Riverdale – S07E19 – The Golden Age of Television – 13/20

Et voilà, ce qui devait arriver arriva. La fin de la série se profile plus que jamais à l’horizon et je me demande sincèrement, après cet épisode, à quoi servira exactement le dernier épisode parce que nous sommes arrivés à un point de non-retour il y a un bon moment déjà. Cet avant-dernier volet ne fait que le confirmer et est un peu déroutant dans sa manière de nous rappeler que eh, c’est la fin.

Spoilers

Les Blossom en prison, Riverdale doit se remettre de ses péripéties.

This is adieu, but not farewell.

Rien que ce titre d’épisode, on savait déjà que ça n’allait pas le faire cet épisode, non ? Cette citation m’a fait éclater de rire, je ne m’en remets pas. C’était ça ou l’ours. Je suis peut-être passé à côté de l’épisode, mais pas de ces répliques improbables. Et ça prouve qu’ils sont arrivés bien après ce Golden Age eux…

La belle vie | Cheryl | La Comète | Le retour de Tabitha

La belle vie

L’épisode commence par Jughead nous faisant le résumé des derniers événements à Riverdale : toute la ville est secouée par la fin du Projet Moloch. Tu m’étonnes ! Bizarrement, les parents Cooper semblent s’en sortir plutôt bien dans cette affaire. Ils continuent de vivre ensemble, mariés et à la télévision. Bon, bien sûr, le père se retrouve au sous-sol.

Bien sûr ? Bordel, ça fait 17 ans qu’il a une fille illégitime, pourquoi ça devient un problème ce jour-là de dormir ensemble ? En 17 ans de couple avec lui, ne me faites pas croire qu’Alice ne lui a pas pardonné. C’est ridicule, cette affaire. Le but est toutefois de faire passer un message féministe, comme d’hab cette saison : Alice n’a jamais vécu seule et explique ainsi à Betty qu’elle ne peut même pas s’ouvrir un compte en banque. En deux minutes, on arrive donc à une scène terriblement triste qui mériterait d’être en fin d’épisode. Mais bon, c’est Riverdale, on l’oublie vite de toute manière.

En parallèle, Betty reçoit enfin le premier exemplaire de son bouquin. Elle a vraiment écrit un bouquin avec sa petite newletter toute naze ? Si vite ? Et trouvé un éditeur ? Vraiment, on est sur une dernière saison qui expédie au plus vite toutes ses idées, c’est fou. Et marrant, aussi. Bref, c’est du Riverdale.

Betty rentre chez elle et prévient sa mère qu’elle a donc écrit ce livre pour adolescentes sur lequel elle est en sous-vêtement sur la couverture. J’ai ri. La réaction d’Alice n’a rien de crédible par rapport à ce qu’on sait du personnage. Betty veut tout de même qu’elle le lise, et quand elle le fait, Alice est super fan de l’écriture de sa fille. Vraiment, les voir se réconcilier… c’est quelque chose.

Betty décide en tout cas de faire à nouveau confiance à sa mère dans cet épisode. Elle en parle donc à Toni quand elle a une idée brillante pour remplacer le principal du lycée. Et elle a raison : Alice accepte de peser sur le comité des parents d’élèves pour faire élire le principal historique de la série. Oui, oui, un homme noir, principal dans les années 50, yay ! Et son discours hyper politique ? D’où il se fait acclamer comme ça après avoir hurlé sur tout un gymnase qui n’avait rien demandé ?

En plus de tout ça, Archie se met à citer du Kerouac en jouant au basket avec Reggie. Il a découvert que les roadtrips, c’était cool, et le voilà donc qui s’imagine passer l’été à en faire un. Je veux bien, mais… Mais… Il ne reste qu’un seul épisode après celui-ci bordel ? Ils ont vraiment gâché toute chance d’une conclusion réussie pour la série avec une saison finale complète ?

Allez, reconcentrons-nous sur l’épisode tout de même : Archie se rend auprès de Weatherbee pour faire réembaucher Thornton. Il est vraiment fan de littérature anglaise, décidément ! Dès que Thornton revient, il squatte son bureau pour lui expliquer qu’il veut faire un roadtrip. La prof est fière de lui parce que c’est exactement ce qu’il devrait faire pour être un bon poète ? Mais enfin !

Seulement voilà, le projet d’Archie est contrarié : il ne peut plus partir en voyage quand il apprend que Reggie est coincé à la ferme. Le stage de basket qu’il avait prévu pour pouvoir intégrer ensuite la fac de ses rêves tombe pile en même temps que le mois de la récolte du maïs et il ne peut plus s’y rendre. Archie propose aussitôt de prendre sa place et laisse tomber son rêve de roadtrip. À la place, il se met à fantasmer d’écrire contre une meule de foin. J’ai tellement ri.

La belle vie | Cheryl | La Comète | Le retour de Tabitha

Cheryl

Pendant ce temps, au manoir Blossom, Cheryl et Julian se retrouvent à vivre avec Nana. Finalement, on rattrape 2023 bien vite. En attendant d’y arriver (peut-être), Cheryl décide de se venger en reprenant son poste de Vixen pour montrer qu’elle n’est pas qu’une fille à papa mais qu’elle a aussi ses propres réussites.

Cela nous mène à du temps perdu à voir Cheryl danser pour défier une Evelyn qui n’a apparemment pas le droit de refuser son défi. On ne cherchera pas à comprendre pourquoi et on se contentera de rire du montage qui fait en sorte de ne jamais montrer les pieds de l’actrice en même temps que sa tête (tiens, elle en fait moins qu’avant ?) ! Evelyn s’avoue vaincue bien rapidement – amusant, ce cri ! – et Cheryl redevient donc capitaine des Vixen.

Elle en profite aussitôt pour faire son coming-out de manière plus efficace et insister pour que ça ne soit pas un problème de vivre comme elle l’entend désormais. Dans les années 50, bien sûr. Et bien sûr, il y a deux autres pom-pom girls qui sont lesbiennes aussi dans l’équipe. Existe-t-il un autre lycée que RiverdaleHigh avec autant de LGBT au mètre carré sérieusement ?

Enfin, pas qu’au lycée d’ailleurs ! On a ainsi une scène où Kevin se rend voir son père pour mieux découvrir que Frank est sous sa douche d’hôtel. Putain, mais je n’en peux plus, jusqu’au bout cet écriture sera complètement hallucinante et à dormir debout. C’est quoi cette espèce de début de mauvais porno de gay daddies encore ?

La belle vie | Cheryl | La Comète | Le retour de Tabitha

La Comète

En début d’épisode, les lycéens se réunissent aussi pour savoir qui pourra bien remplacer le principal de l’école maintenant qu’il a été viré, pour ses liens avec les Blossom. Si l’angoisse est de voir le psychiatre prendre la place, on découvre assez vite que ce ne sera pas le cas : ils ont réussi à virer tout le trio maléfique qui dirigeait la ville, yay !

Le psychiatre n’abandonne pas la partie pour autant : il déteste les comics books et continue de monter son combat entre eux. Il censure donc la dernière idée de Jug, ce qui choque Veronica qui la trouvait géniale. L’idée ? Il s’agit de la Comète, évidemment ! Ils vont nous faire le lien avec ce qui était supposé le fil rouge comme ça ?

Probablement. En attendant, Jug doit écrire l’éloge funèbre de son magazine de comics qui va fermer, ne pouvant plus survivre à la censure (putain, « adieu » et « farewell » ça veut dire la meêm chose ducon !), tandis que Veronica décide de faire un film (ben oui, bien sûr) avec l’histoire de la Comète. Elle obtient donc facilement le financement pour ce projet et propose quasiment aussitôt à Clay d’en écrire le scénario. Comme par hasard, il est déjà fan de cette histoire et a déjà un début de script ! C’est merveilleux le monde dans cette série. Ensemble, ils envisagent déjà d’embaucher Sidney Poitier et d’avoir un grand succès dans les cinq ans à venir.

La belle vie | Cheryl | La Comète | Le retour de Tabitha

Le retour de Tabitha

ALLELUIA ! En milieu d’épisode, Tabitha débarque à nouveau – celle de 2023, enfin. C’est l’occasion d’apprendre que celle des années 50 est repartie faire le tour des USA, sans que personne ne prenne la peine de nous le dire. Bon, en tout cas, le but est désormais d’en revenir à la série. Tabitha explique à Jug qu’elle est celle qu’il a oubliée, ce qui n’a aucun sens. Ma foi, ça marche comme point de Bingo Séries, ça, non ?

Pour que tout soit clair, Tabitha lui a ramené une télévision couleur et un reportage narré par Jughead lui-même. Bon. Jug peut dire adieu à son couple avec Veronica apparemment, parce que ça y est, il se souvient de tout. Et Tabitha dans tout ça ? Elle a réussi à stabiliser le fil des timelines en un fil unique qu’elle a consolidé parce qu’elle est forte comme ça.

J’adore comment elle explique cette idée comme si c’était parfaitement logique, compréhensible et naturel. L’actrice aura réussi à trouver un scénario encore moins cohérent que celui qu’elle avait dans Glee, bravo à elle !

Comme je m’en doutais il y a deux épisodes, Tabitha annonce alors qu’elle ne pourra pas les renvoyer en 2023. J’en étais sûr : trop d’efforts étaient faits pour que le happy end soit dans les années 50, nous allons donc y rester coincés pour de bon. C’est franchement dommage et pas dingue comme fin de série, mais ça faisait quelques épisodes que je ne les voyais plus faire demi-tour après avoir investi tant de temps dans ce grand n’importe quoi.

Il faut encore avaler la pilule à présent. Jughead réunit donc tous les lycéens pour leur expliquer qu’ils peuvent se souvenir d’un futur qui est leur passé mais dont ils ne se souviennent pas et qu’ils ne pourront pas revivre. Quel est l’intérêt, du coup ? Autant ne pas savoir quand c’est comme ça. Jug paraît tellement dingue. Les autres décident de tirer à la courte paille pour voir s’il est fou ou s’il a raison. C’est finalement Archie qui se colle à ce bingewatch et… bordel, qu’est-ce que j’ai ri de voir Archie nous dérouler ensuite son CV interminable. C’est vrai qu’il en a été des choses en sept saisons !

Voilà donc un Archie tout bouleversé d’avoir revu son père qui doit faire un compte rendu de ce qu’il a vu aux autres. Pas évident. Il le fait tout de même, ce qui fait que Betty et Veronica décident de se rendre ensemble auprès de Jughead pour voir le film. Les voilà donc qui se retrouvent devant la télévision du bunker d’abord, puis au diner avec Jug.

Veronica est énervée de voir que Jug ne les a pas assez préparés à ce qu’elles allaient voir – Betty est terrifiée par la noirceur de notre monde ; Veronica a tué Chad. Et son père ! Putain, mais comment ont-ils décidé de ce qu’ils gardaient ? C’est tellement drôle, on dirait vraiment qu’on assiste à une réunion où les scénaristes ressortent leurs plus mauvaises idées !

Tous les autres lycéens acceptent cependant de voir ce film pour savoir ce qu’il en est de leur vie. Ils se bingewatchent quand même six saisons de Riverdale en une nuit ? Ils sont motivés ! Parce que bon, il y a du bon, du mauvais, de l’ours. Oh putain, ce fou rire que je me suis tapé ! Kevin a toutefois refusé de venir parce que Clay n’existait pas en 2023 et Julian ne vient pas non plus, peu motivé à l’idée de se taper six saisons pendant lesquelles il n’est qu’une poupée.

L’Ange Tabitha propose ensuite aux lycéens le même dilemme qu’à Jug : ils peuvent se souvenir de tout ou oublier ce grand n’importe quoi. Pourquoi on ne nous laisse pas ce choix à nous ? Veronica demande alors s’il est possible d’oublier tout le mauvais de ces souvenirs… Mais ? Moi aussi je veux ça ! Une version de Riverdale sans le mauvais ? Il y a tellement à retirer que ça ne durerait plus que quelques minutes, ce serait bien. Tabitha accepte ce reboot improbable (et infaisable en vrai, parce qu’il n’y a du bon que s’il y a du mauvais pour le contrebalancer).

Tout le monde se retrouve en tout cas devant la télé à ne se souvenir que du meilleur de Riverdale – même Kevin, Clay et Julian sont là. Et Julian a un de ces regards devant Archie torse nu, c’est quelque chose, non ? Oui, le résumé est un peu long et lourd en flashbacks – mais bien sûr qu’il y a Archie torse nu dans ces bons souvenirs. Je sens que ça devrait me rendre nostalgique. Tout est fait pour qu’on soit nostalgique avec eux des meilleurs moments de la série, vraiment, on nous montre tout ce qu’il faut pour ça soit touchant… mais je suis passé totalement à côté, bizarrement.

Pour moi, ce n’est pas ça Riverdale. J’ai eu zéro émotion devant leur moment émotion, ça craint pour l’épisode final de la semaine prochaine ! Ah oui, parce qu’il faut bien y venir… Tabitha décide de partir au moment où elle embrasse Jug, cependant. Pas facile en même temps : Jug est désormais avec Veronica. Cela n’a aucun sens, putain, pourquoi resterait-il avec elle après avoir eu un aperçu de ce qu’était sa vie et après avoir vu tout son futur où il était heureux avec Tab ? Théoriquement, il devrait être amoureux d’elle, pas de Veronica ?

Tabitha des années 50 finira bien : militante des droits civiques pour le bien de sa vie. Jughead n’est pas prêt pour autant à dire adieu-farewell à Tabitha. Elle lui explique alors que la bulle temporelle de leur rencard qui avait duré une vie entière existe toujours pour elle, mais qu’elle doit protéger le temps et le laisser continuer depuis les années 50 à présent.

Et ils ont beau nous vendre un « classique paradoxe temporel » où la comète n’arrivera plus jamais… Désolé, mais ça n’a rien de classique ce foutoir incroyable. Qu’est-ce qu’ils me font rire. Tabitha et Jughead s’embrassent donc une dernière fois et je trouve ça dommage : ils étaient l’un des rares couples vraiment bien de la série.

Et Tabitha s’en va donc en laissant derrière elle ses amis avec uniquement des bons souvenirs. Oh, Jug étant Jug, il a aussi décidé de se souvenir de tout – le bon, comme le mauvais. Il n’est pas le seul : Betty aussi veut garder le mauvais de Riverdale. Après tout, nous ne sommes que la somme de nos souvenirs, non ?

Et alors que nous assistons là clairement à une fin de série, Jug nous vend encore une dernière chronique : Goodbye Riverdale. OUI PUTAIN GOODBYE ADIEU FAREWELL FOREVER.

La belle vie | Cheryl | La Comète | Le retour de Tabitha

Compteur d’Archie à poil : +1 ? +3 ? Les flashbacks, ça compte ou pas ? Je ne sais jamais ce que j’ai décidé. On va le compter en +1, allez.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Riverdale – S07E18 – For a Better Tomorrow – 12/20

Je n’ai pas aimé cet épisode, mais il faut reconnaître tout de même qu’il commence à sentir bon la fin de la série. Et si ça me fait plaisir, j’avoue qu’une part de moi va être triste à la fin de la série, parce que cet épisode montre une fois de plus à quel point ils sont forts pour nous proposer en permanence n’importe quoi dans les intrigues et pour nous vendre un tas d’idées expérimentales. Il y a peu de séries qui peuvent encore se permettre ce genre d’épisodes spéciaux – et après une saison complète d’épisodes spéciaux, je me demande bien quelle série pourra encore me vendre ça une fois Riverdale terminée.

Spoilers

La guerre froide est la réponse illogique à toutes les questions de cette saison.

An atomic bomb could drop anywhere. Even here in Riverdale.

Rien ne va dès le départ avec cet épisode : le moment où je le regarde, beaucoup plus tard que je ne le voulais, le titre qui tease un retour en 2023 alors que j’imagine que ce ne sera que pour la toute fin de saison, le fait que ce ne soit pas encore la toute fin de saison ou cette première scène qui nous affirme que Jughead a des potes avec qui aller au cinéma maintenant qu’il sort avec Veronica… Déjà rien que le fait qu’il sorte avec elle n’a aucun sens par rapport au reste de la saison !

Le mystérieux homme qui fond | La bombe nucléaire | Les leçons de conduite | L’orientation d’Archie

Le mystérieux homme qui fond

Quand l’épisode se propose ensuite de virer en film en noir & blanc pour nous montrer que Jug a toujours une imagination débordante. Le voilà donc qui se met à rêver qu’il est héros de film noir quand il assiste à une fusillade en sortant du ciné avec ses potes. Ouais, avec les figurants habituels, donc. Cela dit, les autres aussi ont droit à leur film en noir & blanc, mais on y reviendra en fin de critique. Disons juste, pour le bien de la critique, que du côté de Cheryl et Julian, l’intrigue est littéralement un petit bonhomme vert. C’est à croire qu’on lit mon Bingo Séries ! Leur père se fait livrer une statue verte dégueulasse, et ça aura son intérêt plus tard dans l’épisode… mais pas encore.

Jughead assiste à une fusillade en sortant du ciné ? Oui, oui, je ne fais pas un AVC, on connaît la série, c’est vraiment ce qu’il se passe. En effet, un type avec la lèpre qui essaierait de s’en prendre à des passants, c’est suffisant pour que le père de Kevin se décide à lui tirer dessus. Et oui, c’est ridicule. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Jug mène l’enquête : il entend Ethel dire que l’homme porte le même uniforme que celui que portait son père à l’usine de sirop d’érable. Nous y revoilà donc, le sirop d’érable va avoir son rôle à jouer dans la série une fois de plus.

Après, on ne va pas se mentir, ce n’était pas hyper passionnant. Disons que la série en profite pour faire revenir une fois de plus Curdle dans la série, et à ce stade, c’est possiblement la dernière fois. Et alors que Jug est en train de dévoiler un véritable complot des autorités de la ville, Ethel décide de lui avouer ses quatre vérités : il est inintéressant au possible.

Elle décide donc de l’envoyer paître parce qu’elle refait sa vie différemment désormais qu’elle est miss Riverdale et qu’elle peut sortir avec Ben – un autre figurant ouais. De toute manière, leur conversation est détournée subitement par… putain, mais c’est ça l’intrigue de l’épisode finalement ? Ils ne semblent pas le savoir eux-mêmes. La guerre froide !

Le mystérieux homme qui fond | La bombe nucléaire | Les leçons de conduite | L’orientation d’Archie

La bombe nucléaire

On diffuse en classe à tous les lycéens un petit film sur la bombe atomique et les bons gestes à avoir pour s’en protéger – il faut se mettre à l’abri des éclats de verre. Ouais, alors j’ai vu Oppenheimer, et clairement, ce ne sera pas suffisant. D’ailleurs, Jug est lucide, donc très rassurant, en rappelant à tous qu’ils ne survivraient pas de toute manière. Mieux encore : même en survivant, les radiations les tueraient tous.

Voilà donc les lycéens qui se mettent à imaginer comment ils s’en protégeraient et, d’une certaine manière, ça paraît être une bonne idée des scénaristes. Tous les ados perdent du temps à ça, non ? Ainsi, Veronica s’enfermerait dans un abri avec Jug, puisque c’est son mec désormais. Cheryl de son côté envisage de se réfugier dans les mines Blossom, si possible avec Toni. Reggie irait quant à lui dans une crique, alors qu’Archie voudrait faire la course avec la bombe. Bien sûr !

Kevin propose quant à lui de se cacher dans un réfrigérateur. Heureusement, Clay est un peu plus réaliste sur ce qu’est la bombe. Jughead affirme aussi qu’ils ne sont pas à l’abri d’une bombe, parce qu’il n’y a pas que les grandes villes qui sont la cible des russes. Et surtout, heureusement, Dilton sait exactement où il irait : dans un bunker.

C’est reparti pour le bunker de la série, il nous manquait cette saison ! Dilton explique que son père l’a fait construire parce que les parents d’Ethel lui ont montré que le père de Cheryl avait une mine pleine de palladium. C’est reparti pour le Palladium, let’s go ! Non, vraiment les scénaristes savent comment me faire mourir de rire : voilà que le palladium pourrait être plus dangereux que les bombes H s’il explosait ; et ça revient dans la série sans la moindre logique. J’adore.

En plus, évidemment, Jug a lu un comic de Ray Bradburry sur ce scénario très précis… Et Cheryl découvre que ses parents parlent russes désormais. Non mais putain. Et ça tombe bien : le lendemain, Jughead vient lui poser des questions sur ses parents, le marchand de lait et le lépreux. Oui, oui, il tente de tout réunir en une seule intrigue. C’est ridicule.

Heureusement, Cheryl déteste ses parents, alors elle accepte aussitôt de mener l’enquête chez elle. Quand on voit comme elle est discrète, on se dit que ça ne va rien donner. Pourtant, elle fouille les affaires de son père et finit par trouver une pièce secrète dissimulée derrière un tableau. À l’intérieur de celle-ci, elle trouve des uniformes de… marchand de lait. Evidemment.

Le lendemain, Cheryl se rend donc auprès de Jug pour tout lui révéler, après avoir aussi pris le temps de passer par les mines pour confirmer le fait qu’elles ne sont pas si désertes que ça – et pleine de Palladium. Elle semble se remettre assez vite, cependant, de la catastrophe que c’est censé être de découvrir qu’on a un père terroriste.

Bref, la voilà qui s’embarque dans les mines avec Jug pour prendre des photos – avec flash. Oui, Jug prend une photo avec flash d’un garde, en pleine nuit, dans du noir & blanc… et personne ne le voit.

Une fois les photos prises, Cheryl aimerait prévenir le père de Kevin… mais bon, Jug préfère passer par Veronica, parce qu’elle a des contacts au FBI, c’est bien connu. Grâce à ça, le projet Moloch est arrêté pile à temps, grâce à Cheryl.

Pénélope était donc une espionne russe chargée de séduire son mari, bien capitaliste américain, pour le convaincre de vendre la bombe P (pour Palladium, oui) aux russes – bombe P qu’il développait à la base pour les américains. Partant de là, la série nous révèle toute l’intrigue de la saison (enfin… on se comprend) : le marchand de lait n’était donc qu’un tueur à gages et homme de main (mais pourquoi en marchand de lait alors ??), Bradburry ne faisait que raconter la vérité dans ses comics, les parents d’Ethel en savait trop car ils étaient au courant pour la mine de Palladium… Quel enquêteur de talent ce Jughead, quand même !

Le mystérieux homme qui fond | La bombe nucléaire | Les leçons de conduite | L’orientation d’Archie

Les leçons de conduite

Betty aussi passe en noir & blanc en début d’épisode. Eh non, on ne rêve pas, nous avons bien affaire à un épisode spécial. À trois épisodes de la fin (enfin !), la série s’obstine à s’amuser et faire plein de tests. C’est… original. On pourrait croire que l’intérêt à ce stade serait de se concentrer sur la fin de sept années d’intrigue, mais non. Cela dit, cette saison 7 est un vrai petit observatoire et une bonne manière de tester tout ce que la série aurait pu être.

Bref, Betty se retrouve donc à vouloir apprendre à conduire, parce qu’il est hors de question pour elle de devoir s’appuyer encore une fois sur sa mère pour l’emmener en cours. Quand il fait beau, elle y va à pied, mais quand il pleut… Il faut une solution plus efficace que ça !

Il n’en faut pas plus pour que les scénaristes trouvent là une occasion parfaite d’utiliser le personnage de Geraldine : elle se retrouve à donner des cours aux nanas de Riverdale. Bien. On va faire comme si c’était logique que la prof de littérature slash club de lecture slash particulière d’Archie soit aussi prof de conduite pour les filles, et uniquement les filles.

En vrai, c’était plutôt marrant de voir les leçons de conduite de l’époque. Le but est toutefois de limiter une nouvelle fois Ethel dans ses désirs d’autonomie et rêves d’indépendance. Si elle sait faire un créneau (cette scène était ridicule !), elle est bien incapable de fournir son certificat de naissance. Elle demande ainsi à Betty de le récupérer pour elle : il est dans sa maison d’enfance, où ses parents sont morts. Pas évident pour elle !

Sans trop de surprise, Betty découvre un important secret de famille en s’y rendant : son père payait régulièrement les parents de Betty. Mieux encore : il y a une photo de son père avec Ethel quand elle était bébé. Oh, le père de Betty est plein de ressources pour mentir à sa fille, inventant qu’il est le parrain d’Ethel et que la mère de celle-ci était leur femme de ménage. Ben voyons.

Seulement, Alice met un terme à tous les mensonges. Elle décide de raconter la vérité à sa fille, enfin : Hal est donc bien le père d’Ethel. Il a fallu cacher tout ça pour protéger sa famille et leur travail, la chaîne de télévision. Voilà donc qu’après sept saisons, Betty se retrouve avec une demi-sœur et une nouvelle occasion de pardonner Alice pour l’enfer qu’elle lui fait vivre. C’est parce qu’Alice a eu à gérer une fille qui n’est pas la sienne qu’elle fait vivre l’enfer à la sienne, pour l’épargner qu’il lui arrive la même chose.

Non. Vous aurez beau chercher, cette explication n’a pas de sens. Vraiment. Seulement, pour Betty, ça en a apparemment : elle décide de pardonner sa mère, mais à condition que toute la vérité soit donnée à Ethel. Ben oui, elle n’a pas eu assez de merde à gérer cette saison, c’est clair. En tout cas, découvrir cette info sur son passé lui permet d’enfin savoir ce qu’elle veut : être heureuse.

Pouvait-on faire plus niais ? Probablement pas. En tout cas, Ethel informe les Cooper qu’elle ne veut pas être adoptée, mais recommencer sa vie. La voilà donc qui part pour Hollywood avec son copain pour commencer une nouvelle vie – et ça va de soi, elle utilise tous les contacts de Veronica là-bas (où est Katy Keen ?) pour avoir un appartement en colocation et un job d’illustratrice. BIEN SÛR.

Bordel, après sept saisons à en faire n’importe quoi et ne s’en servir que de temps en temps, la série prend la peine de donner une vraie conclusion au personnage d’Ethel. C’est inattendu… et ça file presque des frissons de savoir que c’est bientôt la fin !

Le mystérieux homme qui fond | La bombe nucléaire | Les leçons de conduite | L’orientation d’Archie

L’orientation d’Archie

Archie quant à lui passe en noir & blanc quand il est question pour lui de s’envisager un avenir. Son oncle est insupportable, vraiment, et décide de le diminuer et le ridiculiser à chaque occasion désormais. Il faut dire que c’est facile quand la mère d’Archie propose à son fils de venir l’aider dans sa boutique. Ce n’est pas un projet qui motive beaucoup le rouquin – même si je rappelle que l’épisode est en noir & blanc de toute manière.

Par chance pour lui, il est toujours pote avec Kevin & Clay. Ces deux-là envisagent comme par hasard de devenir marines pour pouvoir voyager à travers le monde avec un job de civils. Quand Archie en entend parler, il se motive aussitôt pour cette nouvelle carrière qui lui permettrait en plus de continuer d’écrire. Ben oui, les voyages, c’est un bon sujet d’inspiration après tout !

Oh, l’idée n’est pas bien convaincante pour Frank en revanche : il ridiculise aussitôt ce plan d’Archie quand il en entend parler, ce qui inquiète sa mère. Il en faut plus que ça pour démotiver Archie cependant. Toutefois, quand son oncle débarque pendant la session de sport d’Archie (ça faisait longtemps !) et révèle que Fred s’était enrôlé dans l’armée, il dévie un peu son neveu de son plan. Et si s’inscrire dans l’armée pour faire face à la menace russe était finalement une bonne idée ?

C’est ce que semble se dire Archie le lendemain matin en sortant de la douche : il accepte ainsi d’enfiler le médaillon de son père. Quand sa mère s’en rend compte, par contre, c’est trop pour elle : elle décide d’enfin prendre les choses en main et de dégager Frank de chez elle. C’est une excellente chose. Je n’ai jamais vraiment apprécié ce personnage, mais cette saison, c’était juste trop. Bon débarras, qu’il embarque sa misogynie loin de chez Mary et Archie.

Le mystérieux homme qui fond | La bombe nucléaire | Les leçons de conduite | L’orientation d’Archie

Compteur d’Archie à poil : +1, et je crois bien que c’est la première fois que ça se faisait en noir & blanc !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Riverdale – S07E14 – Archie The Musical – 15/20

Aucune de ces chansons ne resteront vraiment en tête et ne seront à écouter sans l’épisode, mais je trouve qu’il s’agit d’un bon épisode musical quand même ; et d’une conclusion à tous les épisodes musicaux précédents de la série. L’air de rien, on commence sur du très gênant pour finir sur un épisode qui a réussi à faire avancer plusieurs personnages et ouvrir des voies inattendues pour les derniers épisodes. Je ne sais pas ce que les scénaristes nous réservent à force, mais une chose est sûre : je reste beaucoup trop bon public dès que ça pousse la chansonnette !

Spoilers

Kevin et Clay écrivent une comédie musicale sur le lycée de Riverdale

So Kevin and I decided to write a show about, well, all of us and our lives at Riverdale High.

Autant quand j’ai vu le tweet de Morgane qui annonçait que le dernier épisode qu’il me restait à rattraper pour me mettre à jour (et oui !) était un épisode musical, j’étais heureux… Autant maintenant que je me retrouve avec la perspective de devoir le regarder, j’ai failli faire l’impasse pour aller plonger dans la piscine plus vite. Oui, mais voilà, j’ai ma petite fierté et j’ai fort envie de déclarer que je suis à jour au cours d’un épisode de 42 minutes, alors je me suis forcé un petit peu. Ce n’est que 42 minutes après tout, quel mal peut-il y avoir à retarder de trois quarts d’heure mes longueurs ?

J’ai plein de réponses possibles, surtout quand le titre met autant en avant Archie juste après un retour de Geraldine et un baiser de Veronica, pourtant occupée à chauffer Betty juste avant…

Senior Year ? | Le désir d’Archie | Les couples LGBT | Kevin

Senior Year ?

Un épisode musical qui commence par un réveil qui sonne ? Cela ne pourra pas être au niveau de l’épisode de Buffy, mais j’ai bon espoir quand même, surtout qu’il s’agit de chansons originales. Et pourtant ! Si j’aime l’idée, je n’ai pas trop compris la chronologie de la chose. On se retrouve avec le casting principal qui chante sa joie de commencer sa dernière année de lycée (tu m’étonnes, ils ont tous près de 30 ans !) alors que ça fait un moment qu’elle vient de commencer ? Et qu’Halloween était trois semaines plus tôt ?

Peut-on parler aussi de ces chorégraphies pour Jughead ? C’est une catastrophe de s’inspirer des comédies musicales mais de pondre un truc aussi gênant à regarder. Allez, Toni et Cheryl, c’est toujours une réussite vocale, au moins. La scène de l’escalier, c’était gênant à souhait, même pour une comédie musicale. Ah lala. Les épisodes musicaux. Autant j’adore ça, autant ça tombe trop vite dans le gênant comme ça !

Heureusement, tout ça ne se passe que dans la tête de Kevin et Clay. Evidemment, il fallait que Clay soit autant que son mec dans le délire de comédie musicale, ça n’aurait pas été drôle sans ça… Bref, voilà le duo qui galère à expliquer sa vision du spectacle, surtout parce qu’ils ont fait des choix qui sont plus qu’incohérents : se vieillir pour faire un spectacle sur chacun d’entre eux, mais dont Archie est le héros tout de même.

Sans trop de surprise, Jug refuse de rester dans ce spectacle, taclant au passage les comédies musicales. Vu comment il douille à chaque fois, ce n’est pas plus mal. Reggie le suit aussitôt, ne voulant pas chanter et danser aussi.

Senior Year ? | Le désir d’Archie | Les couples LGBT | Kevin

Le désir d’Archie

Kevin demande à Clay s’il existe plus stressant que d’écrire une nouvelle comédie musicale et ça me fait quand même bien rire comme genre de répliques. Après, c’est sûr que c’est du taf, surtout avec un casting comme le leur. Les scénaristes profitent de l’occasion pour tenter de nous redéfinir le personnage d’Archie : on comprend assez vite que la comédie musicale tourne autour de lui, mais que ça pose un problème énorme car il ne sait pas ce qu’il veut lui-même.

Pourtant, sa chanson « I want », au cœur de toutes les comédies musicales, est absolument entraînante et très cool. Il la chante avec Julian, qui lui servira de remplaçant en cas de pépin et qui a, je dois le dire, une voix beaucoup plus convaincante pour mes oreilles qu’Archie. Voilà, Julian aura au moins servi à quelque chose. Quant à la chanson, bon, cela vire limite au mauvais film porno quand leur course finit avec les garçons en train de faire un jogging à moitié à poil et Julian qui imite tous les gestes d’Archie sous la douche. Oui, oui, sous la douche, dans les vestiaires, allez comprendre.

La chanson est top, mais Archie ne l’aime pas : il veut une chanson qui soit sur ses vrais désirs et pour l’instant, la chanson écrite par Kevin et Clay montre surtout qu’il ne sait pas ce qu’il veut. Ben oui. Il n’a plus qu’à s’en rendre compte.

J’ai bien aimé la manière dont Clay, Kevin et Julian se foutent de lui en énumérant tout ce qu’il pourrait vouloir, parce que ça montre à quel point la saison est partie dans tous les sens. Cela laisse les paroliers en galère et ils envisagent alors une chanson sur la quête d’amour d’Archie. Cela commence par une chanson qui nous présente Betty et Veronica comme ennemies dans le cœur d’Archie – mais le couple y ajoute aussi Toni et Cheryl, parce qu’elles ont demandé plus de temps de chanson. C’est un échec, mais c’était sympa de voir Toni et Archie flirter pour une fois. Après tout, la saison essaie de tester toutes les combinaisons possibles.

Les filles demandent une meilleure chanson, Veronica faisant appel à Cole Porter pour ça, et les garçons se concentrent sur une nouvelle chanson pour Archie – une chanson que j’ai beaucoup aimée, parce qu’elle nous présentait les deux amours d’Archie : Betty & Veronica, le basket & l’écriture. C’était bizarrement peu forcé et plutôt efficace. Par contre, ça projette Archie dans des doutes existentiels : il ne souhaite plus chanter pour le spectacle car ça le laisse face à trop d’incertitudes.

Il en est à ne plus savoir non plus ce qu’il manger : salade ou soupe, c’est trop compliqué comme décision. Sans la moindre logique, Archie se retrouve alors à se confier sur sa crise existentielle à… Jughead ? Ils ne se sont pas parlés de la saison, ça n’a aucun sens qu’ils soient soudainement amis, franchement. Jug permet en tout cas à Archie de comprendre qu’il est temps pour lui de se comporter en homme et de faire un choix (ouais, je sais, c’est dérangeant, mais adressez-vous aux scénaristes).

Archie décide donc de ne manger ni soupe, ni salade, et d’arrêter l’équipe de basket. Il souhaite en effet se concentrer sur sa poésie. Allons, bon. Et pour ça, il décide aussi de ne plus embrasser personne pour un bon moment – il prévient ainsi Veronica et Betty, qui n’en ont plus grand-chose à faire en fait.

Senior Year ? | Le désir d’Archie | Les couples LGBT | Kevin

Les couples LGBT

J’ai eu beaucoup de mal avec la manière dont l’épisode essayait d’introduire ses chansons musicales. Ce n’était pas une franche réussite, en vrai. Ils commentent la structure des épisodes musicales, mais ne parviennent pas eux-mêmes à structurer ce qu’ils proposent ? La chanson d’amour est ainsi beaucoup trop précipitée et rapide, avec Kevin et Clay qui chantent leurs sentiments sans crier gare et une chanson qui finit par être incomplète – ils préfèrent s’embrasser. Bordel, il était temps d’avoir un baiser entre eux d’ailleurs !

Dans le même genre, il est temps de le faire accepter par son père après tout ce temps, mais ce n’est pas gagné. Ce n’est pas en écrivant une comédie musicale qu’il y parviendra je pense, même si étonnamment le père est d’accord pour que Kevin se concentre sur ce projet. S’il savait ce qu’il accepte : Kevin et Clay écrivent ensuite une très jolie balade romantique pour leur couple, mais aussi pour Cheryl et Toni. Pour l’époque, c’est sacrément LGBT !

Si la chanson est géniale, Kevin explique que la chanson a été écrite uniquement pour une représentation privée. Riverdale n’est pas prête, en 1950, pour des couples homosexuels et mixtes. Et pourtant, Toni et Cheryl sont prêtes elles : elles refusent d’être dans le spectacle si c’est pour jouer un rôle. Elles ont bien compris le principe d’un spectacle, elles !

Pendant ce temps, Veronica et Betty ne sont pas contentes de la chanson de Kevin et Clay, mais elles sont aussi confrontées à un autre problème : elles se rendent compte qu’elles s’aiment beaucoup, beaucoup. Veronica explique donc à Betty qu’elle a embrassé Archie dans un moment de faiblesse (ah bon ?), mais qu’elle la préfère largement… Et le sentiment est mutuel. Allons bon, on va vraiment avoir un couple Betty/Veronica ? C’est que c’est en train de partir en vrille sévère, cette affaire.

Veronica demande comme prévu qu’on lui écrive une chanson qui corresponde plus à sa personnalité. Clay accepte de jouer la chanson malgré les doutes de Kevin : et effectivement, la chanson est très mignonne, mais on comprend bien que c’est LGBT là aussi.

Betty (dont je n’aime vraiment pas la voix, désolé) et Veronica ont une très jolie chanson sur l’univers qu’elles trouvent dans les yeux l’une de l’autre, mais quand elles chantent ensemble, l’alchimie entre elles ne peut plus être niée. Les effets spéciaux immondes non plus, malheureusement ; mais eh, ça se termine en baiser romantique entre Veronica et Betty. Franchement, elles s’aiment plus qu’elles n’aiment qu’Archie, et je me demande ce que les scénaristes vont faire de ça après. C’est une chouette résolution de triangle amoureux de sept saisons, une qui fera chier tout le monde ou presque, mais que faire d’Archie après ça ?

Senior Year ? | Le désir d’Archie | Les couples LGBT | Kevin

Kevin

Si Kevin est en train de vivre un moment bien difficile en préparant son spectacle musical, il doit aussi découvrir de grands remous dans sa vie privée. Il a de la chance de pouvoir se concentrer sur son spectacle, parce que ses parents décident de divorcer. Et ils l’annoncent au meilleur moment : lors d’un dîner sympathique pour que tout aille bien entre eux. Autant dire que Kevin n’est pas ravi.

Il se concentre alors sur son spectacle et propose une très jolie présentation de sa comédie musicale au principal… qui adore, mais refuse de produire le spectacle tout de même, parce que financièrement, c’est trop risqué. Kevin est clairement énervé par la situation et s’en prend alors à ses camarades, leur reprochant d’avoir tout fait pour ruiner le spectacle. Le pauvre ! Les scénaristes s’intéressent enfin à lui après sept saisons pour que ça se traduise en simple intrigue d’ado frustré par le divorce de ses parents.

Le divorce permet toutefois de proposer une jolie scène mère-fils. Je ne suis pas sûr qu’on connaissait la mère de Kevin avant cet épisode, mais eh, elle a des scènes chouettes à ne pas voir Clary dans le lit de son fils et à assurer à Kevin qu’il n’a avoir honte de rien.

Kevin se décide alors à passer une nuit à écrire ses peines, le départ de son père de la maison familiale, et se retrouve à la chanter avec Archie. Puis Betty. Puis Veronica. Puis bon, on a bien compris que c’était la fin de l’épisode et la saison finale : tout le monde vient chanter avec eux le fait qu’il s’agisse de leur chanson. Il y est question d’adieu et de se retrouver par la chanson. Une jolie conclusion aux multiples épisodes musicaux de la série, ma foi. Juste… où est Josie ?

Senior Year ? | Le désir d’Archie | Les couples LGBT | Kevin

Compteur d’Archie à poil : +2, dans les fantasmes de Kevin apparemment.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Riverdale – S07E13 – The Crucible – 11/20

C’est dur de noter cet épisode : il était nul, mais genre vraiment très nul du côté du scénario qui sort de nulle part son problème principal et agit comme s’il était là depuis le début de la saison. Il aurait pu l’être, en plus ! D’un autre côté, il y a un vrai vent de nostalgie qui souffle et si tout ne m’a pas fait plaisir, je dois reconnaître que l’ensemble fonctionnait pour retrouver les formules d’antan…

Spoilers

Alors que Mrs Thornton est virée, le lycée de Riverdale voit plein de retours dans cet épisode.

Mrs Thornton is not a communist.

On nous promet un enfer dès le début de l’épisode, avec la présentation de plusieurs pistes pour cela, y compris la disparition de la machine à écrire et du téléphone de Betty. Je le case là, parce que ce n’est plus évoqué du tout dans le reste de l’épisode…

Mrs Thornton | Au secours | The Blue & Gold | Les comics

Mrs Thornton

L’épisode commence par un cours de cette pauvre Mrs Thorton qui proposait un cours on ne peut plus classique et qui se fait soudainement virer en plein milieu de celui-ci. En effet, le maire de la ville débarque pour annoncer qu’elle est soupçonnée d’être communiste et qu’elle sera désormais remplacée par Mrs Blossom, sa femme. Julian et Cheryl sont ravis, bien sûr… Mais au-delà de ça, tous les étudiants sont choqués car ils sont sûrs que leur prof n’est pas une terrible communiste. Eh, elle aide même Archie lors de cours particuliers, hein.

Veronica en profite pour ramener ça, une fois de plus, à sa vie à Los Angeles et la terreur du communisme. Ainsi, chacun comprend qu’être innocent ne suffira pas à être hors de danger. Ainsi, Cheryl se retrouve accusée d’un baiser illicite lors de la soirée d’Halloween par ses parents. Ils sont prêts à tout oublier et faire étouffer l’affaire si elle corrobore les soupçons du principal de l’établissement sur des élèves qui suivraient un style de vie… hors norme. Cheryl refuse bien évidemment, mais ce n’est pas évident de se rebeller quand on est adolescents, et encore plus à l’époque quand on est la fille d’un maire capable de retirer le rôle de capitaine des pompom girls en un claquement de doigts.

La situation est compliquée pour Cheryl : elle en parle évidemment à Toni, Clay et Kevin, et ils cherchent ensemble à comprendre d’où vient ce problème de chasse aux sorcières. La solution est évidente : c’est encore un coup d’Evelyn, qui avait tout entendu lors de la nuit d’Halloween. Pour le reste, il est décidé que Toni et Clay feront semblant d’être un couple ; que Cheryl et Kevin feront de même, et que ça devrait suffire à éteindre les soupçons qui posent sur eux.

Cheryl va encore plus loin : elle décide de démissionner de son poste de capitaine de l’équipe de pompom girls, rien que ça.

De son côté, Archie est à son tour convoqué dans le bureau du principal : tout le monde sait bien que Mrs Thornton s’occupait de lui et on s’interroge désormais de savoir si elle était en train de le convertir. S’il affirme que non, il reste le problème qu’il écrit des poèmes et que ça ne plaît pas à son oncle. Nous voilà avec un Archie de nouveau surveillé… Ce qui ne l’empêche pas de rendre visite lui-même à Mrs Thornton, pour essayer de comprendre ce qu’il se passe.

Pour l’aider, elle lui donne donc un livre nommé The Crucible – sur le procès des sorcières de Salem. Gênant, comme tout, vu le contexte, non ? C’est super violent, en plus, parce qu’il décide de présenter en classe la dernière scène. Bien sûr, cette histoire de chasse aux sorcières évoque beaucoup de choses pour Cheryl, Toni, Clay et Kevin. L’acteur le joue même avec beaucoup plus de passion et de justesse que beaucoup de scènes de la série ! Qui l’aurait cru ?

On termine tout de même avec une scène où Veronica remercie Archie de l’avoir inspirée face à ces problèmes – on y vient après. Le remerciement se fait avec un baiser de la part de Veronica et un Archie qui ne sait plus où se mettre. L’acteur m’a fait rire dans sa réaction, et il valait mieux en rire parce que la suite de l’épisode était à s’arracher les cheveux !

Les scénaristes décident en effet de nous faire revenir le personnage de… Geraldine ! Pardon ? Elle se retrouve à remplacer à Mrs Thornton et donc à donner des cours particuliers à Archie. Certes, elle a un mari, mais je crains le pire avec son retour.

Mrs Thornton | Au secours | The Blue & Gold | Les comics

En plus, pour le coup, j’ai trouvé que l’actrice avait pris un coup de vieux. Est-ce que c’était vraiment elle, même ? En cent mots comme en deux :

Au secours

Hiram Lodge est de retour ! Je ne m’attendais vraiment pas à ce que ce personnage revienne dans la série et ça m’allait très bien de le savoir très loin de la série. Malheureusement, les scénaristes ont considéré que c’était une bonne idée de le faire revenir dans la vie de Veronica. Elle se méfie de ce retour, mais bon, il vient avec un joli cadeau et la promesse d’être là pour là.

Veronica est peut-être méfiante, mais elle est tout de même ravie de présenter son père à l’ensemble des personnages de la série. Certains n’ont pas eu de scène avec Hiram de toute la série, j’ai l’impression… mais bon, mieux vaut tard que jamais. Et histoire de justifier le salaire de l’acteur, on nous l’impose ensuite dans le cours de Mrs Blossom – qui n’est pas présente en classe, hein.

Voilà donc Hiram qui donne un cours d’acting aux adolescents de la classe, n’en déplaise à Julian, clairement ridiculisé par Hiram. On note que Julian est de retour au lycée, d’ailleurs. Le ridicule de Julian ? Oh, ce n’est rien par rapport à ce qui attend Hiram : assez vite, Veronica apprend qu’il est en fait sous surveillance du FBI. Et pour cause !

Lui aussi est accusé d’être communiste après un petit voyage à Cuba où le FBI le soupçonne d’avoir parlé aux mauvaises personnes, photos à l’appui. Si bien sûr Veronica veut croire et aider son père, elle est forcée de se rendre à l’évidence : il lui demande de mentir au gouvernement car il n’assume pas la vérité. Reste à savoir ce qu’est la vérité exactement : il prétend qu’il avait simplement une liaison avec une femme – ce que les photos confirment – mais ça ne l’empêche pas non plus d’avoir eu affaire aux communistes.

C’est embêtant tout ça. Veronica se retrouve face à un dilemme : soit elle accepte de mentir pour son père et se met en danger, soit elle décide de le trahir et alors son père perdra tout, y compris son job parce qu’il a signé un contrat de bienséance avec son studio. Cependant, Veronica considère qu’elle a déjà tout perdu. Malgré tout, elle décide d’aider de son père : elle est sûre qu’il n’est pas communiste. Si elle accepte, elle y met deux conditions : elle veut récupérer son appartement pour de vrai, de manière légale, et qu’il avoue à Hermione qu’il la trompe. Charmant comme tout. La rivalité père/fille totalement excessive ne me manquait vraiment pas.

En revanche, Hermione me manquait un peu et j’étais content de la retrouver en fin d’épisode, même si sa scène ne servait pas à grand-chose. Elle m’a fait rire à parler de « sept longues saisons » – et la réaction de sa fille encore plus. Bref, les parents de Veronica envisagent donc la fin de leur émission télévisée et vont l’annoncer dans une conférence de presse, mais ils envisagent aussi un divorce, dont ils ne parleront toutefois pas. Faut pas abuser.

Mrs Thornton | Au secours | The Blue & Gold | Les comics

The Blue and Gold

Une autre conséquence du départ précipité de Mrs Thornton est la fermeture du journal du lycée. Cela provoque la rage de Betty d’apprendre que sans elle, le principal décide qu’ils n’ont pas les moyens de conserver ce journal. On se retrouve donc avec une Betty qui vole la machine à écrire du lycée.

Elle s’en sert ensuite pour écrire une newsletter : oui, oui, elle distribue un message à tout le lycée en passant par les casiers. C’est tellement comique : autant en 2023, c’est envisageable, autant à l’époque, ça suppose tout de même de passer sa nuit à taper le même texte encore et encore. Ce n’est pas comme si elle avait une imprimante ou une photocopieuse. Sa petite entreprise fonctionne toutefois très bien : elle reçoit un tas de courriers de la part de ses lecteurs.

Mrs Thornton | Au secours | The Blue & Gold | Les comics

Les comics

Ethel et Jughead sont ravis de pouvoir aller acheter leur tout premier comic-book : l’histoire d’Ethel est enfin publiée… sauf que le vendeur leur informe qu’il ne vend plus aucun comic. Et ce n’est pas le seul : quand ils mènent l’enquête, ils comprennent qu’il est désormais immoral de vendre des comics et qu’il y a même un bouche-à-oreille qui explique pourquoi les vendeurs n’en distribuent plus. C’est trop risqué.

Ethel demande tout de même à récupérer quelques comics. Même s’ils ne sont pas vendus à travers les USA, elle est heureuse d’en avoir une version papier. Ethel et Jug prennent tout de même la décision de voler un stock pour pouvoir les distribuer par eux-mêmes. L’idée était bonne, mais l’exécution ? Ridicule à souhait. Ils vendent tout à Pop’s, soi-disant de manière discrète.

Ils finissent par être arrêtés dans leur entreprise par le shérif qui débarque à Pop’s pour leur reprocher ces ventes illégales. Ils n’ont aucune autre conséquence judiciaire, cependant, c’était vraiment juste pour le fun cette intrigue. Et elle n’était pas si fun.

En attendant, on se retrouve avec le principal du lycée qui décide d’acheter tous les comics de ses lycéens… pour mieux les brûler devant eux durant la soirée. Ri-di-cu-le.

Mrs Thornton | Au secours | The Blue & Gold | Les comics

Compteur d’Archie à poil : +0

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer