Russian Doll (S02)

Synopsis : Trois ans après les événements de la saison 1, Nadia continue d’avoir peur de mourir le soir de son anniversaire – et passe donc tous ses anniversaires avec Alan. Cette année, cependant, ce n’est pas la mort que l’univers lui envoie comme cadeau.

08.jpg

Pour commencer, je ne sais pas comment justifier que je regarde ça maintenant. Quand la série est sortie sur Netflix, j’avais énormément envie de me jeter dessus, seulement je n’ai pas pris le temps de la voir immédiatement. J’ai ensuite eu tendance à l’oublier… mais j’avais eu la bonne idée de la télécharger sur la plateforme, et j’ai donc encore les épisodes sur moi. J’ai un trajet en train qui devrait me permettre de défoncer au moins la moitié de la saison en un visionnage et la forte envie de surligner au moins une dernière série dans ma liste de tout ce que je voulais voir cet été (histoire de ne pas trop déprimer de mon intenable retard).

Finalement, je me rends compte que je reprends la série pour un tas de mauvaises raisons, mais ça me semble raccord malgré tout avec le ton de la série. Ceci étant dit, je suis curieux de savoir ce que les scénaristes vont proposer comme péripétie après le final étrange de la saison 1. La saison 1 ? Elle est super loin ! Heureusement, j’avais écrit un résumé sur le dernier épisode au moment de la reprise, alors je me souviens à peu près de l’histoire de Nadia et Alan.

Voir aussi : Qui se rappelle encore de Russian Doll ?

Bien évidemment, je me suis vu la saison d’une traite, mais ça met du temps de tout publier. C’est donc parti pour une critique par jour, à 18h, du 4 au 10 septembre. En attendant, vous pouvez découvrir les avis sans spoilers.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S02E01 – Nowhen – 16/20
Je sais que je suis sacrément bon public avec cette série, mais j’adore l’actrice. L’épisode a quelques longueurs malgré son temps court, mais quand on comprend enfin ce que sera l’intrigue de la saison, j’ai été happé bien vite comme lors des premiers épisodes. C’est une intrigue amusante, une ambiance qu’on ne trouve que dans cette série et avec un peu de chance, ça me donnera quelques points du Bingo Séries aussi.
s02e02 – Coney Island Baby – 15/20
C’est un deuxième épisode plutôt dans la lignée du premier. Si on passe beaucoup de temps sans mon personnage préféré, j’aime bien suivre Nadia dans sa quête pour l’instant. Elle est toujours odieuse avec tout le monde, comme il se doit, mais l’épisode suit un schéma logique qui ne perd pas de temps et reste divertissant. Quant au fait que Nadia soit parfois stupide dans ses actes, ce n’est pas une nouveauté, alors j’ai envie de dire que c’est simplement raccord avec la saison 1.
s02e03 – Brain Dead – 17/20
Il faut peut-être que je commence à me poser des questions sur moi-même car il y a un twist de cet épisode que j’adore et que j’adore chaque fois que je le vois dans une série. Au-delà de ça, je trouve que la série nuance beaucoup mieux ses mystères qu’en saison 1. Il y a une piste que l’on peut suivre clairement d’un épisode à l’autre, et ça aide à mieux comprendre ce qu’il se passe et à suivre vraiment Nadia dans toutes ses péripéties. Cependant, il y a encore une intrigue que les scénaristes se gardent en réserve, et j’ai hâte d’y arriver.
s02e04 – Station to Station – 17/20
Plus que les précédents, cet épisode a réussi à me mettre le smile en divisant enfin son intrigue en deux – et les deux étaient hyper intéressantes à suivre et offraient des perspectives que j’aime beaucoup pour la suite. Maintenant qu’on est enfin au cœur de la saison, on voit mieux vers quoi la série se dirige et c’est très efficace comme ça. Je retrouve le sentiment que j’avais en saison 1 : aucune envie de m’arrêter tellement c’est cool.
s02e05 – Exquisite Corpse – 15/20
Si cet épisode a quelques aspects cool et reste assez cohérent avec le reste de la saison, je ne peux m’empêcher de penser qu’il perd un peu notre temps par quelques détours pas forcément nécessaires et par un retour à une seule intrigue finalement pas assez développée pour rester cohérente tout du long avec un semblant de réalisme. Ce n’est pas si grave. Quant aux voyages temporels, ils restent cohérents, c’est top et je ne m’attendais pas à autre chose.
s02e06 – Schrödinger’s Ruth – 18/20
La série ne déçoit pas avec un épisode qui va de plus en plus vite et prépare le terrain pour une fin de saison inattendue. Le rythme de l’épisode est excellent, tout va très vite et on ne sait plus où donner de la tête. Franchement, ça promet une fin réussie et rien que pour cet épisode, je suis content d’avoir assisté à toute la mise en place et aux quelques longueurs qui précèdent. C’est fucked up, pour parler comme dans la série.
S02e07 – Matryoshka – 17/20
L’épisode me laisse un goût de trop peu et j’ai l’impression que la saison aurait pu avoir deux ou trois épisodes de plus facilement pour faire vraiment le tour de toutes ses intrigues et des pistes qu’elle voulait explorer. Comme en saison 1, on termine avec quelques questions et de quoi réfléchir au sens de la vie et du temps, et je dois dire que j’aime beaucoup la manière dont tout se met en place pour en arriver à une conclusion plus poétique et littéraire que rationnelle et scientifique. Une bonne saison, un bon épisode – et une bonne fin, peut-être.

Oups, ce soir, c’est le #WESéries 21

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries date de février dernier, alors il est peut-être temps d’en organiser un nouveau, non ?

Concrètement, Il fallait bien quelqu’un pour me le rappeler sur Twitter, alors merci à Frankie. Moi, j’ai oublié de vous prévenir ici, mais en même temps, je l’avais écrit dans le Bingo Séries il y a six jours (déjà ??) alors vous étiez un peu au courant, non ? C’est fou comme le temps passe vite en vacances, je ne sais pas où est passée cette semaine. Et je ne sais pas trop où est passée mon nouveau design de la vingtième édition, mais vu l’heure, j’avoue que j’ai privilégié l’efficacité à la beauté !

Qu’est-ce que c’est ?


Le Week-end en séries, ou #WESéries pour les intimes et les twittos, est un challenge co-organisé assez régulièrement par Ludo et moi-même. On note d’ailleurs que Ludo s’est lancé dans l’actu séries et films sur Twitter, abonnez-vous : @infoscineseries !

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».


  • Quand ? Dès ce soir à 19h jusqu’au dimanche 14 août, à minuit.
  • Pour qui ? N’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag #WESéries sur Twitter, Instagram et/ou sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Il existe quatre niveaux différents pour ce challenge, car nous n’avons pas tous les mêmes habitudes et les mêmes emplois du temps. Toutefois, même le niveau le plus simple constitue déjà un défi important. Chacun fait ce qu’il lui plaît – et il y a même des mini-défis pour épicer encore un peu plus votre aventure.


Niveau Basique


520 minutes – Environ 13 épisodes de 40 minutes – Durée : 8h30

Vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer, et je vous conseille de répartir vos séries pour vous faire environ trois soirées de trois heures. Variez les plaisirs et les séries pour valider ce niveau !

Défi optionnel : Il est l’heure d’être créatif ! On vous propose en effet de nous faire un petit fan-art d’une série que vous avez regardé pendant ce premier niveau, avec le #WESéries quelque part sur le fan-art. Ce peut être un dessin, un montage à l’ordinateur, une vidéo si vous avez un temps extensible incroyable, peu importe ! Ce n’est même pas obligatoirement beau, le but est de s’amuser un peu en étant créatif 🙂


Niveau moyen


720 minutesEnviron 18 épisodes de 40 minutes – Durée : 12h

Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez bien sûr, mais 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison d’un coup comme je l’avais fait lors d’une précédente édition avec les saisons 2 de The Haunting of Bly Manor et La Légende de Korra. De mon côté, j’ai beaucoup de séries dans lesquelles j’ai besoin de faire ça en ce moment, que ce soit pour me mettre à jour d’ici la rentrée ou juste pour les terminer définitivement parce que Netflix adore me noyer en sortant dix épisodes d’un coup… Même Disney + s’y est mis avec Groot…

Défi optionnel : Proposez-nous deux fan-arts cette fois-ci ! Les conditions restent les mêmes que pour le niveau basique.


Niveau difficile


880 minutesEnviron 22 épisodes de 40 minutes Durée : 14h50

C’est un peu le rêve de tous les sériephiles de s’empiffrer une saison d’un coup en un week-end, non ? Dieu sait que je rêvais de pouvoir faire ça adolescent quand je découvrais Buffy pour la première fois. Cela paraît beaucoup, mais ce n’est jamais qu’un tiers du week-end, ça laisse même la possibilité de sortir s’aérer, voir du monde, manger, dormir… Que des choses que je vous invite à faire.

Défi optionnel : C’est parti pour trois fan-arts sur des séries vues au cours de votre week-end. Essayez de faire un fan-art par défi… et si vous êtes restés sur la même série tout du long, ben variez les persos mis en avant ? N’oubliez pas le # 😉


Niveau ultime


1040 minutes – Environ 26 épisodes de 40 minutes – Durée : 17h

Cela commence à faire beaucoup, mais des participants ont déjà atteint 1200 minutes, donc ce n’est pas infaisable. Lors de la dixième édition, j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi (ça commence à dater cette affaire), alors c’est faisable pour de vrai. N’oubliez pas de sortir et d’avoir une activité physique en parallèle, par contre, ça devient nécessaire à ce stade. Il fait encore beau demain en plus !

Défi optionnel : Quatre fan-arts sur vos séries vues au cours du week-end, toujours avec le # si possible, et bien sûr, il faut que ce soit fait par vos soins !


Mon objectif


Comme d’habitude, c’est encore trop tôt pour que je me prononce et je me laisse un peu de temps pour me décider. Oui, c’est toujours trop tôt en fait, même à 19h aujourd’hui, ce sera trop tôt. J’ai tellement d’épisodes et séries à voir, je ne sais pas encore ce que je vais faire. En vérité, j’ai aussi pas mal de petites choses prévues ce soir et en journée demain.

Le gros de mon challenge sera donc ce dimanche. D’ici là, j’espère réussir à voir les hebdos non vus cette semaine (HSMTMS, Resident Alien et Evil, même si ça, c’est dimanche matin) pour passer ensuite mon dimanche sur la même série. Probablement. Peut-être pas, cela dit, on verra. Je vise soit le niveau basique, soit le niveau moyen, selon l’heure de mon réveil dimanche, donc. Et pour le principe, j’aimerais bien finir la saison de Walker (il ne me reste que trois épisodes) pour pouvoir avoir la satisfaction de me dire que j’ai terminé une autre saison cette semaine – j’essaie d’en surligner au moins une par semaine sur ma longue liste de séries à voir cet été.

Bref, restez connecté sur Twitter et le blog pour en savoir plus !


Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions et qu’on a des nouveaux à chaque édition, je les redonne ; et ça reste du copier coller malgré quelques modifications à chaque fois… Franchement, il n’y a plus que les nouveaux pour lire cette rubrique, j’imagine. Et moi pour la relire (et y trouver encore des fautes parfois) 😉
  • La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer ! Et cet été, c’est vraiment la catastrophe : je me suis rendu compte que j’avais vu deux fois moins d’épisodes que d’habitude à cette période de l’année, donc bon, ça ne me fera pas de mal ce week-end.
  • Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Séries, et c’est génial aussi quand on rencontre des nouveaux qui se lancent dans l’aventure… mais aussi quand on convertit des amis ou des connaissances de longue date, alors n’hésitez pas à propager le virus de la sériephilie !
  • D’ailleurs, une troisième raison de participer est de cartonner dans la grille du Bingo Séries… Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec : ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »


RDV CE SOIR À 19h !

Uncoupled – S01E01

Épisode 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Spoilers

Michael organise une fête d’anniversaire à son copain Colin pour ses 50 ans. Après 17 ans de relation, il ne se doute pas du tout que Colin souhaite le quitter.

Colin’s not coming.

L’épisode commence directement par un couple heureux, un peu trop vu le titre de la série. Il est difficile de ne pas voir immédiatement Barney dans la série, parce que dès la deuxième scène, il enfile un costard. Vraiment, bien que le rôle soit différent, le costume est le même, et Neil Patrick Harris fait du Neil Patrick Harris. La bonne nouvelle, c’est qu’entre lui et l’acteur incarnant son mari, la série marque déjà des points : ce sont des acteurs que j’aime, c’est bon signe pour la suite.

Si le couple est heureux, on voit bien que celui dont c’est l’anniversaire, Colin, n’est pas ravi d’avoir cinquante ans, et que ça l’affecte plus profondément qu’il ne le montre ou que son copain ne semble le voir. D’ailleurs, c’est surtout ça le problème : on sait déjà qu’ils vont rompre, et on voit bien que le problème vient en partie de Michael qui ignore totalement ce que lui dit son copain.

Ainsi, alors que Colin explique qu’il ne veut pas fêter ses cinquante ans, nous suivons de toute manière la vie de Michael pendant qu’il se rend au travail, tout en organisant la soirée d’anniversaire de son mec. Et il ne fait pas dans la demi-mesure, on l’apprend bien vite, notamment quand il parle avec sa collègue : il y a toute une reconstitution de boîte de nuit et beaucoup trop d’invités pour quelqu’un qui ne veut pas fêter son anniversaire.

Quant à la collègue, j’adore cette actrice, je ne savais pas qu’elle serait là, alors je suis content. La journée possède tout de même un signe avant-coureur de ce qui attend Michael, je crois : il reçoit un appel qui lui annonce qu’ils ont été cambriolé avec Colin. C’est une employée qui remarque qu’il manque une partie des affaires du couple… mais une partie seulement. La collègue de Michael ne peut s’empêcher de faire une blague sur ce qu’il manque qui serait pas mal pour un vide-grenier gay, loin de se douter de ce qu’il va bientôt se passer.

Finalement, le soir même, au moment où Michael s’apprête à faire entrer Colin dans le club qu’il a loué pour la fête d’anniversaire, Colin révèle qu’il a l’intention de le quitter et qu’il a déménagé. C’est la douche froide pour Michael, mais bon, Colin ne pouvait pas non plus se douter que son mec l’emmenait à une énorme soirée surprise. Ca pour une surprise, c’est une surprise.

Cette soirée est l’occasion pour nous de rencontrer les amis de Michael et Colin, notamment les Jonathan qui ont l’air plutôt marrant à voir et à connaître. Michael a aussi ses parents sur place, tant qu’à faire, et tout le monde est bien heureux d’être là à l’anniversaire de Colin organisé par Michael. C’est bien triste pour Michael, parce que tout le monde fait la fête et célèbre non pas seulement Colin, mais aussi son couple avec Michael.

Ce dernier se retrouve ainsi à porter un toast à Colin sans avoir eu le temps de lui parler, et forcément, ça se résume au fait qu’il est amoureux de lui et qu’il ne peut pas vivre sans lui. C’est beau, c’est mignon, mais c’est aussi étouffant – et je ne parle même pas de la chanson qui rappelle que son mec a 50 ans alors qu’il lui avait dit ne pas vouloir le fêter. La chanson est géniale, je veux bien des amis comme ça, mais apparemment, ce n’est pas ce que veut Colin.

La rupture ? Elle a lieu à la fin de la soirée, et elle est dure à vivre, avec Colin qui reproche à Michael de toujours tout ramener à lui – ce qu’il fait effectivement sous le choc de savoir qu’un agent immobilier de New-York qui n’est pas lui a trouvé un appartement pour que Michael puisse le quitter.

Le lendemain, Michael cherche donc à parler à Colin comme il le peut, mais ça n’est pas si évident quand Colin ne lui répond pas vraiment ; à part pour lui expliquer par SMS qu’il a pris rendez-vous avec un thérapeute de couple. Cela laisse au moins de la place pour l’espoir à Michael, qui se raccroche à ça. Un peu trop, peut-être.

Michael en parle forcément à sa collègue, sur le lieu de leur travail, sans se rendre compte qu’il est encore au travail. Sans trop de surprise, elle en revient donc au travail sans être de vrais bons conseils pour lui. J’ai des doutes sur les amis qui entourent Michael dans sa vie, franchement, et Michael lui-même semble se porter bien pour une rupture après 17 ans de relation. La série manque d’un quelque chose pour que j’accroche à fond, avec des amis qui sont très détachés de ce qu’il se passe dans la vie de Michael parce que lui-même semble s’en détacher.

Il poursuit donc sa vie comme si de rien n’était. Quand il s’agit d’aller au travail, pourquoi pas – encore que le lendemain d’une grosse soirée comme ça, tu peux prendre un jour de congé, non ? – mais quand il s’agit d’aller à une soirée ? Bof. Non ? Je ne sais pas, c’est étrange.

En tout cas, Michael refuse de se dire célibataire, expliquant que son partenaire n’est simplement pas là pour la soirée. Il est un peu dans le déni, mais ça ne l’empêche pas de sécuriser un rendez-vous pro important pour le lendemain matin. En effet, il est à côté d’une femme qui divorce et dont l’appartement incroyablement superbe va se retrouver à vendre.

Pas de bol pour lui, le lendemain, Suzanne, sa collègue, est en retard. Cela le fait plutôt mal voir par la propriétaire du lieu, mais elle reste très amicale avec lui, lui racontant ainsi son divorce – ou en tout cas la rupture surprise. Son mari ne la trouve plus drôle et prend de la distance, partant vivre dans un autre appartement. Cela fait carrément flipper Michael parce que la situation est beaucoup trop similaire à la sienne.

L’appartement ? Ce n’est pas le point le plus intéressant pour les scénaristes, qui préfèrent juste faire de l’humour avec l’arrivée en retard de Suzanne et la présence de Tyler Hawkins, un concurrent direct de nos agents immobiliers. Il est introduit comme un personnage que l’on reverra et comme un concurrent tellement direct de Michael que ça n’annonce rien de bon.

Tout ça nous mène finalement au rendez-vous de thérapie de couple pour Colin et Michael. Ce dernier est content d’être présent à la thérapie et espère pouvoir écouter Colin. Ce n’est pas du tout ce qu’il se passe : Michael couvre de cadeaux Colin, lui coupe la parole et monopolise clairement le temps de la thérapie. Le psy essaie de se montrer encourageant, mais bon, j’ai du mal à envisager une issue positive pour Michael.

Et apparemment, je fais bien : il lui envoie un SMS pour le prévenir qu’il ne viendra pas à la soirée à laquelle ils sont invités. C’est d’autant plus bâtard qu’il avait dit pendant la thérapie qu’il le rejoindrait et qu’il profite d’un autre SMS pour lui dire qu’il n’envisage pas une suite à leur relation. Du tout. Malgré le rendez-vous chez le psy la semaine suivante.

Michael se retrouve donc seul chez lui le soir, à ouvrir le cadeau qu’il avait prévu pour Colin : une photo d’eux. Angoissant, un peu. Suzanne l’appelle alors pour lui révéler qu’elle sait où Colin vit. Et avec qui. Ah. Possiblement, ça va tout changer, parce que pour l’instant, ma vision des choses, c’est quand même que Michael aurait pu prendre plus soin de son couple. Maintenant si on nous dit que Colin est parti vivre avec Tyler (ou avec le fils de Suzanne, ce serait drôle), ça va un peu trop nuancer le tout et permettre à Michael de se plaindre vraiment.

Uncoupled (S01)

Synopsis : Michael et Colin sont en couple depuis 17 ans. Aujourd’hui est le dernier jour de leur relation, mais Michael ne le sait pas encore.

Pour commencer, je sais bien que j’avais dit que je ne commencerais plus de série tant que je n’étais pas à jour dans le reste, mais eh, c’est une série avec Neil Patrick Harris dans le rôle-titre, ça vaut bien une petite entorse à ma règle ? En plus, il n’y a que huit épisodes, ce qui fait un total de 4h, ce n’est pas grand-chose. Et puis, c’est une série avec Darren Star comme producteur, c’est généralement un gage de qualité et le genre de série que je peux regarder sans avoir à m’épuiser dans l’écriture de la critique.

Pour autant, je n’ai pas l’intention de passer quatre heures d’un coup devant : je sais que le rythme Darren Star peut être épuisant. Je me demande aussi ce que ça va donner avec le mix Netflix. Emily in Paris a trouvé rapidement un ton qui lui était propre et qui fonctionnait, mais je ne parie pas sur le même délire avec Uncoupled.

C’est une comédie Netflix, je sais à quoi m’attendre avec eux, ça va être trente minutes d’épisode qui seront probablement longues car il se passe plein de choses, mais pas forcément parce que je ris beaucoup comme avec Younger. Pour une fois, j’ai vu la bande-annonce avant de me lancer, et je vois vraiment vers quoi on se dirige : une bonne série, qui ne parviendra pas à se démarquer pour autant. Autrement dit, je la vois comme un bon divertissement pour l’été : je suis en vacances, voir Neil Patrick Harris qui va recommencer à enchaîner les conquêtes tout en essayant de guérir de sa rupture, ça me paraît bien comme planning, mais à petite dose.

Voir aussi : Cinq séries à savourer cet été

S01E01 – Chapter 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.