Est-ce qu’on est parti pour de la qualité au top une semaine sur deux, et sur de l’intrigue flemmarde l’autre semaine ? Peut-être. Franchement, cet épisode est vraiment un épisode tout classique de série procédurale. On a connu mieux, on a connu pire. C’est sympathique, ça fonctionne mais ça sera vite oublié. Pour autant, ça fait plaisir de retrouver les personnages que j’aime bien. Et ça, c’est une réussite pour la série.
Spoilers
Max & Cole mènent l’enquête… avec Georges, libéré quelques jours pour son anniversaire.
Ah, ça y est la série veut se concentrer sur son fil rouge : c’est l’anniversaire du père de Max et celui-ci est libéré de prison pour l’occasion. L’épisode commence par ici et ça permet de comprendre pourquoi ils ont embauché un tel acteur pour le rôle. Il n’allait tout de même pas rester assis toute la saison, mince ! Il a donc trois jours à passer à sa fille, et c’est parti pour un grand n’importe quoi, avec cette série.
Ce n’est pas fou comme intrigue, mais avec le résumé qui insiste sur l’idée d’un couple possible entre Max et Cole, on voit à peu près vers où tout ça se dirige. Par contre, je suis surpris qu’on oublie le cliffhanger de l’épisode où Max a aidé un criminel… L’autre problème de cet épisode est qu’il divise un peu trop les personnages : Max est de son côté avec son père pour son anniversaire, se contentant de dialogues peu passionnants, tandis que Cole fait face à sa propre enquête. Seul.
L’adolescent
De son côté, Cole est appelé par un détenu du commissariat qui veut absolument lui parler. Il s’avère qu’il s’agit d’un adolescent qu’il connaît bien et lui assure qu’il n’est pas entré par effraction dans la maison où on l’accuse d’avoir commis un vol. Il n’a rien fait, mais les preuves sont contre lui. Cole fait aussitôt son possible pour prouver au commissaire que JJ, le gamin, est trop malin pour avoir fait un tel crime et en plus pour s’être fait prendre.
Si le commissaire ne le croit pas vraiment, il lui laisse une journée pour prouver l’innocence du gamin. Cole se met aussitôt au travail, découvrant que l’adolescent n’a pas vraiment d’amis dans son école et se confrontant à quelques impasses. Il n’en faut pas plus pour qu’il se décide à faire appel à Max. Il compte sur elle pour entrer sous couverture dans l’école et mener davantage l’enquête.
Cambriolages en série
Bien sûr, comme Max n’a que trois jours avec Georges, son père, elle décide de l’emmener avec elle au boulot. Il n’en faut pas plus pour qu’il entre lui-même sous une couverture qui est parfaitement illégale – il se fait passer pour un agent de l’état, tout de même – mais avec l’approbation de Cole. Pardon, mais c’est surveillé ce genre de perm donnée à un prisonnier, non ? Bon, qu’importe. Il fait fuir l’enseignante d’une classe, permettant à Max de se faire passer pour sa remplaçante en classe.
Bien sûr, oui. Côté crédibilité, j’ai plus de mal que d’habitude avec cet épisode. En plus, les séries qui proposent de suivre des heures de cours où la cloche sonne avant même que Max ne termine de faire l’appel… Ca me fait toujours rire. C’est vraiment la simplicité de terminer les scènes en classe par la sonnerie ; mais quand la scène commence par le début du cours, c’est ridicule. Et tous les films, toutes les séries font ça. Bref. Je suis prof, ça me dérange.
Pendant que Max passe sa journée à faire la prof clichée qui donne des coups de règles sur le bureau, Cole passe la journée avec Georges. C’est ainsi l’occasion de voir le prisonnier se déplacer dans le commissariat et se faire sa place même si tout le monde est suspicieux quand il s’agit de lui. Forcément. J’ai bien aimé la scène où l’on se sépare un peu du duo principal pour se concentrer sur l’enquête par les collègues. Et puis, j’aime bien le détective Simmons.
Bref, JJ est pris en charge par les collègues plus protocolaires de la série, tandis que Max se rapproche d’une élève qui a un bébé. C’est chelou les écoles privées… mais le bébé est évidemment une poupée dont elle doit s’occuper, hein. Max lui propose de lui venir en aide pour finalement envoyer le bébé par la fenêtre à ses complices. Mais ça ne va pas bien la tête ! J’ai tellement ri, limite c’était digne de Riverdale cette défenestration.
Le but ? Récupérer les coordonnées GPS de la poupée bébé qui permettent de prouver que l’étudiante était dans la maison où le vol a eu lieu. Et hop, l’enquête permet de découvrir qu’il y a en fait plusieurs étudiants qui ont été « choisis » pour cambrioler des maisons. Evidemment, ils sont tous de la même classe et sont les trois acteurs à qui Max, qui grille sa couverture, a déjà parlé. Le hasard fait bien les choses.
Au moins, tout ça permet de libérer JJ… même s’il n’est pas tout à fait innocent. Son travail dans ces casses ? Il trafique les vidéos-surveillances (et j’ai bien aimé le coup du gobelet qui bouge tout seul, repéré par Georges… C’est un peu cliché, mais ça marchait bien).
Coupable
Bon, c’est bien beau tout ça, mais les adolescents n’ont pas pris la décision de ces casses par eux-mêmes. Le but est donc de comprendre comment fonctionne le groupe d’alumnis qui leur fait faire tout ça. Pour cela, nos enquêteurs contactent la directrice de l’école, qui en fait partie et prouve qu’il s’agit de fausses lettres du groupe d’alumnis.
Il reste alors à monter une opération pour trouver le vrai coupable de ces cambriolages. C’était un peu ridicule comme manière d’écrire l’épisode, par contre : Max et Georges se font passer pour les riches propriétaires d’une maison qui embauchent des femmes de ménage, et hop, les trois gamins à l’école reçoivent pour mission d’aller voler les montres hyper chères que Georges montre aux femmes de ménage.
C’est expéditif. Les gamins parviennent évidemment à s’infiltrer dans la maison, mais je ne vois pas l’intérêt. La police aurait pu les prévenir qu’il s’agissait d’un coup monté, honnêtement. C’est bien sûr ce qu’il se passe ensuite, on leur donne des répliques de montres à mettre à l’endroit où ils mettent toujours leur butin : dans une poubelle. Bien sûr. Les policiers sont aussitôt en planque pour s’en prendre à la personne qui viendra récupérer le contenu de la poubelle.
Par contre, ils arrêtent l’homme trop vite, c’était évident qu’il n’y était pour rien et qu’il allait être un simple éboueur. Bon, ils comprennent que la personne est passée par en-dessous la poubelle pour récupérer le butin. En essayant de récupérer le paquet par en-dessous, Cole se blesse à la main… et comprend aussitôt qui est le coupable. Mouais. Il l’a à peine croisé !
Pourtant, c’est donc le seul collègue prof à qui Max a parlé qui est finalement le coupable de ces vols, ce que Cole comprend car ils ont la même coupure à la main. C’est un peu ridicule comme intrigue et facile comme raccourci, mais soit, il fallait bien une résolution. Et c’était drôle de voir Georges être dégoûté de ce prof qui utilise des enfants pour faire son sale boulot.
Après tout ça, Max et Georges peuvent passer un peu de temps ensemble pour le dernier jour de liberté de Georges (mais lui est content du peu d’action qu’il a pu vivre), tandis que Cole se retrouve finalement avec JJ. L’occasion de découvrir qu’il était plus proche de Vince qu’il le pensait. Mais bon, c’est dans le passé, parce que Vince fait partie des cambrioleurs qui étaient prêts à laisser accuser JJ. Pas ouf pour un couple, effectivement.
Je ne m’explique pas pourquoi j’étais autant à fond devant cet épisode, mais franchement, j’ai adoré. La série a parfaitement trouvé son équilibre dans l’humour, on connaît bien les personnages et la parodie proposée fonctionne, au point où les défauts de la série finissent par être sympathiques à leur tour. Je crois que je suis en train de devenir le public le plus facile qui soit, mais je ne m’en excuserai pas : cette série est simple comme tout, mais elle fonctionne.
Spoilers
Max & Cole enquêtent sur des menaces de mort proférées sur un plateau de tournage.
Il y a un truc ces derniers temps avec les parodies de séries de vampire ? Je viens de me taper un épisode de The Rookie Feds avec à peu près la même scène que l’introduction de celui-ci. Le pire ? La parodie proposée ici m’a beaucoup fait penser à Shadowhunters (l’ambiance visée était peut-être Vampire Diaries cela dit, parce qu’on est sur une fin de saison 8 paraît-il). Il faut dire que l’introduction était longue… Bref, il est temps de commencer cette critique comme il se doit, je pense : Max et Cole enquêtent sur des menaces de mort proférées à l’encontre d’un casting de série à succès.
La série parle donc de vampires et Max est évidemment super fan de ce qui est une adaptation de romans. Ce n’est pas bien subtil comme idée de scénario, mais ça marche bien. On est directement plongé dans l’épisode au moins, comme l’enquête a commencé avant le début de l’épisode. Chacun tombe rapidement dans le cliché qu’on attend : Max est super fan, Cole est super blasé, la productrice débordée veut absolument la vérité (alors que je sens qu’elle sera liée à tout ça, pour le buzz), c’est le tournage du tout dernier épisode, une assistante hyper efficace est là sans que la productrice connaisse son nom et il y a une menace de meurtre ? L’épisode semble s’écrire tout seul.
On commence en toute logique par des entretiens avec des acteurs. Cole a affaire au beau-gosse de la série, cliché du type superficiel qui ne prend pas au sérieux les menaces (Jace ?), Max interroge l’actrice blonde persuadée qu’un fan les menace (Clary ?), Cole s’occupe de la Isabelle de la série qui veut juste payer ses études et s’en fout pas mal de tout ça, Max du Magnus qui est un peu concon. Et une fois que c’est fait, il y a l’acteur principal (Jace, donc) qui se retrouve avec les poignets qui brûlent au soleil. C’est con pour un vampire.
L’enquête peut commencer cette fois : un des acteurs, Matt, est attaqué. Cela donne lieu à une enquête en pseudo-huis clos puisque personne ne peut quitter le studio de tournage. Seulement, un studio, c’est immense. J’ai vite eu mal aux pieds pour les acteurs : ils passent l’épisode à marcher entre des caravanes et entre des plateaux de tournage. J’imagine que ça n’a pas dû coûter cher en recherche pour les lieux de tournage.
L’enquête ? Elle est menée avec facilité : le maquillage est rapidement le département soupçonné par Cole, et ça se confirme bien vite. La crème solaire mise sur les poignets de l’acteur est finalement coupable de la réaction au soleil. Le problème, c’est que tout le monde a accès à la crème solaire, alors ça n’aide pas vraiment de le savoir. Paf, on enchaîne sur de nouveaux entretiens avec les acteurs (et encore plus de marche), puis on en arrive à un meurtre. Oups.
Meurtre
Après l’attaque de Matt, c’est donc à Indiana (le Magnus de cette parodie) de souffrir : il se fait planter par un bout de décor. Cette fois, il est temps de passer aux choses sérieuses : les deux autres policiers de la série arrivent prêter mains fortes à Cole et Max. De mon côté, je dois dire que je suis à fond dans cet épisode, ça me fait marrer ce genre de parodies.
Sans trop de surprise, les entretiens avec les acteurs ne donnent rien. Par chance, on enchaîne sur une analyse du portable d’Indiana qui révèle une relation sexuelle plus qu’inappropriée avec sa productrice. En fait, il a couché pour avoir son rôle. Pas sûr que ça fasse une bonne pub pour la productrice, mais vu le timing, ça l’innocente totalement : il est trop tôt pour qu’elle soit le coupable de l’épisode. Du moins, elle ne peut pas être la seule si elle est coupable.
En tout cas, une nouvelle attaque non léthale (mais elle aurait pu l’être) a lieu sur le set, forçant nos détectives à accélérer un peu leur enquête. Les soupçons se portent alors sur l’assistante de la série, mais un autre meurtre finit par dérailler encore le cours des enquêtes : les détectives trouvent au bord de la route le corps de la mère de la maquilleuse. Bref, ça part dans tous les sens, mais ça permet à la série de rester divertissante. On ne peut pas reprocher à cet épisode de provoquer l’ennui, ce qui est pourtant souvent mon problème avec les séries procédurales.
Coupables
La résolution finale ? Elle vient grâce à Ricky, qui est capable de reconstituer l’audio de la dashcam de la voiture de Matt – la voiture qui a tué la mère de la maquilleuse. Et voilà la résolution du meurtre : les quatre acteurs principaux de la série ont percuté en voiture la mère de la maquilleuse et ont décidé de s’enfuir. Ils ont ensuite tout fait pour couvrir leur crime, y compris envoyer des lettres de stalker et tuer l’un des leurs qui était sur le point de tout révéler. La révélation tombe un peu à plat : les trois acteurs restants sont invités à se rendre dans un cimetière où ils sont filmés par l’équipe de production. C’est ridicule à ce stade, mais nous ne sommes plus à ça près.
C’est un raccourci qui fonctionne, qui fait rire et qui permet d’arriver rapidement à la conclusion de l’épisode où Max et Cole regardent ensemble un épisode de la série… pour finalement lui préférer un documentaire sur les poulpes et les pieuvres. Pardon, mais est-ce que c’est supposé être un commentaire nous disant qu’on ferait mieux de faire autre chose que regarder des séries médiocres ? Parce que franchement, je n’en ai pas envie ! Cet épisode n’avait même pas de fil rouge (allez, on entend parler de la mort de la mère de Max, ça aura son importance plus tard je pense), mais il était beaucoup trop cool quand même !
Synopsis : Un détective procédurier s’associe à une arnaqueuse pour résoudre des crimes.
Pour commencer, je n’ai absolument aucune idée de ce que cette série est supposée raconter avant de la regarder. La grève des scénaristes est enfin terminée, j’ai vu passer une affiche toute pourrie avec Giacomo Gianniotti (je l’aimais beaucoup dans Grey’set je me demandais vraiment ce qu’il devenait) et Vanessa Morgan (on peut donc avoir une vie professionnelle si peu de temps après la fin de Riverdale ?), il n’en a pas fallu plus pour me convaincre de regarder ce qui promet d’être un cop show médiocre. Je veux dire, l’affiche en disait long, le synopsis encore plus.
Il n’y a que deux épisodes pour le moment, c’est très bien pour ma première série inédite diffusée en 2024, non ? Tiens, c’est faux, la première, c’était le retour de Plus belle la vie. Va peut-être falloir que je me ressaisisse à un moment. En attendant, voici tout ce que j’ai pensé de ce premier épisode !
Comme je m’y attendais, on est sur du déjà-vu mais ce n’est pas pour autant désagréable ou sans saveur. Les acteurs se débrouillent et sauvent une intrigue très banale (pour ne pas dire bancale). En gros, ça se regarde…
Voilà ce que j’appelle un épisode correct, qui maintient l’intérêt sans pour autant être exceptionnel. On attend de voir comment la série va évoluer : il y a clairement du travail à faire pour qu’elle vaille vraiment le détour. Pour…
C’est rare qu’une série semble trouver si vite son équilibre, et pourtant, c’est consistant depuis trois épisodes. Les scénaristes savent ce qu’ils nous vendent, tiennent un personnage qui porte la série sur ses épaules sans problème et proposent des…
Voilà un épisode qui donne l’impression que les scénaristes lisent mes critiques, parce qu’ils ont travaillé exactement le point qu’il fallait pour améliorer le début de la série. C’est toujours un procédural, mais c’est un peu fun et ça…
J’ai moins aimé l’enquête proposée cette semaine, parce que je la trouvais presque trop fluide et facile. Du côté des personnages, on nous développe de manière un brin trop classique les relations avec un détour par le passé pour…
Je ne m’explique pas pourquoi j’étais autant à fond devant cet épisode, mais franchement, j’ai adoré. La série a parfaitement trouvé son équilibre dans l’humour, on connaît bien les personnages et la parodie proposée fonctionne, au point où les…
Est-ce qu’on est parti pour de la qualité au top une semaine sur deux, et sur de l’intrigue flemmarde l’autre semaine ? Peut-être. Franchement, cet épisode est vraiment un épisode tout classique de série procédurale. On a connu mieux, on…
Pas de fil rouge cette semaine et une enquête qui prend beaucoup trop de temps quand j’avais deviné qui serait coupable dès sa première scène… Mais la série parvient malgré tout à rester divertissante dans sa manière d’approfondir les…
J’ai bien aimé certains aspects de l’épisode, mais dans l’ensemble, je suis forcé d’admettre que mon impression première est qu’il est mal écrit – que le personnage de Max est mal écrit et pas du tout crédible. Le fait…
Peu de surprises pour cet épisode de fin de saison qui réussit tout de même à marquer le coup comme il faut, avec une petite inversion des rôles et des arnaques qui se superposent les unes aux autres pour…
ENFIN. C’est le dernier épisode de la série, j’arrive au bout d’un pari interminable (enfin, presque, il reste un podcast à assurer la semaine prochaine et après ADIOU). Rien que pour ça, j’ai envie de mettre 20/20. En vrai, je le mets aussi parce que cette fin est la plus Riverdale possible. C’est efficace. Une série s’achève en sachant parfaitement ce qu’elle était et en nous montrant une dernière fois ce qu’elle était : n’importe quoi. Et ça donne malgré tout l’impression que ça pourra nous manquer !
Spoilers
Betty demande à sa petite-fille (!) de retourner à Riverdale une dernière fois.
Oh putain. 67 ans plus tard ? J’ai l’impression que c’est une première dans une série, mais c’est bien ce que nous réserve le début de ce dernier chapitre de Riverdale : Jughead nous annonce que nous sommes 67 ans plus tard, et donc dans le présent. 2023. C’est donc pour ça qu’ils étaient restés dans les années 50 ? Pour nous vendre cette idée de dernier épisode ? Le plus frustrant dans cette première scène ? Je suis à peu près sûr que ça peut fonctionner.
Jug nous annonce dès le départ, donc, que beaucoup d’entre eux sont déjà morts, que Betty a désormais 86 ans et vit chez sa petite-fille, que nos héros ont eu des enfants et une sympathique vie. Bordel. Est-ce qu’il faut considérer que les six premières saisons de la série n’ont donc jamais eu lieu dans notre timeline ? Cela simplifie cette histoire de bond dans le temps de cinq ans, hein. Non mais bordel, j’ai déjà tellement de choses à écrire et dire et ça ne fait pas une minute que l’épisode est lancé…
Au moins, ils ont eu la décence de ne pas tenter de vieillir Betty ou Alice. J’aurais aimé, cela dit, histoire de rire un bon coup. En tout cas, ce début d’épisode voit Betty apprendre la mort de Jughead et demander à sa petite-fille de retourner une dernière fois à Riverdale, avant qu’il ne soit trop tard. Sa petite-fille accepte et Betty s’enferme dans son passé avec un album photo du lycée.
Forcément, pendant la nuit, elle se réveille pour mieux découvrir que Jughead, version lycéenne, est là à son chevet. Le fantôme lui propose alors de vivre une nouvelle fois une journée de lycée, si c’est vraiment ce qu’elle souhaite. Non mais… Le pire, c’est que je sens que ce délire à la Titanic va fonctionner et permettre d’être vraiment nostalgique.
Après, ça n’empêche pas le ridicule, inévitablement : Betty se retrouve ainsi à demander à revivre la dernière journée de lycée, parce qu’elle n’a jamais pu la vivre. Elle avait les oreillons… Mais ? On se fout de nous, c’est fou. Et en quoi être malade ça empêche de faire signer son album de lycée pendant les vacances, en plus ?
Evidemment, Betty accepte ce marché de Jughead, même s’il lui promet qu’elle risque de souffrir parce qu’elle va vivre une journée de son passé. Betty fait très princesse Disney quand elle redécouvre sa chambre, et ça m’a bien fait rire. On sent que c’est un dernier épisode et qu’ils tentent par tous les moyens de nous rendre nostalgique. Evidemment que Betty regarde par la fenêtre et évidemment qu’il y a Archie en face quand elle le fait.
Jug en profite pour lui raconter qu’Archie est sur le point d’avoir une grande discussion avec sa mère sur ce qu’il fera après le lycée. Allons bon. Il fallait bien qu’on change de perspective à un moment ou un autre. L’avenir d’Archie ? Suivre ce qu’Eisenhower a dit à la télévision et aider à la construction de l’autoroute pendant trois mois. Allez, un job de plus pour Archie ! On n’était plus à ça près. Sa mère s’inquiète de ce départ qui signifie que son fils ne reviendra jamais.
Betty demande alors à Jug ce qu’il est advenu de la mère d’Archie, et on comprend que c’est pour elle le moyen d’obtenir une fin définitive à son personnage. C’est bien, on ne traine pas en besogne et on va apparemment nous donner le sort de tous les personnages. La mère d’Archie finit donc par acheter sa boutique et vivre en colocation avec une certaine Brooke. Oui, oui, une colocation…
Voilà un happy end de dingue pour Mary, n’est-ce pas ? Et le pire, c’est que Brooke n’en est pas à son premier épisode : elle était déjà en couple avec Mary en saison 4 de la série. J’avais totalement oublié cette info, et pourtant, j’adore Luvia Petersen, l’actrice qui joue ce rôle… Il n’y a que cette série pour pondre des trucs pareils et me les faire oublier !
Betty n’a pas le temps de s’en émouvoir, de toute manière : elle entend sa mère et sa sœur discuter tranquillement dans le salon. Il faut donc imaginer que les deux ont réussi à se réconcilier dans les années 50. Alice a donc divorcé et est devenue une hôtesse de l’air. Ensuite, un pilote a fait une crise cardiaque et elle a piloté un avion. Mais… Oh mon dieu, cette série, jusqu’au bout !
C’est bon, ils vont réussi à me faire pleurer de rire. Alice a eu un happy end à voir le monde avec son nouveau mari et a envoyer des cartes postales à Betty à chacune de ses escales, jusqu’à sa mort. Polly ? Elle a eu ses jumeaux (même si le père n’existe pas dans cette version du monde ?) et a arrêté d’être Polly Amourous. Soit. J’aime bien cette manière d’évoquer la fin de chaque personnage, mais par contre, c’est toujours mal écrit : Betty est vieille, donc elle a oublié plein de choses, mais à chaque fois, elle se souvient et termine les paroles de Jug. Bon, il faut s’y faire, j’imagine. Et se faire à l’idée que les parents de Veronica sont totalement oubliés par les scénaristes.
Il faut surtout que Betty se décide à aller au lycée, à un moment. Après tout, c’est le but de l’épisode. Jug lui explique que ce n’est pas vraiment un rêve ni la réalité. Comme toujours avec la série, on se retrouve dans un entre-deux qui obéit à ses propres règles. Cela n’a pas trop de sens, mais ce n’est pas grave, ça permet la nostalgie.
Elle est ainsi hyper heureuse de voir tout le monde jeune et heureux, eux aussi. Elle fait un gros câlin à Veronica, surprise de la voir là malgré ses oreillons, et fait preuve de plein de nostalgie. Betty est toute heureuse d’entendre à nouveau la voix de Toni. C’est en effet elle qui fait l’annonce au micro et explique à tous qu’ils peuvent aller chercher les albums de lycée.
Cependant, Betty ne veut pas encore savoir ce qu’il adviendra de Toni. On comprend bien qu’il y a une hiérarchie qui est faite et qu’on attend un peu avant de nous donner les destins de Jug, Archie et Veronica. Il faut commencer par les moins importants. Ainsi, quand Betty croise Cheryl, elle s’inquiète de ne pas avoir l’occasion de la revoir après le lycée, mais on nous dit bien aussi qu’il y aura une double soirée organisée par la rousse et Toni. Leur happy end sera pour plus tard. L’avantage, c’est que Betty récupère de Cheryl son album et que les scénaristes s’amusent avec le dialogue de Cheryl qui peut à nouveau être la bitch qu’on veut qu’elle soit.
Betty prend ensuite le temps de faire signer son album par tout le monde. Cela commence par Fangs et Midge. Il a droit à sa dernière scène le Fangs, évidemment. C’est surprenant de voir qu’il est resté si longtemps dans la série, tout de même. Fangs part donc en tournée… et les scénaristes le tuent. Oui, oui, ils font de lui une star avec disque d’or pour qu’il meure au bout d’un mois de tournée dans un accident de bus. C’est tellement frustrant !
Bon. Ils ont tué l’un de mes persos préférés – juste pour son glow up – c’est mal parti cet épisode. Midge, elle, survit alors qu’on s’en fiche, non ? Elle a donc une fille et vit de l’argent de la carrière éphémère de Fangs. Putain, pauvre Fangs. Ils n’auront jamais su quoi faire de son personnage et c’est une jolie manière de conclure son intrigue que de le tuer sans proposer de fin. Vous me direz, c’est son happy end : une vraie star du rock…
Les larmes de Betty sont interrompus par Kevin qui lui propose de venir déjeuner avec lui. Et bim, on enchaîne ainsi avec Kevin et Clay qui prévoient d’être des colocataires – comme Mary et Brooke ? Ils sont heureux et plein d’espoir pour leur avenir. Ils ont raison : nous les voyons vivre ensemble à Harlem et être très heureux ainsi. Clay est ainsi un professeur d’université, Kevin lance son propre broadway et ils meurent l’un et l’autre à 82 ans, à quelques semaines d’écart. Une vraie et belle histoire d’amour, donc.
L’épisode est un peu trop à marche forcée pour fournir rapidement les fins de tous les personnages, mais c’est aussi pour mieux nous surprendre avec le twist suivant.
Et le twist suivant, d’ailleurs… Pardon ?! Kevin balance soudainement à Betty qu’elle forme un ménage à quatre avec Jug, Archie et Veronica. Et le trio lui fait alors coucou avec un petit air tout salace… Bordel. L’épisode aura réussi à me fournir un énorme fou rire, et c’est un peu ce que j’attendais de ce dernier épisode : un bon gros wtf. Cela dit, c’est peut-être l’idée la plus logique des scénaristes à ce stade : pas besoin de s’emmerder avec un endgame comme ça. De toute manière, on sait que la petite-fille de Betty connaît à peine Jug donc bon…
Betty se souvient soudainement que sa dernière année de lycée fut plutôt fun et s’en confie à Cheryl, puis à Reggie. C’est à ce dernier qu’elle explique leur plan à quatre : grâce à l’ange Tabitha, ils se sont souvenus des couples qu’ils formaient au lycée en 2020 et qui ne correspondaient pas du tout aux couples qu’ils vivaient dans les années 50. De là, quelques doubles rencards leur ont permis de se rendre compte qu’ils avaient envie de se retrouver et hop, voilà Archie qui couche une fois avec Betty, une fois avec Veronica ; et Jug qui fait pareil. Reggie découvre seulement la vérité, en même temps que nous (bonjour la crédibilité alors qu’il partage la chambre d’Archie !) et ça me fait tellement rire !
Le pire dans tout ça ? Cela paraît crédible, au point où on en est. Reggie est quand même jaloux de ne pas avoir été intégré à ce plan à quatre, mais bon, Betty lui explique qu’il pensait trop à son sport. Et puis, elle devait être déjà bien occupée à coucher – plus souvent qu’on ne pourrait le penser ! – avec Veronica. Allez, c’est de nouveau officiel leur couple ! Ca me fait rire, parce que ça a été exploré pendant deux épisodes et demi avant d’être oublié tout de même.
Reggie ? Son futur est plutôt sympathique pour un futur de personnage de série : le pauvre termine coach de Riverdale High. On aurait pu avoir plus grande ambition pour lui, mais bon, c’est comme ça. Il a quand même une femme, deux enfants, une ferme de ses parents vendus et un enterrement auprès de ses parents et sa femme. C’est déjà ça.
Après tout ça, Betty enchaîne dans sa journée incroyablement remplie avec une visite à Veronica : elle se rend donc au Babylonium pour mieux apprendre que sa meilleure amie/petite-amie a décidé de déménager à Los Angeles. Elle n’en a parlé à personne avant, mais elle a en effet passé quelques coups de films pour devenir productrice de films.
Cette idée lui vient de Josie, bien sûr, mais Betty trouve que c’est la meilleure idée de business de Veronica. Ce serait donc sa destinée d’être dans le cinéma ? Pardon, mais avec tout ce qu’elle a fait du haut de ses 17 ans, ça me fait rire que ce soit le futur qu’on lui choisisse. Veronica promet d’être toujours là pour Betty, quoiqu’il arrive… et on attend confirmation de Jug.
Il commence par nous expliquer l’ascension fulgurante de Veronica d’assistante à directrice d’un studio (avec au moins trois films The Comet). Attendez, merde, on en est déjà à nous raconter le futur de Veronica ? Cet épisode approche donc de sa fin ? Suis-je prêt à dire au revoir à ces personnages ?
Je ne sais pas, mais il va bien falloir, parce que Veronica est enterrée dans un cimetière hollywoodien à présent. Betty nous raconte être allée sur sa tombe, mais aussi à quelques-unes des premières de Veronica. Malgré cela, on apprend que Betty n’a pas gardé assez le contact avec Veronica, et avec les autres aussi. Oh. Merci la nostalgie, ils vont jouer sur les regrets des lycéens en nous ?
Et ne pas nous dire avec qui Veronica finit sa vie ?
Les deux lycéennes organisent comme prévu une soirée importante, l’occasion de faire un dernier détour par Dark Room. Cheryl y tient une exposition artistique – avec grosso modo tous ses camarades de lycée à poil dans des œuvres d’art (y a que Riverdale pour proposer sérieusement ça) – et Toni y vend le premier des six volumes de Black Athena, son magazine littéraire de lycée acclamé (mais par qui ?).
Cheryl deviendra ainsi une grande artiste très reconnue aux États-Unis, et même un peu en Europe. Cela ne l’empêchera pas de rester en couple avec Toni – on imaginait difficilement autre chose après ces sept saisons – et de militer avec elle une fois qu’elles s’installent ensemble. La petite blague les concernant ? Elles ont un fils qu’elles décident de nommer Dale en hommage à Riverdale… Oh bordel, est-ce que les scénaristes espèrent qu’on fasse ça avec nos gosses un jour ? Désolé, mais « baby Anthony » ça a plus de gueule que « Dale ». Non ?
Betty est tout de même intriguée et souhaite savoir comment elles mourront : paisiblement. Merci Jug pour tant de détails. Il se donne moins de mal à imaginer les choses quand il est question de Julian – mort à 28 ans dans la guerre du Vietnam. Putain, c’est si jeune, surtout par rapport à Nana Rose, increvable au point qu’on ne saura pas comment elle meure. Ou à quel âge. Elle est juste réincarnée plusieurs fois. Du grand Riverdale.
Ce grand n’importe quoi continue avec le principal du lycée qui se marie avec la prof pas communiste finalement, parce qu’il faut bien leur fournir un happy end à ces personnages secondaires (absolument pas ?). D’autres n’ont pas cette chance et putain, putain, putain ? Ils osent des trucs tellement improbables : Frank et le père de Kevin sont ainsi assassinés par Chic, un prostitué trouvé sur le bord de la route. J’en peux plus. Cette intrigue sort tellement de nulle part ! Déjà qu’est-ce qu’ils foutent ensemble ces deux personnages ? Et Chic ? C’est vraiment ça le sort qu’ils réservent pour le personnage de Chic ? Tout le monde l’avait oublié, c’était pas nécessaire !
Veronica annonce à Jug et Archie son départ à Los Angeles. Cela ne plaît pas du tout à ses deux petits-amis qui le prennent mal et qui se gâchent ainsi la dernière soirée de lycée. L’avantage de cet épisode, c’est que Betty peut le réécrire en s’incrustant dans la conversation. Elle a alors l’idée de leur dire de célébrer ce qu’ils ont vécu, le fait d’avoir survécu deux fois au lycée et d’avoir été si comblé physiquement. Mais pas que physiquement, hein.
Oh, c’est la fin. On sent que c’est la fin qui approche à grande vitesse : Archie propose au reste du plan à quatre de faire un dernier tour de voiture tous ensemble autour de Riverdale. Une manière de se dire au revoir, quoi. Il fait encore jour dans cette journée interminable et… pfiou, c’est un joli plan plein d’émotions en vrai. Je n’y suis pas encore, cependant.
Les scénaristes ménagent autant que possible leur effet : Betty explique ensuite au fantôme de Jug qu’elle ne veut pas rentrer dans le manoir Blossom où Cheryl a organisé son after. En effet, Betty sait que c’est la dernière fois qu’ils seront tous ensemble – et c’est trop pour elle. Elle ne veut pas dire au revoir – mais Jug lui rappelle que c’est ça l’histoire de la vie (le cycle éterneeeeeel) : on dit bonjour, on marche ensemble un temps et on se dit au revoir.
Franchement, c’est creux comme réplique, mais c’est très Jughead. Et la musique choisie pour accompagner cette scène ? J’adore, tout simplement. Elle a ce petit sentiment de fin. Ce n’est pourtant pas encore la fin : on a le droit à la soirée chez Cheryl, avec Archie, devenu poète célèbre (lol), qui attire toute l’attention sur lui pour parler des epic highs and lows of High School Football. J’ai souri comme le reste du casting – à ce stade, les scénaristes savent à quoi ils disent au revoir après tout, et c’est bien de penser aux… bordel, j’allais écrire fan. Suis-je fan de ce truc finalement ? C’est terrible.
Le poème d’Archie ? Il est super naze littérairement parlant, mais il a pour vocation de résumer en quelques vers chaque personnage. L’idée est de balancer tous les souvenirs de la série que les scénaristes n’ont pas eu l’occasion d’évoquer ailleurs, clairement. Betty et ses mandarines, Veronica et ses reconversions professionnelles (et la dialyse humaine qu’elle était devenue, j’avais déjà oublié la fin de saison 6 !), Cheryl et son frère dans la cave, Toni et sa veste avec une faute d’orthographe (putain, mais ils osent tout, c’est vraiment « regardez toutes les merdes qu’on a écrites avant qu’on tire la chasse »), Jug et la défenestration de son prof, Kevin qui couche dans les bois au lieu de chanter, Fangs qui n’est plus qu’un voleur d’organes (la tronche de Cheryl, c’est exceptionnel – mais… Tabitha devait effacer les mauvais souvenirs non ? Et comment c’est possible d’avoir oublié cette histoire de trafic d’organes dans des congélateurs ?), Reggie encore et toujours résumé au fait qu’un autre acteur a interprété ce rôle. Et l’ours ? Et ARCHIE À POIL ? On veut une strophe d’Archie sur Archie au point où on en est.
La série se le garde pour la fin de toute manière. C’est Archie tout de même. En fin de soirée, il débarque donc pour dire au revoir à Betty et lui expliquer qu’il a toujours eu l’impression qu’ils finiraient ensemble. Après tout, l’histoire a commencé avec eux voisins. Toutefois, Betty lui explique qu’ils ne sont pas endgame et que le futur sera différent : Archie ira en Californie et ne reviendra jamais. Il y rencontrera une jolie fille et s’installera avec elle. Il sera ouvrier dans le BTP et écrivain en même temps, et très heureux… mais pas avec Betty. Ou Veronica. Bim. Il demandera toutefois à être enterré à Riverdale, auprès de son père, et… c’est tout. C’est une fin douce-amère, mais j’aime bien l’idée. On termine par un baiser Betty/Archie qui est plus poétique que le poème d’Archie.
Après ça, Betty demande encore un dernier détour à Jug : elle souhaite se rendre sur la tombe de Tate Pop. Elle est nostalgique de sa mort, au début de leur dernière année de lycée, mais ça la lance dans une réflexion sur la vie après la mort. Moi, de mon côté, ça m’a fait réfléchir au fait que ça aurait été plus logique d’avoir Tabitha comme ange permettant à Betty de revivre sa dernière journée de lycée, mais bon.
Cela dit, ça aurait cassé l’idée de nous révéler ce que son devenu Jughead et Betty. Le premier a lancé sa maison d’édition de comics, la seconde est devenue autrice à succès grâce à son livre, puis une colonne de conseils et ses combats d’écrivains à New-York. Oh. À deux doigts de nous parler de la grève des scénaristes là ! J’ai eu peur, un temps, qu’elle n’affecte la fin de la série, mais bon, ce n’est pas comme si les scénaristes avaient beaucoup bossé sur cette série ?
Le plus important de cette scène ? On nous révèle que Betty a consacré sa vie à son magazine féministe, She Says, et son travail, mais pas à son mariage. Elle a adopté sa fille et est heureuse de laisser en héritage sa famille. Et Jug non plus ne s’est pas marié. Donc… Il n’y a qu’Archie qui se marie finalement ? C’est osé comme message pour une série ado, et ça change des endgames habituels. La série va encore être défoncée par tous les fans à ce stade.
Pourtant, j’aime bien cette idée. Après tout, aucun d’eux ne méritent de finir en couple et ça évite les guerres entre fans. Tout le monde est déçu comme ça, bien fait. Betty a tout de même le temps de dire qu’elle aimerait rester à Riverdale pour toujours, mais Jug lui affirme que ce n’est pas possible.
Betty accepte donc de retourner en 2023 et peut ainsi revenir une dernière fois à Riverdale, en tant que vieille dame accompagnée par sa petite-fille. Elle se met alors à réciter un poème bien meilleur que celui d’Archie sur les lieux marquants de la série, leur disant au revoir à chaque fois. Je trouve que c’est une excellente idée – c’est bien meilleur que de dire au revoir aux personnages. Disons adieu à la ville, à ses décors improbables et désormais vidés. Dur de ne pas sentir que c’est la fin quand on voit tous les décors vides ou fermés. C’est une belle manière de résumer la série (encore) et de dire au revoir à cette ville.
L’autre belle manière de dire au revoir à la série ? Betty meurt à son tour dans la voiture, alors qu’elle arrive sur le lieu du diner Pop’s désormais fermé et à vendre. Oh. La fin de la série voit ainsi une Betty bien plus jeune sortir de la voiture et se rendre dans le diner où l’attendent tous ses amis. C’est un peu lourd de la voir faire un câlin à tout le monde, mais c’est une manière de dire au revoir à tous – même à Julian ou au souffre-douleur du lycée qui est là aussi.
J’ai du mal à croire que leur Paradis – leur Sweet Hereafter – soit de rester coincé à 17 ans à la période du lycée s’ils ont vécu une vie jusqu’à 86 ans, hein. Perso, si c’est ça le paradis, j’en veux pas trop, le lycée, j’ai donné une fois, merci bien ! Plus sérieusement, pour la série, c’est une très bonne fin – et c’est plus qu’inattendu après cette saison.
Betty, Jug, Archie et Veronica resteront donc pour toujours des lycéens de 17 ans (we could be seventeeeen) qui savourent des milkshakes en partageant les derniers potins. Et ça, c’était l’essence même de Riverdale. C’est bien d’avoir ce dernier épisode qui le rappelle, et c’est bien d’avoir une conclusion proposée par Jughead pour nous l’expliciter au max. Bien sûr, c’est une suite de clichés cette fin, mais… c’est efficace ?
Un cliché n’est pas un cliché pour rien et on sait à présent que Riverdalesera toujours là pour nous accueillir en cas de besoin. Et c’est sûr que ces sept saisons étaient tellement remplies de n’importe quoi que je suis à peu près sûr que si je la revois un jour, je découvrirais de nouvelles choses complètement cinglées.
Bon, de là à la revoir, en revanche…
Au revoir, farewell, adiou aux éclats de rire nerveux incontrôlables devant les twists improbables
Compteur d’Archie à poil : +1, très timide, sur un tableau de Cheryl. Les abdos manquaient dans ce dernier épisode. Une petite chanson aussi – depuis quand les acteurs ne chantent-ils pas ?
Eh bien ! J’y suis ! Je suis arrivé au bout de la série et de ces sept saisons, j’ai tenu jusqu’au bout, et je termine même la série le jour de la diffusion du dernier épisode. Merde, je crois que je termine avant Morgane et Aurélien qui m’ont forcé à regarder !
Que dire ? Cette saison 7 était pénible scénaristiquement parlant, parce qu’on en attendait tous autre chose. On voulait une manière de dire au revoir à ces personnages en 2023, pas une saison complète dans les années 50. Pourtant, cette longue saison qui ne raconte rien a fait du bien à la série : elle a permis aux scénaristes d’explorer toutes les facettes de chaque personnage et de ne pas s’embourber dans une intrigue incompréhensible. Bon. Il y a eu le milkman, mais ce n’était pas l’essentiel.
C’est une dernière saison particulière, mais qui aura capitalisé sur le grand n’importe quoi qu’a toujours été la série et sur les épisodes spéciaux qu’elle pouvait sortir n’importe quand. La conclusion de la série est jolie, j’ai envie de croire que c’est une réussite.
Quant à la série… Je sais que j’ai encore plein de choses à en dire, mais pour ça, je vous donne rendez-vous mercredi prochain à 21h pour le prochain épisode du podcast 42 minutes.