Daredevil (S03)

De quoi ça parle ?

Du retour d’entre les morts de Daredevil. La saison 2 de la série était incroyable, avec une Elektra dont j’étais tombé amoureux au point d’acheter la Funko Pop. Defenders ? Pas aussi incroyable que ça aurait dû l’être, mais c’était bien. Et maintenant ? Je ne sais plus où on en est.

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Ce que j’en attends

Daredevil revient sur Disney + cette année, après trop d’années d’absence et une annulation sauvage lorsque Disney a divorcé de Netflix sans crier gare. Le problème, c’est que je n’ai jamais vu la saison 3 de la série. Je suis sûr et certain qu’il n’y a pas vraiment besoin de l’avoir vue, en vrai, mais mon côté collectionneur ou « complétiste » proteste vivement de regarder la suite sans l’avoir jamais vue.

En vrai, je lance la saison 3 en protestant tout aussi vivement de toutes les autres séries de l’univers Marvel/Netflix que je n’ai jamais terminée. Plusieurs années se sont écoulées pourtant, plusieurs fois j’ai mis les séries dans mon Challenge Séries… mais non. Cela ne s’est jamais fait, j’ai toujours été découragé, en grande partie parce qu’il n’y a pas de fin aux séries. Seulement voilà : maintenant, il va y en avoir une ! Autant m’y remettre, non ?

En revanche, je m’y remets genre quatre jours avant la sortie des nouveaux épisodes, la saison fait 13 épisodes et les épisodes durent quasiment une heure… Je vais la dévorer autant que possible, quitte à accélérer certains passages et, surtout, quitte à sacrifier les critiques au passage.

Daredevil – S03E01 – Resurrection – 15/20

Je sais bien qu’il se passe plein de choses dans cet épisode, mais quand on en arrive à la fin, j’ai quand même l’impression qu’il ne s’est rien passé – cela bouge       assez peu. Plus qu’une résurrection, c’est…

Daredevil – S03E02 – Please – 14/20

Que la série est bavarde ! On oublie les défauts avec le temps, pour n’en garder que ce qu’on adore en tête, mais ça revient vite une fois mis devant un épisode. Le schéma Netflix était incroyable à ses débuts,…

Daredevil – S03E03 – No Good Deed – 15/20

Sans trop de surprise, cet épisode commence à faire du lien entre les différentes intrigues, en s’assurant de continuer à éviter d’en faire trop pour garder des munitions par la suite. À la place, les scénaristes rusent pour occuper…

Daredevil – S03E04 – Blindsided – 15/20

C’est un bon épisode, mais vraiment, je n’arrive pas à me focaliser sur autre chose que le schéma hyper prévisible de Netflix qui avait sur les séries Marvel un véritable cahier des charges non officiels. Et l’épisode 4, c’est…

Daredevil – S03E05 – The Perfect Game – 13/20

Ah oui, quand même. Je ne sais pas si c’est un jeu parfait, mais c’est un épisode « filler » parfait. Vraiment, c’est du remplissage, c’est incroyable. Ce n’est pas si mauvais pour autant, mais il y a une bonne partie…

Daredevil – S03E06 – The Devil You Know – 16/20

C’est plus ou moins l’épisode de milieu de saison, alors bien sûr, tout s’accélère et on nous vend de l’action et des rebondissements plus ou moins bien foutus. Loin des spoilers et des bande-annonces qui en révélaient trop à…

Daredevil – S03E07 – Aftermath – 14/20

Voilà un épisode qui porte bien son titre : dans l’après bataille, tout est beaucoup plus calme. On ne développe pas forcément ce que j’ai envie de voir, mais en revanche, on passe pas mal de temps à recycler des…

Daredevil – S03E08 – Upstairs/Downstairs – 14/20

Il y a du bon dans cet épisode, je trouve, parce qu’il avance en parallèle plusieurs intrigues. Le problème qui me frappe le plus, toutefois, est un problème qui vaut pour toute la saison : le personnage de Matt est…

Daredevil – S03E09 – Revelations – 14/20

Je ne suis pas tellement convaincu par les révélations promises dans le titre tellement ça m’est passé à côté. Cette saison 3 est moins réussie que les précédentes – elle est à leur image, mais je n’aime pas tellement…

Daredevil – S03E10 – Karen – 14/20

Voilà un procédé que je ne cesse de fustiger depuis des années : plutôt que d’avancer dans l’intrigue principale de la saison, on nous fait un détour parfaitement inutile par le passé, avec un focus sur un personnage principal qu’on…

Daredevil – S03E11 – Reunion – 16/20

Que ça fait du bien de retrouver du rythme après une saison qui m’a paru être en anesthésie générale la majeure partie du temps. Le début de cet épisode ne fait pas exception, mais on sent sur la fin…

Daredevil – S03E12 – One Last Shot – 17/20

C’est un joli épisode qui se dirige de manière trop évidente, facile et rapide vers un happy end. Il reste toutefois encore un épisode dans la saison, alors on se doute bien que ça ne peut pas être si…

Daredevil – S03E13 – A New Napkin – 17/20

Un épisode final qui sort de son chapeau des twists qu’il aurait été sympa de voir développer dans les longues minutes où il ne se passe pas grand-chose… mais pour autant, ça donne une fin vraiment sympathique pour la…

Daredevil Born Again – S01E02 – Optics – 16/20

Tout en gardant le style et en baignant dans l’ADN de la série d’origine, cet épisode commence à marquer davantage de différences et dévoiler à quoi ressemble cette version 2025 de la série. Les changements opérés fonctionnent tellement bien qu’ils arrivent à tous me convaincre : j’ai l’impression que les scénaristes ont su cerner la plupart des défauts et des points qui me dérangeaient dans la série d’origine. À ce stade, ils auraient pu nous proposer 22 épisodes directement.

Spoilers 

Fisk est élu maire. Bonne année.

If you lose the cops, you lose the city.

Comment ça, Fisk est élu le jour du Nouvel An, ça fait beaucoup d’un coup. Pauvres New-yorkais. J’aime bien, tout de même, que la série prenne le temps de montrer que malgré la ferveur populaire, il y a une beaucoup de gens silencieux qui ne sont pas ravis entre les murs de leur appartement – grâce à l’ouïe de Matt. Du coup, on l’entend sans qu’on nous le montre, mais vous comprenez ce que je veux dire, pas vrai ? Fisk souhaite la bonne année à ses électeurs, tout en promettant de mettre un terme aux agissements des justiciers masqués, parlant de Spiderman au passage.

Oui, bien sûr que Fisk fait des discours à rallonge pour les new-yorkais. Il aime toujours autant s’écouter parler. J’aimerais tellement que quelqu’un lui dise et trouve le moyen de le faire taire. Même dans son bureau, il parle de manière interminable de l’âge indéterminé du bureau comme si cela avait une quelconque importance. C’est toujours une façon de ne pas parler de ce qui importe vraiment : sa directrice de campagne lui fait remarquer que le silence de Vanessa commence à être gênant pour son image auprès des électeurs plus traditionnels.

J’imagine qu’il va les récupérer en se comportant comme un politique de base : en déplacement, il se retrouve face à une route abîmée qu’il fait aussitôt réparer sans attendre de permis. Simple, efficace, de quoi se faire saucer sur les réseaux parce qu’il y avait un grand embouteillage. Mouais.

Je suis surpris que l’épisode conserve l’idée du documentaire BB tourné dans les rues de la ville. Pour un premier épisode, c’était un moyen facile de montrer où l’on en était et de réintroduire des éléments. Dans un épisode deux, ça semble confirmer une tendance pour toute la saison. Cela donne l’impression d’une page de publicité. Ces reportages, présents tout au long du premier épisode, ont en fait une autre utilité : celle d’introduire le personnage de BB, la journaliste qui les réalise.

Celle-ci demande à rencontrer le maire Fisk, se servant pour ça de sa connexion avec un des employés de Fisk. Sa rencontre est supposée être celle d’une journaliste avec le maire, mais elle s’avère plutôt être conseillère politique… avant de demander des infos sur Vanessa et concrètement de se faire congédier.

Elle donne tout de même des conseils importants à Fisk : il décide de continuer d’utiliser BB, parce qu’elle peut lui être pratique. Elle lui a expliqué qu’il avait une bonne partie des flics à dos, et notamment le chef de la police, et que ça ne l’aiderait pas à être un bon maire. Fisk se rend donc à un enterrement de policier (tué par un client de Matt, j’y reviens dans la suite de la critique) pour découvrir que c’est vrai : le chef de la police le déteste et lui souhaite un bien court mandat. C’est problématique.

Le commissaire essaie donc de démissionner ensuite, en promettant que d’autres flics suivront, mais Fisk l’en empêche. Un petit chantage bien senti à base de photo de son fils illégitime suffit à le faire changer d’avis, mais ça sent plutôt mauvais pour les conditions de travail des flics ensuite. Et bloqué comme ça, le commissaire promet que son travail ne sera pas exceptionnel.

Un nouveau personnage est introduit dans le métro new-yorkais : un justicier pas masqué qui vient en aide à un type qui ne peut pas se défendre et s’en prend à ses deux agresseurs. On sent facilement venir la catastrophe : un des agresseurs finit par se faire dégommer par le métro. Le problème ? Les agresseurs sont de la police. Hector Ayela se fait donc arrêter.

Par chance pour lui, alors qu’il est tabassé par quelques flics pour faire une confession, Matt passe par là et entend ce qu’il se passe. Il décide aussitôt de le représenter, parce qu’il sait qu’il ne ment pas quand il se dit innocent et qu’il évoque un accident. S’il ne voulait pas tuer un flic – qu’il ne savait pas être flic – ses battements de cœur indique toutefois qu’il ment à Matt quand il dit ne rien cacher d’autre.

Kirsten n’est pas trop heureuse d’apprendre que son partenaire prend un cas pro bono alors qu’ils sont déjà en galère avec d’autres cas. En plus, ce pro bono donne l’impression qu’ils sont contre les policiers désormais, mais bon, Matt parvient à la convaincre. Il convainc aussi Cherry de continuer de bosser pour lui malgré son désaccord de s’opposer à la police : Cherry croit Matt quand il dit le client innocent, mais il apprend vite qu’il y a d’autres choses à chercher dans le passé d’Hector, parce qu’il n’a pas tout dit à Matt.

Le problème de ce cas ne fait que commencer pour Matt, cependant. En effet, il apprend vite que l’affaire attire les médias du coin : c’est une affaire de policier tué, bien sûr que les médias s’en mêlent, bien sûr que le procureur se retrouve face à Matt quand notre avocat défend Hector. Les chances d’Hector sont minces. Cherry, Kirsten et Matt n’ont pas trop d’autres choix que de dire la vérité à la femme d’Hector quand elle leur demande s’il a une chance de s’en sortir.

Elle est en froid avec son mari, alors bien sûr, c’est compliqué pour elle de se rendre au procès comme si de rien n’était. Elle assure qu’il a changé depuis leur mariage, et pour cause. En enquêtant sur Hector, Cherry découvre que leur client est le Tigre Blanc, un autre justicier masqué de New-York. Certes, il n’avait pas son costume en tuant le policier par accident, mais ça change toute l’optique du procès de savoir ça. D’où le titre de l’épisode, donc.

Matt se débrouille donc pour que le juge ne divulgue pas l’information pendant le procès : il est plutôt doué en tant qu’avocat et c’est une bonne chose. C’est un aspect nouveau et différent de la série de voir autant le développement d’une affaire judiciaire. Cela fonctionne sacrément bien, je trouve. J’aimais déjà voir ça dans She-Hulk, mais là, il me semble que la série a de quoi proposer des cas de la semaine qui fonctionneraient bien.

En attendant, Matt suit un des flics du commissariat – celui qui a survécu dans le métro – pour mener à bien sa défense. Grâce à ça, il est aux premières loges quand il entend que le flic a retrouvé l’homme qu’Hector a sauvé dans le métro et qui s’est enfui sans demander son reste. Grâce à cela, Matt peut arriver avant les flics dans l’appartement de Nick, la victime sauvée. Il le met à l’abri en l’envoyant auprès de Cherry puis reçoit les flics qui sont à sa recherche pour le tuer et mettre derrière eux leur crasse.

Pas de chance pour eux, ils tombent donc sur un avocat arrogant et chiant. Se sentant tout-puissants, il décide de le tuer pour s’en débarrasser. C’est une mauvaise idée : Matt ne se laisse pas faire et leur file une sacrée raclée. C’est douloureux à voir, bien saignant et gloups, je n’aimerais pas être à leur place. Et ensuite ? Eh bien… il faudra attendre le prochain épisode pour en savoir plus – et pour savoir pourquoi le flic véreux avait sur le poignet un tatouage du Punisher. Vas-y, faudrait vraiment que je sois à jour sur la saison 2 de Punisher en fait…

En parallèle du reste, Heather sort un livre qu’elle dédicace dans une librairie. Psy et autrice sur la psychologie ? Cela se tient. Elle rencontre un jeune qui veut être sa patiente et un homme qui travaille pour Fisk. Mouais. Si on ne le savait pas, il serait passe-partout ce monsieur ; il ne la drague pas tellement, il ne cherche pas à la recruter… Étonnant comme scène. Heather poursuit tout de même son début de relation avec Matt, et tout s’y passe bien.

Elle est tout de même obligée de décaler un rencard avec lui pour s’occuper d’un nouveau patient inattendu pour elle : elle se retrouve à gérer la thérapie de couple du maire et de Vanessa. Ils ne s’entendent plus et ça la fout mal pour l’image médiatique du maire, évidemment qu’ils avaient besoin d’une thérapie !

Sinon, avant de conclure cette critique, je dois dire que je pense que j’aurais préféré qu’on se concentre davantage sur Karen – savoir que Fisk est maire doit la dévaster aussi – mais le choix est fait de s’éloigner de la série d’origine, j’ai l’impression. Et en même temps, quand on voit le développement de Karen en saison 3 (c’était inexistant, avec juste un flashback malvenu), c’est peut-être une bonne chose finalement. Je ne sais pas trop.

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Daredevil Born Again – S01E01 – Heaven’s Half Hour – 18/20

J’ai presque envie de mettre la note maximale à l’épisode tant ce retour commence par une véritable masterclass. Rarement un revival n’aura réussi à replonger si vite dans une ambiance tout en mettant la barre un peu plus haut. La qualité est toujours là, la beauté des plans, l’atmosphère de la série d’origine… Franchement, c’est une véritable saison 4 et elle est déjà bien mieux que la 3 parce qu’il n’est plus question de suivre des schémas qui ont fait leur temps. Bref, c’est top pour une reprise. Je suis tout de même curieux de voir ce que proposera la série pour la suite de la saison, en revanche : il manque très clairement cet aspect, je trouve.

Spoilers 

Matt ne le sait pas encore, mais c’est la dernière soirée de Daredevil qui commence en début d’épisode.

Not nostalgia. Reverence for the past yet hope for the future.

Joli début de série ce petit générique Marvel Studios et l’ouverture de l’écran très progressive avec ensuite un fondu entre la skyline de la ville et des phares arrière de voitures. On est tout de suite replongé dans l’ambiance de la série d’origine et je suis surpris de constater que la série ne traine pas en besogne. Contrairement à ce que Netflix aurait fait, nous retrouvons immédiatement le trio de personnages que l’on a tous envie de voir interagir dans cette première scène.

Karen, Matt et Foggy sortent d’un restaurant pour se rendre dans un bar, papotant avec nostalgie (ou pas) de ce qu’était Hell’s Kitchen et du départ à la retraite de Cherry, un policier. C’est à son pot de départ qu’ils se rendent, histoire qu’on nous réintroduise un peu à l’univers : Foggy est toujours avocat (mais est célibataire parce qu’il drague une avocate ?) qui défend même des criminels qu’il n’aime pas trop, les super-héros justiciers masqués sont la norme en ville tandis que Karen et Matt se tournent toujours autour.

On ne sait pas exactement combien de temps s’est passé entre les deux saisons. Pour moi, ce fut une éternité. Alors que tout va bien dans ce bar, les choses dérapent bien vite. Foggy reçoit un appel que Matt entend avec ses pouvoirs. Bordel, j’aime déjà les effets que la série ajoutent pour l’utilisation de ses super sens (parce qu’il n’a pas vraiment de pouvoir). L’écran s’élargit pour indiquer le problème, puis se rétrécit pour que Matt entende tout.

Ainsi donc, on apprend que Foggy héberge un certain Benny chez lui, pour le protéger. Seulement Benny l’appelle par crainte d’entendre du bruit en bas de l’immeuble. Inquiet pour lui, Matt décide de mettre son costume de justicier et de se rendre sur place pour lui venir en aide – la petite musique qui va bien, c’est tellement un générique. Malheureusement, tout ça n’est qu’un piège visant à éloigner Matt de ses amis.

Il s’en rend compte un peu trop tard, en entendant un autre appel de Benny à Foggy, histoire que le premier s’excuse. Et il peut : devant le bar du pot de départ de Cherry, Foggy se fait tirer dessus. Le tueur veut clairement laisser Karen en vie à ce stade, parce qu’il n’a aucun mal à tirer sur Foggy et les deux flics qui sortent du bar pour lui venir en aide, mais pas sur elle. S’en suit une scène d’action comme seule Daredevil a toujours su les faire, mais avec des petites nouveautés dans le traitement de l’image, du format de l’écran, de la luminosité.

Bordel. C’est une masterclass, tout simplement. On a parfois un peu de mal à voir exactement qui est qui parmi les fumigènes, mais en même temps, il y a des fumigènes, c’est pour une raison. Matt sauve in extremis Karen en débarquant pour s’en prendre à Dex, qui fait un véritable massacre dans le bar. Tout au long de la baston, Matt prend le temps d’écouter ce que dit Karen à Foggy – parce que dans la rue, elle essaie de contenir l’hémorragie et de garder en vie son ami.

C’est fou comme c’est terriblement efficace comme scène. On reprend l’habitude du travelling, mais avec une focalisation plus forte encore sur les sens de Matt. Et wow, juste wow. Le combat mène petit à petit Matt sur le toit de l’immeuble où il s’attaque à Dex. C’est évidemment lui le type qui a voulu tuer Foggy et prendre sa revanche. La série ne perd pas de temps : elle tue Foggy – ce ne peut pas être une surprise, même si ça l’est. Ils ne savaient pas quoi faire de son personnage en saison 3. Le tuer maintenant, c’est un bon moyen de choquer et de relancer la série.

Bon, ça fait chier en revanche. Matt est traumatisé d’entendre son cœur s’arrêter de battre. Moi aussi à vrai dire. Sans surprise, Daredevil se venge en balançant du toit son ennemi – et pauvre Karen qui entend un corps tomber mais ne sait pas de qui il s’agit avant de se retourner ! Je dis sans surprise, mais il y en a une : Daredevil ne tue pas normalement… sauf que là, la rage était évidente. On parle de Foggy, tout de même. Cherry débarque alors sur le toit et découvre la vraie identité de Daredevil. Matt. La mort de Foggy lui fait trop mal : Matt laisse tomber le masque, littéralement, du haut de l’immeuble. La musique, le générique, wow. Les frissons. C’est un retour incroyable. Dans la rue, en revanche, ce connard de Dex est encore en vie… Au moins, Matt continue de tenir sa promesse.

Le générique m’a semblé un peu plus lent que celui de la série d’origine, mais la première scène de cette série est une telle réussite que je peux tout pardonner. Ce début d’épisode suffit à donner envie de mettre 20/20. C’était beau, prenant, puissant, avec tout de suite des enjeux. Et pourtant, la série nous propose de revenir ensuite un an après la mort de Foggy. Ils ont osé se débarrasser de ce personnage comme ça, c’est fou. Et Daredevil a failli tuer quelqu’un en plus.

Un an après, Matt regrette encore son ami, alors qu’une course politique à la mairie a commencé. Il y a de quoi faire : un petit reportage vidéo nous apprend que Daredevil ne s’est plus montré depuis un an et que ça devient n’importe quoi en ville côté sécurité. Inévitable. Matt se rend tout de même au travail, où il bosse désormais avec l’avocate que Foggy draguait. C’est un jour particulier : c’est celui où Matt doit témoigner contre la personne qui a tué son meilleur ami. En plus de tout, c’est aussi le jour où il retrouve Karen – il semble qu’ils ne se soient pas beaucoup parlé.

Dex a bien survécu et a été arrêté : il a droit à un vrai procès, lors duquel il n’a bien sûr aucun regret ou remord. Et il est condamné à perpétuité. Mouais. Je trouve ça gros et expéditif tout de même : pourquoi s’en prendre à Foggy en particulier ? Qu’est-ce qui l’a mené à agir comme il l’a fait ? On l’avait quitté en train de subir une chirurgie pour survivre et… On le retrouve comme ça ? Et combien de temps après ?

Bref. Le procès : une peine à perpétuité, c’est le minimum. Ce n’est pas le plus gros intérêt cependant : le but est de voir plutôt Matt et Karen pour comprendre ce qu’il en est de leur relation. La perte de Foggy a créé un fossé entre eux, une véritable crevasse terrible de distance, de non-dit, de regret. Ils ne parviennent pas à ne pas se disputer et Karen part bien vite. Oh, elle le fait après avoir demandé à Matt s’il comptait remettre le masque de Daredevil, tout de même. Il lui assure que non car il n’est plus comme ça – il ne s’en sent plus capable.

Pas étonnant, finalement, que Kirsten, sa nouvelle associée, lui tende un piège : elle l’envoie recruter une nouvelle avocate pour le cabinet, Heather, mais celle-ci s’avère en fait être une psychothérapeute. Il a bien besoin de parler après tout, mais le but de Kirsten est plutôt d’organiser un blind date – sans jeu de mots, promis. Et contre toute attente, ça s’avère efficace. Le quiproquo ne tient pas longtemps, mais Heather et Matt parlent un bon moment.

Il faut toutefois travailler : Matt retourne au cabinet, reproche son attitude à Heather, puis retrouve Cherry. Ah, sa retraite se passe bien : il mène à présent des enquêtes pour Matt. Celle du moment ? Elle concerne Fisk, bien évidemment !

Bien sûr, le synopsis promettait un retour de Fisk et il se fait bel et bien dans cet épisode. On commence par retrouver Vanessa qui gère les affaires de son mari d’une main de maîtresse. Il nous manquerait presque un peu de contexte pour savoir où était Fisk exactement – il finissait la saison 3 en prison, mais bon, il s’est baladé un peu depuis dans le MCU. Aujourd’hui, il nous revient sans son caractéristique costume blanc, contrairement à Vanessa.

Il faut à présent nous réintroduire le couple et son fonctionnement. Fisk aime toujours autant s’écouter parler pour convaincre Vanessa qu’il a encore du pouvoir. Oh, c’est le cas et sa simple présence met fin à la réunion de Vanessa et des Cinq familles, mais tout de même. Son vrai retour se joue toutefois ailleurs : en politique. Le soir même, il décide donc de lancer sa campagne pour devenir maire de New-York. Quelle surprise. Matt entend la nouvelle et désespère, évidemment ; mais « Fisk can fix it » est un slogan qui accroche déjà les réseaux sociaux.

Le Caïd lance sa campagne par une allocution télévisée, mais pas que : il faut organiser le combat à présent. Une réunion est l’occasion pour les scénaristes de nous présenter toute son équipe. Cependant, équipe ou pas, réussite politique ou pas, une chose est sûre : Fisk fait le buzz. Quand Matt marche en ville, il entend que tout le monde parle de lui, en bien ou en mal. L’essentiel, c’est qu’on en parle et qu’il occupe l’espace médiatique, je suppose.

En tout cas, il n’est pas surprenant que Matt demande de l’aide à Cherry pour savoir ce qu’il en est : même si Fisk paraît sincère, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de Fisk. Il joue évidemment sur l’insécurité pour faire oublier sa capacité à écraser des crânes à mains nues. Cela ne peut suffire à Matt, bien sûr : il décide donc d’aller lui rendre visite et d’en avoir le cœur net.

Les deux ennemis se retrouvent face à face dans un silence factice mais oppressant, mais Fisk accepte immédiatement de parler avec Matt. Les deux reprennent contact avec du small talk assez basique sur Hell’s Kitchen, la perte de poids ou les enfants qu’ils n’ont pas. Fisk ne quitte pas son rôle de bon maire en devenir, mais il interroge surtout Matt sur la disparition de Daredevil. Sans surprise (et cette fois vraiment sans surprise), Matt lui explique que d’avoir failli tuer Poindexter lui a fait perdre le privilège de rester justicier. Il a compris qu’il faisait des dégâts lui aussi en tant que justicier.

Pour ne pas sombrer du mauvais côté de la barrière, il a arrêté d’en être un. Fisk comprend toutefois que Matt a aimé être comme ça, dangereux et sans limite. Il entend donc la menace que lui fait Matt – un pas de travers et il sera là – mais réplique aussi : une fois qu’il sera maire, Fisk s’en prendra aux gens en costume, parce que les justiciers n’ont rien à faire à New-York selon lui.

La série enchaîne sur une scène étonnante : Matt est en rencard avec Heather dans ce qui paraît être le soi-même, mais en fait, pendant ce rencard, Matt entend que Fisk a gagné l’élection de maire. Comment ça la campagne est déjà finie ? Je m’attendais tellement à ce que ce soit l’intrigue de la saison de le voir mener campagne que je suis surpris de le savoir déjà maire. Cette saison va avoir un problème après cet excellent épisode : il n’y a pas tellement d’enjeux sur du long terme pour l’instant.

Retrouver tout le monde fait plaisir, tout de même. La victoire de Fisk ? Il la savoure en expliquant à Vanessa qu’il sait pour Adam (elle le trompe alors ?) et en promettant de ne pas le tuer car il n’est plus comme ça. Il se lance alors dans son premier discours en tant que maire, où il assure aimer New-York alors que, de son côté, Matt embrasse pour la première fois Heather (c’est plutôt elle, en vrai). Il est dégoûté de la victoire de Fisk, mais il semble être le seul à penser ça dans la rue : il y a toute une manifestation populaire et des élans de joie de le voir gagner l’élection. Flippant.

L’épisode se termine sur de jolis plans, avec Fisk dans une lueur de lune bleue et Matt éclairé en rouge. Esthétiquement très beau, mais… vers quoi se dirige-t-on pour la suite ?

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Daredevil Born Again (S01)

De quoi ça parle ?

Le synopsis de cette saison est surprenant à mort quand on ouvre Disney + : grosso modo, on apprend que Matt Murdock et Wilson Fisk se retrouvent en collision. Encore.

Ce que j’en attends

Je ne sais pas trop finalement. Comme tout le monde, j’avais beaucoup aimé la série Daredevil sur Netflix et le choc avait été grand lors de l’annulation, mais contrairement à tout le monde, ce que j’avais aimé, ce n’était certainement pas Fisk. En fait, ce méchant me blase et m’ennuie. Moi, c’est Elektra qui m’avait totalement fasciné lors de mon visionnage de la saison 2 et je ne comprends pas du tout la hype qu’il y a autour de Fisk, un méchant que je trouve générique au possible et qui ne fait que s’écouter parler – et s’écouter parler, pour moi, ce n’est pas développer la psychologie d’un personnage.

Pourquoi regarder cette saison alors ? Eh bien ! J’aime bien le personnage de Matt Murdoch aussi et Netflix avait réussi à créer un vrai univers. Certes, cet univers m’a perdu en cours de route et je n’ai jamais terminé de tout visionner parce que je trouvais que c’était long et lent, mais j’ai espoir que Disney + parvienne à reprendre en modifiant un peu l’ADN pour le rendre plus prenant. Matt a fait des apparitions dans Spiderman ou She-Hulk où il était dans un registre différent, ça me donne de l’espoir.

La saison 3 ? Les critiques ne sont pas sur le blog, mais elles viendront. J’ai rattrapé la série avant de me lancer dans ce revival, c’est évident. Enfin… Cela ne l’est peut-être pas tant que ça : je n’ai jamais terminé la saison 2 de The Punisher par exemple. Quoiqu’il en soit, c’est parti pour cette saison 1 sur 2 (au moins). En espérant que ça me prenne plus aux tripes que la saison 3 et que les scènes d’action soient toujours aussi incroyables.

Note moyenne de la saison : 16/20

Daredevil Born Again – S01E02 – Optics – 16/20

Tout en gardant le style et en baignant dans l’ADN de la série d’origine, cet épisode commence à marquer davantage de différences et dévoiler à quoi ressemble cette version 2025 de la série. Les changements opérés fonctionnent tellement bien…