Krypton (S01)

Synopsis : Deux générations avant la naissance de Kal-El et la destruction de Krypton, celui qui sera le grand-père du futur héros en slip rouge tente de redorer le blason de la Maison des El, ostracisé et couverte de honte. Accessoirement, il tente aussi de sauver le monde du chaos.
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Pour commencer, est-ce bien raisonnable de regarder cette série ? Non. Je le sais, je ferai mieux de passer mon chemin : je ne suis pas fan de DC, j’ai déjà tout l’Arrowverse sur le feu et un retard conséquent dans mes séries hebdomadaire. En plus, il se fait tard quand j’écris ces lignes et j’irai bien dormir.

Oui, mais la bande-annonce avait l’air chouette, et puis ce n’est jamais qu’un petit épisode. Je teste, et on verra bien si j’aime ou non. Je ne sais pas grand-chose des origines de Superman après tout, et je trouve l’idée de base de cette série assez originale et assez science-fiction pour m’intriguer. En plus, il n’y a que six épisodes annoncés pour cette saison 1. Six épisodes, ce n’est rien du tout, je peux bien me le permettre dans mon emploi du temps, non ? Comment ça, non ?

Pas de spoiler ci-dessous, cliquez sur les titres pour les critiques complètes !

S01E01 – Pilot – 10/20
Heureusement qu’il n’y a que six épisodes, parce que pour l’instant, c’est plutôt mauvais. J’avais espoir car j’en avais entendu du bien, mais j’ai trouvé ça à la hauteur de The Inhumans : pas si bien joué, avec des effets spéciaux pas terribles et une écriture quelque peu flemmarde… Pourtant, il y a du potentiel dans cette histoire, et comme pour Stargate Origins, j’ai envie de « continuer de croire en un meilleur lendemain », dicton de ce bon vieux Val-El. M’enfin quand même, c’est mal barré !

Krypton – S01E01

> Saison 1

EN DEUX MOTS – Heureusement qu’il n’y a que six épisodes, parce que pour l’instant, c’est plutôt mauvais. J’avais espoir car j’en avais entendu du bien, mais j’ai trouvé ça à la hauteur de The Inhumans : pas si bien joué, avec des effets spéciaux pas terribles et une écriture quelque peu flemmarde… Pourtant, il y a du potentiel dans cette histoire, et comme pour Stargate Origins, j’ai envie de « continuer de croire en un meilleur lendemain », dicton de ce bon vieux Val-El. M’enfin quand même, c’est mal barré !

Spoilers

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 10/20
Keep believing in a better tomorrow.

La série débute sur une voix-off nous racontant l’histoire de la famille des El 200 ans avant la naissance de Superman. À Kandor City, l’arrière-arrière-grand-père de Clark Kent est condamné à mort pour avoir affirmé que Krypton est une planète vulnérable à vouer un culte à un homme qui ne pourra les sauver des autres races extra-terrestres.

Seg, le grand-père de Clark, voit donc son grand-père, Val-El, se faire tuer par le gouvernement qui a également retiré le nom de famille et le blason des El des vêtements de ses parents. Ce n’est pas dingue comme introduction, j’en attendais mieux, franchement.

14 ans plus tard, Seg se fait passer à tabac dans un bar car il doit de l’argent à d’autres hommes. Il parvient pourtant à s’en tirer plutôt bien de la baston, avec des répliques toutes plus pourries les unes que les autres. Il est finalement forcé de payer par le barman qui a en fait ouvert des paris sur lui et sa résistance à ses agresseurs.

Un homme surveille Seg et, comme il porte des Converse, on comprend vite fait qu’il vient du futur et de la Terre, ce qui n’est pas dingue. Seg fait donc tout ça pour gagner de l’argent qu’il redonne à ses parents, ceux-ci en ayant bien besoin puisqu’ils vivent comme sans-rang.

On enchaîne sur une scène bien ennuyeuse où Lyta-Zod, qu’on ne connaît pas, s’entraîne au combat avec une prof « Sagitaire » qui s’avère être sa mère. Pas vraiment une mère aimante : elle transperce la main de sa fille avec un poignard, pour le fun.

De son côté, Seg parvient à empêcher un attentant en ramenant au travail de son père un badge qu’il a oublié. Il fait ça devant les plus hautes autorités évidemment et est récompensé aussitôt pour sa bravoure. Seg apprend ainsi qu’il est sur le point de se voir ré-attribuer un rang en devant épouser la fille de celui qui a fait tuer son grand-père : il obtiendra ainsi le nom de Vex. Cela ne le motive pas trop… et on comprend pourquoi dix secondes plus tard. Ce n’est pas l’honneur non retrouvé de son père le problème : c’est qu’il est en couple avec Lyta-Zod le problème ! Celle-ci a un rang, donc c’est un amour interdit.

Oui, mais voilà, Seg est ensuite contacté par Adam Strange, le terrien portant des Converse et venant bel et bien du futur. Il l’avertit que quelqu’un est sur le point de venir du futur pour détruire Krypton et empêcher la naissance de Superman, le plus grand héros de l’univers et, accessoirement, le petit-fils de Seg. Adam lui donne également un bout de la forteresse de solitude, en lui disant la retrouver.

Seg en parle à ses parents, qui lui cachent clairement quelque chose et le poussent à accepter son nouveau nom même si eux n’obtiendront pas de rang. Cette affaire de rang est compliquée à comprendre vraiment : ils n’ont pas l’air si pauvres ni fichus dans la société en fait…

Ensuite, avec deux gouttes de sang, une intelligence artificielle voit le futur enfant de Seg avec la fille de Vex, Nyssa-Vex. Ce sera un garçon vivant 173 cycles dans la servitude et l’amour des sciences. Après cette scène où il se fait draguer par Nyssa, un personnage qu’on reverra certainement et permettant de comprendre un peu le fonctionnement de cette société, Veg décide… d’aller coucher avec Lyta. Il se retrouve donc dehors en pleine nuit malgré le couvre-feu et l’alerte terroriste. S’il se fait contrôler et est en pleine illégalité avec en plus un cristal avec le rang des El, il est sauvé in extremis par sa mère débarquant en vaisseau spatial extrêmement discret (non) et étant elle-même assez discrète (en lui criant dessus) pour être sûre qu’ils ne soient pas repérés.

Elle emmène son fils à la forteresse de solitude de Val, et bonjour la logique du paradoxe temporel : le cristal qu’il a en est la clé que ses parents cherchaient depuis des années. Eh oui, Val avait raison sur toute la ligne : Seg découvre donc que son grand-père n’était pas un traître.

Leur vaisseau est repéré par des gardes, donc ils quittent vite la Forteresse pour retourner chez eux où la mère de Seg est rapidement arrêtée, puisqu’elle se sacrifie pour protéger son fils en avouant qu’elle bosse pour les terroristes Black Zero. Elle lui laisse pour mission de sauver l’humanité.

Il la retrouve vite en prison où il n’a pas le droit d’être, jusqu’à ce que la mère de Lyta le vire de là pour interroger Charys (c’est le nom de la mère, donc). L’interrogatoire ne mène nulle part, donc on en arrive vite au procès où Vex cherche le complice de Charys. C’est son mari, Ter, qui se sacrifie à son tour pour sauver son fils en disant qu’il est le complice – cela dit, on ne sait pas où il était au moment de l’arrestation lui aussi, hein. Ter se fait tuer par la mère Zod lorsqu’il tente de lui tirer dessus (non, ça n’a aucun sens qu’il fasse ça, cherchez pas, il voulait juste se suicider je crois), puis c’est Charys qui se fait tirer dessus en tentant de venger son défunt mari. Quelle belle journée pour Seg qui voit ses deux parents se faire assassiner sous ses yeux. En plus, tout le monde sait très bien que ses parents ne faisaient que le couvrir dans cette affaire de forteresse de solitude.

Ridicule. On enchaîne sur une scène où Lyta fait un câlin à son copain, mais sa mère vient de tuer ses deux parents, alors ce n’est pas si efficace. Seg en profite pour rompre avec Lyta, parce que de toute manière leur couple est vouée à l’échec. Sympa.

Seg poursuit sa soirée dans son bar préféré avec son meilleur ami, Kem. Celui-ci lui fournit un vaisseau non volé (sérieusement, si c’était si simple pourquoi Charys en a volé un sérieusement ?) et Seg peut donc retourner dans la Forteresse où Adam redébarque sans crier gare et apparemment sans limite de temps cette fois. C’est à lui que Seg s’en prend logiquement du meurtre de ses parents. Il se sent seul et solitaire, et sait qu’il est le dernier de sa famille ; mais Adam lui explique que ce n’est pas vrai. Son petit-fils est un super-héros cool, mais sa cape est en train de disparaître petit à petit. Quand elle sera totalement effacée, Superman sera mort et il sera trop tard pour stopper Brainiac.

Yep, le grand-méchant de cette saison est Brainiac et Seg apprend que lui seul peut sauver l’humanité, mais est-il prêt à essayer ? Sans attendre de réponse à sa vieille question rhétorique pourrie, Adam sort du cadre et on nous montre Seg en plein doute ; comme s’il n’allait pas dire oui quoi.

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Station 19 (S01)

Synopsis : Un groupe de pompiers de la Caserne 19 (d’où le titre) de Seattle – du capitaine aux dernières recrues – risquent leurs vies chaque jour ; formant une famille soudée sauvant celle des autres.

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Grey’s Anatomy : S14
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Pour commencer, je ne regarde cette série que parce qu’il s’agit d’un spin-off de Grey’s Anatomy, sinon, j’aurais probablement passé mon chemin pour reprendre Chicago Fire, parce que franchement, le synopsis est à peu de choses près de le même. Comme cette série va faire partie du TGIT désormais et que celui-ci est mon rendez-vous depuis quelques années, j’ai envie de lui laisser sa chance. En plus, l’avantage d’un spin-off d’une série qui continue est que même en cas d’annulation, on pourra espérer que les personnages débarquent dans Grey’s (comme Amelia qui a fait quelques saisons de Private Practice) et qu’aucun cliffhanger ne reste sans fin.

En revanche, je trouve particulièrement stupide l’ordre de diffusion de ces séries. Si je comprends bien pourquoi Grey’s est indétrônable de sa case horaire, je trouve très dommage d’avoir Station 19 venant après quand la situation que les épisodes présentent pourrait tout à fait servir de tremplin aux épisodes de la série-mère, avec des personnages sauvés par les pompiers qui deviendraient des patients dans celle-ci.

Allez, je ne vais tout de même pas critiquer avant d’avoir vu la série, même si techniquement, j’en ai déjà vu un peu avec son back-door pilot dans Grey’s il y a deux semaines. Cette fois, c’est la bonne, on est parti pour une nouvelle série de Shonda Rhimes qui sent bon le drama habituel !

Pas de spoiler sur cette page, les critiques complètes sont accessible en cliquant sur les titres d’épisode.

Grey’s Anatomy – S14E13 – You Really Got a Hold On Me – 15/20
Franchement, je m’attendais à une meilleure gestion de spin-off/crossover : ce « backdoor pilot » n’est pas du tout convaincant pour donner envie de regarder la série. Ils auraient pu commencer l’épisode par l’arrivée de l’équipe d’urgence sur place, par exemple, histoire de vraiment donner une idée de ce qu’on pourrait attendre. Si le personnage d’Herrera a de bons côtés, je ne la vois pas porter une série sur ses épaules. Quant au reste de l’épisode, il était plutôt bien, comme d’habitude, parce que Grey’s sait toujours faire de bons épisodes.
S01E01 – Stuck – 16/20
Dans l’ensemble, c’est plutôt un bon pilot, même si je me serais bien passé des scènes de crossovers à l’hôpital pour un premier épisode. Le rythme se cherche encore, les personnages souffrent clairement d’un traitement inégalitaire, mais du coup, ça me permet d’aimer l’héroïne qui a finalement ce qu’il faut pour porter la série, contre toute attente. C’est assez rare pour être souligné, parce que j’ai tendance à ne pas aimer les premiers rôles d’habitude, alors que là, l’histoire d’Andy Herrera est sympathique. Malheureusement, elle éclipse les autres personnages, donc j’attends de voir la suite pour donner un avis définitif sur cette série.
S01E02 – Invisible to Me – 18/20
Si je ne voyais pas l’intérêt d’un deuxième épisode dès le premier soir de diffusion, j’ai rapidement changé d’avis quand j’ai compris que la série prenait enfin le temps de développer les autres personnages de la caserne, ceux n’étant pas Andy. Je voulais y mettre toute ma mauvaise foi, mais je suis forcé de reconnaître que j’aime beaucoup ces personnages et que ça fait un divertissement sympa, à défaut d’être crédible. À voir comment la série va évoluer sur le long terme, parce que je pense qu’on va vite tourner en rond, mais bon… Pour l’instant, ça m’a bien plu, c’est une jolie extension de Grey’s Anatomy.
S01E03 – Contain the Flame – 14/20
Je ne sais pas si l’écriture des personnages semblant parfois venir d’un soap et les références à Grey’s Anatomy font vraiment justice à une histoire qui est autrement assez sympathique. J’aime assez la manière dont le tout est sérialisé pour éviter au maximum la forme procédurale malgré une structure qui ne peut se faire autrement, puisque c’est le principe même de la vie des pompiers. Dans l’ensemble, on est toujours sur du divertissement solide, avec des pistes que j’espère voir explorer par la suite.
S01E04 – Reignited – 16/20
S’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de romance et soap, Shonda Rhimes sait comment pimenter les dynamiques déjà mises en place et ajouter quelques couches supplémentaires aux portraits rapidement brossés des personnages secondaires. C’est efficace et ça fait s’attacher plus vite à ces personnages. Bref, la formule est efficace à défaut d’être originale ou surprenante, mais c’est déjà pas mal.
S01E05 – Shock To The System – 15/20
La série souffrira toujours de la comparaison avec sa grande sœur, surtout qu’elle passe son temps à l’inviter, et c’est bien dommage. Il y avait définitivement un petit sentiment Grey’s tout au long de l’épisode et rien de bien surprenant dans les différentes intrigues de l’épisode. C’était bien quand même, mais ça aurait probablement pu être mieux et plus surprenant si on ne connaissait pas tant l’univers.
S01E06 – Stronger Together – 14/20
De cet épisode, je retiens surtout l’impression qu’il traînait en longueur sur chacune de ses intrigues. Ce n’était pas mauvais, puisqu’il mettait la priorité sur les personnages et leurs dynamiques, tout en avançant un peu des intrigues entamées depuis plusieurs épisodes, mais il manquait d’une bonne dose d’adrénaline pour sortir du lot. Et une série qui commence à traîner en longueur si tôt dans sa courte saison 1, ce n’est pas très bon signe pour la suite. On verra, en tout cas, une chose est sûre : ABC a renouvelée Grey’s Anatomy cette nuit, mais pas encore Station 19…
S01E07 – Let It Burn – 15/20
Bon, ben encore un épisode de Grey’s Anatomy dissimulé sous l’étiquette Station 19, et c’est un peu frustrant tout de même. Je commence en revanche à beaucoup m’attacher à ces personnages malgré tout, alors j’espère que ce sera renouvelé, même s’il y a quelques améliorations à apporter à l’ensemble.
S01E08 – Every Second Counts – 16/20
Les urgences de cette semaine ne sont pas du tout le cœur de l’épisode, bien au contraire. Les scénaristes se concentrent uniquement sur le fil rouge avec un épisode à la chronologie déconstruite et pas forcément super claire, mais qui finit par donner un bon aperçu global de la situation. Cela permet de construire une bonne intrigue et du suspense, mais une chronologie linéaire aurait tout aussi bien pu se charger de le faire. En définitive, la série semble encore se chercher après huit épisodes, et c’est embêtant, mais l’épisode était suffisamment bien pour que je leur pardonne.
S01E09 – Hot Box – 15/20
Un bon épisode qui contraste définitivement avec celui de Grey’s jusque dans son titre. La série est renouvelée pour une saison 2 et je dois dire que j’en suis plutôt content car je me suis attaché aux personnages, même si les situations rocambolesques font qu’elle ne se sera probablement jamais ma série préférée…
S01E10 – Not Your Hero – 20/20
Heureusement que la série est renouvelée, car cette fin de saison enchaîne les cliffhangers sur son dernier acte. Elle réussit ainsi à être l’une des séries dont j’attends le plus le retour en septembre prochain, ce qui n’était pas gagné vu la qualité moyenne de la saison. Cet épisode sort clairement du lot en profitant de toutes les intrigues entamées pour proposer leur meilleur épisode. Il était temps.

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Grey’s Anatomy : S14
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Rise – S01E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 2e épisode de la première saison de Rise.

02Épisode 2 – Most of all to Dream – 16/20
I’m just gonna let you fail on your own.

C’est à plus d’une heure du matin que je laisse à cette série une deuxième chance de me convaincre, après une rapide révision de la ribambelle de noms à retenir pour la critique. Oui, c’est ça les coulisses d’un blog et d’une nouvelle série, il y a des prénoms à apprendre pour faire genre, quand même. Après un premier épisode qui n’a pas réussi à me persuader que la série allait être aussi exceptionnelle que ses trailers.

L’épisode commence sur Lou apprenant que le budget du club théâtre à flambé en même temps que les costumes, forcément. Tracy s’en énerve car elle trouve ça inadmissible… Euh, OK, mais elle a quand même organisé un feu de joie devant son lycée, elle devrait juste être heureuse d’avoir encore son poste et de n’être pas à rôtir en prison.

Robbie a du mal à apprendre ses lignes de chants ; Simon s’inquiète de devoir embrasser Jerry (à moins qu’il n’en meurt d’envie vu leurs regards) et Sam, le coach, réclame le retour de Robbie alors que Gwen (la bitch que j’ai appelée Zoé dans le premier épisode, parce que c’est ce que j’en avais entendu) fait clairement de l’anti-jeu théâtral. Sam et Lou se prennent le bec sur une chanson que j’adore, mais qui n’est même pas chantée par le casting de la série, et je suis encore plus paumé que la semaine dernière sur le côté musical de cette série. Assez clairement, on nous a vendu une série musicale qui ne l’est en fait pas du tout. Ah, et sinon, le fils de Lou fait partie de l’équipe de foot américain du lycée, j’avais raté ça.

Alors qu’il travaille tard chez lui, Lou apprend justement que son fils, Gordon, a eu un accident de voiture en plein milieu de la nuit. C’est censé être dramatique, mais ça va tellement vite que c’est dur d’accrocher. Cette scène nous réintroduit le personnage de « Gordy » qui survit sans problème et jure qu’il ne boit plus. Elle permet aussi à Maaschous de s’intégrer à merveille dans la famille (ironie, bien sûr).

L’intrigue Gordy, et son alcoolisme, me blase totalement : je trouve ça mal introduit dans la série pour l’instant et ça ajoute une sous-intrigue qui pour l’instant ne sert pas à grand-chose. Gordy refuse d’être considéré comme un artiste, et il sait bien que c’est tout ce que son père veut. C’est de là que vient son alcoolisme : le fait qu’il sache être une déception pour sa famille. C’est pas du tout beaucoup trop dramatique ça.

Lou demande au proviseur de vérifier le casier de son fils, car il a peur d’y trouver de l’alcool, même si celui-ci affirme ne pas boire. Malheureusement, en fouillant son casier, son père trouve bien une bouteille de whisky et cela provoque un rendez-vous chez le proviseur, avec Sam également présent. Le lycée veut l’envoyer en cure de désintoxication, mais comme il est motivé par le foot, le coach propose de le prendre sous son aile. Lou et sa femme acceptent, même s’il est drôlement difficile pour Lou de voir son fils voler de ses propres ailes (ouais, trop d’ailes en deux phrases, je sais) loin d’un milieu artistique. Ah, ces parents de séries toujours trop accrochés à leurs propres rêves pour leurs enfants. J’espère ne jamais finir comme ça.

Lors d’une réunion du conseil du lycée (avec tout plein de parents), Lou fait pourtant son petit discours de base sur les ados et leur potentiel multiple et infini, mais cela ne suffit pas spécialement le convaincre que son fils a sa propre route à suivre. Tracy empire encore les choses pour le club théâtre en s’en prenant au foot américain et en réclamant une grosse somme d’argent au beau milieu du discours de Sam. Enfin, elle les empire… C’est l’opinion de Lou (et très franchement quand on voit la scène, c’est aussi la mienne).

Cela permet de provoquer quelques tensions de plus entre Tracy et Lou, qui ont totalement besoin de ça. Leur dispute est marrante, surtout qu’on sent dès le départ que la série donnera raison à Tracy. Et c’est le cas puisqu’elle obtient de quoi financer une partie du spectacle. Pas super crédible quand on voit comment elle est hargneuse au conseil, mais bon…

En parallèle de tout ça, l’intrigue de Michael se met un peu plus en place lorsqu’il demande à se changer dans le vestiaire des garçons. Cela revient dans l’épisode au milieu de nulle part, mais ça passe plutôt bien et ça a du potentiel pour la suite. Il ne veut pas en faire un grand événement, mais leur demande tout de même l’autorisation. Ils acceptent (et s’en contrefichent pas mal), et ça rend Michael beaucoup trop heureux pour quelqu’un qui ne voulait pas en faire un événement !

Par ailleurs, les parents de Simon convoquent leur prêtre chez eux pour convaincre Simon d’arrêter la pièce, mais ça ne fonctionne pas spécialement, surtout que Simon adule Lou… Et possiblement aussi Jeremy. La gêne entre les deux lycéens, et surtout la gêne de Simon, est super bien jouée sur les répétitions. C’est une intrigue plutôt intéressante.

Simon se fait inviter par Jeremy à réviser des répliques un samedi soir… et se met à stresser que les autres lycéens puissent le découvrir. Il faut dire qu’il voit ça comme un rencard, parce qu’en parallèle, il force Lilette à inviter Robbie à réviser ensemble leurs scènes. C’est assez drôle à voir, même si elle est désespérante. Bon, elle est censée être en seconde après tout, mais ça s’oublie par moment quand sa mère lui propose de s’absenter de la maison pendant que Robbie y sera – une belle occasion pour Lilette de descendre sa mère sur ses habitudes.

Malheureusement pour elle, Robbie est en pleine pression sociale, avec son pote pas du tout cliché qui le fait culpabiliser d’arrêter un entraînement pour aller réviser alors que lui a besoin de la bourse de foot ! Du coup, Lilette passe sa soirée à déprimer et, le lendemain, elle agit hyper froidement avec lui, surtout qu’il plante totalement la répétition.

Voilà une deuxième intrigue intéressante, avec Robbie qui se retrouve à galérer pour obtenir un rencard avec Lilette, et l’obtient à la pause de son travail au diner de la ville. Les révisions se passent à merveille entre eux, avec une très jolie alchimie qui énerve tout le monde tellement elle sort de nulle part et n’est pas surtout bien intégrée à la série. Enfin, elle énerve surtout Gwen en fait. Lilette lui a pourtant fait savoir qu’elle n’était pas comme sa mère et tout, mais bon…

Forcément, la vie n’est pas si simple pour la bitch du lycée. En effet, chez Gwen, l’ambiance est glaciale entre ses parents, mais aussi avec leur fille. La mère est une control freak qui veut que sa fille obtienne le premier rôle coûte que coûte et qui critique tous les choix de Lou, forcément. Gwen se met donc à en faire trop en répétition.

Cela finit par énerver Lou qui lui demande d’être moins douée. Si elle est hyper vexée au départ, et je la comprends pour avoir vécu ça une fois dans mes quelques années de théâtre, elle finit par trouver un terrain d’entente avec Lou quand elle lui demande ses raisons d’avoir choisi Lilette. Et aussi quand il lui demande de jouer le rôle avec douleur et trahison comme il le faut.

Avec tout ce qu’elle a dans sa vie, elle y arrive bien vite. C’est la révélation pour Lou, qui se met à chanter et nous offre le montage de fin d’épisode. Celui-ci voit Lilette découvrir Robbie embrasser une autre fille sortie de nulle part (ça fait du drama, c’est bien), mais aussi Simon s’embarquer dans un rencard avec Barb de Stranger Things (qui fait partie du club théâtre) pour oublier Jeremy (à qui il pose un lapin ?). Simon apprend ensuite que ses parents veulent le changer d’école. BIM. Gwen chante bien, mais elle n’a pas une voix aussi exceptionnelle qu’on veut nous le faire croire. Heureusement, l’actrice est brillante en revanche, et elle porte toute cette fin d’épisode sur les épaules ! Et clairement, elle a les épaules pour ce rôle.

Avec ce deuxième épisode, il est devenu très clair que la série n’est pas la série musicale qu’on nous a vendu ces derniers mois. Cela ne l’empêche pas d’être intéressante, mais sans son excellent casting, je ne pense pas qu’elle vaudrait le détour car les intrigues sont pour l’instant très clichées. J’y reviendrai toutefois avec plaisir pour suivre les acteurs, car ils incarnent tous très bien leurs rôles, même lorsque ce n’est pas évident d’être si doué.

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