Euphoria (S01)

Synopsis : Adaptée d’une série israélienne, la série suit la vie d’un groupe de lycéens un peu trash : drogue, sexe, crise d’identité et réseaux sociaux sont au rendez-vous (-18, s’abstenir).

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, j’ai l’impression d’avoir dit tout ce que j’avais à dire sur cette série dans le TFSA de vendredi dernier à propos des séries à voir cet été. Je suis vraiment curieux de voir ce que ça va donner et je suis donc au rendez-vous dès ce soir, premier jour de la diffusion, pour regarder cet épisode qui dure une heure, rien que ça. Il faut donc que ce soit passionnant, sinon je risque de m’endormir ; parce que je me suis levé tôt et recommence cette folie (non) demain.

Cela dit, vu le nombre de scandales qui ont éclaté autour de la série avant même sa diffusion, je me dis qu’elle devrait avoir de quoi me maintenir éveillé en théorie… mais donc aussi de quoi me perdre, surtout après la vision finalement assez chouette du lycée dans Trinkets !

Sur ce, je vous laisse avec la critique sans spoiler de l’épisode 1 – bon, OK, c’est plutôt un bref avis – ci-dessous. Si vous en voulez plus, cliquez sur le titre de l’épisode et vous aurez un résumé détaillé, avec mes opinions de temps à autres.

Note moyenne : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.
S01E02 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravagés, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).
S01E03 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…
S01E04 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.
S01E05 – ’03 Bonnie and Clyde – 18/20
La série continue sur sa lancée et est de moins en moins évidente à regarder parce que l’on s’attache à tous les personnages, même à ceux à qui on préférerait ne pas s’accrocher. Cela donne un épisode qui oscille entre toutes les émotions, et c’est un rollercoaster à regarder. Plus dure sera la chute après tout ça !
S01E06 – The Next Episode – 17/20
C’est un sacré puzzle, cet épisode, mais ça fonctionne extrêmement bien comme toujours. Je ne suis pas fan du personnage mis en avant cette semaine, mais le reste de l’intrigue fil rouge est développé de manière intéressante. La série met mal à l’aise, elle fascine, elle intrigue et elle fait bien son boulot finalement. Certes, c’est prévisible, mais ça ne me dérange pas plus que ça dans cette série.
S01E07 – The Trials and Tribulations of Trying to Pee While Depressed – 16/20
Plus on avance dans la série, plus les épisodes sont chargés psychologiquement pour les personnages, et pas uniquement pour le personnage sur lequel se concentre son épisode. La série est toujours passionnante à suivre, car chacun est bien traité individuellement je trouve, mais il n’empêche que cette semaine, ça prend un peu trop son temps à mon goût. Bref, on nous prépare la fin de saison la semaine prochaine (déjà) et c’est frustrant.
S01E08 – And Salt the Earth Behind You – 17/20
De semaine en semaine, on s’est dirigé vers une fin bien triste, avec une violence psychologique toujours bien prenante et plus écrasante. Cet épisode ne trahit pas la saison, même si son écriture est très certainement différente des sept premiers volets de cette histoire. Qu’importe de toute manière, les personnages sont attachants alors on veut savoir la suite quoiqu’il arrive. C’est une fin de saison réussie, avec des images qui marqueront pour un moment… Maintenant, RDV en saison 2 pour le fin mot de l’histoire – et la suite.

Bon, ben, pas RDV en saison 2 : celle-ci a été décalée, le tournage étant rendu impossible par la pandémie de coronavirus de mars 2020. En conséquence, la série est revenue avec deux épisodes spéciaux, rattachés à la saison 1 par OCS (et probablement par HBO), malgré une bonne année et demi d’écart avec l’épisode précédent. Je suis le mouvement, mais je vais les considérer hors saison dans la moyenne.

S01E09 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?
S01E10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

Saison 1 | Saison 2

Euphoria – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.

> Saison 1


Spoilers

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And then, the night got weird.

Oh la, je voulais être réveillé, c’est réussi dès les premières images avec un début d’épisode qu’il sera difficile d’oublié. On assiste donc à la naissance de Rue, le personnage principal, quelques jours seulement après le 11 septembre. C’est un excellent début avec une voix off très convaincante : Zendaya nous raconte l’enfance de son personnage et c’est brillamment drôle malgré une enfance loin d’être drôle.

Elle a des troubles de l’attention et est sur le spectre autistique, ce qui perturbe ses parents. Sa mère essaie de lui trouver des artistes auxquels se comparer, ce qui n’est pas brillant, et la série s’inscrit clairement dans notre monde, avec plein de références parlantes pour tout le monde. Rue grandit bien vite, s’isolant du reste du monde et ayant clairement des tendances à la dépression – et aussi une petite sœur. Pardon, tout se mélange, parce que le début d’épisode allait super vite. Je m’attendais à une série lente, moi.

Dans tout ça, elle n’a pas trop de choix pour se sentir en vie : elle se défonce. Bon, allez, je savais ce qui m’attendait en me lançant dans cette série. On a plus l’impression d’être dans un clip que devant une saison, mais ce début est extrêmement prenant : ça va vite, on est guidé par la voix de Zendaya et l’on englouti plein d’informations d’un coup. Je tiens à noter, pour m’en rappeler, que je suis content d’avoir vu cet épisode dans le noir – parce que les images sont magnifiques.

On la retrouve rapidement à la sortie d’une détox, à retrouver sa petite sœur et apercevoir une nouvelle en ville, mais elle nous explique qu’elle n’a pas envie de rester sobre pour autant. Cinq jours plus tard, elle se retrouve donc à acheter de la drogue à un enfant et faire un bad trip où elle fantasme sur la nouvelle. Tu m’étonnes que les puritains pètent un câble ! Après ça, Rue croise Nate, qu’elle n’aime pas beaucoup, acheter de la drogue.

Et encore juste après ça, Nate tombe sur la nouvelle, qu’il fait tomber. La nouvelle s’appelle Jules et finit sur son lit à chercher des rencards en ligne – beaucoup de photos de mecs nus, et finalement peu de dick pics – pour finalement trouver un « sexy daddy » qui lui plait et refuser d’aller à une soirée où sa pote l’avait invitée. À la place, elle se prépare donc pour son rencard, à coup de botox dans les fesses (edit : on me dit qu’il s’agit plutôt d’hormone vu le perso, mais comme ça reste non annoncé dans la série, we’ll see).

Le seul problème, c’est qu’on a les avertissements un peu angoissant de Rue en fond sonore qui nous indique que Jules fait le mauvais choix de soirée. Je pense que c’est un parti pris plutôt intéressant pour la série : la voix-off prend une vraie distance avec tout ce que l’on voit et elle est nécessaire pour apporter la morale à tirer de ce… traumatisme permanent qu’est la série.

Le traumatisme est d’autant plus réel qu’elle se rend en rencard avec… Eric Dane. Et il a encore pris un coup de vieux depuis la dernière fois que je l’ai vu dans une série. Il est aussi beaucoup plus nu – bon, lui ou sa doublure – puisqu’on le voit enfiler son préservatif, de manière floue, certes. La scène de sexe qui suit est dérangeante comme tout, puisque Jules en disparaît totalement, alors même que la caméra se centre sur elle.

Bref, elle est un défouloir qui s’oublie et est oublié par son « sexy daddy », qui est bien marié avec des enants, comme elle le voit sur son portable. Elle sort finalement du motel glauque et envoie un message à sa meilleure amie, trop occupée ailleurs.

En parallèle, on continue bien sûr de suivre Rue : elle a repris la drogue, mais elle a tout de même sa mère pour s’occuper d’elle comme elle peut. Elle veut la forcer à faire un test d’urine, pour vérifier si elle se drogue ou non. Pas de bol, Rue sait comment sortir de sa chambre sans se faire prendre et elle en profite pour aller chez son amie d’enfance, Leslie, qui accepte de pisser dans un pot pour elle. Et du coup, de retour chez elle, Rue parvient à endormir la méfiance de sa mère.

La série n’a aucun tabou et y va fort dès son pilot, peut-être même un peu trop fort. Je veux dire, on a quand même l’héroïne qui nous explique en toute tranquillité comment passer un test anti-drogue sans se faire prendre si on s’est drogué. Bien sûr, l’héroïne ne va pas vraiment chez Leslie, hein, mais en soirée – la même soirée que celle où était invitée Jules. Elle tombe sur les « amies » de Jules au passage, et elle se drogue à nouveau ; alors qu’elle vient juste de se souvenir de son overdose où sa petite sœur l’a retrouvée… et elle semblait culpabiliser.

Tout ça fait qu’elle s’imagine ensuite marcher au plafond. Oula. La réalisation est sacrément belle et impeccable pour le coup. Pendant ce temps, Nate organise une soirée entre mecs chez son pote Chris, qui est le seul à ne pas être torse nu avec ses petits frères jumeaux. Comme toute soirée entre mecs d’après Rue, ça finit par regarder des photos de nudes, mais pas de n’importe qui, non. Des photos de Cassie, la petite sœur toute gentille de Leslie qu’on était loin d’imaginer si dévergondée. Oui, mais c’est parce qu’elle n’est pas dévergondée du point de vue de Rue, qui nous explique que les nudes sont juste la nouvelle manière de chercher l’amour en 2019. Et c’est pour ça que je suis célibataire !

J’aimerais être en train d’exagérer, mais non. La série nous enchaîne ensuite avec le rencard entre Cassie et Chris, qui finit très vite en scène de cul, à la limite du viol. Nate lui ayant montré des vidéos pornos avec, soi-disant Cassie, il se montre en effet trop violent avec elle. Rue en profite pour une petite morale sur le porno et les scènes de violence, avant de nous montrer que ça se termine bien pour le couple qui couche à peu près normalement – mais ça, on ne nous le montre pas du coup.

La soirée peut donc continuer après tout ça : je n’ai pas encore tous les noms, mais on a clairement l’ex de Nate qui décide d’aller coucher au beau milieu de la piscine avec le premier gars qui lui plaît, juste pour faire chier Nate ; et la pote de Jules qui, pour la première fois de sa vie, décide de se lâcher un peu, parce qu’on n’est plus dans les années 80 et qu’elle ne peut, selon Jules, restée vierge. Quand je vous disais plus haut qu’elle était occupée ailleurs, c’était donc à ça qu’elle était occupée.

Le problème, c’est que Jules se retrouve seule dans la cuisine avec un Nate énervé, qui n’hésite pas à péter des bouteilles pour montrer qu’il est énervé par son ex. Il finit par s’en prendre à Jules, parce qu’il ne la connaît pas et parce que personne ne la connaît. Pour se défendre, elle attrape donc un couteau et n’hésite pas à se taillader le bras devant tout le monde.

Et c’est comme ça que tout le monde connaît la nouvelle, y compris Rue, qui est fascinée et décide d’aller à sa rencontre… pour mieux finir chez elle quand elle se déshabille et s’allonge dans son lit. En parallèle, la seule amie de Jules perd sa virginité et finit sa nuit à scroller Insta alors que Nate rentre défoncé chez lui… pour que l’on découvre que son père est le « sexy daddy » de Jules. Je m’y attendais un peu, c’était le père de Nate ou le père de celle qui venait de perdre sa virginité, au choix. Le choix est fait du coup, et ça finira probablement mal, ce que la voix-off nous suggère en permanence.

Vraiment, la voix off est la plus grosse réussite de la série, avec son esthétique, parce qu’elle permet une prise de distance intéressante. Ce recul fait du bien pour ne pas trop rester au premier degré de lecture de la série – le trash – mais pour entrer dans le second, qui est une sorte de commentaire pseudo-sociologique sur la jeunesse de la génération post-2001. Reste à voir si ça se développera de manière intelligente ou si ce sera juste un prétexte pour toujours plus de cul et trash…

> Saison 1

The Rain – S02E03-06

Épisode 3 – Gardez le contrôle – 15/20
Cet épisode est moins rapide que les précédents finalement, et aussi moins malin dans la manière de faire avancer son intrigue. Je m’attendais à mieux, même si les quelques révélations de l’épisode sont plutôt chouettes pour la série à long terme. Les personnages continuent d’évoluer dans un monde de plus en plus complexe.

> Saison 2


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Allez, c’est bien beau de commencer plein de séries, mais il faut aussi se donner la peine de les continuer, sinon on ne s’en sort plus. La semaine est passée bien vite et je n’ai pas pris le temps de voir tous les épisodes de cette seconde saison. Qu’à cela ne tienne, me revoici pour l’épisode 3, qui sert également de mi-saison, du coup.

Un brin narcissique, Rasmus commence cet épisode par se regarder à moitié à poil, sous prétexte de voir comment le virus fonctionne lorsqu’il sort de lui. Il ne s’en rend pas compte, mais il tue au passage les insectes dans sa « chambre ». C’est pratique d’avoir un virus mortel en soi dis-donc, on m’avait caché ça !

Pendant ce temps, Fie continue ses recherches et explique à Simone que les mutations du virus sont trop dangereuses pour être ignorées maintenant qu’elles sont en Rasmus : chaque fois qu’il libère le virus, celui-ci mute d’une nouvelle manière, plus dangereuse que la fois précédente. C’est vrai que c’est embêtant quand même.

Par conséquent, Simone prend la décision de changer son frère de pièce. Sa petite salle avec vitre, ce n’est pas terrible pour sa vie privée, j’imagine. Rasmus endort alors la méfiance de sa sœur et réussit à trouver le moyen de se barrer de sa nouvelle cellule, parce que même si c’est une chambre, Simone entendait l’y enfermer, hein. Pourquoi s’enfuir ? Pour retourner voir la jolie blonde qui est venue le narguer dans sa chambre, bien sûr.

Le type ne contrôle ni le virus en lui, ni ses hormones, clairement : il prend le risque de la rejoindre alors même qu’il a failli la tuer en s’énervant… Mais bon, ça fonctionne parce qu’il pense être capable de contrôler le virus désormais : en début d’épisode, il a réussi à le sortir de lui et l’y faire re-rentrer.

En parallèle, Martin organise un rencard pour Simone, sur le toit du QG où ils écoutent de la musique, boivent du mauvais vin et s’embrassent. Ce n’est pas glorieux tout ça. Ils sont heureusement interrompus par Patrick qui veut montrer ses nouveaux jouets à son pote. Cela ne sert pas à grand-chose, si ce n’est amplifier le mystère autour des recherches scientifiques qui ont eu lieu dans le QG.

Toujours du côté des héros, Leah et Jean continuent de faire du jardinage sur le toit pour mieux voir arriver vers eux un étrange paquet… contenant en fait un hologramme qui leur met un ultimatum. Apollon a retrouvé la base et leur laisse 24h pour livrer Rasmus avant de mettre le feu à la base. Mieux que ça encore : si Rasmus leur est livré, il les aidera à quitter la zone de quarantaine pour reprendre une vie normale.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour diviser, avec Jean et Patrick qui seraient plus ou moins prêts à livrer Rasmus. Jean envisage aussi de partir avec Lea, mais celle-ci est tout de suite moins d’accord, inévitablement : ça craint beaucoup trop comme plan. Elle ne veut pas abandonner Simone, en plus. Cette dernière bosse toute seule sur un vaccin pour Rasmus, parce que Fie est un peu occupée aussi de son côté : elle se découvre enceinte, rien que ça, et semble ravie de la nouvelle avant de comprendre tout ce que ça implique. Le plus drôle est encore quand elle l’annonce à sa belle-sœur, quand même, parce que celle-ci n’en a rien à foutre.

Elle rejoint malgré tout Simone pour l’aider à trouver un remède, ce qui n’est pas efficace du tout. Pire : Jean surprend Rasmus en-dehors de sa cellule et en train d’être énervé par sa nouvelle copine. Ces deux idiots font quand même des tests en extérieur plutôt que dans la base, et je n’arrive pas à savoir si c’est intelligent ou complétement débile. Bon, la simple idée du test est complétement débile cela dit.

Jean voyant ce que Rasmus est capable de faire amène tout le monde assister à la sortie du virus, finalement stoppée à temps par Simone qui perd le contrôle de ses amis. En effet, toute la base découvre qu’elle a menti : Rasmus a tué les scientifiques – ce n’était pas un accident. Bon, on avance toujours dans cet épisode au moins. Le vrai problème, c’est que Rasmus obtient aussi confirmation qu’il a tué tout le monde.

Après tout ça, Lea et Jean décident de quitter le QG et Martin comprend que Rasmus est incontrôlable, avec Simone, qui a découvert le test de grossesse, il prend donc la décision de livrer Rasmus… en enfermant au passage Simone dans le laboratoire. Malgré cette trahison, elle y fait une découverte : le virus n’a pas un seul marqueur, mais deux.

La série prend aussi le temps de se concentrer plus longuement sur Kira, qui a son propre secret bien caché : la méchante a bossé pour les scientifiques qui étaient auparavant dans le QG, et elle a encore un collègue, prisonnier, qui peut l’aider apparemment. Elle le libère, tout en le prévenant qu’elle est prête à le tuer si Apollon se rend compte de quoique ce soit. Magnifique. Elle l’envoie alors dans un sous-terrain… qui débouche évidemment sur le QG.

Là, il tombe sur Patrick qui a récupéré l’étrange pistolet après lequel il est. Un combat s’ensuit, pendant lequel Patrick se fait voler le pistolet, puis mettre K.O. Par chance, il a vidé le chargeur avant et réussit à s’en tirer de justesse, en déclenchant au passage une alarme qui les rend tous les deux sourds. Et y a pas âme qui vive pour venir en aide à Patrick pendant toute la scène hein. Il finit l’épisode en découvrant une salle de contrôle avec des caméras pour toute le QG. Mystérieux.

Sinon, Lea et Jean préfèrent se barrer… mais bon, Lea n’est quand même pas d’accord pour livrer Rasmus et trahir sa seule amie. Du coup, c’est elle qui libère Simone, qui rejoint Fie à temps pour lui annoncer sa découverte et s’apercevoir au passage que Rasmus s’est barré. Beaucoup trop de découvertes tout le temps dans cette série. On sait toutefois ce qui est arrivé à Rasmus : il s’est barré avec Sarah, évidemment.

Fie cache autrement un passé de grosse fêtarde pas tellement en contradiction avec son intelligence. Bourrée, elle s’est amusée à chatouiller son mec alors qu’il conduisait ; et ça a logiquement fini en accident de voiture. Son mec meurt sur le coup et elle apprend qu’elle ne pourra désormais pas porter d’enfant. L’infirmière lui explique quand même qu’elle est chanceuse d’être en vie, malgré tout ça. Moui.


Épisode 4 – Sauvez-vous vous-mêmes – 13/20
Bon, le début de cet épisode n’a pas trop de sens du côté de l’évolution des personnages : c’est en train de devenir un problème pour la cohérence globale, et c’est dommage. Bon après, ce n’est pas la première fois que je fais la réflexion non plus au cours des deux saisons, mais là, j’ai trouvé qu’on enchaînait les longueurs et les passages auxquels je n’accrochais pas. Ca m’embête bien, surtout après le début de saison réussi !

> Saison 2


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Rasmus et Sarah sont donc en fuite tous les deux, ce qui n’a pas trop de sens. Ils n’ont aucun plan et envisagent donc de se rendre à Bakken, une fête foraine. Franchement, leur amitié ne tient pas trop debout, elle sort de nulle part… mais voilà Rasmus prêt à filer ses vêtements à sa nouvelle petite amie malgré tout. Et sans s’en rendre compte, il contamine aussi un arbre, simplement en le touchant.

Tout en lui parlant, elle apprend à mieux le connaître, surveillant pour ça la couleur de ses veines qui lui indique chaque fois qu’il s’énerve ou est frustré. Ils s’arrêtent dans un magasin de maquillage où elle décide de le peindre en clown, histoire de rire un coup. Allez, je suis forcé de reconnaître que ça fait un meilleur ship qu’en saison 1 tout ça. Ils s’amusent bien, hésitent à s’embrasser, mais sont évidemment arrêtés par Apollon, sinon, ce ne serait pas drôle.

Ils s’enfuient donc en courant, ce qui est évidemment un problème, avec la santé fragile de Sarah. Ils refont donc une pause pendant laquelle Rasmus comprend qu’il ne pourra jamais toucher Sarah. Bien vu, c’est que ça monte vite au cerveau dis donc (non). Cela dit, ça ne monte pas beaucoup plus vite au cerveau de Sarah qui fait des blagues stupides sur sa survie. Non seulement c’est une mauvaise blague, mais en plus ça l’énerve lui et ça provoque la sortie du virus.

Il est ainsi forcé de s’isoler en extérieur et de découvrir un peu plus sa connexion avec la nature infectée, qui rend jalouse Sarah. Bien sûr, logique. Le lendemain, il comprend peu à peu (mais alors vraiment tout lentement hein) que Sarah n’est pas en bonne santé du tout. Cela ne les empêche pas d’arriver dans le parc d’attraction, où Sarah veut absolument monter sur le roller-coaster.

De son côté, Simone décide de partir à la recherche de son frère et Martin se refuse de la laisser faire ça seule… même s’il était à deux doigts de livrer Rasmus. Pour compléter ce duo de choc, Fie leur annonce qu’elle les accompagne aussi. Simone ne veut pas d’eux, mais elle se laisse faire malgré tout. Soit, on n’est plus à ça prêt.

Elle découvre que son frère a infecté un arbre et Fie que Sarah a retiré sa combinaison, ce qui ne plaît ni à l’une, ni à l’autre. Le pire est encore la manière qu’à Martin de vouloir protéger Simone alors qu’elle ne veut rien avoir à faire avec désormais. Ils sont en tout cas rapidement sur les traces de Rasmus et Sarah, c’est rapide. Dès qu’elle a l’occasion d’être seule avec, ce que les scénaristes provoquent bien vite, Simone explique à Fie qu’elle sait qu’elle est enceinte et qu’elle comprend le pourquoi de sa trahison.

Elles sont toutefois interrompues par Martin qui s’est fait prendre en otage par Klaus qui traînait par là. Il les prend donc tous en otage, à la recherche de Rasmus pour se venger de la mort de sa copine. Et bien sûr, Martin est rapide à trahir Simone, imblairable avec lui depuis le début de l’épisode. On n’est plus à une trahison de Martin près aussi – même si je n’y crois que moyennement. Certes, il emmène Klaus sur la piste de Rasmus, mais c’est probablement pour mieux le désarmer au dernier moment.

Restées ligotées en arrière, Fie et Simone sympathisent et se libèrent, ce qui fait qu’elles rattrapent hyper vite Rasmus et Sarah qui ont pourtant une sacrée longueur d’avance, en théorie. Comme elle est un peu conne, Simone hurle le nom de Rasmus – trop occupé à suivre Sarah pour faire demi-tour, même quand il l’entend. Cela permet à Klaus de vite la retrouver… mais il est finalement désarmé et tué rapidement par Martin.

En haut de l’attraction la plus haute du parc, Sarah, elle, envisage de se suicider au désespoir de Rasmus. Il parvient toutefois à la convaincre de ne pas se tuer, parce qu’ils ont passé une bonne journée ensemble. C’était un brin neuneu et beaucoup trop relou. Ils sont finalement retrouvés par Simone, Martin et Fie… eux-mêmes retrouvés par Kira qui veut récupérer Rasmus et menace même Sarah au passage. Rasmus révèle alors à quel point il maîtrise le virus : il parvient à effrayer et faire fuir Kira sans menacer personne. C’est merveilleux comme pouvoir ça.

Après tout ça, Martin et Simone prennent de nouveau le temps de s’expliquer, dans une scène qui ne m’a pas fasciné, je dois dire. Le couple finit par se séparer, parce que Simone est très naïve et est sûre de pouvoir venir en aide à son frère. Relou. Il se réveille au matin pour voir sa sœur en larmes et ne pas pouvoir lui faire vraiment un câlin pour la consoler.

Dans le genre bien relou, on aussi les personnages de Lea et Jean. Finalement, ils sont encore au QG… où il n’y a plus personne. Utiles, franchement. Heureusement qu’Apollon est censé les cerner. Bon, à l’extérieur Kira est toujours là, mais bon, elle ne sert pas à grand-chose. Bon, Jean et Lea non plus hein. Après avoir tout arraché dans l’épisode précédent, Lea retourne dans la serre de nouveau intacte pour découvrir que Jean lui a peint une chapelle. Elle trouve ses dessins enfantins magnifiques… Ben putain, c’est pas Michel-Ange pourtant !

Lea annonce donc à Jean qu’elle pense que cet endroit les tuera, mais quand elle entend des bruits qui sont très clairement l’assaut d’Apollon, elle se dirige tout tranquillement vers eux. Allez, ça faisait de belles images pour sa fuite, on va dire.

De son côté, Patrick est coincé dans le sous-terrain : l’alarme qu’il a déclenchée (et qui s’est arrêtée) à fait s’abattre une porte… qu’il parvient finalement à ouvrir grâce à un levier. Il récupère sur le cadavre du « prisonnier » pote de Kira un tas de carte SD contenant des vidéos pour lesquelles il était donc prêt à mourir. Patrick abandonne le pistolet pour aller visionner les vidéos : il y découvre la mère de Kira et Kira elle-même, accompagnées de tout un tas de scientifiques. Et leur pistolet est clairement une arme qui cherche à se débarrasser des puces dans le cou.

Patrick est finalement interrompu dans son visionnage par Jean et Lea qui le retrouvent un peu par miracle. Le trio s’isole dans la salle de contrôle, galérant un peu avec la porte blindée qui, par magie refonctionne normalement quand Lea s’en occupe. Du coup, Patrick peut leur montrer sa trouvaille qui tue tous les hommes d’Apollon d’un coup… inutile de dire que Lea ne trouve pas ça génial du tout comme découverte, bien au contraire.

Elle nous pète donc encore un câble et prend la décision de foutre le feu à sa serre, parce qu’une plante semble atteinte par le virus. Je n’ai pas suivi du tout son délire, mais elle est toute contente de dire ensuite à Jean qu’il la rend heureuse, et il en est tout content aussi alors voilà, contentons-nous de ça.

En fin d’épisode, Martin qui s’est débarrassé de Simone (une décision intelligente ?) rentre au QG pour découvrir qu’il s’est fait attaquer. Heureusement, Patrick tombe sur lui et lui explique qu’il a découvert une vidéo parlant d’une base Apollon où ils peuvent se faire retirer les capsules. Les deux amis prennent la décision de quitter définitivement le groupe (alors que Martin faisait la morale à Léa il y a un épisode, oui) pour s’enfuir rien qu’entre eux. Pff, heureusement que Martin voulait sauver tout le monde, hein ; super développement du personnage !


Épisode 5 – Ne craquez pas – 17/20
La qualité revient un peu plus avec cet épisode qui prépare déjà la fin de saison. Cela se sent : le rythme accélère de nouveau et la progression des personnages y est meilleure. Quelques rebondissements sont inattendus et l’ensemble m’a fait me poser pas mal de questions. Bref, c’est plus réussi que les deux précédents et ça me rassure.

> Saison 2


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Le reste du groupe arrive au QG et retrouve Lea et Jean. Ils prennent la décision de dormir au QG… où Rasmus se met à avoir des hallucinations et se voit lui-même enfant. Merveilleux. Cela déclenche un flashback de son enfance, qui nous apporte quelques réponses. Le dirigeant d’Apollon y avertit Rasmus qu’un jour, il découvrira son vrai potentiel.

Son vrai potentiel, c’est donc d’avoir des visions de lui enfant lui proposant de tuer Simone, avec qui il s’entend pourtant toujours aussi bien. C’est marrant, comme idée : le virus veut se protéger du remède en train d’être créé. Rasmus en parle à Sarah qui n’en a pas grand-chose à faire : elle est en train de mourir à petit feu à cause de sa propre maladie et elle entend les regrets d’un type que sa maladie rend invincible. Elle a de quoi être énervée, surtout qu’elle n’a aucune idée du potentiel flippant du petit Rasmus. Une fois de plus, je suis bluffé par le talent de l’acteur enfant, qui est excellent dans chacune de ses scènes.

Simone retrouve quant à elle Léa qui lui explique que Patrick est parti, lui aussi. Oui, lui aussi, parce qu’elle voit bien que Martin n’est plus là. Simone en est toute perturbée. Elle n’a pas des journées faciles dans cette saison : après la rupture amoureuse, elle envisage de donner un vaccin à son frère qui peut avoir pour effet de le tuer, parce que bon, aucun moyen de savoir ce que ça donnera. Ah, ça, donner des vaccins qui ne marchent pas aux souris on sait faire ; mais quand on a une version finale, on la donne direct à Rasmus. Logique.

Malgré tout ça, la série prend encore le temps de nous rappeler qu’elle a aussi une dimension humaine. C’est un peu tout ce à quoi servent Jean et Lea. Dans cet épisode, Jean vient donc demander des conseils de cœur à Simone, la surprenant à la sortie de sa douche. L’angoisse, quoi. Malgré tout, ça mène à une scène totalement cucul de la part de Lea qui a fait plein de dessins à Jean et arrive à le convaincre de danser avec elle. Oh lala, ce n’est pas possible, on dirait des enfants !

Ce sont d’ailleurs des photos de Rasmus enfant que Simone contemple ensuite sur l’ordinateur de son père… pour mieux découvrir ensuite que son frère est complétement énervé et veut absolument son vaccin au plus vite. Pas de bol, il n’est pas encore prêt. Ce n’est pas grave, Rasmus est prêt à se l’injecter malgré tout, même si c’est trop tôt. Le jeu d’acteur n’est pas brillant pour le coup, mais ça ne doit pas être simple.

S’il s’affaiblit, Rasmus ne se débarrasse pas du virus : c’est trop tôt. À son réveil, Rasmus explique à Simone qu’il a eu des hallucinations, mais se garde bien de lui expliquer que celles-ci lui demandaient de la tuer. Fie le rassure, lui rappelant que le virus lui fait croire des choses qui ne sont pas forcément vraies, comme ce sentiment de devoir vivre avec le virus toute sa vie.

Il a l’occasion de reparler avec Sarah, qui lui confirme au contraire que le virus fait partie de lui. Il passe donc d’un état où il est prêt à se vacciner avec un vaccin non-prêt à un état où il ne veut plus prendre le vaccin. Il en parle à Simone, mais celle-ci est clairement exaspérée cette fois. Je la comprends : son frère lui dit ça juste avant de s’endormir. Elle l’a drogué pour ne pas avoir à entendre ça, je pense.

Pendant ce temps, Patrick révèle à Martin qu’il n’a aucune idée de comment se débarrasser des capsules, ce qui énerve Martin. Le personnage est tellement bien construit qu’il a déjà quelques remords d’avoir dégagé Simone de sa vie. Mais bon, l’amitié, ça semble lui suffire pour l’instant. Ils entendent toutefois deux femmes devoir jeter de la bouffe infectée par le virus, puis se faire arrêter par Apollon.

Cette arrestation n’a rien à voir avec ce qu’elles étaient avant : bien au contraire, on réunit désormais les survivants pour leur expliquer qu’en livrant Rasmus, ils pourront sortir de la zone de quarantaine. Les deux femmes prennent aussitôt la décision d’être les premières à trouver Rasmus.

En parallèle, Martin et Patrick continuent leurs pérégrinations et parlent de leurs envies une fois sortis de la quarantaine. C’était plutôt mignon à voir, ils ont des projets d’avenir et tout, même Patrick. Ils hésitent à faire demi-tour en voyant que le virus affecte énormément la nature, quand même, mais Martin s’y refuse. C’est qu’il est vraiment énervé après Simone, le petit !

C’est bien beau de contourner le virus, mais celui-ci les suit malgré tout jusqu’au centre suivant qu’ils n’ont pas trop de mal à trouver. Eh, ça me rendrait presque nostalgique des bunkers… mais non, ils trouvent un laboratoire immense cette fois. C’est un vrai laboratoire des horreurs, avec des animaux morts, des traces du virus et plein de machines dont on ne sait rien. Oh, il y a aussi quelqu’un quelque part dans cette nouvelle base, évidemment.

Il y a l’homme au tatouage que Jean est censé avoir tué, si j’ai bien compris. Il est très clairement infecté par le virus, mais plus comme les arbres que comme les autres humains. Il y a aussi un scientifique pour s’occuper de lui et pour avoir perdu pied avec la réalité. Il manque de nous tuer Patrick et Martin au passage, parce qu’il injecte quelque chose au malade qui finit par le faire… exploser. De mieux en mieux cette série.

Le scientifique révèle alors, avant de demander à Patrick de le tuer, qu’ils sont dans un laboratoire qui avait pour but de battre le virus… Sauf que le virus se développe toujours un peu plus et se bat contre eux. C’est embêtant car ce n’était pas prévu. Plus embêtant encore : ils découvrent, avant de s’enfuir, que le virus explose et est encore plus meurtrier quand on essaie…

Et effectivement, l’essai n’est pas très concluant au QG : Martin se réveille avant d’être injecté et n’a pas du tout envie de l’être. Forcément, il explose. Lea, qui observe tout ça, prend la décision de se sacrifier. Ce n’est pas une surprise : sa scène cucul avec Jean était un adieu, après tout. Comme lorsqu’elle s’était explosée à la pluie, elle décide donc de sauver Simone en se jetant dans le virus, en fermant les yeux et probablement en priant.

Cela n’est pas très efficace pour elle, mais comme le virus est occupé à l’infecter, il ne se méfie plus de Simone, qui peut vacciner Rasmus sans problème… histoire qu’il regrette d’avoir tué Lea, qui a à peine dit au revoir à Jean.


Épisode 6 – La loi du plus fort – 18/20
Plus réussi que le final de la saison 1, cet épisode alterne assez bien les moments de tension et les moments de révélations. Sa fin m’a paru bien plus prenante que tous les épisodes précédents et j’espère désormais que nous aurons bien une saison 3 pour continuer cette histoire qui le mérite, malgré les moments où la qualité et cohérence manquaient parfois, faute de temps notamment.

> Saison 2


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Pas de doute, Lea est bien morte. C’est dommage, le personnage méritait mieux que ça quand même. Et puis, du coup, on se retrouve avec Jean en pleine déprime, alors que Patrick et Martin courent aussi vite que possible pour prévenir le QG du danger… où tout le monde se demande si Rasmus est guéri ou non. Cela dit, en cours de route, Patrick s’effondre bêtement.

On notera qu’il s’effondre et se pète le genou de fatigue, mais qu’une fois à terre, il n’est pas essoufflé du tout. Bon, de toute manière, ils n’ont pas le temps de se rendre au QG car ils sont repérés par un drone d’Apollon et rapidement pris en otages. Ils sont amenés auprès des autres rescapés qui ont pour mission de retrouver Rasmus, histoire de voir qu’il y a toute une armée en train d’être mise en place.

Cela dit, les soldats d’Apollon savent bien qui ils ont arrêté : ils les amènent ensuite auprès du Big Boss et de Kira. Le plan n’est pas de trouver Rasmus pour le tuer ou pour en tirer un vaccin, non : le but est de comprendre comment il s’est adapté au virus pour faire de même. C’est beau comme plan.

On en apprend plus sur le passé de Kira lorsqu’elle est chargée d’exécuter Patrick et Martin. Honnêtement, je n’ai pas eu peur pour eux du tout, et j’ai bien fait : Kira n’a jamais été une méchante, elle a été forcée de tuer sa mère par celle-ci, qui s’est suicidée afin qu’elle gagne la confiance des soldats d’Apollon… C’est gros.

Bon, ça a fonctionné pour elle et du coup, elle décide d’aider Patrick et Martin à rejoindre les autres au plus vite : si les hommes d’Apollon arrivent avant eux, ils tueront tout le monde. Par chance, Kira connaît l’emplacement d’une entrée du tunnel. Ils y laissent Patrick en veilleur avant de s’infiltrer dans le tunnel pour rejoindre tout le reste du groupe.

Au QG, Rasmus se réveille sans se souvenir ce qu’il s’est passé, évidemment. Il apprend donc qu’il a tué Lea et finit en larmes, à peu près autant que Jean. Heureusement pour lui, lui, il a toujours Sarah. Elle s’est inquiétée pour lui mais a quand même le droit d’être traitée comme de la merde : il a peur de l’infecter.

Rasmus cherche ensuite à s’excuser auprès de Jean qui schématise la situation de façon bien traître à mon goût : il lui explique calmement qu’il a tué Lea qui tentait de l’aider… Euh, ce n’est pas vraiment comme ça que j’ai vu les choses se dérouler, moi. Elle s’est sacrifiée pour arranger la situation, oui, mais elle s’est suicidée quand même. Ce n’est pas tout à fait comme le meurtre de Jakob ou le meurtre de Simone qui aurait pu avoir lieu sans Lea, je trouve. M’enfin bon. C’est plus marrant de faire culpabiliser Rasmus – surtout qu’il se croit guéri.

Il faut dire que Fie et Simone sont sûres de leur coup, il n’y a que moi pour douter encore. De toute manière, guéri ou pas, les gens de l’extérieur de la base s’en foutent pas mal… Ils veulent juste récupérer Rasmus pour avoir leur liberté. Alors que Rasmus nous propose une scène toute mignonne avec Sarah de l’autre côté d’une vitre, Jean se fait agresser sur la tombe de Lea pour savoir où est Rasmus. Il n’a d’autres choix que de laisser entrer les deux femmes de l’épisode précédent qui n’ont aucun mal à s’attaquer à lui et Sarah.

Quand Simone ne trouve pas Rasmus dans sa chambre, elle décide de se rendre auprès de Jean, imaginant son frère sur la tombe de Lea. Raté : celui-ci n’a aucun remord à les trahir. Il est complétement con et débile. Apparemment, il n’a rien compris au plan et aux ambitions de Lea, ou n’a rien retenu. Là, il se venge aveuglément franchement et c’est débile. Il finit par expliquer calmement à Simone qu’ils ont pris Rasmus et qu’il espère qu’il mourra. Sympa. Il n’a pas tout à fait tort de dire que tout est de la faute de Simone, mais quand même, il est en train de rendre inutile le sacrifice de Lea, ça n’a pas de sens (une fois de plus !).

Finalement, Rasmus s’en tire sans problème : Sarah lui suggère de faire semblant d’être malade et ça suffit à ce que les deux nanas après lui dégagent en vitesse, comme des bleus. Cela permet à Simone de lui dire qu’il est guéri, de lui faire un câlin, puis de le laisser s’isoler dans sa chambre avec Sarah pour qu’il l’embrasse.

Oui, mais non : les drones d’Apollon approchant, Fie et elle sont forcées de l’en empêcher. Toutes les intrigues se mêlent alors : plein de rescapés débarquent pour tuer Rasmus, alors que dans les sous-sols, Jean prend en otage Martin et Kira. Il envoie Martin chercher Rasmus, l’accusant au passage d’être responsable de la mort de Lea parce qu’il les a abandonnés. Pff. Ben voyons. Bon, ça permet à Martin de rejoindre Simone et de l’embrasser, c’est mignon comme tout.

Tout ça mène à une scène finale plus rythmée encore que la fuite de l’an dernier : Jean n’hésite pas à sonner l’alarme quand il voit Rasmus, parce qu’il le veut vraiment mort. Aussitôt fait, aussitôt regretté : il imagine Lea qui lui dit de ne pas le faire. Il serait temps, hein. Il est pris de remords, mais c’est trop tard. Heureusement, Kira est plus maligne que les autres : elle tire sur les enceintes de l’alarme, histoire de ne pas mourir.

Ils sont cependant poursuivis par des rescapés qui n’en ont pas grand-chose à faire de leur survie. Ils tirent dans le tas, et c’est évidemment Sarah qui se prend une balle. Elle meurt dans les bras de Rasmus, qui lui offre quand même un baiser. Il prend cher, sentimentalement parlant, tout de même. Le truc, c’est que ça permet alors de découvrir que Rasmus n’est pas si guéri que ça. Le virus reprend ses droits en effet et Rasmus pète un câble total, contrôlant le virus mieux que jamais. Il tue donc des dizaines de rescapés qui en avaient après lui, parce qu’ils sont responsables de la mort de sa bien-aimée.

Plutôt que de s’enfuir, Simone le suit, persuadée de pouvoir l’aider. Mouais, il ne l’entend pas vraiment comme ça, cela dit. Il pète donc de nouveau un câble et n’hésite pas à s’en prendre à sa sœur. Martin finit par l’arrêter toutefois, parce que Simone n’ose pas encore tirer sur son frère pour se protéger. Par contre, quand celui-ci dirige sa colère contre Martin, Simone n’a plus aucun doute et tire sur son frère. Cela stoppe le virus, mais pas Rasmus, qui bouge encore comme si de rien n’était.

Il s’enfuit, choqué de voir la décision de sa sœur qui privilégie l’amour à sa famille. Ce n’est toutefois pas là le cliffhanger de cette saison. Il y en a deux, et ils sont excellents : Rasmus retrouve le big boss d’Apollon et Sarah… se réveille, possédée à son tour par le virus ! L’ambition d’Apollon peut donc bien se concrétiser…

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EN BREF – Cette saison plus courte avait malgré tout ses hauts et ses bas. Son rythme était beaucoup plus intensif que la saison 1, surtout au début et à la fin, mais le milieu parvenait à manquer de souffle. Plus encore qu’en saison 1, un certain nombre de décisions et de développement de personnages n’ont pas vraiment de sens – une expression que j’ai beaucoup utilisée durant ces six épisodes.

Par ailleurs, un certain nombre de choses sont précipitées. C’est inévitable en six épisodes, je le sais bien, mais c’est dommage parce que ça affecte la qualité générale de la saison. On sent qu’ils ont voulu faire beaucoup de choses sans en avoir le temps et ça mène à des moments un peu brouillons. Malgré tout, l’ensemble est encore assez solide. L’histoire prend un nouveau tournant, plus perché dans la science-fiction, qui était vraiment sympathique.

Bref, c’est en demi-teinte : d’excellents épisodes, mais beaucoup de scènes qui auraient mérité d’être plus travaillées pour éviter des moments qui n’avaient pas de cohérence avec ce qui précédait. Tout cela ne m’empêchera pas d’être retour pour une saison 3… enfin, en espérant que Netflix nous en donne bien l’occasion, parce que j’en veux une maintenant.

> Saison 2

In the Dark – S01E11

Épisode 11 – I Woke Up Like This – 13/20
La tension retombe brutalement dans cet épisode qui sert surtout de transition pour la suite. Si l’impact émotionnel voulu est plutôt compréhensible et bien amené, il n’a pas réussi à me convaincre. Peut-être que j’en attendais trop de cet épisode après les excellents rebondissements précédents, mais là, j’ai surtout eu l’impression que la série revenait en arrière plutôt que d’avancer. Bref, pas convaincu.

Saison 1


Spoilers

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You ask me to throw my entire life away.

Si je n’ai pas vu cet épisode plus tôt, c’est parce que j’avais plein de choses à faire aujourd’hui et que je n’avais pas beaucoup repensé à la série ces derniers jours. En revanche, dès que j’ai repensé au cliffhanger de l’épisode précédent, je me suis précipité pour savoir ce que nous réservaient les scénaristes cette semaine, parce que purée, ce stress !

Murphy se réveille au petit matin dans sa barque, grâce à Pretzel qui comprend qu’ils ont touché la côte. C’est violent comme intrigue : il fait jour, mais elle ne voit rien, et il fait surtout froid vu la masse de neige. Elle se retrouve perdue au beau milieu d’une forêt enneigée, et en plus, elle a une chaussure de moins, parce que la vie est mal faite et qu’elle ne sait où mettre les pieds.

C’est super triste comme intrigue : elle se retrouve seule à parler à son chien, sans savoir où aller. Elle en arrive à manger de la neige, parce qu’elle a beau hurler pour avoir de l’aide, personne ne l’entend. Ce n’est pas son idée la plus brillante : elle a toujours un tueur qui peut potentiellement être à sa recherche. Elle n’y pense pas tout de suite, heureusement, mais elle y repense quand elle se retrouve sans le savoir au beau milieu d’une zone de chasse et qu’on lui tire dessus car elle n’a pas de gilet orange.

Finalement, dans la panique, elle parvient à s’en sortir, et Pretzel aussi. J’ai eu peur pour lui, mais non, ils rejoignent la route et sont récupérés par un bus religieux. C’était plutôt rigolo d’avoir Murphy sauvée comme ça. Elle se rend au plus vite à Guiding Hope où Jess soigne Pretzel et où Felix est dans son propre pétrin cette fois.

Sa mère a envoyé un « espion » vérifier qu’il n’avait pas fait une erreur en volant au secours du centre et pour observer une journée de travail. Felix a beau prévenir Murphy et Jess, elles font leur vie. Bon, elles ont une bonne raison puisqu’il a eu Max au téléphone, ce qui confirme qu’il est encore en vie, mais ça n’aide vraiment pas Felix. Il a même la joie de recevoir la visite du détective Barnes, à la recherche de Max.

Le pauvre Felix est donc débordé par ce qu’il se passe, et ce n’est que le début : Jess et Murphy volent une voiture et leurs collègues parlent de « l’incident » ayant eu lieu la veille entre Jess et Felix, parce que oui, elle l’a raconté. Toujours plus. Ce pauvre Felix, il prend si cher tout le temps : comme il n’a pas de camionnettes, il ne peut mener à bien la transaction professionnelle qu’il voulait. Tout ça est censé apporter de l’humour, mais je trouve surtout ça triste pour lui.

Il perd donc l’opportunité d’acheter le centre, parce que sa mère lui coupe les vivres et appelle Murphy pour l’engueuler, ce qui est le minimum. Pendant ce temps, Jess et Murphy sont à la recherche de Max qui est bien en vie : il a dormi chez Jenny la veille, une de ses ex. C’est plutôt marrant, parce qu’elle a le même caractère de garce que Murphy et qu’elle trouve ça drôle de voir que Max a vraiment un type – pour les addicts.

La bonne nouvelle, c’est quand même que Max est bien en vie, mais Jenny affirme qu’il ne reviendra probablement pas. Elle envoie donc bouler les filles, leur demandant d’aller attendre dans un bar où elle enverra Max si elle le voit revenir vers elle. C’est donc ce qu’elle fait, ce qui permet à Murphy de retrouver Max. C’est chouette : il passe un moment dans la voiture avec elle, lui expliquant qu’il ne veut pas se rendre à la police. Oui, ça permettrait de garder Nia en prison, mais ça risquerait aussi de le tuer si la police n’est pas en mesure de le protéger.

Il explique donc à Murphy qu’il préfère fuir et il le fait quand… la police débarque pour arrêter non pas Max, mais Murphy. En effet, Felix a porté plainte pour le vol du véhicule. Max peut donc se barrer alors que Murphy et Jessica sont arrêtées par la police. Et c’est la goutte d’eau pour Jessica qui décide donc d’expliquer à Murphy qu’elle est bien addict : pas à l’alcool ou à la drogue, non, à l’enquête sur la mort de Tyson. C’est trop pour Jess qui décide alors de prendre ses distances avec Murphy.

Elle perd donc son mec et sa meilleure amie en l’espace d’un épisode, mais je trouve ça plutôt logique. Disons qu’elle aurait pu le voir venir en étant moins égocentrée. Finalement, c’est sans surprise que Felix demande à ce que les charges contre les filles ne soient pas maintenues. Jessica peut donc revenir auprès de Felix et passer la nuit chez lui, toujours aussi déprimée.

Tout aussi déprimée est Murphy qui rentre à l’appartement, sans sa meilleure amie, et qui continue malgré tout ses recherches sur le cas de Tyson plutôt que de lâcher l’affaire. Elle est sûre que Darnell n’est pas le coupable, et elle veut le prouver. En attendant, il n’y a pas assez d’éléments à charge pour maintenir Nia en prison, et elle est donc libérée dès le lendemain matin.

De son côté, Jules apprend qu’elle n’est pas virée, mais assignée à du travail de bureau. Le vrai problème, c’est qu’en apprenant que Darnell va vraiment être arrêté pour meurtre, elle décide d’expliquer à Dean qu’elle est son alibi parce qu’ils sont ensemble. Et elle le connaît depuis qu’il a quatorze ans.

Dean découvre donc qu’elle a arrêté volontairement Darnell pour lui éviter une lourde peine, et plutôt que de la dénoncer, il prend le parti de la couvrir et d’être à son tour un complice de Darnell. C’est n’importe quoi. Jules veut toutefois prouver l’innocence de son mec et avoir l’aide de Dean l’aide bien, parce qu’elle ne peut pas vraiment compter sur Barnes sur ce coup-là.

Elle prend donc des risques idiots et contacte des amis de Darnell, ce qui lui permet de comprendre que Wesley n’est finalement pas coupable du meurtre de Tyson : il a retrouvé l’arme du crime dans une poubelle APRES le crime. C’est problématique.

Saison 1