Grey’s Anatomy – S18E15

Épisode 15 – Put It to the Test – 18/20
Non, l’effet nostalgie ne fait pas toujours tout, mais je dois avouer que cet épisode sait le ménager comme il faut pour nous donner envie d’y croire et d’aimer à nouveau la série. Le nouveau risque qui plane sur l’hôpital pour la dernière partie de cette saison devrait exister depuis quelques années déjà, mais je l’aime bien et ça devrait permettre de redonner un peu de sens à toutes les intrigues grâce à un fil rouge donnant envie de découvrir la suite.

Spoilers

Le programme de résidence est mis à mal par une évaluation qui pourrait bien en signifier la fin.


#GSM is abusive and will murder you.

Ben ? Pourquoi on ne connaît que la première partie des acronymes présentés par Meredith en début d’épisode ? Bon, qu’importe, elle a fait venir Nick à Seattle avec un organe. Et c’est un organe bien particulier : il s’agit d’un rein de porc qui est sur le point d’être greffé à un être humain en mort cérébrale, parce que pourquoi pas. Il faut bien faire des tests – et ce genre de xénogreffe est assez incroyable.

Pendant ce temps, le programme pour les résidents est sur le point de possiblement fermer, et ça pose un gros problème à Miranda, certes, mais aussi aux résidents. Helm se sent super mal de savoir que son programme risque de fermer, forçant ainsi Levi à venir au travail au moins pour une journée d’audit particulièrement flippante.

C’est assez dingue qu’on en arrive là seulement cette saison : des résidents se sont enfin plaints. On ne sait pas qui ou comment, mais ça change tout pour Miranda et les titulaires encore présents à l’hôpital, parce qu’ils vont d’être examinés et interrogés par des experts médicaux pour voir si le programme peut continuer ou non.

S’il ne continue pas ? Le résultat de l’observation sera rendu public et le programme fermé. Plus aucun résident, mais aussi beaucoup moins de patients. Miranda fait donc tout pour que tout se passe bien, mais elle n’est pas aidée la pauvre. Ainsi, Richard fait revenir Hamilton à l’hôpital pour ses tests physiques… C’est l’occasion d’une scène expéditive entre Kai et Amelia, et je ne sais pas trop pourquoi à vrai dire. On ne les voit plus ensemble ? C’était bien la peine de forcer comme ça sur toute la moitié de la saison.

Bref, l’essentiel est ailleurs : Richard souhaite passer un examen pour vérifier qu’il est toujours au top de sa forme, et ça semble être le cas. Un peu trop même : il finit par comprendre qu’Hamilton est en train d’essayer de lui voler Meredith pour l’emmener au Minnesota. Et oui. Il fallait bien que ça arrive, mais quand il s’en rend compte, il ne peut pas s’empêcher d’en parler à Miranda, sans même que Meredith ne puisse leur en parler d’abord ou vraiment faire son choix, même si ça semble en bonne voie.

Miranda est inévitablement énervée et elle tombe aussitôt sur Meredith pour l’engueuler, alors qu’elle était en train de réconforter Nick. Sa procédure exceptionnelle n’est pas un franc succès, la femme du greffé débarque à l’hôpital et ça faisait beaucoup pour lui. Malheureusement, ça fait beaucoup pour Miranda aussi.

Elle apprend donc le possible départ de Mer et le prend aussitôt pour une trahison, ce qui justifie qu’elle aille l’engueuler apparemment. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que le stress de la journée, avec des interviews franchement désastreuses de la part de tous les titulaires. Entre ceux trop préoccupés par les douleurs de cœur comme Link et ceux qui sortent ensemble ou avec des étudiants, comme Maggie et Winston, ça ne pouvait pas être un succès. Heureusement qu’il y avait Jo pour assurer du succès du programme – et heureusement que personne ne mentionne ceux qui sont morts, aussi. Ce n’est toutefois pas suffisant, la joie de Jo atténue beaucoup les autres interviews, mais bon, ils sont tous plus nerveux que jamais et ça ne fait pas rêver.

Bref, Maggie est bipée pour s’occuper de Miranda lorsqu’elle nous fait une nouvelle crise cardiaque, ou ce qui y ressemble en tout cas, en s’attaquant à Meredith. C’était la pire des idées pour Miranda, parce que tout ce qu’elle fait, c’est prouver à Meredith qu’elle continue de la voir comme un de ses étudiantes prête à tout par amour – c’est pourtant loin d’être le cas, et c’est presque abusé de nous laisser vingt ans d’évolution de personnage de côté comme ça.

La pauvre Maggie se prend tout dans la gueule : Miranda a besoin de prendre du recul et d’arrêter tout le stress qui s’accumule clairement depuis quelques épisodes, son père est en train de passer des tests médicaux, Meredith est sur le point de quitter l’hôpital – et Seattle. Cela fait beaucoup. Et pourtant, ce n’est toujours pas le pire de ce qu’il se passe dans cet épisode.

Pendant ce temps, Levi se rend compte que sa mère est celle qui critique le plus violemment le Grey Sloan Memorial Hospital sur les réseaux sociaux. C’est bien drôle à voir, et on comprend aussi que la plainte vient probablement d’elle. Moi qui pensais que ça allait venir de lui directement comme on ne le voyait pas, ça me rassure. Et ça me rassure aussi de voir sa mère s’inquiéter pour lui.

Par contre, clairement, tout ça était suffisant pour lui donner envie de reprendre le boulot. Je ne vois pas bien l’intérêt de nous montrer la mère avoir un tel accident d’escaliers que celui qu’elle a. C’est fou, mais eh, ça me fait un point de Bingo Séries au moins. Il faut que je fasse attention à ma grille, tiens.

Allez, ça permet à Levi de remettre en pratique tout ce qu’il a appris après un rapide appel au 9-1-1 au moins. Il se retrouve forcé de lui faire une trachéotomie, une procédure décidément à la mode puisque l’on vient juste d’en avoir une sur Jeremy dans Station 19. Espérons un meilleur succès dans cet épisode ? Il le fait grâce à l’aide de Richard qui abandonne ses examens médicaux pour lui. Il s’arrête en plein milieu afin d’aider au téléphone Levi, mais aussi afin de l’accueillir à l’hôpital.

On note qu’il est très appréciable d’avoir cette relation entre Levi et Richard qui se développe, surtout que ça se fait aussi face à Amelia et Kai (qu’est-ce que j’ai ri de la scène avec Atticus d’ailleurs). Malheureusement, ça se fait aussi devant une des femmes chargée de faire un rapport sur le programme qui entraîne nos chirurgiens.

Elles demandent donc à parler à Weber pour avoir son point de vue sur le programme, et ça permet de jolies scènes avec des flashbacks de nos internes préférés, et des autres (les autres étant Miranda et Richard eux-mêmes, puisqu’ils ont passé toute une vie dans cet hôpital apparemment). Le témoignage se fait en parallèle de celui de Schmitt qui témoigne quant à lui pour prouver que Richard va bien et prend toujours de bonnes décisions. La preuve, il l’aide à sauver sa mère qui, effectivement, s’en tire bien dans l’épisode.

Je pense que ça devrait permettre au personnage de se reprendre en main et lui redonner envie de faire de la médecine. J’espère en tout cas. En attendant, Miranda apprend que l’hôpital est bien vu par les femmes chargées de l’évaluer : elles voient une véritable famille, et un désir de bien faire vraiment rassurant… Malheureusement, ce n’est pas suffisant, car ils manquent toujours de chirurgiens. Au moins, ça nous explique le retour programmé d’Addison, tout ça. Cela donne l’espoir d’en voir d’autres revenir, mais l’épisode se termine malgré tout par la promesse d’un départ de Meredith, prête à tout recommencer à zéro. Allez savoir ce que ça donnera.


 

Station 19 – S05E15


Épisode 15 – When the Party’s Over – 18/20
C’est le genre d’épisode dont il est dur de faire la critique tant j’étais absorbé par tout ce qu’il se passait, mais il y a malheureusement quelques scènes moins pertinentes et atténuant l’impact qu’aurait dû avoir l’épisode. La fête est finie en tout cas, personne n’ira dire le contraire après cet épisode qui propose quelques douches froides et d’excellentes performances d’acteurs.

Spoilers

Andy débarque à la caserne 19 après son agression.


Her body is evidence.

Oh bordel, j’aurais dû enchaîner vraiment les épisodes, mais j’avais peur d’un mauvais crossover. A la place de ça, on se retrouve avec un épisode qui reprend exactement où le précédent s’arrêtait. Et ça n’est pas rassurant du tout. On retrouve ainsi Andy courir pour sauver sa vie, ne s’arrêtant plus jamais. La pauvre.

Je m’y attendais, mais elle se rend aussitôt à la caserne 19, où toute l’équipe est encore sous le choc de la possible énième trahison de Sullivan. Pour une fois qu’il faisait quelque chose de bien. Bien évidemment, c’est le même soir que Maya et Carina demandaient à Jack de devenir leur donneur de sperme. L’idiot du village (pardon, mais ça lui va bien et j’ai ça en tête depuis que Carina a dit qu’il était goofy) n’a donc pas le temps de répondre avant qu’Andy ne débarque, essoufflée.

Elle tombe au moins sur les bonnes personnes : Carina est un personnage toujours aussi excellent. Elle est capable d’arrêter Sullivan quand il risque de soigner trop vite Andy et de détruire des preuves de son agression, elle propose à Andy d’appeler la police, mais elle ne souhaite pas le faire sans son accord. Clairement, elle fait bien : l’affaire va partir beaucoup plus loin et Carina le sait, puisqu’Andy demande à ses collègues de se rendre auprès de Jeremy pour vérifier s’il va bien.

Et ce n’est pas le cas. Quand Maya, Vic et Sullivan le retrouvent, il est en mauvaise posture, mais au moins, il est en vie. C’est plutôt une bonne chose car il est crucial qu’il reste en vie pour Andy et pour son futur, parce qu’elle resterait coupable d’un homicide involontaire. Je n’avais pas envie que la série parte là-dedans, mais c’est malheureusement la voie qui est suivie – et c’est bien logique.

Pendant que le trio fait tout ce qu’il peut pour sauver Jeremy et que celui-ci tombe en arrêt cardiaque (bordel), Beckett débarque à son tour et n’aime pas trop voir ces trois-là en train de traiter Jeremy sans avoir appelé de renforts. Ils sont tous bien trop proches d’Andy pour prendre en charge un tel patient.

Beckett appelle des secours, mais ils mettent trop de temps à arriver, de même que la police. Cela force les paramédics présents à… kidnapper Jeremy pour l’emmener à l’hôpital. Après tout, ils étaient au bar de Joe, donc l’hôpital n’est jamais que de l’autre côté de la rue. En théorie. En pratique, ils semblent mettre un temps infini à arriver aux urgences, gérées par une Teddy pas prête pour ce qui va lui tomber dessus, à savoir un Sullivan énervé.

De son côté, Andy se retrouve à devoir témoigner auprès de deux flics. On se retrouve assez rapidement avec un schéma de good cop/bad cop, mais ça fonctionne très bien dans l’épisode. On sent que les questions posées sont les questions attendues dans ce genre de situation, mais ce sont aussi des questions bien gênantes par moment – genre de savoir si elle est alcoolisée ou non.

C’est plutôt bien mené, avec un flic qui fait passer la pilule et nous fait presque oublier qu’ils sont en train de mal faire leur boulot. Heureusement, Andy leur fait remarquer qu’elle a droit d’avoir l’aide de quelqu’un, et elle demande Ben, qui a été formé pour cela en tant que médecin. Quand il débarque, il s’assure que les flics respectent bien le grade d’Andy quand ils lui parlent, mais rappelle aussi qu’ils doivent lui proposer de faire un rape-kit, le kit de viol qui permet de récupérer toutes les preuves de l’attaque.

C’est important de le faire, c’est important aussi de montrer comment ça se déroule. Cela nous permet d’avoir la confirmation que Carina est aussi géniale aussi parce qu’elle sait très bien comment tout ça se déroule. C’est aussi l’occasion d’une scène où l’on apprend qu’elle a elle-même été violée, et l’occasion pour Jack de lui confier que lui aussi. En soi, cette scène me paraît importante pour plein de raisons. Oh, on est habitués avec le Shondaland, mais les statistiques sont assez effroyables sur le sujet pour qu’il soit toujours nécessaire de nous rappeler qu’un tas de personnages sont inévitablement concernés.

Etait-ce nécessaire de le faire par flashback également ? Clairement non. J’ai totalement décroché de toutes les scènes concernant le passé d’Andy avec sa mère qui lui apprend à se défendre et l’inscrit à des cours de self-defense. C’était nécessaire pour la construction du personnage, apparemment, et pour nous montrer qu’elle ne pense probablement pas dans le bon ordre après tout ça.

J’ai détesté les flashbacks quand même, surtout que j’aurais préféré rester bien plus concentré sur le moment en cours, avec un kit de viol particulièrement violent pour Andy. La scène était parfaitement jouée pourtant. Andy récupère le contrôle par son consentement, même si bon, c’est le genre de procédures qui doivent continuer de la faire se sentir en position de victime. Malheureusement pour elle, ne le reste pas aux yeux de la loi et de la police.

En effet, Teddy est bien incapable de sauver la vie de Jeremy. Malgré ses efforts à l’hôpital, Jeremy meurt donc… et Teddy annonce ça aux pompiers, qui sont pourtant ses amis (elle était là pour les réconciliations entre Carina et Maya ?), comme de la merde. Genre, OK, t’as du boulot devant toi, mais là, c’est un peu comme informer la famille d’une victime vu comment Sullivan a insisté ? Trop bizarre comme scène.

Voilà donc Andy qui perd le droit à un témoin lors de son interrogatoire, voilà surtout Sullivan, Beckett, Maya et Vic qui se retrouveront tous convoqués par la police pour témoigner de ce qu’il s’est passé, voilà Andy qui essaie de répondre aussi précisément que possible à tout ce qui lui est arrivé, comprenant toutefois qu’elle a besoin de faire appel à un avocat. Terrible.

Et pendant que tout ça se déroule, Travis en est encore à se remettre de sa rupture en se rendant dans le bar avec le reste de la 23. Clairement, la rupture avec Emmett est enfin actée, et ça fait plaisir à voir. Seulement, le voir boire pépère avec Theo dans cet épisode, c’est un peu frustrant. Et quand Maddox débarque pour accuser Andy, c’est encore plus énervant. Heureusement que Travis est là pour leur faire prendre du recul – surtout à Theo.

Oui, il est pote avec Andy, mais bon, elle est aussi sa capitaine, ce qui fait qu’elle ne pouvait rien lui dire. Par contre, qu’est-ce qu’ils sont cons quand ils reçoivent l’appel et se précipitent à la caserne, bourrés, pour voir comment Andy va. Le fou rire est plutôt nécessaire et l’épisode est plein de petits moments réussis comme celui-ci – le merci d’Andy à Carina également ! Malheureusement, ça ne fait pas tout : en fin d’épisode, Andy se fait bel et bien arrêter pour meurtre.

Et pourtant, les scénaristes ont tenté de noyer le poisson avec des scènes plus positives, notamment lorsque Theo s’en veut d’avoir laissé Andy seule ou ce moment où Jack finit par accepter d’être le donneur de Maya et Carina pour être l’oncle Jack. Ces bonnes vibes ont fait du bien, mais le cliffhanger avant trois semaines de pause n’en reste pas moins violent : Andy est arrêtée.

 

Grey’s Anatomy – S18E14

Épisode 14 – Road Trippin’ – 16/20
L’épisode fonctionnait un peu mieux que le précédent non pas grâce aux personnages sur lesquels il se centrait, mais grâce au retour à une intrigue qui sert davantage de fil rouge pour la suite (et fin) de la saison qui approche déjà à grands pas. Le temps file vite, tout de même, surtout quand on rattrape trois épisodes dans la même journée.

Spoilers

Meredith est malade, Richard ne veut plus opérer et Miranda cherche encore des chirurgiens.

 


Serial killers ? Cats ?

Drôle de début d’épisode qui se centre un peu trop sur Winston et Maggie heureux de vivre. Je sens que ça nous cache des choses, surtout qu’ils semblaient encore trop se découvrir dans l’épisode précédent. Et pourtant, tous les deux se rendent à une réunion de l’hôpital pour présenter le cas de Fernanda, une des patientes de Maggie qui a besoin d’une procédure Ross. C’est une procédure de pointe, qui n’est pratiquée que dans huit hôpitaux.

Comme d’habitude, cela se termine entre une course des résidents et internes pour avoir le privilège d’observer et d’opérer la patiente, une gamine qui n’en demande probablement pas tant. C’est Helm qui obtient cette chance, toujours pas de Levi en vue et… l’intrigue médicale est mise de côté quand Wendell débarque à l’hôpital. Wendell ? Le petit frère de Winston dont nous n’avons jamais entendu parler et que Maggie elle-même ne reconnaît pas alors qu’elle est supposée avoir vu des photos ?

Cela n’a aucun sens, on sent que les scénaristes improvisent complètement ce personnage. J’imagine qu’il aura un problème médical à régler ou des problèmes de fric ou les deux. Ou juste une proposition pour le chef de chirurgie, c’est-à-dire Miranda. En théorie.

En parallèle, Owen continue sa rééducation, cette fois-ci avec Amelia. Il faut bien que je vous avoue que cette intrigue reste particulièrement inintéressante à mes yeux. De son côté, Meredith est malade et passe sa journée avec Zola. Je ne sais pas d’où ça sort, mais j’aime bien avoir plus de scènes avec les enfants de Meredith. C’est quand même tout un pan important de sa personnalité qui est trop souvent laissé de côté. Cela dit, sa maladie tombe mal et ça pose un problème à Miranda qui aurait bien besoin d’une chirurgienne.

Il faut dire que Richard refuse toujours d’opérer, donc elle n’a plus d’autres choix que… d’opérer elle-même. Elle laisse ainsi le rôle de chef à… Owen. Sans prévenir personne. Autant dire que ça ne fonctionne pas des masses pour le planning et que ça arrange bien Wendell qui présente aussitôt un projet futuriste à Owen, qui en est fan. Cela plaît à Owen, cela plaît à Amelia de rencontrer Wendell – mais pas tellement de voir Owen avec une blouse – et cela ne plaît pas du tout à Winston.

Il comprend en effet que son frère a obtenu un job en utilisant son nom de famille et sa réputation. Et ça ne lui plaît pas. Nous voilà donc plongé dans un conflit familial étonnant et pas forcément passionnant, mais j’imagine que ce Ndungu risque bien de finir par rester.

Pendant ce temps, on continue de suivre l’intrigue sur l’opération énorme à venir pour Fernanda, une véritable star et influenceuse apparemment. Le problème, c’est que quand elle arrive, elle n’est pas prête pour l’opération, car elle a fait un malaise. En ce qui me concerne, je suis plus inquiet pour le père de la gamine qui a mal au dos et qui va finir par être un patient d’Amelia vitesse grand V.

En attendant d’y arriver, Maggie décide de proposer une nouvelle procédure à la famille, une procédure encore plus inédite, rare et risquée. Du grand Maggie, donc, et ce n’est pas passionnant. J’ai préféré la scène où Winston aide Rafael, le frère de Fernanda, à gérer sa crise d’angoisse quand il apprend ce que va vivre sa sœur. Il est intéressant de voir la série s’intéresser aussi aux familles qui doivent gérer la maladie d’un enfant, après tout. Trop souvent, on se concentre uniquement sur les patients. La crise d’adolescent de Rafael n’est pas exceptionnelle, mais je trouve qu’elle était importante à montrer tout de même – et ça faisait écho aux problèmes de Winston.

En plus, lui, il est en désaccord avec Maggie sur la procédure. Pas grave, il s’y pointe quand même pour souligner à Maggie qu’elle est trop tendue pour une opération et lui raconter sa vie de famille. Pas très intéressante, d’ailleurs, mais bon, il était temps d’approfondir ce personnage. J’aurais préféré que ça se fasse autrement, avec les pistes que l’on connaissait déjà de lui. Là, on apprend dans le même épisode qu’il a un petit frère et qu’il fait des crises de panique lui aussi de temps en temps. Bon. Admettons.

Autrement, nous en revenons à l’intrigue de Jo et Todd. Apparemment, le rencard de l’épisode précédent ne s’est pas tellement bien passé : elle semble vouloir l’éviter à tout prix, balance son panier de fruits à ses collègues agissant comme des fourmis avec du sucre quand ils voient un panier de fruit – ils doivent tous être affamés dans cet épisode – et refuse un autre rencard avec lui. Le meilleur moment de l’épisode reste tout de même quand Jo s’en confie à Teddy… et que Teddy révèle qu’elle a tout oublié de la conversation qu’elles ont eue dans le bar.

Ma foi, moi aussi, j’avais oublié ça, donc bon. Je n’avais pas oublié l’existence d’Henry par contre et je trouve que Teddy le mentionne trop comme une blague, là. Bref, c’était marrant. Le problème, c’est que je trouve que Jo en fait un peu trop avec cette patiente, Laura. Elle l’aide beaucoup à gérer ses angoisses et lui indique que tout se passera bien, ce qui est généralement le code pour nous faire comprendre que quelque chose se passera mal.

Et pourtant, l’opération se termine sans problème et Jo peut bien aller réviser comme promis à Todd. C’est l’occasion de (re)découvrir qu’il y a une bibliothèque dans l’hôpital et l’occasion pour Todd de marquer des points auprès de Jo. Finalement, peut-être qu’il y a bien une chance pour Todd (et tant mieux, j’adore l’acteur, mais… bizarre comme manière de mener l’intrigue).

Sinon, Bailey laisse sa place de cheffe pour l’épisode à Owen, mais ça fait que c’est Owen qui se retrouve à gérer une femme qui a cherché une figure d’autorité dans l’hôpital pendant tout l’épisode. L’avantage, c’est qu’elle le trouve au moment où il engueule des résidents pour qu’ils aillent bosser. L’inconvénient, c’est qu’elle ne semble pas trouver normal de voir des médecins être rappelés à leurs devoirs, et qu’elle aurait préféré qu’ils assistent à une opération rarissime.

En effet, elle est là pour signaler au chef qu’il y a un gros problème sur la résidence en cours : plusieurs plaintes ont été déposées de manière anonyme suite à de trop longues semaines de travail, des manques de titulaires, etc. Effectivement, depuis une saison, on nous fait de l’humour sur la fuite des chirurgiens, mais ça devient gros et visible. Et ça l’est d’autant plus quand la femme ne peut pas parler au chef des résidents, Richard, ou à la cheffe tout court, Miranda, mais à… Owen.

Quant à la fuite des chirurgiens, elle n’est pas terminée : Zola passe sa journée avec Meredith et lui assure qu’elle, son frère et sa sœur sont prêts à suivre Meredith dans le Minnesota sans faire trop d’histoires si ça devait se produire. Nous prépare-t-on une fin de série à nouveau ? Après tout, la fin de saison est dans un mois et la saison 19 pourrait parfaitement être la dernière. Maintenant qu’il est question de mettre fin au programme des résidents, c’est tout à fait possible. Pauvre Miranda qui se prend encore ça dans la face en fin d’épisode alors qu’elle était heureuse d’avoir opéré toute la journée…


 

Station 19 – S05E14


Épisode 14 – Alone in the Dark – 16/20
C’est ce genre d’épisode où les mauvaises décisions précédentes finissent par prendre tout le sens que les scénaristes voulaient. Cela fonctionne plus ou moins selon les intrigues et les personnages, mais ça permet en tout cas de ne pas voir le temps passer. Quant à la fin de l’épisode, j’ai eu beau la voir venir un peu avant, je ne m’y attendais tout de même pas et je suis pressé de voir le suivant. Dommage, il faut repasser par Grey’s avant, au cas où.

Spoilers

La caserne 23 ferme définitivement.


So you wanting to go back to your precious 19 is the reason 23 got shut down ?

Le montage de début d’épisode est tout de même un peu horrible pour Andy, parce qu’il nous montre à quel point son rôle de capitaine de la 23 n’a jamais plu à personne : tous les pompiers de la caserne se disent au revoir car la caserne ferme définitivement, et ils font des photos et ça se fait en grande partie sans Andy, tout de même. Malgré tout, la scène finit par avoir un petit côté émotionnel, alors même que bon, la caserne 23, on s’en fout, tout de même. Allez, clap de fin pour cette équipe, hâte de savoir ce que chacun deviendra.

En attendant, on les suit quand ils vont boire un verre dans le même bar que la 19. C’est l’occasion pour nous d’en savoir un peu plus sur Theo et sur le refuge qu’il avait trouvé dans cette caserne. C’est aussi l’occasion de voir Andy draguer encore un autre type, cela dit, Jeremy, un pote du pire pompier qui existe, Maddox. La soirée n’est pas hyper crédible tout de même, avec Andy qui se met à danser avec la bleue qui la détestait il y a encore trois épisodes et qui se heurte par accident à Jeremy. GENRE.

Heureusement que Theo est là pour souligner à quel point elle est ridicule – et à quel point c’est ridicule d’avoir son pacte sans sexe. De toute manière, Theo ne va pas rester le pote d’Andy bien longtemps : avec l’alcool et l’ambiance, elle finit par lui laisser entendre qu’elle a parlé à la Cheffe Ross avant la fermeture de la caserne et que sans son pacte, ça aurait pu se passer encore plus mal. C’est juste ce qu’il fallait pour que Theo comprenne la part de culpabilité d’Andy dans la fermeture de la caserne.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour Duval les entende à son tour et que toute la caserne apprenne qu’Andy a demandé à revenir à la 19. Sans plus de cérémonie, tout le monde se barre et abandonne donc Andy – à l’exception du fameux Jeremy, évidemment. Les bières et les shots s’enchaînent pour ces deux-là, à coup de phrases de drague, et je me demande vraiment combien ils sont payés par mois quand je vois les soirées qu’ils se font dans les bars !

Par contre, la fin… La fin… Elle était assez inquiétante dès le départ cette dernière scène, je trouve. Une fois complètement bourrés tous deux, on les voit qui sortent du bar dans une sorte de parking désert et on sait bien vers quel risque ça ne peut que se diriger. Après une jolie soirée de fun et d’alcool, le type se montre un peu trop insistant avec Andy. Le flirt continue un moment, mais les refus successifs d’Andy ne plaisent pas du tout à ce pote de Maddox. Et sans surprise, il devient trop forceur. Le problème, c’est qu’il force bien trop, au point de devenir agressif.

Bon. J’avais beau m’y attendre, la scène vient par surprise malgré tout et laisse un goût amer. Il s’attaque violemment à Andy, pour clairement la violer sur place si nécessaire. Evidemment, malgré l’alcool, elle reste un pompier et est suffisamment entraînée pour saisir la seule petite opportunité qu’il lui laisse heureusement : un coup, un autre, un bon coup dans la gorge et Andy peut se barrer en courant. Elle laisse donc Jeremy agonisant, et le peu de souffre qu’il a n’est pas rassurant pour la suite : je le vois bien mourir déjà, et elle a laissé son ADN en le mordant, donc ça craint. J’espère que la série n’ira pas sur le terrain de faire de la victime la coupable, parce que ça va m’énerver. Ce serait bien le genre, par contre.

De son côté, Maya est toujours énervée par la décision de Natasha, très clairement, et ça se voit quand elle aide Carina à ranger la caserne après une journée clinique apparemment réussie. Elles profitent d’être dans un garage où le son résonne bien comme il faut pour avoir une conversation très privée sur l’opportunité d’avoir Jack comme donneur de sperme. Je ne suis pas surpris de cette tournure, par contre, je continue de penser que c’est une mauvaise idée comme on ne les trouve que dans les séries à chaque fois.

Au même moment, Ben annonce à Vic une bonne nouvelle : les parents de Dean veulent lui confier définitivement Pru. Et ils en parlent si discrètement que Maya les entend, prouvant bien ce que je soupçonnais sur le choix de lieu de conversation désastreux de Maya et Carina. Allez, qu’importe, Vic veut absolument que ce soit l’occasion d’une fête, mais la fête coupe court quand elle apprend que les parents de Dean souhaite que Ben démissionne.

Pour ne rien arranger, Natasha débarque à la caserne en plein milieu d’une journée de travail pour faire tester l’urine de Beckett et apprendre à tous les pompiers que suite à une situation c’est Sullivan qui sera leur capitaine pour l’épisode. Autant dire que ça plaît à Maya, mais pas le temps d’en parler de toute manière : l’alarme retentit.

Une voiture électrique a pris feu dans un parking souterrain, ce qui pose un gros problème : il faut tout évacuer, et il reste deux enfants dans le souterrain. Bon, tout finit par bien se passer dans l’évacuation, malgré une explosion qui permet à Vic de faire demi-tour pour s’inquiéter de ses collègues tout en empêchant Ben de mourir sur place. Il est important de prouver que les parents Miller ont tort après tout.

Tout ça permet donc d’avancer dans chaque intrigue, avec des enfants qui trouvent le job de Ben bien trop cool (et le message de ne pas abandonner des enfants dans une voiture) et avec Maya qui remet Sullivan à sa place avant d’apprécier Jack à nouveau comme un potentiel père biologique pour son futur enfant. Ben oui, il est celui qui la remotive et lui redonne confiance en elle après tout. C’était plutôt chouette à voir.

Bref, l’épisode était sympathique jusqu’au retour à la caserne où, à mon avis, tout part en vrille : ainsi, on découvre que Ben est prêt à annoncer qu’il a la garde de Pru à tout le monde. C’est évidemment une annonce qu’il fait trop rapidement puisqu’il n’est pas prêt à démissionner pour autant. Pour ne rien arranger, Beckett débarque au milieu de cette célébration pour annoncer qu’il est clean, et pour annoncer aussi qu’il sait que l’un de ses pompiers a décidé de le balancer comme possible alcoolique.

Tout pourrait s’arrêter là, mais non. Ce gros con décide de punir toute la caserne au passage, les forçant donc à faire des exercices à quasi-minuit. Cela fonctionne au moins : quand Sullivan voit que Vic se retrouve à vomir son dessert à cause de ces exercices, il avoue que c’est lui qui a balancé Beckett et qu’il a trouvé de l’alcool dans son bureau, devant toute la caserne. Et bizarrement, ça ne semble pas plaire aux autres pompiers ?

En parallèle de tout ça, enfin, on retrouve Travis coincé dans une situation qui n’a aucun sens. En effet, Emmett décide de l’inviter à manger chez ses parents. C’est déjà une mauvaise idée en soi, mais c’est encore pire quand on découvre que c’est en fait l’anniversaire de l’ancien chef. Ce gros connard de Dixon est donc de retour dans la série, content d’être à la retraite – car tous les chefs d’accusation retenus contre lui ne sont plus désormais.

Le dîner ne peut pas bien se passer, et on enchaîne ainsi tous les sujets gênants possibles, de cette retraite à la volonté du type de devenir maire, en passant par de potentiels enfants pour Travis et Emmett. Ces deux derniers savent bien que leur relation n’ira nulle part, et je suis content de savoir qu’Emmett s’en rend compte tout de même, même si c’est dommage que ça passe par un dîner si désastreux.

L’écriture des scènes était marrante, principalement grâce à la mère d’Emmett qui est une bonne garce elle aussi, à faire exprès d’amener sur le tapis tous les pires sujets possibles. Elle apprend ainsi à Travis que non content de vouloir devenir maire, Dixon espère bien mettre un terme à Crisis One. L’héritage de Dean donc, mais aussi le programme dont son fils est l’un des membres fondateurs. L’abus est réel et Emmett finit enfin par s’opposer à son père quand dans la dispute avec Travis, Dixon père balance que Travis a rendu son fils gay.

C’est un peu tard pour le faire cela dit. Espérons que son voyage à Florence apportera tranquillité d’esprit, paix et bonheur à Emmett, car il a fait son temps à Seattle là.