9-1-1 – S04E04

Épisode 4 – 9-1-1, What’s Your Grievance ? – 16/20
L’épisode est un peu plus classique, mais j’aime toujours autant les personnages autour duquel est construit cet épisode, ce qui aide à vraiment accrocher. En fait, il y a peu de personnages que je n’aime pas du tout à ce stade de la série. En ce qui concerne l’écriture, par contre, dur d’aimer cette manière constante de tourner autour du pot, mais je n’attendais pas autre chose de la série. Pas après quatre ans.

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Spoilers

There’s a story there.

On est reparti pour 9-1-1 qui commence vraiment bien dans cet épisode, avec encore une Karen qui s’énerve sur des enfants lors d’une fête de quartier. Comme dans Lone Star, elle souhaite jouer les trouble-fêtes en appelant le numéro d’urgences. Elle tombe alors sur May, qui gère l’appel d’une main de maître, mais qui ne s’attendait clairement pas à ce que la femme se fasse tuer en étant au téléphone avec elle.

Très honnêtement, moins non plus, j’étais occupé à adorer comment May gérait tout ça, changeant aussitôt d’attitude en entendant que quelqu’un s’est infiltrée chez elle. La police – Athena donc – et les pompiers débarquent, mais trop tard car la femme est tuée et flotte dans la piscine. Chimney agit de manière étrange avec Buck, histoire de nous rappeler qu’il y a une intrigue en cours le concernant. Cela dit, l’intrigue qui les occupe tous est le meurtre de la femme, et ça donne de bonnes blagues de la part des pompiers jouant les détectives.

Cela dit, avec treize appels au 9-1-1 dans les six derniers mois, voilà une piste sérieuse pour Athena qui pense que la femme a rapidement eu des ennemis avec tout ça. Elle ne se trompe pas tellement, l’enquête de voisinage est éloquente : tout le monde la déteste parce qu’elle empoisonne les chiens, traumatise les enfants, etc. Bref, tout le quartier a une bonne raison de la tuer, et ils sont tous leur alibi, puisqu’il y avait une fête de quartier.

L’enquête est toutefois rapidement menée : une des voisines vit sous une fausse identité, est mariée trois fois et a un flingue dans sa cuisine. Comme elle est une ancienne avocate, elle n’a pas peur de parler à l’inspecteur, elle explique que Delia, la victime de cet épisode, lui volait son courrier et lui faisait du chantage. Elle lui avait aussi volé son pistolet, et c’est ce pistolet qui est l’arme du crime.

Forcément, la femme a voulu récupérer son pistolet et elle a réussi à le faire avec le jouet du chien des voisins. Quant à Delia, l’enquête d’Athena et son supérieur finit par prouver qu’elle s’est tuée par accident avec le pistolet. Le karma, il y en a qui méritent ce qui leur arrive.

May a du mal à se remettre de son appel, alors elle en parle à son père, parce qu’il a promis de la soutenir et ne peut pas, contrairement à sa mère, lui reprocher son choix de vie. Même si Josh était à suivre l’appel avec elle, elle ne peut s’empêcher de culpabiliser et d’avoir l’impression qu’elle aurait pu faire plus – alors que non. Elle a fait tout ce qu’il fallait.

Michael ne sait toutefois pas comment l’aider, et il lui propose donc d’en parler directement à Athena, parce qu’elle, elle n’a jamais voulu lui confier quoique ce soit. Non, vraiment, ce couple vivait dans le secret sur tous les sujets, franchement ! May n’écoute pas le conseil de son père, cependant, et elle demande alors conseil à Bobby pour savoir comment il gère les appels difficiles. J’aime vraiment beaucoup cette intrigue et le personnage de May.

Cette dernière insiste pour savoir comment elle aurait pu améliorer sa réaction et Bobby a les bons mots pour lui faire comprendre qu’elle n’a pas à se sentir coupable. Cela tombe bien, parce que quand elle retourne au boulot, c’est pour quitter son poste d’entraînement et prendre tout un tas d’appels insignifiants… Jusqu’à ce qu’il y en ait un pour lui annoncer qu’il a posé une bombe quelque part en ville.

Si les flics ne trouvent rien, May ne lâche pas l’affaire et Josh décide de suivre ses instincts et d’appeler les pompiers pour les envoyer sur le lieu du premier job qu’il a perdu. Sur place, ils apprennent qu’un homme de ménage fait une crise d’asthme et c’est Chimney qui se retrouve à devoir s’en occuper. Sans surprise, l’homme de ménage est en fait celui qui venait poser la bombe et Chimney parvient à le désarmer en… lui racontant le secret de famille des Buckley. Aaah. C’est frustrant.

En effet, de son côté, Maddie se prépare à prévenir Buck que ses parents sont sur le point d’arriver et les scénaristes continuent de tourner au pot de manière bien trop énervante. Chimney est donc au courant, mais pas nous, et Maddie se retrouve à galérer à essayer de convaincre Buck que c’est une bonne chose pour lui l’arrivée des parents. Genre ! Dans quel monde après leur conversation de la semaine dernière ?

Buck refuse toutefois d’être seul avec ses parents, mais Maddie le rassure en lui assurant que Chimney sera là… mais Albert, aussi. Oui, Chimney insiste pour que son frère vienne parce qu’il n’est pas à l’aise avec l’idée de garder un secret et d’être seul dans cette galère. Il essaie bien sûr de confier le secret à Albert, mais celui-ci se barre en courant, forcément.

Dans tout ça, Buck est obligé de se faire une thérapie avec sa psy pour savoir comment gérer les conflits à venir, et ça le perturbe même au boulot… ce qui pousse les autres pompiers à se poser des questions sur tout ce qu’il se passe. Chimney se retrouve donc forcé de fuir la situation, parce que c’est plus simple pour lui pour ne pas dévoiler le secret.

C’est que ça devient chiant pour nous de ne pas savoir, même si les indices pleuvent et qu’on finit par comprendre, tout de même. La mère insiste pour dire que la grossesse de Maddie est à risques, puis son père évoque Doug et, vraiment, ces parents-là sont atroces. Ils enchaînent aussitôt avec des reproches sur les métiers des enfants et sur la thérapie en cours de Buck – enfin, ils n’aiment pas les surnoms cela dit.

Maddie est surprise d’apprendre que ses parents aussi ont vu un thérapeute… et ça finit par être une catastrophe, parce que c’est elle qui se retrouve attaquée par ses parents sur ses choix de vie. Il faut bien dire que ce n’est pas chouette d’avoir été mariée avec Doug, mais tout de même. Le plus frustrant, c’est encore que lors d’un deuxième dîner, Maddie décide d’interrompre sa mère au moment où elle allait annoncer la vérité à Buck. Cela semble vraiment être un énorme secret, mais avec les indices confiés par Chimney au poseur de bombe, j’avais bien deviné ce qu’il allait en être, même si ce n’était que pour la fin d’épisode.

Entre temps, Chimney faisait donc son possible pour conserver le secret, même si Hen comprend qu’il y en a, et Buck continuait d’être dans l’ignorance totale lorsqu’il s’en prenait à ses parents. Oh, Maddie essaie encore de l’interrompre, mais Buck s’énerve vraiment parce que ses parents ont fait bien des erreurs avec leurs enfants. Buck leur reproche toutefois d’avoir été aveugles à la douleur de sa sœur et d’avoir été incapables de gérer des enfants.

On continue de tourner autour du secret de famille en permanence, et Buck s’en va sans l’apprendre alors que Maddie finit en larmes. Bon, ça devient lourd et il est à peu près clair qu’on nous a fait un énorme gaybait depuis trois semaines pour rien puisque Buck rejette toute sa thérapie sur ses parents, expliquant qu’il a toujours eu l’impression d’être une déception et que c’est ce qui le mène en thérapie. En même temps, je m’y attendais à ce stade avec cette série – et avec cette chaîne. Et le pire dans tout ça ?

Buck se confie à Eddie après toutes ces scènes. Eh, ça pue la tension sexuelle entre eux, c’est fou. Eddie est plutôt de bons conseils avec Buck, mais ça ne nous dit toujours pas ce qu’il en est, et c’est plus frustrant qu’intéressant à ce stade. Heureusement, il finit par accepter de revoir Maddie, et c’est si elle insiste pour lui dire qu’il n’a jamais été une déception, elle s’avère être elle-même une belle déception : elle lui a caché pendant toutes ces années l’existence d’un autre frère, Daniel, qui est mort, probablement avant la naissance de Buck. Charmant. Buck le découvre grâce à une photo dans la boîte de souvenirs d’enfance de Maddie que les parents lui ont apporté… donc en fait, on en revient toujours au même, le secret est resté secret jusqu’au bout. L’épisode s’arrête là pour cette semaine, on en saura plus la semaine prochaine, et je n’aimerais pas être à la place de Buck, car tout le monde sait qu’il y avait un secret, sauf lui à ce stade.

Sinon, il a peu été mention du crossover, c’est dommage, et May finit par être félicitée pour sa promotion par Athena qui lui fait un 9-1-1 en cupcakes. C’est mignon comme tout, surtout qu’elle l’apprend d’un collègue et non de May elle-même.

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9-1-1 – S04E03

Épisode 3 – Future Tense – 17/20
Un très bon épisode cette semaine, avec la mise en place d’une intrigue qui me laisse vraiment désireux d’en savoir plus et un focus fait sur tous les personnages que j’aime le plus dans cette série. Les interventions servent surtout à apporter de l’humour et on a de bons développements pour nous mener assez logiquement à un crossover annoncé depuis un moment. Bref, un très bon épisode (qui fait aussi oublier le port du masque, d’ailleurs, c’est très fluide).

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Spoilers

The world is an uncertain place, Evan, you have to protect yourself.

L’épisode commence de manière plutôt marrante avec un homme vivant dans une maison futuriste entièrement connectée, avec des caméras un peu partout et clairement un hacking en cours. Malgré ça, il va prendre sa douche come si de rien n’était… ce qui est la pire des idées du monde quand toute la technologie de la maison semble vouloir se retourner contre lui en permanence.

Et ça ne manque pas : c’est son ex qui maîtrise tout, évidemment. Son ex n’hésite pas à monter la température à 60°C quand il est en-dessous, et se brûlant, il s’éclate la tête, forçant son ex à appeler le 9-1-1.

Maddie sent bien qu’il y a anguille sous roche et creuse le sujet, ce qui lui permet de poser les bonnes questions et de comprendre qu’elle a affaire à une stalkeuse. Elle lui envoie aussitôt Athena, histoire d’être sûre que la situation soit sous contrôle, alors que les pompiers découvrent eux aussi les joies de la maison du futur. En plus, de retour chez elle, Athena se retrouve avec un aspirateur connecté grâce à May qui a eu son premier salaire.

Cela ajoutait un peu d’humour au thème de cet épisode, qui nous montre une fois de plus les effets négatifs de la technologie dans nos vies de tous les jours… même si c’est marrant aussi quand ça permet d’arrêter un voleur de banque parce qu’il utilise une application de VTC pour réussir à s’échapper de la banque, puis de sa course poursuite avec la police. C’était rigolo.

De son côté, Buck en arrive enfin à expliquer à sa sœur et Chimney qu’il voit non pas une petite-amie, mais bien une psy. On va pouvoir avancer sur cette intrigue, même si Chimney vanne aussitôt son coéquipier et que tout se résume à s’assurer que la maison soit safe pour le bébé à venir. Comprenant que son frère ne raconte pas tout ce qu’il a sur le cœur, Maddie se décide à aller chez lui pour le confronter et savoir de quoi il est question.

Il lui explique donc qu’il se sent toujours triste et seul, comme elle lui avait souligné il y a des mois. L’intrigue fonctionne plutôt bien, surtout que l’on se rend compte que Buck a un poids qu’il porte depuis le début de la série – et Maddie aussi. Toute leur solitude et leur tristesse est lourde dans la série, c’est vrai.

Cela dit, Buck perd toute sa tristesse et sa solitude quand il joue aux jeu vidéo avec Christopher chez Eddie. Celui-ci se met à flipper de voir des pubs pour des cafetières partout après en avoir parlé dans la maison futuriste du début d’épisode : il a juste peur des algorithmes et de la technologie, et ça force Buck à se mettre de son côté dans l’éducation de Christopher qui le voit clairement comme un second papa.

Le problème, c’est que Buck a totalement perturbé Maddie avec son petit discours et que celle-ci finit par être dévastée quand elle rentre chez elle. Heureusement qu’elle a Chimney pour elle quand même. Il s’occupe bien d’elle et ça change tout. La petite musique ne nous trompe pas, Maddie traverse une crise d’angoisse passagère, par peur de ressembler à ses parents, mais on sent bien que tout est bien qui finira bien de toute manière. Ils sont mignons comme couple.

Par contre, ça inquiète énormément Buck de se rendre compte qu’il ne connaît pas les parents de Buck et Maddie, que ni l’un ni l’autre ne sont en contact avec les fameux parents et qu’ils ont possiblement un secret de famille terrifiant dans les placards. Buck le rassure et l’accueille dans la famille, mais on sent bien qu’il y aura à creuser avec les parents de ces deux-là dans la suite de la série. Et on continue de contourner les problèmes de Buck qui ne dit rien à personne des vraies raisons pour lesquelles il consulte. On sait juste qu’il veut aller mieux, et ça passe par le visionnage d’un reportage à la télévision sur un incendie à des kilomètres de là. C’est celui qui m’intéresse, ça tombe bien.

Par contre, Buck est dans la merde, parce qu’il y a clairement des choses à creuser du côté de sa famille. Il n’est peut-être au courant qu’il y a un secret dans son passé, mais il y en a un, parce que Maddie appelle sa mère pour lui dire qu’elle s’inquiète pour son frère qui voit un thérapeute. Selon elle, il serait temps de révéler à son frère qu’elle lui a menti toute sa vie.

Bon. C’est que ça commence à être lourd tout ça… Heureusement que Maddie reste toute cute avec Chimney ensuite, notamment lorsqu’ils regardent ensemble une échographie de Maddie permettant de savoir qu’elle attend une petite fille. Le problème, c’est que ça force Maddie à parler à Chimney de son problème familial. L’épisode se termine là-dessus les concernant, et je suis super frustré de me rendre compte que je finis vraiment accroché à cette intrigue. Je veux en savoir plus.

En parallèle de tout ça, Hen arrête les cours en visio pour découvrir les joies des cours en présentiels avec d’autres étudiants en médecine, dont un certain Luis, qui a du mal à supporter la vue d’un cadavre. Il inquiète forcément Hen qui a peur de le voir s’évanouir… C’est finalement son autre coéquipière qui s’évanouit et n’apprécie pas trop ensuite d’avoir Hen sur le dos en permanence. Sidney, c’est son nom, est un personnage parfaitement détestable, mais je sens qu’elle a un secret concernant un possible cancer ou sa vraie motivation pour devenir un médecin…

Clairement, elle m’intéresse énormément comme personnage, et encore plus quand elle débarque à huit heures du matin chez Hen pour lui demander d’affirmer que tout va bien aux professeurs de l’école. C’est le pire moment possible pour Hen qui perd patience, parce qu’elle a aussi du mal à gérer les deux enfants chez elle alors que Karen n’est pas là et qu’une assistante sociale leur rend visite pour savoir comment se passe la vie à quatre.

C’est le chaos et Hen a besoin de s’en confier à Athena ensuite pour extérioriser tout ça. Athena est de très bon conseil avec Hen, lui proposant de voir Sidney comme une patiente et de se demander ce qu’il en est pour elle : quel est son problème ? Dans une très bonne scène, on apprend donc que Sidney est probablement condamnée à mourir jeune et qu’avant de commencer ses études de médecine, elle s’est faite opérer plusieurs fois – et ne peut plus avoir d’enfants. Sa mère et sa grand-mère n’ont pas survécu jusqu’à trente ans…

Hen parvient donc à percer sa carapace dans une scène qui est très chouette et qui les rapproche. Cela faisait plaisir à voir. Quant à Athena, elle est de bons conseils pour Hen, mais beaucoup moins pour elle-même. Quand May révèle à sa mère qu’elle doit voir un psy et n’en a pas très envie – à cause du boulot et de sa précédente tentative de suicide – Athena révèle à sa fille et Bobby qu’elle a arrêté de voir sa psy maintenant qu’elle a repris le boulot. Cela ne plaît pas à Bobby, forcément.

L’épisode se termine alors de manière prévisible : les pompiers de Los Angeles sont appelés pour aller s’occuper d’un incendie au Texas, à San Angelo, annoncé à la fin de Lone Star la semaine dernière. Nous voilà donc enfin arrivé au crossover promis. Il s’effectue uniquement sur la deuxième série – mais pourquoi pas, c’est celle qui a besoin d’un boost dans les audiences. En plus, les scénaristes ont choisi les bons personnages pour ça : Hen, Buck et Eddie. D’ailleurs, ces deux derniers ont une intrigue amusante dans l’épisode avec la peur d’Eddie face aux nouvelles technologies et la maison connectée. Buck et Christopher font ainsi une blague à Eddie, juste pour le fun. Humph. Décidez-vous.

> Voir aussi : Critique du crossover avec 9-1-1 Lone Star

Sinon, j’ai oublié d’évoquer une des interventions de l’épisode qui nous montre une prof de yoga-chèvres, la nouvelle obsession Hollywoodienne apparemment : elle met des bébés chèvres sur le dos des gens. Soit. Elle finit aveugle à cause d’un insecte, mais Hen lui rend la vue, alors tout va bien.

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9-1-1 – S04E02

Épisode 2 – Alone Together – 16/20
L’écriture des personnages n’est vraiment pas dans la subtilité cette semaine, et même les histoires des victimes de l’épisode n’ont pas réussi à vraiment me toucher… Par contre, la série est toujours impressionnante visuellement et place les jalons de futures intrigues qui pourraient être très sympathiques. Je suis donc surtout curieux de voir la suite de la saison après ce petit épisode catastrophe.

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Spoilers

We’re someone else’s lifeline.

La série nous remet directement dans l’ambiance avec un rappel que le barrage d’Hollywood a cédé et inondé tout le monde dans les quartiers chics de Los Angeles. On nous met ensuite une petite chanson pour nous rappeler que la terre bouge et on suit alors trois jeunes en randonnée à proximité du signe mondialement connu de la colline hollywoodienne.

Ces trois étudiants forment une quaran-team, mais on sent des disputes latentes entre eux lorsque l’un sert de troisième roue de la moto : on a en fait deux coloc et la petite amie de l’un d’eux, avec qui il devient peu à peu bâtard. Bref, le couple prend alors son petit selfie devant le signe Hollywood, sans le troisième.

Ils ont bien fait de le faire, car ce sont les derniers à en profiter : le terrain s’affaisse aussitôt et le signe Hollywood disparaît sous leurs yeux. On reprend aussitôt sur le cliffhanger avec la maison qui s’effondre, avalant avec elle Athena et Silvia. Celle-ci n’a pas vraiment le temps de prendre conscience qu’elle a survécu qu’elle est déjà à affirmer qu’elle n’aurait jamais dû quitter la maison. C’est insupportable, ce personnage !

A l’extérieur, les pompiers apprennent l’ampleur de la situation et des dégâts, avec de nombreuses victimes plausibles tout le long de la colline. Le pire, c’est encore qu’ils se demandent où est passé le début du signe Hollywood. Sérieusement. Ils retrouvent vite le H : Bobby, Eddie et Hen y rencontrent ainsi les trois personnages du début d’épisode. Ils sont assez insupportables, avec l’un d’eux coincé dans de la boue, s’enfonçant peu à peu comme dans des sables mouvants. C’est répétitif après 9-1-1 Lone Star qui nous a fait le coup en saison 1, mais l’avantage, c’est que maintenant, je sais comment survivre et gérer la situation – à peu près – si ça doit arriver à quelqu’un avec qui je suis.

Quand vous êtes dedans et si vous êtes seul, c’est foutu. Oh, pas aussi foutu que la pauvre gamine qui se retrouve divisée entre son mec et le coloc de son mec. Les trois ont passé leur quarantaine ensemble et on sent bien que c’est le bordel entre eux. Le mec coincé dans la boue finit par confesser son amour à la copine de son coloc, qui réagit en lui disant l’aimer aussi histoire qu’il survive. Leur histoire n’était pas passionnante, mais c’était sympa d’avoir les commentaires d’Hen sur tout ça – pas d’avoir les répliques lourdes sur 2020. Dans le premier, c’était bien senti. Dans le second, ça devient lourd, même si c’est un personnage différent.

Chimney et Buck, formant le reste de l’équipe, se mettent rapidement à partir en randonnée le long de la coline pour tenter de trouver des survivants à l’affaissement de terrains. Ils tombent d’abord sur un cadavre, puis Chimney et Buck entendent distinctement un bébé pleurer.

Ils s’activent aussitôt vers une maison enfoncée dans le sol pour mieux trouver un babyphone… Plus qu’à trouver le bébé, désormais. Buck est assez malin pour comprendre qu’il suffit de suivre les interférences radio provoquées par le babyphone pour retrouver le bébé, mais pas avant d’inventer une future application qui cartonnerait probablement si elle existait : Find my baby.

Evidemment, cette intervention est surtout le moyen pour les scénaristes de développer le personnage de Chimney. Dans l’entre-saison, il est devenu particulièrement insupportable et a peur d’être un mauvais père. Il a pourtant déjà les blagues de papa et la peur panique qui accompagne tous les parents, donc il me paraît plus que prêt. Ils finissent par retrouver la maison du bébé et Chimney joue les pères Noël pour l’atteindre. Il pense trouver la mère, décédée, mais ce n’est pas le cas.

En effet, il entend d’autres cris dans la maison et trouve une pièce cadenassée derrière laquelle il trouve la vraie mère du bébé, qui l’a abandonné à la propriétaire de la maison, mais aussi d’autres femmes enceintes, ayant toutes décidées d’abandonner un bébé pour une raison ou une autre. C’est sympathique comme intrigue, dis donc.

Bien sûr, parmi toutes les mamans prisonnières qu’il libère, Chimney a la joie de découvrir l’une d’entre elle en train d’accoucher. Elle choisit bien son moment la pauvre. L’avantage, c’est que Chimney est celui qui s’occupe de l’accouchement, ce qui va lui permettre de grandir en tant que personnage. Il recueille au passage le témoignage de cette pauvre mère en train d’accoucher, qui vit clairement une année de merde. Le père est un connard qui n’est pas au courant de sa grossesse, ses propres parents l’ont virée de chez elle.

Cela permet à Chimney de la réconforter en lui disant qu’être un parent, c’est avant tout être capable de se présenter pour le bébé. La mère finit par s’intéresser à lui et découvrir qu’il va être papa, le félicitant pour cette bonne nouvelle et pour la chance qu’il a de pouvoir être là pour les premières fois liées à la grossesse. Les scénaristes ne font pas dans la subtilité, mais ça fonctionne à peu près, surtout que l’acteur s’en sort très bien pour faire ressentir les sentiments du personnage, malgré le masque. Je pense que ça aide le jeu de l’acteur de connaître un peu le personnage, aussi.

Du côté du 9-1-1, c’est la panique après le glissement de terrain, mais ça n’empêche pas May de se rendre compte que la voiture de sa mère est filmée par la télévision à côté d’une maison en piteux état. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que le tremblement de terre était donc à 7 sur l’échelle de Richter, et Maddie décide aussitôt de lui rappeler le conseil de Josh : faire son job est le meilleur moyen d’aider ses proches dans une situation de crise, parce qu’eux, ils tomberont probablement sur d’autres opérateurs qui doivent rester calmes pour les sauver.

Plus facile à dire qu’à faire. Quand Athena parvient enfin à joindre le 9-1-1 après avoir retrouvé sa radio, ce n’est que pour signaler sa position, inquiéter May qui ne garde pas son calme – contrairement à Maddie (qui n’a pas de contraction de stress, chapeau) – et entend sa mère hurler lorsque la maison se remet à bouger. Sympathique comme situation de stress.

Quand May entend que sa mère choisit de rester auprès de Silvia, coincée dans la maison après le second glissement, elle lui demande de s’échapper et de se sauver la vie. Maddie est finalement forcée de virer May de son poste de travail, parce qu’elle est incapable de faire le travail correctement. Je suis déçu pour May, mais pas particulièrement surpris. Quant à Athena, elle refuse bien sûr de laisser derrière elle Silvia, même quand cela met en danger sa propre vie : c’est son métier d’être une héroïne et de sauver Silvia, même si celle-ci n’a plus personne dans sa vie et même si elle a une culpabilité de la survivante. Silvia est en effet coincée sous des débris et ne pense pas pouvoir s’en sortir cette fois-ci. Cela la ramène à son propre accident de voiture : elle conduisait, sa sœur est morte et, depuis, elle ne sort plus jamais de chez elle, par culpabilité.

Contrairement à Athena, elle n’est pas forte, elle. Tss. La subtilité frappe à nouveau avec Athena qui lui confesse qu’elle s’est sentie faible elle aussi lors de son agression, mais qui trouve le moyen de lui redonner de la force. Les intrigues se rejoignent alors : Chimney parvient à faire naître le bébé, Athena parvient à débloquer Silvia de sous les débris. Le tout au son d’une musique parfaite et merveilleuse… qu’ils me gâchent un peu. Je veux dire, moi, cette musique, elle est à jamais associée au dernier épisode de Sense8, où elle marchait beaucoup mieux. Et ils ne peuvent pas ne pas le savoir, non ?

Tout est bien qui semble bien finir pour le moment, et j’ai aimé surtout la conclusion que tout ça permet pour Maddie et May : la première explique à la deuxième qu’elles ne peuvent pas se permettre de paniquer au téléphone quand elles sont le dernier espoir de survie des personnes qu’elles ont en ligne, peu importe qui sont ces personnes. Cette fois, tout est bien qui finit bien : Athena est assez maligne pour allumer le gyrophare de sa voiture et être enfin retrouvée par Bobby qui la cherchait, en hélicoptère.

May peut même avoir sa mère en radio et lui dire qu’elle est heureuse de sa survie. C’est une conclusion sympathique, encore renforcée par un barbecue de retour pour Athena : toute la famille est réunie pour fêter son premier jour de boulot. Athena en profite pour avoir une conversation en cœur à cœur avec sa fille qui lui explique que son nouveau choix d’orientation est dû à l’agression de sa mère et au cancer de son père.

D’ailleurs, Michael peut aussi rentrer chez lui sans son fils, qu’il laisse à Athena en ayant bien besoin, pour s’occuper de David. J’ai cru que l’acteur n’était pas payé pour cet épisode, mais Michael s’occupe de lui tout de même en lui préparant une douche chaude, un repas aux petits oignons et en faisant sa lessive. C’est charmant comme tout cette intrigue et ce couple, je trouve que ça fonctionne bien et que ça nous montre quelques routines covid qu’on a tendance à oublier à force. Le port du masque est globalement logique et respecté dans la série ; et j’ai aimé la scène entre Michael et Athena également, scène dans laquelle elle donne finalement son approbation concernant le couple, en soulignant simplement que David paraît bien fatigué.

Oui, Michael et lui sont allés vite à cause de la pandémie, mais si tout fonctionne et qu’ils sont heureux, autant les laisser l’être, non ? Merci Athena !

De son côté, Maddie rentre chez elle pour mieux tomber nez à nez avec Chimney qui a enfin pris la décision de la rejoindre. Il comprend qu’il a besoin de changer et de faire taire ses soucis et peurs. Il explique tout ça à Maddie, tout aussi paniquée que lui, mais prête à le pardonner. Eh, ça fonctionne sacrément bien, et ça fait plaisir de les voir être apeurés ensemble. Par contre, ça signifie qu’Albert est viré de chez eux.

Ce n’est pas bien grave, il a un colocataire tout trouvé : Albert, le frère de Chimney. J’ai trouvé ça sympathique, surtout que c’est logique comme inversion et que ça va faire du bien à Maddie et Chimney de se retrouver. Alors qu’ils sont malgré en tout en visio avec Buck et Al, Buck reçoit un appel de sa nouvelle crush… mais c’est finalement sa psy, qui lui conseille d’arrêter de se cacher, surtout qu’il prend conscience du fait qu’il ne se révèle pas vraiment aux autres. Oula. Je suis sceptique face à cette intrigue, j’espère que ce sera bien mené. Je n’ai pas envie que ce soit du gaybait, et en même temps, je ne sais pas si j’ai envie que Buck nous ponde un coming out. J’espère que tout sera bien géré, on verra bien.

Ce n’est pas toujours gagné avec cette série qui a tendance à rusher certaines choses : Hen reprend les études de médecine en visio, Christopher et Eddie sont ensemble pour bercer celui-ci avec un appel en visio où leur infirmière préférée lit une petite histoire… mais c’est frustrant de n’avoir que quelques infos très light comme ça.

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9-1-1 – S04E01

Épisode 1 – The New Abnormal – 19/20
La série revient en grande forme après des mois d’absence ! On reprend sur une énorme catastrophe, forcément, mais celle-ci ne nous empêche pas de retrouver un à un les personnages que l’on aime. Certes, tous ne sont pas hyper développés pour cette reprise, mais on arrive à avoir une idée générale d’où ils en sont, tout en les voyant sauver des vies, ce qui reste le but de la saison. Il y a de bonnes idées en cours de route, les personnages à sauver réussissent à être attachants et le coronavirus est exploité par les scénaristes avec le bon dosage pour que ce ne soit pas trop lourd.

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Spoilers

We’re all dying to get out there and see the world

Ouh, comme ce début d’épisode passe mal. La série prend le choix de laisser totalement de côté l’horrible période de confinement et d’irruption de la pandémie pour reprendre en septembre, où les infections étaient au plus bas et où on commençait à reprendre espoir d’une vie meilleure – et normale – partout dans le monde, et particulièrement aux États-Unis. Je trouve que c’est une excellente idée… mais ça ne passe pas si bien en janvier où l’épidémie a repris de plus belle un peu partout en Europe, alors que les États-Unis ont dépassé côté décès liés au Covid19 le seuil critique du nombre d’américains morts pendant la seconde guerre mondiale.

Cela n’empêche le choix musical, le retour du soleil et la petite balade en vélo d’être très sympathiques et de nous mettre de bonne humeur… jusqu’à ce que la catastrophe de ce début de saison se dévoile : quelques petits tremblements de terre vont faire craquer un barrage à proximité de Los Angeles, et la femme que l’on suivait en train de faire son petit tour de vélo est désormais complètement foutue. Elle a la présence d’esprit d’appeler le 9-1-1 via Siri, c’est déjà ça.

On repart alors deux heures avant tout ça, et ça nous permet de retrouver nos héros. La série profite assez bien de la pandémie pour nous montrer que les appels en vision ont la vie belle aux États-Unis. Tout le monde a sa tablette ou son ordinateur, et tout le monde se fait des conversations de groupe comme si de rien n’était. Il y a toutefois des surprises sur ce début de saison qui reprend donc quelques mois plus tard.

La série ne prend pas la peine d’expliquer ce qu’il s’est passé avec le covid, et c’est peut-être une bonne idée parce que ça sonne parfois faux quand elles le font – j’ai souvenir de This is us – mais en même temps, je me dis que pour tous les gens qui découvriront la série en retard ou sans avoir connu la pandémie (eh, ça arrivera !), ce sera bizarre comme changement d’ambiance.

Ben oui, le changement est visible dans la construction de l’épisode, parce que les plans sont impactés par la présence des ordinateurs et tablettes. La distance entre les personnages se fait sentir. Il faut dire que nous ne sommes pas aidés par la distance entre Chimney et Maddie, qui ne sont donc pas confinés ensemble.

Buck et Chimney sont confinés ensemble, parce que Chimney a trop peur de contaminer la mère de son futur enfant. Elle, elle vit désormais avec son beau-frère dont j’avais un peu oublié l’existence, mais qui a l’air très chouette avec elle : il prend soin d’elle et tout, et je n’imagine pas comment ça doit créer des situations bizarres dans la maison.

Du côté de Chimney, il était donc confiné chez Buck pendant toute la période où c’était obligatoire, ce qui paraît logique : tous les pompiers l’étaient apparemment, et ça évitait de mettre en danger les proches de ceux-ci. Seulement voilà, le reste de la caserne est rentré chez elle depuis un moment, mais Chimney s’y refuse toujours.

On sent bien que cela commence à peser à Maddie, plus que son propre ventre qui a bien pris du volume pendant ces quelques mois. Forcément. Cela fait plaisir de la voir heureuse pour sa grossesse, mais ça rend triste qu’elle soit déprimée par l’absence de Chimney auprès d’elle pendant la grossesse. C’est bien d’avoir peur et de vouloir être prudent, mais il y a des situations qui exigent tout de même d’être ensemble… Ou pas ? Buck a aussi un covid-crush via webcam, c’est inattendu.

Athena et Bobby sont également ensemble, vivant désormais avec May. Celle-ci n’est pas là, car elle est de garde. Oui, elle a décidé de faire une année sabbatique, et j’aime beaucoup l’idée parce que j’ai deviné assez vite vers quoi on se dirigeait. Avant d’y arriver, il nous restait à découvrir que Michael s’était installé avec son beau médecin, David, qui enchaîne les gardes aux urgences avec le Covid. Il n’a pas l’air si crevé que ça quand on le voit pourtant, et il a même l’air heureux de s’occuper du fils de son mec et de parler avec Athena.

C’est un peu étrange : à quel moment ont-ils pu développer toute une relation comme ça ? Je veux dire, les médecins ont eu tendance à être un chouilla débordés cet été tout de même. Qu’importe, ça fait plaisir de voir tous les personnages à peu près heureux. Il y en a une qui ne l’est pas pourtant : Athena reprend le boulot après son agression. Nous ne saurons pas grand-chose de son arrêt et des consultations psy pour le moment, nous contentant d’apprendre qu’elle est désormais consignée à son bureau. La catastrophe à venir va tout changer, c’est sûr.

En attendant, elle se dit peu ravie de savoir que sa fille, May, est devenue opératrice téléphonique pour le 9-1-1, tu m’étonnes. Quand on la retrouve, on la voit s’entraîner à répondre à des coups de téléphone, et c’est chouette à voir, surtout que Maddie est évidemment sa tutrice. Après tout, c’est à elle qu’elle avait déclaré son envie en fin de saison dernière.

Autrement, les pompiers font des tests de température en entrant dans la caserne, ce qui fait partie du nouveau protocole, et on retrouve enfin Hen à la caserne, ce qui fait plaisir. Eddie met encore plus de temps à revenir et je l’avais presque oublié. Bon, on en oublie presque aussi que nous sommes devant une série catastrophe. L’épisode fait pourtant le job pour nous le rappeler petit à petit : le craquage du barrage est suggéré à plusieurs moments de l’épisode, de bonne manière.

On apprend à découvrir un peu tous les futurs blessés : les conducteurs de transport en commun n’ont vraiment pas de chance dans la franchise, par exemple, puisqu’on se retrouve principalement avec un bus qui se retrouve encastré dans un building, et pas au premier étage, hein. Au passage, il explose une salle de réunion où un employé se faisait engueuler par sa boss et il perturbe les passagers auxquels on a eu le temps de s’attacher brièvement : CJ un élève de terminale qui reprend les cours malgré son handicap (une forme d’autisme ? Je n’ai pas les sous-titres, je n’ai pas bien compris ce qu’il avait), une passagère avec qui il a sympathisé et un passager particulièrement désagréable.

Ils ont tous eu le temps de voir la vague leur arriver en pleine tronche, même Vanessa qui conduisait ce bus, mais au moins, ce n’est pas un tsunami comme le remarque les pompiers assez justement. J’ai rigolé, j’avoue. Bref, l’épisode fonctionne bien et cette affaire de bus est vraiment prenante lorsque les pompiers arrivent sur place.

On a eu le temps de s’attacher à tout le monde et il est très cool de voir CJ décider de faire un garrot au passager malpoli pour lui sauver la vie, comme il est cool d’avoir une touche de féminisme avec l’employé bloqué sous le bus qui révèle à sa boss qu’il l’a bien tenue à l’écart d’une réunion pour de mauvaises raisons. J’ai vraiment aimé cet épisode et cette intervention. Cela fait du bien de retrouver tout le monde. Quant à CJ, il se calme grâce à Bobby pour qui les choses manquent de peu de tourner vraiment mal. Franchement, il survit à une explosion de manière bien peu crédible, mais eh, c’est 9-1-1. Oh, sinon, j’ai aimé aussi voir Hen s’occuper vraiment des urgences médicales : on voit bien que ses études ont continué, même si elle est encore à la caserne.

Contre toute attente, la série nous fait alors un flashback pour revenir six mois en arrière, dans un monde pré-covid. Tout cela n’a aucun sens, mais ça sent l’arrivée d’un personnage qui aura son importance dans la série : Janelle. C’est celle que nous avons vu en début d’épisode faire son petit tour de vélo et qui a survécu à la masse d’eau lui arrivant dans la tronche. Elle est enterrée vivante désormais, mais il y a quelques mois, elle vivait une vie heureuse.

C’est tellement violent tout ça. La série nous explique le coronavirus de la meilleure et la pire des manières à la fois : mois par mois, quelques secondes de sa vie parfaite devenant de plus en plus horrible, avec son mari qui meure du virus en cours de route. C’est un personnage auquel on s’attache vraiment bien, parce qu’il est difficile de ne pas s’y reconnaître, même si on n’a perdu personne : elle vit désormais seule et sa solitude lui pèse. Oui, elle parle au téléphone avec d’autres, comme tout le monde, mais elle est seule quand même.

Et elle l’est tout autant quand elle se prend la masse d’eau et finit enterrée vivante. Elle est sauvée grâce à l’aide de Maddie qui intervient à temps et la prend en charge de la meilleure des manières, même si on comprend qu’il s’agit d’un appel difficile pour elle. J’imagine qu’elle s’attache aussi à elle parce que la solitude lui rappelle un brin sa situation. Bref, Janelle est finalement sauvée de justesse, et ça nous permet de voir qu’il y a une belle traversée d’eau à travers Los Angeles.

Ce n’est pas fini pour autant : un glissement de terrain est annoncé, et Athena est finalement envoyée sur le terrain, comme prévu. Elle ne peut pas rester derrière son bureau quand il y a tout un quartier résidentiel à évacuer et qu’il y a un manque évident de flics. Athena fait tout ce qu’elle peut pour évacuer le quartier, et elle rencontre ainsi une femme qui refuse de quitter sa maison.

Ce n’est pas le confinement qui lui a fait aimer ça, bien au contraire : elle est confinée chez elle depuis sept ans parce que le monde extérieur est dangereux. La vie lui a donné raison sur ce coup-là. Malheureusement, elle refuse vraiment de quitter sa maison, même lorsqu’Athena pense avoir réussi à faire ce qu’il fallait pour ça.

C’est embêtant, et c’est notre cliffhanger du jour : May, Maddie et Josh (à qui la promotion fait énormément de bien tout au long de l’épisode, j’aime le voir en charge de l’équipe !) découvrent en effet au même moment que le glissement de terrain est en cours. La maison s’effondre donc, de même que le signe si célèbre d’Hollywood, que l’on avait vu à plusieurs reprises pendant l’épisode, comme pour nous indiquer ce qui allait se passer. Oh boy. Vivement mardi, parce qu’Athena est dans la merde, là.

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