How I met your father – S02E04

Épisode 4 – Pathetic Deirdre – 15/20
Stop, on arrête tout : j’ai ri à plusieurs reprises devant cet épisode ! C’est une première qui a vraiment mis du temps à venir. Je crois que j’ai compris comment trouver la série drôle : les personnages me tapent tous sur le système, alors j’ai décidé de me rire d’eux plutôt que de rire avec eux. C’est une nuance qui suffit à faire la différence, même si ce n’est pas tout à fait logique de se moquer des personnages principaux. En tout cas, l’épisode est ainsi passé plus vite que les précédents, avec chaque intrigue permettant de rire au détriment des personnages. Si le reste de la saison est dans la même veine, l’espoir est enfin permis !

Spoilers

Ellen commence un nouveau travail, ce qui déprime un peu Val et Sophie. Sid, lui, est déprimé par l’avenir romantique de son meilleur ami.

We are not daydrunk. Yet.

Ellen a droit à un relooking de Val et Sophie, et moi, j’aime déjà ce début d’épisode parce qu’il nous épargne la Sophie du futur dès le début. C’est déjà ça. En plus, le personnage d’Ellen est possiblement la meilleure trouvaille des scénaristes… il faut juste qu’elle soit dirigée correctement pour éviter le surjeu et elle pourra être vraiment drôle. En attendant, les scénaristes proposent une intrigue où Ellen a du succès professionnellement, contrairement à Sophie et Valentina qui ont des carrières qui n’avancent plus vraiment et sont au point mort.

Quand elles commencent à en déprimer, elles décident de recontacter leur amie Deirdre. Enfin, amie. Elle l’appelle « Deirdre la pathétique », en vrai, ça en dit long. Elles sont horribles avec elle, ne gardant contact avec que pour se moquer de sa vie qui n’avance jamais et dont elle ne fait que se plaindre. En soi, il y a une idée qui pourrait être bonne et qui rejoint ce que j’ai aimé dans l’épisode précédent : s’ils assument qu’ils ont une héroïne qui pourrait être détestable et qu’on commence à se moquer d’elle pour ça, ça peut devenir une bonne série. Ce n’est pas forcément ce que j’imaginais pour eux, mais ce serait top finalement.

Et ça semble être le cas : Deirdre refuse ainsi d’aller boire un verre avec elles parce qu’elle a déjà une lecture de livre à faire… Sophie et Val prennent ça comme un autre exemple de ses échecs constants et pathétiques. Forcément. Elles prennent donc un Uber pour se rendre au plus vite à cette lecture publique qu’elles imaginent bien différemment de ce qu’elle est : en vrai, on s’en doutait, Deirdre a écrit un livre comme elle voulait le faire depuis toujours et elle rencontre beaucoup de succès.

Le livre ? Il parle de sa vie et de ses deux amies de fac. Sophie et Val prennent très mal la lecture du chapitre, clairement à leur sujet. Elles décident donc d’être les adultes face à cette situation et se barrent au plus vite de cette lecture publique. Difficile de passer inaperçue quand ça arrive, inévitablement : elles renversent toute une pile de livres et Deirdre décide de les faire monter sur scène. Le retournement de situation qui s’opère est là est bon pour la comédie : oui, ça m’a fait rire de voir Deirdre s’excuser de les avoir considérées comme pathétiques. En vrai, c’est un type de relations plutôt classique : ça existe des gens qui voient la vie tellement différemment que pour tous, la vie de l’autre est pathétique.

En plus, à nouveau, j’ai aimé la scène où on a le point de vue de Deirdre sur les brunchs qu’elles prenaient ensemble : on s’y moque allégrement de Val et Sophie, ces new-yorkaises déprimantes et pathétiques.

Je me doute que le but des scénaristes n’était pas forcément qu’on se moque de Sophie et Val, mais plutôt qu’on ne soit pas du côté de Deirdre… M’enfin, voilà : je n’aime pas Sophie, donc ça passait bien comme ça. Bien sûr, c’est sa série : elle finit par avoir le dernier mot et prouver à tous que Deirdre est toxique, parce qu’elle les insulte et utilise le mot « trigger ». Bon, ça sonnait plus comme une revanche de vieux boomers qui n’apprécient pas le mot trigger qu’autre chose cette fin d’épisode, hein. En plus, Sophie et Val ne se remettent jamais en question, ce qui est plus que dommage. L’intrigue m’a fait rire, cependant, c’est déjà ça.

Cela n’a pas été le cas – ni le but je crois – de tout ce qui se passe dans le bar de Sid. D’un côté, on y suit Charles qui recommence donc à aller en rencards. Pourquoi pas ? C’était introduit dans l’épisode précédent comme s’il allait y rencontrer l’amour de sa vie, mais c’est loin d’être le cas : en fait, il prévoit de coucher avec plein de nanas, mais de le faire avec la classe d’un gentleman. Pour lui, il suffit d’envoyer un panier de cadeaux ensuite pour être un chic type. Heureusement, il y a Courtney pour lui apprendre que non, ce n’est pas classe et qu’il ferait mieux de se comporter comme un goujat comme les autres. Elle, elle a cru que ce panier voulait dire qu’il y aurait possiblement plus entre eux, jusqu’à ce qu’elle découvre la vérité. Là encore, ça pourrait être une bonne intrigue, mais la conclusion n’est pas géniale : Charles en arrive à considérer qu’il doit faire de meilleurs cadeaux dans son panier, comme la star dont il s’inspire…

En parallèle, Jesse et Meredith sont également au bar toute la journée pour mettre au point une vidéo annonçant que Jesse partirait en tournée avec Meredith. Heureusement que l’actrice est géniale pour nous sauver d’une intrigue qui commence à se faire longue : on voit bien que Meredith est hyper narcissique et n’aime pas vraiment Jesse, mais lui est particulièrement aveugle. Il se laisse marcher dessus, et même quand il proteste de ne pas parler assez dans la vidéo, il finit par reconnaître que c’est elle qui a raison. Leur dispute pour savoir lequel des deux a repris l’autre est également une belle preuve de la toxicité de ce couple, incapable de communiquer… pourtant, quand Sid le fait remarquer, Jesse est loin d’ouvrir les yeux.

En fait, c’est même pire que tout : la fin d’épisode voit Jesse demander à Sid de ne pas venir au concert qu’il fera avec Meredith, parce que Sid ne soutient pas vraiment son amour pour elle. Forcément.

Enfin, Ellen commence donc à travailler et j’ai juste adoré la scène où elle s’y rendait. C’était un moment musical sympathique, qui termine sur des gags bien trop faciles, mais efficaces : à l’accueil, on lui déconseille de prendre l’ascenseur avec son boss, qu’elle voulait impressionner, parce que l’ascenseur est trop petit. La voilà qui s’aventure vers un escalier, avant de découvrir qu’elle doit se rendre au 51e étage. Bien sûr, la porte de la cage d’escalier ne s’ouvre pas de l’intérieur, et bien sûr, c’est pareil à chaque étage, même au 51e. Plutôt que d’utiliser son portable pour appeler n’importe qui, même à l’accueil, Ellen s’obstine à grimper chaque étage, puis se retrouve coincée dans un débarras – cette fois sans son portable, au moins.

Franchement, s’il n’y avait pas autant d’étages, on pourrait y croire, mais monter plus de cinquante étages et être encore à peu près à l’heure ? Il faut arriver avec deux bonnes heures d’avance. Malgré tout, j’ai trouvé ça plutôt drôle. À nouveau, je me rends compte que c’est parce que je me moque d’elle plus que parce que c’était vraiment drôle. Sa chute finale, quand elle tombe du plafond après avoir tenté la ventilation, était particulièrement efficace. Après, comme Barney en son temps, on peine à voir ce qu’elle peut bien faire comme travail.

En tout cas, deux intrigues sur trois ont réussi à me faire rire et, en plus, la fin d’épisode, qui voit un froid dans l’amitié Sid/Jesse, m’a plu et donné envie de voir la suite. C’est bien la première fois !

 

The Mandalorian – S03E05

Épisode 5 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.

Spoilers

Gorian Shard souhaite envahir Nevarro pour se venger de sa défaite face à Din Djarin.

Apologies we can’t do more

42 minutes ? Il a intérêt à être bien cet épisode, parce que bon, ça fait long quarante minutes si le but est encore de nous balader avec des personnages qu’on ne connaît pas. Et puis, toute la saison manque de cohérence et cohésion pour l’instant, ce qui est gênant pour nous motiver à rester devant. Pourtant, j’ai décidé de lancer cet épisode plutôt que 9-1-1 Lone Star, principalement parce que je sentais que je pouvais en tirer quelque chose – enfin, principalement parce que j’étais fatigué et que ça se regarde bien quand on est claqué cette série.

Cet épisode 5 semble en tout cas vouloir revisiter les pistes inexplorées par les épisodes précédents : il commence ainsi par une invasion pirate au-dessus de Nevarro, avec Gorian Shard qui menace le Haut Magistrat Karga. Il peut le faire avec facilité : la Nouvelle République ne protège pas aussi bien Nevarro que ce qu’elle voudrait et il n’y a plus la protection de Moff Gideon pour faire fuir les pirates. Après la défaite essuyée par les pirates face à notre Mandalorian, les pirates sont énervés, c’est logique. Ils décident donc de détruire la ville, parce que c’est fun et parce qu’il n’y a personne pour les protéger. Des vrais méchants.

Pour autant, Karga ne souhaite pas évacuer la ville : il veut mettre en sécurité les habitants qui courent dans tous les sens et fuient la ville comme ils peuvent, avec quelques richesses sous le bras. Ils n’iront pas loin si les pirates en ont après eux, cependant. Karga envoie toutefois un message pour demander de l’aide. Après le générique, on se retrouve ainsi sur une planète plutôt paradisiaque avec un changement d’ambiance musicale vraiment notable. C’était surprenant de nous envoyer des petites vibes estivales comme ça.

Bref, le message de Karga arrive à bon port : il envoie un message à un certain Commandant Teva, qui avait promis de l’aider en cas de besoin. C’est donc ce que fait Teva : il sait bien qu’envoyer à son tour un message pour prévenir la Nouvelle République ne suffira pas à les motiver. Il décide donc de se rendre à Coruscant pour parler de lui-même de Nevarro.

En soi, ça pourrait fonctionner sa stratégie – et ça fonctionne quasiment. Malheureusement pour lui, cette connasse d’Elia débarque alors dans le bureau pour annoncer à son boss que Nevarro n’a pas signé la Charte de l’Alliance et que ça pourrait leur faire du bien de prendre le temps de réfléchir à ce qu’il se passe quand on ne signe pas. Voilà donc où nous en sommes : on nous a infligé un épisode de près d’une heure juste pour que cette scène soit bien compréhensible et pour qu’on capte qu’Elia continue ses actions mortifères grâce à sa position proche de la Nouvelle République.

Ce qui me rassure toutefois, c’est que la série semble vouloir lier les événements alors qu’il reste encore trois autres épisodes : peut-être que la saison va vraiment mener quelque part, on ne sait jamais. En attendant, Teva ne peut que se contenter de menacer la Nouvelle République de terribles représailles car pour lui, tout est lié et les pirates qui attaquent Nevarro, c’est une catastrophe qui pourrait mener à un nouveau Moff Gideon sur la bordure extérieure de la galaxie.

Pour autant, il s’incline face à la décision de la Nouvelle République et se rend chez… les Mandalorians, bien sûr. On le voit venir de loin tout au long de l’épisode : Teva est content d’avoir servi avec R5, le droid de leur grotte, car ça lui permet de les trouver et de demander l’aide pour Karga. En effet, il compte sur la présence de Din Djarin pour convaincre les Mandalorians de se mêler de cette histoire.

Cela fonctionne évidemment : Din Djarin est bien là pour recevoir le message d’appel à l’aide de Karga, mais aussi pour épargner la vie de Teva. Il force les Mandalorians à devoir changer de base car quelqu’un de l’extérieur connaît leur adresse désormais, alors il s’attire un peu la haine de certains d’entre eux. Din Djarin le protège, le laisse partir, puis demande effectivement l’aide des Mandalorians pour aller au secours de Nevarro.

Cela pourrait bien se passer pour notre héros, mais malheureusement, le bâton de parole (oui, oui) passe ensuite dans les mains d’un autre Mandalorian qui n’est pas aussi attaché à Karga que peut l’être Din Djarin. Il n’a donc pas l’intention d’aller mettre sa vie en danger pour un intrus à leur groupe… mais parce qu’il est un Mandalorian. Oh, flemme. Cette écriture de discours politique pour motiver les troupes, là ? Je n’ai pas accroché.

Ce n’est pas mauvais, mais j’ai eu l’impression qu’on nous prenait du temps de cerveau dispo pour pas grand-chose, surtout quand ça termine par un énième « This is the way ». L’avantage, c’est que ça lance l’action de l’épisode : les Mandalorians sont en infériorité numérique face aux pirates, mais ils ont un plan pour les surprendre et les détruire. C’est très bien, ça. En plus, ils espèrent ainsi pouvoir devenir des héros de Nevarro, une planète sur laquelle ils s’étaient réfugiés dans les égouts pendant un temps.

L’indépendance de la planète leur plaît bien. Ils se rendent donc sur place, et la bataille semble facile à gagner : les pirates sont complètement torchés après avoir fêté une victoire pas vraiment méritée. Gorian Shard comprend bien vite qu’il a affaire au Mandalorian qui l’a ridiculisé plus tôt dans la saison et s’active bien vite pour que son vaisseau lance quelques chasseurs à la poursuite de Din Djarin.

Au sol, Karga est heureux de voir Din Djarin débarquer, surtout que son peuple s’inquiétait vraiment, voyant bien qu’il ne recevrait pas l’aide promise par leur leader pour les calmer. Din Dajrin s’amuse bien dans les airs, laissant aussi la possibilité aux autres Mandaloriens d’envahir la ville tel des Avengers pour la reprendre et chasser les pirates.

Ma foi, ça fonctionne bien cette stratégie et Gorian Shard est rapidement débordé par tout ce qui lui tombe dessus, surtout quand Bo-Katan s’en mêle à son tour. Les scènes d’action sont efficaces et bien divertissantes, avec des lasers dans tous les sens comme on aime en voir de temps en temps. Il y a du budget et bons moments, avec les Mandaloriens qui viennent à bout d’un ennemi dix fois plus nombreux qu’eux avec un tout petit peu de stratégie… et l’aide des habitants de Nevarro contents de pouvoir prendre quelques otages chez les pirates.

Bien sûr, Vane voit le vent tourner et décide de se barrer. Cela m’a fait bien rire de le voir s’énerver dans tout l’épisode, cherchant d’abord à tuer Din Djarin, puis à protéger Gorian Shard… puis à se protéger lui-même. J’imagine qu’on le reverra dans la suite de la saison et qu’il pourra en devenir le grand-méchant. En effet, ce n’est pas Gorian Shard qui le sera : son vaisseau est abattu et il explose, donc je le vois mal survivre.

Comme prévu, Karga termine donc l’épisode en cédant quelques terres aux citoyens de Mandalore, devant toute la population de sa planète (c’est-à-dire vingt personnes apparemment… Le COVID réduit le nombre de figurants apparemment, car je doute que ce soit un problème de budget). Ils sont donc bien des héros pour la planète et leur nouvelle base va pouvoir s’établir tranquillement sur Nevarro. Franchement, c’est de la géopolitique de base tout ça, limite de la géopolitique pour les nuls, mais l’essentiel, c’est que ça leur fasse plaisir, j’imagine.

Ce n’est pas encore tout à fait la fin de l’épisode pour autant : Bo-Katan se fait convoquer par la Forgeronne. Contre toute attente, celle-ci lui demande de retirer son casque, avant d’insister sur le fait que tous les Mandaloriens doivent absolument suivre la Voie ensemble. La Forgeronne continue de nous faire de la géopolitique pour les nuls et explique ainsi à Bo-Katan qu’elle a connu deux mondes différents en tant que Mandalorian : c’est à elle de les réunir et d’assembler les tribus ensemble.

Si la Forgeronne lui demande de montrer son visage, c’est donc pour lui permettre de devenir une véritable héroïne, en ralliant tous les Mandaloriens pour aller repeupler Mandalore. Et tant pis si le Mythosaure existe vraiment, et tant pis si elle nous a fait tout un flan de Din Djarin retirant son casque pour dire au revoir à Grogu (qui était quand même avec Din Djarin pendant la bataille dans cet épisode, wtf un peu). Yay. Bo-Katan a droit à une présentation de ce projet face à tout le monde, et ça l’affiche vraiment en héroïne de la série – bien plus que Pedro Pascal. Est-ce que trois épisodes vont être suffisants ou est-ce qu’il va falloir attendre une éventuelle saison 4 pour voir tout ça ?

Si l’épisode pourrait se terminer ici, les scénaristes nous proposent alors un autre cliffhanger : en rentrant sur sa planète, Teva découvre une navette détruite dans l’espace. Il ne s’agit pas de n’importe quelle navette, en plus : c’est celle qui emmenait Gideon vers son procès. Son cadavre étant manquant, Teva comprend qu’il s’agit d’une extraction pour le sauver et cherche à en savoir plus. Le problème, c’est qu’il trouve alors du Beskar… ce qui supposerait que Gideon aurait été exfiltré par des Mandaloriens. Oups. This is the way de la trahison, les amis.

PS : apparemment, les fans de Star Wars font tout un pataquès de la présence de Zeb au générique et dans l’épisode… Mais comme je ne sais pas qui c’est ben, voilà, je ne vous en dis pas plus. Une âme généreuse nous éclairera peut-être en commentaire.

How I met your father – S02E03

Épisode 3 – The Reset Button – 12/20
La série continue sur sa lancée : toutes les blagues sont au choix trop prévisibles ou trop lourdes, mais à chaque fois, je passe totalement à côté de l’humour de la série. Et pourtant, j’aurais bien aimé rire ! Il y a bien quelques petits moments qui fonctionnent, mais dans l’ensemble, je trouve que ça essaie trop de ressembler à la série d’origine tout en voulant se sentir jeune ; et ça passe totalement à côté de la tranche d’âge des personnages mis en scène. Enfin, la lourdeur vient aussi de la volonté des scénaristes de nous annoncer tout ce qui arrivera par la suite… Qu’ils se concentrent déjà sur l’épisode en cours et sur tous ses défauts !

Spoilers

Sophie rencontre l’acheteur de son tableau, Valentina et Charles recommencent une vie amoureuse… chacun de son côté.

She’s amazing. You hear me? She’s amazing.

J’ai toujours autant de mal à me motiver à regarder la série, et j’avoue que ça n’aide pas de savoir que ça commence toujours par la Sophie gênante qui fait tout pour être le plus gênante possible. Les scénaristes sont à la ramasse la plus totale, c’est dingue. Je vois mal un jeune de vingt ans en 2050 être choqué que sa mère puisse embrasser sa tante lesbienne. Bordel, déjà en 2020, c’est un non sujet pour un tas de gamins – et j’ai envie de dire, déjà en 2000 même. Par contre, de là à nous dire que c’est normal d’embrasser tous ses amis… Mouais. Des soirées alcoolisées et des jeux à vingt ans, OK, mais à trente ans ?

Je ne vis pas dans le même monde que ces scénaristes et je me suis retrouvé bloqué là-dessus. J’en ai raté l’intrigue principale concernant Sophie, une fois de plus liée à son travail. Elle embarque Jesse dans un entretien avec un homme riche qui est le cliché de l’homme riche insupportable de base : il bouffe des trucs bizarres, est cannibal et sexiste. Tout ce qu’il faut pour être appréciable, quoi. Si Sophie et Jesse débarquent chez lui, c’est simplement parce qu’il a acheté le tableau de Sophie… mais pas pour les raisons qui feraient plaisir à Sophie. En fait, l’homme et sa femme sont tombés amoureux de Jesse, qui serait la virilité incarnée selon eux. Euh ?

Admettons. L’homme décide d’utiliser la photo de Sophie pour représenter son mouvement masculiniste de base – sexiste, homophobe, tout ce qu’on aime. Forcément, ils le vivent mal : Jesse n’a pas envie que son visage soit associé à ce mouvement, forcément. Pour réussir à changer tout ça, Sophie et Jesse décident d’entrer dans leur jeu pour que Jesse puisse retirer discrètement le tableau. Il n’est pas assez fort pour ça, cela dit. Non, vraiment, la série force trop les traits pour que ce soit 100% drôle. Même les gags qui reviennent au sein d’un même épisode me désespèrent alors que je suis supposé adorer ça.

Toute cette intrigue permet à Sophie d’arriver à la conclusion qu’elle est heureuse d’être amie avec Jesse… Et je ne vois pas pourquoi ils avaient besoin de tout ça pour en arriver là. En tout cas, ça leur permet, d’après la Sophie du futur, d’atteindre le bouton reset dans leur relation. Ou pas. Elle est clairement toujours amoureuse. Bon, il est à noter que dans l’épisode Sophie perd la photo en la posant sur un taxi… mais eh, la nouvelle mode de la série est de nous assurer qu’on saura plus tard comment les choses se passeront : Sophie va donc récupérer la photo, elle va donc embrasser Ellen un jour, elle va lui ruiner aussi sa nouvelle thérapeute… BREF, REGARDEZ BIEN LA SUITE HEIN. Lourdeur.

Thérapeute ? Oui, pendant ce temps, Valentina n’a toujours pas déménagé toutes ses affaires de l’appartement de son ex et d’Ellen. Elle en profite pour souligner qu’elle est prête à recommencer à faire des rencards, pour récupérer les places d’Ellen au Bar Pacifica. Apparemment, c’est classe comme lieu. Finalement, c’est un restaurant comme un autre quand elles y arrivent avec le rencard sans visage de Valentina. Là encore, ça sent le réchauffé d’How I met your mother : le copain n’a pas de visage, comme Blabla n’avait pas de nom par exemple.

Pourtant, la série ne sait pas quoi faire de ce gag, à part utiliser un smiley pour exprimer ses émotions (la seule vraie réussite à vrai dire, ça m’a fait sourire) ou pour représenter son sexe, parce qu’évidemment, Valentina couchera avec cet anonyme à la fin de l’épisode, pour le plaisir de voir un bel homme nu se balader dans son appartement sans la moindre pudeur face à une Sophie qui se comportera comme une adolescente quand elle le verra. C’est peu crédible vu la soirée de merde qu’elle passe, en plus : si au départ, Valentina s’entend très bien avec Ellen et Rachel pour leur double rencard, la tension grimpe vite quand Rachel explique ne pas croire en l’astrologie.

C’est gênant pour Valentina qui adore ça et ne comprend pas la psychologue en face d’elle. Finalement, elles trouvent un terrain d’entente en critiquant Ellen. Vraiment, super la relation amoureuse d’Ellen si dès le premier épisode on en arrive à cette intrigue ! Bon, en vrai, j’aime bien le développement que ça provoque, avec une Ellen qui révèle malgré elle quelques failles et le vrai besoin de voir une psychologue. Ce ne sera pas Rachel, mais c’est déjà bien qu’elle en découvre le besoin. Par contre, dans le futur, Sophie continue d’être détestable et je vais finir par vraiment vouloir qu’elle reste célibataire, hein.

Enfin, la troisième intrigue se concentre sur Hannah et Sid, qui continuent de galérer pour leur vie de couple à distance. S’ils n’arrivent pas à trouver de moyens de se rejoindre avec le peu d’économies qu’ils ont encore, ils ont une chance incroyable. Poussé par Valentina qui recommence à faire des rencards, Charles décide lui aussi de replonger dans le grand bain. Il a très peur de se retrouver seul en rencard cependant, parce que bon, il est aux États-Unis. Il organise donc une soirée avec Hannah et Sid… et son rencard, Alice.

Et ça tombe bien : Alice est chargée de gérer les récompenses offertes par les compagnies aériennes et les points… Il n’en faut pas plus pour que Sid et Hannah soient archi fans d’Alice et fassent tout pour que le rencard avec Charles se passe bien. C’est plutôt marrant, même si trop forcé dans la mise en place du quiproquo avec Charles qui n’est pas au courant de ce qui plaît tant à ses amis chez Alice. Sid et Hannah font donc tout ce qu’ils peuvent, mais Alice est le cliché vivant de la bizarrerie.

Alice est heureusement très amie avec Hannah en fin d’épisode, donc elle aide le couple à résoudre ses problèmes pour continuer de se voir régulièrement. Bizarrement, elle déteste en revanche Sid qui en veut trop à ses points selon elle. Bon, ce n’est pas grandiose. L’épisode se termine toutefois par Charles qui se débarrasse d’Alice, avant de rencontrer, au bar, une femme que Sophie introduit comme importante dans sa vie. Franchement, c’est un sosie de Valentina, ça craint, surtout que Valentina, elle, couche avec son random, mais sans être prête à tourner la page encore… Enfin une intrigue qui donne envie de continuer la série !

The Mandalorian – S03E04

Épisode 4 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.

Spoilers

Bo-Katan, Grogu et Din Djarin s’installent dans leur nouveau domicile.

One must not speak unless one knows.

Ouf : l’épisode ne dure pas une heure cette semaine, et ça me rassure, parce que je ne me sentais pas du tout d’attaque pour un épisode aussi long que la semaine dernière. Je trouve qu’il ne fonctionnait pas tant que ça ce troisième volet et ça m’a rassuré de voir que le quatre revenait aux habitudes des épisodes plus courts. Cela n’a jamais empêché la série de proposer de bons épisodes après tout.

Ce début d’épisode bousille déjà bien son budget, par contre : on y suit tout un tas de mandalorians en train de s’entraîner les uns contre les autres, pour bien maîtriser les techniques de combat et tous les gadgets qu’ils ont.

De son côté, Grogu s’entraîne à utiliser la Force… à moins qu’il ne fasse que regarder des crabes. Ce n’est pas bien clair, mais admettons, ça faisait un bon gag. Din Djarin le voit s’isoler pour jouer avec les crabes, en tout cas, et ça ne lui plaît pas. Il préfère le voir s’entraîner avec les autres orphelins du campement. Cela ne semble plaire à personne d’autres qu’à Din Djarin. J’imagine qu’on veut nous montrer qu’il est un bon papa à s’occuper de son gamin comme ça, mais bon, dans le fond, il ne fait que lui apprendre à se battre, alors j’ai comme un doute.

Bo-Katan a un doute elle aussi, puis l’enfant désigné pour se battre contre Grogu en a un. Il faut dire que Grogu est minuscule et ne semble pas vraiment être de taille pour recevoir le même entraînement que les autres. Din Djarin reconnaît même qu’il est trop petit pour porter son propre masque, ce qui fait que son adversaire le juge trop petit pour se battre. Oui, mais attention : le Credo assure qu’il ne faut pas parler sans savoir.

Mouais. Pas besoin d’un credo pour ça, en vrai, mais admettons, si ça leur fait plaisir. Le combat était rigolo à suivre, avec des fléchettes de laser tag et Grogu qui se prend les deux premiers coups (sur trois) sans broncher. Finalement, il utilise la Force pour éviter la troisième en s’envolant, puis revient à sa position initiale pour mieux mettre un terme au combat en envoyant trois fléchettes directement sur le gamin prétentieux qui n’avait pas vraiment demandé quoique ce soit. Le pauvre, on ne lui laisse même pas savoir exactement ce que Grogu est capable de faire avant de le foutre au combat.

J’imagine que la leçon n’est pas celle que tout le monde répète, avec un crédo tout naze, mais plutôt qu’il ne faut pas juger un adversaire à sa taille. Et ça non plus, je n’ai pas besoin du crédo pour le savoir. Bon. Une fois de plus, on découvre que le repaire de nos héros est loin d’être aussi sûr qu’il n’y paraît au premier abord : un nouveau monstre, volant cette fois (sincèrement, on dirait plus un extraterrestre qu’autre chose), est capable de kidnapper un enfant sans que les Mandalorians ne puissent intervenir autrement qu’en le suivant.

Les propulseurs n’ont cependant pas assez d’essence pour aller jusqu’à la tanière du monstre. Par chance, Bo-Katan utilise son vaisseau pour le suivre, puis pour revenir à la base chercher de l’aide. Toute une équipe de sauvetage se rend donc à la rescousse de l’enfant kidnappé, mais pas Grogu. Il est encore trop petit pour se battre et pour partir s’occuper de telles missions.

À la place, il reste donc avec la forgeronne qui lui explique tout de la Forge et de la mythologie des Mandalorians. Ce pourrait être intéressant comme épisode, mais la série part alors sur un flashback inattendu : les bruits et les étincelles de la Forge rappelle à Grogu son enfance mouvementé apparemment. Et pour être mouvementée, elle l’est : on suit tout un combat avec des sabres laser et une course poursuite en vaisseaux… C’était magnifique à voir !

Côté histoire, Grogu était donc un enfant protégé par des Jedi voulant le mener à un certain Kelleran pour le faire échapper à une armée de Stormtroopers. Kelleran s’occupe bien de Grogu : il le fait fuir la base des Jedi, clairement envahie, et le mène jusqu’à un autre QG où il peut récupérer un vaisseau plus puissant. Ainsi, Grogu et lui peuvent quitter la ville où avait lieu toute cette course poursuite, puis s’échapper dans l’espace. Cela ramène Grogu dans le présent, où la Forgeronne lui offre un blason en beskar. Le voilà sur le point de devenir un vrai Mandalorian, lui aussi !

En parallèle de tout ça, Bo-Katan mène donc toute une équipe de Mandalorians à la tanière du monstre. Ils doivent néanmoins finir à pied et puisque la nuit tombe, ils décident même d’attendre le lendemain pour intervenir et grimper le long du pic où le monstre a emmené le gamin. Vraiment, on sent qu’ils ont envie de le sauver cet orphelin ! En tout cas, c’est l’occasion pour Bo-Katan de découvrir comment fonctionne le Credo ridicule des Mandalorians – oui, je sais, je ne suis pas très neutre dans ma critique… Mais tout de même, on apprend donc qu’ils ne peuvent pas manger tous ensemble à cause du casque qu’ils portent. Comme elle mène l’équipe de recherche, Bo-Katan peut rester auprès du feu, pendant que tous les autres vont se cacher ailleurs pour manger.

Pas question de manger ensemble, donc. Il est possible de retirer son casque, finalement, ça aussi c’est important, je trouve, parce qu’ils insistent toujours à fond sur le fait qu’il ne faut surtout pas le faire, mais finalement, ils le font à chaque repas… Autant dire que ça revient plusieurs fois par jour, quoi.

Bref, peu importe, le lendemain arrive vite heureusement. On peut être heureux de voir Bo-Katan prendre de l’importance, j’imagine. L’équipe de recherches, dans laquelle il y a Din Djarin aussi, c’est évident, part à l’escalade du pic au sommet duquel le monstre à sa tanière. Cela permet une fois de plus de jolies prises aériennes – la série a vraiment une super esthétique, ça ne change pas.

Toutefois, une fois au sommet, les mandalorians ne trouvent pas le monstre. En revanche, Ragnar, un Mandalorian, détecte une source de chaleur dans le nid et décide de se précipiter pour vérifier s’il peut s’agir de son fils ou non. Ah. Pas si orphelin que ça le gamin, finalement. Cela ne change pas grand-chose à l’épisode, si ce n’est que ce Mandalorian a la bonne idée de réveiller les petits du Monstre qui arrive aussitôt au secours de sa progéniture.

C’est l’occasion pour tout le monde de découvrir que l’enfant est encore en vie, dans la gueule du monstre. Il est recraché pour nourrir les petits qui ont bien envie de se faire un festin. Le repas est toutefois interrompu par les Mandalorians qui ne veulent pas voir l’un des leurs être mangé, forcément. Le Monstre avale un mandalorian de plus, avant de prendre le gamin dans ses griffes.

Cela mène à une très jolie scène d’action dans les airs, avec les propulseurs des Mandalorians qui se prennent des coups, des Mandalorians qui tombent du ciel à cause des coups d’aile du Monstre et tout un tas de moments mettant en avant soit Bo-Katan, soit Din Djarin, soit le père de l’enfant. C’était top et ça mène à un sauvetage efficace : tout le monde est sauvé, sauf le Monstre volant qui se fait manger par un crocodile géant.

Il laisse derrière lui trois orphelins qui sont ramenés à la base par Bo-Katan. Cette dernière reçoit tous les honneurs de la forgeronne pour son bon travail à sauver un « Orphelin ». Je crois que la traduction officielle a trouvé ses limites dans cet épisode. L’épisode peut en tout cas se terminer par la forgeronne forgeant une nouvelle armure à Bo-Katan dont les épaulières ont disparu pendant la bataille. Sur l’une d’entre elles, Bo-Katan demande à avoir un Mythosaure car elle en a vu un. La Forgeronne semble comprendre qu’elle a eu une vision, car elle a choisi la voie de Mandalore. Ce n’est pas exactement ça, toutefois. J’espère que ça nous indique qu’on reverra le Mythosaure en tout cas, parce qu’il faisait envie ce monstre et promettait de jolies scènes.