The 100 – S07E11

Épisode 11 – Etherea – 14/20
J’ai beau avoir beaucoup de patience avec cette série que j’adore et avec cet épisode qui apporte enfin une réponse assez attendue depuis plusieurs épisodes, je ne peux pas prétendre que c’était satisfaisant. L’épisode était long, manquait malgré cela d’approfondissement et réussissait malgré tout à nous pondre une évolution de personnage trop rapide pour réussir à être crédible. Bref, je suis déçu, alors que la série avait toutes les cartes pour réussir cet épisode. C’est une constante au sein de cette saison, mais quel dommage purée…

> Saison 7


Spoilers

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I have a better idea : we survive, both of us.

Être en vacances n’est certainement pas une excuse pour ne pas regarder un nouvel épisode d’une de mes séries préférées, c’est donc parti pour la critique de cet épisode. En plus, le résumé est plus que clair : il va enfin être question de Bellamy, qui ne peut pas être mort, évidemment.

L’épisode repart sur Levitt, sacrément défiguré par sa torture. C’est le moment d’en apprendre un peu plus sur les conséquences de l’épisode précédent, avec le fait que Clarke permette à tout le monde de s’en sortir en étant la clé. Heureusement qu’Octavia n’a jamais vraiment dit la vérité. Levitt reprend ensuite la main sur l’interrogatoire d’un homme brisé par l’explosion ayant tué « Bellamy »… et il comprend aussitôt que notre héros n’est pas mort. Ben oui, du con, qu’est-ce que tu croyais au juste ?

D’accord, mais dans ce cas, où est Bellamy ? Ben ma foi, dans une forêt qui ressemble bien trop à celle de Sanctum à mon goût. Ou alors, à celle sur Terre. Il n’est pourtant ni à Sanctum, ni sur Terre, mais bien sur ce qui ressemble fort à une nouvelle planète, et pas seul, tant qu’à faire.

Son arrivée commence donc par un petit coup de poing, histoire que ce soit plus fun comme ça. La scène est assez violente, mais pas de quoi s’inquiéter. Evidemment que Bellamy s’en tire sans trop de dommage, et en laissant la vie sauve au disciple qui l’accompagne suite à l’explosion. Cet énième flashback nous fait découvrir une nouvelle planète avec des montagnes rocheuses à faire rougir les menhir d’Obelix. Bell met un certain temps à tenter de monter au sommet pour obtenir une meilleure vue, en vain.

Quand il revient sur ses pas, il découvre que le disciple qu’il a épargné s’en est sorti en vie. Bien. Il le retrouve alors dans une grotte, où le disciple tente encore et toujours de le tuer. À chacun sa vision de l’Enfer, j’imagine. Bellamy ne l’entend pas trop comme ça, cependant, et il arrive vite à convaincre le disciple que la meilleure chose à faire pour eux deux est de s’arranger pour travailler ensemble.

Cela fait du bien de retrouver Bellamy, mais c’est très cliché tout ça, puisqu’on le retrouve ensuite en train d’essayer de soigner le pauvre homme en blanc qu’il a blessé lui-même – et qui n’est plus si blanc tellement il est couvert de boue. Ses blessures sommairement soignées, l’épisode peut enfin avancer vers autre chose, avec une survie simplifiée sur cette planète ressemblant à la Terre. J’ai beau aimer Bellamy, je me suis retrouvé plus impatient qu’autre chose de voir comment ça allait avancer et où on irait. Du coup, quand Bell prend son temps à s’occuper de son blessé en lui partageant ses souvenirs de leçons de Pike, j’ai trouvé ça long…

Bellamy aussi trouve le temps long dans cet épisode, ce qui lui permet de trouver le temps de livre la Bible de notre Prophète préféré, le Berger de Bardo. Sa lecture est toutefois silencieuse, ce qui ne permet pas de savoir exactement ce qu’il en est. Oh, au réveil du disciple, il lui en parle, évidemment, mais ça ne nous apprend pas grand-chose : le Berger pense qu’une guerre finale permettra à la race humaine de mieux survivre et de s’en sortir.

Seulement voilà, Bellamy n’est pas d’accord du tout avec cette vision des choses. Le débat entre les deux hommes ne mène nulle part, mais le temps passe malgré tout avec ce débat. On avance rapidement dans l’épisode, l’homme étant progressivement soigné. Le problème, c’est qu’à cinq ou six épisodes de la fin, personne n’a envie de découvrir un nouveau personnage et que ce disciple n’a rien pour lui franchement. Il fait ainsi semblant de trahir Bellamy, juste pour le principe…

Bref, heureusement que le paysage de cette énième planète est aussi beau que répétitif, sinon, ce serait déprimant. En parlant de répétition, le duo se retrouve ensuite pris dans une tempête de neige, avec des orages, ce qui n’est pas sans rappeler cette espèce d’Antarctique avec bête gigantesque avalant nos héros de leur plein gré il y a quelques épisodes.

Le disciple passe son temps à essayer de convertir Bellamy en lui parlant du Berger, mais c’est en vain. Ils en viennent donc à se séparer, Bellamy préférant continuer son chemin, malgré la tempête, parce qu’il dit ne pas être effrayé. Les scénaristes en profitent pour jouer sur les émotions et nous faire croire qu’il pourrait mourir, alors qu’on sait bien que non.

Il est finalement sauvé in extremis par son nouvel ami, l’emmenant à nouveau dans une grotte. Appelons-la la planète des grottes, à force. Les deux hommes apprennent à se connaître toujours davantage et sont désormais quitte, mais Bell est plus intéressé par la grotte étrange que par son coéquipier. Dans la grotte, il trouve une étrange photo, mais aussi une source de chaleur mystérieuse et jaune, qui doit pas mal simplifier la vie au milieu d’une tempête de neige.

Le disciple avec lui est aussitôt convaincu qu’il s’agit de la cave permettant l’ascension vers autre chose et il se met donc à prier, persuadé que le Berger lui a toujours dit la vérité. Cette fois, j’ai baillé franchement, surtout que Bell se met à douter de la véracité des propos du Berger. Au secours, quoi. Et puis, cette source de chaleur mystérieuse est bien sympathique, mais elle ne permet pas de manger, hein.

Heureusement, Bellamy finit par parler davantage avec le disciple, histoire de comprendre que le Berger qu’admire tant son colocataire n’est jamais que Bill, un cinglé qu’il a eu l’occasion de prêcher dans le vain. C’est plutôt sympa, même si ça mène à une discussion sur un équivalent de la caverne de Platon, quoi, même si Bell est plutôt team St Thomas. Il est testé par le disciple voulant une preuve de la supériorité de Bell, dont il est lui-même persuadé. L’avantage, c’est que ça permet d’apprendre à mieux connaître Bell, notre héros se découvrant lui-même.

Et il reste tellement longtemps dans cette cave qu’il finit par bouffer des scorpions, sans réussir pour autant à compter les jours et en voyant sa barbe continuer de pousser. C’était sympathique, même si ça posait pas mal de questions aussi. Notons d’ailleurs que le Berger aurait supporté deux mois dans cette cave de l’ascension.

Dépité et accablé par l’ennui, Bellamy finit par accéder que l’homme lui montre ce qu’il sait faire pour lui permettre de découvrir sa religion. Tout ce qu’il fait, c’est de la méditation et quelques prières. C’est toutefois hyper efficace, contrairement à ce qu’il pensait, et ça permet à Bell de prendre contact avec… Bill. Chacun ses visions prophétiques.

Ce dernier lui apprend qu’il ne voit pas tout ce qu’il désire de voir et que la cave peut en révéler bien davantage que ce qu’il veut voir. Rapidement, elle mène donc à sa mère, Bill amenant Bellamy à celle-ci. Le message est alors que la lumière mènera Bellamy où il veut, et ça ne manque pas : quand il touche le centre de la vision, il parvient ainsi à sortir du labyrinthe. Comme si de rien n’était. Il n’en faut pas plus pour que Bell se convertisse à la religion de la secte, parce que pourquoi pas ? What the fuck, où est la construction du personnage ?

Il demande alors au Disciple d’avoir de la foi et de lui faire confiance, l’embarquant dans son aventure d’escalade, parce qu’à quoi bon contourner les obstacles après tout. Puisqu’il faut bien un peu de suspense dans l’épisode, le disciple a du mal à survivre et demande même à ce que Bell le tue. Celui-ci se refuse évidemment à tuer le prisonnier, pourtant toujours fidèle au Berger. Tout ceci est bien redondant tout de même.

À force de persévérance, Bellamy et le disciple parviennent tout de même à une dernière caverne, avec la fameuse pierre d’anomalie permettant de passer d’un monde à l’autre. Le disciple active aussitôt les coordonnées et tombe ensuite dans le vide, même si ça me semble être la pire idée du monde. Finalement, Bellamy et son nouvel ami sont contents d’arriver à Bardo et de rencontrer enfin leur sauveur. Ouep, il est aussitôt fan de notre méchant.

Ce n’est pas grave pour Bill : il sait exactement quoi faire pour ne plus paraître si méchant. Bellamy le vénère après tout ce qu’il s’est passé et après sa vision de Bill dans la cave plus tôt dans l’épisode. Ainsi quand il voit Bill il s’agenouille devant lui et accepte aussitôt d’être amené auprès d’Octavia, Echo et Clarke. Toutes les trois veulent se jeter sur lui, mais ce n’est pas si simple.

Les soldats veulent les empêcher de le faire. Clarke se permet toutefois de le faire, révélant à Bellamy, avant même de le retrouver pour de vrai que si on l’appelle la Clé, c’est parce que Bill pense encore qu’elle a la flamme en elle. Ni une, ni deux, Bellamy trahit Clarke et grille son seul avantage devant elle, devant Echo, devant Octavia, devant Gabriel (encore en train de manger) et le tout en appelant Bill « mon Berger ». Aha. J’ai bien ri de la tête de Clarke, ma foi ! Sinon, rien à taper de Diyoza dans cet épisode apparemment, Hope a disparu, on parle à peine d’Anders et Octavia a repris sa vie comme si de rien n’était. Les scénaristes oublient totalement qu’on est là pour les personnages, apparemment.

> Saison 7

The Outpost – S02E13

Épisode 13 – This Is Our Outpost – 16/20
Ils n’ont pas les moyens, mais ils tentent quand même de mettre les petits plats dans les grands et ça leur fait du bien. Cette fin de saison est pleine de bons moments et mènent à des scènes plutôt très attendues. J’ai eu l’impression que l’épisode était une fin de série jusqu’à la scène finale qui relance le tout pour la saison 3 : à quelques répliques et une scène près, on pouvait s’arrêter là. Je reviendrai quand même en septembre !

Saison 2


Spoilers

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You were just doing what you thought was queenly.

Il faut que j’arrête de stopper mes visionnages de séries à quelques épisodes de la fin de saison, parce que c’est frustrant. Je me suis remis dans la série pour m’arrêter maintenant qu’elle redevient bien. Enfin, le terme est grand, mais bon, j’ai trouvé cette saison 2 meilleure que la première. Reste à évoquer la fin pour voir si c’est à la hauteur du peu que j’en attendais !

L’épisode redémarre avec Gwynn qui fait libérer Elinor et Janzo. Oh, elle ne rend pas son argent à Elinor, hein, mais elle la laisse libre. Janzo ? Même son de cloche, malgré ses trahisons et ses paroles à l’encontre de la reine Rosmund, qu’il dissocie de Gwynn. Il est pire que moi, là. Enfin, si personne ne la tient au courant de la vraie identité de Naya, Gwynn décide de libérer aussi son ancienne femme de chambre, pour la remercier de l’avoir prévenue de la bombe et parce qu’elle sait qu’elle aurait la même chose qu’elle a sa place. D’accord.

Gwynn remarque toutefois la disparition de Sam, et ça l’embête beaucoup. Apparemment, elle espère le libérer malgré tout et demande à Tobin de le retrouver. Tobin est beaucoup moins certain de vouloir voir Gwynn devenir reine maintenant qu’elle n’est plus si autoritaire et qu’elle paraît un peu trop gentille, mais il n’a pas le choix de faire avec.

Talon et Garret choisissent ce moment pour revenir à l’Outpost avec des informations peu rassurantes, confirmant même l’explosion évoquée par Naya. Garret est vraiment inquiétant, présentant Sana comme une méchante impossible à battre et l’armée ennemie comme bien trop importante.

Tobin confirme alors le plan de Naya dans l’épisode précédent : elle conseillait à Gwynn d’abandonner l’Outpost et il trouve que c’est une bonne idée. Gwynn s’y refuse, mais elle sait qu’elle doit au moins protéger son peuple. Ainsi, Gwynn fait évacuer l’Outpost, laissant seulement deux heures aux habitants pour quitter les lieux. Elle leur offre une possibilité de refuge et se fait acclamer pour sa décision de rester en arrière avec son armée, afin d’accueillir le Prime Order. Bien.

Pendant l’évacuation, Janzo retrouve Munt, son frère. C’est marrant parce qu’on en revient encore et toujours à la filiation de Janzo et Naya. Cette dernière est encore là, oui, elle ne souhaite pas quitter l’Outpost. Janzo non plus ne le quitte pas, mais il souhaite vraiment la voir partir pour aider à l’évacuation et à l’installation d’un nouveau refuge. La séparation entre les deux est inévitable, mais traitée par-dessus la jambe, franchement. Je suis juste triste de voir ce couple que j’adorais être traité comme ça.

Et histoire de vite oublier cette scène, on enchaîne avec un pigeon voyageur envoyé par un traître au Prime Order. Elinor n’évacue pas non plus l’Outpost, préférant planifier un moyen de récupérer son or, mais elle est interrompue par l’arrivée de Talon dans son auberge. Les retrouvailles avec Janzo sont mignonnes, de même que celles avec Gwynn. Il était temps !

Ces amitiés manquaient aux derniers épisodes, et j’ai bien aimé les différentes interactions, notamment celles lorsque Janzo entend parler de Zed et de ses coucheries avec Talon. Par contre, Gwynn et Talon ne sont pas super sympathiques avec lui. Il continue de travailler sur les explosions à stopper, mais est toutefois gêné par la présence de Sam dans son labo.

C’est chouette de voir ainsi Gwynn retrouver Sam, et ça permet également à celui-ci d’être libéré en regagnant la confiance de Gwynn assez simplement. Il est clair que je préfère Gwynn à Rosmund, moi aussi. Mince, je suis du côté de Janzo, sérieux…

Du côté du Prime Order, Sana qui est devenue Un à la place de l’ancien, réclame que l’on commence enfin l’attaque contre l’Outpost, mais elle, elle ne veut pas le détruire. Elle sait que c’est trop important comme point stratégique… Gwynn pense la même chose de son côté, mais elle n’est pas prête non plus à faire intervenir Talon. Elle refuse l’ouverture du portail qui pourrait pourtant les sauver.

Tobin insiste alors pour l’évacuation de l’Outpost, mais Gwynn s’y refuse toujours. Par contre, elle a une idée brillante de plan. Bien. A l’arrivée d’une partie de l’armée du Prime Order, les lieux semblent donc complètement déserts. Ce n’est évidemment pas le cas. Gwynn propose aux soldats de la rejoindre une nouvelle fois, mais ils refusent.

Elle révèle donc l’embûche qu’elle avait prévu depuis le départ : Janzo a mis au point des petites grenades et les combats peuvent commencer. C’est assez sanglants et les chorégraphies sont toutes bonnes, même si certains passages sont plus rigolos qu’autre chose, notamment lorsqu’on voit Tobin débarquer tel Tarzan ou Janzo être surpris par un soldat du Prime Order. J’ai tellement ri de son cri !

Garret lui vient en aide, alors que Talon est occupée ailleurs et que Gwynn manque de mourir plusieurs fois, sauvée chaque fois par un soldat ou Sam. Sam, par contre, finit par se prendre un coup d’épée. Il fallait bien qu’un des gentils se prenne un coup à un moment ou un autre.

D’ailleurs, en parlant de ça, Elinor profite du chaos ambiant pour tenter de voler (récupérer, pardon) son or avec l’aide de Munt. Toutefois, quand ils entendent Janzo en danger, ils se précipitent à son secours. Oui, même Elinor. Elle se sacrifie ainsi pour sauver Janzo, son fils, et meure tuée par sa propre lame. C’est une scène très triste à voir – et elle l’aurait été davantage si j’avais aimé Elinor. Seulement voilà, elle me soulait plus qu’autre chose.

Il n’empêche qu’elle manquera à la saison 3. En attendant, elle meure avec la révélation d’un secret sur les tunnels de l’Outpost (j’étais sûr que ça jouerait un rôle) et sa mort énerve Munt qui se lance à son tour dans les combats, sauvant de justesse la vie de Tobin. Son aide inattendue est ce qui permet finalement de gagner la bataille, mais pas la guerre.

Gwynn est sympathique avec sa petite réplique pour l’expliquer. Tout le monde se retrouve alors à la taverne pour mettre au point un nouveau plan. Janzo est en larmes quand on le revoit et qu’il annonce la mort d’Elinor à tout le casting. Il a toutefois déchiffré les derniers mots de sa mère. Les tunnels peuvent donc permettre d’utiliser des bombes afin de s’échapper et de se retrouver dans le camp ennemi. C’est intéressant parce que c’est très nécessaire pour sauver l’Outpost de la bombe du Prime Order.

Bien sûr, Garret et Talon ont tous les deux envie d’être le héros qui sauvera l’Outpost. Leur plan est simple : il suffit de faire exploser l’arme des ennemis au sein de leur propre camp avant qu’elle n’atteigne leur maison. Simple, oui, mais pas sans danger. Talon précise à Garret qu’il lui a donné une famille, c’est mignon, mais pas suffisant pour le démotiver d’être celui qui fera exploser la bombe.

Pourtant, ça n’a aucun sens de voir Garret s’y coller alors qu’il ne résiste pas au Kinj. C’est pourtant le plan qui est mis en place, et Garret part donc avec Janzo.

De son côté, Sana découvre son échec et n’apprécie pas trop de comprendre qu’elle est en train de perdre. Elle s’y refuse, mais elle est bien contente d’avoir deux autres armées en approche et un traitre à l’intérieur. Celui-ci peut en effet ouvrir tranquillement les grilles de l’Outpost.

Gwynn refuse de quitter les lieux, même si elle comprend aussitôt qu’elle est morte. Malgré tout, elle veut mourir telle une héroïne. Moui. Elle se replie avec son armée, alors que Talon fait l’idiotie de ne pas respecter les ordres de Gwynn. Elle ouvre donc le portail pour appeler son peuple de Sang Noir.

Mon dieu. C’est l’occasion de retrouver Zed qui est celui qui fait venir quelques monstres de plus, mais aussi des Sangs noirs. L’armée du Prime Order n’était pas prête pour ça… mais à vrai dire, les personnes chargées de la post-production non plus. On s’en doutait, les effets spéciaux sont compliqués à gérer. Par contre, cette fin de saison prend des allures de fin de série avec Talon accomplissant enfin la prophétie des Sangs Noirs. Alors que la bataille fait rage, Janzo utilise sa plus grosse bombe pour faire un trou au sein du camp du Prime Order. Cela permet à Garret d’entrer dans la tente de Sana. Il reprend son rôle de lobotomisé pour lui plaire.

Bon, Sana n’est pas débile et sait ce qu’il fait, mais comprenant qu’elle avait perdu, elle a déjà renvoyé son Kinj à la capitale. Ah. Je ne savais pas qu’ils pouvaient faire ça, mais c’est intéressant pour la saison 3. Quant à Sana, elle meurt beaucoup trop rapidement à mon goût : Garret peut la planter sans le moindre mal alors qu’elle tente un coup de poker, espérant qu’il soit amoureux d’elle.

Sana morte, Garret peut sans mal faire exploser la bombe du Prime Order. Par rapport à il y a deux épisodes, on a droit à une bombe beaucoup trop puissante, qui nous rase une bonne partie du champ de bataille devant l’Outpost où était l’armée ennemie. Cela fait beaucoup de soldats ennemis morts… mais aussi beaucoup d’alliés : la moitié de l’armée de Gwynn est morte.

La série nous fait aussi un suspense autour de Janzo, mais je le savais en vie quoiqu’il arrive. Pour la conclusion de cette saison, nous avons alors droit à Garret qui explique à Tobin (pourquoi ?) et Gwynn qu’il ne se pardonne toujours pas, même après sa vengeance. Sans trop de logique, il s’incline donc devant Tobin. Il refuse de rester l’amant de Gwynn, il souhait que Tobin et elle soient heureux en couple et il s’agenouille devant la reine qu’il veut continuer de servir.

C’est bien beau, mais ce n’est pas suffisant. Ben oui, le cliffhanger de la saison révèle un coup d’état très prévisible de la part des Sangs Noirs : Zed a ramené avec lui les « Black Fist » et insiste pour dire que l’Outpost a été construit par des sangs noirs. En conséquence, il fait de Gwynn et l’ensemble de ses sujets ses prisonniers. Oups.

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EN BREF – Comme pour la saison 1, j’ai tenu pendant tout l’été avec cette série avant de l’abandonner quand la bise fut venue. Ou juste, la rentrée des networks, quoi. La saison 3 sera diffusée justement à la rentrée, à cause du coronavirus, et je ne sais pas si c’est bon signe pour la série.

En même temps, j’ai un peu plus accroché à cette saison 2 et à son univers. Avec le temps, j’ai fini par me faire à une bonne partie de la mythologie de la série et j’accroche plutôt bien à la lutte de pouvoir qui s’y joue. Cela m’aide bien d’adorer Gwynn, c’est sûr… Je ne peux toutefois pas oublier que la saison est parfaitement inégale : il y a d’un côté de très bons épisodes qui ont réussi à m’accrocher autour de certaines intrigues ou personnages que j’aime, et de l’autre, des épisodes très médiocres avec des intrigues douloureusement inintéressantes et des personnages qui me laissaient de marbre.

L’ensemble est donc très difficile à évaluer. C’est une série que je vais continuer et que je suis même content de retrouver après plusieurs mois, mais ce n’est pas non plus une série incontournable. C’est la seule que je regarde de ce genre-là, alors elle se fait petit à petit une place dans mes habitudes. Qui sait, avec le temps, je finirais par accrocher à ce genre peut-être. Hum. À l’impossible, nul n’est tenu.

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Saison 2

The Outpost – S02E12

Épisode 12 – In the Worst Corner of my Memory – 15/20
C’est beaucoup mieux dans cet épisode qui a réussi à me provoquer un fou rire tout en me décevant sur une intrigue, mais aussi à enfin faire coller ensemble différentes parties de la saison. Certains arcs sont un peu plus logiques à présent… En revanche, le cliffhanger menant à l’épisode final n’est pas aussi intense que je ne l’imaginais pour un double épisode diffusé en une soirée. C’est étrange.

Saison 2


Spoilers

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We’re twins!

Sommes-nous vraiment obligés d’assister au pire ? La série l’est déjà en nous faisant un résumé d’épisode qui ne reprend pas les scènes choisies finalement dans le montage de l’épisode précédent. Janzo y apparaît sans piqûre de moustiques par exemple. Lol.

L’épisode recommence par Talon, comme bien souvent, qui accompagne Garret dans sa vengeance pour mieux se retrouver à devoir lui servir de guet et de guerrière repoussant les gardes qui s’en prennent à lui. Lui, il retourne se venger auprès de son bourreau, en expliquant que Gwynn a survécu et en apprenant que Sana s’est barrée avec un des Trois.

Bon, bref, on commence par des batailles interminables et des combats qui proposent de jolies chorégraphies, mais rien d’intéressant ou d’incontournable, ma foi. Après, ça fait partie de l’intérêt de la série de voir ce genre de combats, puisque c’est volontairement de la fantasy médiévale. Nos deux héros réussissent leur mission sans problème.

Ils continuent alors leur chemin pour retrouver Sana et Un, ce qui permet à Garret de parler un peu plus longuement de ce qui lui est arrivé lors de son passage à la Capitale. Lorsqu’elle entend parler d’une lumière grise s’échappant de Deux, la femme du trio, Talon comprend que qu’il s’agit en fait de Kinj. Le trio est donc relié à l’intrigue de Talon, c’était donc ça tous ces détours sur le sujet.

On en arrive rapidement à une confrontation entre Garret et Un, observée par Talon. Si Garret n’arrive pas à tuer le Kinj de lui-même, Talon n’a aucun mal à résister à son pouvoir et transpercer super rapidement une première partie du trio. Bon, ben plus que deux pour affaiblir définitivement le Prime Order. Ou pas.

Sans trop de surprise puisqu’ils ne tuent pas le Kinj avec certitude, Sana arrive à temps auprès d’Un pour récupérer son Kinj. En fin d’épisode, Talon et Garret constatent ensemble l’échec de leur mission…

À l’Outpost, Gwynn continue de sympathiser avec Alton. La scène ne sert à rien de plus que dans l’épisode précédent, mais bon. Il est beaucoup plus intéressant de voir Naya revenir et plaider sa cause, insistant pour dire que Dred est mort et qu’elle n’est là que pour la prévenir de l’existence d’une arme obtenue par le Prime Order. Cela pourrait le faire si elle était un tout petit peu plus précise sur le sujet.

Le truc cool par contre, c’est que Naya est jetée en prison, dans la cellule à côté de celle de Janzo. Les retrouvailles sont mignonnes… même si Elinor est insupportable avec eux.

Naya est beaucoup plus alarmiste et précise avec Janzo. Bref, elle est crédible avec lui, pas comme avec Gwynn. Immédiatement, Janzo demande une audience avec la reine et il l’obtient. C’est plutôt intéressant parce que ça permet un beau face à face avec Gwynn, où il lui demande comment elle peut vivre après avoir mis tous ses amis en prison. Oups. Ce n’est pas comme s’ils lui laissaient le choix, cela dit.

Pendant ce temps, Rosmund/Gwynn (il est temps que je change son prénom dans la critique, non ?) s’amuse avec Tobin à faire des blagues à son petit frère. Celui-ci veut clairement devenir roi et Tobin est plus que frustré de voir ce parasite débarquer et parler du trône. Forcément, Gwynn demande ainsi les conseils de Tobin, mais aussi ceux d’Alton quand elle est face à Janzo.

Et je ne fais pas du tout confiance à Alton, qui, une fois Janzo parti, se lance dans une charmante histoire confirmant les dires de Janzo. Pourquoi ne pas l’avoir dit en face de lui alors ? Et pourquoi les insectes de cette série provoquent des piqûres qui disparaissent si vite ? Je veux les mêmes ! Bon, Alton se lance donc dans une quête pour contacter un certain Baron Fenray qui connaît un certain Gladharbor qui a peut-être le moyen de stopper les explosions, mais qui ne voudra pas communiquer ses secrets si facilement. Il part ainsi avec une belle somme d’argent récupérée du trafic d’Elinor… Je n’ai tellement pas confiance en lui.

Il s’avère que finalement Rosmund non plus n’a pas confiance en lui. Elle a fait venir son oncle, Kalkussar (le fameux, enfin !) au plus vite avec une lettre envoyée dans l’épisode précédent. Il nous confirme rapidement qu’il a assisté au meurtre d’Alton et que l’imposteur n’est pas qui il dit être. Rosmund l’envoie donc rapidement en prison, avant de comprendre qu’il n’est autre que « Fat Sammy » (sympa), un enfant qui jouait souvent avec eux.

Malgré ça, Rosmund comprend qu’elle n’a pas d’autres choix que de le condamner à mort. Ce faisant, Rosmund ressemble beaucoup à son père selon Kalkussar. Cela semble être un compliment de sa part, mais Gwynn ne le prend pas si bien que ça : Talon lui avait dit que son père était un connard et que son règne était horrible. Apprendre de Kalkussar que lui aussi mettait en prison ses amis et tuait les personnes les plus proches de lui ne la rassure pas spécialement. Tu m’étonnes.

Autrement, la série m’a provoqué un joli fou rire avec la révélation parfaitement inattendue que mon ship préféré de la série, Naya et Janzo, est en fait un ship incestueux. Putain, quoi. Naya et Janzo sont des jumeaux, une révélation apportée par Elinor lorsqu’elle entend Naya parler de sa famille adoptive. L’information sort de nulle part, honnêtement, d’où elle a été adoptée ? En tout cas, son adoption est meilleure que celle de Janzo apparemment, parce qu’elle adorait sa famille au point de trahir la reine. En tout cas, les jumeaux ont de bonnes interactions pour l’instant et se remettent plutôt bien de ce qui leur arrive…

Saison 2

The Outpost – S02E11

Épisode 11 – Nothing Short of Heroic – 14/20
Je reprends avec cet épisode proche de la fin de saison, mais on sent bien justement que le but est de préparer le terrain plutôt que d’être exceptionnel. De toute manière, la série ne l’est pas. Cet épisode est sympathique, sans vrai plus, mais il réussit malgré tout à conclure certains arcs entamés depuis un moment et que je m’attendais à devoir supporter encore un peu plus longtemps. Le suspense se met en place pour la fin.

Saison 2


Spoilers

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The reward is the same dead or alive.

Et si… j’enchainais dans ce #WESéries 15 avec une autre fin de saison m’attendant depuis onze mois, et surtout avec enfin de la médiocrité ? Pour l’instant, cette édition n’a été remplie que de bonnes notes. Au moins, avec cette série, je devrais avoir une qualité un peu moindre… ce qui m’arrange vis-à-vis de la critique ! Et oui, j’ai toujours plus de temps devant moi dans la prise de notes avec une série comme celle-ci, et ce n’est pas la  première scène de l’épisode qui me fera dire le contraire.

J’avais oublié pas mal de choses de la saison en cours, évidemment, mais je me souvenais qu’elle était retombée dans la médiocrité lors des derniers épisodes vus. On reprend avec Talon blessée par son ami qu’elle a renvoyé à travers le portail. Bien. Elle se fait rapidement assommée par un homme bossant pour les Trois et est retrouvée tout aussi vite par Garret, qui a toujours apparemment l’optique de la trahir.

C’est du moins ce qu’elle pense, mais Janzo a soigné Garret. Ainsi, il fait croire à l’homme qui a arrêté Talon qu’il souhaite interroger Talon, mais il en profite en fait pour la libérer, en regagnant comme il peut sa confiance. Talon n’a pas tellement envie de le croire, mais elle n’a pas tellement le choix non plus. Il la libère, ils combattent ensemble comme au bon vieux temps et ils réussissent à s’enfuir bien rapidement. La série ne s’embête pas !

Une fois que c’est fait, ils ont le temps de se réconcilier – Talon sait bien qu’il aurait pu la tuer et qu’il ne l’a pas fait, même une fois son cerveau lavé. Pourtant, Garret continue de vouloir se rendre à la capitale auprès des Trois, pour se venger et arranger les choses. Talon apprend au passage que Garret a tué son père. Si elle en est triste, elle ne le montre que pour cinq secondes avant de recommencer à flirter avec lui. Il en est de même pour Garret, cela dit.

Les deux se rendent donc à la capitale où ils prétendent vouloir se marier pour tenter d’entrer. Ce n’est pas bien brillant, mais ça finit par fonctionner quand ils peuvent profiter du chaos (ou pas ?) provoqué par une explosion à proximité de la capitale. Une explosion ? En suivant Naya qui réussi à s’échapper de la capitale en se cachant dans une calèche, on découvre que les Trois ont désormais une nouvelle arme pour s’en prendre à l’Outpost… Une bombe.

Ah. Naya se met aussitôt en route, mais son retour risque de faire bien des remous également. En attendant, à l’Outpost, Janzo emmène Gwynn auprès de la réserve de Calipsum d’Elinor. Oh, j’avais oublié tout ça, mais pas la présence du baron qui continue de suivre la reine un peu partout. Si Janzo trahit sa mère, c’est dans l’espoir que son altesse lui pardonne surtout sa trahison, puisqu’il a libéré Naya. J’avoue que j’avais oublié l’existence de Naya dans cette série, alors que je l’adorais. C’est malin.

Janzo reste un traître, mais il est libre de ses mouvements. C’est déjà ça. Il peut ainsi continuer de garder Elinor en cage, parce qu’elle est possiblement contaminée par les Plaguelings. Par contre, s’il prend tout son temps, c’est clairement parce qu’il sait qu’il va se faire dégommer par elle quand elle sera libre. En attendant, on a droit à une scène quelque peu longue sur l’adoption de Janzo et sur les beaux souvenirs d’adoption de sa mère. Autant vous dire qu’il a donc fallu moins de dix minutes pour que je décroche de la série et que je me serve un verre d’eau au lieu de suivre cette scène interminable.

Le but ? Nous montrer qu’il y a tout de même eu de l’amour à un moment dans la vie d’Elinor et vis-à-vis de Janzo.

Il était temps après deux saisons, même si le but est surtout de montrer que Janzo continue de s’affirmer face à Elinor. Cette dernière accepte toutefois de ne pas trop s’énerver en apprenant la destruction de son précieux Calipsum, préférant pouvoir sortir de sa cage à un moment ou un autre. Ce n’est pas pour tout de suite de toute manière : Elinor devient finalement bien une Plagueling.

Si Garret nous a dit que Janzo était un génie, le voir travailler n’est pas brillant. Il cherche un remède efficace et met trois plombes à comprendre que les insectes qu’il chasse sont peut-être l’ingrédient qu’il manque à son vaccin contre les Plaguelings. Personnellement, dès le début de la scène, c’était bon. Et les mimiques de Janzo, j’en ai de nouveau marre sérieusement.

Il finit par mettre un sac d’insectes sur la tête de sa mère pour la soigner et enfin venir à bout de cette intrigue longue sur les Plaguelings. Il laisse ensuite sa mère attachée dans son laboratoire pour partir s’attaquer au problème de la production de masse d’un antidote.

Malheureusement, il se fait attaquer par des Plaguelings au moment de récupérer une ruche d’abeilles capables de soigner les Plaguelings. Heureusement, il a eu le temps d’expliquer à Gwynn tout ce qu’il avait fait et trouvé. Sachant qu’Elinor est guérie, elle débarque donc la libérer du laboratoire de Janzo pour ensuite la faire mettre en prison pour ses actions illégales. En voilà une bonne idée !

Pendant ce temps, notre Outpost reçoit un message de la part d’un clan nommé Clan Moor, prêtant allégeance à la reine. Avec le logo de ce clan des loups, la série tente un peu trop de se la jouer Game of Thrones à mon goût. La série nous réserve encore quelques surprises, cependant, notamment du côté de Gwynn qui hérite encore d’un nouveau surnom : Rozie.

Pourquoi ça ? Parce qu’elle a un petit frère, figurez-vous. Un certain Alton se point à l’Outpost pour la retrouver et partager des souvenirs familiaux. Le seul problème, c’est qu’avec un héritier mâle du roi, Gwynn perdrait le trône. Pourtant, il faut bien qu’elle se fasse à la présence de son frère : il a tous les souvenirs de leur enfance. Elle le présente ainsi à Tobin, lui expliquant toutefois qu’Alton n’a pas encore l’âge de devenir roi.

Peut-être, mais ça change absolument tout quand même pour elle, elle ne devient que régente par intérim désormais. Elle finit par s’en prendre à Tobin et tester sa loyauté, ravie de l’entendre dire qu’il est tombé amoureux d’elle. Malgré tout, elle n’aime pas trop le voir si déterminé à faire d’elle une reine, parce que ça l’oblige à mettre en doute la parole d’Alton.

Gwynn est à présent persuadée qu’il s’agit bien de son petit frère, même si elle sait aussi que le risque d’un imposteur existe. Tobin reste tout mignon à vouloir la voir devenir reine et nous faire du féminisme de bas étage. Venant de cette série, c’est déjà pas mal.

En plus, Gwynn se fait vite dépasser par son frère. En effet, lorsque Janzo revient avec tout un tas d’anciens Plaguelings enfin sauvés par son remède (la piqûre suffit, finalement), il faut encore lui faire un procès pour trahison. Le procès a lieu devant la reine et le futur roi, qu’on ne présente même pas à Janzo. J’ai trouvé la scène plutôt marrante, même si ça finit par Janzo en prison et qu’Alton y apparaît comme un futur roi beaucoup trop autoritaire et trop déconnecté de toute la série pour prendre de bonnes décisions. Si Janzo finit dans la cellule à côté de sa mère, c’est en grande partie à cause de lui.

Saison 2