That ’90s Show – S01E06

Épisode 6 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.

Spoilers

Pour ses 15 ans, Leia doit se remettre d’une rupture amoureuse qui n’en est pas une.

Not a break-up.

Leia est tellement enfouie sous ses plaids et couvertures que personne parmi ses amis ne se rend compte qu’elle est là quand il s’agit de la critiquer. Il y a de quoi la critiquer franchement : elle est déprimée par ce qu’elle appelle sa rupture avec Jay – et qui n’en est pas une, vraiment. Je peux comprendre le cœur brisé, mais de là à regarder Beverly Hills toute la journée et à être en boucle sur Jay ? Insupportable.

Sinon, pour l’anniversaire de Leia, ses amis lui achètent… de la drogue. Forcément. Je ne trouve pas ça dingue, mais bon. En échange, Leia décide de leur offrir le repas – au moins à Ozzie et Gwen – pour les remercier de leur soutien. Non mais sérieux. Bien sûr, sur place, tous les adolescents sont là : Nate et Nikki s’embrouillent parce que Nate ne sait pas écrire le prénom de Nikki (euh ??), Jay et Serena ont un autre rencard. Il n’en faut pas plus pour que Leia les invite à sa soirée d’anniversaire.

Elle est insupportable, et se comparer à Brenda n’est pas la meilleure de ses idées, franchement. La série part en vrille totale avec une scène totalement méta où les acteurs nous font le générique de la Beverly Hills version pauvre, avant que Leia s’imagine des scénarios. Je trouve ça plutôt drôle, en vrai, c’est le genre de méta que j’aime habituellement… mais qui sonne bizarrement dans cette série. Pourtant, ils avaient tout ce qu’il fallait, y compris David. Non, sérieusement, ils assurent.

Le pire était encore à venir : Ozzie qui se prend pour un break-danceur avec un doubleur ridicule là ? Au secours. Je passe tellement à côté du personnage d’Ozzie, c’est un truc de fou. Après, il m’a fait rire quand même quand il assiste au combat de soutien-gorge entre Leia et Gwen. C’est déjà ça.

La conclusion pour Leia ? Il faut qu’elle agisse comme une bimbo blonde afin de reconquérir le cœur de Jay quand il viendra à sa soirée d’anniversaire. Pas de bol pour elle, Jay ne se pointe pas du tout sur place, la laissant à devoir supporter une soirée interminable.

Contre toute attente, Eric et Donna ne se pointent pas pour l’anniversaire de Leia. L’excuse utilisée n’est pas dingue, avec le camp spatial d’Eric, mais bon, admettons. Le budget de la série et le temps de l’épisode est passé ailleurs : c’est le retour de Bob ! C’est vrai qu’il est aussi le grand-père de Leia, après tout. C’est un vrai plaisir de retrouver cet acteur – et ce personnage.

Pour l’anniversaire de Leia, il débarque donc et dérange Kitty et Red plus que prévu : il ne croit pas que Kitty fera un bon repas ET il achète un cadeau super cher qui rendent aussitôt jaloux Red et Kitty. L’argent ne fait pas tout cela dit : Red achète un kit de bricolages à sa petite-fille, tout de même. Kitty, elle, fait tout ce qu’elle peut pour calmer Bob : elle utilise carrément des somnifères pour s’en débarrasser quand même.

Ce n’est pas suffisant pour que le grand-père rate les 15 ans de sa petite-fille, par contre. Il se pointe donc pour chanter la chanson la plus gênante possible sur sa machine à karaoké, sans même se rendre compte de la salacité des paroles qu’il utilise. J’avoue : j’ai rigolé, sur ce coup-là, plus que sur la blague avec Leia apprenant à se servir de talons ou conversant seule avec David de Beverly Hills.

La machine à karaoké n’est donc pas le cadeau préféré de Leia, et c’est un vrai bon point pour Red qui peut donc lui offrir son cadeau : la Vista Cruiser d’Eric. Oui, oui, il offre une voiture à sa petite-fille de 15 ans.

C’est du grand n’importe quoi, mais il y a encore pire. Serena passe le meilleur de ses anniversaires quand Jay se pointe chez elle après la fête pour s’excuser de l’avoir ratée. Il ne voulait pas se pointer avec Serena, ce qui est plutôt un bon point pour lui. Il a au moins l’avantage d’être plutôt malin, je n’aurais pas parié dessus !

Leia, quant à elle, tient sa promesse de se comporter comme une bimbo. Elle se jette sur lui et l’embrasse, ce qui fait que les deux finissent en couple (oui, adieu Serena, comme si de rien n’était) à faire un tour dans l’ancienne voiture d’Eric. C’est inattendu comme fin d’épisode, parce qu’à nouveau, les scénaristes précipitent un peu les choses entre Leia et Jay. Admettons, on est déjà à la mi-saison, après tout. Et comme c’est une mi-saison, il fallait aussi un cliffhanger : Jay et Leia se font arrêter par les flics…

That ’90s Show – S01E05

Épisode 5 – Step by Step – 15/20
Les clichés ont la vie dure dans les années 90 – et j’ai du mal à croire que ça se serait si bien passé à la télévision à l’époque – mais l’épisode fonctionne plutôt bien. On retombe dans l’humour de la série d’origine avec les nouveaux personnages ; les anciens ne paraissent pas trop envahissants ; bref, c’est positif et je passe un bon moment devant la série.

Spoilers

Kitty et Red découvrent l’ordinateur et internet.

One of us has to stay hip and current with the time.

Franchement, il n’y a pas photo : Kitty et Red sauvaient déjà beaucoup d’épisodes de la série d’origine, mais les revoir dans celle-ci confirme qu’ils sont géniaux. Pour cet épisode, l’intrigue qui les concerne les associe à Ozzie. Il y avait donc du boulot : Ozzie propose à Kitty de lui apprendre à se servir d’un ordinateur.

Les meilleures blagues de l’épisode tournent clairement autour de l’ordinateur et du changement que ça apporte dans la vie des deux grands-parents. Pourtant, Ozzie aide Kitty par pur égoïsme : il souhaite lui faire son coming-out, et tant qu’à faire, passer du temps avec elle lui donne des occasions. Il s’en confie à Leia, évoquant au passage… Les différentes étapes du coming out ?

Bon, c’était lourd, mais j’imagine bien ce genre d’intrigue dans les années 90 en vrai. Au moins, on en reste toujours au même stade avec la série : ils en font des caisses avec l’homosexualité d’Ozzie, ayant trouvé un sujet sans fin d’humour. C’est souvent lourd comme manière d’aborder la sexualité, avec un nombre de clichés incalculables… et ça m’a peu motivé de voir Ozzie faire son coming out une dizaine de fois avec des inconnus.

Peut-être que le problème vient du fait que c’est une étape qui est loin d’être drôle ? Je ne sais pas quoi en penser. Nous ne sommes plus tout à fait dans les années 90. Peut-être que le décalage temporel est finalement ce qui me pose le plus de problème avec la série, là où je m’y étais fait plus vite avec les années 70. Je n’ai pas vécu les années 70, et peut-être aussi que l’évolution de la société avait été plus lente.

Bref, pour en revenir à l’ordinateur, Red est complètement contre l’idée d’avoir un ordinateur, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’avec Internet, il est possible d’avoir des photos d’actrices, possiblement dénudées. Le gag final était d’autant plus marrant que Kitty n’en a rien à faire et demande à son tour à voir un acteur.

Sinon, Leia connaissant le plan d’Ozzie, elle fait son maximum pour lui venir en aide. Elle prépare donc le terrain pour sa grand-mère, en lui parlant de son ami qui a quelque chose d’important à expliquer à lui expliquer, quelque chose qui la sorte de sa zone de confort. Kitty imagine aussitôt que comme Eric, Leia lui parle d’un ami qui n’est autre qu’elle-même. Cela fait quelques références sympathiques à la série originale et on sent que si Kitty est bien calme devant Leia… elle panique totalement intérieurement. Ainsi, elle appelle aussitôt Donna pour la prévenir qu’elle est sûre que sa fille est sur le point de faire l’amour. C’est vraiment drôle, parce que c’est réaliste cette fois.

Donna débarque à nouveau dans la série, avec des préservatifs et tout ce qu’il faut pour sa fille, mais aussi des anxiolytiques pour elle. Pour protéger le secret d’Ozzie, Leia se met à raconter n’importe quoi sur ses envies de faire l’amour. Ozzie est tellement sympa avec elle qu’il en profite pour l’enfoncer. Cela coince Leia dans une conversation sur la sexualité avec sa mère.

La conversation était sympathique et renforce mon amour de Donna, ainsi que de la série, tandis qu’en parallèle, Kitty découvrait internet. Le bruit de la connexion Wifi ? Qu’est-ce que c’est génial de l’entendre à nouveau ! La nostalgie prend toujours. Finalement, Kitty est très calme quand elle apprend l’homosexualité d’Ozzie, reprochant plutôt son goût et son choix d’un canadien, parce qu’une de ses amies a eu une mauvaise expérience avec un canadien.

Je doute vraiment que ça puisse si bien se passer dans les années 90 pour un ado parlant à une grand-mère, aussi cool soit elle. La série n’avait sûrement pas assez de temps pour développer plus cette intrigue, mais bon, Ozzie est accepté, et hop, on peut passer à autre chose.

Pendant ce temps, chez les ados, le sujet du moment est l’utilisation gratuite d’un jacuzzi, repéré par Nate dans le journal. Nate a absolument envie de le tester avec Nikki, mais celle-ci n’a pas envie. C’est donc vers Jay qu’il se tourne, inévitablement. En parallèle, Jay et Leia continuent de se tourner autour de manière bien ridicule. Il est évident que Jay a totalement envie de sortir avec Leia, mais comme elle veut rester son amie, il est totalement bugué. L’humour est bon en soi, mais ça ressemble beaucoup trop à Kelso cette manière de buguer.

Jay est en tout cas en pleine dépression maintenant que Leia lui a fichu un râteau, alors il s’en confie à Nate au moment d’aller chercher le jacuzzi. Le jacuzzi gratuit ? Il appartenait à un vieil homme décédé noyé, mais dans un lac. Mouais. La grand-mère qui le vend en profite pour tester le jacuzzi avec Jay et Nate. C’était aussi ridicule que marrant, mais Marion, la grand-mère, finit par donner de bons conseils à Jay, avant d’être interrompues par sa petite fille révélant que Jay et Nate ne sont pas les premiers à tomber dans le piège de la grand-mère.

Tout cela permet au moins à Nikki et Gwen de s’entendre autour d’un joint… C’était lourd comme blague, mais ça mène à une scène marrante où les deux se mettent à essayer des vêtements et faire des shootings photos. C’est un peu gênant comme elles se ressemblent, d’ailleurs, parce que ça dit de mauvaises choses sur Nate, un peu. L’inceste, c’est pas ouf.

Par contre, Nikki et Gwen qui deviennent amies là… Désolé, mais ça donne l’impression qu’on passe à côté d’un couple lesbien qui serait génial. De manière prévisible, l’épisode se termine sur Leia qui se décide à avouer à Jay qu’elle est amoureuse de lui… pour mieux se rendre compte qu’il a réussi à tourner la page très vite. Il est en effet en plein rencard avec Serena, la petite-fille de la grand-mère du jacuzzi. On le voit venir à des kilomètres, mais eh, les comédies ont toujours eu un petit côté prévisible, non ?

That ’90s Show – S01E04

Épisode 4 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.

Spoilers

Leia pense non-stop à Jay… mais ne veut pas lui dire.

Seriously, you look like a wet hotdog.

Bon, alors, je sais qu’il n’y a que dix épisodes dans la saison, mais là, c’est vraiment abusé : on commence dès la première scène par nous expliquer que Leia veut un petit-ami désormais, et tant pis pour le féminisme (admettons, dans les années 90). Ce petit-ami qu’elle veut absolument ? Jay. C’est abusé, franchement. Ils ont eu UNE scène mignonne en quatre épisodes, faut pas abuser comme ça.

Ceci étant dit, ça permet de nous mettre en place un début d’épisode plutôt réussi car il permet enfin à chaque personnage des adolescents d’avoir un rôle mieux établi. Nate est ainsi complètement martyrisé par sa petite amie, Nikki porte clairement la culotte, Jay a ses meilleurs amis qui le conseillent. De l’autre côté, Leia a Gwen et Ozzie, qui continue d’être un cliché sur patte que je vais finir par détester s’ils continuent d’en faire autant sur son côté gay pas vraiment refoulé mais beaucoup quand même mais en fait non, jouons sur tous les clichés possibles. C’est too much, comme c’était parfois too much d’avoir Hyde en cliché du drogué. Au moins, ça, c’était cool. Ozzie, c’est problématique plus qu’autre chose, parce qu’avec le recul de vingt ans, ce n’est PAS un problème. La drogue, ça en restait un. Bref, je suis un vieux con, épisode 4.

De son côté, Jay se plaint donc à ses amis de la conversation qu’il a eu avec Leia – et du fait qu’ils ne se sont pas embrassés. Il a tout clairement un cœur tout mielleux d’un coup : il en avait envie, sans oser vraiment. Leia, elle, en avait envie, mais s’est presque pris un râteau. La conclusion pour les deux ? Faire en sorte que l’autre avoue en premier ses sentiments pour avoir le pouvoir dans la relation.

Quelle belle manière d’avoir une relation stable et pas du tout toxique ! Si Leia ne fait pas grand-chose pour convaincre Jay de lui avouer ses sentiments, ce n’est pas le cas de Jay. Le coup de l’huile était un gag clairement facile, surtout que l’acteur a clairement fait trop de musculation juste pour le bien de la scène, mais ça m’a fait rire à plusieurs reprises quand il glissait sur la voiture ou en prenant la guitare.

Par contre, il est dommage que Gwen et Nkki se retrouvent à se détester l’une et l’autre, parce qu’elles sont dans deux camps différents : Leia et Jay veulent tous les deux que l’autre fasse le premier pas, et elles font tout pour que ça arrive. C’est problématique pour les filles, mais plutôt que de faire alliance, elles paraissent très clichées à se tirer dans les pattes comme ça.

Bon, toute la série est fondée sur des clichés et des stéréotypes, après, et il y avait un bon humour dans ces scènes. C’était moins drôle du côté de Nate et Jay, par contre. On nous les présente comme co-dépendants et les gags autour de ces personnages n’ont pas réussi à me convaincre. Je veux dire, le coup de Nate qui prend l’huile de son pote en se frottant à lui ou de Nate qui décroche le téléphone pour se faire passer pour son beau-père médecin ? Vraiment pas ouf.

Le personnage de Nikki devient en tout cas bien plus intéressant dans cet épisode, même si c’est trop copié de Jackie pour être pleinement satisfaisant. Cela fait du bien de retrouver ce genre de personnage, on va dire. Ozzie continue quant à lui d’être trop cliché, mais ça mène tous les ados à une rave : Ozzie souhaite y aller pour se déchaîner enfin comme il le souhaite… Plus cliché, tu meurs.

Evidemment qu’il est oublié par ses amis au moment d’y aller. Le côté Home Alone de la scène était censé être sympa, mais ça n’a pas pris sur moi, par contre. En fait, il n’y a qu’un gag sur deux que j’aime vraiment, c’est problématique. À la rave, Jay a à peu près le même bonnet que moi, je ne m’y attendais pas. Il porte aussi un parfum bien particulier, et promis, je n’ai pas le même là par contre.

Les tenues pour la rave ? C’était très cliché, et très années 90… mais j’ai l’impression que ça n’a pas tellement changé en 2023 si on nous envoie des personnages à une rave – à part Ozzie, mais lui, il est toujours dans l’excès de tout. BREF. Sur place, Leia décide d’être plus mature que Jay et d’aller le voir pour qu’ils puissent enfin se parler.

Elle se fait évidemment avoir par Jay, qui refuse de parler en même temps qu’elle quand elle lui propose qu’ils disent en même temps ce qu’ils pensent de l’autre. Bon, c’est un truc d’ados vraiment tout pété, mais le gag fonctionne. On est vraiment dans l’ambiance sitcom avec ça, et j’aime bien. Le problème est donc que Jay refuse de dire à Leia qu’il l’apprécie.

Il a ainsi le pouvoir dans la relation, comme son père lui avait dit. Franchement, ça pourrait être lourd les blagues sur Kelso, mais ça marche encore à peu près. Rare d’entendre des gamins parler comme ça de leur père, ou pire, du père d’un pote, mais admettons. Je pense que ça ne marche que parce qu’on adore Kelso, sinon, ce serait hyper catastrophique.

La soirée se termine en compétition entre Jay et Leia : vexée de s’être faite avoir, elle décide de draguer tout ce qui bouge – et lui aussi. J’ai bien aimé la représentation de la rave, mais heureusement que j’avais activé les sous-titres pour cet épisode. C’était excellent d’avoir un peu de réalisme sur le côté « on n’entend rien de ce qu’il se passe », mais pas plus mal que ça ne dure pas éternellement.

En parallèle, on nous rappelle que nous sommes dans les années 90 avec les choix de films de Kitty et Red. C’est amusant, sans plus, et c’est bien quand Red rappelle à Kitty qu’elle n’a pas besoin de lui parler quand ils regardent la télévision. Pauvre Kitty !

En plus, quand elle peut enfin parler, c’est pour expliquer qu’elle est contente de voir que Leia souhaite trainer avec elle… ce que Red est loin de comprendre. Lui, il pense plutôt qu’elle va terminer par être une vraie psychopathe de serial killer. Kitty, la pauvre, va tomber des nues en apprenant que Leia est capable de lui mentir malgré leur super relation.

Elle s’en rend compte quand Red retrouve Ozzie prêt à partir à la rave… mais continue de refuser d’y croire, jusqu’à ce que Red torture Ozzie. La scène était plutôt marrante, parce que ça correspond bien à Red, même si c’est abusé de sa part de se faire avoir par le piège du « none of your business ». Sans surprise, Kitty s’avère bien meilleure à faire sortir les vers du nez d’Ozzie, en le complimentant sur sa tenue et ses… petites boules. Bordel, qu’est-ce que cette actrice est géniale !

La révélation que Leia est à une rave est loin de lui plaire en revanche, alors que ça menait à une bonne scène finale : Red retrouve Leia à la rave… quand Leia se frotte à lui dans l’espoir de draguer un mec devant Jay. C’était vraiment drôle et bien trouvé. Bien que forcément punie, Leia a tout de même le temps de parler avec Gwen avant de se faire engueuler par ses grands-parents… enfin, par Kitty.

Elle se découvre un vrai plaisir à jouer les méchants policiers, même si ça laisse Red jouer le bon flic. Mouais. Bien que punie (bis), Leia a encore la chance de pouvoir parler avec Jay, puni lui aussi. Il vient voir Leia pour faire le point sur leur relation, il recommence donc le compte à trois, et cette fois-ci il lui dit la vérité : il l’aime bien aussi… mais Leia préfère en fait rester amis avec lui.

Soit ? On découvre dans la scène qui suit, après l’avoir persuadé qu’ils ne devaient être qu’amis comme Chandler et Ross, que Leia est ravie d’avoir le pouvoir et d’avoir fait une Kelso à Jay… MOUAIS. Elle vient de débarquer à Point Place, faut pas abuser sur les références à la famille Kelso non plus. Et oui, bien que punie (ter), Leia peut encore organiser une fausse rave avec Gwen et Ozzie dans la cave. Qu’est-ce que c’est gênant ce personnage d’Ozzie, franchement.

J’aurais aimé avoir les mêmes punitions que dans les séries… Parce que Leia privée de Nintendo alors qu’on ne l’a jamais vu jouer depuis quatre épisodes là, bon.

That ’90s Show – S01E03

Épisode 3 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.

Spoilers

Leia aimerait un premier baiser, Sherri aimerait un dernier baiser.

Leia, I’m not going to kiss you.

Hello Wisconsin ! C’est très clair : la série n’a pas l’intention de se démarquer plus que ça de son ainée. On commence donc cet épisode par une énième scène mettant en avant Kitty. C’est génial car je l’adore, mais ce n’est pas comme ça qu’on apprendra à mieux connaître les ados au sous-sol. Bref, l’idée est de revenir sur le cliffhanger de l’épisode précédent.

Au moins, cela laisse peut de place au suspense insoutenable : Sherri est toujours en couple avec lui, hein. C’était obligatoire : il s’agit de Fez, et on ne se débarrasse pas de lui comme ça. Bien sûr, avant qu’on nous explique comment cela est possible, on laisse Kitty et Red chercher et découvrir l’identité de la star locale que Sherri a réussi à choisir.

On nous introduit ainsi un super spot publicitaire de Fez pour son salon de coiffure. Bordel, mais il est beaucoup trop drôle cet acteur. Une perruque et hop, il n’a plus rien de son personnage de NCIS et me fait rire à fond. Sherri découvre ainsi que ses voisins connaissent Fez, et c’est bien drôle. Kitty ne peut pas s’empêcher de s’en mêler, en plus, quand elle découvre que Sherri est avec Fez.

Elle comprend bien vite qu’elle n’a pas pu se débarrasser de lui, parce que chaque fois qu’elle lui envoyait les signaux pour rompre, il les contournait. Du pur Fez, quoi. Kitty se charge donc d’aider Sherri à rompre avec ce Fez qu’elle connaît depuis des années… et ce n’est pas si facile. Elle en profite pour se faire coiffer, bien sûr, mais aussi pour récupérer les potins. On apprend donc que Jackie a largué Fez pour Kelso en Jamaïque et Kitty passe d’un extrême à l’autre bien vite : voir Fez si amoureux lui donne envie de croire à nouveau à l’amour.

Voilà donc une Kitty qui se fait avoir et se retrouve à avoir envie de voir un couple Sherri/Fez. Sherri est loin d’en être ravie : elle obtient une vraie déclaration d’amour de Fez, ce qui la fait flipper à fond. Elle redébarque chez les Forman pour trouver une solution, et la solution, c’est Red, bien sûr. Voilà donc Red qui invite Fez chez eux pour lui dire que c’est terminé.

Fez comprend à tort donc que Red est sur le point de mourir, et… c’était aussi simple qu’efficace. Franchement, ces personnages continuent de me faire rire. L’accent de Fez est purement abusé, bien sûr, mais le personnage est trop culte pour que ça soit problématique, non ? Ses changements de ton, ses manières… même si l’acteur a vieilli, ça continue d’être efficace.

Et Fez continue de me briser le cœur à ne pas avoir de chance en amour… même si bien sûr sa réaction quand il apprend qu’elle a des enfants et quarante ans est loin d’en faire un personnage appréciable. Allez, il a de la chance, on l’aime déjà.

Pendant ce temps, la deuxième intrigue de l’épisode nous réintroduit le couple de Nate et… Je ne sais plus son nom, de nouveau. Les deux s’embrassent au point d’oublier le monde autour d’eux, et à nouveau, ça ressemblait trop à Jackie et Kelso. Je n’accroche pas du tout à ces deux personnages, j’espère que la série trouvera quoi en faire rapidement dans les prochains épisodes, parce que tous les gags autour d’eux, jusqu’à la réaction allergique aux lèvres, étaient bien trop lourds pour être réussis.

En attendant, les voir s’embrasser comme ça fait prendre conscience à Leia qu’elle n’a jamais embrassé personne. C’est la seule personne du groupe à ne pas encore avoir eu cette chance, ce qui la rend bien similaire à son père, je trouve. Pour la petite explication : elle a subi le même handicap que sa mère au collège, à savoir qu’elle était trop grande pour les garçons, puis un appareil dentaire horrible.

Cela mène à une Gwen qui lui propose d’aller au centre commercial pour trouver quelqu’un à embrasser, histoire que ça soit fait. Red dépose donc Gwen, Leia mais aussi Ozzie sur place. Cela mène à une bonne sous-intrigue pour Red : il s’achète un fauteuil relaxant. Le nouveau fauteuil de Red change tout à se personnalité. Il est beaucoup plus détendu et mort de rire… et le gag est tout simple, mais il a bien fonctionné sur moi. Bref, je continue d’aimer les anciens personnages plus que les nouveaux.

Il faut dire que les nouveaux sont pas mal clichés, donc ça ne simplifie pas les choses. Ozzie se retrouve donc avec un copain canadien pas imaginaire mais jamais présent, ce qui est énervant plus qu’autre chose. Vraiment, n’est pas Fez qui veut ; et ce cliché mal écrit passe mal. Dans les années 90, aucune sitcom n’aurait fait cette intrigue comme ça ; je trouve donc qu’on perd un peu du sel de la série d’origine, qui était de copier les codes des sitcoms de l’époque. Le petit-ami imaginaire pourquoi pas… Mais le petit ami imaginaire gay ? Je ne sais pas, ça semble forcé. J’imagine qu’Etienne, c’est son nom, finira par débarquer à un moment ou à un autre, et ce sera bien.

En attendant, Leia harcèle tout plein de mecs pour réussir à en embrasser un… en vain. Gwen, bien sûr, a moins de mal à se trouver un mec à embrasser. Elle rencontre donc Kevin et réussit à l’embrasser sans le moindre souci, pendant que Leia galère. C’est frustrant, on passe à côté de la possibilité d’un joli couple lesbien entre Gwen et Leia pour le moment – en 2023, c’est ce qu’on nous sortirait. En 90 ? Beaucoup moins. Cela n’empêche pas que c’est frustrant, et que toute cette intrigue pour embrasser un garçon au supermarché, là.

Et ce n’était pas si drôle ? Je veux dire, ça serait passé dans les années 90 le côté je poursuis le mec pour l’embrasser, mais en 2023, c’est problématique, tout de même. Ah, c’est mon troisième épisode d’une série sortie en 2023, d’ailleurs, c’est un point du Bingo Séries, yay ! Tant pis si ça reste aussi problématique qu’il y a 30 ans ? Bon dieu, je vais avoir trente ans bientôt et me voilà en débat interne sur une série qui utilise le harcèlement sexuel comme humour parce que c’était normal dans les années 90. Après tout, la série d’origine faisait bien se droguer des adolescents (et celle-ci continue), c’est tout aussi problématique. La différence tient dans le fait que je trouve ça moins drôle de rire de harcèlement que d’ados qui font une connerie en étant consentant. Je suis un vieux con, c’est tout ; je sais que ça passait sans problème ce genre de trucs dans les années 90 (j’y étais)… mais nous n’y sommes plus et pourquoi être nostalgique de ce genre de choses, du coup ?

Leia rentre en tout cas dépitée chez elle, mais elle peut compter sur les bonnes idées de Gwen pour trouver une solution : persuadée que Leia a tout ce qu’il faut pour séduire, elle lui propose tout simplement d’embrasser Jay. C’est une manière un peu lourde de nous embarquer dans ce qui sera inévitablement un ship à venir, surtout quand ça passe par des gags pas si drôle critiquant un type à la piscine (mais pourquoi ?).

Cela dit, c’est efficace : la scène entre Jay et Leia était toute mignonne. Jay refuse pourtant de l’embrasser, parce qu’il la trouve trop cool pour ça et qu’il préfère un vrai premier baiser si ça doit se faire. Après avoir passé trois épisodes à la draguer, il a donc la classe d’attendre que leur premier baiser soit un vrai, ce qui est plutôt cool comme message à faire passer. Bon, je ne suis pas sûr que les scénaristes cherchent un message à faire passer après, parce que ce qu’ils font est horrible sinon.

Leia finit par aller embrasser le type qu’elle a harcelé au centre commercial, sans son consentement bien sûr, et c’est présenté comme quelque chose de cool. J’aurais pensé qu’elle se ferait exclure une deuxième fois du centre commercial, mais non. Et en plus, elle le fait uniquement parce qu’elle a gagné confiance en elle grâce aux paroles de Jay – qui sont les mêmes que Gwen.

J’ai l’impression que la série passe à côté de certaines choses… mais en même temps, c’est censé se passer dans les années 90, et ça serait passé crème comme intrigue. Une fois de plus, heureusement qu’une adulte était là avec ces ados : Sherri est celle qui a réussi à me faire rire.