Russian Doll – S02E04

Épisode 4 – Station to Station – 17/20
Plus que les précédents, cet épisode a réussi à me mettre le smile en divisant enfin son intrigue en deux – et les deux étaient hyper intéressantes à suivre et offraient des perspectives que j’aime beaucoup pour la suite. Maintenant qu’on est enfin au cœur de la saison, on voit mieux vers quoi la série se dirige et c’est très efficace comme ça. Je retrouve le sentiment que j’avais en saison 1 : aucune envie de m’arrêter tellement c’est cool.

Spoilers

Alan aussi voyage dans le temps – mais lui, il est coincé dans un corps qui n’est pas celui de sa mère.

Literally every movie about time travel says don’t change things.

Le changement de couleur pour le titre de la série m’a tout de suite mis le smile car il indiquait enfin un épisode centré sur Alan. Il est de loin le personnage que je préfère dans cette série, et il a manqué jusque-là. On le retrouve donc dans son bain, ou plutôt… dans le bain de sa mère. Yuk. Le pauvre !

Comme en saison 1, il lui arrive donc exactement la même chose qu’à Nadia, et le voilà coincé dans la peau de sa mère, Agnes. Nous l’apprenons quand son copain de l’époque débarque pour lui reprocher d’être en retard une fois de plus en cours. C’est particulier, surtout quand la série révèle qu’il est en 1962. Oula, ce n’est pas sa mère donc, c’est sa grand-mère ? Noire. En Allemagne. En pleine guerre froide.

Et tout ça, ça fascine Alan. Qu’est-ce que je l’adore ? Il m’a fait trop rire à se balader dans le métro allemand avec un grand sourire, admirant tout ce qu’il se passe autour de lui. De retour en 2022, il parle tout de même avec Nadia et l’on comprend que son smile vient aussi du fait qu’il apprécie passer beaucoup de temps avec Lenny. Ah ben super, le voilà qui tombe amoureux de celui qui risque d’être son grand-père ?

Par contre, comme d’habitude, les deux personnages de Nadia et Alan sont en désaccord : Nadia considère que voyager dans le temps, ça ne sert à rien si ce n’est pas pour changer le passé ; Alan pense tout le contraire, forcément. Le désaccord, ils y sont habitués : elle ne veut plus avoir à faire au passé, lui veut continuer de voir Lenny dans le passé. Chacun sa piste, j’imagine. Tant qu’à faire, je préfère qu’on enchaîne sur lui… mais ce n’est pas le cas.

Il faut encore que Nadia prenne le temps d’expliquer à Ruth ce qu’elle compte faire – et prendre quelques informations au passage sur sa grand-mère. Ruth n’en a pas tant que ça finalement, mais ça n’empêche pas Nadia de partir à Budapest, accompagnée de Maxine. Je dois dire qu’elle a réussi un peu plus à me faire rire dans cet épisode que d’habitude, avec ses envies improbables concernant Hitler (je préfère ne pas savoir) ou avec ses rêves lucides à la Nicotine.

C’est l’humour habituel de la série, un bon gros wtf classique qui ne l’empêche pas pour autant de proposer des épisodes bien écrits et super logiques dans le paradoxe temporel. Oh, ils justifient aussi les origines hongroises de Nadia, parce qu’on la pensait russe jusque-là, au moins pour justifier le titre de la série. Le russe, c’était son père (au moins en partie), sa mère, elle, elle était donc d’origine hongroise.

Bref, une fois à Budapest, Nadia se renseigne sur le descendant du garde du train, le retrouvant facilement sur Internet. En fait, avec Internet, elle connaît toute la vie de Kristof.

Par chance pour elle, il est bien de son genre à elle aussi : il est super riche, alors il invite Maxine et Nadia à le suivre à l’une de ses « soirées ». Il a carrément un club chez lui ? Et Nadia l’emmerde avec une histoire de train datant d’un passé bien trop ancien pour lui ? Autant dire que Nadia va perdre son temps. Par contre, Maxine se demande s’il ne ferait pas un super papa.

Pendant que Maxine se jette dans les bras de Kristof, Nadia fouille ses affaires et découvre qu’il est toujours aussi nazi que son grand-père, parce qu’il a plein d’affaires nazies dans sa chambre. Flippant. Pour se faire pardonner, il offre de nouvelles perspectives à Nadia, c’est-à-dire du LSD. Putain, Nadia. Faut toujours qu’elle se fasse avoir dès qu’il est question de drogue, et c’est un peu chiant. Cela mène à une jolie scène d’effets spéciaux, avec des reprises d’images de la saison 1 aussi, avec une vision de Lenora, avec Alan et Lenny qui s’embrassent ; non franchement, on s’amuse bien. Et Lenny/Alan, j’avoue que ça donne envie de shiper, même si tout ça se fonde sur un mariage.

Finalement, Maxine et Nadia se réveillent ensemble… au beau milieu d’un cimetière hongrois. Elles se recueillent sur la tombe d’un prêtre hongrois et juif, mais ça ne mène finalement à aucune piste sérieuse pour Nadia. Cela ne l’empêche pas de rentrer chez elle malgré tout. Elle y téléphone à Ruth où Nadia peut enfin reconnaître que sa mère avait tout à faire dans un asile psychiatrique finalement.  Alors que Nadia n’avait plus aucune piste, Ruth lui en donne une finalement, avec un plancher d’appartement de Lenora qui avait encore quelques secrets.

99 Luftballons se met à jouer en fond sonore alors que Nadia souhaite prendre le train pour retourner en 1982… mais elle se retrouve un petit plus loin dans le temps que ça : elle est clairement dans un train nazi pour Budapest quand elle se réveille enfin. Oups.

Pendant ce temps, Alan retourne dans le passé et découvre que Nadia avait peut-être raison : il n’est pas là pour simplement savourer le voyage, parce que le voyage prend une tournure désagréable, même s’il aimait bien son côté du mur de Berlin. En effet, Alan/Agnes rencontre Bruno et Lukas, deux amis de Lenny qui l’aident à creuser un tunnel sous le mur de Berlin, pour passer de l’autre côté. Cela fait six mois que c’est en cours, alors Agnes n’est pas censée le découvrir.

Cela peine clairement Alan qui tente alors d’empêcher Lenny de faire n’importe quoi : il sait que le mur tombera en 1989, alors il ne veut pas voir Lenny prendre le risque de mourir. Autant attendre 27 ans ? Lenny ne le voit pas exactement comme ça, bien sûr, et ça l’énerve de voir qu’Agnes part en délire sur des informations venues du futur. Il est à présent persuadé qu’elle est en train de les trahir, si elle ne l’a pas déjà fait. Tout ça mène finalement à une rupture entre eux : Lenny remarque qu’ils sont simplement à une intersection.

Alan rentre donc en 2022 pour se renseigner davantage sur ce qui a pu arriver à Lenny, en commençant par téléphoner à sa mère. Celle-ci n’a évidemment pas les informations que son fils lui demande, mais elle profite de l’avoir au téléphone pour en savoir plus sur son rencard datant déjà d’il y a trois semaines. Le temps passe vite.

Finalement, Alan retourne en 1962 pour se balader dans Berlin. Il est amusant de voir Alan se faire siffler – ça inverse un peu le harcèlement de rue, surtout qu’il a l’air de trouver ça cool, même quand ça l’emmerde comme à ce moment-là. Malheureusement, Alan arrive finalement trop tard chez Lenny : Lenny est déjà passé sous le tunnel.

Russian Doll – S02E03

Épisode 3 – Brain Dead – 17/20
Il faut peut-être que je commence à me poser des questions sur moi-même car il y a un twist de cet épisode que j’adore et que j’adore chaque fois que je le vois dans une série. Au-delà de ça, je trouve que la série nuance beaucoup mieux ses mystères qu’en saison 1. Il y a une piste que l’on peut suivre clairement d’un épisode à l’autre, et ça aide à mieux comprendre ce qu’il se passe et à suivre vraiment Nadia dans toutes ses péripéties. Cependant, il y a encore une intrigue que les scénaristes se gardent en réserve, et j’ai hâte d’y arriver.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Well inexplicable things happening is my entire modus operandi.

Nadia/Lenora passe la nuit dans le métro, dépitée d’avoir perdu son argent. Enceinte, elle attire les regards de tout le monde : bonnes sœurs, enfants, passagers… Elle finit par se réveiller au dernier arrêt parce qu’une femme s’occupe d’elle, la prenant en pitié – et aussi parce que c’est son job dans le métro. Je l’aime bien cette femme qui parle avec Nadia avec beaucoup d’honnêteté et de sympathie.

Nadia finit par comprendre qu’elle doit vraiment quitter le métro et se rend chez… Ruth. La pauvre voit débarquer sa meilleure amie qui se met à lui parler de 2022 et de sa volonté de réconcilier absolument Vera (sa grand-mère) et Nora (sa mère). Pour Ruth, en revanche, cela donne juste l’impression que sa meilleure amie est complètement schizo et se met à parler d’elle à la troisième personne.

Malgré tout, Nadia assure les examens médicaux de sa mère concernant la grossesse, tout en promettant encore et toujours qu’elle retrouvera l’or. Au passage, elle se rend compte qu’elle est en train de fusionner encore plus avec sa mère : elle se met à comprendre le hongrois, comme sa mère. En parlant un peu avec Vera, Nadia se rend également compte que sa grand-mère aussi avait perdu l’argent dans un train et qu’elle a peur de lui raconter pour ne pas passer pour folle. Ah, tout ce délire spatio-temporel serait finalement génétique ?

Le rendez-vous médical de Lenora la fait inévitablement passer une échographie, permettant à Nadia de s’admirer elle-même. C’est un peu tordu comme idée, mais venant de cette série, ce n’est pas une surprise. On pourrait penser que ça lui ferait un électrochoc, mais non : Nadia ne comprend toujours pas que l’alcool qu’elle boit en tant que Lenora est probablement mauvais pour elle. Cela me fait rire de me dire que si elle est aussi fuked up, c’est partiellement de sa faute. Les années 80 l’aident bien aussi à faire n’importe quoi de sa grossesse, j’imagine.

Tant qu’elle est dans le passé, Nadia se renseigne aussi sur sa famille et sur cette fameuse histoire de train, toujours en vain. Personne ne semble lui dire exactement ce qu’il en est. La voir fouiller tout l’appartement et voler sa propre famille, c’est étrange, mais bon, avec cette série et Nadia, plus rien ne peut être surprenant. Nadia surprend tout de même des réactions allergiques étonnantes et, franchement, inquiétante, sur les poignets de sa mère.

Nadia se rend ensuite à la bibliothèque municipale pour faire quelques recherches sur le dernier train d’or de Budapest, celui dont parle souvent sa grand-mère et qui serait peut-être une clé de ce qui lui arrive. Finalement, elle est capable de suivre un fil d’idées plus longtemps que ce que j’imaginais Nadia.

Elle se rend ensuite auprès de Danny, qu’elle avait rencontré dans le bar lors du premier épisode. C’est plutôt une bonne chose pour elle, il fallait que ce genre de détails soit important pour la suite après tout : Danny vend des télévisions, des caméras et aussi de quoi lire des diapositives, ce dont elle a besoin pour ses recherches, car il y a des diapositives intéressantes pour elle à la bibliothèque.

En attendant de pouvoir y retourner le lendemain, Nadia prend la décision de rentrer chez elle (ou chez Lenora plutôt, à force, je m’y perds aussi) afin de fouiller les affaires volées chez Vera. Elle y découvre une lettre familiale sur ses arrières-grands-parents arrêtés par des nazis, mais aussi que sa mère vivait dans une moisissure incroyable.

Les réactions allergiques sur la peau de Lenora/Nadia ? Nadia retrouve carrément un insecte sur sa peau, ou dans sa peau ? Et ça termine en délire encore plus dingue : Nadia se met à voir Lenora et lui parler. La schizophrénie est de pire en pire, et, bon, encore quand elle est seule dans l’appartement à dire qu’elle préfère croire sa mère, ça passe, mais quand il est question d’aller carrément acheter des cigarettes, c’est du grand n’importe quoi.

Tout ça ne doit pas nous détourner du fait que Nadia finit par voir ce qu’elle souhaitait voir avec le projecteur et que l’intrigue avance enfin : le train existe réellement. La femme de la bibliothèque qui devait se renseigner le fait rapidement. Elle rappelle Nadia pour lui expliquer que les familles hongroises juives ont dû mettre tous les biens de valeur dans un train allemand, avec un ticket pour les récupérer ensuite.

Bien sûr, elles n’ont jamais pu récupérer quoique ce soit, surtout que le train a lui-même disparu d’après les rapports nazis. Par contre, la schizophrénie de Nadia/Lenora empire vraiment : elles voient toutes les deux des insectes qui ne sont peut-être pas là et se parlent de plus en plus. Cela ne passe pas inaperçu, même pour Ruth.

Ainsi, Nadia termine dans un hôpital psychiatrique en fin d’épisode. C’était assez inévitable, et j’ai adoré la manière dont c’était filmé, avec une disparition de l’une et de l’autre par moments, avec les deux ensemble parfois, avec Nadia qui assure au médecin que sa mère est dans la pièce, avant de lui dire toute la vérité. La vérité est impossible à croire, par contre. C’est une vision comme une autre de la schizophrénie, après tout.

Bien sûr, Nadia ne compte pas rester de manière définitive dans cet hôpital psychiatrique : elle utilise donc sa mère pour réussir à s’échapper avec une succession de draps noués. Pourquoi pas… sauf que c’est impossible car elle est censée être seule. La série nous confirme en tout cas que Lenora s’est échappée de l’hôpital, alors que Nadia rentre enfin chez elle en 2022. Elle y trouve une note d’Alan lui demandant de la rappeler absolument – vivement l’épisode suivant ?

Elle ne le fait pas immédiatement, trop prise dans ses propres recherches familiales. Au dos d’une photo de sa mère, elle découvre en effet un ticket de reçu des biens du train d’or de Budapest, signé par un certain Marton Halasz. Nadia décide donc d’aller à Budapest pour retrouver la trace de son or familial. Normal.

Russian Doll – S02E02

Épisode 2 – Coney Island Baby – 15/20
C’est un deuxième épisode plutôt dans la lignée du premier. Si on passe beaucoup de temps sans mon personnage préféré, j’aime bien suivre Nadia dans sa quête pour l’instant. Elle est toujours odieuse avec tout le monde, comme il se doit, mais l’épisode suit un schéma logique qui ne perd pas de temps et reste divertissant. Quant au fait que Nadia soit parfois stupide dans ses actes, ce n’est pas une nouveauté, alors j’ai envie de dire que c’est simplement raccord avec la saison 1.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Yes, me, but uh I’m not even me right now.

Si je m’attendais à une autre boucle temporelle, ce n’est pas la piste retenue pour cette saison 2. Je me demande si tous les détails du premier épisode serviront donc vraiment ou si le but était juste de nous faire attendre ce qui n’arriverait jamais. Cet épisode commence par un réveil difficile pour Nadia/Lenora. Elle doit en effet expliquer à sa grand-mère, qui est désormais sa mère, qu’elle a volé l’argent, certes, mais que cet argent est en fait volé par Chez. En plus, moi, j’imaginais que sa grand-mère était Ruth, même si ça ne collait pas trop niveau âge. Je n’ai capté qu’après coup ce qu’il en était.

Ce qui est fun, c’est que Nadia a donc droit à un sermon de sa grand-mère qu’elle connaît par cœur ; mais pour une fois, ce n’est pas à elle qu’il est adressé. Nadia est patiente un temps, puis elle finit par s’énerver sur sa grand-mère : à ses yeux, l’argent perdu est son héritage, et il est perdu parce qu’elle l’a gardé pour elle pendant toute sa vie, forçant finalement sa fille à lui voler. Certes.

Nadia part finalement en lui disant qu’elle l’aime malgré tout, mais elle se met aussitôt à la recherche de Chez. Elle commence par le bottin, parce qu’il n’y a pas internet et qu’il faut bien commencer quelque part, avant d’aller chez les anges gardiens aux bérets rouges. Elle y retrouve Derek, l’ange gardien de l’épisode précédent, et lui demande son aide pour retrouver Chez. Elle heurte bien sûr une impasse, même si Derek lui promet de faire ce qu’il pourra, en quelques semaines.

Peu rassurée par l’idée, Nadia décide plutôt de rentrer chez elle pour faire ses recherches sur Internet. Ce sera probablement plus efficace. J’aime bien cette idée de prendre le métro pour voyager dans le temps, surtout quand je suis moi-même dans un train au moment de regarder cet épisode.

Dans le présent, par contre, Nadia a laissé passer un peu toute une soirée. Elle se rend compte donc que Ruth est sortie de l’hôpital sans elle et culpabilise assez vite de ne pas s’être occupée d’elle. Elle n’est pas la seule à le faire : Maxine s’en prend assez vite à sa meilleure amie pour lui faire remarquer qu’elle aurait vraiment dû s’occuper d’elle la veille car les médecins s’inquiètent pour elle.

Nadia est sûre de pouvoir bientôt lui offrir des soins de toute manière, puisqu’elle souhaite retrouver le trésor de sa famille grâce à Chez. Et grâce à Google. Contre toute attente, elle n’a aucun mal à retrouver la trace de Chez en 2022. Vu l’état de l’appartement, il est évident qu’il n’a pas l’or des médailles que Nadia recherche.

Elle cherche tout de même et n’écoute qu’à moitié ses explications, quand il lui affirme que le trésor est un « Coney Island », un concept fantasmé qui n’arrivera jamais. Pourquoi pas, j’aime bien l’histoire de famille derrière ce concept, et j’aime que Chez reconnaisse Nadia quand elle lui parle de Lenora.

Par contre, tout ça n’aide pas vraiment Nadia à retrouver son argent. Si Chez ne l’a pas, c’est probablement parce que Nadia réussira à le retrouver dans le passé, en vrai, surtout qu’il lui dit que c’est à Lenora qu’elle aurait dû demander des explications. Nadia s’en va de l’appartement de Chez 2022 et se met à chercher sa piste dans le passé.

Elle a pour cela un indice : il pratique un sport à New-York, et c’est facile pour elle de revenir en 1982  pour le rencontrer. Elle croise d’abord quelques collègues de Chez, histoire que les scénaristes s’amusent avec la situation. C’est bien beau tout ça, mais moi, j’attends toujours Alan. J’imagine qu’elle finira par le croiser.

En attendant, elle retrouve donc Chez qui lui affirme qu’il lui a déjà rendu son argent, la veille au soir. Nadia ne le croit pas immédiatement, mais quelques blagues plus tard, elle se rend à l’évidence : sa mère a bien volé l’argent de sa grand-mère, pour s’acheter une voiture décapotable rouge bien vif qui sera vite saccagé à New-York, franchement.

Au passage, Nadia tombe sur Delia, une femme qui supervise que toutes les affaires de Lenora soient déménagées… C’est fou, tout le monde traite Lenora comme on traiterait Nadia, la mère avait donc un caractère de merde elle aussi ? Nadia tombe aussi sur Ruth, et je dois dire une fois de plus que je n’ai pas tout suivi. Pour moi, c’était sa grand-mère Ruth, mais finalement, Ruth est la meilleure amie de Lenora ? Chronologiquement, ça place la Ruth de 2022 à genre 70 ans, donc ça colle effectivement davantage que les 85/90 que j’imaginais si elle avait été la grand-mère de Nadia.

En tout cas, Nadia passe le reste de l’épisode avec la meilleure amie de sa mère pour récupérer tout le trésor de sa grand-mère. Ce n’est pas rien là tout de même. Elles revendent d’abord la voiture, avec un pourcentage de moins, découvrant ainsi que la mère de Nadia a décidé d’appeler sa fille ainsi à cause de la vendeuse de voitures qu’elle connaissait bien, trainant régulièrement dans son magasin à fantasmer sur la voiture.

Dans le coffre de la voiture, elles trouvent des fourrures, qu’elles rendent en en perdant encore un pourcentage. Enfin, elles se rendent chez un prêteur sur gages pour récupérer les médailles… Ou au moins une partie d’entre elles. Nadia est désespérée de ne pouvoir tout récupérer, alors Ruthie finit par apporter les fonds qu’il lui manque pour ça : elle troque sa bague de fiançailles contre les médailles en or. Après tout, son fiancé n’est plus là, dit-elle. Euh oui, mais ça reste une sacrée fortune ?

Nadia passe ensuite encore un peu de temps avec la meilleure amie de sa mère, pour la consoler. Forcément. Avant de repartir pour 2022, elle décide aussi de passer par une cabine téléphonique pour téléphoner à sa mère et lui expliquer qu’elle est super énervée après elle : Lenora passe son temps à tout détruire autour d’elle, et sa fille ne peut qu’être déçue de ça. Snif.

La scène est un chouilla triste tout de même, non ? Nadia prend ensuite le métro et est surprise d’apercevoir Alan à travers la fenêtre, surtout qu’elle est encore dans les années 80. La pauvre est suffisamment idiote pour laisser son sac avec toutes les médailles sur le siège alors qu’elle essaie d’attirer son attention. Sans trop de surprise, le sac se fait ainsi voler. Je m’en doutais quand elle s’est levée.

Franchement, quelle idiote, parfois ?

Russian Doll – S02E01

Épisode 1 – Nowhen – 16/20
Je sais que je suis sacrément bon public avec cette série, mais j’adore l’actrice. L’épisode a quelques longueurs malgré son temps court, mais quand on comprend enfin ce que sera l’intrigue de la saison, j’ai été happé bien vite comme lors des premiers épisodes. C’est une intrigue amusante, une ambiance qu’on ne trouve que dans cette série et avec un peu de chance, ça me donnera quelques points du Bingo Séries aussi.

Spoilers

Nadia reçoit un cadeau d’anniversaire particulier de la part de l’Univers.

When the universe fucks with you, let it.

C’est déjà dès le départ un étrange épisode qui s’annonce : nous retrouvons en effet Nadia dans ce qui ressemble fort aux égouts, alors que des voitures avec sirènes passent au-dessus d’elle. ON a à peine le temps de se demander ce qu’il se passe que la musique commence (excellente BO d’ailleurs) et que nous suivons finalement Nadia dans les rues et le métro de New-York. Franchement, c’est le genre de scènes qui donnent envie de partir aux USA illico – mais c’est peut-être aussi l’approche de la rentrée qui me donne des envies de vacances, même si je rentre actuellement de vacances.

Bref, Nadia arrive finalement à l’hôpital où on retrouve tout son sens de l’humour habituel et où je me souviens que j’adore cette actrice, franchement. Elle a un côté « I don’t care » dans tout ce qu’elle fait, ça lui va à merveille, c’est tout. En tout cas, elle vient à l’hôpital pour aider Ruth, une personne âgée, dans ses examens médicaux et dans l’attente interminable, digne d’une pièce de Beckett. Est-ce qu’une série américaine est vraiment en train de référencer En attendant Godot sans en donner le titre ?

C’est bon, je suis de nouveau amoureux de la série. Il n’aura pas fallu grand-chose. Pourtant, je continue de détester les amis de Nadia et une bonne partie des personnages secondaires. Vraiment, j’aurais pu me passer du retour de Maxine… Bon, il faut se faire à sa présence de toute manière. Elle est au téléphone avec Nadia pour lui organiser son anniversaire, ce que Nadia refuse, préférant passer du temps avec Alan. Tu m’étonnes.

Maxine le prend mal, lui rappelle qu’elles sont potes depuis 25 ans et Nadia finit par s’enterrer à nouveau dans le métro. Là, elle croise Horse sur le quai opposé, ce qui permet un petit dialogue à distance qui aura probablement son importance en cas de boucle temporelle. Dans le métro, Nadia est absolument insupportable avec tous les passagers. Ils ont juste envie de prendre le métro tranquillement, elle parle à tout le monde avec des blagues peu drôles et une manière de se croire chez elle assez imblairable.

Ce n’est pas grave, on va faire avec. Pendant que j’ai le temps car le trajet en métro est long pour elle, je devrais en profiter pour noter que Nadia a arrêté de fumer, mais qu’elle en a encore beaucoup envie, au point d’en mâchouiller une régulièrement et qu’elle finit par en allumer une dans l’espace non-fumeur qu’est le métro.

Nadia, fidèle à elle-même. Au moment de descendre, Nadia est prise dans un flot de passagers étranges, notamment des « anges gardiens » aux bérets rouges, et se sent un peu mal, sentant que le monde change autour d’elle. Un des anges l’aide à trouver sa sortie – et c’est comme cela qu’elle se fait voler son portable – remplacé par des allumettes qui lui indiquent de se rendre chez Chez (pratique ce nom). Soit ?

Sincèrement, j’aime l’ambiance de la série, aussi particulière soit-elle, mais c’est un enfer à critiquer, surtout que je me doute que chaque détail aura son importance plus tard dans la saison. Par contre, l’épisode 1 traine déjà en longueur : Nadia est un personnage intéressant, mais j’attends que l’intrigue commence vraiment moi. Malheureusement, je sens que ce ne sera pas pour tout de suite. Pourtant, on a vite repris nos habitudes avec Nadia.

Elle se laisse guider par la vie peu importe où elle l’emmène, et ça l’emmène dans un bar où elle sympathise avec un certain Danny. Son but est de lui taxer une cigarette tout en lui expliquant qu’elle voyage dans le temps et en imaginant son futur. Soit. Elle finit par rencontrer Chez, un type qui ne donne pas envie du tout de l’approcher. Il semble pourtant la connaître, la drague lourdement comme s’il la connaissait déjà et la force à le suivre quand un type semble à sa poursuite.

Bon, ça laisse deux possibilités : Maxine se fout de sa meilleure amie avec une sorte d’escape improbable la menant à une fête ; Chez est dans une boucle temporelle alors que Nadia n’y est pas. Dans les deux cas, ça me donne au moins l’impression que la saison propose quelques enjeux. Dans la rue, Chez propose de la drogue à Nadia, puis l’emmène vers une adresse qu’elle ne connaît pas, mais dont elle a les clés dans sa veste. Allez savoir.

Celui-ci en profite pour la toucher en récupérant les clés avant de l’embarquer dans le vol d’une mallette au sein d’un appartement où ils cherchent à être discrets. Soyons francs, on ne comprend vraiment rien. Nadia non plus, mais elle, elle s’en fout, elle se laisse guider n’importe où. Vivement qu’on me ramène Alan, parce que là, pour le moment, ce n’est pas passionnant la journée de Nadia.

Le tourne-disque de l’appartement se lance tout seul, forçant Nadia et Chez à s’enfuir loin de là pour finir en plan cul.

Avant de coucher, Nadia souhaite toutefois aller aux toilettes, ce qui lui permet d’y découvrir, en se regardant dans le miroir qu’elle est désormais… sa mère ? C’est plus qu’inattendu cette affaire. Elle n’est plus du tout Nadia, elle est désormais Lenora, et c’est bien ça pour ça que Chez lui parlait comme s’il la connaissait déjà. Oh bordel. Pas de boucle temporelle, alors ?

Pour ne rien arranger, Nadia passe son temps à boire, se droguer et fumer… alors qu’elle est enceinte. Enceinte d’elle-même donc. C’est très original comme intrigue et je dois dire que j’aime l’idée. Nadia finit par s’enfuir de chez Chez, paniquée par ce qui est en train de se passer.

Elle reprend le métro… et est heureuse de se retrouver en 2022 et de croiser un millenial. Son premier réflexe une fois en 2022 ? Se rendre chez Alan. Pourquoi a-t-il une pornstach désormais ? Je ne m’y attendais pas du tout. Trois années ont passé depuis la saison 1 (dingue que Nadia survive au Covid quand on voit son mode de vie), ils continuent de passer toutes les soirées d’anniversaire de Nadia ensemble, au cas où ils se mettraient à mourir.

Ce n’est donc pas ce qu’il se passe cette saison, mais le problème, c’est qu’Alan n’est pas du tout au courant de ce dont lui parle Nadia. Il n’est pas retourné dans le temps pour être sa mère (ou son père ?) alors il prend ça pour un autre délire de Nadia. Elle en a tellement, c’est parfaitement crédible. Bon, outre la pornstach bizarre, Alan est toujours célibataire et n’a pas changé, acceptant que sa mère lui organise des rencards chaque semaine.

Il s’inquiète pour Nadia, sans plus, préférant se rendre à son rencard. Pendant ce temps, Nadia, elle, retourne chercher Ruth à l’hôpital et la questionne sur sa mère et sur Chez. C’est l’occasion d’apprendre que Chez était là quand Lenora a perdu tout l’argent de sa famille. Cela intrigue suffisamment Nadia pour qu’elle se décide à reprendre le métro, voir ce qu’il se passera. De son côté, Alan hésite à prendre le métro, mais le fait malgré tout, stressant clairement de ce qu’il pourrait lui arriver, n’ayant pas envie de voyager dans le passé. Franchement ? Ça m’a fait rire de le voir tout inquiet comme ça.

Quand Nadia sort du métro, elle est de nouveau dans le passé et elle se rend une fois de plus chez Chez pour retrouver l’argent. C’est efficace : elle découvre que l’argent est bien chez lui et qu’il est donc celui qui a volé l’argent de sa famille – avec Lenora, qui était pour, donc. C’est super creepy, mais Nadia enchaîne ensuite en… couchant presque avec lui ? Elle excite clairement Chez, et c’est étrange comme tout.

Elle finit par s’arrêter et se rendre aux toilettes, histoire de faire le point. Elle souhaite reprendre l’argent qui lui appartient… mais c’est en vain : Chez profite qu’elle soit aux toilettes pour se barrer avec tout le trésor de famille de Lenora. Pauvre Lenora. Je me demande en plus si elle se souvient de ce qui lui arrive quand Nadia prend le contrôle comme ça. Joyeux anniversaire Nadia en tout cas, c’est un bel anniversaire de découvrir ce qui est arrivé dans le passé de sa mère.