Perry Mason – S01E02

Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.

> Saison 1


Spoilers

102.jpg

The Devil put Charlie Dodson in this box!

1h04 d’épisode, je vois qu’HBO ne fait toujours pas dans la demi-mesure avec ses mini-séries. Espérons que j m’en tire mieux que la semaine dernière dans la compréhension de cet épisode, parce que le cliffhanger m’a laissé perplexe tout de même. Cette semaine, on recommence par un flashback où l’on suit notre héros sur le front en pleine guerre.

Bien sûr, les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais j’ai vu pas mal de films récemment et un certain nombre d’entre eux s’en sortaient mieux à recréer un front de guerre. En tout cas, l’idée, c’est que Perry vit super mal son expérience sur le front, forcément, et que ça a encore un impact aujourd’hui dans sa vie. Il faut dire qu’il s’est retrouvé à tuer des alliés blessés pour leur éviter les souffrances de la mort brûlé vif… et il n’a pas tué uniquement ceux qui lui demandaient d’abréger ses souffrances.

Dans le présent, Perry poursuit son enquête et j’ai eu du mal à raccrocher en début d’épisode. Heureusement, plus l’épisode a avancé, plus ça allait. C’est assez rapidement dans cet épisode que l’on retrouve enfin Tatiana Maslany. Elle incarne donc « Sœur Alice », une chrétienne qui réussit à réunir les foules avec son discours religieux, qui prêche la bonne parole en opposant les bons chrétiens au reste des américains, maléfiques, évidemment. Comme prévu, Tatiana Maslany est excellente dans cet épisode et dans ce rôle où elle peut s’éclater à jouer avec une folie encore différente de celles qu’on lui connaissait dans Orphan Black.

Après, si elle s’éclate, je ne suis pas encore convaincu par son rôle : elle a la carrure de saisir mieux que ça, non ? J’ai hâte de voir ce que la série réserve à son personnage, parce que pour l’instant, ce n’est pas exactement renversant. Les parents du petit Charlie sont évidemment dans le public et Alice les repère, parce qu’ils sont populaires dans les médias. De là à dire qu’elle fait de la récupération avec sa secte (pardon, son Église) qui paie l’enterrement, il n’y a qu’un pas.

Elle leur propose ainsi un rendez-vous privé où elle apprend à les connaître, jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par la police venue chercher le couple Dodson, soi-disant pour leur montrer des suspects potentiels. On sent bien qu’il y a autre chose de prévu…

Ailleurs en ville, nous suivons un homme noir qui menace sa femme avec un flingue. C’est très décousu comme début d’épisode, franchement, et il n’y a absolument aucun lien avec le reste de la série. En fait, c’est juste une bonne manière de nous introduire un nouveau personnage, l’officier Drake, qui m’intéresse déjà plus que Perry Mason, désolé pour les fans. Disons qu’il a plus la carrure d’un personnage que je pourrais vraiment aimer !

Il est donc embarqué par un voisin qui l’emmène dans l’appartement où il découvre les cadavres de l’épisode précédent – ceux qui ont eu lieu en plein feu d’artifice. Il est forcé de suivre la piste des gouttes de sang, mais il ne trouve pas le dernier corps, celui tombé de l’immeuble.

Il en parle tout de même à ses supérieurs, sauf qu’il y a un sacré problème avec eux : il s’agit des sergents du premier épisode, et notamment Ennis, le meurtrier, précisément. C’est légèrement problématique et la scène s’enferme inévitablement dans un racisme qui permet de faire taire Drake. Arf. Cela perturbe l’officier qui en parle à sa femme le soir même, mais il change tout de même le contenu de son rapport pour coller aux dires de ses supérieurs. Bien. Enfin, non, justement : pas bien. Il n’a pas vraiment le choix, cela dit.

En parallèle, on continue de suivre toujours plus de personnages avec une enquête qui patine et qui commence à soupçonner les Dodson eux-mêmes. On s’en doutait, c’est toujours par là que ça commence et bien sûr, Mr Dodson a des choses à cacher. La police a en effet découvert que le père de Charlie n’était autre que le fils de Herman Baggerly. Au moins, ça explique pourquoi il était introduit avec tant d’insistance.

Sans surprise, Matthew – c’est son nom – est arrêté par la police, sans que EB, son avocat présent pour l’interrogatoire, ne puisse rien y faire. Bien sûr, son arrestation se fait devant la presse et devant la pauvre Emily qui ne parvient pas à comprendre ce qui arrive.

Le problème, c’est qu’EB découvre assez vite que la découverte de la police est juste : Matthew Dodson est bien le fils d’Herman Baggerly. C’est gênant. Bon, ce n’est pas aussi gênant que Baggerly qui s’en prend ensuite à Perry, parce qu’il n’aime pas le ton que notre héros emploie avec lui. C’est l’occasion d’apprendre pour nous qu’il n’est pas un héros de guerre, mais juste qu’il a été relâché avec un ticket bleu, réservé aux noirs et aux homosexuels. Etonnant.

Malgré tout, Perry décide de retourner interroger Emily à la lumière de ces événements. La scène ne mène pas à grand-chose, même si j’aime bien la relation qui se tisse entre ces deux-là, qui permet bien de voir qu’Emily contourne certaines questions et lui cache des choses. Ce n’était pas aussi flagrant la semaine dernière.

Perry enchaîne donc avec une enquête de voisinage qui est bien plus intéressante : Mrs Trotter lui apprend ainsi qu’Emily n’était pas endormie mais qu’elle était au téléphone toute la nuit lors de l’enlèvement de son fils. Voilà qui change quelques circonstances de l’enlèvement : pourquoi mentir à ce sujet ?

La vie est tout de même bien compliquée pour Emily qui doit faire face aux affronts constants de la police et de la presse. Ces derniers sont sûrement les pires, franchement. Elle se rend alors à un déjeuner avec Della, dont elle s’éclipse pour passer un coup de téléphone. C’est exactement ce que Perry espérait en suivant Emily, de manière peu discrète d’après Della qui s’énerve de le voir, mais de manière assez discrète tout de même, puisqu’Emily ne se rend compte de rien. Perry en profite pour récupérer le numéro, donc, et l’adresse associée à ce numéro, pour mieux comprendre Emily.

La nuit, il décide de se rendre sur place et de s’infiltrer dans la maison, sans autorisation. Voilà qui n’est pas du tout risqué. Problème : tout ce qu’il trouve, c’est un cadavre avec une lettre de suicide disant qu’il ne pouvait plus vivre avec ce qu’il a fait… et qu’on peut en trouver deux autres à telle adresse. Ah. L’intrigue avance, donc.

Problème numéro 2 : en poursuivant sa visite de la maison de ce George Gannon, il trouve des lettres d’amour de la part d’Emily. Perry décide d’aller confronter Emily pour savoir de qui il s’agit exactement et il ne se comporte pas spécialement en gentleman avec elle : le fait qu’elle ose avoir un amant semble à ses yeux la rendre coupable du crime. Ah ben oui, évidement, George, c’est son amant. Enfin, c’était, parce que là, elle apprend sa mort.

C’est trop simple tout ça comme résolution, mais ça semble contenter Perry… jusqu’à ce que Della soit celle qui fasse remarquer que ça manque d’un vrai mobile tout ça. Après, l’avis de Della, tous ses collègues s’en foutent royalement, parce qu’ils préfèrent qu’elle réponde au téléphone en bonne secrétaire plutôt qu’elle ne défende leur accusée parfaite – et accessoirement plus ou moins cliente, tout de même.

Il y a bien sûr toujours autant de sexisme dans la série. Sexisme, racisme, je sais que ça se passe à l’époque, mais finalement, justement, quitte à faire un reboot, ça aurait pu être sympa d’en faire un plus moderne plutôt que de s’enfermer à cette époque aussi problématique. Je ne sais pas, je crois que je perds patience. J’ai du mal avec un certain nombre de choses dans cet épisode qui semblent être mises là gratuitement. Certes, Della comme Drake militent pour faire changer les choses, mais la représentation reste peu moderne. On touche là un vrai sujet de débat, je sais : on ne va pas s’empêcher de faire des dramas historiques parce que le monde a évolué… mais en même temps, je trouve qu’on a déjà encore assez à faire sur ces sujets-là pour ne pas toujours proposé des divertissements qui s’enferment là-dedans.

En plus, tout ça semble juste être une bonne excuse sans prêter à plus de débats ou évolution des pensées autour de ces questions… Ce qui, vraiment, est la partie que je trouve un peu odieuse : c’est uniquement se cacher derrière le passé en continuant de représenter ce qui ne va pas dans la société… pour le moment, en tout cas ! Wow, je me suis totalement éloigné du sujet de base-là, non ?

Pour en revenir à la critique, donc, EB est forcé d’insister pour défendre Matthew auprès de Baggerly. Le problème, c’est qu’il est accusé publiquement par la police d’être le kidnappeur de son propre fils. Cela commence à poser problème aussi pour l’Eglise de Sœur Alice qui n’apprécie pas bien d’apporter son soutien (financier, en plus) à cette famille s’il devait s’avérer que Matthew était le meurtrier de son propre fils.

Malgré tout, l’enterrement a lieu et est mené par Alice qui fait ce qu’elle peut pour soutenir Emily dans l’épreuve, alors que Matthew ne peut y assister. Bien que les circonstances ne soient pas censées s’y prêter, Alice est heureuse aussi de voir qu’elle a un nouveau public pour écouter son discours, avec une bonne partie des hommes importants de la ville. Elle en profite aussitôt pour improviser un discours expliquant que le Diable est en ville, sous la forme de ceux qui ont kidnappé et tué Charlie.

Quant au scénario et au montage, il se fait un petit plaisir à nous montrer qui elle désigne à chaque fois qu’elle parle du Diable en lui donnant un rôle différent dans cette affaire. Cela permet de découvrir les relations de tout le monde à l’affaire… Et ça ne plaît pas spécialement à la personne qui gère Alice dans l’ombre, qui voit bien qu’elle ameute les foules sans bonne raison.

L’épisode pourrait presque s’arrêter ici, mais non. Emily est alors arrêtée au beau milieu de l’enterrement de son fils, grâce à Perry qui a dénoncé son affaire. C’est du grand n’importe quoi cette arrestation publique qui l’empêche d’assister à l’enterrement, franchement. Reste un dernier problème : Perry pense finalement qu’Emily n’est pas si coupable, à cause de Della. Après tout, Emily est juste infidèle, ça ne fait pas d’elle une meurtrière. Sans blague.

Comme on est qu’au début de la série, on sait bien que l’affaire est trop vite réglée pour que ce soit le cas, en plus. Comme Perry, on se retrouve donc à avoir des doutes pour la suite, mais il faudra attendre une semaine de plus pour avancer, alors qu’il semble continuer de se chercher un autre travail alors qu’Emily est soutenue par Della, révoltée par son arrestation.

De son côté, Drake poursuit son enquête : il a raison de suivre son intuition, puisqu’il trouve évidemment des preuves de ce qu’il soupçonnait. Enfin, je pense : la série est en train de se constituer une tradition de cliffhanger aussi peu clair que possible, je crois.

> Saison 1

Perry Mason – S01E01

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.

> Saison 1


Spoiler

101

I mean that… That’s food.

Une série HBO ! C’est toujours un bonheur d’entendre la marque distinctive de la chaîne, surtout juste au tout début de l’été. Bon, je dis ça, mais la série commence par Jingle Bells, alors bon, on aurait pu trouver mieux, probablement. Comme je ne sais pas du tout de quoi va parler la série, je dois vous avouer en tout cas que le début était étrange à suivre.

Il y est question d’un échange terrible pour des parents désespérés, à raison : une mallette pleine d’argent en échange de la vie de leur fils, Charlie. Ils ne semblent pas avoir le choix de céder au chantage, mais comme ça paraît efficace, on est presque soulagés pour eux. Pourtant, dès le départ, je ne l’ai pas trop senti. Et ça ne manque pas.

En effet, ils récupèrent Charlie… mais le bébé est mort. Sacrée scène d’introduction ! Au moins, c’est marquant : les effets spéciaux sont excellents, on est directement plongés dans le passé avec les décors vraiment bien fichus et la série n’est pas timide. Elle nous montre ainsi le cadavre de Charlie et c’est terrifiant à voir. Les cadavres de bébés, toutes les séries n’osent pas, franchement.

Le problème, c’est qu’on est encore un peu sous le choc quand on découvre le personnage de Perry Mason, du coup. Et pour être tout à fait honnête, j’ai laissé l’épisode tourner sans trop accrocher aux premières scènes. Tout y est super sombre, ce qui a tendance à m’énerver dans les séries quand je les regarde en plein jour. Flemme de fermer les volets, mais difficile de savourer tout ça.

Si la série nous plonge bien dans son univers avec les décors, les costumes et la musique, je n’ai pas spécialement réussi à accrocher à l’intrigue. Il faut dire qu’ils n’explicitent pas grand-chose. On voit un cinéma, puis une autre scène marquante où Perry s’introduit illégalement dans une maison pour prendre en photo un certain Chubby alors qu’il est en pleine séance sexuelle avec une femme et pas mal de nourriture. Et comme on est sur HBO, on a droit au visuel de tout ça, dont je me serais bien passé.

Le lendemain, Perry rentre chez lui (j’imagine ?), loin de la ville, pour mieux que l’on découvre qu’il a des problèmes de loyers impayés. À ce stade, la série a surtout le problème de ne rien expliciter et de nous balancer des scènes qui n’ont pas encore de liens entre elles. Et comme en plus on n’a pas eu tant de dialogues que ça, on ne sait pas grand-chose des personnages.

Chez Perry, c’est étrange en tout cas : on est clairement dans une ferme – c’est même écrit dessus dis donc – en train de se faire écraser par un petit aéroport à côté. Du coup, ce ne sont pas forcément des problèmes de paiement, j’imagine ? En plus du côté des paiements, il doit avoir ce qu’il faut en vendant les clichés de Chubby ? Un avocat, E.B., semble même vouloir l’embaucher sur un cas, alors que Perry est dans un tel état qu’il ne donne pas envie de l’embaucher. De toute évidence, ils sont de vieux amis – et la suite nous apprend qu’ils sont collègues.

Le lendemain, encore, Perry se rend vendre ses photographies et l’on découvre qu’il s’agissait d’une commande, faite par le producteur de la starlette avec qui Chubby couchait. Ah ben c’est merveilleux ça, ça lui permet de négocier plein d’argent, même si ça ralentit le rythme des négociations, évidemment. Perry Mason enchaîne avec une visite à la morgue. Son but ? Changer de cravate en fouillant dans les affaires des cadavres, tout en parlant avec le coroner. Normal !

On découvre donc qu’ils sont amis et que ça a l’air dans les habitudes de Perry de faire tout ça. Enfin, je ne suis même pas sûr que son nom ne soit déjà donné dans la série, honnêtement. Bref, ce n’est jamais qu’un détail. Sa journée continue au procès de Frank Dillon, où l’apparence de Perry, simple témoin, est plus remise en question que le criminel accusé.

Pourquoi pas ? Après le procès, Perry est donc énervé, mais il découvre que E.B. lui a envoyé une certaine Miss Street – Della – pour l’emmener vers sa prochaine affaire. La série commence à recoller quelque peu les morceaux à ce moment-là : sa prochaine affaire, c’est celle du couple Dodson, les parents du début d’épisode. Quant à Perry Mason, il se dit détective privé.

Il était temps de le dire. Je débarque sans avoir la référence de base de la série et honnêtement, c’est long comme début d’épisode, ça manque d’introduction (il est censé être avocat ?), avec aussi une galerie de personnages masculins hyper complète mais très peu de personnages féminins pour contrebalancer. En 2020, ça m’embête toujours de regarder des séries (ou des films, d’ailleurs) qui ne passent pas le Bechdel Test et qui se bornent à se contenter de l’assistante, quoi.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

Au moins, tout ça nous mène aux scènes qui sont censés attirer mon attention, avec le début de l’enquête de Perry Mason, dans la maison des Dodson. On y aperçoit aussi une photo de Tatiana Maslany, que j’ai hâte de retrouver dans ce rôle de Sœur Alice, inspirant beaucoup l’un des personnages masculins. En attendant, Perry rencontre Emily Dodson, la mère de ce pauvre Charlie, qu’elle a couvert de baiser avant même de se rendre compte que son fils était mort.

Bien sûr, l’affaire intéresse les médias et la police, mais la personne qui embauche Perry n’a certainement pas confiance en eux pour retrouver la piste de l’argent et surtout le criminel qui a tué Charlie. La scène entre Perry et Emily est un peu bavarde, mais ça permet de creuser un peu plus le personnage de Perry au moins : il a un fils lui aussi, de neuf ans, avec qui il n’a pas passé Noël car il était chez sa mère. La pauvre Emily n’est même pas au courant de tout cette partie de l’histoire, mais elle pleure tout de même de parler d’un petit garçon de neuf ans alors que son fils à elle est mort.

Cela n’empêche pas Perry de soupçonner les Dodson : l’enlèvement de Charlie est suspect et semble nécessiter la présence d’un complice pour être possible. Della ne croit pas trop en la piste accusant Emily et le fait savoir, mais nous ne sommes qu’au début de l’enquête après tout.

Ils ne passent pas encore la nuit à bosser là-dessus avec E.B., puisqu’ils sont la veille du Nouvel An. Perry passe sa nuit avec une certaine Lupe qui couche avec lui, en le faisant tomber du lit. Bon, ça ne choque personne apparemment, à part la vache de la ferme Mason. Après ça, on a le droit à une conversation entre Lupe – j’adore sa voix, ça ne sert à rien de le dire, mais je voulais le dire quand même – et Perry, mais ça ne mène à rien, à part qu’il lui dit sur quelle affaire il bosse et que ça ne la fait pas tiquer d’entendre parler d’un bébé aux yeux cousus pour qu’ils restent ouverts.

L’image me hante encore, je dois dire, alors je n’ose imaginer ces pauvres parents qui ont eu droit de voir ça. En tout cas, Perry commence son enquête en allant sur les lieux du crime, déjà transformés en attraction touristique, vu que l’affaire fait la une des journaux. Il y tombe sur des policiers, tout ce qu’il y a de plus cliché : il y a un gentil et un méchant. Le méchant veut arrêter Perry mais ne le fait pas, se contentant d’écouter et vérifier les informations qu’il lui donne.

Après ça, Perry se rend à la morgue, pour voir cette fois le cadavre du bébé et en récupérer l’un des fils qui a permis de lui coudre les paupières. Sérieusement qui peut avoir assez peu de cœur pour faire ça, hein ? En pleine lumière, le cadavre du bébé ressemble davantage à une poupée cependant, donc je suis reconnaissant à la série de nous proposer cette scène, c’est moins dérangeant maintenant qu’on a vu ça et qu’il s’agit d’effets spéciaux. Je commence à mieux comprendre cette histoire d’Épouvantard à ridiculiser pour avoir moins peur.

Cette charmante scène est suivie d’une soirée de gala où je suis surpris de découvrir que Red, la femme avec qui couchait Chubby, est une actrice que je connais bien, Madeline Zima ! C’est une bonne surprise de la retrouver, et je me dis que si elle est là, ce n’est sûrement pas pour un si petit rôle. L’espoir fait vivre. Décidément, il n’y a que des acteurs que j’aime bien dans cette série. En tout cas, la soirée ne se passe pas si bien pour Perry qui est là pour espérer se faire payer suite aux clichés de Chubby et Red.

Pas de bol pour lui, ce n’est pas comme ça que ça se passe : en fait, il n’est même pas payé la somme attendue pour les clichés de Chubby. Il est menacé, se fait voler les photos pour un dollar symbolique et a droit à une petite torture. Bonne année, hein ! Elle commence pour lui par un ami l’insultant, parce qu’il prend mal l’échec de Perry. Vraiment une soirée de merde, quoi. Il n’a pas le plus mauvais nouvel an de la série cependant : on retrouve le méchant flic pour découvrir qu’il n’apprécie pas de savoir que Perry est si bon dans son enquête. En fait, il rejoint un trio d’hommes pour faire le ménage en les tuant.

Vraiment, la série ne lésine pas sur son budget, avec un triple homicide qui finit par la mort du dernier homme sur fond de feu d’artifice.

Pendant ce temps, Perry rentre chez lui et tente de téléphoner à son fils, mais son ex refuse de le lui passer. Charmant. Il est soutenu par Lupe, qui le fait à sa manière et ne l’arrête pas quand il décide de détruire un jouet de son fils pour se passer les nerfs. Ben oui, bien sûr. J’ai du mal à accrocher à son personnage, là, surtout que la scène est interminable de longueurs en tous genres. Finalement, il passe la nuit à se mettre à retravailler sur l’affaire des Dodson. La musique est bonne pour ne mettre dans l’ambiance, avec un petit côté film noir, mais j’avoue ne pas avoir tout suivi à cette fin d’épisode qui semble marquer le lien entre plusieurs affaires pour Perry. Bon. Ca m’apprendra à regarder des reboots sans savoir de quoi il s’agit à l’origine.

> Saison 1

Perry Mason (S01)

Synopsis : Ce reboot nous plonge à Los Angeles en 1932 avec le cas d’une vie pour le personnage de Perry Mason, un avocat, au cœur de l’expansion folle de la ville, loin de la Grande Dépression qui frappe encore le pays.

000

Pour commencer, je vais être honnête, j’ai peur de ne pas aimer la série, parce qu’elle n’est pas du tout ma tasse de thé à vue de nez. Pourquoi je la regarde ? Parce que j’adorais Matthew Rhys dans Brothers & Sisters et que ça m’embête déjà d’avoir raté The Americans à laquelle je n’accrochais pas des masses (à l’époque, en tout cas). Bien sûr, je la regarde aussi parce que Tatiana Maslany est au casting, c’est évident. Sans ces deux acteurs, j’aurais passé mon chemin directement.

Est-ce que l’amour de deux acteurs peut être suffisant pour accrocher à la série ? Probablement pas, mais j’espère une bonne surprise malgré tout ! Je sais que la série d’origine avait plutôt bien cartonné et j’ai confiance en ces acteurs : ils sont assez malins pour faire de bons choix de carrière.

Reste à voir maintenant si la série sera agréable à suivre pour un nouveau téléspectateur, qui ne sait rien de l’origine et qui n’a pas envie de se renseigner plus que ça sur celle-ci, histoire de se conserver des surprises. Un ancien succès est-il destiné à le redevenir ? On le saura vite, si j’arrête de blablater !

Note moyenne de la saison : 15/20

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.
Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.
Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…
Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…
Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

Voir aussi : Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

Voir aussi : Gayle Rankin (#99)

Chapter 7 – 14/20
Le rythme ralentit à nouveau dans cet épisode, parce que c’est l’avant-dernier et qu’il ne faut apparemment pas tout résoudre tout de suite. Malheureusement, ça se sent un peu trop que l’on procrastine pendant trois quarts d’heure. L’avantage, c’est que le dernier quart d’heure est fort en révélations et rebondissements et que le dernier épisode devrait être beaucoup plus intéressant ! L’inconvénient, c’est que je me suis encore trop ennuyé devant celui-ci et que je baisse volontairement la note, même si j’ai aimé la fin.
Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.

Westworld – S03E08

Épisode 8 – Crisis Theory – 18/20
La saison 3 offre une jolie conclusion, qui pourrait à quelques minutes près être une fin de série. Tout est beau, du casting aux effets spéciaux, en passant par la réalisation, les chorégraphies, la mise en scène, l’écriture… Et pourtant, cette semaine encore, j’ai eu du mal à me plonger dans la série que j’adorais tant il y a encore quelques épisodes et qui est désormais excellente, certes, mais plus aussi innovantes. Elle se rattrape bien en cours de route, mais vraiment, il y a des passages qui me laissent sceptiques. Je serai quand même au RDV pour la saison 4, c’est évident !

> Saison 3


Spoilers

308.png

My path had led me here… to you.

C’est malin, franchement, de voir le dernier épisode avec 24h de retard après avoir tenu tout le confinement comme il fallait. Yep, ça aura vraiment été la série du confinement cette année, diffusée pile au début et jusqu’à la fin (théorique), c’est quand même fou comme timing. Bon, en tout cas, cette saison aura effectué un grand écart dans son contenu scénaristique, changeant totalement d’ambiance et de thématiques, pas toujours pour le meilleur à mon goût.

Pourtant, ça ne m’empêche pas d’être impatient de découvrir l’épisode et d’être bien content d’enfin le commencer, même si on repart sur un montage bien lent sur Dolores. En voix off, elle nous raconte qu’il n’y a qu’une fin possible, qu’elle écrira, alors que le montage nous résume toute la vie du personnage depuis la saison 1. Tout ça pour en arriver, de manière plus ou moins poétique, à son cadavre découvert par un homme, alors que Caleb s’est barré en mot.

Il arrive finalement à Los Angeles où il découvre une ville chaotique et désertée. La série a déjà fait mieux du côté des décors, mais bon, les plans restent très beaux grâce à une lumière sympathique de coucher de soleil. Sinon, Caleb continue de suivre toutes les instructions de Solomon. Cela le mène à la découverte d’un caisson dans un entrepôt, caisson qui contient un prototype de Dolores.

On est vraiment sur un prototype, hein, elle n’a que le visage, mais ça fonctionne drôlement bien avec de jolis effets spéciaux et une idée qui permet de les mettre en avant. C’est tout de même une sacrée chance que le robot possède un visage et des bouts de peau de Dolores bien pratiques, du genre sa main. Et Caleb a beau la ligoter, ce n’est pas évident de garder un robot prisonnier, surtout quand il s’agit de Dolores.

L’épisode reprend dans la lignée du précédent aussi en ce qui concerne Caleb, qui a donc déjà fréquenté des robots et n’est pas bien sûr de ce qu’il fait avec Dolores. Elle lui explique tranquillement qu’elle lui laisse le choix de libérer les autres. MOUAIS. Je ne sais pas pourquoi je n’accroche pas à ce duo… Leur relation amoureuse – sort of – ne prend pas sur moi, c’est énervant.

En tout cas, j’étais bien content de voir Charlotte débarquer pour s’en prendre à Dolores. Charlotte/Dolores n’est évidemment qu’un hologramme, mais elle se dit heureuse de la mort de sa famille, qui était sa faiblesse. Enfin, l’une de ses faiblesses. Son autre faiblesse ? Dolores. Elle n’hésite donc pas à s’en prendre à elle, même si ça se résume surtout en la mort de tous les hommes qui étaient prêts à aider Caleb, qu’ils voyaient comme un leader. Il ne sera pas resté leader très longtemps, hein ! En plus, Dolores se débarrasse de lui aussi vite qu’elle peut dans cet épisode.

De son côté, William est donc armé d’un fusil dont il n’hésite pas à se servir pour abattre Stubbs, alors que Bernard utilise son traditionnel bouton pour booster ses capacités et se souvenir qu’il est un robot badass. Finalement, William s’enfuit à l’arrivée du SFPD, Stubbs n’est pas mort et Bernard récupère une mallette de la part d’un vieil ami, lui transmettant aussi les coordonnées de Dolores.

Bernard embarque donc Stubbs dans voiture et se rend dans une banlieue super tranquille, loin de l’apocalypse du reste de l’épisode. Il se retrouve alors non pas chez Dolores, mais dans la maison de sa famille – ou plutôt de celle d’Arnold. C’est très clair dès que la fille ouvre la porte, mais les photos de Gina Torres nous révèlent tout. C’est alors une Gina Torres vieille qui débarque et ne reconnaît pas Bernard ; inévitablement. La surprise est totale, je ne pensais pas du tout qu’on reviendrait sur cette partie de l’intrigue abandonnée en saison 1.

Les effets spéciaux sont géniaux aussi, Gina Torres paraît vraiment vieille, c’est dingue. Et Helen nous sort toute une philosophie de vie bien sympathique qui explore l’intrigue Charlie qu’on a tous oubliée, non ? Je suis mitigé sur cette séquence émotions plus qu’autre chose. Après tout ça, Bernard décide de soigner Stubbs, affaibli, comme il peut.

William ? Pas de quoi s’inquiéter pour lui. Il ressuscite donc dans une tenue pleine de sang et tout le monde semble s’en contrecarrer pas mal. Cela est embêtant pour lui qui espérait apparemment reprendre le cours de sa vie comme si de rien n’était, espérant même récupérer tout son argent. Ce n’est pas exactement comme ça que fonctionne la vie, dommage !

Serac est quant à lui évidemment énervé de savoir que Dolores a pu s’échapper malgré le travail efficace de Maeve. Sa perle a été retirée par Caleb avant que Maeve ne puisse faire quoique ce soit et avant qu’elle ne soit récupéré par Serac, qui comprend que faire confiance à un robot n’était pas forcément la meilleure des idées.

En effet, il découvre que Maeve était au courant de l’existence de Caleb et qu’elle ne lui a rien confié. Ce n’est jamais qu’un détail qui n’empêche pas Maeve de se rendre à Los Angeles pour se confronter une fois de plus à Dolores, qui vient juste de se séparer de Caleb. Il n’y a pas à dire, la réalisation est impeccable, avec des scènes magnifiques à suivre. La chorégraphie est facile à suivre, les effets spéciaux sont efficaces, les décors choisis très bons. Bref, c’est un bon spectacle qui voit Dolores galérer à s’échapper.

Elle tue tous les hommes de main, mais est encore confrontée à Maeve qui se bat toujours aussi bien. Le problème, c’est que Dolores est désormais une version améliorée d’elle-même comme elle est un robot métallique plus qu’une humaine. C’est très gênant : elle parvient à mettre K.O Maeve bien rapidement, après lui avoir annoncé qu’elle était la seule robot fonctionnelle de Westworld. Selon Dolores, donc, tous les robots du parc sont une copie d’elle-même.

C’est une confrontation sympathique qui nous met finalement Dolores à terre lorsqu’elle est confrontée une nouvelle fois à l’hologramme de Charlotte/Dolores. C’est à peine compliqué tout ça. Cela permet à Maeve de se relever et d’embarquer Dolores auprès de Serac pour qu’il efface un à un l’ensemble de ses souvenirs. J’imagine que l’insistance sur la saison 1 en début d’épisode vient de là.

De son côté, Caleb s’enfuit donc et se planque au milieu d’une émeute. C’est un bon plan pour échapper à ses ennemis, mais pas vraiment pour échapper au danger, parce que ça semble craindre. Bizarrement, malgré le chaos ambiant dans cette apocalypse, la police travaille encore d’arrache-pied pour réprimer tout le monde.

Pire, Caleb parvient encore à se trouver des hommes de main parmi les outliers. Il est vraiment le leader d’un mouvement qui le dépasse, et qui, j’avoue, me dépasse aussi. Leur motivation m’échappe quelque peu dans cette scène où l’on voit Caleb voler un véhicule de police tout pépère alors qu’un de ses alliés se prend une balle. Oui, oui, un seul, il a après ça tout le temps qu’il lui faut pour papoter et se barrer. C’était gros, mais au moins, il est en sécurité le temps du voyage.

Il se rend au QG d’Incite où il a encore la gentillesse de laisser en vie des hommes chargés de le tuer. C’est fou. Il récupère ainsi une carte d’accès qui lui permet d’arriver au panneau de contrôle de Rehoboam, mais les choses sont loin d’être si simples. En effet, il est d’abord arrêté par un homme de main qu’il a du mal à tuer, avant d’être cerné par Maeve et les alliés de Serac.

Il sait immédiatement qu’il est foutu et se rend. Cela lui permet de découvrir que Dolores est foutue, mais aussi de rencontrer Serac, enfin. J’aurais aimé une confrontation Serac/Dolores, mais à défaut Serac/Caleb, c’est déjà ça de pris. En plus, Serac se moque bien de Caleb et de sa manière de faire tout ce que Dolores dit. Je trouve bien la manière dont Maeve puis Serac réduisent Caleb à ce qu’il est : une marionnette qui se pensait important.

Il finit par découvrir dans tout ça ce que Dolores attendait de lui : mener l’humanité à sa perte. Ce n’est pas exactement ce qu’il imaginait, il semble qu’il croyait vraiment que les humains allaient pouvoir survivre à tout ça. Hum. La meilleure révélation de l’épisode reste encore que Maeve découvre ensuite que Serac n’est pas ce qu’il prétend. Cela aurait pu venir plus tôt dans la série et je ne comprends pas pourquoi ça arrive si tard, ni pourquoi Maeve ne s’en est pas rendue compte avant…

Il est en effet révélé que Serac est contrôlé par une machine lui communiquant tout ce qu’il doit dire. Cela n’impressionne pas du tout Maeve, qui a toujours bien envie de retrouver sa fille. Pour cela, elle est donc prête à aider Serac à mettre la main sur la clé en Dolores… sauf que Dolores n’a pas de clé : juste un souvenir d’elle-même, dans un champ.

Serac est énervé et menace alors Caleb, avant de découvrir que c’est inutile aussi. Il ne veut pas se salir les mains et ordonne donc à d’autres d’aller le tuer, tout en s’assurant que Dolores sera effacée définitivement aspirée par Rehoboam.

C’est du moins ce qu’il semblait se passer. En fait, il est vite révélé que Maeve a menti : Dolores n’était pas seule dans le champ dans son souvenir… Ce n’était pas exactement un souvenir, mais juste un moyen de communiquer entre machines, pour partager avec Maeve ses rêves d’utopie où les robots pourraient vivre en paix dans le monde. Seulement voilà, elle aime bien les humains finalement : ce sont eux qui lui ont appris la beauté de la vie, les moments de joie, l’amour (charnel comme maternel)… What. The. Fuck.

308-22.png

Maeve finit donc par tuer un des hommes chargés d’exécuter Caleb, puis elle lutte enfin contre le bouton de Serac capable de la figer. C’était excellent à voir… jusqu’à ce que la série choisisse de faire quelques économies dans le noir. Quand la lumière revient, Caleb et Maeve sont les seuls encore debout. Dolores est morte, mais la rébellion passe alors en Maeve qui explique qu’elle veut laisser le choix à Caleb. Serac, pas encore mort, risque fort de ne pas être trop heureux de ce retournement de situation.

Quant à savoir pourquoi Dolores a choisi Caleb, c’est bien simple : elle l’a vu dans le passé, et il était un homme bon, bien qu’outlier. En effet, lors d’un exercice d’entraînement de l’armée avec des robots en civil, il a décidé d’empêcher ses camarades soldats de violer les femmes, dont Dolores. C’était un chouilla lourd comme scène, je crois que j’aurais presque préféré ne pas savoir pourquoi elle avait choisi Caleb finalement.

En tout cas, c’est alors la débâcle de Serac. Il comprend qu’il a perdu l’accès à Rehoboam et que le robot est désormais aux mains de Caleb qui peut en faire ce qu’il veut. Son choix ? Il détruit Rehoboam malgré les supplications de Serac et décide que l’ensemble de l’humanité a gagné le droit au libre-arbitre. Plus de super-machine pour contrôler les actions du monde, juste des choix humains. Soit.

Maeve s’en va donc avec Caleb, laissant Serac à ses regrets. Elle n’abandonne pas pour autant l’espoir de retrouver sa fille un jour, mais elle est OK avec l’idée d’attendre un peu dans un monde dévasté où chacun est libre de ses choix.

Bernard, lui, prend conscience qu’il avait mal jugé Dolores et qu’elle ne voulait pas la fin de l’humanité, finalement. C’est lui qui possède désormais les clés de la saison 4, dans la fameuse mallette du début d’épisode. Celle-ci contient un casque lui donnant accès à… Ben, on ne saura pas, il préfère piquer un somme apparemment, et se réveiller des mois plus tard, plein de poussière… Concrètement, il a accédé aux données de Delos, la fameuse clé que Dolores devait avoir selon Serac mais qu’elle n’avait pas. Il faudra voir ce que ça donnera !

De son côté, William poursuit, post-générique, sa quête de détruire tous les robots. Il se rend dans un Delos étranger, tue un garde et débarque dans le laboratoire sous-terrain où se trouve Charlotte/Dolores, avec toujours un bras brûlé pour se souvenir que l’humanité n’est pas si sympathique. Elle révèle à William qu’elle a fait une copie de lui-même, et cette copie n’a aucun mal à nous tuer William. ENFIN ! Dommage, il reste une version de William robot.

308-2.png

EN BREF – La saison était toujours de très grande qualité et dans l’ensemble, j’ai passé de très bons moments devant ces huit épisodes. Il n’empêche que je suis un peu moins convaincu par la tendance générale de la saison qui s’est trop enfermée dans des thématiques que l’on connaissait déjà et que l’on avait pu explorer dans d’autres séries.

La conclusion en est différente malgré tout, alors ça reste plutôt intéressant à suivre dans l’ensemble. En plus, avant son générique de fin, la série se débrouille pour nous proposer une véritable conclusion satisfaisante vis-à-vis de l’ensemble des intrigues. Pour une fois, même si l’attente sera longue, je ne sais pas si j’attendrai aussi impatiemment. On se débarrasse enfin de Dolores, mais je ne vois pas la série se poursuivre sans elle… or, je trouve que la faire renaître encore une fois serait mal venu.

En même temps, la série a encore mes personnages préférés debout avec Maeve et Charlotte, alors tout n’est pas perdu. On verra bien ce que donnera la saison 4, probablement dans deux ans. En attendant, je reverrai peut-être ces trois saisons. J’adore la série après tout, même dans ses épisodes les plus faibles…

308-3.png

> Saison 3