Luke Cage – S02E03-05

Épisode 3 – Wig Out – 08/20
C’est que ça continue d’être long et plein de défauts. J’accroche de moins en moins, c’est à croire qu’il n’y a que la musique à sauver, parce que Luke est de plus en plus insupportable avec tout le reste du casting. Je vois bien que c’est fait exprès pour une sorte de « rédemption » dans le reste de la série, mais c’est trop schématique. Et du côté des méchants, ce n’est pas plus brillant. Heureusement, il y avait quelques bonnes surprises de casting parce qu’autrement, ce n’est pas bon comme début de saison – c’était même risible par moment…

Saison 2


Spoilers

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Jesus, Luke, you never make things easy.

Bon, j’ai commencé cette saison, il faudra bien que je la finisse… mais j’avoue qu’un épisode d’une heure, ça m’a démotivé avant même de commencer. Cet épisode reprend là où le deuxième nous avait abandonné : Claire débarque chez Le Cafard que Luke n’a finalement pas tué. Cela tombe bien, ça lui évite la prison, mais bon, ça a de quoi ternir sacrément sa réputation quand même. Heureusement, c’est Misty qui se charge de l’affaire, ce qui évite d’avoir à arrêter Luke et de couper court à cette saison. Ben mince, ça ne m’aurait pas dérangé.

Luke mériterait bien d’être arrêté là pour le coup : il a tabassé un homme chez lui et n’exprime des regrets que parce qu’il n’a pas réussi à en soutirer les informations qu’il espérait obtenir. Normal. Cependant, Le Cafard se réveille rapidement dans l’épisode (enfin, non, c’est long hein, mais bon, par rapport à l’état dans lequel il a fini…), ce qui permet à nouveau à Misty de l’interroger, sans respecter la loi puisqu’il demande un avocat. De toute manière, sa nouvelle collègue, Nandi, finit par l’interrompre sans trop de mal.

Sans surprise, son boss engueule une fois de plus Misty ensuite, et si c’est mérité, la série essaie de nous faire compatir avec elle, dans un plan ridicule où elle frappe un mur. Pas crédible et plutôt mal dirigé, je trouve. Par contre, elle est tellement énervée qu’elle décide ensuite d’aller s’entraîner avec Colleen, et ça, c’était une très bonne chose. Je ne dis jamais non au retour de personnages que j’aime dans d’autres séries. Et la revoir alors que je ne m’y attendais pas, c’était cool.

Bon, après, elle ne sert pas à grand-chose. Elle nous coache Misty et arrive à la convaincre d’aller boire un verre, c’est tout. Bon, d’accord, ça finit aussi en baston général quand un type les drague pour mieux révéler qu’il en veut à Misty d’avoir arrêté son frère. C’était plutôt sympa et ça remet Misty dans l’action : on la voit s’habituer à l’absence de son bras et massacrer quelques figurants qui semblent le mériter puisqu’ils donnent les premiers coups.

Après tout ça, on retrouve Luke qui reproche à Claire de ne pas avoir maîtrisé la situation qu’il a lui-même provoqué, parce que les flics sont intervenus. Donc le type en tabasse un autre et reproche à sa meuf de pas gérer les flics ? C’est ça le super-héros auquel on doit accrocher ? Franchement, il est passé où le Luke cool des épisodes dans les autres séries Marvel ? Clairement, il n’est plus là, et ça participe à me faire décrocher de son enquête.

De son côté, Claire décide d’aller voir James, le révérend anti-Luke, qui est aussi le père de Luke, pour… euh ben, c’est encore flou à ce stade, en fait. Elle se confie sur sa relation avec son « copain » qui suit un « sombre chemin ». C’est tout. Elle l’appelle Luther, histoire que le révérend ne comprenne pas qu’elle sorte avec Luke. Cela dit, le type fait une telle fixette sur son fils qu’il semble détester que j’ai du mal à penser qu’il puisse ne pas savoir qui elle est.

Dans cet épisode, on retrouve aussi le nouveau méchant et son accent qui me paraît trop caricatural – et qui en plus me force à mettre les sous-titres de Netflix qui respecte cet accent à l’orthographe originale. Le méchant en a après Mariah, mais moi, je note surtout que j’apprends des choses avec ce dialecte d’Harlem.

De son côté, Mariah écoute sa fille jouer au piano et est fascinée par son « talent » ; au point de lui offrir le piano qui appartenait à un de ses cousins. Il est rapidement confirmé que la fille de Mariah était absente de sa vie depuis un moment, puisqu’elle n’a pas mangé à la table de sa mère depuis ses dix ans. Soit.

Elle regrette le passé sombre de sa famille et fait désormais ce qu’elle peut pour se réconcilier avec sa mère. Mariah, elle, est surtout inquiète : elle veut garder sa fille loin du business familial, mais le business familial ne le prend pas bien, surtout quand il s’agit du copain de Mariah. Celui-ci est envoyé s’occuper des Yardies, le dernier clan qui peut/doit encore les payer, mais malheureusement pour lui, le grand méchant de cette saison s’en est déjà occupé.

Je sens d’ici se pointer l’alliance Mariah/Luke si on continue à ce rythme. En attendant, on assiste à Luke qui mène sa petite guerilla en ville et n’hésite pas à s’attaquer à un gang, mettant tout le monde K.O et se retrouvant confronté au nouveau méchant et ses hommes de main qui s’attaquent à lui. Cette fois, Luke maîtrise ses nerfs et ne tabasse personne, marquant surtout un point à prouver qu’il est plus fort qu’eux et indestructible, détruisant une grenade dans ses mains (c’était joli).

Après ça, il reprend confiance en lui et rentre chez lui pour s’engueuler à nouveau avec Claire. Je sais que les problématiques abordées – trouver sa place dans le monde malgré le racisme – sont importantes, mais non, quoi, je n’arrive pas à accrocher au personnage de Luke. Il paraît tellement en tort par rapport au discours réfléchi de Claire que tout ça n’a pas trop de sens. Et puis, il fait peur à Claire et finit par s’énerver et péter son mur quand elle lui dit qu’elle a été voir son père.

Bref, il fait fuir Claire qui dit avoir besoin d’espace et de temps. Je suis dégoûté. Les scénaristes sont vraiment en train de se séparer du seul personnage qui me donnait encore envie d’être là, hein ? Et en plus, il leur a suffit de trois épisodes pour détruire le couple qui était génial et le transformer en la pire des relations toxiques. Je suis super énervé, parce que je suis sûr que Claire finira quand même avec Luke, puisqu’il est le héros de la série… mais bon, il n’a vraiment rien d’un héros dans ce début de saison quoi. Je sais, c’est fait exprès et il va se repentir et blablabla… m’enfin, j’étais content de le voir se prendre un coup en fin d’épisode, même si le cliffhanger était ridicule à souhait lui aussi, avec le nouveau méchant qui affirme que Harlem est à lui, pas à Luke.

Et sinon, Mariah ? Elle continue de gérer son business à coup de discours et de chantage qui lui permettent d’avoir l’argent qu’elle veut, tout en se réconciliant avec sa fille, Tilda, qui est toute émotionnelle et contente de retrouver sa mère. Celle-ci n’a pas fini de se réjouir : les Yardies n’ont pas payé, mais le nouveau méchant, jamaïcain, lui a donné pleeeeeein d’argent. Cela sent bon le piège à plein nez, mais non, elle préfère se réjouir. Et elle est si peu discrète que Tilda comprend bien qu’il y a des affaires louches en court.


Épisode 4 – I Get Physical – 11/20
C’est un épisode légèrement mieux, étonnamment, car l’intrigue s’est étoffée lors de l’épisode précédent et qu’on en suit à présent les conséquences logiques. Pour autant, ce n’est pas aussi glorieux que ce que j’attends d’une série Marvel/Netflix. Je n’aime pas ce qu’ils font de Luke dans cette saison 2 et ça empire trop les défauts habituels de la série pour que ça me passe au-dessus.

> Saison 2


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The only thing that matters is getting back up.

Allez, j’enchaîne, on ne sait jamais, peut-être que je finirai par avoir une bonne surprise au cours de cette saison. Par contre, en toute honnêteté et transparence, je passe au speedwatching : je regarde cet épisode en accéléré, parce que je ne tiens plus. Je ne veux pas abandonner la série, par curiosité et parce qu’il y a des personnages que j’aime, et des crossovers à venir ; mais elle a eu raison de ma patience. Et ça faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé.

On reprend directement par le combat attendu entre Luke et le jamaïcain qui résiste bien aux coups de Luke et parvient à le mettre K.O bien vite. Cela lui permet de donner son nom que je vais essayer de retenir cette fois : Bushmaster. Bien sûr, tout ça est filmé par un des fans de Luke, D.W, qui le suivait grâce à l’application. Inutile de dire que ça va faire un bad buzz : il y a enfin quelqu’un capable de s’en prendre à Luke qui se croyait invincible jusque-là.

Forcément, il le prend mal le lendemain quand il comprend que la vidéo de sa défaite passe à la télé. Il va donc voir D. W qui est déjà en train de se faire un business sur cette défaite pour le lui reprocher, quand, franchement, D.W a une réaction tout à fait logique. Il lui apprend aussi qu’il a vu Claire quitter la ville. Et elle ne fait pas les choses à moitié, quittant carrément son appartement au passage. Bien fait, Luke, dommage qu’il te fasse ça pour, peut-être !, te réveiller.

Pendant ce temps, au commissariat, Misty ne supporte plus ses collègues qui osent, les horribles collègues qu’ils sont, prendre une pause ! Et se marrer face à la vidéo de Luke tabassé. Avec tout le mal qu’il leur donne, je les comprends. Et puis, je n’aime vraiment plus Luke pour l’instant, alors forcément…

Ce n’est pas le cas de Misty qui veut aider son ami et constitue donc un dossier pour lui sur Bushmaster, pour l’aider ensuite à le traquer et faire justice lui-même. Bref, elle mérite vraiment la suspension qui lui pend au nez au taf. Heureusement pour elle, Luke la ramène à l’entrepôt de l’épisode précédent que Bushmaster a quitté depuis un moment. Tout ce qu’ils y trouvent, c’est le corps de Nigel, le jamaïcain à la tête des Yardies… qui n’a plus de tête, grâce à Bushmaster. Charmant.

On les voit donc ensuite mener l’enquête ensemble, mais ce n’est pas si simple. Les indic’ de Misty, dans la police, n’ont pas trop confiance en Luke et elle-même n’a pas envie de retrouver Luke chez elle le soir-même, refusant de l’héberger et lui conseillant de laisser du temps à Claire. Mais purée, pourquoi soutenir Luke alors qu’il est clairement en tort ?

Bon allez, elle mène ensuite l’enquête de son côté, ce qui ne fonctionne pas tellement. En revanche, j’aime beaucoup le courrier qu’elle reçoit de Danny et Colleen, qui lui propose un bras mécanique pour remplacer celui qu’elle a perdu. L’idée est qu’elle a bien besoin d’être encore plus badass que ce qu’elle est déjà. Danny étant riche, ce n’est pas trop étonnant que la réponse viennent d’eux, et j’ai vraiment hâte d’un autre crossover avec eux.

Du côté des méchants, Hernan et Mariah ont quelques différends, mais comme le reste de la vie, tout s’arrête pour eux quand ils découvrent Bushmaster battre Luke. Mariah est contente d’avoir vendu toutes ses armes et d’avoir l’argent de Bushmaster, mais Hernan comprend que le but est probablement de les affaiblir : ils n’ont plus de flingues, Mariah est désormais une cible facile. Elle refuse d’écouter son mec, quand elle ferait mieux puisque l’on sait qu’il a raison.

Le pouvoir de Mariah, que l’on voyait augmenter depuis le début de saison, est clairement fragilisé désormais. Quant à Tilda, elle aussi voit la vidéo de Bushmaster, et elle le reconnaît comme celui à qui elle a vendu le produit qui le rend si invincible. Pas étonnant de la voir se mettre en cuisine ensuite pour tenter de mettre au point la recette permettant d’être invincible.

Il est plus surprenant, en revanche, de voir Luke débarquer dans sa boutique : il a trouvé un sachet venant de chez elle dans l’entrepôt de Bushmaster et remonte la piste. Ce qui est surprenant dans cette scène, c’est de voir Tilda être clairement en train de draguer un Luke qui, franchement, se laisse faire. Claire n’est pas si vite oubliée, mais il n’a pas l’air de trouver ça désagréable, en tout cas. Il y a très vite une relation intéressante qui se développe entre eux ; mais Tilda ne balance pas tout ce qu’elle sait malgré tout.

Le soir, on retrouve Mariah dans son club, et elle rencontre évidemment Bushmaster pour le remercier de ce qu’il a fait pour Harlem… et la conversation prend rapidement des allures de lutte de pouvoir, mais ça ne m’a pas tout à fait convaincu. C’était toutefois sympa comme scène, avec une bonne bande originale comme d’habitude, et des menaces efficaces de Bushmaster pour énerver Mariah plus efficacement que n’importe quoi d’autre cette saison.

Quant à Bushmaster, il est accueilli en héros dans le diner où Luke s’était renseigné sur lui. Bref, le méchant est sur une bonne journée, à l’inverse de Luke dont la journée ne fait qu’empirer au fur et à mesure de l’épisode. Il ne parle pas à Claire, puis apprend qu’il va perdre aussi son meilleur ami qui va arrêter de négocier les contrats de pub avec Nike, tant pis pour le placement de produit. Pour s’en débarrasser, les scénaristes utilisent l’excuse de sa fille qui a un cancer. Ca tombe bien, hein ? Tout pour isoler Luke, quoi.

Et comme il ne peut plus dormir chez Claire, il se retrouve à dormir dans la boutique de Pop ; où un avocat le retrouve pour lui annoncer un procès. Euh… OK ?


Épisode 5 – All Souled Out – 14/20
Ah, voilà, cet épisode propose de bonnes choses, enfin, avec des intrigues qui s’accélèrent et arrivent enfin à remuer un peu la fourmilière de personnages qui faisaient du surplace depuis cinq épisodes. Bien que meilleur, cet épisode reste lent, mais il plante de bonnes graines pour la suite. Disons que c’est plus prometteur que ce qu’on a eu avant et que je reprends espoir dans la série. Il était temps, je commençais à me dire que les 13 épisodes allaient être un calvaire.

> Saison 2


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Do your shit, Robocop.

Un procès pour Luke ? Le Cafard, évidemment. Il porte plainte contre Luke parce que celui-ci l’a tabassé, soi-disant sans raison. C’était obligé, ça. Et Luke n’arrange pas ses affaires en pétant la table, malgré lui, de la salle où il est confronté avec le Cafard. Bien évidemment, il est défendu par Foggy, ce qui fait un bon crossover.

Cela dit, Foggy ne peut pas faire grand-chose pour Luke : il lui conseille d’accepter un deal qui lui fait devoir 100 000$ au Cafard. Et pour le payer, il lui conseille d’accepter un contrat un peu débile qui lui rapportera beaucoup d’argent. C’était assez marrant de voir Luke faire des recherches de projets publicitaires et se faire dégager par Nike ne le trouvant plus assez inspirant.

Il finit par accepter de rencontrer Piranha, son plus grand fan, qui a une collection d’objets liés à Luke et est un brin flippant. Bon, c’est une célébrité avec de l’argent qu’il dépense dans Luke, quoi, ce n’est pas comme si Luke avait beaucoup de choix. Il négocie un contrat à 150 00$, parce que pourquoi pas se garder un peu de marge au passage.

Il faut dire qu’il y laisse de sa personne : il accepte un cosplay de lui-même. Je ne vois pas trop en quoi ça lui pose problème puisque ce n’est jamais qu’une veste un peu trouée comme il porte tous les jours, mais bon. Le deal est donc de se rendre à une soirée où il est juste censé accepter toutes les photos, porter deux trois types en recherche de sensations fortes, puis… jouer les gardes du corps. Pas évident.

Il repère toutefois un homme qui l’observe et quitte finalement sa position de garde du corps faisant des selfies. Il retrouve alors Hernan, qui semble ne pas comprendre les questions de Luke sur Bushmaster…

De son côté, Mariah a utilisé sa fortune pour construire une clinique et elle veut évidemment en donner la responsabilité à sa fille. Celle-ci n’est que peu convaincue, évidemment, mais Tilda reste impressionnée par le bon discours de sa mère. Il est assez logique qu’elle accepte, quoi. Cependant, si elle a décidé de faire confiance à sa mère, elle est vite amenée à le regretter : elle la voit mentir à la police qui cherche son plus gros donateur, mystérieusement disparu. Si Tilda ne dit rien, elle sait que le témoignage de sa mère est un mensonge : elle l’a vue parler avec, contrairement à ce qu’elle annonce à la police.

Malgré tout, Mariah fait comme si de rien n’était et affirme à Hernan qu’ils n’ont rien à craindre, ni de Bushmaster, ni de la police. Elle refuse toutefois de lui vendre ses parts d’Harlem Paradise quand il lui demande, hein. J’avoue m’être désintéressé de l’intrigue d’Hernan depuis l’épisode précédent. Je sais que j’aimais bien le personnage à un moment, mais je n’y arrive pas et je n’ai pas envie de forcer les choses, je me fais déjà du mal à poursuivre une saison qui commençait mal. Dans l’ensemble, il propose ce rachat pour que Mariah puisse être aussi clean que ce qu’elle désire depuis le début de cette saison dans les scènes que je ne suivais que d’un œil.

Quelque chose qui commence mal ? Cela pourrait être le cas de la clinique de Mariah avec Tilda qui refuse de s’y pointer et d’accepter l’offre de sa mère tant qu’elle n’a pas toutes les informations. Et bien sûr, Mariah finit par tout lui révéler : la provenance de l’argent, le chantage qu’elle a fait à Mark (l’homme disparu) en… le provoquant, et tout un tas d’informations gênantes. Elle explique à sa fille que oui, tout son business a des racines illégales, mais que le but est maintenant de blanchir tout ça et leur nom pour devenir ce qu’elles voulaient être depuis le départ.

Tilda pourrait tout soigner des affaires de sa mère, comme Mariah semble le souhaiter – elle a vendu toutes ses armes après tout. Et Mariah fait bien de vouloir rendre propres toutes ses affaires : un de ses hommes de main essaie de la trahir, sans y parvenir.

Misty, elle, est déjà à Rand Enterprises à tester son nouveau bras, qu’elle maîtrise assez pour soulever un mug. Je sais bien que la saison ne fait que 13 épisodes, mais ils vont vite en besogne, là, je trouve. Elle ressort de là-bas avec son nouveau bras et se rend voir Luke, pour apprendre que Le Cafard lui fait un procès. Elle se rend donc chez lui, découvrant qu’il n’est plus si blessé que ce qu’il dit (alors que pourtant, voilà le passage à tabac auquel il a eu droit quelques jours plus tôt) et le menaçant, en vain. Au moins, le Cafard découvre son nouveau bras et peut menacer à nouveau sa femme…

Tout cela remue toutefois le passé de Misty qui décide de reprendre le cas qui a permis de mettre en prison Le Cafard et se rendre compte qu’il dit peut-être la vérité : c’est son collègue louche qui avait trouvé le flingue permettant de l’inculper, après tout. On voit tout ça dans un flashback bouche-trou (qui n’est que le premier, puisqu’on en a un pire et encore plus inutile après). Bon, de toute manière, le Cafard est loin d’être un enfant de cœur : il a tué plein de gens et il continue de frapper sa femme. Quand celle-ci se rend à l’hôpital pour se faire soigner d’un « accident », Misty décide d’aller la voir pour obtenir de quoi faire enfermer le Cafard une fois pour tout.

Comme la femme ne parle toujours pas, Misty envisage d’aller mettre chez le Cafard des balles Hammer pour le faire accuser. Elle finit par renoncer à son plan… pour mieux trouver son cadavre dans l’appartement, sans tête. Ouep, Bushmaster a encore frappé.

Et il a frappé fort : quand Mariah et Tilda ouvrent les portes de la clinique devant le public, parce que Tilda a accepté de se joindre à sa mère, c’est pour mieux trouver trois têtes empalées. Au même moment, Luke découvre que son contrat impose apparemment qu’il se fasse tirer dessus sur scène. Il n’est pas trop pour, mais ça  n’en arrive pas là : Piranha se fait tirer dessus puis enlever, avec Hernan qui protège Luke et Luke qui récupère à temps Piranha, lui demander sa protection parce que clairement, Bushmaster le veut…

Il était temps que ça bouge un peu cette saison et cette fin d’épisode fournit les cliffhangers que je m’attendais plutôt à voir pour l’épisode 6. J’ai hésité à poursuivre mon visionnage, mais trois épisodes, c’est déjà pas mal pour ce soir : autant m’arrêter sur ces bonnes scènes finales qui me donnent envie de revenir, plutôt que sur un autre épisode que je vais vite retrouver ennuyant. En plus, celui-ci était mieux, mais je suis toujours en speedwatch… ça doit jouer.

> Saison 2

Grand Hotel – S01E02

Épisode 2 – Smokeshow – 16/20
Ce second épisode est toujours un bon mélange équilibré entre humour et drama familiaux, avec un soap efficace, une enquête fil rouge intrigante et des personnages attachants malgré les stéréotypes qu’ils représentent. On s’amuse bien, pas de prise de tête, c’est l’été !

> Saison 1


Spoilers

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OK, you’re better be looking at porn if you’re not looking at me.

Les portes du Grand Hotel rouvrent aujourd’hui et nous recommençons par un flashback de la nuit de l’ouragan, où Sky est évidemment extrêmement stressée. Avant de se rendre voir Jiji, elle décide de passer un coup de fil extrêmement cryptique à son frère tout en cachant une clé dans son casier des vestiaires. Notons bien qu’elle dit avoir découvert quelque chose qui lui fait peur, parce que ça sera forcément utile par la suite.

Dans le présent, nous voyons donc Danny mener son enquête pour savoir ce que sa sœur a bien pu découvrir avant de disparaître. Pour un type qui est là pour espionner et possiblement trouver un coupable, il n’est pas discret du tout dans sa recherche : coup de marteau sur le casier, multiples questions sur Sky… C’est grillé, vraiment.

De son côté, Alicia décide donc de rester plus longtemps à l’hôtel, en tant que manager, et se prend rapidement une colonne de l’hôtel, trop occupée qu’elle est à mater Danny. Mais bon, ils veulent garder leur relation professionnelle, il paraît. Tellement professionnelle que Danny en profite pour ne pas être discret avec elle non plus, s’intéressant de prêt à son pass pour circuler partout dans l’hôtel… bon, et à elle aussi, évidemment.

Comme il est super discret, la mère de son collègue ne met pas longtemps à faire vider le casier de Sky et comme Danny maîtrise bien aussi ses sentiments, il est vite grillé par ce même collègue en train de s’énerver. Ouep, le fils de Mrs P passe son temps à surveiller Danny, mais il ne le voit toutefois pas provoquer une dispute entre deux employés ou voler la carte d’accès d’Alicia en flirtant avec elle, le tout dans l’espoir de récupérer la boîte des affaires de sa sœur dans le bureau de Mrs P.

Alicia se rend bien vite compte que sa carte d’accès est manquante et la fait désactiver, mais pas assez rapidement : Danny parvient à récupérer la clé cachée par sa sœur et une coupure de journal sur la mort de la mère d’Alicia. Aha. Ca sent bon le meurtre, cette affaire. Cela dit, Danny est rapidement grillé par son collègue à qui il est forcé d’avouer la vérité… avant d’être interrompu par une alarme incendie. Mais pour ça, il faut que je résume une autre intrigue !

Bien sûr, après l’échec de la vente de l’hôtel, Santiago décide de faire en sorte de le garder et explique à Jiji qu’il a trouvé un plan pour ne pas avoir à le vendre. Cela dit, pour ça, il faut réduire le personnel… Santiago cherche avant cela la manière de se débarrasser d’El Rey, la star qui reste encore à l’hôtel après avoir fait foirer le mariage, alors qu’Alicia veut le voir rester faire des concerts à l’hôtel pour gagner de l’argent.

Il demande à sa fille de le virer de l’hôtel, pour mieux changer d’avis rapidement quand Matteo lui fait un chantage financier. D’un coup, il veut bien de l’argent des concerts et il demande à Alicia d’organiser le concert pour le vendredi suivant. Bon courage. Bon courage aussi à Jiji qui voulait juste le voir dégager pour réconcilier au plus vite les jumelles. Ah oui, parce que du côté des intrigues ridicules, Yolanda est toujours vexée par ce que sa sœur lui a fait en lui piquant El Rey. Elle décide donc de lui demander de… se faire une frange. Of course.

On sent que Jiji a à gérer de vrais problèmes, quoi, et elle finit super vexée quand elle découvre qu’après tout ça, Santiago a aussi pris la décision de garder El Rey à l’hôtel sans lui en parler. Bref, elle finit super énervée et cela la motive à faire la morale à Carolina. On sent qu’elle n’a jamais connu de déception ou de sermon dans la vie, celle-ci. Elle décide donc de se réconcilier avec sa sœur en… se servant d’El Rey. Pas sûr que ce soit le bon plan.

Le concert a lieu et El Rey y dédicace une chanson pour la bonne sœur… mais les techniciens éclairent encore Carolina, n’en déplaise à Yolanda. C’est triste. Pas le temps de s’en émouvoir, parce qu’El Rey met le feu à une tente de l’hôtel. Oui, après avoir mis le feu à sa maison, il met le feu à l’hôtel. C’est en théorie une catastrophe pour la réputation de l’hôtel, mais Jiji en profite pour en faire une opportunité marketing de dingue. Voici donc les réservations qui pleuvent sur l’hôtel pour voir le spectacle en feu d’El Rey. Tu m’étonnes.

Cela arrange les affaires de tout le monde, et particulièrement de Jiji, que Santiago promeut en vice-présidente de l’hôtel. Il a aussi l’argent pour Matteo grâce au concert d’El Rey. Oui, tout va bien qui finit bien, sauf pour Alicia donc : elle a Jiji en nouvelle boss et elle découvre que Carolina est intéressée par Danny, que le fils de Mrs P (Jay, je crois ?) décide de ne pas dénoncer malgré la découverte de ses vraies intentions vis-à-vis de l’hôtel.

Pendant ce temps, Ingrid s’est renseignée sur Javier de manière à avoir de quoi le convaincre qu’ils ont couché ensemble, et elle s’en sort plutôt bien. C’est drôle à suivre, mais ça lui explosera à la tronche assez rapidement, quand même. Elle se débrouille aussi pour se débarrasser au passage de Matteo, lui expliquant qu’elle a géré le « problème » sans lui.

Cela ne l’empêche pas d’être crevée et de s’endormir dans la chambre de clients, comme le lui avait conseillé le fils de la manager dont je ne me souviens pas le nom. Le problème, c’est que Mrs P, la manager donc, cherche à virer plein de monde, alors elle en profite. Evidemment, Ingrid en profite pour demander à Javier de sauver son emploi, et il n’a pas vraiment le choix de faire ce qu’elle lui dit.

Elle n’avait juste pas prévu qu’il le ferait en allant voir Matteo et en lui révélant qu’il a mis enceinte Ingrid.

Forcément, il en parle à celle-ci et lui de se méfier, car elle joue avec le feu : cette famille est dangereuse. Apparemment, il est bien placé pour le savoir, puisque quelqu’un se met à lui faire du chantage. Ouep, c’est l’arroseur arrosé : en fin d’épisode, il retrouve le badge de Sky dans une boîte sur son bureau, et il semble comprendre qu’il y a un message caché derrière ça. Aha. Il est donc lié à sa disparition… Plus qu’à attendre la suite.

> Saison 1

Euphoria – S01E02

Épisode 2 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravages, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).

> Saison 1


Spoilers

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I’m not googling child pornography.

Oui, je suis de retour devant la série pour son deuxième épisode… on verra bien ce que ça donne, écoutez, je suis curieux de voir ce que peut donner son intrigue, même si je n’ai pas été aussi convaincu que ça par le premier… Et je dois vous avouer que, du coup, j’ai des prénoms déjà oubliés.

Heureusement, j’ai encore celui de Ru en tête, parce que c’est elle qui assure la narration de la série, toujours… Quitte à nous raconter des choses qu’elle ne peut pas savoir, parce que la drogue lui permet de tout savoir, même que quand il avait 11 ans, Nate a trouvé la collection de porno de son père et l’a regardé… même si la collection en question, c’était des photos de son père en train de coucher avec plein, plein de gens, dans un motel. Et avec à chaque fois le même modus operandi qu’avec Jules dans le premier épisode.

Et c’est comme ça qu’une série cassa à jamais l’image de McDreamy… tout en nous montrant un enfant qui regarde du porno. Merveilleux. Après tout ça, Nate a décidé de se mettre au sport et son entraînement a été évidemment efficace. Bon, j’ai profité de ce petit montage sur l’enfance et l’adolescence du personnage pour prendre conscience que la série n’invente rien : elle reprend le format de Skins, avec chaque épisode se concentrant sur un personnage.

Cette semaine, l’intrigue autour de Nate est apparemment l’excuse idéale pour se permettre pas mal de full frontal masculin gratuits, dans les vestiaires. Si c’est intéressant du point de vue « psychologie » du personnage, ce n’est pas brillant pour la manière dont la nudité gratuite est mise en scène, ni pour le personnage en question, dont on découvre d’un coup tous les fétiches – l’absence de poil apparemment – et petites manies. Le scénario se tient jusque dans sa relation avec Maddy rapidement développée, du début à ce qu’on pense encore être sa fin.

On y apprend que Nate a des super fantasmes avec sa copine, où il l’imagine se faire kidnapper et où il peut tuer son ravisseur. Charmant. Tout ça nous mène finalement à la soirée du pilot où il a hésité à retourner dans le bureau de son père pour en voir les pornos et s’est retrouvé à devoir lui dire au revoir. Et la tension entre eux est aussi palpable que flippante.

On continue aussi de suivre Nate dans le reste de cet épisode, histoire de mieux comprendre à quel point les fétichismes et bizarreries de son père ont eu un impact sur la manière dont il vit désormais sa vie. Ainsi, il suit le mec avec qui Maddy a couché à la fête, Tyler, ce qui est directement un brin flippant après l’introduction et sa volonté de tuer des gens dans son fantasme. Il ramène aussi son ex chez elle, avec la ferme intention de la reconquérir. De toute manière, elle dit avoir eu un black out pendant la soirée pour justifier ce qui est arrivé. N’empêche que l’intro nous ayant précisé que Nate aimant l’idée que Maddy soit vierge avant lui, il ne peut pas bien prendre ça et on sait vers quoi on se dirige.

C’est donc sans surprise qu’on le voit s’équiper et escalader la façade de l’appartement de Tyler. Il l’accuse d’avoir violé Maddy, qui est encore mineure, et Tyler tombe de haut. Elle lui avait menti sur son âge, bien sûr, mais elle était surtout extrêmement consentante, alors il ne comprend pas bien ce qui est en train de lui arriver (et ce qui l’attend). Bien sûr, Nate ne le croit pas et le tabasse. La scène est censurée, préférant nous montrer Nate prendre une douche et voler de nouvelles affaires à Tyler plutôt que Tyler être tabassé, mais c’est super violent comme ça : Tyler ne pourra pas porter plainte sans que Nate ne l’accuse d’avoir violé une mineure et il est bon pour vivre dans la peur pour le reste de sa vie. Après, c’est un peu simpliste et à aucun moment Tyler semble n’avoir vraiment pris la peine de se défendre autrement qu’en disant la vérité, ce qui était un peu étonnant.

Tyler n’a donc rien pu faire face à son agresseur : Nate a totalement le contrôle et récupère Maddy chez elle, pour l’emmener au bowling et se remettre rapidement en couple avec elle, qui n’a pas du tout conscience du cinglé de petit copain qu’elle a, même si elle n’aime pas la lingerie qu’il lui offre.

En parallèle de tout ça, nous assistons à la rentrée scolaire, deux jours après la fête où Jules et Rue ont finit par se droguer ensemble. Elles sont donc désormais les meilleures amies du monde dans un lycée où tout le monde est sérieusement allumé, même la prof de théâtre qui demande à ses étudiants de raconter une histoire de leur été pendant CINQ minutes (c’est super long pour improviser) et qui commence par Rue. Ben oui, commençons par celle qui était en détox, quelle belle idée.

Rue n’ose trop rien raconter, puisque le souvenir qu’elle a en tête, ce sont ses retrouvailles avec Gia – alors qu’un flashback nous a aussi montré les secours intervenir pour aider Rue. Son souvenir est finalement un roadtrip familial sympa avec montage musical pour nous, mais il est révélé que la drogue est une composante bien trop importante de la vie de Rue. Même là, c’est tout ce à quoi elle pense, au milieu de ses camarades de classe. Elle finit donc en larmes à refuser de raconter ses souvenirs, prétendant ne pas en avoir. Pas du tout flippante la nana pour une rentrée.

Oh, Lexi la défend devant les autres et court après elle quand elle s’enfuit, mais elle le regrette vite : elle surprend Rue au moment où elle allait se droguer, ce qui fait qu’elle empêche son amie de se droguer. Bien sûr, Rue est hyper violente avec elle après ça. C’est un personnage ravagé, ce que l’on savait déjà. On la retrouve ensuite aux alcooliques anonymes, ou une réunion du genre, et on découvre donc qu’elle a commencé à se droguer alors qu’elle s’occupait de soigner son père gravement malade, en lui volant des pilules.

Il ne manquait plus que ça. Elle avait au moins une bonne relation avec son père, se droguant et étant perchée chaque fois qu’elle s’occupait de lui. Sinon, aux alcooliques anonymes ? Elle fait de la merde et s’arrange pour avoir des signatures prouvant qu’elle était à certaines réunions, alors que ce n’était pas le cas.

Autrement, nous continuons de suivre Kat qui a perdu sa virginité à la fête et a fait en sorte que tout le monde soit au courant. C’est bête : deux jours plus tard, elle rencontre Ethan, qui a tout du geek qui va la faire craquer rapidement, c’est sûr. Pas de bol, Kat est connue dès le lendemain comme la fille à la sextape. Evidemment qu’elle s’est fait filmer pendant la fête.

Si elle le vit mal, elle reprend vite le dessus de la situation, menaçant d’aller à la police. Hop, il n’en faut pas plus pour que la rumeur change et affirme que ce n’est pas Kat. Bien sûr, ça revient aux oreilles du principal, mais comme on ne voit jamais le visage de Kat sur la vidéo, elle affirme au principal que ce n’est vraiment pas normal de dire que cette fille est forcément elle parce qu’elle est grosse. Et ça le calme.

Kat se débrouille aussi pour obtenir du shopping gratuit de la part de celui qui a osé la filmer et pourrait finir sur les listes de la police si elle le dénonçait. Charmant. En fin d’épisode, elle se rend compte que malgré la suppression, la vidéo porno d’elle est toujours en ligne, avec des commentaires élogieux et des personnes qui seraient prêtes à donner beaucoup d’argent pour en voir plus. Et ça, l’argent facile, ça parle à l’adolescente.

Après cette parenthèse, on découvre une fête au beau milieu de la cafétéria, histoire de retrouver des pom-pom girls et des sportifs. Bref, une série pour mater, quoi : même si plein de plans sont adultes, c’est toujours pour les ados. Cette transition ne servait pas à grand-chose et on passe rapidement à la scène suivante où Jules est invitée par Rue à venir dîner chez elle pour le week-end. Ch’est meugnon. Elles se séparent alors qu’un orage éclate, forçant Rue à se rendre chez son dealer, Fez, au pire des moments : celui où celui-ci aussi va être fourni en drogue par Mouse.

Normal. Le deal a lieu dans la maison de Fez, comme si de rien n’était, en présence de Rue (un brin flippée par l’existence de flingue dans la pièce) et du petit frère de Fez. Forcément, Mouse est tout content de voir un nouveau visage et il propose donc à Rue une drogue plus forte que ce qu’elle a pris jusque-là. Et bien évidemment, elle est forcée de le faire. Il la force aussi à devoir le payer 300 dollars qu’elle n’a pas et envisage donc de la violer – parce qu’elle est tellement droguée qu’elle dirait oui à tout.

Heureusement, Fez est là et paye la « dette » de Rue, et même plus, pour s’assurer que Mouse ne la viole pas et s’en aille. Sympathique manière de se mettre en danger bêtement de la part de Rue tout ça, mais Fez s’occupe plutôt bien d’elle, contactant ensuite Jules pour avoir de l’aide. Je ne vois pas trop comment il connaît son existence, mais admettons, ça fonctionne bien. Jules la ramène dormir chez elle… et passe la nuit à parler à « shyguy118 » qui dit s’appeler Tyler, mais n’est autre que Nate, évidemment. Oh le bordel.

Enfin, nous suivons toujours le couple de Cassie et McKay que nous avons vu coucher ensemble la semaine dernière, et c’est peut-être le couple le plus sympa de cette série, parce que c’est le plus classique et/ou crédible… Avec même McKay qui reproche à Cass de vouloir être trop sexuelle quand il veut juste lui parler. Bim, j’ai beaucoup ri pour le coup. Enfin bon, elle finit l’épisode en faisant quelques nudes pour lui qui lui demande avec insistance, tout de même. Pas sûr de voir où ils veulent en venir, s’ils veulent en venir quelque part.

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Tales of the City – S01E01

Épisode 1 – Coming Home – 17/20
Franchement, cela fonctionnerait mieux avec des épisodes plus courts – genre 30 minutes. C’est plutôt sympathique comme série, mais je ne vois pas trop où ça va, ni si ça veut en venir quelque part d’ailleurs. La communauté présentée est jolie et donne envie, mais j’ai toujours trouvé San Francisco magnifique, alors ça ne me surprend pas vraiment. J’ai déjà mes favoris en tout cas, et c’est une série qui fonctionne bien en cette période estivale, c’est déjà ça.

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101

Well, uh… We’re still people, aren’t we? Flawed, narcissistic and doing our best.

Un premier bon point : j’aime beaucoup le générique, aussi simple soit-il. On commence par une interview vidéo d’Anna Madrigal affirmant que la ville de San Francisco n’a pas trop changé depuis les années 60. C’est en fait une reporter blonde qui fait un reportage sur San Francisco et la dissolution de la communauté gay… ça commence bien, dans le genre prise de tête.

Dans un avion, nous suivons le retour de Mary Ann, qui angoisse beaucoup, au point de demander du champagne et de regarder des photos du passé. Cela fait donc 20 ans qu’elle n’est pas venue à San Francisco, et son stress se voit aussi dans la voiture qui l’emmène en ville, puis à l’hôtel quand elle se prépare avec son mari, Richard.

Autrement, il y a beaucoup de monde à introduire et à nous présenter ; et ce n’est pas gagné dès le départ. Mais bon, c’est San Francisco, je l’ai désignée comme une ville où j’avais envie d’aller passer des vacances, alors il faut bien que j’assume. Les plans de la ville sont d’ailleurs magnifiques dans cette série, et on la reconnaît vite.

On retrouve à San Francisco, la fille des photos de Mary Ann, Shawna, qui vole les lumières d’un bar, celui de Ida, qui n’en a en fait rien à faire. Ses lumières sont volées pour l’organisation des 90 ans d’Anna Madrigal, qui vit dans une sorte de petite communauté de maisons où tout le monde se connaît et est une famille.

Et moi, je me rends compte que j’y connais un tas d’acteurs, au moins de vue, même si je ne les replace pas tous, j’avoue. Dans une maison, nous suivons la morning routine d’un homme, Michael (Mouse), qui s’avère en couple avec l’acteur de Russian Doll qui s’appelle ici Ben. La différence d’âge est rapidement mise en avant, avec un Ben jeune et un Michael plus âgé.

Un autre homme, Brian, est vu en train de boire une bière de bon matin, autrement. Tout ce petit monde prépare les 90 ans d’Anna Madrigal, qui est une sorte de figure historique du quartier. On lui offre son gâteau d’anniversaire dans une boutique où deux queers, Jake et Margot, vont le récupérer, se lançant dans un débat en chemin parce qu’on les a pris pour un couple hétéro.

Du côté des personnages que j’ai adoré directement, il y a les jumeaux, Jonathan et sa sœur, qui essaient de devenir célèbre bien rapidement grâce à Insta. Ce n’est pas gagné leur affaire, mais eh, s’ils veulent devenir influenceurs, pourquoi pas.

Quand l’anniversaire commence, Mary Ann débarque et retrouve avec joie Michael qui lui présente Ben. Le truc, c’est qu’elle sait déjà tout de Ben quand il est visible que Ben ne sait pas grand-chose d’elle. Les retrouvailles sont particulières, avec aussi la présentation du mari de Mary Ann à Michael. Et puis, Mary Ann retrouve Anna, et elles se fument un petit joint ensemble avant d’être interrompues et de retourner à la fête où Mary Ann tombe par surprise sur Brian… qui n’est pas heureux de la retrouver. Bon, la tension est visible entre eux, on a donc là deux ex divorcés avec encore assez de tension sexuelle… Et Shawna, qui vit désormais dans les maisons elle aussi. Beaucoup de monde, mais les deux se croisent très rapidement et la gêne est palpable avec tout le monde qui les observe.

Shawna étant la fille de Brian, il paraît logique d’imaginer qu’elle est aussi celle de Mary Ann, sauf qu’il est révélé rapidement que non. Il s’agit simplement de son ex belle-fille, donc. De toute manière, les relations familiales sont compliquées dans la série, c’est clair dès le départ : Anna appelle tous ses voisins ses « enfants ». Comme on les retrouve en pleine fête, ils sont tous rapidement attachants, même Mary-Ann que tout le monde, hormis Michael, semble vouloir éviter pendant la soirée, laissant son mari lui poser des questions sur son passé.

Elle les élude bien vite et décide finalement de monter sur le toit de l’ensemble de maisons, reliées entre elles par des escaliers. Franchement, ça a vraiment la classe comme communauté. Et comme prévu, on tombe vite dans la drogue, avec Shawna qui propose un deuxième joint à Mary Ann, avant de lui avouer qu’elle l’évitait. C’est fou comme Ellen Page paraît plus jeune que la dernière fois que je l’ai vue dans un rôle. Elle gère bien le côté adolescent… sauf qu’elle devrait avoir 25 ans dans cette série, en théorie. Elle ne les fait pas du coup, c’est fou ! En tout cas, Shawna reproche à Mary Ann de s’être barrée après lui avoir donné naissance.

C’est gênant : elle pense donc être la fille biologique de Mary Ann, qui rentre à l’hôtel avec son mari pour mieux se disputer avec. Je notais déjà qu’ils dormaient dans des lits à part, mais la manière d’appeler la « famille » de Mary Ann des « freaks » en dit long sur les relations entre eux et la manière dont Mary Ann a repris sa vie ailleurs pendant vingt ans. Et en parallèle, la fête prend fin avec Anna qui reste seule à regarder les étoiles dans le ciel.

La fête continue dans un bar où Shawna travaille, avec Jake et les jumeaux. Et Margot qui fait un show très déshabillé. Les jumeaux me font beaucoup trop rire avec leur compte instagram – et leur changement de nom en Anna et Raven, mais l’ambiance du bar est étrange tout de même. C’est un mix de San Francisco gay et de Netflix, en même temps, je m’y attendais un peu. Et puis, j’ai ri de voir les amis de Shawna faire des paris pour savoir avec qui elle coucherait et se planter misérablement : évidemment qu’elle finit dans une ruelle avec la reporter (histoire que je me demande où je l’ai déjà vue).

Après tout ça, Margot et Jake rentrent chez eux et retrouvent Anna endormie dans le jardin. Jake prend donc la décision de la coucher et cela leur permet de parler un peu des problèmes de Jake. Il a changé de sexe, comme Anna, et ne comprend pas pourquoi le monde change d’attitude avec lui maintenant que sa transition est terminée. Et du coup, il se retrouve attiré par les mecs pour la première fois, ce qui pose apparemment problème pour lui avec Margot.

De son côté, Shawna retourne au bar – où elle est censée travailler – pour mieux découvrir que son père l’y attend. Il essaie de lui parler sans vraiment y parvenir, nous permettant de découvrir une relation père/fille qui fonctionne plutôt bien. Shawna rentre finalement chez elle, seule, et se met à regarder une VHS (mon dieu, son magnétoscope fonctionne encore ET est relié à une télévision !) sur laquelle elle a enregistré l’émission télévisée de sa mère, tournée dans les années 90.

Le lendemain, Mary Ann débarque dans la boutique de son ex-mari, qui est fleuriste, pour lui reprocher de ne pas avoir dit la vérité à Shawna… qui n’est pas non plus sa fille. Oula, y a du secret de famille dans l’air, ça promet cette adoption non sue par la principale intéressée. En théorie, Mary-Ann est censée retourner ensuite chez elle, mais après tout ça, j’ai un doute. Quant au cliffhanger, il nous révèle que Anna a elle aussi un secret, et que quelqu’un le connaît.

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