Ghosted – S01E01-03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 3 de la première saison de Ghosted.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 16/20
Are you in the dark?

Je n’ai pas réussi à trouver le pilot diffusé à la télé, mais seulement l’épisode pilot diffusé cet été. A priori, ce sont les deux mêmes, mais il y a parfois quelques changements. On verra bien.

La série ne perd pas de temps et débute toute de suite son intrigue surnaturelle par un agent tué en mission (en tout cas, il se prend un rayon laser et finit mal en point).

Par la suite, nous découvrons la vie quotidienne des deux héros. Le premier, Max, pense que sa femme a été enlevée par les extraterrestres, ce qui fait fuir la cliente du magasin de livres dans lequel il travaille. Il n’a pas le temps de la rattraper qu’il est assommé. Le second, Leroy Wright, offre un jeu vidéo à Jermaine, sous couvert d’un livre chiant pour ne pas que sa mère lui confisque.

Les deux se réveillent dans un van où ils comprennent qu’ils sont enlevés, puis rendormis, puis reréveillés alors qu’une nana les mesure au cas où elles doivent construire une armure pour eux. L’avantage, c’est que le rythme est excellent et permet aux gags de bien passer.

Il rencontre la capitaine LaFrey du bureau Underground (sous-terrain, donc) qui leur explique l’agent Checker a demandé leur aide. Bien sûr, pour les convaincre, elle leur promet de leur rendre leur job. Tous deux ont en effet eu de brillantes carrières écourtées : Max est un ancien professeur de Stanford, Leroy un ancien enquêteur renommé.

Le bureau Underground est une agence enquêtant sur les événements inexpliqués et surnaturels, Annie Carver, qui a pris leurs mesures, est une experte en armes et en technologie, le dr Barry Shaw s’occupe des analyses d’indices.

Max découvre ainsi que le multiverse est réel. Comme c’est le sujet de son bouquin, il est fasciné, mais Leroy n’en a rien à faire, il veut juste se lancer sur l’enquête. Ils sont en effet embauchés pour retrouver la trace de Checker.

Le rythme étant toujours aussi rapide, nous sommes dans une comédie après tout, les deux partent aussitôt enquêter dans un entrepôt ayant appartenu à Checker et dans lequel ils trouvent rapidement des indices. Hop, première mission sous couverture hilarante pour le duo, puis première exploration qui tourne mal et dont ils sont sauvés par Annie.

Pas le temps de s’en remettre : ils sont ensuite envoyés sur le terrain, toujours pour retrouver Checker. Comme ils sont incapables de bien s’entendre et que Leroy a peur que Max ne fasse griller sa mission ou ne le mette en danger, Leroy enferme Max dans la voiture où une force mystérieuse la fait s’envoler.

Leroy revient tenter de le sauver, mais Max va bien. Ils poursuivent la mission ensemble et retrouvent Checker. Celui-ci est enlevé par un homme capable de s’arracher sa propre tête. La mission vire au délire le plus complet, mais permet d’apprendre que Leroy a peur des canards et de ne pas sauver Checker. En effet, il est de nouveau enlevé par des extra-terrestres, sous les yeux de Max, mais pas ceux de Leroy bien sûr, comme il doit rester quelque peu sceptique.

De retour au bureau, Leroy et Max demandent à rester travailler pour retrouver Checker, même si LaFrey leur dit que la mission est terminée. Bien évidemment, elle accepte de les embaucher et nous enchaînons sur un cliffhanger qui donne effectivement envie de revenir : Max découvre que sa femme, dont il est persuadé qu’elle a été enlevée par des extra-terrestres, est au Bureau Underground, dans une cellule filmée, car ils la pensent enlevée par des aliens. Comme ça tombe bien.

Grosso modo, j’ai l’impression qu’ils ont compressé un épisode de 40 minutes en 22 et c’est plutôt drôle. D’ailleurs, la série n’essaye pas par tous les moyens d’être drôle, ce qui fait que ses blagues passent plutôt bien. Je n’étais pas mort de rire non plus, mais la série est sympathique et c’est un pilot qui donne envie de voir la suite.

Capture d'écran 2017-10-10 15.47.26.pngÉpisode 2 – Jermaine the Zombie – 15/20
Can you believe this is our job ?

C’est surprenant, mais c’est déjà l’épisode d’Halloween. Ils auraient pu mieux prévoir leur coup niveau date, mais peut-être aussi que cet épisode 2 aurait pu être diffusé plus tard dans la saison. Au moins, ça ouvre la saison de la citrouille de manière sympa et ça permet d’avancer le Bingo Séries sans problème.

Le duo phare de la série a droit à une première scène ensemble qui permet de légèrement mieux les connaître, mais qui n’est pas bien passionnante, ni très drôle d’ailleurs, même si ça tente de l’être avec le théorème des spaghettis. Leroy et Max sont envoyés en mission car aucun autre agent n’est dispo, la nuit d’Halloween étant particulièrement chargée pour tout le monde. Le problème est qu’ils sont avec Jermaine dans la voiture, qui, comme son nom ne l’indique pas, est un garçon, le fils de l’ancien partenaire de Leroy.

Sans surprise, c’est Jermaine qui trouve le monstre qu’ils devaient arrêter quand ils l’embarquent en mission et lui demande de rester en voiture. Le monstre ? Un chat zombie qui n’hésite pas à le mordre, le transformant à son tour en zombie. Jermaine ne met quelques minutes à se transformer et s’enfuit vers une soirée d’Halloween absolument hilarante. En effet, il transforme tout le monde là-bas en zombie et l’humour prend bien, avec une situation totalement aberrante, un Max qui n’ose pas frapper une enfant et une situation générale qui n’est pas sans me rappeler l’épisode d’Halloween de la saison 3 de Community.

Pendant ce temps, LaFrey s’éclate au boulot et suit l’ensemble de ses agents, sachant précisément ce qu’il se passe dans chacune de ces équipes. Elle envoie Annie pour aider à contenir l’épidémie, ce qui fonctionne à merveille pendant que Barry s’occupe du chat. C’est beaucoup plus simple que la semaine dernière comme intrigue, tout est fluide et suit une seule histoire – retardant d’ailleurs le fil rouge puisque Max ne voit pas sa femme dans cet épisode.

De manière assez prévisible, l’un des deux se fait mordre. Max pense que c’est lui, mais c’est bien sûr Leroy, ce que l’on a vu arriver à 100 kilomètres en regardant l’épisode. L’humour est bon sans être exceptionnel, le bureau continue de bien fonctionner dans son coin, Annie d’être trop forte et d’être draguée par Max, qui n’a aucune chance pour le moment (et qui ferait mieux de s’occuper de sa femme).

Bref, la série réussit plutôt bien à faire rire, même si c’est parfois trop pour fonctionner, et propose un épisode d’Halloween réussi, particulièrement du côté des effets spéciaux. La conclusion est basique, voyant les partenaires continuer d’apprendre à se connaître en présence de Jermaine. Bien sûr, l’épidémie de zombies n’était qu’un épisode de la semaine, tout le monde s’en sort en bonne santé et c’est peut-être ce côté procédural qui me plaît moins pour ce second volet – le pilot ayant annoncé tout de même le suivi d’une intrigue sur toute la saison.

03.jpgÉpisode 3 – Whispers – 16/20
It’s just occurred to me… Blake Lively’s blog, I mean, didn’t start till 2014.

Comme la semaine dernière, l’épisode débute sur une conversation entre les deux partenaires, où Max est insupportable avec son duo. Il veut lui trouver une copine et cherchera partout dans l’épisode, quitte à être le relou de service. Bien sûr, l’épisode étant plutôt bien écrit, les infos sur le passé de Leroy avec Tanya – heureusement pas celle de Secret Story, même s’il est aussi question d’une chanson pourrie – auront leur utilité comique plus tard dans l’épisode.

Il faut d’abord passer à la présentation de la mission de la semaine : un homme tué avec cœur manquant et un suspect nommé Keith Jorgensen. Le duo de choc débarque en Floride dans son hôtel, Whispers, pour le retrouver. Moi qui pensais naïvement que les murmures du titre concerneraient le démon de la semaine, je me suis planté.

Max et Leroy entrent en couverture pour l’enterrement de vie de jeune garçon du premier, ce qui permet quelques gags, surtout qu’ils ne sont que deux. J’ai bien aimé, mais j’ai surtout bien aimé la présence de Megalyn Echikunwoke. Je la retrouve partout, surtout cette année, et c’est une excellente chose car j’adore l’actrice depuis les 4400.

Dès que je l’ai aperçue à l’arrière-plan, j’ai su qu’elle aurait un rôle à jouer, et ça n’a pas loupé. Elle est le démon de la semaine, un succube, qui tue Keith avant de s’en prendre à Leroy. Max parvient toutefois à la confondre grâce à ses tatouages et à une gaffe de sa part sur le blog de Blake Lively. Il fallait y penser, mais ça m’a bien fait rire. L’humour décalé de cette série fonctionne bien sur moi depuis le début de toute manière.

Le succube possède alors Leroy pour qu’il tue Max, mais ce dernier le ramène à la raison en utilisant la chanson que Tanya lui chantait tout le temps. Simple et efficace, l’épisode voit alors le succube s’enfuir sans être capturée. Et ça, c’est intéressant.

Une sous-intrigue permet le développement de la dynamique entre Annie et le docteur qui doivent stalker la fille de LaFreye, celle-ci ayant pour intention de prouver à sa mère qu’elle est plus maline qu’elle. C’était sympathique, mais on aurait vraiment pu s’en passer, même si ça offre la possibilité de mieux connaître tous ces personnages.

La présence d’Echikuwoke ne suffisant apparemment pas, la série a ensuite l’excellente idée de ramener Britt Lower de Man Seeking Woman pour jouer la femme de Max. Je ne l’avais pas reconnue jusque-là, mais je suis carrément heureux de retrouver cette actrice, et rien que pour ça, j’ai accroché à l’humour de la dernière scène qui la voit s’enfuir grâce à ce boulet de Max.

Le fil rouge avance donc pour de vrai en fin d’épisode et nous nous retrouvons avec deux personnages qui courent les rues alors qu’elles ne devraient pas. En plus, Leroy et Max commencent à devenir vraiment amis et se confier toute leur vie, alors j’étais content de cet épisode.

The Gifted – S01E09-10

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 9 et 10 de la première saison de The Gifted.

09.jpgÉpisode 9 – OutfoX – 18/20
So… This is weird.

Deux semaines plus tard, j’ai repris mon visionnage de cette saison. Oui, je publie le même jour et dans un article différent pour la peine car ça faisait un article trop long et car c’est enregistré comme deux sessions de visionnage différentes dans ma tête. Du coup, quand je chercherai un truc, c’est plus simple d’avoir les épisodes diffusés.

Il y a un an, nous retrouvons la famille Strucker pour un pique-nique sympa et typiquement américain, avec les enfants jouant dans un coin et les parents s’embrassant dans un autre. Ah lala. Comme les deux ados jouent avec un skateboard, c’est la bonne occasion pour eux de découvrir leur pouvoir commun quand Lauren tombe du skateboard et qu’Andy la rattrape.

Dans le présent, Reed est hanté par son enfance et la mort récente de son père. Caitlin a droit à une session de rattrapage personnalisée de l’épisode précédent, et elle a du mal à tout digérer clairement, même si ça apporte au passage quelques informations utiles sur les mutations. Caitlin est persuadée que la meilleure chose à faire pour ses enfants et de leur parler de leur arrière-grand-père et arrière-grand-tante, mais Andy et Lauren, eux, découvrent l’histoire familiale par eux-mêmes, et, forcément, ils découvrent surtout celle du frère et de la sœur dont ils ont clairement hérité les pouvoirs.

Les parents forcent donc Andy et Lauren à tester leur pouvoir, mais rien ne se passe, alors qu’ils savent très bien l’un et l’autre que quelque chose peut se passer. Andy insiste donc et paf, ça fonctionne, avec une puissance de feu très sympa.

Les ados racontent ensuite tout à leurs parents, ainsi que la fusion de leur pouvoir qui se combine logiquement. Andy aurait envie de continuer à s’entraîner, mais le reste de la famille est moins motivé.

Pendant ce temps, le QG est agité par Esme qui a lu les pensées de la mutante droguée et sait que d’autres mutants sont en train d’être tortués. Sonya, elle, choisit de ne pas faire confiance à Esme car elle trouve étonnant qu’elle possède certaines informations sur Pulse. Comme Esme la surveille et a rapidement gagné en importance, c’est vrai qu’elle m’intrigue aussi et à raison : elle projette un cauchemar bien réel dans l’esprit de Polaris qui voit son bébé enfermé par Trask. C’est rigolo que ce soit Sonya qui se méfie d’elle alors qu’elles ont des pouvoirs finalement très similaires.

Le cauchemar de Polaris suffit à lui faire changer d’avis sur la stratégie à suivre vis-à-vis de Trask, forcément. Elle se rend donc dans un bar avec Sonya pour interroger un gardien du labo là-bas, à leur manière. Au moins, elles ont rapidement les informations nécessaires.

Esme est totalement insupportable à vouloir attaquer au plus vite et elle manipule absolument tout le monde dans le QG, en les espionnant en permanence et en ayant les bonnes idées, les bonnes questions, tout ce qu’il faut pour manipuler tout le monde.

Oh le visage d’ange qui devient totalement démoniaque et insupportable ! C’est un classique, mais ça fonctionne bien. Esme propose donc d’utiliser les enfants Strucker comme arme, ce qui est le cauchemar des parents, qu’elle a forcément repéré rapidement. Les ados, eux, sont heureux car ils aiment sentir qu’ils sont tout puissants. Tu m’étonnes.

Les parents Strucker sont en plein stress pour Andy et Lauren, mais l’infiltration du labo Trask, qui se fait avec Sonya et Clarice, se déroule d’abord plutôt bien… mais ce n’est pas fait pour durer.

En effet, côté non-mutants, nous avons un agent fortement brûlé qui ne veut pas être opéré et un agent Turner qui veut attaquer les mutants avant qu’ils ne les attaquent. Sa femme est moins heureuse de le voir reprendre le travail si vite, mais lui est motivé à mener une opération que même ses supérieurs n’approuvent pas.

L’avantage, c’est qu’il trouve rapidement une piste, et que cette piste est la bonne. Cela mène à un bon suspense classique pour l’intervention de fin d’épisode, surtout que tout mène Turner à penser qu’il se trompe, mais en fait non.

Du coup, il balance un robot qui trouve rapidement Clarice et la neutralise, laissant les adolescents seuls avec Sonya, qui se sacrifie pour leur gagner du temps et les laisser s’échapper. Bref c’est la catastrophe la plus totale, et ça pousse Andy et Lauren à utiliser leurs pouvoirs… mais Andy refuse de le faire, car ça tuerait tout le monde.

Andy et Lauren sont à leur tour capturés et ce sont donc les humains qui remportent la bataille de cet épisode. Les scénaristes se sont amusés à nous faire croire que quelqu’un au moins pourrait s’en tirer, mais non. Il fallait bien que ça finisse par arriver, mais les deux ados d’un coup, je ne m’y attendais pas. J’aurais plutôt vu une intrigue les forçant à se retrouver ou quelque chose comme ça. Là, on a une fin totalement dramatique qui remonte d’un cran le niveau de la série et amène à un bon cliffhanger. Je sais, je sais, je suis vraiment bon public avec cette série, mais qu’est-ce qu’elle me plaît ! Cela fait longtemps que je n’avais plus trouvé une bonne série de mutants dans ce genre, et avec moi, ça fonctionne à chaque fois. Pas de raison que ça change aujourd’hui, surtout quand ça termine avec Amy Acker en larmes. Soyons sérieux deux minutes, s’il vous plaît.

Quant à Esme, elle m’a vraiment tapé sur le système dans cet épisode, à vouloir absolument sauver sa famille. En plus, on essaye vraiment de nous dire de ne pas lui faire confiance, donc je pense que c’est une gentille quand même, mais qu’elle a sa propre intrigue à venir.

10.jpgÉpisode 10 – eXploited – 19/20
She died for nothing.

Comme d’habitude, on commence par une introduction qui semble bien détachée de tout le reste pour finalement mieux y revenir. Il s’agit ici d’un discours politique anti-mutant de la part du sénateur Montez qui veut juste être réélu. Dans son staff, une certaine Stacy qui n’est autre qu’Esme. La scène se passe il y a deux mois et nous la montre recevoir un message télépathique lui disant de fuir car les opérations sentinelles approchent.

Au QG, c’est le bordel, car personne n’est d’accord sur la méthode à suivre maintenant que Sonya, Clarice, Andy et Lauren sont prisonniers des opérations sentinelles. Justement, en prison, Andy perd totalement patience et découvre avec grand-plaisir son collier. L’avantage, c’est qu’il est toujours avec sa sœur, donc il a au moins quelqu’un à qui parler.

Turner interroge Sonya qui nie les faits qui lui sont reprochés, avant que Turner lui explique très précisément pourquoi il lui en veut personnellement. Il lui indique clairement qu’elle est bonne pour finir lobotomisée et droguée comme Pulse. C’est problématique

De son côté, Clarice ment également et prétend qu’elle cherchait les toilettes dans le labo. Confronté à une impasse, Turner accepte de livrer ses quatre prisonniers au docteur Campbell.

C’est précisément ce qu’Esme veut éviter au QG où elle se sert de ce qu’elle lit dans l’esprit des Strucker pour les convaincre de contacter Turner et de laisser les enfants en prison plutôt que dans un labo. Oh lala. Je ne la sens tellement pas, j’aimerais qu’on en sache plus sur elle pour le coup.

Les Strucker décident effectivement de contacter Turner directement chez lui, en échappant à la surveillance des autres mutants pour aller parler à Turner (et sa femme), afin de le faire changer d’avis sur sa collaboration avec le docteur Campbell. Évidemment, Esme joue ensuite la comédie auprès de Polaris et Marcos pour les informer de ce que font les Strucker.

Aussitôt, tout le QG se décide à préparer une intervention en cas de déplacement des prisonniers. Esme obtient donc ce qu’elle veut, mais ça reste sujet de grands débats, particulièrement entre Polaris et Marcos. En revanche, je trouve que John est beaucoup trop laissé de côté dans cet épisode : Sonya est quand même sa petite amie, et il avait une relation bien particulière avec Candice aussi. Les deux femmes ont aussi l’occasion de parler en prison d’ailleurs, mais ce n’était pas bien passionnant, je dois dire, juste un moyen de mieux les connaître avant la suite de l’épisode.

Le docteur Campbell rencontre les ados Strucker et leur fait porter de ridicules tenues de plongée avec des capteurs pour tester leurs pouvoirs dans une salle en adamantium. Coucou Wolverine. Ils refusent, même sous la torture des colliers, mais évidemment, Campbell a plus d’une carte dans sa main.

Il décide ainsi de ramener Sonya et Clarice pour les menacer de mort. Clarice leur dit de ne rien faire et se fait tuer comme ça. Dire que je suis dégoûté de cette mort serait encore trop gentil. Sonya était l’un de mes personnages préférés dans la série, car je trouvais son pouvoir original et sympathique. Tout ça pour qu’elle se fasse tuer comme ça, franchement ?

La scène où elle parle avec Candice était un simple moyen qu’on la connaisse mieux pour mieux la pleurer. C’est un classique d’écriture aussi, mais je pensais qu’on était plus sur une scène avant qu’elle ne soit blessée.

Forcément, après la mort brutale de Sonya, Andy et Lauren acceptent de faire le test pour sauver Clarice, mais rien ne retirera le fait que Campbell a tué Sonya comme ça. Certes, c’est une mi-saison, mais la série avait jusque-là un côté très enfantin par moment – et ça me plaisait bien, ça fait partie du charme de ce genre de série. En tuant Sonya, pour moi, la série a juste trouvé ce qu’il lui manquait encore : de vrais enjeux.

Contre toute attente (ou pas), Reed et Caitlin réussissent à faire entendre raison à la femme de Turner, qui refuse que le nom de sa fille soit utilisé pour faire n’importe quoi aux mutants. Du coup, Turner parvient à faire transférer les prisonniers depuis le labo vers une prison sécurisée.

C’est exactement ce que voulait Esme qui parvient donc à neutraliser Marcos rapidement avant d’utiliser son pouvoir, beaucoup plus puissant que tout ce qu’elle avait montré jusque-là. En fait, elle est capable de faire faire n’importe quoi à n’importe qui et elle en profite pour que les gardes s’entretuent tous les uns et les autres. Bien sûr, Turner s’en sort, mais pas son bras droit, Ed, qui se suicide après lui avoir tiré sur la jambe.

Esme parvient ainsi à libérer ses deux sœurs jumelles et toutes les trois, possédant le même pouvoir, s’avèrent encore plus redoutables… Et juste comme ça, la série nous laisse sur un cliffhanger qui introduit ce que toutes les histoires de mutants ont toujours : un mutant qui part en vrille et fait n’importe quoi. Notre Magneto sera Esme quand je pensais depuis le début que ce serait Andy (et qu’il entraînerait Lauren avec lui). Je suis content de m’être trompé, mais je suis triste aussi. Il nous reste un méchant dans la nature (Campbell, qui a une arme anti-mutant grâce à Andy et Lauren) et nous avons trois terroristes (Esme et ses sœurs) désormais en possession d’un groupe de mutants qu’elles peuvent manipuler comme bon leur semble… D’où la nécessité de perdre Sonya en route j’imagine, car elle aurait pu leur poser problème avec son pouvoir.

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Clairement, la série grandit d’un coup avec ses deux épisodes : elle prend un virage plus noir et glauque, dépassant le divertissement sympa (où l’on sait que tout finira bien) pour désormais emprunter la voie de la surprise. La mort de Sonya ajoute de vrais enjeux : désormais, ils peuvent probablement se débarrasser d’un peu tout le monde, surtout qu’ils savent introduire les mutants sans problème. Campbell se dresse comme un ennemi redoutable sur le long terme alors qu’Esme et ses sœurs ont clairement une histoire qui pourrait faire des étincelles rapidement (et même, des explosions) à la reprise. Un peu spoiler, j’ai lu un article qui m’a confirmé une théorie que j’avais déjà concernant l’identité d’Esme et ses sœurs, ce sont les « filles » clonées d’Emma Frost. Rien que ça. Ça promet, je me souviens vaguement d’un comic que j’avais lu avec elles, et ce n’était pas du gâteau !

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La série reviendra dès le 1er janvier (enfin, le 2 pour nous) et se conclura deux semaines plus tard. Dans un mois, nous aurons le fin mot de l’histoire, donc l’attente ne sera pas insoutenable, mais juste assez longue pour être ressentie. Vivement la suite !

The Gifted – S01E04-08

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 4 à 8 de la première saison de The Gifted, vus lors du #WESéries de décembre.

04.jpgÉpisode 4 – eXit strategy – 14/20
Sometimes you got to take a risk and hope for the best.

Il faut s’y remettre après un mois et ça reprend au milieu d’une intervention des mutants pour libérer on ne sait trop qui. Cela se passe mal pour eux et Gus, un nouveau pour nous je crois, se fait tirer dessus. C’est en fait un flashback de la dernière fois que les mutants ont tenté d’agir contre le système Sentinelle.

Polaris est de nouveau transférée et se retrouve désormais dans la cellule à côté de celle de Strucker. Cela sent bon la stratégie pour les faire parler, mais ça fonctionne. Reed se met ainsi à raconter sa vie à Lorna qui l’écoute bien gentiment avant de se moquer de lui parce qu’il a enfin compris qu’il était méchant.

Pendant ce temps, au QG, les mutants décident de libérer Lorna et Strucker en s’en prenant au système Sentinelle : le problème, c’est que la dernière fois, ils ont perdu six mutants. C’est problématique. Quelques mutants, principalement ceux qu’on connaît déjà, se portent volontaires pour les aider. Il est décidé que l’attaque aura lieu pendant le transfert des deux prisonniers, histoire d’optimiser les chances de tout le monde. Ils considèrent Caitlin intelligente parce qu’elle a cette idée vue dans tous les films et séries du monde, quand même.

Reste à trouver comment stopper le camion, mais les enfants Strucker ont plus d’un tour dans leur sac : ils apprennent ainsi à utiliser leurs pouvoirs ensemble pour canaliser ceux d’Andy avec les capacités de Lauren et ça fonctionne rapidement. Caitlin désapprouve, mais sa fille lui rappelle toute son éducation et les risques qu’il faut parfois savoir prendre. Scène inutile bonjour.

En parallèle, il reste des problèmes à gérer, notamment celui de Clarice qui a désormais un souvenir amoureux avec Johnny et des rêves pseudo-érotiques qui l’empêchent de dormir. Ah les séries pour adolescents.

Marcos recontacte la famille de son ex, Carmen, pour avoir de l’aide et découvre que son ex possède désormais le business. C’est compliqué tout ça, ça le force à redevenir ami avec une ex qu’il préférerait assez clairement oublier car elle fait partie d’une famille de dealers. Il ne manquait qu’un cartel à la série pour leur rajouter de la merde : Carmen accepte de donner les informations dont Marcos a besoin, mais seulement s’il se sert de ses pouvoirs pour l’aider.

Elle demande donc à Marcos de torturer un homme qui l’a trahi pour savoir où il a planqué la drogue. C’est une torture facile où il menace simplement un homme de devenir aveugle, mais ça suffit à le traumatiser et à le faire se précipiter dans les prières.

La nuit qui précède l’opération est donc synonyme d’insomnie pour à peu près tout le monde, à l’exception des enfants bien sûr.

La journée de l’attaque commence de manière sympathique surtout pour Clarice qui drague ouvertement Johnny. Celui-ci ne semble pas le remarquer plus que ça au début, puis il choisit de ne pas lui parler du souvenir supplémentaire dans sa tête, alors même qu’elle l’évoque clairement.

Du côté de la famille Strucker, on en est encore aux ajustements par rapport à la vie qu’ils menaient, ce qui est logique après quatre épisodes, mais ça fait plus d’un mois pour moi alors ça me paraît presque redondant.

La fin d’épisode remonte heureusement le niveau de tout ça avec un plan qui ne se passe pas comme prévu : le mutant que l’on a vu mourir en début d’épisode n’est pas si mort que ça et son pouvoir bloque les capacités des autres mutants dans le secteur. L’homme invisible se fait tirer dessus et tout le monde est bloqué, voire en danger.

Johnny finit fatalement par comprendre que son ex-meilleur ami, Pulse, est encore en vie et parvient à le mettre K.O, permettant à tout le monde de récupérer ses pouvoirs pour la grosse scène d’action finale, très réussie et permettant à Reed et Polaris de s’échapper, même si Reed est blessé par l’opération car Polaris se sert du métal qu’il avait dans la jambe. L’épisode était un peu en-dessous des autres, mais les dernières minutes m’ont remotivées exactement comme dans mon souvenir. Je suis faible face à ce genre d’intrigue, ce n’est pas nouveau.

05.jpgÉpisode 5 – boXed in – 16/20
Well, your peaceful protest killed my little girl.

Ce début d’épisode est un nouveau flashback peu sympathique qui nous montre pourquoi le chef Sentinelle que nous connaissons est si peu aimable avec les mutants. On le savait déjà, mais ceux-ci ont tué sa petite fille dans ce qui ressemble à un accident en marge d’une manifestation. C’est triste effectivement, au mauvais endroit au mauvais moment. J’aime beaucoup l’idée de l’humaniser lui aussi, ça ne peut que servir la série sur le long terme.

Lorna et Marcos profitent de leurs retrouvailles pour s’attaquer à un drone et semer les autorités. Ce n’est pas si simple, et même quand ils se pensent tranquilles, ils découvrent vite qu’ils sont tombés sur plus malins qu’eux. On notera que Polaris a retrouvé ses bagues on ne sait trop comment. Le changement de fringues encore, OK, mais le reste bon, faut pas abuser.

Confrontés à un barrage, Polaris et Marcos ne se laissent pas faire pour autant. Polaris prend les décisions et kidnappent notre agent fédéral préféré, Turner, pour l’interroger sur Pulse. Plutôt que de leur expliquer ce qu’ils veulent, Turner préfère leur raconter la mort de sa petite fille, ce qui met en perspective les choses pour les mutants. Au moins, maintenant, on sait précisément ce qu’il s’est passé le 15 juillet dans la série, même si on ne connaît pas la date complète.

Au QG, Reed retrouve sa famille, mais aussi tout un tas d’amis, à commencer par l’homme qu’il a trahi il y a deux épisodes avec son tracker dans le bar. Les Strucker ne se sentent plus si bienvenue, mais Caitlyn a pas mal de travail pour sauver la vie d’Harry, le mutant invisible de l’épisode précédent.

Pour se faire, elle utilise l’aide de ses enfants, et l’une des jeunes mutantes qui vient de débarquer au QG semble étrangement intéressée par Andy. Eh oui, il y a plein de nouveaux mutants au QG car les autorités s’en prennent à tous mutants et leurs alliés en représailles.

C’est facile comme intrigue, et ça permet à Reed de s’intégrer en expliquant le fonctionnement des recherches. Il sert ensuite d’appât pour éloigner autant que possible les autorités du QG, au sein duquel Caitlin opère Harry, avec aussi l’aide de Lauren et de ses pouvoirs. Toute la famille Strucker devient soudainement super utile au QG et cela leur permet de gagner définitivmeent la confiance des mutants. Il était temps et ça leur laisse une occasion de rester

Clarice découvre les pouvoirs de la petite-amie de Johnny et comprend peu à peu qu’elle s’est fait manipuler. Pour en prendre conscience, il faut encore qu’elle voit Sonya se servir de ses pouvoirs. C’est chose faite lorsqu’elles vont aider Polaris et Marcos à obtenir les réponses qu’ils souhaitent. Sonya parvient à soutirer quelques informations de l’agent Turner, forcément, mais ils sont forcés de partir précipitamment.

Elle le laisse donc dans le brouillard de ses souvenirs, ce qui promet de bien mauvaises choses. Les mutants découvrent toutefois une sorte de conspiration et reconversion forcée de mutants, comme ce qui est arrivé à Pulse. Cela sent bon le fil rouge, et ça manquait jusque-là, même si c’était sous-entendu dans l’épisode précédent avec le tatouage sur le bras de Pulse.

La fin d’épisode voit Clarice confronter Sonya et découvrir toute la vérité sur son souvenir de Johnny. Elle n’est pas super heureuse de tout ça, forcément, mais pour l’instant, je trouve ce faux triangle amoureux vraiment sympathique.

Sans surprise, l’agent Turner rentre chez lui amnésique : il n’est pas au courant que sa fille est morte, et sa femme doit le lui rappeler, ce qui est une scène un chouilla moins dramatique que ce qu’ils essayent de nous vendre.

Dans l’ensemble, la série reste sacrément rythmée et se sert bien de l’ensemble de ses (nombreux !) personnages à chaque épisode. Il y a des moments prévisibles, c’est sûr, mais je suis à fond dedans et je suis content d’avoir plusieurs épisodes à binge-watcher, car ça s’y prête parfaitement.

06.jpgÉpisode 6 – got your siX – 15/20
They’re mutants. This. This is their new normal.

Comme à son habitude, la série commence ce nouvel épisode par un nouvel épisode pour nous mettre dans l’ambiance politique de ce nouveau monde post-15 juillet : Johnny se retrouve au cœur d’une scène de racisme ordinaire anti-mutant, puis au beau milieu d’un attentat. Sympa.

Dans le présent, Johnny veut changer de stratégie et être beaucoup plus offensif après avoir découvert l’utilisation de Pulse contre ses amis.

Au QG, Lauren se fait draguer par Wes, encore un mutant capable de changer ce qu’on voit. Cela devient classique pour la série (et pour les autres, coucou Stranger Things).

Polaris recrute de jeunes mutants pour les former et les entraîner au combat, ce qui ne plaît pas à Caitlin. C’est encore pire quand Andy se propose pour percer et infiltrer un bâtiment fédéral, mais ils n’ont pas spécialement d’autres options : vexée par les réactions de Sonya et Johnny, Clarice s’est barrée du QG. Voilà donc Johnny qui doute de lui-même et du choix des X-Men de l’avoir nommé leader du QG. Intéressant non pas à voir, mais à savoir : je suis pressé qu’on en sache plus sur les X-Men, franchement.

Sonya rassure toutefois Johnny et lui rappelle que s’ils avaient parlé plus tôt à Clarice, elle serait partie plus tôt.

Quant à Caitlin, elle faut qu’elle se fasse à l’idée que son mari et son fils sont des grands tarés en quête d’action, comme tous les autres mutants du coin. Lauren trouve cool l’entraînement de Polaris, mais elle n’a pas l’autorisation de rester bien longtemps.

La série dessine très clairement une confrontation entre Caitlin et Polaris sur l’éducation à donner aux jeunes mutants, et ça sent bon les prémices d’une académie à la Charles Xavier. C’est particulièrement plaisant à voir, surtout que ça vient assez naturellement dans la série, alors que ça aurait pu être forcé, comme la rencontre entre Lauren et Wes qui mène déjà à de la drague de très bas étage. Vous n’êtes pas Bobby et Malicia les amis !

Reed voit surtout la mission de la semaine comme une occasion de passer du bon temps avec son fils, même si c’est parfaitement illégal et loin d’être sans risque. Ils s’enferment dans un camion avec Marcos et advienne que pourra, même si c’est pour lui reprocher d’utiliser ses pouvoirs. Les conversations ne sont pas franchement super passionnantes, mais ça permet de développer les personnages.

Niveau scène d’action, les pouvoirs se combinent naturellement et Reed a déjà récupéré une jambe en parfaite santé. Le truc, c’est qu’il n’assume pas trop de s’en prendre à ses anciens amis. Ceux-ci sont loin d’être stupides et les repèrent. Le piège est aussi remarqué par les mutants, donc Lauren propose l’aide de Wes pour sauver son père et son frère.

Cela fonctionne sans problème, le futur couple étant géré à la perfection par Polaris. C’est sacrément efficace, même si on est loin des scènes d’action habituelles. On se doute qu’ils vont y arriver, mais j’aime bien l’utilisation des différents pouvoirs de chacun.

Du côté des Sentinelles, on part sur quelque chose de plus classique avec un Turner vraiment énervé de ce qu’il a subi et prêt à tout pour arrêter les mutants, même à s’allier avec les scientifiques dont il ne voulait pas entendre parler jusque-là.

Enfin, le cliffhanger voit Marcos recevoir un appel de Carmen qui a un service à lui demander…

À ce stade, je pense que je peux dire que les personnages sont le point faible de la série. Les dynamiques et développements de chacun sont encore beaucoup trop clichés et prévisibles. Je sens qu’il y a du potentiel, mais toutes les scènes les développant paraissent chaque fois forcées.

À l’inverse, les pouvoirs de chacun sont réfléchis, impactent le développement des personnages et permettent de belles combinaisons dans les scènes d’action. C’est très exactement ce que j’adore dans ce genre de séries, que ce soit à la télévision ou en comics. Pour le moment, toutes les scènes de groupe sont réussies et c’est ce qui me plaît tant. Andy est le personnage le moins convaincu de l’avantage d’avoir une équipe, mais les scénaristes s’occupent de son cas pour l’instant. Je le vois bien devenir un grand méchant avec le temps ; ce serait intéressant.

J’ai de plus en plus envie de me replonger dans les comics X-Men en tout cas.

07.jpgÉpisode 7 – eXtreme measures – 14/20
Well I’m not here for the soup.

Le flashback est clair : 3 ans plus tôt, Johnny et Lorna ont recruté Marcos après le départ des X-Men et en le détournant de Carmen et du reste de sa belle-famille de dealers. Seulement, aujourd’hui, Carmen a besoin de lui et essaye de le convaincre de bosser pour lui.

Pour se rendre la voir, Marcos a menti et dit qu’il partait chercher des fournitures dans un autre QG. C’est complètement con car Lorna, entre deux entraînements d’ados boutonneux, repère vite qu’il la mène en bateau et elle n’aime pas ça du tout. Elle embauche Sonya pour le retrouver, ce qui est une intrigue plutôt sympathique.

Malheureusement, ça débouche sur du moins bon : Lorna voit Marcos bosser avec une Carmen qui l’allume toujours autant. Le couple se dispute donc en fin d’épisode et il faudra attendre plus tard pour la résolution.

Pour le reste du QG, les préoccupations sont ailleurs : Johnny décide de partir à la recherche de Clarice qui pourrait les trahir et les autres doivent faire face à la surpopulation.

De leur côté, Lauren et Wes continuent de flirter et sont à deux doigts de s’embrasser quand ils sont interrompus par Andy. Bon alors, Lauren & Wes, ça va trop vite, mais les interrompre à ce moment-là, c’était inutile, surtout pour nous remettre une scène où Caitlin leur dit de faire leurs devoirs. Il faut dire qu’elle prend au sérieux son nouveau rôle de prof : elle donne même des cours de biologie avec les plantes du QG.

Reed découvre que Wes n’est pas un simple ado, mais un escroc recherché pour le braquage d’une bijouterie. Lauren apprécie peu de voir ses parents interférer dans son flirt, surtout que son père remue bien le couteau dans la plaie.

Reed laisse donc Caitlin s’en occuper et retourne travailler avec Sage, la mutante super intelligente capable de calculer toutes les probabilités de toutes les situations.

Lauren confronte Wes pour mieux apprendre que son père disait la vérité. Je l’avais dit que ça allait trop vite tout ça. Elle est dégoûtée de savoir qu’elle était en train de tomber amoureuse d’un criminel ; c’est rigolo.

Finalement, Reed parle à Wes qui avoue tout à Sage et se voit accorder le droit de rester. Il décide malgré tout de partir pour un autre QG avec un groupe de mutants. Lauren l’embrasse, mais il se barre quand même. Voilà qui est fait pour l’instant.

Turner découvre que le grand plan des scientifiques (le Dr Campbell) avec qui ils bossent est d’utiliser des mutants sous couverture pour surprendre leurs ennemis en les tuant sans prévenir. Cela lui plaît, mais ça ne plaît pas à sa supérieure qui lui demande de tout arrêter.

Celle-ci organise une réunion pour se faire comprendre, mais paf, elle a une attaque cérébrale immédiate. Turner commence à avoir des doutes sur le chemin qu’il emprunte, mais c’est trop tard : le Dr Campbell se dresse comme un grand méchant pour le reste de la saison.

Enfin, Johnny et Clarice se lancent en quête de la fameuse route de l’épisode 2 où Clarice continuait en permanence d’ouvrir un portail, parce qu’il s’agit sûrement d’un endroit où elle se sentait bien. Cela la ramène dans une maison d’enfance où elle découvre que les Opérations Sentinelles ont déjà fait le ménage et tués ses parents adoptifs. Clarice accepte de revenir au QG pour se venger c.

Les cliffhangers sont on ne peut plus clairs : l’Agent Turner et le docteur Campbell ont leur armée de mutants, Sage découvre que Trask industries est derrière le programme contre lequel ils luttent (jusque-là, c’est logique vis-à-vis des Sentinelles). Cela remue Reed qui avoue que son père bossait pour Trask. Ben tiens.

08.jpgÉpisode 8 – threat of eXtinction – 16/20
Let’s try to remember we fight for a world where people can live together. That stars here.

Le flashback de début de saison ramène en 1952 à Londres. C’est inattendu et difficile de tout comprendre : il y est question d’un couple qui semble avoir le même pouvoir que Marcos. J’imagine que l’explication viendra plus tard.

Andy et Lauren découvrent que leur grand-père est en vie et était un connard, y compris avec Reed enfant. Voilà qui va nous aider à le détester.

Marcos et Lorna recommencent l’épisode sur la même dispute que le précédent. J’espère que ça ne durera pas trop longtemps toute cette affaire.

Sonya essaye de faire la paix avec Clarice, mais c’est un échec total. Elle préfère aider à aller chercher d’autres réfugiés cachés derrière une église parmi lesquels se trouvent l’un des soldats de Turner et Campbell. Heureusement, une télépathe, Esme, a perçu le danger et prévient John de ce qu’il se passe. Une rapide scène d’action plus tard et le QG a sa première prisonnière, une mutante capable de bouger super vite.

Suite à cette attaque, et sachant que ce n’est pas la première pour d’autres QG, Reed décide de rendre visite à son père pour avoir plus d’informations. Celui-ci ne veut pas tout révéler, mais finit par craquer face à la demande pressante de son fils. Il l’interroge sur les pouvoirs de ses petits-enfants et se morfond d’avoir échoué.

Il est lui-même un mutant, alors que son père et sa sœur avaient les mêmes pouvoirs que Lauren et Andy. Le problème, c’est que les frères et sœurs étaient des terroristes, ceux vus en début d’épisode. C’est pourquoi papi Strucker a travaillé pour Trask à mettre au point un vaccin au gène X. Oui, oui, comme dans X-Men 3. En fait, c’était un grand gentil, mais il a déconné grave avec son fils en lui supprimant le gêne et en manquant de le tuer quand il était enfant et à l’hôpital.

Otto Strucker finit par se sacrifier pour protéger son fils, utilisant son pouvoir malgré celui de Pulse censé le bloquer. Du coup, il blesse Campbell, tue Pulse et se fait tuer au passage, mais ça permet à Johnny et Reed de s’enfuir… C’était une scène avec pas mal d’émotions et je suis dégoûté pour Pulse, un personnage qui aurait pu apporter beaucoup plus à la série je trouve.

Au QG, Lorna a sa méthode bien à elle pour obtenir des informations : la torture. Assez rapidement, toutefois, ils découvrent tous que leur prisonnière, Chloe, est en manque d’une drogue qu’on lui a donné pour booster ses pouvoirs. Le groupe décide de la soigner et d’enquêter sur elle pour obtenir les informations qu’ils veulent sur le sujet.

En fait, c’est facile et expliqué dans l’autre intrigue : pour convaincre Pulse de travailler pour eux, ils l’ont simplement drogué. Ils lui promettent de la drogue à chaque fois qu’il utilise ses pouvoirs. Facile, et ils ont fait pareil avec Chloe.

Caitlin pense trouver un moyen efficace de la faire parler en utilisant Esme qu’elle a rencontré plus tôt (et je suis désolé, mais après Person of Interest, j’aurais envie de les shipper). Esme découvre ainsi le grand plan de Campbell. Comme Chloe a sombré dans la drogue après le meurtre de son mari et de son bébé par les Opérations Sentinelles, Lorna et Marcos décident aussi de se réconcilier… en tout cas, pour le moment.

Oh, et enfin, Clarice prend sous son aile Nora, une autre réfugiée enfant qui a assisté à la scène et semble déprimée par tout ça. La jeune mutante ne peut cacher sa mutation, exactement comme Clarice, et avait les mêmes parents adoptifs ayant rencontré les opérations sentinelles. Clarice ne sait pas comment l’aider à stopper ses cauchemars et finit par demander l’aide de Sonya.

L’épisode se termine par les enterrements de Pulse et Otto par Johnny et Reed. Ce dernier revient finalement au QG et s’effondre dans les bras de sa femme, alors que leurs enfants… agissent exactement comme leur grand-oncle et leur grande-tante en se donnant la main. Oh, un grand pouvoir, de grandes responsabilités !

The Gifted – S01E01-03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 3 de la première saison de The Gifted.

 

01.jpgÉpisode 1 – eXposed – 17/20
Just a couple of freaks, same as you.

De manière très originale, la série commence par une traque de mutante sous la pluie… exactement comme The Inhumans, donc. La différence ? Nous sommes ici sous la pluie et à Los Angeles, dans la ruelle utilisée dans toutes les séries, et c’est la police qui traque cette pauvre jeune fille. La mutante traquée utilise ses pouvoirs pour se téléporter ailleurs et nous découvrons qu’elle est également poursuivie par un trio de mutants maîtrisant bien ses pouvoirs. Cette fois, je pense à Shadowhunters dans le traitement des images et l’introduction. Que de belles références, dès le départ.

Pour sauver la mutante, le trio utilise ses pouvoirs contre la police et se retrouve séparé. Bien sûr, c’est un couple qui est séparé, Marco étant blessé par balle et Lorna capturée par les flics pendant qu’elle le vengeait. La scène d’introduction est rapide et nous plonge directement dans la mythologie mutante. Pas besoin de se prendre la tête à introduire les mutants, nous sommes directement en plein milieu.

14 heures plus tard, le couple Strucker est au lycée de leur fils, Dan, pour se plaindre de son harcèlement par les autres de la classe. Après la première scène d’action, c’est peu convaincant tout de même et il faut que je me fasse à ce couple.

La mère poursuit sa vie tranquille avec ses deux adolescents alors que le père se rend en prison pour parler à Lorna et la menacer afin qu’elle coopère.

Le soir-même, les deux adolescents Strucker se rendent à un bal de promo où la sœur, Lauren, retrouve son copain et le frère passe la soirée isolé et sans ami. Il tente bien des approches, mais tout ce qu’il gagne, c’est être poursuivi par ses harceleurs. Ceux-ci le traînent de force sous la douche et en bon mutant qui se respecte, Andy découvre et libère son pouvoir qui détruit tout le gymnase au passage. Lauren se précipite pour sauver son petit frère, utilisant à son tour ses pouvoirs, car elle est une mutante aussi.

Bien sûr, cette destruction du gymnase attire la confrérie de mutants du début d’épisode. Il y est question de la disparition des X-Men, histoire de relier tout ça aux films, je pense, et Blink, la mutante du début, s’excuse auprès de Marco. Cela permet de découvrir ces mutants et leurs pouvoirs, notamment Blink, qui a les mêmes pouvoirs que Diablo, finalement.

De retour chez eux, Andy et Lauren avouent à leur mère qu’ils sont des mutants. Elle n’a pas le temps de s’en remettre que les flics du Service Sentinelle sont déjà à sa porte. Ceux-ci forcent leur entrée dans la maison, énervant Andy et Lauren. Toute la famille s’enfuit.

Par chance, Reed, le père, est quelqu’un de bien et réagit plutôt bien à la nouvelle que ses enfants sont des mutants. Il organise la vraie fuite de sa famille et contacte sa collègue, Carla, afin qu’elle les aide à fuir.

Ils se réfugient dans un diner, puis dans un motel, genre, les deux lieux de fuite les plus courants des américains. J’ai bien aimé les relations entre le frère et la sœur, Lauren tentant d’apprendre à Andy comment maîtriser son pouvoir. Bon, il est beaucoup trop instable pour ça, mais ça marche bien.

Reed contacte Marco pour trouver un moyen de négocier la fuite de sa famille en sécurité. C’est plutôt logique et il lui apprend que Lorna est enceinte, ce qu’elle-même a découvert quand il la menaçait. Cela fonctionne plutôt bien comme scène.

Ils se rencontrent et le marché conclu est que la famille de Reed peut effectivement s’enfuir, mais pas Reed tant que Marco n’a pas récupéré Lorna. Forcément, il faut bien ouvrir des pistes pour la suite de la série. Le truc, c’est que Marco agit en secret, n’expliquant rien à ses alliés. Blink le balance.

Heureusement qu’elle le fait, car ils débarquent juste à temps pour sauver la famille et Marco cernés par les flics. Comme les mutants s’échappent, ceux-ci décident de leur envoyer des versions araignées des Sentinelles et je dois dire que j’ai carrément accroché à la dernière scène grâce à cela.

Blink réussit à ramener tout le monde au QG, à l’exception de Reed qui se fait tirer dessus et reste en arrière, principalement à cause d’Andy qui a détruit quelques araignées avec son pouvoir, nous indiquant qu’il est clairement le plus fort des mutants que nous connaissons pour l’instant.

C’était un sacré pilot avec son nécessaire caméo de Stan Lee et franchement, les choses ne sont pas faites à moitié. Si l’écriture et la réalisation me paraissaient flemmardes au début, c’est finalement une histoire d’X-Men plutôt habituelle et ça fonctionne toujours autant sur moi. Ce pilot était un divertissement prenant qui m’a embarqué dans son histoire ; je suis pressé de découvrir la suite !

02.jpgÉpisode 2 – rX – 17/20
What you’re doing… it’s insane.

Bon, cette prédominance du X dans les titres va rapidement être reloue si elle continue, surtout que la série tente par ailleurs de se détacher de ses intrigues à la X-Men. Faudrait savoir. De mon côté, j’essaye de me souvenir des noms, mais le casting est large, faudra pas m’en vouloir.

Ce second épisode a la mauvaise idée de commencer par un flashback, mais ça permet de me faire à la nouvelle couleur de cheveux d’Amy Acker après tout. Nous assistons à une classique sortie familiale au bowling qui tourne mal lorsqu’une mutante révèle ses pouvoirs. Cela permet de se faire une meilleure idée du monde dans lequel la série nous plonge et où les mutants sont vraiment une partie du quotidien de tout le monde. Je trouve qu’on aurait pu s’en passer, même si la scène fonctionnait plutôt bien. Peut-être qu’on aurait pu l’avoir la semaine dernière en guise d’introduction.

Dans le présent et au QG des mutants, c’est la panique : Clarice s’évanouit et est incapable de retourner chercher Reed, ce qui inquiète absolument tout le monde. Ils cherchent ainsi un médecin et doivent trouver de quoi caser la famille. La bonne nouvelle ? La mère, Caitlin, est infirmière. La mauvaise ? Ce n’est pas un médecin et elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait.

C’est un classique des séries, mais ça fonctionne plutôt bien, surtout quand Clarice se met à ouvrir des portails à l’improviste et sans savoir qu’elle le fait. Cela permet d’amener les scènes d’action directement aux mutants plutôt que de les envoyer au combat, tout en nous rappelant que la médecine n’est pas une option pour eux.

Du coup, j’ai vraiment bien aimé ce début d’épisode, qui voit également Lauren montrer toute la maîtrise de son pouvoir lorsqu’elle referme un portail ouvert par Clarice. Cela leur offre une bonne possibilité de sauvetage pour Clarice, puisqu’ils ont une solution au problème médical (les médicaments prescrits par Caitlin) et au problème mutant (les pouvoirs de Lauren compensant ceux de Clarice). Hop, l’intrigue de l’épisode est toute trouvée.

Lauren passe son temps à fermer les portails ouverts par Clarice, ce qui n’est pas facile ; surtout qu’ils donnent tous toujours sur la même route où les curieux et les flics sont de plus en plus nombreux. Inquiet, John prévient sa petite-amie qu’il va possiblement falloir évacuer.

Marco et Caitlin profitent du fait que Lauren leur gagne du temps pour se rendre à l’hôpital afin de trouver les médicaments nécessaires. Pour entrer, ils se font passer pour un couple et se servent de la blessure de Marco au premier épisode ; alors même que Caitlin est elle-même blessée. La mission sous couverture fonctionne plus ou moins bien : Caitlin parvient à récupérer les médicaments nécessaires, mais ils sont repérés par les flics. Ils parviennent à s’enfuir.

Malheureusement, le QG ne gère pas du tout les choses aussi bien qu’il devrait : Lauren ne parvient plus à contenir les portails de Clarice. C’est finalement Andy, peu vu dans l’épisode mais dont la relation avec sa sœur continue de se développer, qui prend la relève. Cela marche dix secondes, mais blesse Clarice qui se met à ouvrir des dizaines de portails qui détruisent une bonne partie du QG.

Heureusement, Caitlin arrive à temps et fonce tête baissée dans le QG (après avoir très bien réagi aux protections autour de celui-ci qui provoquent la peur chez les passants), puis dans un des portails de Clarice, ce qui permet de la sauver. C’est un peu gros tout ça, mais le reste de l’épisode fonctionnait tellement bien que je leur pardonne ces quelques grossièretés scénaristiques. Cela permet à Caitlin de comprendre qu’elle doit se battre pour les droits des mutants et surtout pour retrouver Reed.

C’était intéressant, surtout que Marco et elle ont une bonne dynamique amicale – en espérant que ça continue sur cette lancée – maintenant qu’ils ont fait équipe. Caitlin est peut-être humaine, mais elle n’est pas inutile pour autant, et ça, c’est plutôt positif.

De son côté, Reed est envoyé à l’hôpital après avoir été paralysé. Quelques heures plus tard, il est interrogé par le dirigeant des Sentinelles, sympathiquement nommé Jace. Celui-ci fait de Reed un terroriste car il a tenté de faire s’enfuir Lorna de prison. Nous apprenons surtout qu’il y a eu un incident le 15 juillet, tuant la fille de Jace. Forcément, il lui fallait une raison de détester les mutants. Pour nous, il est intéressant de se demander ce dont il est question avec ce 15 juillet et dans quel film cela finira par débarquer.

Pour faire avancer plus vite son enquête, il montre à Reed qu’il a sa mère en détention. Le chantage est un bon moyen après tout… sauf que Reed connaît les procédures des Sentinelles pour avoir lui-même une avance sur le plan de Jace. Reed passe un deal pour être reconnu seul coupable et sauver sa famille, mais il est alors forcé de trahir le QG… Sa décision n’est pas explicitée dans l’épisode, mais bon, il ne faut pas être sorcier pour la deviner.

Pendant ce temps, Lorna découvre la vie en prison. Ce n’est évident pour elle, surtout qu’elle découvre qu’elle ne peut se servir de ses pouvoirs grâce à un collier mis en place par le gouvernement. Nous sommes vraiment dans le futur par rapport aux films de la franchise X-Men, mais cela permet une bien meilleure série, je trouve.

La prison n’est pas sympathique avec elle, comme n’importe quelle prison de série. Dans les douches, l’ensemble des prisonnières découvre qu’elle a les cheveux verts : il s’agit après tout de Polaris. Cette dernière tente de sympathiser avec une mutante qui se débarrasse d’elle aussi vite que possible ; puis se fait tabasser par les humaines. Ah oui, parce qu’évidemment, les mutants sont envoyés dans les mêmes prisons que les autres.

Bon, si je ne suis fan de l’intrigue en prison, je dois reconnaître que ça fonctionne bien et fait encore plus des mutants les martyrs qu’ils ont besoin d’être pour qu’on accroche à leur situation. L’intrigue autour de Clarice, des portails et de l’hôpital m’a énormément plu et embarquer, malgré une résolution trop rapide, mais clairement, la série a le potentiel de me garder encore pour un long moment. Je crois que c’est ma nouveauté préférée pour ce mois de septembre, moi qui pensais ne pas accrocher, c’est malin.

De plus, le cliffhanger est mystérieux et nous parle d’un frère et d’une sœur mutants ayant causé des problèmes à Rio et pouvant être liés à Lauren et Andy, donc les mystères de la série ne font que commencer à se dévoiler. Pour ne rien gâcher, la série prend le temps de développer ses personnages, avec des dynamiques réussies, notamment Marco/Caitlin ou, une fois de plus, Lauren/Andy. Je suis totalement fan, mais en même temps, c’est tout à fait mon genre de série, alors ça n’est pas étonnant.

03Épisode 3 – eXodus – 15/20
They say it’s the most beautiful thing on Earth

Oh la. La série reprend par un flashback trois ans plus tôt, ce n’est pas la meilleure des idées en général. Nous voyons Polaris et Marcos au début de leur relation : Polaris explique ainsi que le QG était à bas prix grâce aux révoltes d’Oakwood (allez savoir) et Marcos avoue qu’il aimerait ne pas être un mutant et donnerait tout pour ne pas l’être.

C’est mignon tout plein de les voir se rapprocher et découvrir ce qu’ils peuvent faire de cool avec leurs pouvoirs et que leur relation permet de créer des aurores boréales. Évidemment, tout ceci n’est qu’un souvenir quelque peu long et surtout douloureux pour une Polaris en prison.

Elle y reçoit la visite d’un flic qui lui propose de trahir les Mutants Underground pour s’assurer un droit de visite de son bébé. Tout ceci la déprime particulièrement et elle tente de nouveau de s’enfuir avec ses pouvoirs, voulant aussi probablement juste un peu d’air.

Au QG, Marcos et Johnny s’engueulent pour savoir s’il faut ou non décider de libérer Lorna de prison. Il est donc décidé que Johnny entraîne Clarice, ce qui est plutôt logique et le moyen le plus simple de le faire, mais Caitlin préférerait avoir affaire à des avocats. Sa naïveté est sympathique, ça correspond assez bien au personnage tel qu’on le connaît.

Clarice voudrait bien les aider, mais elle ne peut pas, étant incapable d’ouvrir le moindre portail. La copine de Johnny propose d’aider la situation en lui créant de faux souvenirs, mais celui-ci refuse qu’elle s’en mêle, même s’il a besoin de trouver

Pendant ce temps, les Strucker frère et sœur continuent d’être écrits comme des frères et sœurs, ce que j’aime bien, mais qui n’était pas super cette fois. Le coup du Monopoly, bon, on a connu mieux, et les acteurs ne paraissent pas eux-mêmes convaincus par la scène tant ils la jouent avec difficulté. Durant la nuit, Caitlin réveille ses enfants pour les prévenir qu’elle va voir leur oncle afin de trouver un moyen d’aider leur père. Les deux ados refusent de voir leur mère partir sans la suivre. Bon, Caitlin, tu pourrais être plus maline que ça quand même. Même Marcos et John la trouvent beaucoup trop naïve.

En effet, dès le lendemain matin, leur absence est repérée par John et son étrange pouvoir que je ne capte pas trop encore.

La copine de John décide de parler à Clarice pour la remotiver, ce qui permet mieux de les connaître l’une et l’autre et de préparer le terrain pour la fin d’épisode. Pas bien subtil, mais sympa.

Les Strucker réussissent sans trop de mal à rejoindre la maison de l’oncle. C’est légèrement abusé, d’ailleurs, tellement c’est simple, y compris d’utiliser ses pouvoirs en plein milieu de la rue pour Andy. Cait ne parvient toutefois pas à convaincre son frère de les aider. Elle aurait probablement plus de chance avec son neveu qui trouve ses cousins mutants beaucoup trop cool.

Ils se mettent à jouer aux jeux vidéos, mais le cousin veut juste des preuves des pouvoirs d’Andy. Il finit par lui donner quand il s’énerve de découvrir sur l’instagram de Lauren que des gens prennent en photo leur maison. Ah, les jeunes, leur univers impitoyable…

Ce n’est que le début, car le lendemain, la maison de l’oncle est prise à parti par une milice armée qui veut casser du mutant. Scottie, le cousin, a envoyé une photo des pouvoirs d’Andy à un pote et paf, ça fait des chocapics.

Par chance, les Strucker ont été retrouvé par Marcos et Johnny qui les aident à s’enfuir de la maison, mais ils sont pris en filature par la milice qui refuse de les laisser s’échapper comme ça. Johnny appelle donc sa copine qui implante un souvenir dans la mémoire de Clarice pour la forcer à ouvrir un portail. Cela fonctionne beaucoup trop bien car elle laisse croire à Clarice qu’elle est en couple avec Johnny. Ce dernier n’est pas heureux de cette stratégie, mais ça les sauve tous, alors c’est un mal pour un bien.

De son côté, Reed accepte bien sûr le marché qu’on lui a proposé et aide les flics à retrouver le QG en planifiant son « évasion ». Celle-ci se déroule sans encombre et il parvient à convaincre le barman du pilot de l’aider à nouveau. Ce dernier l’emmène dans une pièce où Reed rencontre une nouvelle famille dans la déprime.

Comprenant qu’il les mettrait dans la merde en les emmenant jusqu’au QG, il décide de s’enfuir. Ce n’était pas bien brillant comme partie de l’intrigue, mais il fallait bien avancer.

J’en avais oublié le cliffhanger, mais il vient se rappeler à mon bon souvenir lorsque le scientifique contacte le service des Sentinelles. Pour l’instant, ces derniers ne sont pas intéressés, mais ça ne devrait pas durer. En toute fin d’épisode, Danny, le frère de Caitlin, lui apprend le sort réservé à Reed : il va être emmené dans une nouvelle prison, avec Lorna.

Cette semaine, nous étions plus dans un épisode de transition faisant avancer l’intrigue tranquillement que dans une aventure aussi passionnante que les deux premiers épisodes. Le truc, c’est que ça marche bien dans l’ensemble. Ce n’est plus aussi dingue, mais c’est un épisode 3. Évidemment que sur une saison longue, tout ne peut pas être au top en permanence… Je reste convaincu par les intrigues en place, malgré quelques faiblesses et longueurs dans l’épisode.