LA to Vegas – S01E02 : The Yikes and the Dead

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 2e épisode de LA to Vegas.

02.jpgÉpisode 2 – The Yips and the Dead – 15/20
Is there a coupon to make you stop talking ?

J’ai un peu galéré à trouver cet épisode, ça en dit long sur le succès de la série, qui n’a pas non plus de sous-titres VO pour l’instant. Comme cela ne me dérange pas plus que ça, j’ai bien sûr visionné l’épisode malgré tout.

Un sac abandonné dans le terminal rend toute l’équipe suspicieuse… ils attendent de voir combien de temps il faut pour qu’il soit considéré comme problématique. Ce sac rose est absolument immonde, mais finalement, le capitaine déclare que le sac est à lui (ou plus vraisemblablement à une de ses conquêtes). C’était plus marrant que prévu comme gag introductif et aussitôt oublié, donc l’épisode a marqué un premier point avec cette première scène.

L’épisode prend le temps de nous montrer le terminal plus longtemps que la semaine dernière, mais ce n’est pas plus mal. Après tout, quand on prend l’avion, on passe parfois plus de temps dans l’aéroport que dans l’avion.

Ronnie regrette de ne pas s’être rendue à son rencard de la veille… avec Colin, bien évidemment. En même temps, elle est totalement stressée par le professeur qui lui demande des explications pour tout, et principalement pour le lapin de la veille.

Tout le monde finit par décoller et la structure de l’épisode est chamboulée avec un problème au décollage, puis avec un passager mort à côté de la strip-teaseuse, forcément. L’humour est excellent, car l’équipe ne peut le déclarer mort dans l’avion et que Nicole est super drôle. La situation est bien marrante, surtout que le pilote se met à stresser de l’atterrissage.

Le cadavre est finalement découvert par les autres passagers grâce au boulet de co-pilote, Alan, ce qui attire automatique les rapaces et les selfies… mais aussi le stress de Nicole. Finalement, le problème est réglé par Ronnie et Colin comme si de rien n’était. Il n’empêche que l’avion doit encore atterrir et ce n’est pas gagné avec le pilote qui a un blocage – le fameux « Yips » du titre – à cause d’une interview dans un article de magazine.

Bon, si c’était censé me faire aimer le personnage du pilote, c’est raté ; j’ai trouvé cette sous-intrigue un peu moins bonne. En revanche, Ronnie nous fait un discours patriotique (pas vraiment – mais c’est américain malgré tout dans l’esprit) d’encouragements pour convaincre le pilote qu’il faut qu’il pose l’avion – parce qu’Alan est mal en point après avoir trébuché contre le cadavre.

Et une fois arrivé à Los Angeles, Ronnie souhaite s’engager avec Colin… qui est flippé par son discours, alors que Nicole reprend sa vie et la promotion intensive de son travail. Marrant et nécessaire pour une suite intéressante dans les deux cas.

Très franchement, cet épisode avait tout l’humour nécessaire et continuait agréablement les intrigues du premier épisode. Je suis surpris d’accrocher autant, j’ai même ri une fois, c’est pour dire. Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer une figurante enceinte jusqu’au cou (enfin, un faux ventre) qui fera forcément l’objet d’un épisode futur.

Bref, c’est engageant parce que la série a trouvé son ton à travers ses personnages très clichés. Je ne pense pas qu’elle ira très loin, mais c’est dommage. Je pense bien la regarder tant qu’elle sera diffusée, du coup.

Ghosted – S01E09 : Snatcher

Edit 15/01 : La Fox a repoussé la diffusion de l’épisode 10 à une date indéterminée. Oui, Ghosted vient de nous ghoster.

 

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 9 de la première saison de Ghosted.

09.jpgÉpisode 9 – Snatcher – 14/20
Guys, are we stupid enough to be lost already?

Enfin une série où tout le monde ou presque porte une montre, merci pour le Bingo. La série en fait des caisses sur la relation Annie/Max dès le début de ce neuvième épisode et si c’était un peu introduit auparavant, je trouve que leur relation a subitement évolué sans qu’on ne voie ce qu’il s’est passé. Bon, admettons.

Tout cela a perturbé mon attention sur le cas de la semaine, avec un monstre en pleine forêt et une Annie qui part en mission avec Max et Leroy puisqu’elle est fan du monstre qu’ils traquent. L’idée vient de Max qui souhaite l’impressionner, même s’il refuse évidemment de l’avouer au premier abord.

Le problème, c’est qu’il est flippé de se perdre en forêt et, bien sûr, il leur faut moins de six minutes pour les retrouver perdus en forêt. Sur les conseils de Leroy, Max fait semblant d’avoir confiance en lui pour rassurer Annie.

Et il le fait tellement qu’il finit par les perdre un peu plus alors qu’ils sont sous la menace d’un homme-chauve-souris qui n’est pas Batman malgré d’excellents jeux de mots. Max finit par avouer la vérité à Annie lorsqu’ils sont poursuivis par leur ennemi et enfermés dans une cabane.

Il finit par réussir à l’impressionner néanmoins en repérant un sac à dos à l’extérieur de la cabane. Il se sacrifie pour aller le chercher, risquant sa vie, et grâce à ça, il peut construire une bombe à la McGyver… ce que même les personnages reconnaissent.

C’est ensuite Annie qui a une idée pour le tuer : mettre la bombe sur le cadavre qui se trouve dans la cabane et faire croire à la créature qu’elle emporte avec elle une victime humaine quand tout ce qu’elle a entre ses mains/griffes/allez-savoir est un homme mort et une bombe. Ce plan qui n’a que peu de chances de fonctionner fonctionne malgré tout et met un terme à l’épisode.

Certes, il leur reste encore à retrouver leur chemin, ce qu’ils peuvent faire avec un compas… la logique est totale : le soleil se couchant leur permettait tout à fait de savoir où était chaque point cardinal, hein – pour les sceptiques : cela permet de savoir où est l’Ouest puisque le soleil s’y couche ; de là, vous savez que l’Est est en face et si vous vous tournez de façon à avoir l’Ouest à gauche et l’Est à droite, vous avez face à vous le Nord et derrière vous le Sud. Simple comme bonjour, leur affaire. Bon, cela aurait été trop tôt dans l’épisode, j’imagine. Et puis, je ne vois pas en quoi une boussole et/ou la position du Nord les a aidé à savoir où était leur voiture, mais c’est une autre histoire.

Pendant ce temps, LaFrey est clairement perturbée par quelque chose, et ce quelque chose est probablement un homme. Cette sous-intrigue a du potentiel, avec un Barry qui se met à conseiller sa boss. Comme le conseil fonctionne, elle le prend soudainement pour un psy.

Et juste comme ça, le potentiel s’évanouit : elle passe d’un extrême timide à un extrême bavardage qui pousse Barry à lui conseiller de mettre un terme à sa relation avec son ex. Une fois qu’elle est en ligne avec, il lui conseille de se remettre avec, ce qui la pousse à prendre sa décision de le larguer.

Et c’est tout. Une fois encore la sous-intrigue est comme bâclée et surtout n’apporte pas grand-chose. Elle semblait avoir déjà tiré un trait sur son passé quand elle draguait le livreur d’eau, sérieusement. Enfin bon, ça passe le temps.

Du coup, c’était un bon épisode, mais il avait quelques défauts. Du côté des qualités, son jumpscare était aussi prévisible qu’efficace et il y avait toujours quelques bons jeux de mots. Toutefois, je trouve que ça ne parvient plus à décoller comme avant. Quant à l’ex-femme de Max, je commence à perdre espoir de la revoir avant la fin de saison, et ça, c’est vraiment de l’abus total.

9-1-1 (S01)

Synopsis : Cette série suit le quotidien des policiers, équipes paramédicales, pompiers et répartiteurs du numéro d’urgence de Los Angeles.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

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Pour commencer, vous ne rêvez pas, avec un tel synopsis, nous avons bien affaire à une série procédurale pure et dure, celles que j’exècre souvent et critique toujours… pourtant, si vous êtes sur mon blog à lire cet article, c’est que je compte bien la regarder.

Créée par Ryan Murphy, cette série aligne un casting impeccable de tronches déjà toutes connues pour d’autres rôles et une idée d’origine qui me plaît énormément. En soi, rien de bien neuf vous allez me dire… Et je vous répondrai que les répartiteurs sont ce qui m’a le plus attiré pour voir cette série. Eh oui, je n’ai pas oublié le génial quinzième épisode de la saison 3 de Person of Interest (je vous rassure, j’ai cherché le numéro dans mes critiques) qui traitait précisément de ce sujet et devant lequel je m’étais demandé pourquoi une série de ce genre n’existait pas. Le côté adrénaline/course contre la montre devrait être intéressant, surtout si l’on suit uniquement les urgences sans savoir à l’avance que ça donnera (sérieux ou non) et comment ça finira (bien ou mal). Contrairement à des séries type Grey’s Anatomy, je pense qu’on aura un vrai suspense complet et quelque chose qui parvient à se détacher aussi de ce qu’a pu faire par exemple Chicago Fire. On verra, mais j’ai envie d’y croire, et c’est déjà un grand pas pour le sériephile que je suis.

Allez, on est en 2018, il est temps de sortir de ma zone de confort. Alors 9-1-1 parvient-elle à me faire changer d’avis sur ce genre de série ? La réponse après visionnage du pilot est plutôt oui : retrouvez l’avis sans spoiler sur cette page et cliquer sur le titre d’épisode pour le résumé détaillé).

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 20/20
Alors que je m’attendais à trouver une simple série procédurale comme il s’en fait des tas, les personnages principaux s’avèrent avoir des vies personnelles – certes, des vies clichées, mais des vies qui vont permettre quelque chose de plus sérialisé. En parallèle, la partie procédurale est assurée, avec un excellent rythme et une tension qui va crescendo. Pour un premier épisode, c’est excellent ; il faudra voir s’ils parviennent à garder le rythme tout au long des 13 épisodes de la saison.
S01E02 – Let go – 18/20
Un deuxième épisode qui confirme que la série me plaît (ouf) et possède un rythme de dingue. En effet, contrairement à un procédural classique, nous avons plusieurs affaires qui se succèdent et la vie des personnages qui est impactée par les différents cas. Ce n’est pas forcément très original, ni toujours réaliste, mais ça fait efficacement le travail.
S01E03 – Next of Kin – 19/20
On s’éloigne de plus en plus du procédural qu’on m’avait vendu pour un drama franchement réussi, mais du coup, je ne sais plus bien sur quel pied danser. La série est assez hybride dans son genre, même si elle est aussi classique dans son écriture du drama et du procédural. Du coup, c’est réussi et ça accroche pendant quarante minutes, en réussissant à surprendre par son rythme – qui a d’ailleurs encore changé pour cet épisode au niveau de la structure des intrigues. Quoiqu’il en soit, ça fonctionne à merveille pour le moment.
S01E04 – Worst Day Ever – 14/20
Et ce qui devait arriver arriva : à trop jouer dans la surenchère permanente, j’ai décroché de la série avec cet épisode qui part trop loin et nous propose des situations qui n’ont plus rien de crédibles. C’était le cas avant aussi, mais jamais de manière si visible. Après tout, ce n’est jamais qu’une série, mais quand on raconte une histoire, c’est quand même la base de réussir à maintenir une cohérence et une illusion de réel. Ce n’est pas le cas dans cet épisode, dont la note est heureusement sauvée par de bonnes interprétations et d’excellents effets spéciaux.
S01E05 – Point of Origin – 16/20
La série continue de développer ses personnages et leurs dynamiques, prenant enfin le temps de se concentrer sur ceux qui étaient restés au second plan jusque-là. Elle récupère un peu de sa superbe, malgré quelques situations qui manquent toujours de crédibilité.
S01E06 – Heartbroken – 16/20
En soi, c’était encore un très bon épisode, mais vraiment, ils ont perdu beaucoup en implication de ma part quand ils ont décidé d’aller trop loin et d’en faire trop dès les premiers épisodes. C’est définitivement divertissant, mais la qualité n’est plus aussi bonne qu’au début. Si en six épisodes, j’en suis à ce stade, j’ai peur d’être soulagé que la saison se termine plus que triste.
S01E07 – Full Moon (Creepy AF) – 17/20
Cet épisode porte bien son nom parce qu’il était assez fou et dérangeant à la fois. Si la crédibilité n’y est pas, il est toutefois super intéressant à voir : j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues de l’épisode et la manière dont certaines parvenaient à se croiser. Bien sûr, on ne suit pas la vie perso de chacun, comme toujours, mais j’étais surpris de voir qu’après plus d’un mois, je me souvenais encore des noms et détails de vie de chacun. C’est plutôt bon signe !
S01E08 – Karma’s A Bitch – 16/20
Cet épisode enchaîne les cas pour ne plus s’arrêter, mais ça fonctionne plutôt pas mal. Si sa construction est assez prévisible dès le titre, elle n’en reste pas moins intéressante et plus amusante que d’habitude… Et puis surtout, elle permet de se rassurer parce que je ne serai pas le genre de victime de cet épisode a priori. Et c’est plutôt cool comme ça.
S01E09 – Trapped – 16/20
Les cas extrêmes de cet épisode (et de tous les épisodes) permettent de nous faire oublier une écriture assez prévisible dans la mise en place des différentes situations. Cet épisode continue cependant de bosser sur l’évolution de tous ses personnages en mettant en avant ceux que je préfère, donc je peux difficilement émettre un avis négatif dessus. C’est un excellent divertissement, c’est bien fichu et maintenant qu’on sait que nous ne sommes pas là pour quelque chose de réaliste, mais bien pour une série dramatique, ça passe de mieux en mieux.
S01E10 – A Whole New You – 15/20
Après une saison qui a connu pas mal de hauts et quelques bas, cet épisode paraît étrangement bâclé et semble rater quelques étapes nécessaires à la compréhension des personnages. C’est dommage parce que c’est une fin de saison qui donne un goût de trop peu et dont les cliffhangers sortent presque tous de nulle part, étant introduit en hâte par quelques détails de l’épisode. Je m’attendais à un bien meilleur épisode conclusif. Il était bon, mais pas excellent.

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9-1-1 – S01E01 : Pilot

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de 9-1-1.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 20/20
The crazy part is as soon as help arrive, most people just hang up.

L’épisode débute sur la voix-off d’Abby nous distinguant tout de suite différents types d’urgence et nous présentant sa vie. Cela m’a déjà surpris car je pensais vraiment qu’on aurait une série faisant fi total de la vie personnelle de ses personnages. Friand de tout ce qui peut se transformer en intrigue feuilletonnante, je trouve ça bien qu’elle ait une mère malade et une vie perso désastreuse. Et pour compléter ma joie, elle m’offre sur un plateau d’argent le point 10 du Bingo Séries.

La série ne perd pas de temps à présenter la première urgence médicale : un ado qui ne respire plus après s’être noyé. Cela permet de découvrir l’équipe des urgences… et la frustration d’Abby de ne pas savoir comment les urgences se terminent… en l’occurrence bien. Ce n’est pas le cas de la deuxième urgence qui se termine par un suicide. Le rythme est excellent pour un pilot, et j’ai exactement ce que j’espérais.

Par la suite, notre urgentiste se rend à l’église pour se confesser : ancien alcoolique, il se confesse chaque semaine (youpi, une scène par épisode probablement). J’en retiens surtout que je suis heureux de retrouver l’acteur de The Catch (Ben, qui s’appelle désormais Bobby dans 9-1-1).

Comme nous sommes dans une série, il ne faut pas oublier le passage obligatoire par la scène de sexe : elle se fait par l’intermédiaire d’un pompier profitant d’une application de rencontres et de son camion. Ce petit jeune, Buck, se fait ensuite remettre en place par son supérieur, Bobby, parce que se balader comme ça, c’est mal. Nous tenons donc un jeune pompier impulsif qui fera forcément des siennes plus tard.

Le deuxième acte nous embarque dans ce qui promet d’être une excellente série si elle parvient à nous faire ça chaque semaine. C’est perché : l’appel d’urgence est celui d’un homme qui dit entendre un bébé dans ses canalisations. Si l’hypothèse de la drogue est évidemment envisagée en premier lieu, c’est finalement bien un bébé qu’il faut sauver d’une mort certaine. Si le cas est totalement tiré par les cheveux, la situation devient rapidement stressante avec une course contre la montre pour sauver le bébé, l’intervention de la police pour tenter de comprendre ce qu’il se passe, des problèmes secondaires (entre l’ascenseur trop lent et le « ne tirez pas la chasse ») et l’« accouchement » le plus wtf de la télé jusqu’à présent (et pourtant, j’en ai vu… mais il détrône haut la main celui vu dans Angel).

Et puis, à la moitié de l’épisode, la première frustration : le bébé et sa mère sont retrouvés, puis sont amenés à l’hôpital et… c’est tout. Les équipes d’urgence n’ont pas besoin de plus, le reste est digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Allez, ça donne presque envie d’un spin-off directement, mais bon, on n’est pas là pour ça.

À la place, nous avons droit à un drama plutôt sympathique : la policière que nous venons de rencontrer (Athena Grant) a des problèmes avec Buck, le jeune pompier impulsif. Forcément. Les deux s’engueulent à propos de la réaction du jeune qui ne voulait pas sauver la mère.

Athena Grant est elle-même mère de famille et est confrontée à un gros problème dans la vie : son mari, père de ses deux enfants, est gay. C’est problématique et ça offre une scène de coming-out prévisible et ajoutant une dose de drama pour la saison à venir. Finalement, nos urgentistes ont leurs propres urgences personnelles. C’est tout bête comme technique d’écriture, mais ça aide bien à accrocher à ces personnages.

Un nouveau cas vient occuper la suite de l’épisode, avec une femme étant étranglée par son propre serpent qui n’a clairement rien à faire dans son appartement. Bon, Buck l’impulsif nous tue le serpent contre l’avis de ses collègues, mais ça suffit à sauver la victime et à ce qu’il couche avec. Traqué par Bobby, son boss, puisqu’il couche avec l’aide du camion, le jeune se fait finalement virer. Tous ses collègues en sont tristes (surtout Henrietta « Hen »), mais c’est la vie. Comme nous sommes dans une série et en plus dans un pilot, on se doute que ce n’est pas définitif…

Et en effet, un dernier cas vient encore renforcer la qualité de l’épisode : une petite fille seule chez elle qui entend des voleurs. Abby fait tout ce qu’elle peut pour la localiser, mais ce n’est pas évident puisqu’elle vient juste de déménager. Elle envoie aussitôt la policière dans le quartier, mais malheureusement, toutes les maisons s’y ressemblent et elle ne peut pas faire grand-chose.

Elle pense ainsi à appeler les pompiers pour utiliser la sirène du camion et localiser la maison qu’elle pourrait entendre dans le combiné. L’idée est bonne, mais nos pompiers sont occupés : Henrietta envoie donc Buck à la rescousse. Forcément.

Le plan fonctionne bien et si Lily, la petite fille, est à deux doigts de se faire capturer par les voleurs (et peut-être pire), Abby réussit à les convaincre qu’elle va les aider s’ils la laissent tranquilles. Là encore, le plan est impeccable, jusqu’à ce qu’un des voleurs réagissent au piège en prenant Lily en otage. Cette dernière le mord et parvient à s’échapper, mais ce n’est pas le cas du voleur qui décidément nous sert beaucoup de rebondissements : depuis sa moto, il tire sur Lily, sa mère (arrivée en cours de route dans le camion de Buck) et sur la flic… avant d’être arrêté par le jet d’eau de Buck à qui on n’avait pourtant dit de ne pas jouer le héros (code d’écriture indiquant évidemment qu’il allait le faire). Tout est donc bien qui finit bien pour tout le monde, puisque Buck se voit réintégrer à l’équipe.

Bref, je pense que la critique est assez claire : l’épisode est excellent et m’a pris aux tripes, me scotchant même à l’écran, ce qui est rare pour un pilot. Certes, c’est un procédural et les personnages ont des vies privées hyper clichées, mais l’écriture est top. La tension a pris sur une bonne moitié des cas de l’épisode. J’ai l’impression d’avoir vu deux ou trois épisodes grâce à cet excellent rythme.

J’y mets 20 car je l’ai ressenti comme ça, mais je ne pense pas que resterai autant à fond chaque semaine. Ce pilot est aussi prometteur qu’il en avait l’air et je suis juste très fan pour l’instant, c’est même le meilleur pilot que j’ai vu depuis un moment. Vous pouvez être sûrs que je continuerai de regarder cette série, toutefois, j’espère qu’elle saura aussi nous proposer des cas où ça finit mal ; sinon, la tension risque de bien vite retomber et la série sera drôlement plate. Ce premier épisode a fonctionné car je pensais vraiment qu’une des affaires au moins finirait mal et que je n’avais pas envie que ce soit le cas (bon, hormis le serpent, elle, elle aurait pu mourir sans que ce ne soit trop traumatisant : impossible de m’imaginer à sa place !).

Pour un pilot, que tout finisse bien est une bonne chose, mais pour le bien de la série, il faudra proposer des cas où ça se passe moins bien. En attendant, ça a tout pour devenir une série addictive.