The Mandalorian – S03E03

Épisode 3 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.

Spoilers

Din Djarin et Bo-Katan quittent Mandalore après une petite baignade. On redécouvre le Dr Pershing.

Long live the New Republic.

Le problème avec cette série, c’est que dès que je prends un peu de retard – mais vraiment trois fois rien en plus – je me retrouve salement spoilé. Je sais donc déjà que cet épisode va être interminable, puisqu’il dure le double du temps habituel et se concentre sur des personnages secondaires. C’était un peu inévitable, j’imagine que c’est un juste retour de bâton après avoir eu des épisodes de The Mandalorian ailleurs que dans cette série.

Toujours est-il que ça commence plutôt bien : Din Djarin se réveille après s’être baigné dans les eaux de Mandalore, alors il est de nouveau un Mandalorien. Le fait qu’il y ait désormais un énorme gouffre n’inquiète pas plus que ça notre héros – et sa sauveuse se garde bien de lui expliquer qu’elle a vu un gigantesque monstre l’entraîner dans les profondeurs. Ils s’en vont donc le plus vite possible de la planète et… Tout ça pour ça ?

C’est super frustrant de nous laisser sur un cliffhanger de malade pour si vite l’oublier. Au moins, la série arrive à nous ramener de l’action rapidement avec une bataille entre vaisseaux spatiaux qui intervient très rapidement. Mando n’a même pas le temps de revenir à son vaisseau qu’il est déjà sous attaque. Bon, ce n’est pas exactement lui qui est sous attaque : c’est Bo-Katan.

Elle parvient à s’approcher suffisamment de son château pour envoyer Djin Djarin récupérer son propre vaisseau. Cela permet à notre héros de lui venir en aide bien rapidement, alors que la course poursuite entre vaisseaux continue. Cela fait plaisir de voir que le budget de la série est toujours capable de gérer de telles batailles – mais tout de même, je reste frustré de ne pas passer plus de temps avec le monstre de l’épisode précédent.

La course poursuite est très belle à voir, mai selle reste sans grande surprise. Dans un vaisseau, nous avons Bo-Katan et Grogu, dans l’autre, Din Djarin. Evidemment que nos héros s’en sortent. Malheureusement, si les vaisseaux sont principalement intacts, ce n’est pas le cas du château de Bo-Katan. En effet, le château est bombardé et rendu complètement inutilisable par plusieurs des chasseurs que Bo-Katan s’était mise à dos.

Elle essaie bien de se venger, mais ils sont soudainement totalement dépassés par un grand nombre de vaisseaux. Cela pousse Din Djarin à battre en retraite avec Bo-Katan, et ça nous amène la saison dans une direction totalement différente.

Effectivement, après le générique, nous nous retrouvons dans un décor bien différent, avec des personnages que nous avions d’une part oublié et d’autre part jamais vu, si je ne m’abuse. Bon, nous débarquons donc en pleine conférence du Dr Pershing, que nous n’avions plus vu depuis la saison 1 (il me semble). Il explique qu’il travaille à présent sur le clonage, non pas à partir d’un brin d’ADN mais de deux brins d’ADN, dans l’espoir de réussir créer un clone récupérant la meilleure partie de l’ADN de chacun des brins lui servant de base.

C’est intéressant comme sujet, même si je peine à voir le rapport avec le reste de la saison. En tout cas, Pershing se trouve donc sur la planète Coruscant et c’est sur lui que l’épisode se concentre principalement. Il est emmené de la conférence vers son hôtel assez rapidement. Il fait désormais partie d’un Programme qui semble fasciner tout le monde autour de lui : Amnistie.

Il en rencontre rapidement d’autres membres, dont G27, M40 et G68. J’ai l’impression d’être trollé pour les noms, franchement. Star Wars… Que voulez-vous ? G68 n’est finalement pas un visage inconnu, mais une ancienne alliée de Gideon. Ma foi.

Les nouveaux amis trinquent à la santé de la nouvelle République assez rapidement et G68 s’intéresse ensuite à Pershing et ses activités. Il se fait rapidement des amis au sein de ses nouvelles troupes, en tout cas. J’ai eu du mal à accrocher : autant je veux bien suivre et apprendre à connaître Pershing, autant les souvenirs de guerre de tous les personnages que je ne connais pas encore, ça ne m’a pas fasciné.

La scène avait pourtant son importance : Pershing (ou L52 au sein d’Amnistie) explique que les biscuits des rations de combat lui manquent et bim, dans la scène suivante, il en reçoit toute une livraison à sa chambre d’hôtel. Il aurait pu avoir une boîte aux lettres, tant qu’à faire. Bon, je vais me contenter du point de Bingo Séries sur sa reconversion professionnelle, cela dit. On le suit en effet à bosser ensuite dans un box loin du glamour de son discours de la veille.

Le soir, il se promène dans une ville avec des milliers d’habitants et toute une fête foraine spatiale (c’est le même genre de fête foraine que les nôtres, sauf que les magiciens font apparaître des mini-dragons et que les glaces y sont fluorescentes). Rapidement, Pershing explique à G68 qu’il ne veut pas continuer à mener l’ensemble de ses travaux, persuadé que ça n’intéresserait pas la Nouvelle République. Toutefois, celle-ci n’est pas entièrement d’accord avec lui. On sent le discours de Résistance qui se met en place, l’air de rien, alors qu’elle lui assure qu’il faut qu’il vive un peu plus librement, parce qu’ils ne sont pas sous l’Empire.

Bon, très bien… Et alors ? Je peine à voir où veut en venir l’épisode. Le pire, c’est que j’étais spoilé et que je le savais d’avance ! Cela ne m’empêche pas de m’ennuyer un peu devant l’épisode, ce qui est toujours chiant, tout de même. Lors d’un entretien avec un robot, Pershing aussi est confronté à une information chiante : il apprend que sur Coruscant, ses anciennes recherches sont illégales. Il ne peut donc pas continuer de les mener, contrairement à ce que lui suggérait G68.

Malgré tout, il reste persuadé que ses recherches sont plus importantes que les lois. Il en parle ainsi à nouveau à G68, lui expliquant les ressources dont il aurait besoin pour ça. Elle est heureuse de lui fournir un laboratoire, quitte à sortir de son périmètre. C’est quelque chose qu’il n’a pas très envie d’essayer, on le sent très craintif, mais il finit par se faire à l’idée malgré tout, parce qu’il n’a pas trop le choix.

Il met donc de côté le danger, et j’ai trouvé que la série mettait trois plombes à le faire changer d’avis quand il était évident dès le départ qu’il changerait d’avis. Sans ça, la saison ne pouvait pas vraiment continuer dans la nouvelle direction clairement visée. J’ai du mal à comprendre, en revanche, l’intérêt de s’attarder si longtemps sur Pershing. Deux ans (trois ?) pour tourner une saison super courte qui perd du temps comme ça ? C’est frustrant.

Bon, toujours est-il qu’il s’ennuie ferme dans son nouveau travail le Pershing, et qu’il est frustré lui aussi de ne pas réussir à faire tout ce qu’il souhaite au travail. Il accepte donc la proposition de G68 de lui fournir un laboratoire en-dehors de son périmètre. Il troque son uniforme pour un manteau qui le rend un peu plus dark et se convainc qu’il fait tout ça pour aider la Nouvelle République. Petit tip comme ça, au cas où : si t’as besoin de te répéter devant le miroir que tu fais la bonne chose et que tu aides la Nouvelle République, c’est probablement que tu n’es pas en train de l’aider autant que tu le penses.

G68 emmène en tout cas Pershing dans une gare où il a du mal à cacher son stress et se fait remarquer d’à peu près toutes les autorités qu’ils croisent. Heureusement, G68 a un peu plus de sang-froid que ça et parvient à le faire monter dans un vaisseau à bord duquel ils ne devraient pas être. À mes yeux, c’est juste l’équivalent du métro, mais ça les éloigne du cœur d’Amnistie pour les mener à la décharge de la planète. Sur place, G68 espère retrouver un ancien vaisseau de l’Empire, dans lequel il y avait un laboratoire. Elle en profite pour révéler à Pershing que c’est à la décharge qu’elle a trouvé les biscuits qu’elle lui a offerts – bien sûr que ça venait de G68.

Bon, en tout cas, j’espérais un arrêt de ce métro spatial, en vain. Ce qui fait fuir G28 et Pershing de ce train, ce sont finalement les contrôleurs. En effet, ils n’ont pas de billets, puisqu’ils n’avaient pas le droit de quitter le périmètre. La course poursuite se fait calmement dans le train, et ce n’est pas bien crédible de les voir parvenir si vite et si bien à échapper à la surveillance de droïds.

Qu’importe : ils parviennent enfin à sauter du train après une scène de suspense qui se voulait scène d’action de l’épisode. Pershing prend alors conscience du fait qu’il n’a jamais été autant hors la loi précédemment. Super pour lui, ma foi. Et en vrai, il est plutôt chanceux : ils ont sauté du train à proximité de son arrivée, ce qui fait qu’ils trouvent rapidement un vaisseau de l’Empire.

Les vaisseaux étant inutilisables, ils sont laissés sans surveillance, ce qui arrange bien les affaires de nos personnages. Ils n’ont plus qu’à entrer dedans et trouver le laboratoire, en profitant pour papoter davantage : G28 utilise donc ce moment pour se présenter officiellement. Elle s’appelle donc Elia Kane. Bon, G28 ça m’allait bien, je m’y étais fait.

Les présentations entre Elia et Penn étant faites, on peut finalement enchaîner sur la découverte du laboratoire mobile dont Pershing dit avoir besoin pour mener à bien ses recherches illégales. Il en profite aussitôt pour commencer à rassembler tout le matériel dont il pense avoir besoin pour la suite de son projet. Il n’en a pas pour bien longtemps à rassembler tout ce dont il a besoin, mais c’est quand même trop long : des bruits sourds se font entendre dans le vaisseau. Les deux personnages comprennent assez vite qu’ils ne sont pas aussi seuls que ce qu’ils le pensaient.

Au moment de quitter le vaisseau, ils repèrent donc des lampes-torches qui sont clairement à leur poursuite. On sent bien que l’on doit stresser pour eux… mais comme on ne les connaît pas vraiment, j’ai plutôt eu envie qu’ils se fassent prendre pour en finir au plus vite. C’est finalement ce qu’il se passe : Pershing est ainsi arrêté rapidement et son matériel récupéré par… Elia. Oui, elle le trahit complètement.

C’est même pire qu’il n’y paraît au premier abord : elle le piège et est celle qui l’a dénoncé. Du côté d’Amnistie, on pense donc qu’il est toujours sous emprise de l’Empire et qu’il est lobotomisé par celui-ci. La solution ? Un petit lavage de cerveau à l’aide d’une technologie très au point, bien sûr. Le pire est encore qu’Elia demande à rester sur place pour augmenter la puissance de la machine et s’assurer que ce qui devait être un petit parcours de santé se transforme en un grillage de cerveau en bonne et due forme. Je ne sais pas bien pourquoi on a suivi tout ça, par contre.

Pour la fin d’épisode, nous repartons bien loin de tout ça : Bo-Katan et Din Djarin arrivent sur la planète où Mando était lors du premier épisode. Il s’agit, après tout, d’un refuge pour Mandaloriens. Je ne suis pas convaincu que Bo-Katan y soit tout à fait à sa place, comme elle ne suit plus la Voie idéale, mais bon, elle a besoin d’un refuge. Et puis, techniquement parlant, elle s’est baignée aussi, donc elle n’est plus une Apostat.

Les gardes ne le voient pas comme ça et les empêchent d’entrer dans le refuge, jusqu’à ce que Din Djarin insiste et assure avoir des preuves : il a pris un échantillon de l’eau après s’être baigné. C’était un bon réflexe pour prouver sa rédemption : il remet l’échantillon et prouve que les Eaux Vivantes sont toujours accessibles. Mandalore n’est plus si maudite que ça, finalement. Din Djarin obtient donc la rédemption qu’il voulait tant, mais ce n’est pas le seul : Bo-Katan n’a peut-être plus de château, mais elle peut à nouveau vivre comme ses ancêtres car elle s’est baignée aussi. Bien. La suite au prochain épisode, comme on dit.

How I met your father – S02E02

Épisode 2 – Midwife Crisis – 12/20
Il y a comme un léger mieux dans cet épisode, probablement parce que la série va plus loin dans le ridicule. Si elle y allait à fond, elle pourrait tenir une formule qui fonctionne. Dans le même genre, la vie qui s’acharne sur son héroïne devenue détestable, ça m’irait très bien si ça continuait sur plus d’un épisode. Je doute que ce soit le cas, mais ce deuxième épisode était déjà meilleur que le premier. C’est un début.

Spoilers

Sophie rencontre Meredith, ce qui fait ressortir sa tendance à mentir en permanence.

I’m a dirty liar.

J’ai trouvé le créneau parfait pour la série, mais je ne pense vraiment pas dépasser un épisode par semaine parce que c’est toujours douloureux à regarder, surtout quand ça reprend par la Sophie du futur nous racontant sa vie. Enfin, elle la raconte à son fils, mais ça revient au même. C’est terrible comment l’humour ne prend pas avec moi quand on la voit – elle était pourtant si drôle dans d’autres rôles ? Que lui est-il arrivé ?

Bref, le thème de l’épisode pour Sophie, c’est qu’elle a tendance à mentir en permanence, surtout quand elle est stressée. Pour l’épisode qui nous concerne, cela ressort particulièrement quand elle a l’occasion de rencontrer Meredith pour la première fois. Tout ne se passe pas à merveille : Meredith stresse Sophie, parce qu’elle se sent en compétition avec.

Elle ne fait donc que lui mentir – au point de lui dire qu’elle a vendu sa photographie à un prix incroyable. C’est loin d’être brillant comme humour, mais la construction de l’épisode fonctionnait bien mieux : j’ai aimé voir les scénaristes rendre volontairement insupportable Sophie. Cela change : en saison 1, elle l’était, mais c’était involontaire. Cela fonctionne bien mieux quand c’est assumé. Son cours de yoga m’a même fait sourire.

Bref, il y a un peu de progrès, même si je ne sais pas comment les scénaristes ont de telles idées parfois. La voir mentir tout le temps, c’est marrant ; la voir promettre une séance photo d’accouchement à sa voisine Ramona parce qu’elle a l’habitude d’en faire… Beaucoup moins. On sent bien que les scénaristes sont contents d’avoir eu une idée qui pourrait être vaguement marrante, mais on voit aussi à quel point ils sont ensuite coincés dans leur idée.

Je veux dire, ça pourrait être marrant, mais les crevettes congelées dans la piscine d’accouchement ? À quel moment ça a pu paraître être drôle comme histoire ? Je me le demande sincèrement. Par contre, Sophie qui tombe dans la piscine ? YES, c’est mon humour, beaucoup plus. Acharnons-nous sur elle, c’est bien mieux pour me faire rire, vous allez y arriver, surtout si vous la laissez avec Valentina, qui est la seule à vraiment me faire rire à chaque épisode.

Pourtant, les scénaristes lui fournissent vraiment des intrigues de merde. Le coup d’Avatar ? C’était naze et juste fait pour qu’on les sente un peu dans l’actualité, mais bon, on voit bien que ça ne marche pas. L’accouchement en lui-même a réussi à me faire rire tellement il était dans l’excès. Voilà, la série a peut-être trouvé ce qui pourrait fonctionner pour que je passe le cap de ma mauvaise foi et de leur manque flagrant d’idée/qualité : aller dans l’excès jusqu’à l’absurde, s’acharner sur Sophie et la voir s’empêtrer dans des mensonges, c’est plus intéressant que sa vie romantique, pas évoquée un instant dans l’épisode.

C’est dommage de devoir laisser de côté le thème de la série… mais ce n’est jamais qu’un prétexte, non ?

En parallèle de tout ça, Meredith est donc de retour dans la vie de Jesse. Cela signifie qu’elle est de retour aussi dans la vie de ses amis. C’est loin de plaire à tous. Outre Sophie qui veut absolument gagner la compétition contre elle, Sid est particulièrement énervé de la voir revenir. Il la déteste pour de bonnes raisons, mais bon, ce n’est pas à lui d’en vouloir encore à Meredith en vrai. Si Jesse lui pardonne, alors Sid doit lui pardonner.

Tout ça, c’est de la théorie. La pratique est souvent différente et l’idée de base de cette intrigue était bonne. Tenter de nous faire le coup du « bujito incident » en référence au « pineapple incident » en revanche ? Pire idée du monde ! C’est nul comme réécriture, c’est nul comme idée et la résolution avec une réconciliation est trop simple. Ils ont juste parlé, quoi, c’est pas la meilleure des idées. J’aurais préféré voir durer un peu la rancune de Sid – surtout que Meredith est une égoïste, tout de même.

Cela ne m’empêchera pas d’adorer l’actrice de toute manière. C’est dommage d’avoir une telle actrice et de ne pas s’en servir pour des intrigues vraiment drôles par contre (l’accouchement dans le métro a fonctionné également à ce moment-là). Là, elle reste un brin trop fade et on sent bien qu’elle sera cantonnée plus tard au rôle de la méchante).

Enfin, une autre intrigue secondaire de l’épisode voit Ellen s’inquiéter de ne plus avoir de nouvelles de Rachel. J’avais totalement zappé cette intrigue, mais c’est plutôt une bonne chose de la voir revenir car les rares moments où j’apprécie Ellen sont quand elle a une vraie raison d’être stressée et d’en faire des caisses.

Après, toute l’intrigue avec les voisins qui s’incrustent (Julian & Maury pourraient être de bons persos secondaires), la fête qui fait penser à Rachel qu’Ellen ne veut pas d’elle et le rencard qui se décide sur un coup de tête quand elles en arrivent à la conclusion qu’elles sont aussi folles l’une que l’autre est trop rapide pour moi. C’est rushé par manque de temps, parce que les scénaristes ont finalement beaucoup de personnages et ne savent pas quoi faire de tout le monde.

Cela dit, le duo Ellen/Charles pourrait le faire sur du long terme. Bref, je sens davantage le potentiel comique dans ce deuxième épisode. Je suis fatigué, ça joue forcément, mais il y a quelque chose là qu’il n’y avait pas en saison 1 : ils prennent le temps de s’éloigner de l’intrigue amoureuse et de proposer un peu plus d’excès. C’est clairement quelque chose qui pourrait fonctionner pour que ça parvienne enfin à être vraiment drôle. Reste à voir si c’est un incident isolé ou une vraie nouvelle direction pour la série.

The Mandalorian – S03E02

Épisode 2 – The Mines of Mandalore – 15/20
J’étais peut-être trop fatigué pour me lancer dans cet épisode et j’aurais dû attendre un autre jour pour le voir. Par peur des spoilers, j’ai quand même pris la décision de le regarder. Si je ne le regrette pas, j’ai trouvé qu’on retombait dans un rythme très lent pendant une bonne partie de l’épisode, avec le problème que j’aime les dialogues dans les séries et que celle-ci ne nous sert que des monologues lents et sporadiques. Heureusement qu’elle reste un bijou visuel et que cette saison semble vouloir raconter vraiment quelque chose.

Spoilers

Din Djarin se rend sur Mandalore pour laver son honneur.

This was once a beautiful civilisation.

Au moins, si j’en crois le titre, cet épisode sait déjà ce qu’il veut raconter, et c’est un vrai plus par rapport à la première saison de la série. Non, je ne lâche pas la grappe de la série avec ça, mais en même temps, je suis énervé par Disney + qui ne voulait pas me lire cet épisode, en me mettant en pause automatiquement juste après son logo. Drôle de bug, c’est bien la peine de payer un abonnement si tout ce que j’arrive à regarder correctement, c’est How I met your father.

Entre ça et les sous-titres qui me zappent les noms propres alors qu’ils sont impossibles à retenir avec l’orthographe juste, vous comprenez bien sûr mon désarroi. L’épisode reprend ainsi sur Tatooine avec toujours la même mécanicienne qui se retrouve en plein dialogue avec un extra-terrestre qui ne parle pas une langue humaine. De ce qu’on entend du dialogue, cependant, on comprend qu’elle l’arnaque en assurant ne pas avoir le temps de travailler aussi vite qu’il ne le réclame, pour être sûr de se faire plus d’argent.

Bien sûr, elle ment et continue d’utiliser des Jawas pour faire toutes les réparations à sa place, surtout pendant la Fête de la Boonta qui semble lui tenir à cœur, même si je n’ai aucune idée de ce dont il s’agit. Je suis un mauvais fan de la franchise, je vous l’ai dit !

Notre mécanicienne préférée, qui m’a plus tapé sur le système qu’autre chose ce soir, probablement parce que j’étais plus fatigué que ce que je ne pensais, reçoit ensuite une visite de Mando (et de Grogu, qu’elle adore toujours autant). C’est logique : il est toujours à la recherche de la carte mémoire qui pourra réparer son droid préféré. Malheureusement pour lui, c’est un échec cette affaire. En fait, il se retrouve à accepter de prendre avec lui R5-D4, un droid totalement froussard. Je n’ai pas trop capté comment la mécanicienne réussissait à faire ce coup, mais elle réussit à le faire, écoutez.

Le Mandalorian peut donc repartir de la planète sous les feux d’artifice de la fête, permettant un joli plan sur Grogu fasciné par les artifices. C’était joli, et ça permettait d’enchaîner assez vite sur la suite : direction les mines de Mandalore. Bien sûr, on a le droit à un petit cours d’histoire (ou géographie ?) de la part de Din Djarin au moment de survoler la planète. Plus ils s’en approchent, plus le héros de la série ajoute des précisions sur les mines : on apprend donc qu’une fois sur la planète, ils seront coupés du monde.

Je ne comprends pas trop comment Mando qui voulait absolument son robot dans l’épisode précédent, quoi qu’il en coûte, a pris la décision si rapidement de se rendre aux mines sans lui, mais en tout cas, je suis content de voir qu’il y parvient vite. Je m’attendais à ce que ce soit l’intrigue de la saison… et c’est loin d’être le cas, puisque R5 est rapidement envoyé scanner l’atmosphère de la planète et des mines.

C’est toutefois un échec : le robot cesse toute communication avec Din Djarin, forçant ce dernier à se rendre lui-même sur place voir ce qu’il se passe. Grogu est hyper inquiet pour lui, même si c’est un peu lui qui a forcé Din Djarin à partir à la recherche de R5. Les incohérences des petits, écoutez. Finalement, le Mandalorian ne retrouve pas du tout R5 quand il entre dans les mines. Au contraire, il est subitement attaqué par trois monstres qui ont déjà mis KO son droïd avant lui.

Cela permet une rapide scène d’action où Din Djarin se débarrasse de ses trois adversaires grâce à son sabre laser, avant d’apprendre que, finalement, l’atmosphère de Mandalore est respirable. La planète n’est donc pas aussi maudite qu’on veut bien le faire croire, et ça change tout pour lui. Cela simplifie grandement sa mission d’exploration et lui permet d’accéder plus vite à son objectif : il veut toujours se baigner pour récupérer son honneur.

Pour cela, il doit traverser les mines – et donc y accéder déjà. Je sais que je me suis souvent plaint de ne pas entendre le personnage parler suffisamment en saison 1, mais j’ai trouvé avec ce trajet vers les mines que Din Djarin avait tendance à trop parler. Je suis un éternel insatisfait… Mais vraiment, il enchaînait les explications de manière lourde. Le problème, c’est que même s’il parle à Grogu, on a affaire à un monologue interminable. J’ai dit plus haut que j’étais fatigué, ça s’est vraiment senti pendant mon visionnage. Je n’ai pas arrêté de bailler.

Pourtant, j’espérais de la série de quoi me maintenir éveillé et me motiver. C’était peine perdue apparemment, malgré sa bonne musique.

Dans les mines, Din Djarin finit par trouver un casque de Mandalorian qu’il déterre sans hésiter. C’était une mauvaise idée : il s’agit en fait d’un piège qui réveille une machine imposante refermant ses griffes sur lui et emmenant avec elle notre héros. Grogu reste ainsi tout seul, apeuré par ce qu’il vient de voir, alors que Mando est inconscient.

Bien sûr, Grogu suit la machine jusqu’à son repaire, où notre bébé alien espionne un droïd au look de guerrier sortir de celle-ci. Bon. Où sont les explications de Din Djarin quand on en a besoin ? C’est ce que Grogu doit se demander lui aussi, parce qu’il décide d’utiliser la Force pour venir en aide à son… maître ? daddy ? Difficile à cerner.

Il se fait rapidement repérer par son adversaire, cependant. Din Djarin est assez conscient pour demander à Grogu de s’enfuir au plus vite pour contacter à nouveau Bo-Katan. Une course poursuite commence aussitôt entre Grogu et son adversaire, puis entre Grogu et une sorte de petit dragon, alors qu’il est également confronté à une autre créature monstrueuse à l’entrée de la grotte menant aux mines. Ce qui est top, c’est que ça nous montre que Grogu est encore plus badass qu’avant maintenant qu’il maîtrise à peu près la Force.

C’est abusé : en fin de saison 2, il était loin d’être si fort et on n’a toujours pas eu de rappel de ce qu’il s’est passé dans une autre série pour en arriver là… On va faire comme si de rien n’était. Cette scène était top, le voir terrasser une créature quatre ou cinq fois plus grand que lui était cool aussi et cela lui permet de s’enfuir bien vite. Dès lors, il parvient à utiliser le vaisseau de Din Djarin pour le ramener à Bo-Katan.

C’était rapide et efficace. J’ai aimé voir Bo-Katan irritée du retour de Din Djarin dans son espace aérien et immédiatement inquiète quand elle ne le voit pas à bord. Je trouve que ça apportait une touche très réaliste à la relation qu’elle a avec Din Djarin. Après tout, c’est plutôt logique de s’inquiéter de lui et d’oublier son irritation.

Même si elle voulait être laissée tranquille et même si elle comptait bien le rappeler à Din Djarin, le savoir disparu change tout pour elle : elle accepte finalement de se rendre à Mandalore pour savoir ce qu’il s’est passé exactement. Elle parvient ainsi à convaincre Grogu de la ramener là où il se trouve pour lui venir en aide. Elle aussi se retrouve donc à monologuer avec Grogu, sur Mandalore et sur les Jedi.

L’air de rien, elle s’intéresse également aux pouvoirs de Grogu, supposant bien qu’il maîtrise la Force s’il est capable de revenir à elle par lui-même. Elle s’interrompt toutefois pour foutre une bonne raclée à encore d’autres Alamites, les créatures qui gardaient l’entrée de la grotte menant ensuite aux mines.

Pendant ce temps, la machine qui garde Mando en otage continue de s’en prendre à lui, pour lui prélever du sang. Je sens qu’il me manque une étape sur la créature qui dirige cette machine, mais elle a un œil unique assez horrible. Ce cyclope se fait finalement mettre une bonne raclée par Bo-Katan.

Pour cela, elle utilise le fameux sabre laser noir et blanc. La créature est loin de se laisser démonter pour autant : on découvre que le cerveau/œil est une sorte de crabe capable de se faufiler dans la plus grosse machine pour s’en prendre de nouveau à ses adversaires. Bo-Katan ne se laisse pas impressionnée pour autant et finit par tuer définitivement cette créature, avec plein de coups de sabre. Chouette.

Din Djarin peut donc se réveiller après avoir été sauvée par Bo-Katan, qui se permet en plus de lui préparer une petite soupe. Il la mange, avant de repartir à nouveau vers les mines. Bo-Katan ne comprend pas comment il peut être si borné – et ma foi, moi non plus. Je sais, c’est son Credo, c’est sa Voie, mais pfiou, qu’est-ce que c’est chiant.

Finalement, Bo-Katan accepte de l’accompagner jusqu’aux eaux qu’il convoite tant, sachant bien que, de toute manière, si elle ne l’aide pas, elle sera rappelée à la rescousse peu de temps après. Bon, ça, c’est moi qui l’ajoute, mais elle semble persuadée qu’il y a plein de dangers sur Mandalore et que Din Djarin est incapable de s’y retrouver par lui-même.

Nos trois héros reprennent donc la route, ce qui permet une bonne discussion entre Din Djarin et Bo-Katan. Par contre, bordel, mais apprenez à marcher vite ? Vraiment, cette série me fait m’arracher les cheveux. Ils marchent toujours à deux à l’heure. Il y aurait moyen d’atteindre deux fois plus vite leur objectif s’ils avançaient pour de vrai. On en apprend toutefois plus sur le passé de Bo-Katan, qui faisait partie de la famille royale, et j’ai trouvé que c’était intéressant comme manière d’aborder les choses.

Par contre, on nous a vendu une Mandalore pleine de danger, mais finalement, Din Djarin atteint super vite les eaux pour se baigner et récupérer enfin son honneur. C’était décevant, mais comme je m’y attendais, ça permet d’en arriver à une bonne scène : Din Djarin est gobé par les eaux et emmené loin dans les profondeurs de Mandalore.

Bo-Katan se précipite à sa rescousse. Elle parvient à le sauver de la noyade, mais elle aperçoit dans les eaux un véritable monstre – probablement le Mythosaure de la légende. Ma foi, je ne m’attendais pas forcément à un petit cours de mythologie extraterrestre ce soir. Ce n’est pas avec cette série que je vais me choper des points de Bingo Séries en tout cas.

How I met your father – S02E01

Épisode 1 – Cool and Chill – 11/20
C’est difficile de noter quand je ne sais même pas exactement pourquoi je continue la série. J’imagine que c’est parce qu’elle réussit par moment à me rappeler que j’adorais l’originale sans jamais lui arriver à sa cheville. Ou alors, c’est pour Hilary Duff. Ou pour le reste du casting. Ou par espoir que sur un malentendu, on arrive à sortir du pétrin dans lequel elle semble s’enliser toujours un peu plus. Bref, c’est un début de saison convenu côté intrigue, gênant côté surjeu et forcé côté écriture des blagues. À l’image de la saison 1, donc.

Spoilers

Ian est de retour dans la vie de Sophie, pile à temps pour le mariage de Sid et Hannah.

I was getting a second shot with the one that got away

Je suis reconnaissant de voir qu’il y a un résumé de la saison précédente pour me remettre en tête les intrigues et les noms de certains personnages, parce que la qualité n’était pas assez au rendez-vous pour que j’en retienne tout. Je me suis motivé pour reprendre la série, oui, mais je ne sais pas trop ce que ça donnera pour mes critiques. La série est compliquée à commenter, comme n’importe quelle comédie. Après tout, je passe tout mon temps à rire, non ?

Non. Vraiment pas. Allez, simplifions les choses : Sophie en 2050, ça ne fonctionne vraiment pas du tout. Du tout. Elle est toujours à se bourrer, fait des siestes et des spaghettis pendant qu’elle appelle son fils en visio sur un mur entier (qui voudrait d’un tel écran pour une visio ?). Même le récit de Ted paraissait plus crédible, ça en dit long. Et puis, Kim Catrall paraît en roue libre, je me demande vraiment si quelqu’un la dirige.

Mon problème, c’est que ça signifie que la série a ignoré les multiples critiques à son sujet et continue donc sans revoir sa copie. Cela se sentait dès l’introduction, et ça n’a fait que se confirmer scène après scène. Les personnages ? On retrouve petit à petit toute la bande exactement là où on les avait laissés en fin de saison 1. Malheureusement, je ne suis pas spécialement heureux de les retrouver, ce qui explique aussi pourquoi j’ai mis un peu de temps à commencer la saison, je suppose.

Bien sûr, il y a deux exceptions : Charlie et Valentina. J’aime toujours autant la dynamique entre ces deux-là, aussi sexuelle soit-elle. Ce sont les seuls qui arrivent à me faire sourire – mais pas encore rire. Valentina et Charlie ont donc rompu, mais comme prévu, ça ne tient pas la route longtemps cette rupture. Ils se retrouvent à devoir gérer un diaporama de mariage pour Sid et Hannah, en une soirée, et ils préfèrent coucher ensemble que de le faire. À part ça, ils sont sûrs de pouvoir être amis, même quand leur sextape finit par être vue par tout le bar parce qu’ils l’ont ajoutée au diaporama de mariage, soi-disant par accident. Je n’appelle pas ça un accident, j’appelle ça une mauvaise écriture de la part des scénaristes tellement c’était prévisible comme « gag » (parce que c’était supposé en être un).

Oui, Sid et Hannah ont besoin d’un diaporama de mariage, parce qu’ils se sont mariés en secret ce jour-là. Le mariage en lui-même est une catastrophe et ils s’en rendent compte au moment de le raconter – les scénaristes passent à côté d’un bon épisode, je trouve. Ils sont peut-être traumatisés par les épisodes de mariage après la série originale. Comme l’histoire en question n’est pas terrible, ils se mettent à le regretter et… la première grosse soirée de Sophie en tant que photographe – dont on nous a fait tout un plat en saison 1 – est rapidement oubliée par tout le groupe d’amis : Sid et Hannah organisent un mariage surprise au bar.

Et comme il fallait bien tenter de créer des situations marrantes (ou juste gênantes), oui, Ian se tape l’incruste à un mariage de gens qu’il ne connaît pas. Vu le nombre de figurants présents, ce ne doit pas être le seul cependant.

La série essaie toujours énormément d’être drôle, mais ça se sent. Copier son aînée n’est toujours pas une super idée non plus : on a ainsi droit à un flashback à la fac pour Sid et Jesse (c’est trop du copier-coller de Ted et Marshall sérieusement) ou au pire jeu de mots possible avec les « sequins » d’Emily. L’actrice me fait toujours autant de peine à forcer plus que nécessaire l’humour de son personnage, qui n’est pas si drôle. Ou plutôt, qui pourrait l’être si elle ne forçait pas tant le trait.

Y a-t-il eu du positif dans l’épisode ? Ma foi, voir débarquer Drew m’a fait sourire. Toute l’intrigue avec ses dents blanches et sa couleur de peau digne de Donald Trump ne fonctionnait pas, mais au moins, sa présence ajoutait du fun à un épisode qui n’arrivait pas à l’être.

Du côté de Jesse, on ignore encore que Sophie l’a vu avec Meredith. Plutôt que d’en parler avec la principale intéressée, Jesse se confie donc à sa sœur qui surjoue tout – et les scénaristes tentent la carte du « oh regardez, on sait qu’elle surjoue » à un moment, mais ça ne fait qu’empirer les choses. La référence qui ne sort de nulle part au « white male » était plus gênante que drôle : j’ai l’impression que c’est écrit par des boomers qui ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. Pour ça, j’ai déjà le dernier Robert Galbraith à finir de lire, merci bien. Bref, dans tout ça, super, Jesse part un mois avec Meredith en tournée… et alors ? 

Un point positif (je les cherche vraiment, vous voyez ?), peut-être, est le karaoké improvisé par Sophie. Cette manière de se sortir d’une situation gênante en en créant une encore plus gênante est assez raccord avec ce qu’on savait du personnage. Pour une fois, c’est rare, ça ne semblait pas trop forcé niveau humour… jusqu’à ce que Drew s’en mêle.

J’ai eu de la peine pour Hannah et Sid, finalement. Eux au moins, ils forment un couple solide. Il est dommage que la série n’ait pas réussi à sécuriser la présence de l’actrice plus tôt. Maintenant qu’elle est occupée avec Walker, je doute qu’on la reverra beaucoup cette saison.

Sinon, le seul truc qui va vraiment me motiver à continuer la série est le flash-forward en cliffhanger : Sophie s’apprête à sortir en rencard avec son père (peut-être), ce qui fait qu’elle appelle sa mère. J’espère que ça signifiera un retour de Paget Brewster. En attendant, on sait déjà qu’on aura le retour de Neil Patrick Harris dans le rôle de Barney. J’ai hâte de savoir ce qu’il donnera en tant que papa.

En attendant, Sophie réussit à foirer aussi sa relation avec Ian, parce qu’elle finit par lui avouer la vérité sur ses deux ruptures successives en 48h. Quelle vie ! J’y trouve quand même un dernier point positif à cet épisode : il m’a apporté un point de Bingo Séries (le 14e) alors que je ne m’y attendais pas du tout. Yay.