Counterpart – S01E03

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 3e épisode de la première saison de Counterpart.

03.jpgÉpisode 3 – The Lost Art of Diplomacy – 16/20
You ask for the world.

Allez, je me lance à nouveau dans la série malgré un retard de quelques jours, car j’ai bien accroché aux premiers épisodes. La série reprend sur un flashback qui nous montre l’accident d’Emily six semaines plus tôt, devant un magasin sagement nommé Cosima (Bingo !? Peut-être pas, comme je me dis que c’est peut-être un cinéma… je me garde ce point pour un autre épisode).

Dans le présent, Howard vient lui rendre visite et lui apprend qu’il a eu une promotion. Pendant ce temps, Baldwin est interrogée par la police. Gênant.

Dans le monde parallèle, Emily se rend au cinéma pour avoir un rendez-vous secret avec quelqu’un du bureau qui lui apprend que Baldwin a été arrêtée dans l’autre monde. Du coup, elle décide de s’y rendre elle-même, nous apprenant au passage que même dans un monde parallèle, les gens téléphonent au beau milieu d’un film au cinéma.

Elle se retrouve à devoir faire équipe avec Ian, son amant de l’épisode précédent qui n’a pas l’air d’apprécier de devoir la ramener dans l’autre monde. Quant à son permis, elle obtient le droit à un visa de six heures, uniquement pour se rendre dans l’ambassade de l’autre monde, ce qui semble lui suffire, même si elle n’aime pas bien les règles qu’on lui impose.

Peter Quayle, l’un des boss d’Howard dont j’apprends le nom, est occupé avec une prostituée quand il apprend à son tour les événements concernant Baldwin… événement qu’il apprend de la part de son beau-père. Il se rend chez Howard pour engueuler Alt-Howard, surtout qu’il n’est pas bien content de sa matinée (tu m’étonnes). Ils mettent au point un plan pour régler le problème Baldwin, et ça implique une séparation des Howard, histoire de réduire le budget de l’épisode, j’imagine.

Alt-Howard rend visite à Claude Lambert, un autre voyageur qui n’est pas avare quand il s’agit d’organiser sa sécurité. Cela ne suffit pas à s’assurer que ses rendez-vous débarquent quand il n’est pas en caleçon. Je n’ai pas bien compris son intérêt dans l’épisode, j’avoue, mais il trahit Howard en le gardant prisonnier jusqu’à l’arrivée de Ian et Emily, chargés d’enquêter sur l’affaire Baldwin.

Emily demande l’aide d’Howard et lui apprend surtout que celui ayant tenté de faire en sorte qu’elle le tue n’est autre qu’Alexander Pope. Bon, celui qui se faisait appeler « Pape » dans l’épisode 2 ne se faisait pas appeler Pape, c’était juste son nom de famille. Eh, bon, on ne peut pas tout savoir avec juste de l’audio ehe, l’erreur est humaine.

Elle lui demande également s’il ne la pardonnera jamais de lui avoir caché qui elle était réellement – un suspense que l’on a le droit de se garder un bon moment encore, je crois. Ils sont interrompus par le retour de Claude, qui n’empêche toutefois pas Howard de passer un message codé intrigant à sa femme. Décidément, les scénaristes aiment beaucoup nous balader.

Pendant ce temps, Howard, lui, fait équipe avec l’homme du service Stratégie de son monde, Aldrich. Leur but est d’aller interroger Baldwin pour obtenir des informations. Celle-ci accepte de répondre uniquement aux questions d’Howard, qu’elle a aperçu la veille et que, bien sûr, elle aime bien. Du coup, ils causent un peu de ce que ça fait d’avoir un double – Howard lui apprenant qu’il aurait préféré ne jamais le rencontrer.

Il demande aussi à Baldwin de s’expliquer sur cette drôle de mission qui était de tuer Emily. Elle affirme qu’il ne s’agissait que d’une mission comme une autre pour elle, ce qui est intrigant. Malheureusement, nous n’en saurons pas beaucoup plus car ils sont interrompus, Baldwin devant retourner dans son monde.

En effet, Peter, lui, se rend au bureau et découvre la catastrophe de l’intérieur, tentant comme il peut de la gérer. Il s’écrase beaucoup devant son beau-père demandant des nouvelles de sa petite-fille alors qu’il aurait bien fait en sorte de garder Baldwin pour lui quelques heures de plus.

Il se retrouve dans un dîner diplomatique avec Claude et son beau-père. Le sujet est bien sûr Baldwin, son monde d’origine voulant la récupérer dès que possible, en échange d’informations que leur monde voudrait bien obtenir, du genre un vaccin italien bien efficace. Comme la première offre n’est jamais la meilleure, le beau-père demande plus – un emplacement de pétrole, par exemple. Ce repas d’affaire nous permet surtout de comprendre que si Howard mange des fruits génétiquement modifiés, Alt-Howard mange des fruits de mer venant d’un océan plus propre de son côté. En revanche, il n’a pas de portable, ce qu’on apprend grâce à une bourde de Peter ayant laissé le sien allumé.

Ah la bourde, il leur montre de la technologie que l’autre monde n’a jamais créé. En revanche, on découvre aussi que le SIDA n’existe plus dans aucun des deux mondes, grâce à des échanges d’informations judicieux. Quant à Peter, il ne parvient toujours pas à obtenir ce qu’il veut et Baldwin doit donc retourner dans son monde.

Du moins, c’est la théorie. Son convoi est attaqué, aspergé d’essence et elle est libérée par sa copine de l’épisode précédent. Bien sûr, Howard était dans le convoi, donc Baldwin demande à ce qu’il soit épargné, s’attirant les foudres de sa hiérarchie.

Alt-Howard, lui, se voit retirer son visa. Il a 12h pour retourner dans son monde, et il ne compte pas le faire : à la place, il décide d’envoyer Howard dans l’autre monde pour vivre sa vie. Cela pose tout de même problème puisqu’il n’est même pas au courant qu’Emily est en vie dans l’autre monde. Je suis pressé de voir ce que ça donnera.

Emily (et je devrais plutôt dire Alt-Emily), elle, récupère une feuille à l’endroit indiqué par Alt-Howard lors de leur entrevue à l’ambassade – Alt-Howard lui donne donc quelque chose en retour de son aide vis-à-vis de Pope. La feuille ? Oh ce n’est pas rien du tout, loin de là. C’est une lettre d’Emily, mais celle du monde d’Howard, déclarant qu’ils savent qu’elle est la source d’Alt-Howard et qu’elle est en danger. Oh oh, elle en savait donc énormément sur l’autre monde et avait une liaison avec Alt-Howard, ou en tout cas un contact. Elle demande aussi à Alt-Howard de prendre soin d’Howard.

Et alors que cette révélation est en cours de digestion pour nous, Alt-Emily rentre chez elle et se fait empoisonner par une aiguille dans sa serrure. Elle meurt donc impuissante, assistant à la mise en scène de son suicide. Bon, ben finalement Howard viendra dans un monde où Emily est bien morte.

Le mystère est vraiment prenant. Plus la série avance, plus j’ai l’impression d’en découvrir plus et de tout savoir, pour chaque fois me retrouver plus loin des réponses qu’en début d’épisode. En revanche, ça ne me fait pas perdre de vue que si cet épisode était chargé en informations, il était extrêmement pauvre en action – et j’ai fini par m’ennuyer une ou deux fois. Je suis sûr qu’ils peuvent mieux faire.

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The Mayor – S01E10-13

Oh, ABC a enfin décidé de diffuser la fin de saison de The Mayor… quitte à expédier les quatre derniers épisodes d’une traite. Qu’à cela ne tienne, j’ai pris le temps dans ma soirée pour terminer cette série que j’aimais beaucoup, mais qui a été annulée faute d’audience. Dommage. La série ne se conclue pas spécialement, mais sa fin n’est pas totalement ouverte non plus. Les personnages continueront à vivre leur vie, et nous n’en saurons pas plus ; c’est tout. Quoiqu’il en soit, voici donc mes critiques sur les quatre derniers épisodes.

Spoilers

Capture d'écran 2018-01-30 22.07.49Épisode 10 – Mama Rose Best – 15/20
What?  ***, shut up, your mother don’t even trust you.

Le sujet de l’épisode est “la proposition 24”, une proposition politique de Courtney pour aider les seniors de la ville. Le problème, c’est qu’Ed ne l’entend pas de cette oreille : il utilise du temps d’écran télévisé pour prévenir les gens de ne surtout pas faire confiance à Courtney. C’est directement la panique au bureau du maire, et ça se fait comme toujours avec la dose de jeux de mots bien sentis.

Tout cela amène Dina à participer à l’émission politique « Grey Area ». En soi, ce n’est pas trop dérangeant, mais comme elle refuse que Val la prépare à cette interview et que c’est le début de l’épisode, on sait tout de suite que ça va partir en vrille. C’est bien le cas, puisque Dina avoue ne pas avoir voté pour Courtney. À la télévision.

Elle empire donc la situation et le lendemain, Courtney tente de voir ce que pense la ville de lui : facile, elle n’a pas confiance en lui. Val propose donc de revoir la campagne pour la proposition 24, mais une fois de plus, personne ne l’écoute. C’est un peu trop gros de voir Val aussi transparente après dix épisodes et, par ailleurs, Courtney écoute TK pour finalement adapter les idées de Val à sa sauce.

Il se retrouve ainsi à accuser sa mère d’être une alcoolique à la télé. Ben voui, évidemment. La situation entre la mère et son fils est donc au cœur de l’épisode bien plus que la proposition 24. Val se débrouille de manière hilarante pour les réconcilier, en commençant par les faire parler puis en utilisant des exercices de camps scouts – ou des techniques de psy de base.

Cela fonctionne, mais pas autant qu’une vidéo de Courtney offrant des cadeaux à sa mère et étant super sympa avec. Bon, les gens pensent que Courtney est marié avec Dina suite à cette vidéo, mais qu’importe, ce qui compte après tout, c’est que la proposition 24 passe… même si c’est pour aider des vieux racistes, d’après le gag final bien construit.

Capture d'écran 2018-01-30 22.52.48.pngÉpisode 11 – The Lockdown – 16/20
I’m doing this so when people come to work they feel like they’re part of something special

Oh, la série reprend avec un épisode qui ose nous parler de faire partie de quelque chose de spécial en présence de Lea Michele. Non mais non, faut pas faire ça aux fans de Glee, c’est moche de se moquer d’eux (de nous) avec une stupidité pareille. Bon tout ça n’est qu’une introduction pas très intéressante par rapport à la suite.

En effet, une alerte à la bombe force ensuite tout le monde à rester dans la mairie : un colis suspect se trouve juste devant la porte. Un épisode en huis-clos ? C’est parfait. C’est le genre de chose qui fonctionne généralement plutôt bien.

La série en profite pour introduire Glenn, un employé de la mairie, qui squatte le groupe à plusieurs reprises, en running gag constant de l’épisode. Le groupe se décide à faire un pictionnary histoire de passer le temps, et c’était une bonne idée avec plusieurs références pop-culture plutôt drôles. Comme il faut bien de la tension dans l’épisode, ça se termine par une crise de Courtney qui ne supporte pas de perdre.

Val fait donc prendre conscience à Jermaine et TK qu’ils sont trop gentils et toujours d’accord avec Courtney, pas habitué à perdre. C’est génial car ça permet au trio de se retrouver face à Courtney pour lui dire ses quatre vérités. Et l’honnêteté, ça peut faire mal, clairement. Courtney les pousse à dire la vérité, et quand il s’agit de TK et Val c’est marrant. Quand c’est Jermaine qui s’y met, par contre, c’est l’angoisse la plus totale : il déclare en effet que Courtney n’est pas si talentueux que ça.

Tout cela se conclue par une battle de rap entre les deux grands amis, et ça marche beaucoup mieux que je ne l’aurais imaginé. Les rimes s’enchaînent à merveille et en grand amateur de jeux de mots, j’ai adoré. Malheureusement, tout ça est arrêté par les flics annonçant que l’alerte à bombe n’a mené à rien.

Dina s’isole du groupe et se retrouve dans le bureau d’Ed Gunt, pour manger du popcorn. Il a en effet une micro-onde dans son bureau. Le duo fonctionne plutôt bien et je comprends l’idée de l’alerte bombe comme une excuse pour les rapprocher, et ça fonctionne. Ils se retrouvent à faire de la salsa ensemble, prouvant qu’Ed a un peu d’humanité en lui.

Dina en profite pour faire du chantage à Ed et c’est très drôle. Malgré toute leur haine l’un de l’autre, ils se retrouvent quand même dans l’ascenseur à danser le lendemain et c’était bien drôle à voir. Quant au reste de la conclusion de l’épisode, elle ne révolutionne pas la série et propose un retour à la normale, comme dans toutes les comédies.

Capture d'écran 2018-01-30 23.07.02.pngÉpisode 12 – The Pitch – 14/20
I’m the Mayor, bitch!

Bon, le grand problème de l’épisode vient d’un match de baseball qui tourne mal pour Courtney devant envoyer la première balle. Il n’a jamais été un grand sportif et là, il se ridiculise totalement. C’était drôle, mais j’ai préféré que TK se retrouve coincé dans une conversation avec une petite fille lui répétant en permanence « pourquoi », c’était excellent.

TK se retrouve à vouloir jouer les grands frères grâce à une application, Courtney tourne en boucle sur sa honte de ne pas savoir lancer une balle et Val a toutefois une bonne nouvelle pour oublier la honte de Courtney : Big D’s Pizza Express veut s’installer en ville. Le problème, c’est que le PDG de cette compagnie est un grand joueur de baseball.

Comme il se moque de Courtney, celui-ci se vexe et réagit de bien mauvaise manière, ce qui ne plaît pas au PDG. Il n’en faut pas plus pour que ce dernier s’enfuie. Pour le convaincre que Courtney n’est pas si facile que ça à vexer, Val et lui organisent un match de basket où des enfants jouent contre le maire. Il est censé se laisser perdre, mais il finit par ne supporter la moquerie et devient une vraie machine de guerre dans le match, faisant perdre des enfants – notamment Tyson.

La sous-intrigue de TK était bien sympa et ça faisait longtemps que la série n’en avait proposé qui fonctionne comme ça. Il se retrouve à élever Tyson, un petit garçon dont il est juste la nounou catastrophique en fait. Malheureusement, l’intrigue principale fonctionnait moins – ou alors c’est juste que la série n’est pas faite pour le bingewatching, ou alors ils avaient compris que le bateau coulait – alors heureusement que celle-ci fonctionnait.

Quant au message de l’épisode, il est sympathique avec Courtney se plaignant des difficultés d’être un homme à Val (lol) et surtout avec TK découvrant ce que c’est d’être un parent. La conclusion voit Courtney obtenir le deal avec la chaîne de pizza, Dina s’amuser avec Clement – un enfant de remplacement de TK – et TK aider Tyson à se venger de Courtney. Sympathique.

Capture d'écran 2018-01-30 23.30.23.pngÉpisode 13 – Death of a Councilman – 17/20
I am not like your mother, I am your mother.

Le titre spoile un peu trop le premier gag de l’épisode qu’on aurait tous vu venir de toute manière. Alors que Courtney tente de transformer une tour radio en arbre radio, un des conseillers de la ville s’endort et décède. Cela mène à un enterrement dont personne n’a rien à faire dans l’équipe, un peu comme le monde n’a rien faire de l’annulation de la série, malheureusement.

En effet, Val voit surtout le problème à long terme : un siège est disponible dans le conseil, et il faut quelqu’un qui soutienne Courtney d’élu à sa place. Le problème ? La femme du défunt veut prendre sa place, et elle est contre Courtney.

Comme il faut un ami au conseil, Val et Courtney font tout ce qu’il faut pour convaincre TK de présenter à l’élection. Le truc, c’est qu’on a vu arriver Dina à des kilomètres. Suite à une réunion des locataires de son immeuble, elle a prouvé être capable d’être une excellente femme politique. Sans surprise, elle se présente à son tour à l’élection, mettant Courtney dans une position assez inconfortable : choisir entre sa mère ou son meilleur ami.

Enfin, elle ne lui laisse pas spécialement le choix, d’ailleurs. Il n’en faut pas plus pour que Courtney tente de décourager TK, ce qui ne fonctionne pas du tout, et pour que Jermaine décide d’aider Dina à l’emporter – alors que Val soutient TK, forcément. Complétement perdu, Courtney décide de soutenir la femme du défunt, mais il le fait avec tellement de motivation que celle-ci décide de se retirer de la course car elle ne se sent pas de prendre un tel poste.

Pendant le débat, Courtney a pour obligation de soutenir officiellement Dina ou TK. Du coup, il s’enfuit en courant devant les appareils photos et le micro de la ville. Après une journée de plus à hésiter, Courtney décide de ne pas soutenir sa mère mais TK. C’est loin d’être un problème pour Dina qui a déjà prévu le coup et déclare devant caméra ne pas vouloir du soutien du maire, car cela ne lui est pas nécessaire. Cela enterre la campagne de TK et Dina finit par obtenir le poste.

Malheureusement, nous ne verrons jamais les tensions que cela aurait amenées dans la série, puisque celle-ci est annulée. Val ne semble même pas déprimer d’avoir perdu la campagne et le gag final tombe un peu à plat. J’ai beaucoup aimé l’idée d’enfin donner un rôle à Dina par rapport à la ville, c’était nécessaire. En revanche, ce n’était pas du tout un dernier épisode, ni une fin de saison, ni une fin de série. Dommage, mais ne même temps, nous n’avons pas non plus un cliffhanger insoutenable, alors j’imagine qu’il faut se contenter de cette demi-satisfaction.

Capture d'écran 2018-01-30 23.31.24.png

EN BREF – L’ensemble de cette saison était pleine de promesses, avec des épisodes véritablement réussi (le neuvième) quand d’autres étaient tout juste bons à passer le temps en divertissant (le douzième notamment) sans faire plus d’effort que ça. Le casting était aussi excellent que prévu et les scénaristes ont su trouver la dynamique juste dans leurs gags et l’ensemble des relations entre les personnages. Il est vraiment dommage que cela ne se soit pas traduit par de meilleures audiences, car finalement, la série aurait pu aller beaucoup plus loin.

Comme d’autres avant elle (salut Grinder ou Grandfathered), cette comédie s’incline et disparaît. Je ne doute pas qu’elle sera malheureusement rapidement oubliée dans les limbes des séries : soyons honnêtes, je ne me vois pas la revoir en entier un jour… Peut-être que j’en regarderai de nouveau l’épisode de Noël un jour, si j’ai envie de revoir le casting, mais je sais qu’elle sera vite remplacée par trois autres séries tout aussi drôles, voire peut-être même plus. Ce ne fut pas un succès pour le Mayor Rose, et c’est bien dommage, mais il faut savoir passer à autre chose.

Counterpart – S01E02

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 2e épisode de la première saison de Counterpart.

Capture d'écran 2018-01-29 22.32.12.pngÉpisode 2 – Birds of a Feather – 16/20
I don’t really know anything about the nature of our work.

C’est reparti pour cette série – depuis le premier épisode la semaine dernière, j’ai découvert que la série manquait clairement de personnages féminins et que c’était sûrement ça qui m’avait rebuté. Tout va bien.

On commence par ce qui ressemble fort à un traquenard d’Emily : elle a piégé Alt-Howard pour le rendre à ses services qui ont lancé un mandat d’amener à son nom. Il découvre que trois hommes bulgares sont là pour l’arrêter, fait semblant de se rendre et les tue. On continue donc de nager dans l’incompréhension la plus totale pour le moment. Toutefois, Emily semble tellement le détester que je comprends pourquoi il dit qu’elle est morte, ça paraît plus simple.

Le lendemain, un indic’ lui apprend le vrai nom de Baldwin, mais ça semble ne pas le passionner : ce n’est pas assez. On continue la découverte de ce nouveau monde, la série passant du monde d’un Howard à l’autre, avec un RDV de ce Howard avec le « Pape », rien que ça. Le rendez-vous a lieu dans une Église effectivement et le Pape lui conseille de prendre un visa de 36 heures car la situation se dégrade pour lui dans ce monde. Sans trop de surprise, il y arrive sans problème.

De son côté, Emily découvre qu’elle est dans la merde pour la mort des trois bulgares qui bossaient avec elle : jamais aucun mandat d’amener n’a été lancé par sa hiérarchie, donc toute sa justification de l’affaire tombe à l’eau. Elle le prend mal et nous découvrons en plus qu’elle a déjà une tache dans sa carrière, même si nous n’en savons pas plus pour l’instant.

Nous la retrouvons plus tard au lit avec un autre homme. C’est tout à fait son copain du moment puisqu’il a toutes les infos sur sa vie personnelle et la conseille. En fin d’épisode, nous retrouvons Emily qui vient rendre visite au Pape pour obtenir des informations sur la mission de son ex-mari ; puisque quelqu’un a voulu lui faire porter le chapeau de sa mort. Emily déclare avoir pour mission de préserver la paix, mais également savoir pour les agissements de Baldwin dans l’autre monde. Et les relations entre elle et le pape restent un vrai mystère.

Dans l’autre monde, Alt-Howard revient avec le nom de Baldwin et demande l’aide de son alter-ego, qui a obtenu sa promotion mais n’est pas plus avancé qu’avant dans la nature de son travail. Leurs retrouvailles sont excellentes : on découvre qu’Alt-Howard a déjà retrouvé la Baldwin de ce monde ; elle s’appelle Nadia et est violoniste.

Non, ce n’est pas ça qui est excellent : Alt-Howard approfondit un peu plus la mythologie en expliquant à son double qu’il n’y avait qu’une réalité à l’origine, mais que trente ans plus tôt, cette simple réalité s’est divisée en deux, puis a divergé progressivement, d’où les gros changements de personnalités des deux côtés.

Alt-Howard se débrouille pour approcher Nadia de manière discrète, se faisant passer pour un père en pleine dépression. C’est plutôt efficace comme tactique, il attire sans problème l’attention de Nadia. Pendant ce temps, l’autre Howard se rend avec toute une équipe fouiller l’appartement de Nadia afin d’obtenir de nouvelles informations sur Baldwin.

Cette dernière, elle, a droit à une jolie balle dans la mâchoire. Elle se recoud elle-même avant l’arrivée d’une femme avec qui elle a clairement une relation ambiguë. Celle-ci lui donne l’ordre de tuer Nadia, l’autre, et elle est bien renseignée sur Howard, celui ayant traversé. Baldwin jure que ce ne sera pas un problème de tuer Nadia, mais les choses sont plus compliquées que ça.

Une fois Howard parti de l’appartement de Nadia, elle s’infiltre dans celui-ci et découvre la vie de son double. Une vie bien différente, malgré un passé commun. En flashback, nous découvrons d’ailleurs le passé des deux Nadia qui ressemble beaucoup à de la torture à base de violon.

Howard se rend dans la maison d’enfance de Baldwin et Nadia, ne sachant pas qu’il est sur une bien mauvaise piste. Lui et les autres hommes découvrent que Baldwin en a après Nadia et font demi-tour, mais celle-ci est déjà en train de passer à l’action : elle appelle les secours, puis tue deux hommes.

La série gère bien du côté de Nadia : elle raconte sa vie à l’Alt-Howard et il est difficile de ne pas s’attacher à elle ; même quand on découvre qu’elle n’a pas porté secours à son alcoolique de père tombé par mégarde sur les rails du métro. Bon appétit.

Baldwin réussit à la perfection son coup, mais elle n’ose pas pour autant tuer Nadia. Les deux s’enfuient, poursuivies par Alt-Howard, poursuivi par son garde du corps, poursuivi par les supérieurs de l’opération. Passionnante courses poursuites.

Malgré tout ça, Baldwin prend le temps de montrer son visage à Nadia qui la prend pour son vrai visage, forcément. Il est révélé qu’en fait Nadia se scarifie pour oublier le meurtre de son père, mais elle est finalement abattue par accident par le shooter de l’agence, le tout sous les yeux d’Howard.

Finalement, Nadia est donc tuée et Baldwin arrêtée par les policiers, puisqu’elle se rend, dépitée par la mort de son double.

En fin d’épisode, Howard est dégoûté de la mort de Nadia, s’en prend à ses supérieurs (physiquement) et accueille Alt-Howard chez lui. Sur les nerfs, Howard ressemble déjà bien plus à son double, et ça ne lui plaît.

Cet épisode me plaît bien, mais je ne sais toujours pas quoi penser de la série. Nous sommes pris au milieu d’une guerre inter-dimensionnelle dont nous ne comprenons absolument rien. Ils ont fait un bon job à nous rendre Baldwin attachante grâce à son double désormais morte, mais comme Baldwin est arrêtée pour ce côté humain, ça reste un vrai mystère de savoir vers quoi ils se dirigent.

En plus, on ne va pas se mentir, ils n’exploitent pas les 56 minutes exactement comme il faudrait. On retrouve la lenteur classique des séries de ce format, et c’est dommage. Il paraît que ça donne l’impression d’être devant un film, mais perso, je ne regarde pas un film pour m’ennuyer. Je n’en suis pas encore à l’ennui devant la série, mais c’est un peu irritant quand on s’aperçoit que certaines scènes supposées donner de la profondeur comblent juste du temps d’épisode sans rien apporté.

Et ça n’aide pas à me positionner pour savoir quoi penser de la série.

LA to Vegas – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 4e épisode de LA to Vegas.

Capture d'écran 2018-01-24 15.50.13.pngÉpisode 4 – The Affair – 15/20
Perhaps we should all stop talking bombs

La série est de retour pour un quatrième episode qui ne révolutionne rien et continue toujours dans le même délire. C’est appréciable, sans être hilarant, à l’exception de la dernière scène. Avant d’en arriver là, nous avons deux intrigues menées en parallèle.

L’intrigue principale met en avant le personnage de Ronnie assez fière de dire qu’elle connaît tous ses passagers comme s’ils étaient de vrais amis pour elle : elle peut régler les problèmes existentiels d’Artem, elle connaît les stalkers de Nicole et sait que cet homme qui attend l’avion vient toutes les semaines avec sa femme. Sauf aujourd’hui, où il est avec une amante.

Cela perturbe Nicole au plus haut point, et ça vire à l’obsession. C’est plutôt une bonne intrigue qui permet de belles interactions avec les personnages et offre à Bernard de très bonnes intrigues. Ronnie est assez horrible à se mêler de la vie de ses passagers comme ça, mais c’est ce qui est drôle à voir ; ça et les conversations entre tous les passagers. Finalement, le plus chiant quand je prends l’avion, c’est souvent que je suis tout seul et ça manque de conversations (oui, je suis bavard, moi, hein – et je compense la frustration de l’avion en regardant une série, en général).

Bref, Ronnie est perturbée par cet homme trahissant sa femme parce qu’elle s’est retrouvée elle-même dans la position de l’amante et elle l’a très mal vécu. Elle s’en confie à Colin, allant jusqu’à s’asseoir sur un siège de passager quand même, et la relation de ses deux-là fonctionne bien, aussi ambiguë soit-elle. Toutes les histoires du passé de Ronnie sont toujours marrantes, je me demande combien de temps les scénaristes pourront se permettre tout ça, car elle semble déjà avoir vécu deux ou trois vies.

Tout cela la mène à un bon quiproquo avec Diana, l’amante, et elle finit par tout lui raconter. Aussitôt, Diana s’engueule avec son copain devant tout l’avion qui se met à détester Ronnie. Comme tout l’épisode tournait autour de Bernard et Colin lui disant de ne pas intervenir, elle a un peu ce qu’elle mérite, mais c’est triste de la voir perdre le contrôle comme ça de tous ces gens qu’elle appréciait.

L’homme dont elle a trahit le secret le prend très mal et la remet en sa place en fin d’épisode. Colin intervient et… se fait arrêter. L’homme est US Marshall et n’a jamais été marié. C’est une bonne conclusion qui permet de rapprocher encore un peu plus Colin et Ronnie.

Une sous-intrigue s’occupe également de Dave. Celui-ci se surprend à draguer une contrôleuse aérienne, Gwen. Comme il a le niveau de drague d’un enfant de maternelle, il se retrouve à demander conseil à ses collègues, mais aussi et surtout à ses passagers. Pour ne pas changer, Nicole est hilarante dans ses conseils. Elle et Bernard sont définitivement mes personnages préférés car ils apportent la majorité des bonnes blagues de l’épisode, même s’ils sont hyper clichés.

Toute cette intrigue finit plutôt bien, même si Dave est rappelé à l’ordre par le supérieur de Gwen… client régulier de Nicole, évidemment. Il a tout de même le numéro de Gwen, donc tout va bien. C’était plutôt bien écrit et j’espère qu’on aura le droit de voir Gwen dans un prochain épisode car il y a encore pas mal d’humour possible avec cette intrigue.

Enfin, la scène qui m’aura le plus fait rire est la dernière. Pendant tout l’épisode, nous découvrons que la compagnie aérienne, Jackpot, fait désormais payer pour tout ce qui peut se faire dans l’avion. C’est une bonne parodie des compagnies low-cost (je suis bien placé pour le savoir, je ne fais aucun voyage sans elles) et des extrêmes qu’elles peuvent parfois atteindre : il faut payer pour récupérer son bagage, pour incliner les sièges, pour aller aux toilettes… et ça fait un bon running gag dans l’épisode.

Finalement, les passagers s’en plaignent (tu m’étonnes) et Jackpot retire les lecteurs de carte bleue à bord de l’avion. Désormais, les passagers pourront néanmoins réclamer un vaccin contre la grippe en vol, d’où l’excellent gag final où Bernard se plante à cause d’une turbulence. Enfin « se plante ». Il plante plutôt le passager en lui faisant le vaccin dans le cou. Excellente blague.