9-1-1 – S06E05

Épisode 5 – Home Invasion – 16/20
La série reprend son souffle avec cet épisode qui correspond bien plus à ce qu’on peut attendre d’elle de manière générale : des interventions reliées entre elles, une intrigue comique, une autre plus dramatique et l’évolution à vitesse grand V d’un personnage en particulier. Ce cocktail explosif – c’est le mot – est divertissant et efficace.

Spoilers

Une série de cambriolages, une nourrice et un chien envahissants ainsi qu’une deuxième chance pour devenir médecin peuplent cet épisode.


The racoon definitely didn’t do this.

Je n’aime pas du tout ce début d’épisode, ça va tellement me créer des angoisses ! On commence dans une maison toute calme en pleine nuit – et la propriétaire se réveille en sursaut quand elle entend du fracas en bas de chez elle. Paniquée, elle appelle le 911 et tombe sur Josh qui lui explique comment se comporter.

Dans la panique, la femme fait tout le contraire de ce qu’on lui dit de faire et insiste pour s’enfuir. Ce n’est pas la meilleure des idées et ça se termine plutôt mal pour elle quand elle voit quelque chose, dans le placard de sa cuisine, qui la traumatise. Pourtant, quand Athéna arrive, elle ne trouve personne d’autre que la femme, inconsciente sur le sol de son entrée.

La pauvre a eu son lot de frayeur, pourtant, si elle est inconsciente. Buck s’amuse alors à aller jouer les détectives dans la cuisine, persuadé qu’il fera un meilleur travail qu’Athéna. Il n’a quand même pas peur quand il est question d’un monstre… mais de manière assez évidente, il trouve finalement un raton-laveur. C’était un début plutôt comique pour l’épisode.

La deuxième intervention voit Maddie au téléphone avec un homme dont la maison est cambriolée, lui aussi. Décidément, cet épisode veut vraiment nous faire stresser sur les cambriolages. C’est au beau milieu de la journée que le vieil homme qui l’appelle – ou en tout cas que Maddie imagine comme vieil homme dans sa tête – se fait alors tirer dessus par les cambrioleurs. S’il survit, Athéna est aussitôt sur l’enquête : l’homme est le mari de la première victime de l’épisode. Il était à l’étranger, mais est rentré au plus vite pour voir sa femme suite à son accident, tout ça pour finir lui aussi à l’hôpital.

J’espère qu’ils ont une bonne assurance, et un bon hôpital. D’ailleurs, cette histoire d’hôpital est le point commun entre ces victimes et toutes les autres victimes de cambriolage. C’était assez hilarant de voir Athéna, qui n’est pas détective, faire le lien plus rapidement que le vrai détective : toutes les victimes de cambriolage ont eu la bonne idée d’appeler le 911 avant de se faire cambrioler ; et bien sûr, les opérateurs ont posé plein de questions pour accéder à la maison en faisant le moins de dégâts possibles.

Une fois que cette intrigue est en place, il est logique qu’Athéna se rende au centre d’appels pour demander à Maddie d’enquêter depuis la base de données : elle se rend compte que les appels n’ont rien en commun… sauf le fait que quelqu’un accède aux logs des appels après coups, à plusieurs reprises. Le problème, c’est que ce quelqu’un s’avère être Maddie elle-même.

Bien qu’elle soit rapidement lavée de tout soupçon, il n’empêche que cette affaire la travaille, parce que c’est son mot de passe qui est utilisé pour commettre tous les cambriolages – et l’un de ces cambriolages a terminé en blessure par balle. Cela la perturbe et elle finit par monter avec les policiers une opération piège quand elle comprend que Noah, la nouvelle recrue, est probablement responsable de ce qu’il s’est passé.

Franchement, je suis dégoûté. Je me doutais que ça allait être lui, j’avais bien compris qu’elle le piégeait en faisant semblant d’être virée, mais j’espérais vraiment que ce serait sa nourrice la voleuse de mot de passe. L’intrigue avec Noah courait sur plusieurs épisodes, cependant, donc ça rendait son impact un peu plus grand, car il est difficile de ne pas compatir pour lui ou de ne pas être dégoûté de cette conclusion. Et c’est ce qu’ils voulaient. Bon, ben, adieu Noah, je t’aimais bien et j’avais espoir en toi pour être le nouveau May.

La troisième intervention de l’épisode n’est pas plus réjouissante : une femme fait des travaux chez elle après avoir changé les serrures… et entend un homme essayer de s’introduire chez elle. Finalement, il s’agit de son frère, alors tout va bien. Le problème, c’est qu’il insiste pour aider sa sœur à faire ses travaux. La pauvre va être servie : il fait ce qu’il peut pour insonoriser la maison avec de la maison, mais il a finalement un accident avec la machine.

Il se retrouve enseveli sous la mousse isolante, qui continue de couler et isole complètement le grenier. La sœur est ravie de devoir appeler les pompiers et de les voir éclater son plafond pour retrouver Vincent, le frère. C’était une bonne intervention, qui finit avec la survie de ce pauvre Vincent et la destruction d’une bonne partie de la maison. Rassurons-nous : Buck, Eddie et d’autres pompiers prennent sur leur temps libre pour venir aider la propriétaire à colmater les trous en fin d’épisode.

Une autre intrigue comique de l’épisode voit donc Chimney et Maddie embaucher une nourrice – ou plutôt une manager d’intérieur, selon ses termes. La nourrice est juste flippante à vouloir s’occuper de tout chez eux ; je ne pourrais juste pas supporter ça, perso. Après, je ne supporterais pas trop non plus les collègues de Maddie qui sont tous à vouloir donner un avis sur la question. Oh, boundaries, non ?

Cela dit, ça vaut aussi pour la « manager » qui demande à Chimney d’enlever ses chaussures dès qu’il rentre chez lui. C’est sans surprise qu’en toute fin d’épisode, la nourrice se fait virer par Maddie, mais ça aura donné un peu d’humour à l’épisode.

Pendant ce temps, May débarque à nouveau chez sa mère pour réviser. C’est une drôle d’idée d’aller chercher le calme chez ses parents, mais bon, elle en a pour son argent comme ça : elle apprend que Bobby a ramené un chien à sa mère – alors que celle-ci est allergique. Ce n’est pas la meilleure des cohabitations.

Comme May est allergique aussi, Bobby n’a d’autres choix que de trouver un nouveau foyer à Hoover, son chien. En théorie, face à ce genre de problème, on utilise les réseaux sociaux ou les associations. Dans cette série, toutefois, la solution qui apparaît la plus logique à Bobby est de confier le chien à sa collègue en congé. Hen est ravie de se retrouver avec un chien qu’elle n’a jamais demandé. Bon, c’est improbable comme intrigue et c’est plutôt son fils qui est le plus heureux, hein.

Le tout se fait la veille du concours de médecine qu’elle doit rattraper, mais ça ne semble déranger ni Hen, ni Karen. Elles se font vite à l’existence du chien, qu’elles autorisent à rester dans la chambre avec elles pour la nuit. Pour quelqu’un qui ne voulait pas de chien, franchement, Hen s’y fait vite. Pas si vite non plus : elle refuse de coucher avec Karen tant que le chien la regarde. Et comme le chien refuse d’être laissé à la porte, elles ne font pas l’amour.

Pfiou. On est vraiment sur une intrigue hyper classique pour un nouveau chien là. Tout aussi classique est le coup du chien qui détruit la moitié de la maison pendant la nuit sans que personne ne l’entende. Vraiment, cet épisode ne donne pas envie d’avoir une maison – entre les cambriolages et les chiens qui détruisent tout, hein.

Le chien se retrouve ainsi adopté par… Eddie. Je ne sais même pas si elles ont pris le temps de lui avouer tout ce qu’il s’est passé ; parce qu’Eddie aussi se retrouve avec une cuisine dévastée. Il tente donc de confier le chien à Chimney, en vain : sa manager d’intérieur refuse immédiatement le chien. Ce dernier se retrouve donc chez Buck qui découvre à son tour que le chien refuse d’être laissé seul et aboie beaucoup trop pour un appartement où les chiens sont interdits.

Le chien se retrouve à nouveau chez Bobby et Athéna… Avant que Bobby ne lui trouve un voisin pour s’en occuper : le couple de début d’épisode avec la maison cambriolée par le raton-laveur.

Autrement, la fin d’épisode voit tous les pompiers célébrer Hen : sa prof lui a laissé une seconde chance en lui laissant faire une ronde avec elle à l’hôpital ; et Hen s’est fait remarquer par son professionnalisme et ses diagnostics. La voilà donc qui quitte définitivement les pompiers pour devenir chirurgien. Cela donne l’occasion d’étendre un peu la série vers d’autres univers, mais avec les flashbacks sur la relation Chimney/Hen, ils ont réussi à me rendre triste.

Pas de quoi s’inquiéter : Hen restera bien dans la série puisque le cliffhanger de l’épisode (d’où y a un cliffhanger ?) se concentre sur un laboratoire ayant subi une explosion. Le rapport avec Hen ? La personne qui appelle le 911 n’est autre que Karen, et elle annonce qu’il y a des blessés et semble terrifiée par ce qu’elle voit – comme s’il y avait quelqu’un de blessé qu’on devrait connaître.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E04

Épisode 4 – Animal Instincts – 15/20
Et beh voilà, ce n’était pas si compliqué de faire un épisode qui tienne davantage la route que le précédent. Cela me rassure un peu pour le reste de la saison : on retrouve les cas d’urgence parfaitement improbables de la série et les évolutions de personnages qui prennent des virages inattendus à 180° sans crier gare. Et cela me va beaucoup mieux. j’espère que la saison va continuer sur cette lancée qui lui réussit bien mieux.

Spoilers

Bobby revient à la caserne, libérant Hen de ses fonctions. Christopher entame sa crise d’adolescence, Buck arrête d’en être un.


I think maybe you got bad instincts.

Ce début d’épisode pourrait être original si je n’avais pas vu sensiblement la même chose cet été avec Tales of the Walking Dead ? On y suit un shérif qui utilise ses jumelles pour mater deux amoureux et amoureux des oiseaux qui explorent une forêt en toute insouciance. Autant j’ai eu du mal avec ce début de saison et avec l’épisode précédent qui manquait de situation improbable, autant cet épisode cherche à se rattraper bien vite avec une scène qui n’a absolument aucun sens : l’amoureux se retrouve écrasé par un arbre qui semblait abattu, mais qui est parvenu à se relever grâce à la force de ses racines.

Je ne savais pas qu’une telle chose était possible, franchement. Le shérif – ou simplement ranger ? – lui, le savait : il a tenté de les avertir, en vain. Il est donc forcé d’appeler les pompiers qui abattent de nouveau l’arbre et qui, pardon ?, parviennent à sauver le type. Et comme finalement il n’était pas amoureux de sa sœur (ah !), le ranger tente sa chance avec la femme, en vain. Forcément. C’était une bonne introduction, ma foi.

Une fois cette première intervention terminée, on peut reprendre, enfin, sur la vie perso de tous les personnages. Il y a comme toujours plusieurs intrigues en parallèle. Une première intrigue voit ainsi Buck expliquer à sa sœur qu’il a lu un bouquin qui a révolutionné sa vie : il dit désormais « absolument » à tout ce qu’on lui propose. Bref, il est dans sa Year of Yes, à la Shonda Rhimes, quoi. Pas bien original comme idée, mais allez, pourquoi pas ?

Son premier « absolument » pour le sortir de sa zone de confort ? Il retrouve son ancien colocataire, qui est désormais marié, alors qu’il l’avait perdu de vue depuis un moment. Son colocataire le recontacte pour prendre des nouvelles, lui présenter sa femme et… lui demander son sperme. Ouep. Bucky est peut-être sur le point de devenir papa, parce que son ancien meilleur ami est infertile et cherche un donneur.

C’est inattendu et ça remet vachement en question tout son délire de dire « absolument » à toutes les questions qu’on lui pose, j’imagine. Si Buck ne sait pas trop quoi dire sur le moment, il reste songeur pendant une bonne partie de l’épisode ensuite. Connor, le colocataire, redébarque pourtant dans la même semaine, chez Buck, directement. On a bien envie de compatir à sa situation qui semble dramatique pour lui, mais bon, c’est bizarre comme intrigue tout de même.

Connor explique à Buck qu’il est désolé de l’avoir pris à revers avec sa question, mais qu’il souhaite vraiment connaître le donneur de sperme, de manière à savoir que ça vient d’une bonne personne – quelqu’un de profondément bon. Et qui de mieux que Buck pour ça ?

Pendant ce temps, Eddie découvre que Christopher sèche le club de science. C’est la catastrophe pour le papa qui décide de le punir et s’en confie ensuite à ses collègues. Ce n’est pas l’intrigue la plus intéressante qui soit, mais comme toujours avec Eddie de toute manière. Cette intrigue nous renvoie une fois de plus à des scènes où on le voit interagir avec son père, et ce n’est toujours pas ça.

Et pourtant, d’habitude, j’aime les intrigues concernant Christopher. Le voir entrer dans l’adolescence et se lancer des parties de jeux vidéo en ligne en pleine nuit, c’est insupportable. Eddie est heureusement un bon papa, qui accepte de voir son fils grandir. C’est une bonne chose, je trouve.

Bobby revient enfin à Los Angeles dans cet épisode – une bonne semaine avant Athéna apparemment. Il revient à la caserne pour prendre des nouvelles d’Hen, même s’il sait déjà qu’elle a fait du bon boulot en tant que capitaine. Karen a eu la bonne idée de l’appeler pour l’insulter d’idiot, parce que c’est à ses yeux de sa faute si sa femme a raté son concours de médecine.

En échange, il décide de proposer quelques congés à Hen. J’espère qu’on aura droit de la suivre en congés, elle aussi, parce que bon, on a du supporter Bobby et Athéna… alors pourquoi pas elle ? Cela dit, son premier jour de congé, elle le passe à la caserne.

Je peux la comprendre : des congés un peu forcés du jour au lendemain, il faut trouver comment les occuper après une période intense de travail. Bon, je pense que j’en profiterais pour me mettre à jour dans mes séries, mais bon… Hen préfère faire le ménage de toute la maison apparemment. C’est un bon plan aussi, et il faudrait que je profite de mes vacances, un peu, pour faire ça aussi.

Pourtant, Hen est épuisée de ne devoir rien faire, alors elle est toute heureuse de voir Buck débarquer chez elle pour lui demander des conseils. Les voilà qui sortent une bouteille et se bourrent la gueule pour établir une liste de pour et contre concernant la demande de Connor. C’est chaud quand même : Buck se retrouverait père biologique et saurait parfaitement ce qu’il laisse de côté.

Pourtant, en fin d’épisode, Buck prend la décision d’accepter d’être leur donneur de sperme et de faire cette bonne action pour son pote. Oula. Vraiment, ce n’est pas rien et je me demande ce que cette intrigue donnera par la suite.

La deuxième intervention de l’épisode est incroyable, comme toujours avec eux. Les pompiers sont appelés pour venir en aide à un cycliste renversé par un chauffard ivre. Les pompiers, Chimney en particulier, doivent aussi s’occuper du chauffard qui est inconscient… et se réveille, terrifié de voir la police.

Son premier réflexe est de prendre la fuite, et tant pis si Chimney est encore dans la voiture. Le voilà qui se fait kidnapper par le type, et forcément, Buck décide de le suivre en vélo, alors qu’il y a toute une course poursuite en cours avec la police. Nous ne pouvions pas suivre la course poursuite puisqu’Athéna est encore avec ses parents (à s’occuper aussi comme elle peut de son fils en visio pendant qu’il est chez Michael), mais bon, tout termine bien avec Buck qui manque de peu de se faire écraser pour sauver Chimney. Mignon.

En troisième intervention, Maddie reçoit l’appel d’une petite fille terrifiée parce que son père a réussi à les retrouver, elle et sa mère. Malheureusement, la petite fille lui donne la mauvaise adresse, ce qui fait paniquer Maddie. Il y a de quoi car la situation est sacrément stressante. La petite suit bien les conseils de Maddie, se planquant dans le placard et planquant également le portable au moment opportun pour éviter que son père ne découvre qu’elle était au téléphone.

Cela permet d’assurer la sécurité de la fillette jusqu’à ce que la police débarque et les retrouve. Heureusement, il y avait le nouveau avec Maddie : il l’a aidé à identifier la bonne adresse, ce qui fait que la fillette termine sain et sauve. On ne saura pas trop ce qu’il adviendra de la mère, mais… on connaît Maddie : elle ne peut s’empêcher de venir en aide à la petite fille et à sa mère. En effet, cette dernière survit.

Si elle était enfermée dans cette situation compliquée avec son mari violent, c’est parce qu’elle est immigrée de manière illégale aux USA. Heureusement, Maddie intervient et lui vient en aide ; amenant à l’hôpital une avocate qui est capable d’aider la femme. C’est fou tout ce que le 9-1-1 peut faire pour nous quand on les appelle.

Pour l’intervention suivante, les pompiers sont appelés pour une overdose… sur un chien. J’ai bien cru qu’un des étudiants de la fête où ils arrivent aurait besoin d’aide lui aussi, mais ce n’est finalement pas le cas. Non, non, les pompiers se contentent de sauver le chien, en faisant appel à une Hen complètement bourrée capable de déterminer la bonne dose de médicaments dont le chien a besoin. C’est beau.

Cela se termine avec un Bobby qui décide d’adopter le chien ? Il avait pourtant une propriétaire ? Et Athéna n’est pas si ravie de voir le chien… mais bon, elle fera avec apparemment.

Il reste à traiter un dernier cliffhanger, qui concerne cette fois-ci Hen : elle retourne à l’école de médecine pour supplier sa prof de lui donner une nouvelle chance de passer l’examen. Contre toute attente, logique et cohérence, la prof accepte de lui donner une seconde chance, pour un cas pratique cette fois.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E03

Épisode 3 – The Devil You Know – 11/20
Je suis blasé par cet épisode qui n’était pas du tout ce que j’en espérais. Non seulement, je l’ai trouvé extrêmement prévisible, mais en plus, comme à chaque fois qu’ils se lancent dans ce genre d’enquêtes, il y avait des problèmes de cohérence et de crédibilité. Pour ne rien arranger, j’ai eu l’impression de regarder une toute autre série. Bien sûr, le changement de ton était voulu, mais je n’ai pas accroché plus que ça.

Spoilers

Athéna cherche à découvrir ce qui est arrivé à Tanya Kingston.


I’m afraid he could’ve done it.

C’est bien beau de regarder des épisodes de Buffy qui ont 25 ans aujourd’hui (Lie to me), mais ça ne me met pas à jour dans mes nombreuses séries. Je comptais pourtant sur les vacances pour parvenir à rattraper un peu le retard dans les séries de networks. Je sais désormais que ce ne sera pas le cas, mais tant pis, on va faire comme si de rien n’était, hein.

Après tout, les séries peuvent m’attendre, non ? Il n’empêche que j’avais envie d’avancer au moins un peu dans cette série. Je suis toujours à la bourre depuis la saison 1, mais l’avantage, c’est que ça permet normalement d’enchaîner quelques épisodes quand je m’y remets. Et comme la série est en pause, qui sait, peut-être que je vais réussir à la rattraper avant sa reprise quand même ?

Je m’avance beaucoup et je m’étale en propos qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’épisode, mais c’est parce que les premières scènes sont un peu longuettes et peu intéressantes. On retourne en effet en 1977 (tiens, il faudra que je termine This is us aussi) où les parents d’Athéna filent le parfait amour et où l’on voit qu’Athena a de jolis souvenirs d’enfance.

Le truc, c’est qu’on sait déjà que ça va être un peu gâché par la disparition de Tanya, parce que c’était le cliffhanger de l’épisode précédent. Et ça ne manque pas : la série nous informe donc que le père d’Athena est rentré avec des taches (de la boue ?) sur sa chemise blanche ce soir-là, avant d’être réveillé au milieu de la nuit par la voisine en panique suite à la disparition de sa fille.

Une battue est rapidement organisée par les voisins, alors que le père d’Athéna sort son flingue pour la même raison. La petite fille est paniquée, mais sa mère la réconforte comme elle peut. Et… c’est tout pour le flashback, il est temps d’en revenir au présent. Le présent n’est pas glorieux non plus, d’ailleurs : le père d’Athéna est toujours dans le coma, ce qui n’empêche pas la police de venir chercher son ADN.

Beatrice, la mère d’Athéna, est bien sûr affolée par la situation et s’en prend à sa fille, mais ce n’est pas comme si Athéna pouvait y faire grand-chose de toute manière. Elle suit les procédures, tout en commençant à mettre en place la défense de son père, insistant pour ne parler à la police qu’en présence d’un avocat. Forcément. Il y a une certaine logique dans tout ça, mais aussi dans la réponse du flic qui lui conseille de laisser l’émotionnel de côté et de laisser la police faire son travail – et oui, Athéna est de la police, c’est vrai, mais elle est surtout trop proche du dossier.

C’est plus fort qu’elle cependant : Athéna est suspicieuse quand elle apprend que son père a mis beaucoup de temps avant de se décider à faire construire une pièce supplémentaire dans la maison. Elle l’est d’autant plus quand elle apprend que son père a voulu la faire construire le jour de la disparition de Tanya. C’est un ensemble de coïncidences vraiment peu flatteuses pour Athena et son père, mais bon, je soupçonne juste le père de Junior d’avoir couvert un crime commis par son fils, d’une manière ou d’une autre. Oui, parce qu’Athéna apprend tout ça de la part de Junior et de son père. Comme par hasard, c’est le père qui a construit la chambre supplémentaire et a coulé le béton dans lequel Tanya a pu être retrouvée.

Pendant la nuit, Athéna surprend son mari en train de fouiller le bureau de son père. Elle le prend super mal, et il est assez évident qu’elle a désormais peur de découvrir la vérité. La vérité lui fait peur, puisqu’elle sait très bien que son père est revenu avec une chemise tachée ce soir-là. Bon, de toute manière, au pire, il a aidé à couvrir un truc triste pour quelqu’un d’autre. Je pensais à la sœur de Tanya, Joanne, mais elle semble trop pleine de rage quand elle croise Athéna pour que ce soit elle.

En parallèle de tout ça, d’autres flashbacks nous ramènent en effet en 1977 où Athéna commençait déjà à mener l’enquête. Elle n’hésite pas à insulter le shérif en lui balançant ce qu’on dit sur lui – qu’il est mauvais concrètement – et à faire la curieuse autour de la maison de Tanya, qui a aussi une grande sœur perdue dans sa vie. L’adolescence ne peut qu’être difficile ; au point de se faire virer de l’école.

Dans le présent, Joanne a donc la même rage, encore et toujours. Elle n’hésite pas à pointer un flingue sur Athéna, avant de se calmer grâce à Bobby. Le couple marié est alors invité à l’intérieur de la maison qu’elle n’a jamais quitté, ce qui est l’occasion d’une révélation qu’on voyait venir : Joanne avait l’habitude de s’échapper de sa maison pour la soirée, en passant par la fenêtre.

La même fenêtre qui est supposée être la fenêtre par laquelle Tanya a été enlevée servait donc à la fugue de la grande sœur. Le soir de la disparition, cependant, Tanya aussi avait décidé de fuguer pour se rendre à la même fête que sa sœur où se trouvait, ça alors !, Junior. Bon, voilà, l’affaire est réglée en ce qui me concerne.

Les deux sœurs font donc la fête avec un tas d’adolescents qui se faufilent hors de chez eux pour boire de la bière alors qu’ils n’ont pas l’âge. C’est assez triste de voir la grande sœur passer tout son temps à se plaindre de la petite, au point de dire qu’elle était prête à la tuer le soir même où elle allait disparaître. Ce qui m’étonne, c’est que même si la grande sœur ment à sa famille et à la police pour des raisons logiques, tous les autres ados ont suivi son mensonge et n’ont rien dit ?

La gamine a disparu au beau milieu de la fête, devant tous les ados, et il y a eu une voiture qui est passée, faisant un bruit bizarre. Bref, le père de Junior, à tous les coups. Il faut toutefois repasser par le présent pour régler cette affaire.

Dans le présent, Athéna est ainsi arrêtée par les flics parce que Joanne a appelé la police quand elle a vu des intrus essayer d’entrer dans sa maison. C’est abusé : pourquoi appeler les flics alors qu’elle s’apprêtait à les menacer d’une arme ? Et l’inspecteur qui décide d’arrêter Athéna, c’est fou ! L’inspecteur est toutefois malin : il savait déjà ce qu’Athéna pensait lui apprendre quand elle lui révèle que Tanya avait fugué cette nuit-là. Oui, l’inspecteur le savait car des barrettes avaient été retrouvées… Et quelle gamine va au lit avec des barrettes ?

Il n’en faut pas plus pour que l’inspecteur se mette à bosser avec Athéna ?? Qu’il vient d’arrêter parce qu’elle enquêtait sans permission ? C’est tellement abusé. Ensemble, ils arrivent à la conclusion que le père de Junior est bien le responsable du meurtre de Tanya, parce que le cadavre de Tanya a été aspergé de chaux avant d’être coulé dans le béton.

C’est une nouvelle information qui change un peu la donne, effectivement. Par contre, c’est un raccourci vraiment énorme de décréter que Reggie Sr est forcément responsable pour une phrase dite un peu plus tôt. Dans le même genre, côté grosses incohérences, Joanne révèle que la voiture entendue ce soir-là faisait un drôle de bruit et Bobby a entendu le même bruit plus tôt dans la même journée car Reggie et son fils utilisent toujours la même voiture.

Joanne est pote avec Junior, mais elle n’a jamais réentendu sa voiture pendant toutes ces années ? Et ils n’ont jamais réparé la voiture ? On se fout un peu de nous tout de même. Bon, ça n’empêche pas l’histoire d’être bien menée autrement : Tanya a donc été tuée 45 ans plus tôt par Junior parce qu’elle avait refusé ses avances et risquait de tout révéler à la fête. C’est pas du tout horrible comme intrigue, ça, tiens.

Reste à coincer Junior dans le présent, et ça tombe bien, il se comporte de manière débile maintenant que le cadavre de Tanya est retrouvé. En effet, il décide d’aller tuer Joanne, pour lui faire porter le chapeau de la mort de sa sœur. Pas de bol pour lui, Bobby est sur ses traces et parvient à l’arrêter juste avant la mort de Joanne, qui aurait pu être tuée par Junior, à quelques secondes près.

Athéna et l’inspecteur débarquent à leur tour, ce qui permet à Athéna de jouer la course poursuite de sa vie et d’aller arrêter l’homme en lui donnant un bon coup de pelle dans la tronche. Franchement, cette partie d’action était intéressante, mais ça n’est pas suffisant pour sauver l’épisode. Il se termine sur des nouvelles plus positives pour Athéna : son père se réveille du coma pour savoir que sa fille a pu arrêter le meurtrier de Tanya.

Comme prévu, Junior a été couvert par son père cette fois-ci… mais l’enquête révèle qu’il a agressé et tué au moins six autres filles/femmes. Rien que ça. Allez, passons vite à l’épisode suivant, parce que celui-ci n’était pas une franche réussite. Certes, c’est divertissant et il y a un impact émotionnel, mais on voit bien que les enquêtes ne sont pas leur fort tellement il y a eu des incohérences grosses comme ça. Dommage.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E02

Épisode 2 – Crash & Learn – 15/20
Il y avait beaucoup de longueurs dans cet épisode. Heureusement, au milieu de celles-ci, les scénaristes prennent le temps de développer un personnage (ou deux, dailleurs) que j’aime beaucoup, avant de redonner du peps à leur saison pour la suite. En somme, la série ne perd rien de ses habitudes – elle ne s’améliore pas avec le temps, mais tant qu’elle n’empire pas, ça me va très bien.

Spoilers

Athena et Bobby annulent leur voyage de noces pour s’occuper des parents de celle-ci. Hen reprend les rênes de la caserne, malgré ses études de médecine.


Yeah, the rodent had it coming.

C’est quand même dingue cette affaire : j’ai l’impression que j’étais à jour hier dans la série… mais non. Cela fait déjà un mois que j’ai vu l’accident des parents d’Athéna. Il faut croire que ce cliffhanger n’a pas dû me traumatiser plus que ça, je suis sans cœur, écoutez. Bon, toujours est-il que ce deuxième épisode commence par Athéna et Bobby qui se rendent au chevet du père de la policière. La pauvre voit son père dans le coma, mais elle assure qu’elle sera là pour lui.

Il va bien falloir y passer du temps, par contre, entre son père qui est dans le coma et la maison qui est détruite par la voiture qui a détruit le mur, quoi. Le problème, c’est que la mère d’Athena, Beatrice, espère que c’est le père qui s’occupera du mur détruit. Ce n’est pas exactement possible, alors Athena fait appel à un professionnel qui s’avère aussi être un ami d’enfance. Beatrice le prend mal, ne comprenant pas pourquoi sa fille insiste pour les réparations, et surtout pour refaire une partie de la maison afin de l’adapter aux conditions médicales dans lesquelles le père risque bien de rentrer.

Je ne sais pas trop où les scénaristes veulent en venir avec cette intrigue, par contre. C’est un peu longuet, mais c’est toujours bien d’apprendre à connaître les personnages, j’imagine. Par contre, comme Athena et Bobby ne sont vraiment pas mes préférés dans cette série, les voir aussi longtemps sans urgence à gérer et déprimer de la mort à venir des parents d’Athena, ça ne m’a pas passionné. Non, vraiment, je suis sans cœur.

Allez, c’était sympathique de voir Beatrice lire les lettres d’amour qu’elle échangeait avec son mari quand ils étaient jeunes. Son mari lui écrivait en effet une lettre par jour quand il était au Vietnam… et maintenant, après 57 ans à se parler chaque jour d’une manière ou d’une autre, le voilà dans le coma à ne pas pouvoir communiquer avec sa femme. Elle, elle s’en fiche des conditions dans lesquelles elle récupèrera son mari : elle veut juste l’entendre lui parler à nouveau. Touchant.

La première intervention de l’épisode met du temps à se mettre en place avec un type qui décide de trop arroser ses plantes malgré la sécheresse et de se rendre compte que son jardin s’affaisse peu à peu. Au départ, c’est imperceptible. Plus le temps avance, par contre, plus c’est abusé. Il pense qu’il s’agit d’un rongeur et dresse des pièges un peu partout pour mieux comprendre ce qu’il se passe.

C’est toutefois trop simple pour cette série. J’étais sûr que ce serait bien pire que ça, et ça n’a pas manqué. On devine assez rapidement ce qu’il en est, je trouve : je sens d’avance que ça va être une histoire d’amant utilisant un tunnel entre les maisons. Bon, après je les comprends : la femme est clairement délaissée par son mari et son voisin est bien sexy.

Le problème, c’est que le mari n’est pas au courant de tout ça et finit par décider de mettre des explosifs pour piéger le rongeur. C’est gênant comme tout. La femme est terrifiée et appelle le 9-1-1 aussitôt, tombant sur le petit nouveau, Noah, vu dans l’épisode précédent. Maddie le supervise et déclare qu’il s’agit d’un accident nécessitant vraiment les pompiers quand elle entend une seconde explosion.

Sur place, c’est notre caserne habituelle qui débarque pour s’occuper de l’affaire et comprendre ce qui se joue entre les voisins. C’était plutôt marrant, que ce soit cette idée du tunnel ou la réaction de chacun des pompiers sur place. Pour nous, l’intervention n’est pas anodine non plus : c’est la première où l’on peut voir Hen être capitaine de la caserne. Elle semble plutôt bien s’en tirer sur le terrain, mais elle mène en vérité une vie qui ne fait pas rêver.

En effet, elle est à fois capitaine et étudiante en médecine. Elle est clairement épuisée et ne doit pas être au top de ses performances à ce stade : elle révise comme jamais, gère la paperasse de la caserne, se plonge dans ses bouquins et gère sa vie de famille malgré tout – et malgré ses collègues insupportables qui ne semblent pas l’aider plus que ça quand ils la noient sous le popcorn. Sérieusement.

Arrive alors le jour de l’examen. Si tout semble bien commencer pour elle, ça ne dure pas Le stress l’emporte et ell éclate sa mine de crayon. Elle est la dernière à sortir de la salle, mais dans le temps imparti malgré tout. Et sans surprise, parce que ça fait un moment qu’on le sentait arriver dans l’épisode, elle rentre chez elle de nuit et s’endort progressivement au volant. Je l’ai déjà dit dans une autre critique (de la même série possiblement ?), mais je ne comprendrais vraiment jamais ces gens qui s’obstinent à conduire alors qu’ils sont éclatés.

Et puis, pourquoi avoir accepté le poste de capitaine alors qu’elle savait bien qu’elle en faisait trop ? C’est vraiment n’importe quoi à ce stade. Même après avoir frôlé un accident de voiture en rentrant chez elle, Hen fait le choix de ne pas dormir dans son lit et de bosser toute la nuit. N’importe quoi, à ce stade, je me répète, mais c’est vraiment le fond de ma pensée.

La deuxième intervention de l’épisode se déroule dans un centre de convention où la joie est censée dominer. C’est l’occasion pour nous de rencontrer trois hommes assez vieux et amis d’enfance, juste avant qu’ils ne se prennent d’énormes blocs de béton sur la tronche. Yep. Une partie du complexe de la convention s’effondre sur eux. Franchement, c’est triste, avec un des trois qui est condamné malgré l’arrivée des pompiers sur place et les deux autres qui sont en sale état, l’os de l’un perforant une artère de l’autre. Aïe.

La formation de Noah continue durant l’épisode, et c’était chouette à voir. J’aime bien ce travail et franchement, c’est souvent ce qui fait la différence entre cette série catastrophe et les autres. Bref, Maddie s’occupe de lui montrer comment écouter d’anciens appels pour la formation, tout en le laissant gérer des appels lui aussi. Noah se retrouve donc en ligne avec un jeune homme enterré lui aussi sous les décombres du complexe de la convention.

Cela laisse Hen face à un grand dilemme : devoir sauver le jeune homme ou sauver l’un des grands-pères. Elle décide de sauver le jeune, avec l’accord du vieil homme qui demande de sauver le plus jeune. Lui-même semblait être en pleine crise sur sa vie, cherchant à en comprendre le sens. Eh, si la vie avait un sens facile à trouver, ça se saurait. Lev, le vieil homme, semble pourtant l’avoir trouvé : sauver une vie, ça valait le coup.

Par contre, il nous détruit Buck émotionnellement sur ce coup. C’est bien triste à voir, parce que Buck a eu le temps de s’attacher à lui avant. Le tout se fait sur fond sonore d’un petit « Don’t worry be happy » plutôt malvenu… Pourtant, Lev qui meurt est plutôt heureux quand il arrête de respirer, affirmant qu’il a trouvé la réponse qu’il cherchait. Cela perturbe Buck qui décide d’en parler à Hen, afin d’obtenir quelques réponses.

Malheureusement, Hen n’a pas la réponse à la quête du bonheur – et elle finit l’épisode en craquant complètement. Il fallait que ça arrive : elle rate son examen de médecine et rentre chez elle pour mieux apprendre qu’elle a oublié d’emmener son fils à un rendez-vous important. Karen a géré pour elle, mais ça n’empêche pas Hen de s’effondrer complètement. Elle finit par avouer qu’elle s’est endormie au volant à sa femme qui panique aussitôt, lui demandant enfin de faire le choix qu’elle aurait dû faire depuis le départ.

Elle ne le fait pas dans cet épisode pour autant, qui préfère enchaîner sur un nouveau cliffhanger concernant les parents d’Athena. Alors que les travaux pour reconstruire la maison sont en cours, le constructeur trouve sur place… un cadavre d’enfants, enterré dans les fondations de la maison il y a bien longtemps. Athena fait bien malgré elle et immédiatement le lien avec Tanya Kingston, une fillette de huit ans disparue quand elle-même en avait neuf. C’est l’histoire qui a motivé Athena à devenir flic, et voilà donc la fillette enterrée chez ses parents. OUTCH.

> Saison 6