Home for Christmas – S03E01 – The Restart – 20/20

Je surnote ce premier épisode parce que je suis vraiment ravi de retrouver le personnage de Johanne et l’ambiance de la série. C’est un retour hyper réussi. Tout ne se passe pas exactement comme je l’aurais voulu pour elle, mais vraiment, je retrouve l’ambiance qui m’avait plu, l’ambiance de Noël parfaite pour se dire que, eh, le réveillon est dans un peu plus d’une semaine… mais une ambiance accompagnée d’un regard critique acerbe et très réaliste aussi sur la société – comme quoi, c’est partout pareil en Europe. J’adore cette série et je suis heureux de la retrouver pour cette troisième saison !

Spoilers

Johanne décide d’organiser le réveillon chez elle avec toute sa famille ; même si elle est de nouveau célibataire (tristesse).

À 36 ans, Johanne est de retour, déguisée en rat et se sentant idiote. Oula. Ce n’est pas le début que j’attendais pour cette saison 3, mais j’achète. Évidemment que c’est en voix-off que Johanne nous retrouve pour nous faire un résumé de sa vie sentimentale chaotique. Je pensais avoir oublié bien plus de choses de la série, mais en vrai, j’ai réussi à réassocier chaque image à la péripétie qui correspondait. Je reste surpris de voir qu’elle a eu autant de mecs, car j’avais l’impression qu’il y en avait eu moins que ça au cours de ces deux courtes saisons.

Après, il y a eu le mec parfait et je pensais vraiment que la série nous présenterait aujourd’hui, cinq ans après, une Johanne épanouie dans son couple avec lui. Malheureusement, le choix fait est différent : si j’espérais à l’époque une saison 3 centrée sur un autre personnage ou juste une dynamique différente, ce n’est pas le cas : Johanne est de nouveau célibataire (on ne sait pas pourquoi, par contre) et se pense plus ou moins prête à retrouver l’amour. Ah. Elle a dit plus ou moins…

Comme en saison 1, on constate sa dépression très visible d’être déguisée en rat dans le spectacle de l’école de ses neveux et puis on repart en arrière. Il faut bien dire que l’image forte de Johanne à table et déprimée était plus efficace pour qu’on se reconnaisse tous en elle, mais admettons. De toute manière, ce n’est jamais qu’une image pour ouvrir la saison.

Nous voilà donc le 1e décembre et c’est le jour que choisit la famille de Johanne pour envisager le réveillon pour la première fois. Johanne leur assure à tous qu’elle aimerait les voir chez elle et c’est rapidement une affaire pliée, même si personne ne semble tout à fait ravis – il y a clairement de la surprise pour tout le monde.

L’ambiance de la série n’a pas changé : Johanne vit toujours dans un village totalement enneigé qui paraît tellement être un visage de Noël parfait. La petite vie parfaite est loin de l’être cependant : Johanne rentre donc chez elle pour découvrir que son évier fuit… et pas qu’un peu, tant qu’à faire. Elle se retrouve à devoir faire de la plomberie et à fouiller dans ses tiroirs de cuisine.

Il n’en faut pas plus pour nous lancer un flashback. Bordel. Un an plus tôt, elle était donc toujours heureuse en couple et son mec parfait était désormais bouclé et chef cuistot. Bordel, il est vraiment parfait en fait ? Ils se mettent même à parler enfant l’air de rien au détour d’une conversation ; parce qu’il se dit infatigable avec les enfants.

C’est là que le couple a commencé à déraper : il veut parler sérieusement d’enfants ; elle, non. Ils savent qu’elle n’en veut pas, mais lui espérait que ce ne soit pas quelque chose de définitif. Oh. Ils me font tellement de la peine. Il assure à Johanne qu’il veut des enfants parce qu’il est amoureux d’elle – c’est avec elle qu’il les veut. Voilà donc pourquoi elle est célibataire aujourd’hui.

Johanne se retrouve à devoir appeler un plombier à défaut de réussir à s’en sortir. Les nouvelles ne sont pas bonnes du tout : ce n’est pas réparable, il faut changer la plomberie. Pire encore, le carrelage est pourri en-dessous et il va falloir refaire une bonne partie de la cuisine. Elle peut théoriquement dire adieu à son réveillon.

Johanne étant Johanne, elle ne se désespère pas tout de suite. Elle fait appel à tout un tas d’artisans pour obtenir des devis. Ils sont rocambolesques, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle voit un peu de tout, des artisans horribles, crades, avides d’argents, clairement escrocs, etc. Bref, ce n’est pas mince affaire et elle demande en plus l’impossible avec des travaux à terminer en trois semaines. Il y a finalement un beau gosse qui accepte de lui faire les travaux dans les temps.

Il ne veut travailler que de nuit, le matin tôt ou le week-end. C’est clairement un taf au black, mais bon, admettons. Le type est drôlement parfait : il est prêt à commencer les travaux vite, ne demande pas d’acompte et il n’en faut pas plus pour qu’elle lui donne ses clés. Enfin, ses clés. Ce sont celles que XXX lui a rendu en partant. Se quitter en bons termes juste pour des enfants, quelle tristesse.

Une fois la promesse orale d’embauche effectuée, Johanne se rend à la patinoire de la ville et fait un bilan de ses possibilités sentimentales : ce n’est pas terrible, parce qu’à 36 ans, on est ni jeune ni vieux et on se retrouve à devoir les gérer les petits jeunes inexpérimentés ou les divorcés traumatisés. J’adore cette série. Elle réussit à viser toujours juste dans ces dialogues et dans son ambiance de Noël présente l’air de rien. C’est important de l’avoir.

Le 3 décembre, Johanne cherche aussi à obtenir une promotion. Au détour d’un entretien, on la voit être remise en question sur ses décisions, notamment parce qu’elle accompagne parfois des patients fumer. Et si Johanne affirme qu’elle compte arrêter les mecs, pardon, mais ce n’est pas la vibe qu’elle renvoie en croisant un collègue qui la drague un peu. Pardon, mais qui drague sa collègue et concurrente directe sur une promotion qu’ils visent ensemble ? Que le meilleur gagne, je suppose.

Elle reprend le travail après l’entretien d’embauche et rencontre Vera, une nouvelle collègue suédoise (eh, comme son ex) qui galère un peu avec le langage norvégien. Je trouve ça intéressant d’avoir ce petit point de vue culturel pour la série. À ce stade, vous aurez compris de toute manière que tout m’emballe avec cette série ; je suis fan. Vera a l’air drôlement sympathique en tout cas et Johanne ne met pas longtemps à sympathiser avec.

En fin de journée, Johanne passe voir son père pour prendre de ses nouvelles et parler de Noël avec. C’est l’occasion de découvrir qu’il est célibataire lui aussi, contrairement à sa mère qui s’est recasée. Johanne essaie malgré tout de partager sa bonne humeur avec lui. C’est Noël, vraiment.

Le lendemain, Johanne croise à nouveau Vera qui lui propose de venir boire un verre avec tout le service. Johanne n’est pas tellement motivée, n’a pas ce qu’il faut pour se changer et de toute manière, elle a plutôt envie d’une soirée tranquille ; là où Vera veut se faire plaquer comme une affiche au mur (portera-t-elle plainte pour coups et blessures ?) pour un mec qui l’embrassera jusqu’à ce qu’elle oublie son prénom. Bordel, c’est une image précise. J’ai un peu de mal par contre avec la suite de la conversation qui nous affirme que Vera est une petite jeune, contrairement à Johanne. Je suis nul pour donner l’âge des noms, mais pour moi, elles ont à peu près le même âge.

On, après, le truc, c’est que Vera veut absolument se faire un mec là où Johanne est en abstinence depuis une bonne année. Vera se moque gentiment d’elle et lui fait comprendre qu’elle va finir vieille fille – et il n’en faut pas plus pour qu’elle accepte d’aller à la soirée, prenant mal l’image de devenir une barjot. Eh. La culpabilité imposée par la contrainte sociale, c’est tellement ça.

Vera traine ainsi Johanne en boîte et, en vrai, Johanne passe une plutôt bonne soirée – jusqu’à ce que Vera galoche un type et oublie sa pote. Une soirée en boîte finalement. Je me reconnais tant à Johanne, bon, à la différence que la question de l’amour est réglée en ce qui me concerne. Enfin, pour l’instant, il ne faut jamais crier victoire trop tôt, je suppose. Bref, on s’en fiche de ma vie, on est là pour celle de Johanne.

Et Johanne croise, en quittant la boîte, son collègue qui vise le même poste qu’elle et essaie de la garder avec lui. Oh, on te voit venir jeune homme très beau, tu veux te la faire ! Mais peut-être aussi qu’il n’est pas qu’un chien et est un type bien. J’ai tendance à me méfier quand une série nous présente un personnage comme un peu trop parfait. En tout cas, Johanne refuse de rester et se dévalorise en sa présence, se disant assez vieille pour savoir qu’il faut partir… Mouais. Mauvaise excuse tout ça.

Le lendemain, Johanne retourne au boulot pour obtenir le résultat de son entretien d’embauche : elle est prise et obtient le poste, sous période d’essai évidemment. Je m’attendais à ce qu’elle ne l’obtienne pas, mais tant mieux pour elle, en vrai. Elle sera sous surveillance, bien sûr, d’autant que l’hôpital cherche à faire des économies et lui colle dans les pattes un certain Magne, dont le boulot est de quantifier ces économies justement. Je sens qu’on va le détester.

Bien sûr, au boulot, elle croise aussi son collègue de la veille. Erik, c’est son nom, est déjà au courant pour sa promotion et la félicite. Un vrai gentleman. On sent toutefois qu’il a envie de plus avec elle et il n’hésite pas à lui dire qu’il a peur de bosser avec elle parce qu’il pourrait tomber amoureux d’elle. Ma foi, il a l’air pas mal et très charmant.

Après, j’ai appris à me méfier en 32 ans de séries à mon actif (outch). La conclusion de l’épisode, déjà, nous indique en tout cas que d’ici quelques semaines, Johanne sera tombée amoureuse de quelqu’un. Alors ? Magne ? Erik ? … Vera ? We’ll see.

Home for Christmas (S03)

On en était où ?

Johanne avait enfin eu son happy ending alors je me demande bien ce que les scénaristes veulent nous raconter cette année. Enfin, en vrai, le synopsis du premier épisode dit qu’elle est prête à organiser la première fête de Noël directement chez elle et j’adore l’idée.

 Saison 1Saison 2

Ce que j’en attends

Difficile à dire après autant de temps ! Cela fait cinq ans que la saison 2 a été diffusée sur Netflix (en plus, j’avais enchaîné saisons 1 et 2 moi !) et ce retour surprise n’était pas du tout quelque chose que j’attendais. Par contre, dès que j’ai su qu’une saison 3 allait être proposée (y a genre 15 jours), je me suis dit que j’allais la regarder. Je me suis dit qu’un épisode par jour en mode calendrier de l’avent de Noël serait parfait : les deux premières saisons étaient des carrés de chocolat d’un calendrier – et ça se dégustait avec un chocolat chaud, d’ailleurs. Ceci étant dit, je n’avais pas réussi pour la saison 2 (j’avais bingewatché, puis programmé mes articles, je me souviens) et là ça m’amène au 23 parce qu’il y a huit épisodes. On fera comme si ?

Ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas le seul qui attendait impatiemment le retour de la série tout en étant totalement amnésique de ce qu’il s’est passé dans le dernier épisode : c’est bien simple, au cours des trente derniers jours, il y a tout de même eu une petite centaine de vues sur ma critique du dernier épisode de la saison 2. Eh, le public de la série est toujours là. Et c’est chouette.

J’attends en tout cas la même ambiance de Noël de la saison 3 : ce qu’il faut d’humour, une bonne dose de romance et la magie de Noël qui pointe le bout de son nez à nouveau. Les deux premières saisons avaient été un coup de cœur : j’en attends tout autant de cette saison 3… La magie peut-elle frapper deux fois au même endroit ? Le père Noël affirme que oui alors je me permets de croiser les doigts.

You – S05E10 – Finale – 17/20

C’est déjà la fin d’une saison qui aura su me tenir en haleine, clairement, et d’une série qui aura eu ses hauts et ses bas. Je n’en dis pas plus ici pour ne rien spoiler, mais si vous cliquez sur l’article pour le lire, vous saurez ce qu’il advient de Joe Goldberg et s’il a la fin qu’il mérite… La fin que nous méritons ?

Spoilers

Louise espère obtenir la vérité sur la mort de Beck. Vérité et justice, même.

You should have killed me better Joe !

Je ne pensais pas finir la saison cet après-midi car je voulais bosser, mais je n’ai pas réussi à m’arrêter. Et la fin de l’épisode précédent m’a fait hurler devant ma télévision comme ce n’était pas arrivé depuis un moment. Putain. Je suis faible, voilà, mais bien sûr que j’enchaîne sur ce dernier épisode dont le résumé sur Netflix est limite la promesse des prémices d’une nouvelle saison, encore.

Louise sauve donc Joe in extremis avec pour plan de le stopper plus tard : le voir mourir sans avoir toutes les réponses qu’elle cherche ne lui convenait pas. Laisser mourir Kate en revanche, ce n’est pas un problème ? Connasse. J’ai toujours dit que je ne l’aimais pas ! Ce début d’épisode révèle qu’ils ont bien réussi à s’échapper de New-York. C’est improbable, et pourtant !

La série continue de nous faire des petits pièges : nous les voyons s’échapper vers un bel espace vert où Louise pourrait facilement le buter. Elle se l’imagine, mais ce n’est pas le cas : pas encore. Elle veut savoir ce qu’il sait avant de lui offrir la fin qu’il mérite – quand lui se demande ce qu’il a fait pour la mériter. Les voix off se répondent de la plus chouette des manières.

En attendant que la police les rattrape inévitablement après les aveux de Joe, le couple envisage de s’échapper au Canada pour profiter un peu de la vie. Louise fait tout ce qu’elle peut pour vendre à Joe qu’elle est amoureuse de lui, et le pire, c’est qu’elle le fait quasiment sans mentir : il est toute sa vie et elle en a conscience. Comment survivre sans lui ?

Joe ne révèle toujours pas à Louise, en plus ! C’est dingue : il cherche à leur faire de faux passeports auprès de son contact habituel, mais aussi à s’arranger un moment pour parler avec Henry. C’est dingue. Et c’est dingue aussi que Joe et Louise parviennent à s’échapper de New-York sans être rattrapés. Le visage de Joe est tellement connu ! Ils prennent même le risque de s’arrêter à une station-service.

Évidemment, ils tombent là sur un flic : il ne voit pas vraiment Joe, mais il croise Louise et il s’inquiète pour elle. Il échange quelques mots avec elle, la laisse partir – et elle ne dit rien pour l’alerter, même si elle hésite. Elle tombe ensuite sur le livre de Beck, là, dans une station-service au milieu de nulle part. Eh, on a compris pour Beck ! Elle est tellement omniprésente cette saison, c’est dingue. Je sais qu’il faut boucler la boucle, mais tout de même. C’est un cadavre qu’on aura beaucoup, beaucoup vu au cours des quatre saisons, tout de même.

Et puis, alors que Joe emmène Louise dans un magnifique chalet qu’il a loué (ok, c’est peut-être même une villa à ce stade) avec on ne sait quel argent, moi, je me dis que j’ai envie d’un dernier épisode épique et que ça n’en prend pas le chemin avec un tel début. J’ai presque envie que tous les personnages meurent désormais.

Une fois dans la location, Louise comprend qu’elle a moins de temps qu’elle n’imaginait : elle a du mal à embrasser Joe avec passion, donc elle sait qu’elle ne peut pas coucher avec lui. Et elle sait que c’est ce qu’il veut. Coucher avec lui ou finir au fond du lac à côté de la location semblent être ses seules options à présent si elle n’obtient pas ce qu’elle veut de lui avant.

De son côté, il semble ne se douter de rien : il veut juste savourer la perfection du moment. Il a même des faux papiers : ils s’appelleront Ezra et Ella, et ils pourront voyager à travers le monde. C’est la fin parfaite qu’il imagine pour lui et pour son double de papier dans son roman. Louise en profiter pour le questionner sur son désir d’immortalité : ils ne pourront pas voyager éternellement. Elle lui confie sa peur de ne pas survivre dans son histoire, en plus. Il la rassure et ils partent ensemble pour une petite balade nocturne sur un lac.

Si ça fait très Disney comme ambiance, je ne suis pas naïf au point de croire que c’est si romantique que ça. Genre ils ne se font pas bouffer par les moustiques ! C’est bien beau cette histoire de Louise qui est le centre de son univers et c’est bien beau cette voix-off de Louise qui nous confirme qu’elle se sent toujours heureuse d’être aimée… mais bon. Ouais. Les scénaristes se servent des voix-off de Louise et Joe pour nous faire comprendre ce qu’il en est : Joe se sert de l’amour comme d’une arme, son obsession est évidemment attirante, ses yeux d’amoureux, bien sûr que Bronte/Louise/Ella craque à nouveau.

Mais au moment où il s’apprête à lui faire un cuni, Louise sort de sa transe : elle utilse aussitôt un flingue pour le braquer et lui demander comment il a tué Beck. Chapeau bas aux scénaristes : ils ont trouvé un moyen de conclure cette intrigue en mettant Joe en caleçon. Parfait pour les audiences, non ?

Pas parfait pour Joe, en revanche. Il est dépité de découvrir que son mensonge concernant Beck n’a pas convaincu Louise. Il est dépité de ne pouvoir se débarrasser définitivement de Beck. Et en même temps, Louise souligne qu’il a effacé Beck au point de prendre sa vie et sa voix en finissant son roman. C’est vrai : j’avais trouvé ça atroce qu’il écrive son livre, ça rendait ça encore plus triste. Il était temps que les scénaristes soulignent ce sadisme. Cependant, le plan de Louise est tout de même de lui faire rayer tout ce qu’il a écrit dans le livre de Beck et ça me laisse vraiment perplexe. En plus, désolé mais je n’aime pas Louise. Terminer la saison avec autant de temps à l’entendre ? Je ne suis pas fan.

C’est une bonne idée, bien sûr, d’avoir les voix off qui se répondent et ça fonctionne bien, mais ça n’empêche pas que je n’aime pas le personnage et que ce dernier épisode est bavard. Qu’elle le tue et qu’on en finisse ! Qu’elle arrête de l’écouter alors qu’il la manipule à lui faire prendre conscience qu’elle a peur de sa mort à lui – qui s’occupera d’elle ? qui s’intéressera encore à elle ? Il y a tant d’autres personnages dans cette série que j’aurais aimé revoir dans un épisode final.

En plus, Louise est trop gentille avec lui : elle le laisse encore décrocher le téléphone pour qu’il puisse parler avec Henry – son pote ayant fait en sorte de le mettre en ligne avec lui pendant qu’il jouait aux jeux vidéos. C’est toutefois chouette : si Joe veut rassurer son fils et lui dire qu’il n’a rien fait de mal, s’assurer qu’il vive sa vie et tout… Henry est plus malin que ça. La scène est horrible, bien aidée par les violons : Henry décide que les derniers mots qu’il dira à son père seront la vérité. Elle sort de la bouche des enfants. Teddy lui a dit qu’il avait tué Kate, et partant de là, Henry a pour derniers mots à son père : tu es le monstre. C’est ce que Love avait prédit en mourant, en plus. C’est la fin que je ne savais pas que je voulais, et le gamin joue sacrément bien en plus !

C’est terrible. Après tout ça, et exactement comme Louise, j’ai encore assez d’affection pour Joe pour être vraiment triste pour lui. Par contre, mais comment se débrouille-t-il encore pour être la victime après tout ça ? Louise décide de le livrer à la police, espérant bien sûr que le monde entier se réveillera face à ses crimes comme elle a réussi elle-même à se réveiller.

C’est une mauvaise décision. Elle pouvait le tuer. Elle l’avait en joue, c’était facile. Mais non. Evidemment qu’elle se penche pour prendre le téléphone, évidemment qu’il en profite pour se battre avec elle, évidemment que quand une balle se perd, c’est pour Louise. C’est si énervant.

Blessée, Louise décide de s’enfuir et de lui faire croire qu’elle est partie vers le lac. Joe la poursuit en caleçon, laissant le téléphone derrière lui. C’est assez peu crédible. Et puis, s’il est en caleçon dans la forêt (les audiences !), il n’en reste pas moins en bonne santé physique. Il a un avantage certain sur elle. En plus, Louise retrouve le téléphone, mais il s’est abîmé dans la bagarre. Elle ne peut appeler le 911 car la touche s’est cassée. C’est con, je sais. N’empêche que je trouve ça putain de brillant comme idée pour prolonger un peu l’action, mouahaha.

Louise parvient finalement à appeler les secours, au moment où elle saute par la fenêtre. Il finit par la rejoindre, sans savoir ce qu’il en est : il révèle qu’il a volontairement cassé la cheville de Louise pour la forcer à rester lui parler (évidemment, tant de mensonges !), puis avoue qu’il a tué Beck. Il compte même lui démontrer comment. Louise se défend et elle le fait bien, mais elle ne s’échappe que temporairement. Il parvient encore à la rattraper et l’étouffer, en l’étranglant au fond du lac. Goodbye Bronte. On n’a même pas sa voix-off à elle pour entendre à quel point elle se sent conne, ce qui suppose que ce n’est peut-être pas terminé pour elle.

Malgré tout, les flics sont réactifs apparemment : ils sont déjà là à organiser une battue dans les bois pour retrouver Joe. Toujours en caleçon, il est forcé de s’enfuir. Il parvient encore à tuer un policier, d’ailleurs, avec le poing américain de Louise acheté dans la station-service. Je m’attendais à ce qu’il récupère son uniforme, mais non. Il s’enfuit et c’est une erreur. Louise sort de nulle part et le braque avec un flingue (celui du policier ?).

Comprenant qu’il est fini, Joe demande à être achevé. Louise ne lui fait pas ce plaisir : elle refuse de l’achever, préférant qu’il se tape un procès. Il la force quand même en se jetant sur elle, mais elle ne tire pas un coup mortel. Il survit et est arrêté par la police, filmé avec une toute petite bite apparemment. Superbe.

Le montage final de la série nous révèle donc que Joe est tourné en dérision par internet et que son procès, messy, le force à se confronter à tout ce qu’il a fait. C’est Louise qui se charge de la narration en voix-off, parce qu’elle est plus à même de nous révéler ce que chacun est devenu (encore qu’il manque plein de personnages secondaires, en vrai), mais je trouve ça dommage. Eh, un ou deux épisodes sur le procès de Joe, ça m’aurait bien convenu.

Joe va en prison. Les autres ? Harrison sort de prison, Maddie n’y va même pas et le couple finit ensemble. La famille semble heureuse – elle est même enceinte de jumeaux. Kate a survécu, de manière bien improbable. Elle s’occupe toujours d’Henry et a la meilleure des vies. Elle devient l’agent de Marienne, qui cartonne mondialement grâce à son lien à Joe en vrai. Teddy transforme la compagnie de son père : elle ne fait plus aucun profit désormais.

Le livre de Beck ? Louise fait en sorte qu’il soit publié de nouveau, sans les modifications de Joe. Le livre a encore pus de succès, et je peux comprendre pourquoi. Dommage : elle ne connaîtra jamais son succès. Louise, elle, reprend sa vie et vit librement dans New-York, prête à poursuivre sa vie et devenir ce que la vie décidera d’elle.

MOUAIS. Gros mouais, ce happy ending même. La toute fin de saison – et donc de série – nous montre Joe en prison. Sans grande surprise, il y passe son temps à lire et est bien silencieux. La solitude, le silence, la prison lui pèse et il sait que c’est pour toujours. Il trouve que c’est infernal et il n’a toujours pas compris que c’est ce qu’il méritait en plus.

Joe finit en cage, ce qui est bien mérité… mais la conclusion est évidemment qu’il a un tas de fans qui lui écrivent et sont amoureuses de lui. Ou amoureux, d’ailleurs. Si j’espérais bien que Joe mourrait à la fin de la série, je dois dire que j’adore cette conclusion surtout pour ce qu’il dit : cette fois, il s’adresse directement à nous. La conclusion est simple à trouver : c’est ce que Penn Badgley dit depuis la saison 1. Le problème, ce n’est pas Joe Goldberg. Le problème, c’est la société qui tombe amoureuse de lui, le problème, ce sont les gens qui tombent amoureux de psychopathes, le problème, c’est nous. Et comme il nous parle, le dernier mot de la série est évidemment « you ».

J’aime cette conclusion. Elle est ô combien problématique : Joe n’apprend pas de ses erreurs, ne comprend pas le mal qu’il fait et est encore en vie pour recommencer un jour où quelqu’un voudra se faire du fric avec un revival. Pire encore : Joe continue de retourner le problème et de faire des victimes les coupables. La scène où Henry le traite de monstre était bien plus poignante et me restera davantage en mémoire, je pense.

Parce qu’en vrai, l’audience de la série est-elle vraiment coupable ? Allez, on en parlera dans un prochain podcast, probablement dans deux semaines.

En bref

C’est une belle saison finale, construite exactement comme il faut pour tenir en haleine tout du long et pour maintenir le suspense jusqu’au bout concernant le sort qui sera réservé à Joe. J’ai mes réserves sur plein de détails et de moments un peu illogiques dans la série mais, en vrai, j’ai dévoré cette saison qui, à mes yeux, a réussi à retrouver le ton de la première ; et surtout à fasciner à nouveau.

Que la conclusion soit une critique de cette fascination me convient. C’est facile, c’est vrai, on aurait pu/dû le voir venir, mais c’est efficace à défaut d’être parfait. De toute manière, il faut se méfier de la perfection : on a eu cinq saisons pour l’apprendre et je ne suis toujours pas sûr que la leçon soit bien enregistrée.

En attendant, la série touche à sa fin et une page se tourne : je crois que c’est la dernière série Netflix que j’attendais encore avec impatience ; c’est une survivante des séries pré-2020, une des rares qui me donnait des envies de bingewatch. Il y en aura d’autres, mais dans l’ensemble, quel plaisir ce fut.

Au revoir, Joe Goldberg… et en vrai, à bientôt je suis sûr – par rewatch ou par revival.

You – S05E09 – Trial of the Furies – 16/20

Et voilà, ce qui devait arriver arriva : ils finissent par manquer de temps et d’attention aux détails, ce qui fait que je suis quand même bien déçu par certains trous béants dans la narration ou la logique de ce qui se produit dans cet épisode. En fait, cela devrait être une bien mauvaise note, mais en même temps, le dernier acte de l’épisode prépare parfaitement le terrain pour le dernier épisode et a réussi à me faire sortir de mes gonds. C’est la preuve que je suis investi à fond dans cet épisode et cette saison.

Spoilers

Bien sûr, Joe file le parfait amour, mais il n’oublie pas la puissance de nuisance de Kate.

You should have killed me better Joe !

Bordel, je ne sais pas si Joe va survivre à la série, mais je vous assure que j’ai envie que Louise y passe. On commence ce début d’épisode avec la révélation qu’elle aimerait pouvoir vivre dans un château si elle pouvait aller vivre n’importe où dans le monde. Je n’ai aucune idée ce que je répondrais à sa place (probablement un cinq étoiles pour ne plus avoir à faire le ménage et la cuisine, cela dit), mais un château, sérieux ? Elle se prend pour une princesse, vraiment.

Joe sait toutefois que ce n’est pas encore envisageable pour lui d’envisager un happy ending tant qu’il ne s’est pas débarrassé des Lockwood. Il commence donc par s’en prendre à Harrison et Maddie en les faisant accuser du meurtre de Reagan. Il n’en faut pas plus pour ramener Kate à New-York, ce que Joe sait en traquant ses écouteurs. Bien sûr.

C’est bien joué de sa part, en plus : Kate n’a déjà plus envie de le tuer, car ça enverrait en prison Maddie et Harrison. Je ne vois pas bien pourquoi Maddie ne dit pas tout simplement la vérité à ce stade, parce qu’elle est déjà accusée du meurtre donc autant faire tomber Joe. Kate lui envoie un avocat, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi Maddie ne dirait rien. De la même manière : comment Louise peut-elle être si stupide ? Elle gobe que Maddie a fait tuer sa jumelle et que ça n’a rien à voir avec le psychopathe avec qui elle vit désormais. Sérieusement ?

Je vois bien qu’elle se laisse embobiner parce que Joe est excellent à s’occuper d’elle et faire en sorte que son livre puisse être publié, mais tout de même ! Pour ne rien aider, Joe est riche en plus, parce qu’il a son propre compte en banque. Du moins, c’est ce qu’il croit. En vrai, elle est assez puissante pour l’émasculer à distance. Elle vide son compte en banque, mais trouve aussi le moyen de le virer de la librairie et de l’appartement : la police installe des verrous et basta. Elle est la propriétaire des lieux, donc elle en a apparemment le pouvoir. Je sais que ce sont les USA, mais ça me semble un peu excessif : il a des affaires à lui dans l’appartement, tout de même.

Il passe le reste de l’épisode à essayer de récupérer ses accès en tuant Kate, tandis que Bronte, elle, obtient un deal pour l’écriture de son roman : on lui demande d’écrire son histoire, évidemment. Tuer Kate ? Pas évident : il est trop prévisible et se fait piéger comme un bleu par Kate qui envoie une doublure sortir de l’immeuble.

Dans les surprises de l’épisode, Kate décide de laisser son poste de PDG à Teddy. Le board veut un Lockwood à la tête de la compagnie et le reste de la famille est… problématique, dirons-nous. Elle est sûre qu’il fera un PDG parfait. Si elle le fait, c’est pour préparer le terrain au cas où son plan tournerait mal : elle kidnappe Joe et l’enferme dans la fameuse cage. Il ne pouvait en être autrement : Joe doit finir là-dedans. Son but est simple : avec l’aide de Dina, elle souhaite faire en sorte que Joe enregistre une vidéo de confession de tout ce qu’il a fait, histoire d’innocenter Maddie.

Au passage, elle trouve la bague de fiançailles que Joe a acheté pour Louise (mais sérieusement, il en fait toujours trop) et Dina précise à Joe qu’elle est prête à maquiller sa mort en suicide. Tout est déjà prêt, en fait. Voir Dina récupérer son pouvoir sur lui ? Un vrai plaisir qui se savoure. Cette saison est un régal.

Bon, bien sûr, il faut aussi en passer par une scène où Kate se confronte à Louise pour lui faire prendre conscience que Joe a tué Beck. Tout de même ! C’est la base, comment peut-elle voir les choses autrement ? Pourtant, ça ne fonctionne pas. Kate laisse Louise récupérer ses affaires et la laisse là. La rencontre tant attendue ne mène donc à rien en fait.

Pendant ce temps, au sous-sol, Dina papote avec Joe pour révéler ce qu’elle attend désormais de lui : des aveux pour le meurtre de Rhys, histoire de récupérer aussi sa vie. Même sa mère semble douter de son innocence puisqu’elle n’a rien dit pour se défendre. Ce n’est pas le cas de Joe : il cherche à diviser Nadia et Kate en insistant sur le fait que Kate est celle qui l’a aidé à mettre Nadia en prison, puis il lui assure que tuer quelqu’un dans la cage la hantera.

C’est bien tenté, mais ça ne marche pas. Kate revient avec une petite surprise pour Joe : Marienne est en vie (et chauve, on se cache comme on peut, je suppose – ou on est embauchée dans une autre série nommée The Last of us, au choix). J’ai du mal à croire qu’elle revienne – je comprends le besoin de le voir piégé, mais c’est un tel risque pour elle de revenir après trois ans ! Le pire dans tout ça ? Quand il voit Marienne, Joe recommence à vouloir la manipuler, en présence de Kate et Dina, oui oui oui. Il insiste pour dire qu’il était amoureux d’elle et qu’il a tout fait pour la sauver d’elle-même. Seulement voilà, Marienne assure qu’il a détruit sa vie, qu’elle est terrifiée pour la sécurité de sa fille à vie par crainte qu’elle tombe sur un « chevalier blanc » comme lui. Et c’est bien d’avoir Marienne pour lui ouvrir les yeux : non, il ne sauve pas les femmes, il les détruit. En fait, pour elle, c’est simple : il va mourir dans la cage et c’est tout.

Malheureusement, elle fait une erreur de base ensuite : elle remonte à l’étage où Louise tombe sur elle. Elles se parlent et ça mène à une scène terrifiante. Il serait temps que Louise ouvre les yeux : elle comprend que Marienne est avec Kate, de même qu’elle comprend (surtout) que Marienne est encore en vie. Elle affirme l’avoir cherchée avec Dom, Phoenix et Clayton. L’intérêt est pourtant ce que dit Marienne : elle insiste sur la perfection de Joe, qui a toujours les bons mots et sait manipuler à la perfection pour qu’on l’aime. Oh que j’aime l’idée d’avoir les différentes victimes du charme de Joe qui se rencontrent et se parlent. Marienne est forte, en plus, et elle sait parfaitement que reconnaître que Joe est coupable, c’est devoir reconnaître qu’on est moins intelligente que ce qu’on voudrait quand on est en couple avec.

La scène est bien écrite, sacrément bien interprétée et… Love me manque. On a eu Beck et Marienne, c’est très bien, mais Love, tout de même ! La série a trop vite tourné la page Love Quinn, je trouve. Louise s’enfuit en tout cas, perturbée par le discours de Marienne.

Au sous-sol, Joe comprend que Kate a décidé de le tuer quoiqu’il en coûte. Elle va le suicider et si elle doit finir en prison parce que la police comprend que c’est un meurtre, elle s’en fout : elle ira en prison et Henry ira vivre avec ses papas à Madre Linda. Ma foi. Si tout est prévu, Dina se révèle soudainement impatiente. Je suis un peu déçu : je ne vois pas pourquoi elle sort un flingue d’un coup. Qu’elle soit impatiente, OK, mais elle est trop intelligente pour décider de sortir un flingue et le buter de sang-froid comme ça. Kate s’interpose, évidemment.

Elles finissent par remonter à l’étage pour se mettre d’accord et Kate profite de l’appui de Marienne pour convaincre les deux autres femmes que c’est à elle de tuer Joe et d’aller en prison s’il le faut. Elle arrange toutes ses affaires et on pourrait croire que tout est bien dans le meilleur des mondes. Pourtant, et sans la moindre logique, il est soudainement révélé que Joe a prévu le coup d’être enfermé dans la cage. Il s’est mis une clé dans le bras. C’est trop, je trouve. Trop gros.

Ainsi quand Kate descend pour le tuer, elle trouve une cage ouverte et un Joe prêt à en découdre avec elle. Il parvient à faire en sorte que le flingue qu’elle a se retourne contre elle : elle finit inconsciente. Joe pense réellement s’en sortir cette fois, mais l’épisode a une autre surprise dans son sac : Maddie est libérée de prison car Harrison a avoué le meurtre. Elle téléphone à Teddy en confiant son plan de tout brûler et se rend à la librairie pour faire juste ça.

Oh, elle confronte Joe pour tenter de comprendre sa trahison, mais c’est en vain : il ne dit rien qui l’aide et elle ne le croit pas quand il affirme que Kate est encore dans la boutique. Maddie fout le feu, bien sûr, et elle se casse laissant Joe seul avec Kate. Et même si elle s’est fait tirer dessus, Kate a encore la force d’assommer Joe en le prenant par surprise. Personne ne peut plus le sauver à ce stade : même Louise quitte la rue où elle était après avoir téléphoné à Dom pour lui dire toute la vérité.

Joe, quant à lui, est surpris de découvrir que Kate a vraiment pris la décision de se sacrifier avec lui. Il confesse le meurtre de son père et, alléluia, elle reconnaît qu’elle était au courant. TOUT DE MÊME. Elle profite de leurs derniers instants pour enregistrer la confession de Joe concernant le meurtre de Reagan, l’envoyer à Dina et… voilà. Joe sombre petit à petit, parlant en voix off à une Louise qui ne peut l’entendre. Elle se rend compte de l’incendie dans la librairie, malheureusement.

Elle se précipite au sous-sol pour sauver Marienne, mais elle y trouve Kate et Joe. PUTAIN. NON. La série me fait la pire des trahisons : non seulement, Louise prend la décision de sauver Joe, ENCORE, mais en plus, ça se fait sur une chanson d’Olivia Rodrigo ? J’ai toujours dit que la série avait la meilleure BO possible et gérer ses choix musicaux, mais je REFUSE. Oui, ça m’a énervé. Le choix est parfait – Vampire, après avoir eu Louise qui en parlait dans la série, et puis, c’est une relation toxique – et la série réussit vraiment à m’investir à fond pour son dernier épisode. Pendant qu’Olivia chante, on voit Louise sortir Joe de l’incendie et on le voit lui demander sa main.

Putain. Elle accepte, elle accepte de se marier et de se barrer avec lui, mais la voix off change soudainement. Nous n’avons plus les pensées de Joe, mais celle de Louise. Et Louise a décidé de mettre un terme aux actions de Joe et probablement de le tuer au moment où il ne s’y attendrait pas. D’accord, mais laisse-le dans ce fucking incendie alors !