Précédemment dans Manifest (récap saison 3)

Salut les sériephiles,

Cinq ans après la disparition de leur avion, les passagers du vol 828 sont de retour – sans avoir vieilli d’un seul jour. Le début de la série paraît bien loin désormais qu’on est parti dans un délire mystique bien plus important. 313-2 ManifestPas étonnant d’avoir vu la série être annulée, donc, parce qu’il fallait s’accrocher sur la saison 3 dont la qualité n’était pas toujours au rendez-vous.

Voir aussi : J’ai tout oublié de la saison 2 !

On ne va pas se mentir, Manifest n’a pas tout à fait ma priorité aujourd’hui, parce que j’ai d’autres séries à rattraper avant et parce que certains épisodes diffusés cette nuit aux USA m’intéressaient davantage. Pour autant, je ne peux pas faire comme si la chaloupe (ou le lifeboat, en VO) n’était pas de retour, alors voilà un rapide résumé de la saison 3 pour tous ceux qui souhaiteraient se lancer dans la saison 4 dès ce soir. Courage à vous.

Ce matin, Netflix a décidé de diffuser les dix premiers épisodes de la saison 4 – qui en comportera 20, donc non, la série n’est pas encore terminée et dix épisodes supplémentaires sortiront plus tard ! – et les passagers du 828 ont encore beaucoup à faire avant d’obtenir une conclusion qu’on espère satisfaisante. La saison précédente se terminait tout de même par le meurtre de Grace, qui était assez inattendu : Angelina revenait chez les Stone pour kidnapper Eden après avoir enfermée Olive et poignardée Grace. 313-3 ManifestOn ne doute pas qu’Olive saura être chiante à culpabiliser, mais elle devrait voir son attention être rapidement détournée.

En effet, la toute dernière scène de la saison 3 voyait Cal se pencher sur le corps de sa mère. Plus tôt dans l’épisode, il avait disparu en touchant un morceau de l’épave. Son retour était donc surprenant, bien qu’annoncé. Ce qui n’avait pas été annoncé, en revanche, c’est que Cal aurait cinq bonnes années de plus. Pour compenser le fait que le jeune acteur vieillissait plus vite que le temps passant dans la série, les scénaristes ont donc décidé de lui faire prendre un coup de vieux d’un coup. On verra ce que ça donne, mais je doute qu’on nous donne beaucoup de réponses.

Voir aussi : Manifest (S03)

313 ManifestEn parallèle, la saison se terminait sur d’autres surprises : Jared apprenait le meurtre de la Major par Saanvi, mais il en voulait surtout à Michaela de lui avoir caché ça – surtout qu’elle a démissionné pour ne pas avoir à le révéler. La relation entre ces deux-là n’est toujours pas bien claire, même si elle est mariée à Zeke : clairement, Jared est encore amoureux d’elle s’il est prêt à rompre avec Sarah, la fille de la Major, pour ses beaux yeux. Et Zeke le sait. Et Michaela le sait. Bref, un triangle chiant comme pas deux.

309 ManifestSaanvi, elle, est donc une meurtrière, mais maintenant que la vérité est rétablie et qu’elle a recommencé à travailler dans le sens des Appels en rendant un morceau de ce qu’on nous a affirmé être l’arche de Noé à un volcan qui n’avait rien à faire là (vraiment, il faut s’accrocher), eh bien, elle peut à nouveau recevoir des Appels. Nous l’avons donc vue aider Ben à régler un énième Appel pendant qu’il cherchait à retrouver Cal, en vain. Espérons qu’elle réussira à sauver sa vie sur le fucking lifeboat, du coup, et que Vance finira par se choisir un camp.

312 ManifestAutrement, Eagan est arrêté par la police, contrairement à Adrian qui court toujours dans la nature et devrait donc faire équipe avec Angelina. On ne sait pas bien pourquoi ils veulent faire équipe, je sais, mais c’est ce qui risque d’arriver.

Et le lifeboat ? Pas plus d’informations que ça en fin de saison, même si ça avait été l’obsession de la saison 3. Non, en vrai, je suis quand même curieux de voir ce que donnera la saison 4. Allez savoir, je vais peut-être la commencer ce soir finalement (non).

Russian Doll – S02E07

Épisode 7 – Matryoshka – 17/20
L’épisode me laisse un goût de trop peu et j’ai l’impression que la saison aurait pu avoir deux ou trois épisodes de plus facilement pour faire vraiment le tour de toutes ses intrigues et des pistes qu’elle voulait explorer. Comme en saison 1, on termine avec quelques questions et de quoi réfléchir au sens de la vie et du temps, et je dois dire que j’aime beaucoup la manière dont tout se met en place pour en arriver à une conclusion plus poétique et littéraire que rationnelle et scientifique. Une bonne saison, un bon épisode – et une bonne fin, peut-être.

Spoilers

Alan et Nadia débattent encore et toujours de ce qu’il faut faire avec le voyage dans le temps – et avec bébé Nadia.

How, with all the time-travel stories about people accidentally obliterating themselves, do you find a way to make yourself double?

C’est déjà la fin de saison ? Gotta get up! On passe d’une suite de rails à la salle de bain de la saison 1, où Nadia essaie de convaincre Alan qu’elle a fait une bonne chose en kidnappant bébé Nadia de son époque pour l’amener avec elle. C’est compliqué d’être d’accord avec elle pour Alan quand il se rend compte qu’il est de nouveau coincé dans la soirée d’anniversaire interminable et horrible de Nadia, trois ans plus tôt. Oui, vraiment, ça ressemble à l’enfer pour lui.

Il se retrouve avec une amie qui n’hésite pas à kidnapper un bébé et détruire l’espace-temps, mais on note quand même que c’est plus qu’improbable qu’ils se retrouvent à nouveau dans la boucle temporelle si Nadia a été kidnappée : comment Maxine peut-elle lui organiser son anniversaire ? La série se joue de tous les paradoxes possibles et de références à d’autres films. C’est plutôt marrant, sincèrement.

On sait bien vers quoi on se dirige par contre : Alan cherche à quitter la salle de bain pour mieux découvrir que le décor a changé, et l’année aussi. Nadia referme vite la porte, menant Alan à imaginer qu’il vaut mieux remettre la bébé Nadia à sa place et à sa juste période pour éviter que le bordel ne continue à se produire autour d’eux. Parce que clairement, ça part en vrille. Nadia s’éclate à revenir à la partie d’anniversaire de la saison 1 qu’elle voulait tant éviter, Alan joue les babysitters et découvre que le poulet cuit de Maxine peut finir par être complètement cru, et les grands débats sur l’espace-temps peuvent reprendre entre les personnages.

Oh, ça va être compliqué de critiquer cet épisode, je sens. Je le savoure parce qu’il est génial, avec ses « uncook baby » et les amis de Nadia qui aiment le surréalisme. Le surréalisme, d’accord, mais de là à redevenir enfants en plein milieu d’une fête comme ça, je ne suis pas sûr qu’ils kiffent. Allez savoir pourquoi, Nadia décide donc de partir de la soirée, ce qui n’est pas évident quand elle doit prendre les escaliers qui l’ont tué quelques fois.

C’était plutôt marrant comme référence, et ça repart en vrille quand Nadia aperçoit Ruth dans les escaliers. Elle est contente de la voir, peut s’excuser de ne pas être à l’hôpital avec elle à une Ruth qui ne comprend rien… et remercie quand même Nadia ? Le problème, c’est que ce n’est qu’une Ruth parmi beaucoup d’autres en train de monter l’escalier. C’est un joli paradoxe auquel on assiste, et ça fait prendre conscience à Nadia qu’elle a vraiment fait n’importe quoi.

Elle décide donc de suivre le plan d’Alan : repartir en 1982 pour remettre en place le bébé et éviter que tout ne parte en vrille. C’est un plan sympa, mais pour ça, il faut encore réussir à choper un métro. Malheureusement, Alan se rend compte que le temps n’avance plus du tout, avec une montre dont les aiguilles ne bougent plus. Il décide donc de trouver un plan B, et c’est Nadia qui en a un quand elle aperçoit un homme en habits de travailleur du métro à l’autre bout du quai.

Après une course poursuite qui n’a aucun sens car il devrait les entendre, l’homme s’avère être Horse qui vivrait là avec sa femme. On ne s’en sort plus du grand n’importe quoi, ça donne plus l’impression que le but était de payer à nouveau tous les acteurs de la saison 1, mais après tout… pourquoi pas ? Il finit par leur faire payer les informations et l’accès au train, même si avant ça, il explique être papa lui aussi quand il voit Alan avec le bébé Nadia dans les mains – Nadia lui a donné pour le calmer, logique.

Le duo d’acteurs Alan/Nadia fonctionne toujours aussi bien et j’adore les voir jouer ensemble, parce qu’ils sont excellents tout simplement. Ils retrouvent donc le train de Nadia, le train 6622, retenons-le si jamais on va à New-York un jour, et rentrent dans celui-ci, coincé depuis une demi-heure d’après ses occupants.

A l’intérieur du train, Nadia et Alan découvrent que tous les amis de Nadia sont réunis pour se rendre à la cérémonie d’enterrement de Ruth. Un 30 avril. Après tout ce qu’il s’est passé, on découvre donc que Nadia ne peut être là pour la mort de Ruth, ou pour son enterrement. C’est violent, mais Alan refuse qu’elle s’y rende, préférant rendre le bébé à l’espace-temps si possible.

Les voilà donc qui sortent du métro comme ils peuvent. Ensemble, ils peuvent continuer les débats sur la possibilité de changer le passé, avec Alan qui finit par parler de Lenny avec Nadia. Bon, par contre, ils parlent de tout ça sur des rails, alors ça ne devrait pas être surprenant qu’ils finissent par se faire percuter par un train. Un train chacun. Deux trains qui entrent en collision. Ah, cette série, il faut toujours que sa fin de saison soit un enfer à comprendre.

Une fois percuté, les deux personnages font une sacrée chute, la même, mais en différent. De son côté, Alan tombe donc seul dans une pièce à moitié inondée. Il décide rapidement d’en sortir et se rend dans une salle à la lumière bleue bien étrange. On découvre alors que la grand-mère d’Alan, Agnes, est aussi la femme qui a aidé Lenora la nuit où elle a perdu son trésor.

Elle est là pour parler avec son petit-fils à présent, et elle lui explique qu’elle n’aurait jamais terminé avec Lenny de toute manière : il voulait partir, elle voulait rester. Le débat se déplace vite ailleurs, cependant : Alan se remet à culpabiliser de sa tentative de suicide, ne sachant plus comment va vire avec tout ça. Agnes le réconforte comme elle peut, avant de lui expliquer qu’ils sont dans un vide. Quand d’autres gens arrivent, Agnes demande à Alan de continuer de suivre les lumières bleues pour sortir.

De son côté, Nadia tombe elle aussi dans une salle inondée, seule. Elle reçoit assez vite bébé Nadia qui lui tombe dessus et la force à faire un choix draconien : en effet, elle aperçoit le sac perdu dans le métro, avec tout son argent dedans… mais elle ne peut pas porter le trésor de pièces, très lourd, et le bébé en même temps. Je vois bien la série se diriger vers une morale bateau comme quoi Nadia est le vrai trésor de la série.

En attendant, elle se débrouille pour sortir de la salle avec le bébé. Elle se retrouve dans une rame de métro, encore, avec seulement Lenora. Tout comme Alan, Nadia demande si elle est morte à sa mère, qui ne peut pas exactement lui répondre. Dans le train, elles sont entourées d’une Nadia enfant, d’une Ruth âgée et d’une Ruth jeune, et idem pour Vera. Nadia comprend qu’il est donc temps pour elle de choisir sa mère plutôt qu’elle-même.

Elle lui rend donc le bébé Nadia et se retrouve de nouveau dans un train qui avance. A l’intérieur de celui-ci, elle aperçoit sa grand-mère, sa mère, bébé Nadia et une jeune Ruth qui essaie de sortir du train. Elle en profite pour adresser la parole à sa mère une dernière fois, puis pour remercier Ruth de l’avoir aimée, même si elle n’avait aucune obligation à le faire.

Nadia arrive alors à sa station de métro habituelle, et elle en sort pour découvrir qu’elle a perdu un mois entier de son existence : elle est le 30 avril, la date de l’enterrement de Ruth. Et il est trop tard pour y aller. Nadia prend alors la décision de rentrer chez elle pour la veillée funéraire. En chemin, elle croise un Horse mort de rire de la voir.

A la veillée, par contre, elle voit une jolie collection de photos de Ruth et elle retrouve une bonne partie du casting, ses amis, qui sont là pour elle et pour son deuil. Il y a aussi Alan, dont l’intrigue aura vraiment été charcutée cette saison – il aurait pu avoir un ou deux épisodes de plus ? La saison (et la série ?) se termine alors sur Nadia qui admire la même porte de salle de bain qu’en saison 1, mais avec un sourire résigné un peu plus clair.

EN BREF – Je n’étais pas convaincu à l’idée d’une saison 2 car je ne voyais pas comment faire mieux que la saison 1 – ou comment continuer cette histoire tout simplement. Finalement, l’idée de reprendre trois ans plus tard était la bonne, de même que celle de changer le concept. Après la boucle temporelle, c’est donc le voyage dans le temps que la série explore de manière plutôt cohérente, avec ses propres paradoxes, avec ses métaphores et avec ses idées.

C’est efficace, et je dirais même que je vais en garder un meilleur souvenir encore que la saison 1, parce qu’elle m’a paru plus linéaire et simple à suivre – ou alors, j’ai juste abandonné l’idée de tout comprendre avant même de commencer la saison, parce que bon, tout n’est pas si compréhensible dans le dernier épisode. Une saison 3 reste possible après tout ça. Je ne sais pas si elle aura lieu, je ne sais pas si j’en souhaite une.

En tout cas, cette saison 2 était un petit bijou bien sympa à dévorer d’une traite pour mon dernier jour de vacances.

Russian Doll – S02E06

Épisode 6 – Schrödinger’s Ruth – 18/20
La série ne déçoit pas avec un épisode qui va de plus en plus vite et prépare le terrain pour une fin de saison inattendue. Le rythme de l’épisode est excellent, tout va très vite et on ne sait plus où donner de la tête. Franchement, ça promet une fin réussie et rien que pour cet épisode, je suis content d’avoir assisté à toute la mise en place et aux quelques longueurs qui précèdent. C’est fucked up, pour parler comme dans la série.

Spoilers

Nadia se retrouve à devoir accoucher de… Nadia.

It’s a real subway baby.

La pauvre Nadia n’est vraiment pas aidée à l’univers : elle est coincée dans le corps de sa mère au moment d’accoucher d’elle-même et la pauvre se fait sortir du train par sa famille. Elle se retrouve donc sur son quai habituel de métro pour accoucher, et c’est bizarre comme tout car il n’y a ensuite aucun train pour passer. Par contre, il y a vraiment tout le casting avec elle, c’est dingue.

Je veux dire, elle se retrouve à accoucher aidée par Ruth, Vera, Delia, mais aussi Derek, le type au béret rouge. Il y a même un type qui retire son t-shirt pour avoir une couverture et hop, le miracle de la naissance est vite évacué de Nadia/Lenora. La pauvre Nadia assiste donc à sa naissance, et ce n’est pas glorieux. Au moins la naissance sur un quai de métro explique son obsession du métro plus tard dans sa vie, j’imagine ?

Par contre, vraiment l’accouchement est évacué de la série en moins d’une minute et bonjour le réalisme. En plus, peut-on rêver d’un endroit PIRE que le métro pour accoucher ? Avec des passants pour regarder en plus, au secours. Plus tard, Nadia reçoit à l’hôpital la visite de Chez, qui est toujours aussi insupportable. Il se montre certes plutôt très amical et cool avec elle, mais il est mal reçu par la famille de Nadia, forcément. Enfin, par les proches de Nora. BREF.

Nadia se réveille ensuite pour mieux entendre sa grand-mère – et donc la mère de Lenora – insister auprès de Ruth pour que le bébé aille chez elle plutôt que chez Lenora. Cette dernière n’est pas assez stable pour élever un bébé selon elle et selon Delia, et je suis bien forcé de leur donner raison. Toujours est-il que Nadia entend tout ça, et que ça ne doit pas être brillant de connaître la vérité sur sa naissance.

Elle laisse le temps à Vera de lui donner sa médaille en collier, puis se barre de l’hôpital avec la ferme intention d’élever elle-même ce Bébé Nadia. C’est n’importe quoi ? Elle m’a fait rire. Apparemment, elle n’apprend rien de la réalité dans laquelle elle vit : elle emmène le bébé dans le métro. Purée, elle a un sacré corps pour réussir à accoucher et si vite être sur pied pour aller dans le métro. C’est pourtant traumatique.

Le plan de Nadia fonctionne contre toute attente et nous mène au titre de l’épisode, avec la vie de Ruth en danger. Le chat de Schrödinger, c’est le chat qui est dans une boîte et est considéré comme à la fois vivant et mort tant que la boîte n’est pas ouverte, car il n’y a aucun moyen de savoir ce qu’il en est tant qu’elle n’est pas ouverte. Il se passe la même chose avec Ruth : Nadia apprend qu’elle a une embolie pulmonaire et se précipite à l’hôpital, portant toujours le bébé en main.

Une fois sur place, cependant, il y a une nouvelle altération de l’espace-temps. Normal, c’est le jour de son anniversaire, il fallait bien que ça déconne sérieusement. Elle se retrouve donc deux semaines plus tôt, bébé toujours en main, pour croiser Maxine et Je-ne-sais-plus-son-nom (Lizzie). Elle leur laisse bébé Nadia et va voir Ruth, inquiète de savoir dans quel état de santé elle la trouvera. Elle va très bien, comme le laissait supposer le début de saison.

Ca, c’est derrière le rideau numéro 3. Derrière le numéro 7, par contre, il y a une Ruth beaucoup plus mal en point. Nadia commence alors à comprendre ce qu’il se passe : c’est le bordel dans le temps parce que Ruth est sur le point de mourir. Elle est clairement en plein déni et le temps l’aide à faire face, lui présentant une autre Ruth, très mal en point, qui lui souhaite un joyeux anniversaire avec quelques jours d’avance. Je dirais donc que ça doit laisser un an à Ruth.

Nadia se laisse distraire alors par Lizzie et Maxine, qui ont toujours le bébé en pleine main, puis commence à faire une crise d’angoisse quand elle entend des médecins s’affairer auprès d’un corps en arrêt cardiaque. Il ne s’agit pas de Ruth, mais Nadia est dépitée d’être incapable de trouver la bonne Ruth.

Elle se rend finalement à la morgue, s’attendant à trouver le corps de Ruth… mais tout ce qu’elle trouve est finalement un cadavre d’elle-même. Et puis un autre. Et puis un autre. Et puis beaucoup trop en fait. En tout dernier, elle trouve toutefois un cadavre qui n’est pas le sien, mais celui d’Alan. Ah non, pas touche hein ! Elle cherche aussitôt à le contacter, en vain, et comprend que le temps est en train de partir en vrille quand elle arrive chez lui et tombe sur sa voisine qui lui explique avoir tué son poisson rouge. Deux fois. Et le poisson est encore en vie quand Nadia le regarde finalement.

Ah, changer le temps n’était pas une bonne idée, clairement, et elle le comprend en se rendant dans la salle de bain d’Alan. Joli self control, d’ailleurs, quand on sait ce qu’elle y voit.

De retour à Berlin en 1962, Alan cherche à retrouver Lenny comme il peut en se rendant à Berlin Ouest. Le trajet n’est toutefois pas évident pour lui, puisqu’il est coincé dans le corps d’Agnes. Un militaire l’arrête donc pour prendre ses papiers et lui faire remarquer qu’elle n’a pas le droit de se rendre là-bas comme ça, librement. Voilà qui est fait : Alan n’a plus d’autres choix que de faire demi-tour, le pauvre.

Il reprend un train et sort… en 1982, sur le quai de métro de Nadia, celui qu’elle a vu dans le premier épisode, au même moment. Bon, ça il ne le sait pas, mais il sent que le temps est en train de déconner. Ce n’est que le début : il se rend chez Nadia et constate que ce n’est plus chez elle. Il se rend dans leur boutique habituelle… et découvre que le père de son ami est de nouveau en vie, alors qu’il était mort trois ans plus tôt. Quand son pote lui présente son chat à nouveau, Alan comprend que le temps est complètement détraqué : son pote est en boucle et ce sont trois chats (on sent la galère des dresseurs !) qui arrivent l’un après l’autre (ou en même temps donc).

Quel enfer. Alors qu’il s’éloigne de la boutique, Alan tombe sur son lui passé, celui de la saison 1, mal en point après la rupture. La fin d’épisode nous réserve alors une bonne surprise : Alan se retrouve dans la salle de bain de la saison 1, mais pas la sienne, celle de Nadia. La musique ne trompe pas, les coups à la porte non plus. Les coups à la porte ? Nadia adulte et bébé l’attendent derrière celle-ci, parce que dans la salle de bain de l’appartement d’Alan, Nadia a retrouvé une vision qu’elle ne connaissait que trop bien. Le dernier épisode va être sacrément perché s’il doit tout résoudre.

Je suis aussi un peu déçu que l’intrigue d’Alan/Agnes soit si gâché et qu’on passe à côté de pas mal de sujets de réflexion ou d’humour sur le fait qu’Alan, un homme, se retrouve dans le corps d’une femme. Il faudra faire avec.

Russian Doll – S02E05

Épisode 5 – Exquisite Corpse – 15/20
Si cet épisode a quelques aspects cool et reste assez cohérent avec le reste de la saison, je ne peux m’empêcher de penser qu’il perd un peu notre temps par quelques détours pas forcément nécessaires et par un retour à une seule intrigue finalement pas assez développée pour rester cohérente tout du long avec un semblant de réalisme. Ce n’est pas si grave. Quant aux voyages temporels, ils restent cohérents, c’est top et je ne m’attendais pas à autre chose.

Spoilers

Nadia se retrouve coincée en 1944 dans le corps de sa grand-mère : l’occasion pour elle de chercher à retrouver la fortune familiale.

Welcome to fucking Budapest. At least, my Hungarian is getting better.

Que le temps passe vite : nous sommes déjà au cinquième épisode de la saison, et mon train approche de son terminus. Nadia aussi : son terminus, c’est 1944. Elle se retrouve en plein dans un pays envahi par les nazis et se comporte comme si de rien n’était, kiffant le reflet de sa grand-mère et donnant son nom juif au premier garde venu.

Elle a heureusement une amie pour s’occuper d’elle et lui rappeler qu’elle ne s’appelle plus Vera, mais Erzebet. Il faut ce qu’il faut pour se protéger des nazis. Si Nadia espérait retrouver son trésor de famille avant le départ du train, il n’en est rien finalement : le train d’or est déjà parti. Elle n’a d’autres choix que de retourner dans l’appartement de sa grand-mère, qui est majestueux… mais complètement pillé de tous ses biens. Evidemment.

Tous ou presque, en tout cas : une femme l’appelle et Nadia comprend vite qu’il s’agit de Delia, l’amie de sa grand-mère qui lui révèle un passage secret derrière une salle de bain. La bonne nouvelle pour nous c’est que Vera et Delia ont appris l’anglais ensemble, alors elle laisse tombe le hongrois pour l’anglais, même si Delia aimerait apprendre le russe maintenant.

Le train d’or ? Il n’est pas encore parti finalement : il est simplement dans un hangar. Delia est pleine d’informations utiles finalement, elle était une jeune femme plutôt cool. Nadia se renseigne et se débrouille donc pour se balader jusqu’au hangar qui est devenu une boutique. Le comportement qu’elle a, très normal pour 2022, est franchement inconscient pour une femme qui se promène en 1944, mais la série ne semble pas prendre la peine de le souligner autant qu’il le faudrait. Et puis, merde, arrêtez avec Nadia, rendez-moi Alan et dites-moi ce qu’il devient (oui, je sais, ça se voit que je ne regarde cette saison 2 presque que pour lui – et pourtant, j’adore Nadia aussi, c’est juste qu’on fait une overdose avec elle).

Toujours est-il que Nadia parvient dans l’arrière-salle de ce magasin/hangar. Cette fois, ça ressemble beaucoup plus à un hangar et elle parvient, à force de recherches, à retrouver le trésor familial de sa grand-mère. La scène est pleine d’émotions – et doit l’être encore plus pour les familles ayant une histoire impactée par les vols de nazis… mais je trouve ça bien trop facile.

Tout ça nous mène finalement à une scène que nous avions déjà vu en début de saison : Nadia se rend dans ce qui ressemble à un égout pour y enfouir les biens de famille et pouvoir les retrouver en 2022. Elle espère pouvoir s’y retrouver bien vite, mais quand elle s’endort, ce n’est pas en 2022 qu’elle termine. Elle se réveille au contraire au beau milieu d’une église – et vu le prestige de celle-ci, elle doit être un lieu touristique de dingue ; un lieu historique que je devrais connaître peut-être. Eh, je ne suis jamais allé à Budapest, ce n’est pas de ma faute.

Bref, dans l’Eglise, elle retrouve contre toute attente le prêtre juif dont elle a vu la tombe dans l’épisode précédent. Cela donne une scène marrante où elle lui annonce son futur, sa mort à un âge avancé et marié. Elle gagne ainsi sa confiance et c’est une excellente chose : quand elle retourne à la gare, une péripétie lui fait perdre le plan de son trésor, avec le nom de Vera dessus. Difficile de garder son calme quand on crie son nom au milieu de nazis.

Elle remet finalement le plan au prêtre, puis prend le premier train… qui l’emmène heureusement dans le futur, mais pas le sien. Elle se retrouve ainsi dans la peau de sa grand-mère à nouveau, en 1968 cette fois. Ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaitait, mais ça lui permet de retrouver le trésor familial une fois à Budapest avec sa meilleure amie. Malheureusement, cette dernière est celle qui prend en charge l’affaire et s’occupe de revendre tout le trésor… en échange de pièces d’or. Oh bordel.

Nadia comprend qu’elle est idiote et qu’elle n’a rien changé du tout avec ce trésor : elle n’a fait que s’assurer que la fortune familiale soit en place pour que sa mère – et même plutôt Nadia elle-même – puisse les voler et les perdre. La scène est un peu violente et mène à une conclusion d’épisode où Nadia avertit une jeune Lenora de tout ce qui leur arrivera.

C’est triste pour Nadia quand même : elle se rend compte qu’Alan avait raison et que le passé ne peut être changé. Je m’y attendais vraiment à ce rebondissement, c’était trop simple qu’elle obtienne une fortune comme ça, malgré tous les efforts que ça représente. En ce qui concerne Alan par contre, je suis à peu près sûr qu’il pensera tout le contraire, lui.

Nadia retourne finalement en 2022 où elle entend un homme proférer une injure raciste. Elle n’aime pas trop ça : elle décide d’aller à sa poursuite, et c’est la pire des idées. Chaque fois qu’elle change de wagon, elle remonte ainsi le temps, d’abord en tant que Lenora, puis en tant que Vera en 1968, puis en tant que celle de 1944. C’est pas mal du tout, franchement, mais l’épisode se termine alors qu’elle est en Lenora et qu’elle perd les eaux. Inattendu.