Here and Now – S01E02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 2 de la première saison d’Here and Now.

02.jpgÉpisode 2 – It’s Coming – 17/20
Dareh miyad.

Vous ne rêvez pas, on est lundi et j’ai déjà vu l’épisode. Tout finit par arriver, voilà tout. On reprend sur les parents en train de s’engueuler dans la salle d’attente du psy, principalement autour de l’histoire familiale inconnue de Ramon. Dans la pièce d’à côté, Ramon est honnête avec son psy à propos de sa mère, lui avouant au passage qu’il a entendu la femme lui parler dans une autre langue. Le psy, Farid « Fred », change rapidement de sujet.

Farid lui conseille d’arrêter la drogue et de dormir. Merci, on s’en serait douté sans lui. Malgré cette séance de psy qui tourne en rond et ne mène nulle part, Ramon se sent choisi et en parle à ses parents.

Greg, le père, va chez l’ophtalmo et apprend qu’il risque d’avoir une cataracte. Il doit se faire opérer dès que son assurance lui permettra, et ça le fait flipper pour le reste de l’épisode, plus que la condition de son fils. On découvre au passage que le couple fait l’amour tous les mercredis, mais pas celui-ci, parce qu’Audrey a trop peur pour Ramon. Et malgré tout, je ne peux toujours pas la piffrer, avec sa volonté de bien faire qui est juste épuisante et vouée à l’échec. Pour une psy, elle est franchement pas très maline.

De son côté, Kristen est en cours et a très clairement une MST. Que cela ne nous détourne pas toutefois du cours sur la Scarlett Letter, La Lettre écarlate. Grand classique de la littérature américaine, il permet surtout d’assister cours sur tout un tas de sujets intéressants qui en montrent l’actualité. Si le littéraire en moi aime voir les classiques rétablis pour ce qu’ils sont, la scène est surtout comique tant ça paraît mal écrit. Un enfant comprendrait vite que c’est surtout une excuse afin que les scénaristes déballent un gros débat féministe/raciste/tous les sujets polémiques qu’on peut caser dans un débat de société aujourd’hui.

Et c’est là que la série perd ses points : c’est trop gros. Toutes les intrigues proposées le sont pour créer le débat, hormis celle de Ramon (et encore, c’est discutable, vu qu’il est gay et se drogue, ça permet aussi des débats). On a vite compris que la série était ouverte d’esprit, et en faire trop sur le sujet finit par la desservir, car elle ressemble à une parodie. Mais bon.

En début d’épisode, Duc et Ashley passent encore tout leur temps ensemble, s’inquiétant pour Ramon plus que pour la dépression de leur père. Ils décident de l’inviter à dîner, juste pour passer du temps avec lui, mais ça ne se fait finalement pas, car il ne leur répond pas.

Ramon dérange décidément la sexualité de tout le monde dans l’épisode, car Ashley s’arrête aussi  de coucher avec son mari quand Kristen l’appelle. Juste au cas où ce soit à propos de Ramon, mais c’est à propos de sa MST.

Ashley accepte de s’occuper d’elle, car c’est à ça que servent les grandes sœurs. Quant à cette intrigue, elle sert à rapporter d’autres problématiques sociétales, avec l’avortement et les extrémistes « pro-life ». Bien sûr, Kristen perd sa patience avec eux et agresse physiquement l’un de ses agresseurs. Oui, ça fait plaisir à voir, mais non, ça ne se passe pas bien puisqu’elles sont arrêtées.

Continuant à dérouler la liste de tous les clichés sociétaux possibles, cette arrestation est suivie en détail, avec la création du dossier judiciaire de Kristen, mais aussi d’Ashley (qui n’a absolument rien fait). Si la policière (qui ressemble énormément à Holliday Grainger ; mais celle-ci n’était pas dans le générique, donc ça ne doit pas être elle) est super sympa avec Kristen qui prend tout à la rigolade, elle se montre ainsi hyper froide avec Ashley. Bref, on nous parle du racisme banalisé, envers Ashley qui se sent agressée alors qu’elle n’a rien fait.

Toute cette intrigue ne mène de toute façon nulle part car l’homme ne porte plainte, étant lui-même dans la merde judiciairement parlant pour avoir été présent sur les lieux alors qu’il n’avait légalement pas le droit. Kristen espère donc s’en tirer sans souci, mais c’est sans compter sur Ashley qui la force à tout raconter à leur mère.

Kristen finit donc par se confier à Audrey, qui est limite heureuse de savoir que sa fille s’est fait arrêter comme ses deux parents avant elle, mais qui trouve tout de même triste le fait qu’elle ait chopé la chlamydia. Oui, normal.

Ashley, elle, avoue avoir menti à Malcolm le soir de l’anniversaire de son père, en racontant qu’elle a ramené un mannequin à la fête ; et que c’est lui qui a refilé la MST à sa sœur. La scène d’explications entre Ashley et Malcolm est intéressante, surtout parce qu’il est évident que les deux s’aiment. Ce n’était pas gagné avec l’épisode précédent où Ashley était surtout centrée sur elle-même. Si Malcolm a du mal à lui pardonner, c’est surtout parce qu’il aimerait bien avoir l’occasion de s’éclater avec elle lui aussi. Bref, la drogue est banalisée dans cette famille, ce n’est pas nouveau. Quant à Ashley, elle décide d’arrêter de porter une perruque suite à son arrestation, encore traumatisée parce que lui a fait vivre la policière.

Pendant ce temps, Ramon continue de bosser sur ses jeux vidéos, car c’est là son boulot, et de coucher avec son mec, Henry. Il lui révèle un passé compliqué avec les ombres : quand il était bébé, Ramon se sentait poursuivi par les ombres. Oui, oui, normal, tu ne fais pas du tout flipper à raconter ça comme ça. Ramon se demande bien pourquoi son tout nouveau mec est si compréhensif avec lui, parce que c’est clair qu’il est tellement instable que ça donne plutôt envie de prendre ses jambes à son cou. Oui, mais Henry dit sentir le besoin d’être là. OK, OK.

Dans tout ça, ils passent leur épisode à poil, sauf quand ils ont les pieds dans l’eau, au pied d’une cascade, et que ça aurait une certaine logique qu’ils le soient. Si la scène est magnifique, elle ne sert franchement qu’à planter un sublime décor. Ramon et Henry finissent ainsi l’épisode à la belle étoile. Les rencards continuent, quoi, et Ramon est totalement sous le charme, à faire la liste de ses qualités avant de lui demander des défauts. C’est à ce moment-là qu’il apprend qu’une réunion de famille se prépare dans son dos pour savoir comment se comporter avec lui. Bien sûr, c’est Kristen qui l’en informe, parce que leur mère se comporte une fois de plus n’importe comment.

D’ailleurs, Audrey a aussi sa sous-intrigue perso parfaitement inintéressante dans le lycée de sa fille où un club pro-« race blanche » essaye de voir le jour. Si j’aime bien son intervention et ses explications sur les phrases commençant par « Je me sens » (un très grand classique des séries !), j’ai trouvé la scène grossière et beaucoup trop expéditive (pourtant, elle occupe un certain temps de l’épisode). Pas très intéressant.

Duc aussi n’était pas super intéressant cette semaine, alors qu’il y a du potentiel avec le personnage. Il obtient l’accord de publication de son livre, mais seulement si son père fait l’intro et accepte une nouvelle édition de son livre trentenaire. Bien sûr, en fin d’épisode, il n’en parle pas une seule seconde à son père.

En parallèle, on découvre aussi qu’il est le fils d’une prostituée et a souvenir de son enfance où il voyait sa mère coucher avec tout un tas d’hommes. Sa sexualité a lui en prend un coup : il couche avec tout un tas de femmes, mais fuit les relations sérieuses. On est loin de ce que sous-entendait Ashley dans le premier épisode où je pensais naïvement qu’il attendait le mariage – mais bon, la série n’a rien de conservateur, c’est noté.

Enfin, on termine le tour de cette famille avec Greg qui pète un câble sur ses étudiants, pour changer. C’est rigolo plus qu’autre chose, même si j’aurais pu m’en passer aussi. Il reprend le rôle de Simon pour sa prostituée ensuite, celle-ci s’appelant Famiko. Il l’appelle pendant qu’il fait nettoyer sa voiture, mais c’est à peu près tout. On notera tout de même que les nettoyeurs de sa voiture trouvent son sextoy et le mette dans la boîte à gants, ce qui aura forcément un impact dans la suite de la série.

On suit également la vie de famille du psy qui révèle être né le 11/11 et être curieux de comprendre comment son patient a su des infos sur lui (mais bon, à l’ère d’Internet, tout va bien). Il a aussi un fils, Navid, qui décide de devenir femme, et musulmane au passage. Oui, on continue de dérouler la liste de tous les sujets qui prêtent à débat. J’ai peur qu’à en faire autant, la série finisse par s’enterrer d’elle-même. Si c’est bien d’aborder tous ces sujets, c’est vraiment caricatural et pas très approfondi dans cet épisode. Finalement, ça ne donne pas envie de s’y intéresser plus qu’autre chose, surtout que quand c’est approfondi, ça paraît tout de même bâclé (il n’y a qu’à voir la thérapie de groupe d’Audrey).

Du coup, je me suis plus attaché aux tensions dans le couple de Farid, sa femme paraissant quand même extrêmement géniale. Farid, lui, se renseigne sur les « esprits poreux », de la même manière que Greg s’intéresse au « 11-11 » sur internet.

En fin d’épisode, Greg est hanté à son tour par ces nombres et décide d’aller à l’encontre de son GPS. Mouais, il faudra voir où ça mène. Ah, et bien sûr, la réunion familiale promise en cours d’épisode a bien lieu, avec Ramon qui se pointe en milieu et répète le discours proposé par Henry dans l’épisode : il ne veut pas aborder sa possible maladie par la peur. Intéressant angle d’approche pour cette intrigue.

En définitive, cet épisode dure une heure, et c’est long. C’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.

Retour à la liste des épisodes

 

Vus cette semaine #7

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1.  

Lundi

Les Bracelets rouges – S01E03 – 19/20
L’adaptation est définitivement maîtrisée avec des répliques bien senties et un scénario qui délivre toutes ses promesses grâce à des interprétations d’acteurs de mieux en mieux maîtrisées. On ne peut qu’accrocher à ces personnages et à la série qui délivrent toutes les émotions que l’on veut voir devant Les Bracelets rouges, avec autant de joie que de tristesse, de l’amour et de la maladie, le tout en équilibre. Bravo, tout simplement. Le plus de cet épisode ? S’attaquer aussi aux temps d’attente interminables dans les hôpitaux, et le faire bien avec le point de vue de tout le monde.
Les Bracelets rouges – S01E04 – 18/20
Toujours pas de fausse note dans cette saison avec un épisode qui prend le temps de s’évader quelque peu de l’hôpital. Cela marche très bien, avec une bouffée d’oxygène à la fois pour les personnages et pour la réalisation, qui rappelle que la vie continue en-dehors de l’hôpital, pour le meilleur et pour le pire. Le plus de l’épisode est cette fois de prendre le temps de développer le regard de la société sur les patients, mais aussi sur leur famille. Oh, et Sarah est de plus en plus attachante.
Counterpart – S01E04 – Both Sides Now – 16/20
Très franchement, il y a toute une intrigue de complot et de conspiration qui me plaît énormément dans cette série… Mais je suis totalement largué, avec des informations capitales balancées au compte-goutte l’air de rien et de longs épisodes où il ne se passe finalement pas grand-chose. Ce n’est pas tout à fait aussi prenant que je ne l’espérais, mais la qualité y est.
Here and Now – S01E01 – Eleven Eleven – 17/20
Je ne sais pas quoi penser du tout de cette série, mais l’épisode était bon à tendance très bon. Il y a clairement trop de drogue partout pour me plaire à fond et me donner l’impression que c’est une série dont je vais devenir totalement fan. En revanche, c’est une histoire qui m’a malgré tout gardé une heure avec des personnages que j’aime bien et sur lesquels je suis curieux d’en savoir (beaucoup) plus – particulièrement Ramon, Ashley et un peu moins Duc (mais je sens que ça peut venir, je suis intrigué par ses possibles histoires de cœur). La multiplication des personnages est une excellente chose qui permet un bon rythme, mais l’ambiance a tout de même l’air assez dépressive pour le moment. Rien à redire de la réalisation, bonnes découvertes musicales et beaucoup de questions ouvertes en fin d’épisode qui assurent que je reviendrais.

Mercredi

Black Lightning – S01E04 – Black Jesus – 13/20
J’ai trouvé cet épisode hyper décousu au niveau de ces intrigues et pas vraiment bien mené. Je ne me suis pas forcément ennuyé, parce que ça partait dans tous les sens ; mais ça partait tellement dans tous les sens que je n’étais pas spécialement à fond non plus. Et puis, la baston pour la baston… Heureusement que Jeff a une famille, sinon j’aurais probablement déjà abandonné à ce stade-là.
Another Period – S03E04 – The Love Boat – 16/20
L’épisode avait donc de très bons points (son guest & l’intrigue donnant son titre à l’épisode) ainsi que de bons gags. Pour une fois, tout le monde était présent. Pourtant, je continue de penser qu’il manque quelque chose, un grain de folie supplémentaire qui était là dans le premier épisode de la saison et a disparu depuis. Pas pour trop longtemps, j’espère.

Jeudi

The Magicians – S03E06 – Do you like teeth? – 19/20
Si ce titre spoile clairement la meilleure réplique de l’épisode, il n’y a pas à dire, la série est à son apogée cette année. Trois intrigues bien distinctes se partagent l’épisode et il est dur d’en préférer l’une à l’autre tant tout y est bien géré. Bon rythme, bonnes répliques, bons acteurs (Felicia Day en guest !), bon cliffhanger, que demander de plus ? Un soupçon de liaisons plus affirmée entre les intrigues et ça aurait été un nouveau 20 pour cette saison qui vole très haut dans mon classement !
Channel Zero – S03E02 – Father Time – 17/20
L’épisode est bon et apporte déjà quelques réponses, mais il me laisse aussi plus perplexe que la semaine dernière. Moins angoissant et malgré une structure d’épisode un peu hachée, il parvient tout de même à garder son ambiance maîtrisée du début à la fin et continue de donner envie de revenir (mais pas de manger, vous êtes prévenus).
Stargate Origins – S01E01 – 15/20
Difficile de se faire une idée précise en dix minutes : il y aurait du potentiel pour une histoire plus longue, mais tout semble être précipité. C’est définitivement un contenu bonus plus qu’une volonté de relancer la franchise, et c’est donc dommage d’avoir voulu le présenter comme un revival de la saga. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais ça aurait pu être tellement mieux que c’est frustrant. Quant au casting, on a connu mieux, justement…
Stargate Origins – S01E02 – 13/20
Aïe. Conformément à ce que tous les fans de Stargate pouvaient craindre, cette websérie ignore totalement les bases de la mythologie de la série et propose une aventure à sa sauce. Une aventure ? Difficile d’associer le sérieux de la franchise à des moments classiques d’une websérie manquant de budget (les effets spéciaux) ou de temps pour fournir une vraie qualité. Certains passages en deviennent risibles alors qu’ils se veulent dramatiques, et c’est dommage.
Stagate Origins – S01E03 – 16/20
Si toutes les bases la saga sont réécrites, il y a une bonne dynamique entre les personnages dans cet épisode et c’était déjà bien plus intéressant, avec une écriture qui trouve enfin son rythme et un gag post-générique qui nous rappelle que cette websérie ne se prend pas trop au sérieux. Peut-être que l’on finira par faire quelque chose des dix épisodes promis, qui, après tout, devraient mener tout ça à la durée d’un film.

Vendredi

SKAM France – S01E01 – 16/20
Dans les points très positifs, je note immédiatement la bande-son de la série composée quasiment de chansons que je connais et adore déjà, c’est un gros plus. Les acteurs sont bons et certains personnages déjà attachant, notamment Emma sur qui se concentre cette saison. Dans les points négatifs, je repère surtout une grosse intrigue bien clichée de l’ado hyper canon qui a tout pour réussir mais traverse une dépression avec en plus des parents absents. On est sur un cliché de la jeunesse dorée en perte de repère et sans parents et blablabla, et ça pourrait très vite me souler sur le long terme. À voir sur le long terme donc.
SKAM France – S01E02 – 15/20
L’intrigue avance et en arrive afin à ce qui était promis dans la bande-annonce. Après deux semaines, il serait temps, surtout qu’il y a encore beaucoup de choses de celle-ci que nous n’avons pas vu. Il y a des personnages attachants et d’autres que j’ai envie de claquer. Dans l’ensemble, je ne sais pas trop quoi penser de la série ; ce n’est pas mauvais, ce n’est pas excellent. J’aime énormément le côté interactif des comptes instagram à suivre, ça aide à s’attacher aux personnages.

Challenge Arrowverse

S02E12 – Tremors – 15/20
Après deux semaines de pause, je suis triste de reprendre sur un épisode aussi plat et banal. Ce n’est pas qu’il se passe rien, au contraire même, la fin de l’épisode se termine sur un triple cliffhanger ouvrant des pistes prometteuses pour l’épisode 13. Oui, mais avant ça, on est sur un épisode hyper classique, qui n’a pas réussi à garder toute mon attention du début à la fin.
S02E13 – Heir to the Demon – 17/20
Une bonne intrigue bien ficelée qui conclue sans prévenir un fil rouge entamé il y a un an, voilà qui était extrêmement bienvenue. L’épisode était ainsi sympathique à découvrir et remettait en question une grande partie des bases de la série, tout en s’engouffrant dans les nouvelles pistes proposées par l’épisode précédent. Tout avance vite et bien, mais il reste encore dix épisodes à la saison.

> Vus en 2018

Here and Now (S01)

Synopsis : Une famille contemporaine multi-raciale constituée du mari, de l’épouse, de trois enfants adoptés de Somalie, du Vietnam et de Colombie, ainsi que d’un enfant biologique voit ses liens être testés.

000.jpg

Pour commencer, le simple synopsis de la série m’aurait fait lever les yeux au ciel et passer directement à autre chose si nous n’étions pas sur une série proposée par Alan Ball sur HBO. Même si j’en ai détesté la fin, le duo est à l’origine de True Blood tout de même, donc ça mérite au moins le coup d’œil. En plus, il y a au casting Stéphanie de Grey’s Anatomy, une autre excellente raison de tester.

Je ne sais pas trop quoi en attendre – je sais en revanche que je n’ai en fait pas le temps de commencer une nouvelle série et que je ferais mieux de m’abstenir, mais c’est plus fort que moi. Si le synopsis part sur un drama familial, la présence d’Alan Ball à la direction et un autre synopsis lu ailleurs me conforte dans l’idée qu’on aura quelque peu du paranormal également. En plus, cette année 2018 s’avère pour le moment excellente dans tous les lancements de séries/saisons, au moins sur les premiers épisodes, donc je pars confiant. On verra si je fais bien.

Comme d’habitude, ci-dessous se trouve mon avis sans spoiler, et c’est en cliquant sur le titre que vous accédez à tous les détails de ma critique et au résumé de l’épisode. Bonne lecture !

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Eleven Eleven – 17/20
Je ne sais pas quoi penser du tout de cette série, mais l’épisode était bon à tendance très bon. Il y a clairement trop de drogue partout pour me plaire à fond et me donner l’impression que c’est une série dont je vais devenir totalement fan. En revanche, c’est une histoire qui m’a malgré tout gardé une heure avec des personnages que j’aime bien et sur lesquels je suis curieux d’en savoir (beaucoup) plus – particulièrement Ramon, Ashley et un peu moins Duc (mais je sens que ça peut venir, je suis intrigué par ses possibles histoires de cœur). La multiplication des personnages est une excellente chose qui permet un bon rythme, mais l’ambiance a tout de même l’air assez dépressive pour le moment. Rien à redire de la réalisation, bonnes découvertes musicales et beaucoup de questions ouvertes en fin d’épisode qui assurent que je reviendrais.
S01E02 – It’s Coming – 17/20
Cet épisode dure une heure, et c’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.
S01E03 – If a Deer Sh*ts in the Wood – 15/20
La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.
S01E04 – Hide & Seek – 15/20
Si la série est intéressante et en profite toujours pour poser de judicieuses questions et d’importants débats, elle est aussi vraiment trop bavarde et prend trop de temps à arriver aux scènes véritablement intéressantes. Le mystère s’épaissit néanmoins, et rien que pour ça, j’ai envie de poursuivre. La fin d’épisode a piqué ma curiosité, quelques scènes en cours de route étaient bien écrites, et ça me suffit pour tout leur pardonner et mettre une note un tout petit peu trop gentille par rapport à l’épisode.
S01E05 – From Sun Up To Sun Down – 16/20
La série repart sur de meilleures pistes, même si je reste très frustré par son mystère principal diffusé au compte-goutte dans chaque épisode souvent trop long. J’ai aimé dans cette heure presque complète les approfondissements psychologiques et la manière plus réussie d’aborder les sujets de société. Cela paraissait beaucoup moins forcé cette fois et ça apportait de vraies originalités, avec un travail qu’on ne voit pas assez souvent fait à la télévision. Quant à la famille mise en avant par la série, je les aime de plus en plus et accroche en définitive à plus de personnages que prévu, y compris à ceux que je détestais jusque-là !
S01E06 – Fight. Death. – 17/20
Je viens d’enchaîner trois épisodes, et j’en verrais bien un quatrième. L’ambiance de la série est particulière, le mystère n’avance tellement pas que je doute avoir des réponses un jour, mais c’est prenant et j’ai une sorte de fascination pour ces personnages et ces vies totalement décousues. L’écriture est réussie et aborde des thématiques que je n’ai pas l’habitude de voir dans les séries que je regarde : cette originalité suffit en fait à maintenir mon intérêt malgré les longueurs et problèmes de rythme de la série.
S01E07 – Wake – 15/20
Il n’est clairement pas facile de trouver du temps d’écran pour tout le casting et ça aboutit à quelques sous-intrigues vraiment décevantes auxquelles je n’ai pas accroché. L’ambiance de la série reste en revanche très prenante, avec une fascination étrange pour ces personnages et leurs failles. Je suis intrigué de voir où ça va depuis sept épisodes et je sors de cet épisode avec le même sentiment d’avoir vu bien plus qu’une heure de série (franchement, à 30 minutes, je croyais qu’on approchait de la fin). C’est tellement étrange.
S01E08 – Still Gotta Mean Something – 15/20
Je crois qu’il faut que je me decide à prendre conscience que je ne saurais jamais quoi penser de cette série, c’est comme ça. Ce nouvel épisode continue de partir dans des délires (pseudo) métaphysiques en abordant tout un tas de sujets de société. Il n’apporte pas de solution, ni de réponse concrète, mais des propositions, des ébauches, et c’est au fond tout ce qu’on en aura. Quant au mystère général, cette fois, il semble enfin avancer (pour mieux reculer, évidemment).
S01E09 – Dream Logic – 16/20
Non, mais non. Le problème quand tu t’attaches aux personnages de ce genre de séries à l’avenir incertain, c’est que tu te mets à flipper à chaque cliffhanger te rapprochant de la fin, et cet épisode ne déroge pas à la règle. L’épisode était aussi bavard que d’habitude et offrait de jolies avancées dans chaque intrigue, l’air de rien, avec des pistes de réflexion sympathiques, comme toujours. Plus qu’un épisode de longs bavardages après celui-ci et je ne sais pas si je suis prêt à dire au revoir à cette série, mais j’espère vraiment qu’ils feront en sorte de la conclure de manière satisfaisante. Cela me paraît quasi-impossible après cet épisode.
S01E10 – It’s Here – 17/20
Quelques réponses cryptiques et tout autant de larmes parcourent ce final qui n’a pas eu le temps de dire tout ce qu’il avait à dire, malgré de nombreux bavardages dans toute la série. Si cela peut servir de fin ouverte à la série, je me prends à espérer une saison 2, mais je sais que je suis bien seul au monde à la vouloir. L’univers et le casting de la série me manqueront en cas d’annulation, et c’est tout à fait le genre de séries qui gagnerait à être revue… mais je ne sais pas si j’en aurais la foi, l’envie ou la patience. En un mot,  étrange.

Here and Now – S01E01

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’intrigant pilot d’Here and Now.

01.jpgÉpisode 1 – Eleven Eleven – 17/20
Right now is all that ever exists.

La série commence par quelques flashs avec le son inversé, ce n’est pas du tout stressant. Il s’agit d’un rêve d’un jeune homme, apparemment, qui y voit une femme se griffer le visage sur la plage car elle assiste à quelque chose de choquant arrivant à Ramon. OK. On va faire comme si on comprenait quelque chose et se laisser embarquer par la balade en vélo de Ramon, le jeune homme qui rêve et qui semble draguer un serveur et pote.

Ramon reçoit un appel de sa mère et sa sœur Kristen, en route vers un magasin (Bingo) où elles achètent de quoi faire l’anniversaire du père (Bingo !!). Au moins, cet épisode n’est pas perdu. La famille semble bien allumée en tout cas, entre les rêves de Ramon et sa drague foireuse, sa sœur qui fume des joints et en parle librement à sa mère, elle aussi droguée dans sa jeunesse et apprenant à sa fille qu’elle prenait aussi du LSD dans sa jeunesse. Génial, quoi.

Loin de tout ça, nous assistons à une séance de psy de Lydia, une femme déprimée par la vie en général, mais qui aime son psy la faisant enfin vivre son existence dans le moment. Enfin, psy, il est révélé ensuite que Duc, c’est son nom, ne fait que construire la motivation. Loin de tout ça encore, nous assistons à sa sœur, une styliste, en train de descendre totalement son assistante et accepter de boire un verre avec Duc avant l’anniversaire de leur père.

Enfin, nous découvrons la vie du fameux père, jouant à Candy Crush (je crois, je n’y ai jamais joué – révélation de dingue, je sais) alors qu’il a des admirateurs pour son travail de psy. Il s’agit aussi de ses soixante ans, et il invite à la fête un de ses étudiants/admirateurs/on sait pas bien (finalement, on apprendra plus tard que c’est son assistant). Une fois que c’est fait, il retrouve une prostituée avec qui il a l’habitude de coucher au point qu’elle lui offre un sextoy pour son anniversaire. C’est du beau.

Cela n’empêche pas le perso de faire une crise de la soixantaine et de pleurer toutes les larmes de son corps dans sa voiture. Euuuuuké. Il continue ensuite sa déprime dans la douche où il vide le shampooing de sa femme, juste pour le principe. Tu parles d’un soixantenaire stable dans sa tête !

Lorsqu’on retrouve Ramon, c’est parce que sa machine de sport se met à buguer à 11 minutes et 11 secondes. Déjà que plus tôt son regard était attiré par la pendule qui indiquait 11h11, on comprend vite que la soirée sera intéressante à 23h11.

Il retrouve son nouveau mec, le vendeur qui semble s’occuper d’une laverie et lui fait faire un détour par le pressing où sa mère lui a demandé d’y aller. Après s’être acquitté d’une facture de 11$11, Ramon accepte de faire un détour par chez lui avec son nouveau mec avec qui il couche. C’est pour être de bonne humeur à l’anniversaire. Au passage, il s’informe aussi sur les gens poursuivis par « 11:11 », qui d’après internet sont des gens avec une mission positive à accomplir. Voilà qui promet.

Bon, du coup Ramon n’arrive pas spécialement à l’heure à l’anniversaire de son père, alors qu’il devait y être en avance pour que Kristen lui parle de son nouveau hobby de faux compte Facebook pour draguer et de la drogue qu’elle enchaîne à tout va. Merveilleux. Sans trop de surprises, ils se mettent alors à se droguer ensemble et se raconter leur vie.

Je reproche juste à la série de me faire galérer avec les prénoms, pour le moment. Ashley, la styliste, retrouve son frère Duc (le « psy ») à qui elle ramène un top model… alors qu’elle est mariée et a une petite fille dont Malcolm, le mari, s’occupe. Elle jure à Duc qu’elle n’a pas l’intention de coucher avec. Cela ne l’empêche toutefois pas d’être un peu garce avec Duc, qui semble avoir choisi de rester puceau. Leur relation est top, à s’engueuler en permanence et continuer la conversation comme si de rien n’était.

Ils se droguent ensuite alors que Malcolm arrive en avance et est traitée comme une merde par sa belle-mère. Quant à Duc et Ashley, ils racontent leur vie au top model, et ce n’est pas rose : leur enfance d’enfant adopté est loin d’avoir été merveilleuse. Ils ramènent malgré tout Randy à la soirée qui mélange tout le monde à l’américaine.

Tout le monde, et surtout la terrifiante Audey, la mère de famille, ravie de rencontrer Henry, le rencard de Ramon. Duc et Randy passent leur temps ensemble, et ce dernier déprime qu’Ashley ne veuille pas coucher pas avec lui. Par chance pour lui, une fois que Kristen a fini de se droguer avec Ramon, elle a un énorme crush sur lui, alors que Ramon s’en prend à sa mère beaucoup trop inclusive et gênante avec Henry.

Le père, Greg, est plus ou moins heureux de la fête, ravi du cadeau d’Ashley, beaucoup moins de celui de Duc. Audrey correspond quant à elle à tout ce qu’Ashley et Duc en disait plus tôt : elle veut juste faire une fête pour montrer à tout le monde qu’elle est parfaitement géniale, que sa famille est parfaite et qu’elle peut tout contrôler. Elle n’est pas au bout de ses peines avec la soirée qui vire au désastre.

En effet, Greg fait un discours révélant à tous sa dépression profonde, et Malcolm le filme. C’est beau et absolument gênant pour tout le monde, donc en tant que téléspectateur, c’est marrant, surtout que ça se fait en parallèle de la perte de virginité de sa fille, qui porte un masque de cheval tout du long. Terrifiant et tellement triste.

Il faudrait que le discours s’arrête, mais ça continue. Il faudrait que Randy ait assez de tact pour lui faire enlever le masque, mais il continue. Et Greg déprime tout le monde à son anniversaire. Heureusement, Ramon met un terme à tout ça, en entendant subitement un bruit confus et en voyant des flammes s’envoler des bougies pour former un « 11h11 ». Voilà donc le côté surnaturel que j’attendais.

Après la fête dont on ne saura rien de la fin suite à cette dépression collective et hallucination solitaire, les parents emmènent Ramon chez le psy pour savoir ce qu’il peut avoir. Le couple finit plus en thérapie de couple qu’autre chose. Audrey s’inquiète de la schizophrénie possible de son fils, d’autant plus que son frère à elle l’était.

Le pauvre médecin est débordé, surtout qu’Audrey veut vraiment tout contrôler et est insupportable. Ramon n’a pas spécialement envie de devenir un patient du psy… jusqu’à ce qu’il aperçoive une photo de la femme de son rêve du début d’épisode, qui s’avère finalement être la mère du psy. Et bim, cliffhanger.

Je ne sais pas quoi penser du tout de cette série, mais l’épisode était bon à tendance très bon. Il y a clairement trop de drogue partout pour me plaire à fond et me donner l’impression que c’est une série dont je vais devenir totalement fan. En revanche, c’est une histoire qui m’a malgré tout gardé une heure avec des personnages que j’aime bien et sur lesquels je suis curieux d’en savoir (beaucoup) plus – particulièrement Ramon, Ash et un peu moins Duc (mais je sens que ça peut venir, je suis intrigué par ses possibles histoires de cœur).

La multiplication des personnages est une excellente chose qui permet un bon rythme, mais l’ambiance a tout de même l’air assez dépressive pour le moment. Rien à redire de la réalisation, bonnes découvertes musicales et beaucoup de questions ouvertes en fin d’épisode qui assurent que je reviendrais.

Retour à la liste des épisodes

bonus 1111.jpg