Grey’s Anatomy – S20E05 – Never Felt So Alone – 14/20

Je suis embêté. Une fois de plus, j’ai envie d’accrocher à cet épisode et à cette saison en général, mais je me retrouve face à un épisode trop classique, trop routinier. On n’avance pas assez dans les intrigues qui m’intéressent le plus. Les personnages sont toujours bien écrits dans l’ensemble, mais je ne suis plus aussi à fond que lors de la saison précédente. Et ça me soule un peu.

Spoilers

Une fête d’étudiants en médecine tourne mal.


What if I just let the wind decide?

Jo & Link

Mika et Hellm continuent de sortir ensemble, et je trouve ça bien trop cool. J’aime la scène qui les voit réviser ensemble, et j’aime l’idée des révisions où Hellm se déshabille peu à peu. Mais bon, on commence par les voir passer une chouette soirée chez Joe (le bar, hein). Bon, elle n’est pas chouette pour tous, Simone et Lucas continuant de ne pas se parler.

À l’hôpital, on est sur une fin de journée qui semble on ne peut plus classique quand tous les médecins sont rappelés aux urgences au plus vite : Miranda, Owen, Teddy, Link, Jo… Ces deux derniers ont toutefois leur propre urgence quand au détour d’une conversation, Jo se rend compte qu’elle a du retard pour ses règles.

Bien sûr, c’est l’angoisse pour Jo. Elle se rend compte que le timing est loin d’être idéal et ça la fait stresser. Je la comprends, et c’est horrible de savoir qu’elle en voulait en plus. De là à en avoir alors qu’ils ont déjà deux enfants à gérer ? Ce n’est pas ce qu’ils veulent et ils passent l’épisode à avoir peur – et être soulagé trop vite du côté de Link quand il apprend qu’elle n’est pas enceinte, mais qu’en fait si, mais non, mais peut-être.

En fin d’épisode, elle n’est pas enceinte et en est sûre… mais elle explique à Link qu’elle espère avoir un jour un enfant avec lui. Pour quelqu’un qui n’en voulait pas, c’est quelque chose. Ce n’est toutefois pas pour tout de suite et avec cette série, ça peut vouloir dire jamais, à ce stade.

La fête étudiante

L’urgence qui fait venir tous les médecins aux urgences ? Une fête d’étudiants en médecine qui tourne mal, évidemment. Ce ne serait pas drôle autrement. Pour nos chirurgiens, c’est la panique toutefois et ça fait plein de patients qui s’y connaissent en médecine et sont insupportables. La pauvre Mika se retrouve en plus à gérer les petits blessés qui sont encore plus insupportables – mention spéciale pour le type qui s’amuse avec le bruit du cardiogramme.

Le type la drague, lui vomit dessus, est parfaitement insupportable. Mika demande logiquement à Helm de faire quelque chose pour elle… mais c’est pour mieux découvrir en fin d’épisode qu’elle a fait exactement l’inverse : plutôt que de l’aider, elle a empêché Schmitt de le faire. J’imagine que l’idée sera qu’elle a peur de faire des faveurs à sa copine pour sa carrière – et elle a raison ! – mais Mika le prend forcément hyper mal quand elle l’apprend. Du drama, allez.

L’une des étudiantes que l’on suit le plus s’appelle Sophia et sa vie est déprimante à souhait. Elle a toujours voulu devenir chirurgienne et voit désormais son rêve brisé par le fait qu’elle ne sent plus rien dans une de ses jambes. Outch. C’est super violent. Bien sûr, c’est un trauma, ce qui justifie la présence d’Owen, et c’est neurologique, ce qui justifie la présence d’Amelia.

L’interne sur le cas est Lucas et celui-ci se projette beaucoup trop dans sa patiente. Inévitablement, il s’attache à elle et est choqué de voir Amelia se contenter d’une procédure où l’espoir sera important. C’est pourtant un classique de cette série – et de la vie, probablement. Bien sûr, ça se termine par Owen qui propose une énorme intervention alors qu’ils sont déjà au bloc et Amelia qui accepte sous la pression de Lucas – parce qu’il sait que la patiente voudrait une grosse intervention.

Simone

Pendant ce temps, Simone fait de la merde, une fois de plus. Elle enchaîne les heures sup et finit par perdre l’un de ses patients, ce dont elle se rend compte au moment où elle s’apprête à partir. Elle met Kwan sur le coup – parce que c’est son nouveau duo maintenant qu’elle ne parle plus à Lucas. Les deux cherchent donc l’hôpital jusqu’à retrouver ce patient qui n’a pas trouvé meilleure idée que monter sur le toit et envisager le suicide.

Par chance, Ben passait justement par là à l’hôpital. Vraiment, on n’arrête plus de le voir. Je pense que son poste est assuré pour la saison d’après, au moins, même si sa série est annulée. En vrai, j’ai aimé la scène sur le toit, parce que c’est reposant comme ambiance un peu de silence loin de l’hôpital. Par contre, ce n’était vraiment pas bon pour mon stress : qu’est-ce que ça fait flipper les gens qui ont le vertige ce genre de moments. Et puis, à chaque fois dans les séries, on a cette intrigue qui dure éternellement, mais comment tu peux rester si longtemps sur le bord d’un bâtiment avec du vent sans tomber ?

À chaque fois, ce sont des intrigues qui nous font croire que c’est possible d’avoir de longues conversations bien profondes dans cette situation. Désolé, mais j’ai beau voir un milliard de séries avec les techniques pour ne pas paniquer face à un type comme ça qui envisage de se suicider, je ne comprends pas comment les gens ne paniquent pas. Et comment ça peut chaque fois bien terminer. Et puis, c’est Grey’s Anatomy, j’ai même envisagé le moment où Simone tomberait par accident. Bon, ça n’est pas arrivé (malheureusement ?).

L’intrigue permet tout de même de révéler que Kwan aussi a quelques pensées sombres face à la vie. C’est lui qui trouve les mots pour ramener le patient sur un sol moins dangereux, mais c’est un signal d’alarme pour la suite, je pense. Pourtant, les scénaristes se concentrent finalement sur Simone. Bordel, on s’en fout d’elle. Lucas souhaite lui parler et ça termine en câlin dans un lit de l’hôpital… C’est fou. J’avais envie de les vor ensemble l’an dernier, mais Simone est insupportable cette année et ça me soule de voir Lucas coincé avec elle.

Ndugu

Loin des urgences, Ndugu reçoit une lettre qui sent bon les papiers de divorce tandis qu’il bosse avec Jules sur un patient qui a besoin d’une câlineuse professionnelle. C’est quelque chose, tout de même. Cela amuse Jules, mais elle finit par être énervée par Winston qui est une fois de plus ronchon. En fait, c’est le monde à l’envers : elle est obligée de lui faire la leçon et de lui expliquer qu’il n’est plus aussi cool qu’avant. En plus, il est censé lui apprendre des choses et tout ce qu’il fait dans cet épisode est de ne pas respecter son patient. Pas ouf.

Finalement, Winston rembarre Jules, mais en vrai, il sait très bien qu’elle a raison et décide donc de faire un câlin à son patient lorsque celui-ci se remet à faire une crise d’angoisse sans que sa câlineuse professionnelle soit là. Cela surprend Jules de le voir être à nouveau le médecin qu’elle admirait. La voilà donc qui s’excuse auprès de lui pour s’entendre dire qu’elle avait raison.

Ndugu prend tout de même un congé en fin d’épisode, rendant son poste à Teddy et alors qu’Amelia s’inquiétait pour lui.

Meredith

Meredith est de retour dans cet épisode. Elle va donc être là tous les épisodes cette saison ? Où en est son projet de série ? Peu importe, allez. On la voit continuer de travailler avec Amelia, tout en gérant Zola à distance. Eh, ça fait un moment qu’on ne voit plus les enfants de Mer, d’ailleurs, c’est bien de nous rappeler qu’ils existent. C’est dommage qu’une fois de plus ce soit pour nous expliquer qu’ils ont une urgence médicale avec Bailey mené par Nick à l’hôpital.

Cet abruti n’a pas appelé Mer immédiatement. Tout de même, c’est la base ! Elle est logiquement énervée, au point de raccrocher au nez de Nick. De toute manière, elle a un avion à prendre pour rejoindre Bailey qui, oh mon dieu, est beaucoup trop grand. C’est flippant. Bon, pour Meredith, il n’est pas si évident de se rendre à Chicago depuis Seattle, et ça termine par Richard qui lui propose d’appeler Catherine pour régler son problème.

Les voilà qui prennent l’avion ensemble (jamais une bonne idée dans cette série, pourtant), ce qui permet à Richard d’entendre Meredith être bien cassante avec Nick. Il a fait de son mieux. Je comprends que Mer soit énervée après lui, mais elle transfère beaucoup la frustration de son impuissance et de la distance sur Nick, tout de même. En fait, tout ça lui rappelle évidemment ce qu’elle a vécu avec Derek – elle craint donc l’erreur médicale de base qui pourrait mal tourner pour son fils. En vrai, avec tout ce qu’elle vit depuis 20 saisons, on la comprend.

C’est surprenant, malgré tout, de retomber sur une intrigue qui évoque Derek si longtemps après sa mort. On a même droit à sa musique attitrée, non ? Toujours est-il que dans le stress, Meredith se montre hyper dure avec Nick, l’envoyant bouler… et le regrettant probablement quand Bailey le demande dès qu’il se réveille.

Bref, elle déconne clairement. Nick est un super beau-père, donc non, Meredith n’est pas la seule chose qu’ils ont. Son comportement montre qu’elle n’a pas confiance en Nick, mais bon, c’est de la panique plus qu’autre chose. Finalement, tout se termine bien entre eux. C’est surprenant, honnêtement, mais bon, on n’a peu de temps cette saison alors tant mieux si tout va bien si vite dans le couple de Meredith.

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Station 19 – S07E04 – Trouble Man – 17/20


C’est le genre d’épisode qui me rappelle que j’adore vraiment cette série. Tout part dans tous les sens entre les personnages, la tension monte d’un cran de tous les côtés, mais ça donne un épisode vraiment solide et réussi. Il se passe en quarante minutes tellement de choses que j’ai l’impression d’avoir vu un film complet – et pourtant, on ne voit pas grand-chose. Je suis si triste que la série soit annulée.

Spoilers

C’est une journée de pleine lune un peu intense pour la caserne.


This isn’t the real housewives and last I checked no one here is perfect.

Pleine lune

Quel est exactement l’intérêt de commencer l’épisode par un gros plan sur Andy en intervention et légèrement débordée par ce qu’il se passe ? Je demande, parce que c’est littéralement le cas dans tous les épisodes et, du coup, je ne vois pas bien pourquoi c’était important de nous dire que ça allait arriver dans l’épisode : on ne nous apporte aucune information qui indique un énorme danger ou une situation qu’elle n’arrivera pas à gérer finalement.

C’était bien plus efficace de commencer par un retour d’intervention à 9h du matin avec toute la caserne en effervescence. On note ainsi que Beckett est de retour sur le terrain, que Ben aussi, malgré son mal de dos (il est censé s’être pété le bras, je ne comprends pas) ou que Theo et Vic s’embrouillent comme un vieux couple après deux épisodes à s’ignorer.

Vic finit même par balancer devant tout le monde que Theo a couché avec Kate, ce qui n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. Andy m’a tué à devoir gérer ça, et ça se termine par Kate qui espère que la pleine lune sera une pleine lune calme. Il n’en faut pas plus pour porter la guigne à l’ensemble de la journée et de la caserne. Après, l’esprit de la caserne, c’est son capitaine.

Coupe budgétaire

C’est donc par Andy que les emmerdes commencent. Elle apprend de Natasha (toujours harcelée par les demandes en mariage improbable de Sullivan au quotidien) qu’elle va devoir prochainement virer quelqu’un, parce que la ville leur demande d’économiser 10% sur les dépenses de la caserne. Voilà qui permet de rendre plus concret les annonces faites dans l’épisode précédent. Andy peut ainsi partir en intervention en étant énervée, surtout qu’elle se voit aussi reprocher d’avoir répondu aux protestations des anti-gays dans l’épisode précédent. Une vidéo tourne sur les réseaux sociaux, et ça n’était pas une bonne idée.

L’intervention se déroule hors écran, mais lorsqu’ils reviennent tous à la caserne, c’est pour qu’Andy leur ordonne de faire un inventaire surprise. Elle se montre assez imblairable avec son équipe, alors que l’épisode nous montre au moins ce que doit être vraiment le quotidien des personnages dans une caserne : beaucoup trop d’alarmes chaque jour. Et j’ai à peine mis ça dans mes notes qu’on s’est retrouvé avec une scène de dortoir entre Kate et Theo. Et bien sûr, elle le drague, avant de lui proposer un autre job mieux payé. Theo se montre malgré tout fidèle à la caserne. C’est chouette pour lui, mais j’ai du mal à y croire.

Bon, la journée est quand même compliquée à gérer pour les pompiers. De manière surprenante, nous ne voyons rien de ce qu’il se passe pendant les interventions. Nous avons en revanche tous les rapports radio entendus par Natasha. La journée est atroce, avec plusieurs enfants qui décèdent lors d’un accident, et du sang un peu partout.

Les emmerdes

Pour son retour sur le terrain, Beckett est servi. Il se voit offrir par Theo la hache qu’il lui avait confiée. C’est un chouette rappel, je ne dis pas, mais la journée est sacrément sombre pour tous les pompiers, cette fois. Et elle ne va pas s’améliorer en plus, parce que Ben a toujours beaucoup trop mal au dos (Theo s’en soucie, mais ne sait pas quoi faire).

Beckett est peut-être de retour, mais il a toujours du mal à s’intégrer. Il faut dire qu’il essaie avec Vic qui a clairement autre chose à gérer avec son énervement vis-à-vis de Theo qui n’est toujours pas passé. Même Travis ne la reconnaît pas, ne comprenant pas pourquoi elle ne lui a rien dit concernant Kate. Elle passe l’épisode à s’énerver et se renfermer sur elle-même, surtout quand elle comprend qu’Andy ne leur dit pas tout. Tous les pompiers sentent bien qu’il y a des coupes budgétaires à venir.

Heureusement pour Beckett, il y a toujours Robert pour s’occuper de lui. Bon, il s’occupe aussi de lui, bien sûr, et il n’apprécie pas trop de voir Theo affirmer qu’il sera tranquille avec les coupes budgétaires puisqu’il couche avec la cheffe de toute manière. Le pire, c’est que Theo n’a pas trop tort sur ce coup : Andy vient voir Robert pour comprendre ce qui a changé entre Natasha et le maire. Pas de bol, il ne sait rien.

Andy n’a donc d’autres choix que de demander directement à la cheffe ce qu’il se passe. Elle comprend bien vite que le maire est revenu sur sa promesse, mais elle va un peu trop loin avec Natasha quand elle la confronte. Elle lui reproche donc d’être prête à sacrifier des gens, contrairement à elle, et le ton monte. Natasha est trop sympathique et intelligente pour lui en tenir vraiment rigueur.

Elle lui conseille toutefois de mettre rapidement des limites et des frontières avec son équipe. Elle en est bien incapable malheureusement et la situation ne fait que se dégrader en permanence. Warren cache son mal de dos au point d’énerver ses coéquipiers, Vic ne supporte plus de bosser avec Theo, Theo et Travis n’assument pas d’être potes (alors que pourtant, c’est vraiment chouette de les voir potes), Sullivan et Beckett s’enferment pour faire des réunions AA, vraiment, ça part dans tous les sens, avec aussi Vic qui s’en prend gratuitement à Kate (bon, OK, peut-être qu’elle le mérite).

L’intervention de trop

On se retrouve alors avec une situation déjà tendue qui ne peut qu’empirer quand les pompiers se rendent compte qu’ils n’ont pas tout leur équipement. Les anciens capitaines s’engueulent tous entre eux, la tension monte encore d’un cran entre Travis et Ben au sujet du dos de ce dernier et Andy finit par hurler son équipe. Il y a de quoi : elle veut sauver le job de tout le monde et ils perdent leur équipement le plus cher.

Les pompiers partent donc en intervention après une journée épuisante à se hurler dessus, et sans un objet qui leur sera forcément utile. Pour ne rien arranger, Vic est tellement épuisée qu’elle reste endormie sans entendre l’alarme. Bordel. Pourtant, on aurait bien besoin d’elle sur place lors de l’intervention : Andy se rend compte que Ben lui a menti et trop mal au dos pour être utile ; il y a une explosion de gaz qui met tout le monde en danger, Andy est complètement dépassée par la situation.

Natasha est forcée de s’en mêler, ce qui mène finalement à un abandon nécessaire de la caserne 19 pour laisser la place à une autre caserne. Le sentiment d’échec est inévitable et vient évidemment de l’équipement qu’il leur manque – et chacun s’accuse pour ça, évidemment.

Tout est bien qui finit bien malgré tout : l’incendie est éteint, la victime potentielle sauvée… mais bon, l’échec est bel et bien là. Et le pire, c’est que quand tout le monde rentre, Vic se sent sacrément conne d’avoir raté l’alarme. Andy lui jette un regard noir, mais il n’y a rien qu’elle puisse faire. Ce qui est fait est fait.

Dans le même genre, Sullivan s’inquiète à présent d’être responsable de ce qu’il se passe avec le maire à cause de son couple. Ce n’est évidemment pas le cas et elle l’envoie bouler. Quant aux questions de budget, elles se règlent d’elles-mêmes quand Theo, culpabilisant d’être partiellement responsable de l’explosion de gaz, décide de démissionner. Oh non. Il y a trois épisodes, j’aurais été pour cette démission, mais sa scène avec Travis dans l’épisode ne me donne vraiment pas envie que ce soit le cas. J’espère que la série trouvera un moyen de revenir en arrière. Aussi, je note que Jack n’était pas présent dans cet épisode ni dans le précédent et que je ne m’en rends compte que maintenant. Il ne m’a pas manqué… C’est triste après six saisons complètes !

Carina & Maya

Une fois n’est pas coutume, Carina et Maya sont mises à part du groupe dans cet épisode. Il faut dire qu’elles ont beaucoup à faire du côté de la vie perso et que les scénaristes ont décidé de se concentrer là-dessus. Ainsi, Carina et Maya sont complètement débordées par la nouvelle maison et le bébé à gérer. Maya fait ce qu’elle peut pour sécuriser la maison, laissant Carina gérer le bébé, ce qui n’est pas grandiose. C’est l’occasion pour continuer le partenariat publicitaire avec Amazon Prime et pour nous prouver que le couple n’a pas vraiment eu le temps de parler d’éducation avant.

Carina veut laisser pleurer Liam, gère la cuisine et le linge, Maya veut absolument protéger Liam de tous les dangers à venir. Cela inquiète Carina qui a peur que Maya transfère ses insécurités sur leur bébé au lieu de le protéger. Pour éviter l’engueulade, Maya part faire une tour qui dure bien trop longtemps.

Quand elle la voit revenir, Carina décide de sortir l’engueuler, beaucoup trop fort. Les voisins peuvent l’entendre, le bébé aussi, mais elle s’en fout ; elle veut juste s’engueuler avec sa femme. Ah, Carina, je t’aime. Elle est si réelle – et l’actrice gère si bien ce rôle. Bon, par contre, elle a réussi à l’exploit de s’enfermer… dehors. Ni elle ni Maya n’ont les clés, mais par chance, Carina n’a pas verrouillé sa voiture. C’était une belle manière de rire un coup de ce qu’il se passe, au point. J’aime ces personnages.

Elles finissent au lit à se raconter les peurs qu’elles ont. C’est une belle scène, même si e ne comprends pas trop pourquoi Maya ne change pas de boulot si elle a si peur que ça de mourir et d’abandonner Carina avec Liam. J’aime tout de même que Carina n’abandonne pas son idée de tomber enceinte.

28’

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Grey’s Anatomy – S20E04 – Baby Can I Hold You – 16/20

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ce retour d’un personnage que j’adorais et qui reprend vite ses marques dans la série. Seulement voilà, les scénaristes semblent développer absolument tout sauf ce qui aurait pu être intéressant avec ce retour. La frustration est grande, mais l’épisode est bon quand même.

Spoilers

Bailey présente aux nouveaux internes une ancienne : Arizona !


Put in another way : living hurts

Amelia

Le cliffhanger de l’épisode précédent est vite évacué, de manière plutôt logique en plus : Lucas a décidé d’aller vivre avec sa tante. On sent que la situation sera temporaire par contre, parce qu’Amelia a du mal à se faire à ce colocataire un peu envahissant qui lui boit tout son café. Elle envisage donc déjà de le virer de chez elle. Quand elle arrive à l’hôpital, elle s’en plaint à Owen et tombe rapidement sur le Dr Beltran. Suffisamment rapidement pour envisager de prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur avec elle en tout cas.

Du côté de Lucas, le but est de nous rappeler son TDAH, j’imagine, mais je trouve ça très cliché et schématique de nous le montrer comme chaotique dans sa vie de tous les jours. Finalement, c’est le Dr Beltran qui permet à Amelia de se souvenir de ses propres années d’internat et de la difficulté que ça représente.

Maxine

Tiens, je redécouvre que Ben était en arrêt maladie. Cela explique sa douleur dans l’épisode précédent de Station 19, je suppose, mais on nous dit qu’il est prêt à reprendre du service. OK ? Vu et on s’en tape, non ?

L’épisode reprend également l’intrigue des internes, forcément, qui sont toujours punis de bloc après ce qu’il s’est passé avec Maxine. On découvre alors que Kwan est dans la merde, comme il devrait l’être, pour avoir sauvé Maxine malgré sa demande de ne pas être réanimée. Il est d’autant plus dans la merde qu’il dit qu’il a vu dans ses yeux qu’elle voulait être sauvée… Hum. Comment dire ? Ce n’est pas vraiment un argument rationnel qui donne envie de le laisser pratiquer la médecine.

Jules prend évidemment sa défense, mais ça se retourne contre elle. D’accord, Maxine ne porte pas plainte, mais il n’empêche que le fils de Maxine n’aime pas trop l’idée de Jules qui est sa personne à contacter. Et bien sûr, tous les internes sont contactés et interrogés, hein.

Arizona

Comme annoncé un peu partout depuis plusieurs mois, l’épisode nous ramène également et ENFIN Arizona dans la série. Cela fait tellement plaisir de la retrouver. Un peu comme Addison l’an dernier, par contre, on commence par nous la montrer en train de bosser et présenter un cas médical à tous les internes… sauf que ce qui nous intéresse nous, c’est le personnage.

Bon, elle est toujours au top de la recherche médicale, en tout cas : elle présente son cas qui consiste à faire de la neurochirurgie in utero. Rien que ça. C’est une procédure historique qui n’a jamais été faite auparavant et qui excite tout le monde dans l’hôpital… sauf la patiente, en fait. Elle refuse l’opération, ce qui pousse tout le monde à annuler l’opération. C’est triste comme tout, avec Bailey qui vire Arizona pour qu’elle rentre chez elle aussitôt. Donnez-nous une scène dans un bar, merde.

Finalement, c’est le mari de la patiente, le père du bébé, qui rattrape Arizona et la supplie de rester. Elle le fait donc et s’entraîne sur des impressions 3D avec Amelia, Lucas et Simone. Ces deux derniers ne sont pas convaincus du tout par ce qu’ils voient, surtout que la patiente n’a pas donné son accord pour la procédure. Il n’en faut pas plus pour qu’Amelia s’énerve après eux, mais qu’Arizona trouve l’idée de Lucas bonne. Elle parvient donc à convaincre la patiente de faire l’opération en lui présentant un modèle 3D de la figure de son bébé, voué à mourir sans opération.

Arizona est donc heureuse de pouvoir aller dans un bloc avec Bailey et les internes. Elle était là pour enseigner aux internes. Pas de bol, cependant : Bailey a interdit les internes de se rendre au bloc. Lucas l’envoie donc bouler et ça fait qu’Arizona est obligée de faire la leçon à Bailey. C’est toujours aussi amusant de voir Arizona s’énerver avec son grand sourire. C’est efficace : Bailey accepte que les internes soient présents dans le bloc pour ce moment historique – mais contre le mur, faut pas déconner. Cela me paraît plus logique, vu les risques.

Le problème, c’est que les internes ne sont pas ceux d’il y a vingt ans. L’opération à haut risque se passe bien, après un rapide risque… Bailey en est émue aux larmes. Ses internes ? Humph. Jules est sortie pour s’occuper de son frère (voir plus bas), Lucas a suivi un ordre de Schmitt, Mika est sur son portable, les deux derniers à moitié endormis.

Arizona a beau faire tout ce qu’elle peut pour convaincre Bailey qu’elle doit laisser les internes opérer à nouveau, c’en est trop pour cette fois. Mika est heureuse d’avoir enfin fini toutes les petites procédures médicales que Bailey leur imposait, mais c’est pour mieux découvrir qu’elle ne retournera pas au bloc tant que tout le monde n’aura pas fini ses procédures.

Teddy

Teddy est de retour au travail, mais uniquement en tant que cheffe. On lui refuse encore l’accès aux opérations. Cela force Richard et Link à lui venir en aide en l’entraînant sur un mannequin pour vérifier que ses réflexes sont toujours les bons. Teddy est énervée par la situation, mais c’est plutôt marrant de voir qu’elle est toujours capable d’opérer. Ndugu n’est pas convaincu pour autant, mais Richard insiste finalement pour dire qu’il est OK pour ça.

Seulement, une fois au bloc, c’est finalement Richard qui ne semble pas prêt à opérer. C’est sûr que ça fait 20 ans qu’il envisage de prendre sa retraite… Cela fait trois semaines qu’il n’a plus opéré et il se rend compte qu’il n’est plus aussi performant qu’avant. Il explique à Teddy qu’il n’est plus capable de reprendre aussi vite ses réflexes de chirurgien et ça lui fait peur. C’est une intrigue intéressante, en vrai, il serait temps que Richard ne soit plus au bloc.

Dr Millin

En parallèle du reste, on découvre que Jules a un frère. Il prétend être docteur lui aussi, parce que c’est son nom sur les réseaux sociaux : il fait des vidéos, mais quand il est confronté à un vrai patient, il a besoin de sa sœur, évidemment. C’est plutôt amusant, puisque ça permet quelques scènes Jules/Mika. Et puis, bon, elle a un frère. L’intrigue apporte de l’humour et on comprend pourquoi le frère dit que sa sœur était déjà méchante petite quand elle interagit avec lui.

Le problème, c’est que le patient s’avère être un cas plus compliqué que prévu : Mika insiste pour que Hunt soit appelé. Il permet de décoincer la situation – et de décoincer le pus coincé dans le dos du patient en le faisant exploser aux visages de Mika et Jules, gloups.

Sans trop de surprise, le frère de Jules voit tout ça et s’évanouit. Owen s’occupe donc de lui et lui fait finalement la morale quand il comprend ce qui est en train de se passer. En fin d’épisode, Jules se plaint encore de son frère auprès de Mika, expliquant qu’elle a dû plein de fois le sortir de prison et qu’elle est épuisée par lui.

Kwan

On retrouve Dorian, le patient de l’épisode précédent sauvé par Lucas quand il a volé l’opération à Mika dans cet épisode. Il se réveille enfin, et c’est cette fois Kwan qui est l’interne sur le cas. Le problème, c’est que Kwan commence à se poser des questions et à ne plus vouloir pratiquer seul, et bien sûr, quand il le fait, ça ne se passe comme prévu.

Il se fige un peu trop et Levi est obligé d’intervenir, puis de prendre sa place. C’est embêtant. Kwan finit par avouer à Levi qu’il voyait Maxine au lieu du patient et que c’est ce qui l’a bloqué. Levi parvient heureusement à le rassurer : il fait du bon boulot, en vrai, à ne faire que répéter ce qu’on lui a dit avant.

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Station 19 – S07E03 – True Colors – 14/20


J’ai l’impression que pour la dernière saison les scénaristes ont arrêté de se prendre la tête sur la crédibilité de ce qu’ils proposaient. À la place, on se retrouve juste avec des épisodes où ils font avancer la série dans la direction qu’ils veulent, avec un message social encore plus forcé qu’avant, d’une certaine manière. Cela m’a donné l’impression d’un épisode un peu déséquilibré, avec des cas médicaux forcés pour le plaisir d’en proposer. Il y a toutefois des graines intéressantes pour la suite.

Spoilers

Les pompiers aident à organiser la Fabruary, une Pride en plein mois de février.


Pride isn’t exactly my jam.

Travis

L’épisode commence par nous introduire une Pride en février à Seattle. Je ne savais pas que ça existait, je ne sais pas si ça existe, mais soit. Travis est blasé par cette parade de plus, mais sa mauvaise humeur vient en fait du fait qu’il est sur le point de rencontrer le copain de son père et qu’il craint de tomber sur quelqu’un de plus jeune que lui. Il s’en plaint à Vic et Theo, et c’est un peu étrange car les deux ex ne s’adressent pas la parole pour autant.

Le copain du père de Travis ? Il s’agit du dentiste d’Eli, parce que le monde est petit. Tout pourrait bien se passer, mais malheureusement, Travis a bien envie de juger son père. Il est dans une relation libre avec le type qui a provoqué le divorce entre ses parents : bien sûr que Travis juge. C’est un peu abusé par contre, parce que Travis passe son temps à tromper Eli cette saison, non ?

Eli fait pourtant du bon boulot avec son copain dans cet épisode, essayant de le calmer et d’être là pour lui. Et alors qu’il fait ça, il se prend dans la gueule que Travis a couché avec Emmett. C’est tellement abusé. Ils arrivent à me faire avoir de la peine pour Eli alors que je le déteste, hein, mais être en couple avec Travis, ça ne donne pas envie du tout.

La rupture est inévitable à ce moment-là, et elle a lieu devant le père de Travis. Aha. C’est le Karma, ça. En fin d’épisode, Travis et Eli ont l’occasion de reparler plus calmement de la situation. Ce que j’aime bien, c’est que la vraie cause de la rupture est qu’Eli ne supporte pas que Travis soit si mal à l’aise vis-à-vis de lui-même, qu’il soit si peu à l’aise avec l’idée de masculinité.

Beckett

Beckett reprend son travail à la caserne, sous les ordres d’Andy. Celle-ci est toute heureuse, mais elle se montre plutôt sympathique avec lui tout de même. Pourtant, quelqu’un la bizute enfin en tant que cheffe dans l’épisode, alors elle devrait se sentir un peu énervée. Cela l’amuse et lui permet de s’affirmer en tant que capitaine en vrai.

Beckett, lui, doit de nouveau faire ses preuves à la caserne. Il se retrouve donc à la garder pendant la pride, et ça lui convient bien d’être mis de côté car la folie de la Pride ne l’enchante pas. Il se retrouve toutefois à devoir traiter un patient se plaignant d’une crise cardiaque. Et la Pride a beau se dérouler en février – la Fabruary – le type est en caleçon parce que pourquoi pas. Finalement, et contre toute attente, on se retrouve avec Beckett qui fait un excellent psy pour son patient, en lui expliquant qu’il doit s’assumer tel qu’il est là.

La Pride

La Pride est the place to be dans cet épisode, mais ça propose quelque chose de bizarre, je trouve. Il y a clairement de la tension entre Theo et Vic. Ils s’évitent tant qu’ils peuvent, mais ils n’arrêtent pas de se croiser dans l’épisode. C’est le problème quand on bosse avec son ex, j’imagine. Ils se retrouvent à faire équipe avec Robert pour traiter des patientes de la Pride qui ont clairement pris de la drogue, contrairement à ce qu’elles disent. Ce n’est pas vraiment une belle représentation, mais au moins, on a des acteurs qui s’éclatent.

Pendant ce temps, Natasha apprend du maire, sur un char de la Pride, qu’elle va devoir faire des coupes budgétaires extrêmement importantes. J’ai bien aimé la scène où Natasha se force à sourire tout en parlant politique avec le maire. Le problème est qu’elle se retrouve bien coincée par un chantage odieux sur sa position : le maire insiste pour lui dire qu’il a d’autres personnes prêtes à prendre sa place – et ce sont des hommes, en plus.

Bien sûr, il est impossible d’avoir une Pride sans une contre-manifestation bien homophobe. La série ne le cache pas et en fait une vraie part de l’épisode. Cela permet de voir à quel point Andy est une alliée de la cause, mais aussi de nous ramener le frère de Maya dans la série. Eh oui, Maya est sûre de voir son frère parmi les homophobes qui traitent de pédophiles les gens défilant. L’angoisse. En vrai, je vois ce qu’ils veulent faire avec cet épisode, mais c’est terrible à voir tout de même.

En plus, ça part en vrille très vite quand une voiture pétarade et que beaucoup de gens ont l’impression d’entendre des coups de feu. Le mouvement de foule qui suit est atroce et est la raison pour laquelle je deviens de plus en plus agoraphobe avec le temps : les gens n’en ont rien à foutre de la sécurité des autres et on a en plus des anti-gays qui se font plaisir à en tabasser quelques-uns. Et inversement.

Maya est donc inquiète pour son frère, mais c’est finalement l’un de ses amis qui est passé à tabac. Par contre, alors qu’Andy essayait plus tôt de la convaincre que ce n’était pas Mason que Maya avait vu, Maya voit très clairement son frère dans la foule qui s’enfuit. Tout est bien qui finit relativement bien cependant : il n’y a pas de mort et plein de gens sont sauvés de la situation de panique dans laquelle ils étaient.

Bien sûr, il y a un bon moment de dépression à la caserne après tout ça, mais la décision est prise de ne pas laisser les fascistes gagner. Ainsi, la caserne se transforme en boîte de nuit gay pour la soirée. Natasha en profite pour distribuer des papiers afin que les relations amoureuses soit enfin officielles vis-à-vis des ressources humaines, mais on découvre aussi que Ben a un problème de dos ou que Travis peut se réconcilier avec son père, parce que le DJ de la soirée est justement le copain de son père – il n’est pas que dentiste.

J’ai tout de même une grosse question de crédibilité : comment une caserne peut-elle devenir un club comme ça ? Genre, s’il y a une alerte, que font-ils ?

Carina

La série se rappelle de l’existence de Pru, et je trouve ça chouette de la voir grandir autant. J’ai juste peur du jour où JJ débarquera à nouveau dans sa vie d’ailleurs. Si la série s’en souvient, c’est parce qu’on avait besoin de voir Bailey en maman. Eh oui, c’était important parce que ça lui permet de donner quelques conseils et objets à Carina. J’adore.

C’est une amitié que j’espère voir perdurer dans Grey’s Anatomy l’an prochain, mais je pense que j’ai trop d’espoir car je ne vois pas les scénaristes réintégrer Carina dans la série. En attendant, il faut donc profiter de l’existence de ce personnage et voir Carina être débordée par la présence d’un bébé dans sa vie. Autant Maya semble gérer son nouveau rôle de maman et le déménagement dans une nouvelle maison, autant Carina a plus de mal apparemment.

Bailey vient donc à la rescousse et propose à Carina de faire une sieste sur son canapé, comprenant bien qu’elle a besoin de repos. Carina est toutefois incapable de dormir, même quand Liam est loin d’elle. Il faut dire qu’il est dur de dormir quand elle a un procès sur le dos et la crainte d’avoir fait une erreur médicale. Bailey parvient à la soulager en lui prouvant qu’elle n’a rien fait de mal et que l’accouchement s’est passé exactement comme il le devait.

Cela n’aide pas vraiment Carina pour autant : elle ne se sent pas mieux car le procès est toujours là et la patiente mécontente. Au moins, l’épisode se termine bien avec Maya et Carina qui ont une jolie maison et un berceau pour Liam.

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