu’il n’y avait aucun moyen de savoir que Purity allait venir. Euh ? Elles devraient plutôt être heureuses que Reign ne se soit pas pointée non plus, non ? Elles savent parfaitement qu’elles sont face à un trio. Bon, sinon, Imra a eu une sœur morte du virus de Pestilence, d’où son caractère parfaitement insupportable dans cet épisode.

Bref, les malades sont sauvés car un bout d’ADN de Pestilence est récupéré par Imra – et on notera que Supergirl n’était pas immunisée. Tout se passe donc super bien, surtout qu’il est révélé que Winn et Brainy ont trouvé un moyen de traquer Purity. C’est merveilleux… jusqu’à ce qu’elle débarque en ville et se dirigie vers L-Corp, Kara se souvenant subitement qu’elle est pote avec Lena !

Comme tout le DEO ne pense plus qu’à Pestilence et plus du tout à Reign, Lena continue ses expérimentations sur Sam afin de s’assurer de trouver un moyen de sauver son amie. Le problème, c’est que pour la sauver, elle doit la faire souffrir énormément, ce qui n’est pas très bon signe. En plus, je suis sûr que ça va mal finir par Lena qui finira par libérer Reign.

En attendant, Sam se balade dans une dimension parallèle où elle rencontre Reign, incapable de se réveiller à cause des tests de Lena. Du coup, Sam parle à Reign qui avoue avoir été coincée beaucoup trop longtemps dans cette dimension. Elle essaye surtout de convaincre Sam de laisser tomber et de la laisser prendre le contrôle de son corps en permanence. Oups.

Cela dit, c’est le seul moyen que connaît Lena pour mettre fin à Reign et elle a bon espoir que soigner Sam lui donnera aussi la chance de soigner les victimes de Pestilence. Comme toujours, Lena en prend trop sur ses épaules : elle refuse de contacter Alex (le gouvernement) ou Supergirl pour révéler la double identité de Sam, par peur de la voir traiter comme une criminelle.

Si la peur est à peu près justifiée, c’est complétement con : elle connaît Alex, elle connaît Supergirl, elle doit bien savoir qu’elles sont capables de faire la différence franchement. Finalement, avec Purity se dirigeant vers elles (au moment où Lena faisait une percée pour comprendre ce qui faisait venir Reign dans notre monde), Lena et Sam sont interrompues par Supergirl, Mon-El, J’onn et Imra débarquant.

Supergirl a juste le temps de comprendre que Sam est Reign avant que celle-ci ne soit libérée par Purity et Pestilence. Ouep, nos trois worldkillers sont réunies et advienne que pourra au reste du monde désormais.

Autrement, j’en connais qui en avaient marre de payer le maquillage de Brainiac et ont donc décidé de lui offrir un gadget capable de déguiser son apparence. Cela fait que Winn lui demande d’emprunter ce gadget à Halloween et m’offre contre toute attente l’un de mes derniers points du Bingo Séries de ce mois-ci. Tout peut arriver !

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The 100 (S05)

Synopsis : La saison 4 était une véritable course contre la montre pour sauver l’humanité menacée d’extinctions par des radiations. Elle se terminait de manière foudroyante avec un renversement total des prémices de base de la série : Octavia prenait la tête des 12 clans Grounders et des rescapés de Skaikru dans un bunker, Raven trouvait un moyen de retourner sur l’arche avec ses amis et Clarke était laissée pour morte sur Terre. Six ans et une semaine plus tard, le bunker est inaccessible sous les débris de Polis, l’arche n’est pas retombée et Clarke vit avec Madi, une deuxième nightbleeda enfant qui a survécu aux radiations. Elle est devenue la grounder qui voit d’un mauvais œil l’arrivée des nouveaux sur Terre à bord d’une énorme navette de prisonniers… Qui sont-ils ? Mystère !

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Pour commencer, je trouve ce time jump ambitieux et je n’étais pas spécialement motivé quand j’ai appris qu’il y aurait six ans d’écart entre les deux saisons. Les personnages risquent fort d’avoir énormément changé durant ce laps de temps… En même temps, force est de constater que ça va relancer la série dans une toute nouvelle direction, et qu’elle en avait besoin pour respirer un peu – malgré les radiations.

Étant beaucoup trop fan de cette série, il n’a pas fallu longtemps pour que je sois convaincu du retournement de situation qui fasse de nos héros les grounders de la série. Cela promet de jolis ravages. Je me doute que Clake et Madi ne resteront pas seule bien longtemps, et j’ai espoir que ces messages radio soient entendus de tous depuis six ans sans que personne ne puisse lui répondre.

Il est à noter que la Terre est dans un sale état après le passage des radiations. On ne sait pas trop où se situe Clarke après le passage de Praimfaya : elle dit être dans le seul coin vert de la planète… j’imagine que ce ne sera pas trop loin de Polis.

J’ai énormément de théories, mais je me suis torturé à ne surtout rien voir de cette nouvelle saison avant l’heure. Je débarque donc avec un œil neuf et plein d’espoir ! Ci-dessous, mon avis sans spoiler ; pour les critiques complètes, il suffit de cliquer sur un titre d’épisode.

Note moyenne de la saison : 19/20

S05E01 – Eden – 19/20
Il y a presque tout ce que je voulais voir dans cet épisode, presque seulement d’où le point en moins. La réintroduction pourrait paraître longue, mais je l’ai tellement attendue que j’ai adoré cet épisode, même dans ses moments quelque peu plus faibles. Ceux-ci sont vite oubliés dans les dix dernières minutes : l’Enfer, c’est les autres et la série l’a bien compris. Cet épisode est loin d’être une déception et pose les bases de cette toute nouvelle saison.
S05E02 – Red Queen – 18/20
Même si cet épisode se détache beaucoup des intrigues proposées la semaine dernière, il nous permet enfin de répondre à beaucoup de questions laissées en plan par le premier épisode. Muni d’un cliffhanger efficace, cet épisode nous fait aussi comprendre que la saison va passer bien vite grâce à la décision prise en fin de saison dernière. La série se renouvelle en continuant à respecter sa mythologie, et malgré quelques facilités scénaristiques, autant dire que… ça a de la gueule.
S05E03 – Sleeping Giants – 19/20
Ah oui, bon, bien, j’avais envisagé pas mal de scénarios et ce qu’il se passe dans cet épisode n’en fait pas partie – et je commence à comprendre certains mouvements de fans car j’imagine qu’on a là quelques scènes qui devaient être dans les trailers. Et c’est exactement pour ça qu’il ne faut pas regarder les trailers, pas de faux espoirs comme ça. À la place, je me suis fait balader par quelques rebondissements de cet épisode et je suis très intrigué par les élargissements de l’univers proposé dans cet épisode. Au-delà de ça, le rythme est toujours aussi bon et il n’y a que deux petits détails qui m’ont fait retirer un point. Vivement la suite !
S05E04 – Pandora’s Box – 20/20
L’épisode n’a duré que 42 minutes, mais quand je pense à tout ce qu’il s’est passé dedans, je me dis que c’est comme si j’avais vu un film de 2h. Bien qu’un peu déçu par des facilités scénaristiques en milieu d’épisode, je comprends bien pourquoi elles étaient nécessaires afin que cette saison avance bien plus rapidement qu’elle ne l’avait fait jusque-là. Et non seulement elle avance, mais en plus la mythologie s’étend et les relations entre personnages changent vite. Passionnant.
S05E05 – Shifting Sands – 19/20
Avec cet épisode, j’ai l’enfin qu’on entre vraiment pleinement dans ce qui était promis pour cette saison. Franchement, ça part dans tous les sens, le rythme est excellent, les dynamiques entre personnages toujours aussi bien travaillées et je ne retire un point que parce qu’il y a un ou deux rebondissements prévisibles que les personnages n’envisagent pas. M’enfin quand même, cette saison est extrêmement solide et passionnante à suivre.
S05E06 – Exit Wounds – 19/20
Oh lala, mais qu’est-ce que j’aime cette série. Tout dans l’écriture de cet épisode fonctionne parfaitement : plus on avance, plus j’aime autant les « méchants » que les « gentils », plus les dynamiques entre les groupes se complexifient, plus les personnages évoluent d’une très jolie manière, plus les épisodes passent, plus je crains de voir l’un d’eux mourir. Non, franchement, la série s’en tire à merveille cette saison, avec une intrigue extrêmement bien maîtrisée. Et puis, OK, ça aide que cet épisode se concentre beaucoup sur un personnage que j’adore, c’est vrai.
S05E07 – Acceptable Losses – 18/20
La série se poursuit dans un épisode légèrement plus lent mais aux conséquences futures déjà bien intéressantes. Il y a de tout dans cet épisode : de la nostalgie et des surprises, une bonne chanson et de mauvais décisions, de l’action et de la stratégie ; bref, du très bon The 100 et j’en redemande encore et toujours beaucoup plus, surtout avec ces cliffhangers – il y en a un que j’attends depuis plusieurs saisons déjà !
S05E08 – How We Get to Peace – 19/20
Je surnote légèrement l’épisode parce que je n’ai pas du tout vu venir une bonne partie de ses twists, mais pourtant, il prend bien le temps de les mettre en place progressivement tout au long de l’épisode. Cette saison 5 est exceptionnellement bien écrite, et les frissons étaient une fois de plus au rendez-vous pour cet épisode !
S05E09 – Sic Semper Tyrannis – 19/20
Cet épisode traite en parallèle plusieurs intrigues qui en arrive aux mêmes points de tension et se font écho tout au long de l’épisode, proposant une vraie unité dans la montée en tension et réussissant à rendre ces quarante minutes parfaitement palpitante. Tout le monde a son moment de gloire, on retrouve des personnages qu’on n’a pas assez vu cette saison et j’adore, tout simplement.
S05E10 – The Warriors Will – 16/20
Bien que très chouette, cet épisode a eu du mal à me convaincre sur le plan logique : à plusieurs reprises, on nous présente une situation comme la plus parfaitement logique quand ce n’est pas du tout le cas. Cela affaiblit beaucoup la série par rapport à d’habitude, et en plus, elle se concentre aussi sur une intrigue que j’aime moins… Rien ne va plus ! Heureusement que l’ensemble reste passionnant à suivre – et plein d’un bon suspense.
S05E11 – The Dark Year – 19/20
Rien qu’au titre de cet épisode, je hurlais « ENFIN ! », parce qu’il promettait d’apporter les dernières réponses manquantes avant la fin de saison. C’est effectivement le cas et tout se met en place pour un excellent final, avec en plus la masse de moments à s’arracher les cheveux ou à frisonner. Yep, j’ai retrouvé les frissons devant cet épisode – et il fait toujours 28°C ici, alors ce n’est tout de même pas rien !
S05E12 – Damocles – Part One – 19/20
J’ai crié contre ma télé, je me suis arraché des cheveux et torturé des méninges : c’est le signe des bons épisodes, je pense. Beaucoup de bonnes choses dans cette première part, beaucoup de stress et de peur aussi Je ne sais pas dans quel état on me retrouvera après le dernier épisode ; ni si on me retrouvera, mais je suis pressé de le voir.
S05E13 – Damocles – Part Two – 20/20
Quel voyage, quelle saison ! Non seulement, la série s’est rachetée une deuxième jeunesse cette saison, mais en plus, cet épisode final se paye le luxe de me surprendre sur toute la ligne de son dernier acte que je n’avais pas envisagé une seule seconde avant cet épisode. Bien écrit, bien interprété, complétement fou, cet épisode final ne fait que me rappeler que The 100 est l’une de mes séries préférées… et possiblement ma préférée dans toutes celles encore en diffusion aujourd’hui.

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The 100 – S05E01

Épisode 1 – Eden – 19/20
Il y a presque tout ce que je voulais voir dans cet épisode, presque seulement d’où le point en moins. La réintroduction pourrait paraître longue, mais je l’ai tellement attendue que j’ai adoré cet épisode, même dans ses moments quelque peu plus faibles. Ceux-ci sont vite oubliés dans les dix dernières minutes : l’Enfer, c’est les autres et la série l’a bien compris. Cet épisode est loin d’être une déception et pose les bases de cette toute nouvelle saison.

Saison 5


Spoilers

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How the hell am I gonna make it 5 years?

 La série reprend par un flashback, comme je l’espérais. 42 jours après Praimfaya, Clarke décide de se frayer un chemin hors du bunker de Becca recouvert de débris et de cendres. Elle a un long chemin à faire : elle espère retourner à Polis et retrouver sa mère et ses amis. La Terre est loin d’être aussi charitable qu’elle ne l’était : elle retrouve la jeep enfouie sous terre, constate des orages poussiéreux et son arrivée à Polis est loin d’être joyeuse.

En effet, la tour s’est effondrée sur le temple contenant le bunker, comme on l’avait compris en fin de saison dernière. Elle fait tout son possible pour accéder à la porte, divisant ses dernières rations de nourriture comme elle peut. Il est assez clair qu’elle y passe plusieurs jours avant de retrouver un bout du trône qu’elle a la mauvaise idée de déterrer. Le temple manque de s’effondrer sur elle. Certes, elle y survit, mais c’en est fini de ses espoirs du bunker.

Son deuxième mois s’achève avec son abandon de Polis. Elle était sûre de pouvoir y vivre, mais c’est désormais impossible. Elle se fait un campement comme elle peut et comprend qu’elle aura du mal à tenir cinq ans toute seule et sans ressource. Pas évident pour elle d’espérer survivre sans ressource.

De manière logique, elle retourne à Arkadia où elle retrouve les affaires de Jasper : l’ipod de Maya (je n’ai jamais aimé ce perso, mais putain, elle a de bons goûts musicaux en fait), les lunettes, sa lettre d’adieu à Monty. C’est à ce moment-là, et seulement à ce moment-là qu’elle craque et qu’elle comprend qu’il avait possiblement raison. Oh.

Sans eau depuis 48h, elle envoie ses adieux avec la radio de la jeep qui a quand même énormément d’essence, heureusement pour elle. Elle roule sans trouver d’eau et s’arrête prête à mourir… C’est donc là qu’il se met enfin à pleuvoir.

Maintenant qu’elle a bu, elle reprend la route et tue malgré elle des animaux qu’elle se fait un plaisir, oui, oui un plaisir, de manger. La vie n’est pas de tout repos : elle est immédiatement confrontée à un nouvel orage et une tempête de sable qui lui font perdre les panneaux solaires. C’est donc ainsi que fonctionnait la jeep, à l’énergie solaire. J’ai soit raté l’info il y a très longtemps, soit ça n’avait jamais été explicitée, mais c’est enfin plus clair.

Sans jeep, elle décide de continuer sa route à pied pour mieux s’effondrer en plein désert, faute d’eau. Elle se réveille bouffé par un oiseau, ce qui est bon signe : si un oiseau a survécu, c’est qu’il y a de l’eau et de la bouffe. Oui, mais elle n’arrive pas à tenir le rythme de vol de l’oiseau. Sa crise de nerfs qui suit n’est pas évidente à jouer et même elle n’est pas tout à fait capable de la tenir à merveille. Par chance, alors qu’elle envisage le suicide, l’oiseau repasse dans le ciel et la mène sur un coin de la planète minuscule mais de toute évidence épargné par Praimfaya.

Elle y trouve une forêt, de l’eau, des animaux à tuer et un les restes d’un clan plein de cadavres tués par les radiations. 58 jours et la voilà donc remise sur pied : elle a un campement, de la nourriture, de quoi parler à Bellamy en espérant qu’il l’entende. Tout va bien ? C’est donc le moment qu’elle rencontre Madi.

Celle-ci n’est pas motivée à lui parler, contrairement à Clarke qui n’espère que ça. Madi emmène Clarke droit dans un piège à ours, sympa. Son but est clairement de la tuer, mais elle s’arrête quand elle s’aperçoit que la blonde a elle aussi du sang noir. Clarke rampe au campement et se suture comme elle peut ; heureusement pour elle, elle est douée en médecine.

Malheureusement pour elle, elle n’est pas maligne : elle s’endort et se fait voler ses affaires par Madi qui ne la tue pas pour autant. Madi est petite, mais elle est pleine de ressources ; elle sait même pêcher. Elle n’est pas disposée à parler, jusqu’à ce que Clarke gagne sa confiance en lui faisant des dessins.

Six ans plus tard, Clarke a appris à pêcher et Madi à conduire ; et c’est une relation petite sœur/grande sœur qui se met enfin en place, ou mère/fille selon les moments. C’est intéressant de voir Clarke sous cette nouvelle perspective qui la rapproche un peu plus d’Abby. Comme le suggérait la bande-annonce du comic con de San Diego cet été, Clarke a raconté toute son histoire à Madi et lui a appris l’anglais – alors qu’elles parlaient pourtant toutes les deux le Trigedaslang, ça aurait été plus simple de s’y tenir. Et alors que Clarke continue de faire des dessins à Madi, alléluia, l’épisode prend alors le temps d’aller faire un tour dans l’espace !

J’étais vraiment persuadé que nous n’y aurions pas droit à ce stade de l’épisode. C’est merveilleux et le fan en moi jubile : on retrouve Raven capable de se battre contre Echo (et gagner !), ce qui était parfaitement improbable en saison 4. Monty s’occupe de la cuisine d’algues (avec un tablier beaucoup trop drôle), Bellamy est au commandement, surveillant Eden, le seul point verre sur Terre, et espérant réussir à capter un signal radio terrestre, laissant Emori à l’écoute.

La série tarde cependant à nous remontrer Murphy, qui est apparemment devenu une corvée digne de nettoyer les toilettes pour tous, même pour Emori qui préfère faire des tours dans l’espace que de revoir son… ex ? Oh. C’est pas juste.

Murphy joue les ermites dans un coin du vaisseau, et même s’il vit désormais seul, il a quand même eu le temps pour une coupe de cheveux. Assez vite, on le retrouve aussi imblairable que ce qui l’était en saison 1, probablement frustré d’être coincé dans l’espace puisque Raven ne trouve pas de solution au manque de carburant pour redescendre sur Terre. C’est vrai qu’en fin de saison 4, le groupe avait écarté ce problème d’un simple « sounds to me like a 5-year problem », sous-entendu Raven aura 5 ans pour trouver une solution… mais bon, ça ne se fait pas comme ça non plus du carburant. Ma seule vraie déception de cette intrigue dans l’espace ? Pas de bébé ! Franchement, ils auraient pu nous sortir un petit de cinq ans et demi pour Monty & Harper, ça aurait été sympathique comme tout, mais bon. Ils vivent d’algues dans l’espace, ils ont peut-être eu des scrupules à se reproduire – et n’avaient pas de quoi faire des vêtements aussi, sûrement.

Toujours est-il qu’en se battant avec Bellamy parce que Murphy adore être un chieur qui fout des coups de poings sans raison, Murphy aperçoit soudainement un vaisseau en orbite de la Terre, juste au-dessus d’Eden. Ils se précipitent pour en parler aux autres, toutefois Bellamy est assez malin pour leur dire de ne pas entrer en contact car ils ne savent pas à qui ils ont affaire.

Ils ont en tout cas affaire à quelqu’un qui a les moyens d’envoyer un vaisseau sur Terre et Raven essaye aussitôt d’entrer en contact, sans y parvenir.

De son côté, Clarke voit donc arriver la navette « Gagarin » pleine de prisonniers et décide de planquer Madi. Ainsi, la nightbleeda a survécu si longtemps parce que, comme Octavia, elle se cachait dans le sol pour éviter que les prêtres la retrouvent lorsqu’ils cherchaient un futur commandeur ; et c’est aussi pour ça qu’elle s’en est prise à Clarke, effrayée de ce qu’elle pourrait lui faire. OK, ça se tient ; de même que sa survie pendant deux mois alors qu’elle avait genre 5/6 ans : elle était dans son village après tout.

Clarke observe de loin les nouveaux arrivants et comprend vite qu’ils sont clairement hostiles : outre les muscles et les armes, ils sont des clichés sur pattes de vrais prisonniers. Et ils sont là pour récupérer leur planète. Forcément. Ils sont dirigés par une femme dont on ne connaît pas encore leur nom, mais donne ses directives à au moins un type malin et un meurtrier de masse. Cela promet. Commeelle se demande ce qui est arrivé à la planète « pendant que nous dormions », il y a fort à parier qu’ils aient trouvé un moyen d’hiberner… de mieux en mieux !

Comme deux hommes retrouvent Madi, celle-ci se protège en tirant sur eux et en se ratant. Très vite, l’instinct maternel de Clarke se déclenche et elle s’attaque aux hommes. L’un d’entre eux étant sur le point de tuer Clarke, Madi est forcée de commettre son premier meurtre. Elle empêche Clarke de tuer le second homme car il a voulu la laisser en vie… mais Clarke affirme qu’il n’y a pas de gentils. Humph ! Adieu le jardin d’Eden.

Tout cela nous a été expliqué par sa voix off en début d’épisode, mais ça reste frustrant de la voir se comporter de la manière dont Indra s’est comportée avec eux. Tenter un dialogue ou rester cachée aurait été malin, là, elle provoque volontairement une guerre. Bon, et en même temps, l’homme a effectivement voulu tuer Madi, ce n’est pas une bonne chose.

Dans l’espace, l’arche est confrontée à un nouveau dilemme : ils ont assez de carburant pour aller sur le vaisseau qu’ils voient encore en orbite, mais pas assez pour faire l’aller-retour. Certes, l’autre vaisseau semblait avoir du carburant, mais est-ce le bon, est-ce suffisant ?

Monty n’a pas du tout envie de partir, mais la décision du groupe est prise. Plutôt que de se contenter de survivre sur l’arche, ils veulent retourner sur Terre et c’en est donc fini de leur paix relative. J’espère quand même que l’on aura quelques flashbacks de tout ça, même si toutes les informations utiles semblent déjà nous être communiquées.

Si Murphy et Emori ne s’entendent plus vraiment, la dynamique entre Raven et Murphy semble plus solide que jamais, et pourtant Raven a supporté Emori comme colocataire pendant pas mal de temps. Que le couple le plus solide de la série, Memori parfaitement !, soit séparé comme ça est rageant, mais comme j’ai toujours adoré les interactions entre Raven et Murphy, et particulièrement en saison 4, je suis heureux de les voir en si bons termes et à deux doigts de les shipper. Le travail des scénaristes est bon et on sent que la tension Memori est toujours là dans leur manière de se parler alors qu’il y a une sorte de non-dit entre Raven et Emori, Raven semblant avoir du mal à la supporter.

En parallèle et sans surprise vu le rapprochement Murphy/Raven, Echo & Bellamy sont enfin un couple, merci ! Depuis le temps que je les voulais ensemble ! Il n’aura fallu que trois saisons et six ans, après tout. Il est révélé qu’Echo ne veut pas redescendre sur Terre pour des raisons  autres que celles de Monty : Octavia l’a exilée après tout, et même Bellamy a mis trois ans à pardonner Echo le presque meurtre d’Octavia (mouais : il l’a aussi sauvée de son suicide deux jours après). Tout ça paraît être de l’histoire ancienne maintenant qu’ils forment tous une grande famille de l’espace et Bellamy est persuadé que sa sœur saura pardonner Echo…

Octavia ? Toujours dans son bunker à observer un combat à morts entre deux grounders. Humph, pas tout à fait ce que j’espérais du Bunker et pas tout à fait bon signe pour Echo, ni pour Bellamy d’ailleurs. Cela sent bon la catastrophe où nos héros vont se retrouver à se faire la guerre entre eux alors qu’ils s’aimaient six ans plus tôt. Comme l’a bien expliquée Clarke à la radio que personne n’écoutait, chacun des groupes contre lesquels elle s’est battue avait ses raisons de vouloir leur mort, comme elle avait les siennes de les vouloir morts.

Je ne suis pas sûr d’être prêt, en revanche, à voir nos héros avoir des raisons de s’entretuer comme ça !

Saison 5

 

Supergirl – S03E15

Épisode 15 – In Search of Lost Time – 16/20
Deuxième épisode de transition à la suite, mais cette fois, c’est une transition qui impacte directement le fil rouge. Les deux intrigues de l’épisode sont aussi étonnamment liées par le même thème commun qui n’a rien de super-héroïque mais qui permet de faire passer un message universel par le biais de la métaphore, ce qui est tout de même une bonne écriture. Dans l’ensemble, ce n’était pas merveilleux, mais assez bien écrit pour rester divertissant – et en plus, les scénaristes reconnaissent enfin certaines erreurs passées ; comme quoi tout arrive !

Saison 3


Spoilers

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You ask a Luthor, they’ll tell you you’re a super-villain.

Cet épisode arrête de retarder l’inévitable et s’occupe enfin du cas de Sam, endormie depuis trois jours par Lena qui a pu confirmer sa théorie qu’elle se transformait peu à peu en autre chose, au niveau cellulaire. Sam se réveille et refuse de croire Lena qui lui annonce qu’elle est Reign.

Bien évidemment, Sam veut s’enfuir… mais ce n’est pas possible car elle est désormais prisonnière de Lena. C’est au moins rassurant de voir que Lena n’est pas si idiote que ça. Cependant, Sam le prend super mal et commence à s’en prendre verbalement à sa meilleure amie. Celle-ci s’en confie de manière discrète à James qui lui fournit la solution de tendre un miroir à Sam pour qu’elle comprenne ce qu’elle est.

Oui, cet épisode est assez clair pour nous dire qu’il n’est qu’un moyen de gagner du temps en attendant que Sam prenne conscience de ses pouvoirs. Lena fait ainsi tout ce qu’elle peut pour énerver Sam afin qu’elle se transforme en Reign… et ça fonctionne.

Sam découvre donc la vérité et s’effondre en découvrant qu’elle est responsable de pas mal de meurtres. Elle appelle Ruby pour lui expliquer qu’elle est malade et contagieuse et je ne peux pas m’empêcher de constater que le rôle est un peu trop compliqué pour l’actrice : son jeu est loin d’être excellent dans toutes les scènes de cet épisode, et c’est dommage. Ou alors, c’est juste que je n’ai pas accroché, mais bon.

De son côté, Lena a le droit de gérer James en plus de sa meilleure amie. Le personnage est tellement inutile que les scénaristes en sont réduits à le transformer en livreur de repas pour Lena. Franchement… C’est censé être romantique et tout, mais ça ne m’a pas convaincu du tout.

Décidément, Kara s’amuse beaucoup cette saison : elle organise une soirée charades avec tous ses amis (mais pas Lena et Sam, donc) et de l’alcool, ce qui est le secret de leur amusement permanent apparemment. De manière pas très subtile est introduit Zook, l’ami imaginaire de J’onn lorsqu’il était enfant – ce qui permet de nous montrer que le père de J’onn n’a pas perdu la boule.

Malheureusement, ils sont vite appelés pour une urgence relative au bar, dont Supergirl se débarrasse vite. Cependant, il reste un grand mystère car la nana extraterrestre qu’elle arrête a pété un câble sans raison apparente et détruit une partie du bar. La série se concentre toujours sur le père de J’onn cette semaine, et il est rapidement révélé qu’il perd de plus en plus le contrôle de ce qu’il fait : il est celui qui a provoqué l’attaque du bar.

Qu’importe, Winn et Mon-El font appel à Kara et J’onn pour leur dire qu’ils ont repéré une rivière de sang en Antarctique. Bon, c’est une fausse alerte puisqu’Imra et Brainiac sont déjà sur le coup, mais ça permet à Mon-El et Kara de commencer à s’entraîner pour faire d’elle une légionnaire.

C’est intrigant et intéressant à la fois : la série se lance dans une étude stratégique des combats de Supergirl et Reign pour nous expliquer que son pouvoir vient de ses appuis. Mouais. Ce n’est pas si mal, même si c’est rapidement expédié pour un entraînement où Mon-El explique à Kara que sa cape de kryptonienne peut faire de chouettes choses : c’est ni plus ni moins qu’une arme supplémentaire pour ses combats.

C’est sympa car ça donne un nouvel avantage à Kara pour les combats futurs : il est évident qu’elle s’en servira pour faire tomber Reign et prendre le dessus ; mais c’est plutôt bien fichu. Elle apprend enfin une nouvelle technique de combat qui finira par servir. Elle a toutefois du mal à la maîtriser et cela la frustre, l’énerve et elle s’en prend à Mon-El.

En toute logique, J’onn ramène son père au DEO et celui-ci recommence sa « méditation »… Qui lance des ondes qui énervent Winn et un autre technicien, Demos, commençant immédiatement à s’engueuler et à se lancer dans un concours pour savoir lequel des deux est le meilleur. Ridicule comme scène, mais marrant quand même. Ils en viennent aux mains, donc, et Winn le menace même d’un flingue avant de se faire maîtriser par Alex, elle aussi touchée.

Heureusement, J’onn parvient à les stopper grâce à ses pouvoirs psychiques et met en place les protections nécessaires pour éviter que ça se reproduise. S’il cache la vérité à tout le monde, Kara et Alex comprennent rapidement l’origine martienne du problème : c’est le père de J’onn, Myr’nn. Cela permet une jolie scène sur les liens familiaux et l’importance pour les enfants de devenir des parents pour leurs propres parents. Arf. L’intrigue est violente mais bizarrement réaliste malgré la présence de martiens et de Kalanoriens – cela rajoute des enjeux narratifs, c’est sûr, mais dans le fond, c’est juste une jolie intrigue sur la famille.

J’onn décide donc de faire interner Myr’nn, en quelque sorte, et cela l’énerve car il se sent prisonnier. Il devient alors le grand méchant imprévu de l’épisode et s’échappe de sa cage, libérant au passage tous les vrais prisonniers du DEO. C’est problématique.

Cette nouvelle crise du martien affecte également Supergirl en plein entraînement avec Mon-El et elle lui explique ENFIN qu’il n’était qu’un connard en saison 2. Alléluia, les scénaristes semblent avoir enfin compris tout ce qui n’allait pas avec cette relation et pourquoi une grosse partie des fans en avait marre de Mon-El : mieux vaut tard que jamais.

La fuite de Myr’nn et de tous les prisonniers pose évidemment un énorme problème au DEO qui se fait saccager une fois de plus, sachant que ses employés ne sont pas tous protégés non plus des vagues psychiques envoyés par Myr’nn. Ouep, la série nous sort une fois de plus une jolie scène d’action au DEO, avec parfois un tout petit trop d’effets spéciaux cela dit.

La série ne perd pas de vue son humour, notamment grâce à Winn, mais est malgré tout dramatiques quand il est question du père de J’onn reconnaissant qu’il est malade. La « menace » de l’épisode est vite résolue et on y voit Kara gérer la technique que Mon-El lui a apprise.

En conclusion, Myr’nn et J’onn s’excusent, étant immédiatement pardonnés (en même temps, il n’y a zéro conséquence), et Kara retrouve Mon-El pour s’excuser (uuuugh) de tout ce qu’elle lui a dit, même si elle voit qu’il y avait une grande part de vérité dans ce qu’elle lui a dit. Oh, il s’excuse lui-aussi, enfin, une seule fois, pour tout ce qu’il lui a fait subir et en retour, il obtient de nouvelles excuses. Alors bon, faire s’excuser Kara en dernier, c’est un gros non pour moi puisqu’elle a mille fois moins de choses que lui à se reprocher ; mais bon, ça leur permet d’être de nouveau « amis » (et la marmotte…).

Cela tombe bien car ils vont avoir besoin de rester alliés : Pestilence arrive enfin en ville, et le fait savoir par une pluie de pigeons morts. Youpi.

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