The Mandalorian (S01)

Synopsis : La série se situe entre les films Le Retour du Jedi et Le Réveil de la Force. Elle suit le Mandalorien, un chasseur de primes qui traverse des territoires non contrôlés par la Nouvelle République.

Saison 1 | Saison 2

01

Pour commencer, je ne pensais vraiment pas me lancer dans l’aventure d’une série Star Wars, parce que je ne suis pas un fan ultime de la franchise… Seulement voilà, c’est l’une des premières nouveautés de la plateforme Disney + et elle fait tellement parler d’elle que j’ai envie de tester pour me faire un avis moi aussi. Et puis, quand j’ai vu que l’épisode ne durait que 38 minutes, je me suis dit que je n’avais rien à perdre à la tester.

En plus, Ming Na est annoncée dans un rôle de cette série, donc clairement, ça me faisait une raison de plus de la regarder. Et j’aime l’idée d’une plateforme de streaming qui propose un épisode par semaine. Pour le reste, on verra bien si je la continue ou non ; si je craque pour Disney + ou non ; si ça me remet dans l’univers Star Wars… ou non !

Note moyenne : 15,5/20

S01E01 – Chapter 1 – 14/20
J’ai quand même beaucoup eu l’impression, durant l’épisode, d’être devant un fanfilm très bien foutu sur Youtube. C’est étonnant, car le budget est pourtant être là et se voit. Les maquillages, les effets spéciaux, les transitions à la Star Wars, tout est réussi, mais je ne me suis pas débarrassé de cette impression – c’est étrange, j’ai eu du mal à entrer dans l’univers, finalement. Et forcément, ça fait que l’histoire m’a laissé perplexe, elle aussi. Peut-être que le principal problème vient du fait que le casting est très réduit, alors que j’ai plutôt l’habitude de voir l’équipe du Firefly quand il s’agit de suivre une sorte de western intergalactique. Parce que oui, c’est tout à fait ce que c’est, ce premier épisode : un héros solitaire qui vit un western dans l’espace !
S01E02 – The Child – 14/20
Très franchement, la série manque d’un but et semble tourner en rond, à révéler la destination de son personnage principal peu engageant seulement au compte-goutte. Clairement, les scénaristes se basent sur la popularité de la franchise, du héros et de la révélation du précédent cliffhanger pour attirer les foules… mais ce n’est pas glorieux. C’est lent, et je cherche encore les répliques et les enjeux. Au moins, c’est un peu plus fluide que la semaine dernière. Et beau, toujours.
S01E03 – The Sin – 17/20
Finalement, j’ai de plus en plus l’impression que cette série est un très long film découpé en plusieurs parties, et j’ai bon espoir qu’à force je sois à fond dedans. Pour l’instant, cet épisode m’a apporté quelques informations supplémentaires et, surtout, la joie d’une musique qui m’a paru plus intense et meilleure qu’avant encore. La technique est vraiment au point, les émotions commencent à s’en mêler et l’histoire s’emballe un peu dans le deuxième tiers de l’épisode. Ouf, c’est subitement meilleur !
S01E04 – Sanctuary – 16/20
La série s’en tire mieux à nous faire comprendre les différents enjeux et à proposer un casting un peu plus large. Franchement, ça fait du bien et ça me conforte dans mon choix d’être resté quand je trouvais que la série était juste sublime à regarder. Les épisodes sont très stand-alone, même s’il y a pourtant une intrigue fil rouge… Je continue d’avoir un peu de mal avec l’équilibre global de la série, mais c’est efficace, même si j’ai un peu décroché à un moment.
S01E05 – The Gunslinger – 15/20
Bon, j’aime bien, c’est joli à voir, mais chaque épisode développe son histoire indépendante et a du mal à dessiner du long terme. L’avantage, c’est que c’est très simple à comprendre, même pour les néophytes de l’univers (dont je fais partie). L’inconvénient, c’est que j’ai du mal à m’attacher aux personnages, puisque tous les personnages que j’aime bien sont voués à disparaître en moins de trente minutes avec un changement de décor à chaque épisode… On se balade dans l’espace, mais on erre sans trop savoir où on va.
S01E06 – The Prisoner – 16/20
Heureusement que cet épisode fait 40 minutes, parce que j’ai eu énormément de mal avec le début qui patine à installer l’intrigue malgré le renfort d’innombrables clichés. Seulement, voilà, les clichés sont efficaces et permettent d’aboutir aux meilleures scènes de la série, tant du côté de l’histoire que du côté du développement des personnages, y compris le personnage principal.
S01E07 – The Reckonning – 17/20
Définitivement, cette saison a été écrite comme un long film avec quelques longueurs, ce qui explique son rythme peu accrocheur et ses personnages trop peu développés à mon goût. La longue période d’exposition étant terminée, on peut donc passer la seconde et voir un peu mieux certaines pièces d’un puzzle s’emboîter. Pourtant, on n’aurait pas cru que tout ça pouvait former un seul ensemble tant tout est déconnecté.
S01E08 – Redemption – 16/20
J’ai eu du mal à accrocher à cet épisode parce que mises à part deux ou trois scènes d’émotions bien réussies, il y a surtout des longueurs et des gags qui font sourire, mais n’accrochent pas plus que ça. En fait, mon plus gros problème, c’est qu’il y a quelques incohérences dans l’écriture (à mon sens en tout cas, tout ça fait toujours débat). Bref, c’est une conclusion sympathique et j’attends désormais la suite, parce que cet épisode fournit quand même des choses qui auraient été très bienvenues pour… un premier épisode.

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The Mandalorian – S01E01

Épisode 1 – Chapter 1 – 14/20
J’ai quand même beaucoup eu l’impression, durant l’épisode, d’être devant un fanfilm très bien foutu sur Youtube. C’est étonnant, car le budget est pourtant être là et se voit. Les maquillages, les effets spéciaux, les transitions à la Star Wars, tout est réussi, mais je ne me suis pas débarrassé de cette impression – c’est étrange, j’ai eu du mal à entrer dans l’univers, finalement. Et forcément, ça fait que l’histoire m’a laissé perplexe, elle aussi. Peut-être que le principal problème vient du fait que le casting est très réduit, alors que j’ai plutôt l’habitude de voir l’équipe du Firefly quand il s’agit de suivre une sorte de western intergalactique. Parce que oui, c’est tout à fait ce que c’est, ce premier épisode : un héros solitaire qui vit un western dans l’espace !

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Spoilers

01-2

Do not self-destruct, we’re shooting our way out!

Bon, on ne risque pas d’oublier qu’on est dans l’univers Star Wars avec les premiers plans qui nous le rappellent directement, le Mandalorien qui se balade sur une planète digne des films et la langue extraterrestre parlée dans le bar où le groupe des plus forts attaque le plus faible, avant de s’en prendre à notre héros. Bien.

Ce n’est pas clair dès le départ, mais en fait, il est rapidement évident que le Mandalorien est un personnage qui déchire tout et est bien badass : il nous tue tous les méchants, avant d’aller vers le plus faible, qu’il est là pour capturer, en fait. Bien. Il emmène son prisonnier avec lui, à bord d’un vaisseau qui manque de se crasher, attaqué par une créature.

Une fois dans l’espace, le prisonnier essaie de mieux cerner le personnage du Mandalorien, comme nous : il nous rappelle ainsi que ce mercenaire ne retirera pas son casque (heureusement que l’acteur a une excellente voix, hein), avant de découvrir qu’il n’est pas tout à fait un gentil. Dans la soute de son vaisseau, il a déjà plusieurs prisonniers, tous statufiés. Et il réserve le même sort à ce personnage que l’on suit depuis une dizaine de minutes.

Une fois cela fait, il peut à nouveau poser son vaisseau sur une autre planète, pour mieux… aller dans un autre bar, pour négocier je ne sais trop quoi. Arf, ça fait si longtemps que je ne me suis pas plongé dans l’univers Star Wars, je sens bien que je passe à côté de certaines informations, tout en captant bon nombre de références aux films de la franchise, heureusement. Le problème, c’est que pour un pilot, j’ai eu l’impression que c’était tout de même bien confus du côté de l’introduction.

Finalement, le Mandalorien se rend à un autre rendez-vous, où des Stormtroopers l’attendent. On lui présente le docteur Pershing, dont l’arrivée provoque quelques tensions, et l’on comprend vite que l’intention est d’embaucher le Mandalorien sur un nouveau job. Honnêtement, ça rassure de pouvoir se raccrocher à des choses que l’on comprend : il est payé d’avance (beaucoup, mais partiellement quand même) pour effectuer cette mission.

Et il se lance aussitôt dans sa quête, traversant un marché avant d’atterrir chez celle qui se révèlera être une forgeronne. Et alors qu’elle lui fabrique une nouvelle épaulette, des flashbacks dramatiques nous montrent l’enfance du Mandolarien, rescapé d’un massacre qui a vu ses parents mourir. Un héros de série orphelin, voilà qui est original, dis donc !

Nous le voyons ensuite débarquer sur une nouvelle planète, où son moment d’exploration est interrompu par une bête (un Blurgg) qui s’attaque à lui. Celle-ci est rapidement mise K.O, mais elle a tout de même eu le temps de croquer un peu le bras de notre héros, finalement secouru par un autre extra-terrestre comprenant aussitôt qu’il est un chasseur de tête, mais voulant tout de même l’aider.

Pour cela, il lui explique que la montagne qu’il veut traverser ne peut l’être qu’à dos de Blurgg, alors il lui montre comment faire pour y arriver, se comportant avec lui comme un guide spirituel, le forçant ainsi à trouver la confiance en lui nécessaire pour monter le Blurgg. Je vois déjà les jouets que Disney peut produire avec cette créature !

Bien sûr, le Mandalorien maîtrise assez vite le Blurgg malgré un moment de désespoir, et il part alors en chevauchée avec son nouveau guide qui lui explique que, s’il n’a jamais rencontré de Mandalorien avant, sa réputation le précède et il a bon espoir qu’en aidant celui-ci, la paix soit rapidement rétablie sur la planète. Pas de bol, un robot le précède : il est lui aussi chasseur de primes, mais a des méthodes encore moins délicates que celles de notre héros.

Dès lors, je suis entré un peu plus dans ce pilot qui pour me convaincre totalement manque totalement d’interactions entre les personnages. Or, celles avec le robot sont particulièrement chouettes : il a sa personnalité, il tire à vue et veut récolter tous les honneurs. Bref, j’accroche plus à ce robot-assassin qu’au Mandalorien, c’est embêtant pour moi, surtout quand le robot décide de s’auto-détruire une fois pris au piège.

Finalement, le Mandalorien a la bonne idée de l’en empêcher à plusieurs reprises, tout en tirant dans le tas lui aussi, espérant bien se sortir en vie d’une situation qui paraît quelque peu inextricable. C’est bien évidemment le cas, sinon ce serait un film, pas une série. On en arrive alors à un cliffhanger qui fait beaucoup parler de lui : le robot et le Mandalorien parviennent à retrouver leur cible de cinquante ans… qui s’avère être un bébé extra-terrestre. Dès lors, le Mandalorien retrouve son humanité. Il extermine le robot (noooooon) plutôt que le bébé (bon, d’accord). La suite au prochain épisode. OK, ça me botte comme rebondissement, et le générique de fin est très chouette, mais dans l’ensemble, c’est un « mouais » ce pilot.

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High School Musical: The Musical: The Series – S01E01

https://open.spotify.com/episode/1yNKvSMEVciLeFsDoOviOu?si=2sVDhpSgRwil_I-Kj9Izqw

Épisode 1 – The Auditions – 16/20
C’est sympathique, il y a quelques bonnes blagues, des clichés comme on aime dans ce genre de production et les chansons originales restent en tête (la version Spotify est meilleure que celle de la série, ça aide). La nostalgie fonctionne bien avec des extraits fréquents et des reprises des chansons des films – je n’accroche que moyennement à ces reprises, en revanche. Bref, c’est un épisode d’introduction très rythmé, avec ses défauts, c’est sûr. On est sur une série pour (pré)ados, on sait à quoi s’attendre. J’en attendais quand même plus – il y a un ou deux temps morts, mais je crois que c’est parce que les meilleures blagues étaient dans la bande-annonce que je n’aurais pas dû regarder…

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Spoilers

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I don’t hate musicals. I just think it’s weird when people like burst into songs in the middle of the flastreet.

Honnêtement, c’est dès le départ bien trop rythmé, mais surtout plein de nostalgie avec une vidéo des Wildcats regardée par la nouvelle professeure, Miss Jen. Au moins, on est immédiatement dans l’ambiance, puisqu’on est plongé dans un tourbillon d’informations et de présentation de personnages, à commencer par un couple, Nini et Ricky, ayant chacun un meilleur ami dont les noms m’échappent. Les meilleurs amis ? De bons stéréotypes, une black et un roux. Disney n’apprendra jamais, hein ?

Le format mockumentary fonctionne en tout cas à merveille et s’incruste vite dans la série, avec des personnages qui parlent face caméra pour nous expliquer leurs sentiments profonds. Cela me rappelle parfaitement l’ambiance de Lost & Found Music Studios, en quand même mieux. Et les plans avec zoom constant, c’est digne de Glee, non ? Autrement dit, on est sur une sorte de Disney Channel, et c’est entraînant – on est là pour ça. Malgré ça et malgré cette intro qui avait tout pour les faire finir ensemble, on commence par une rupture entre Nini et Ricky, OK. Je vois ce que vous faites, chers scénaristes.

Cette rupture s’explique parce que Ricky n’a pas répondu au « je t’aime » de Nini de la bonne manière. Faut dire, elle lui a fait une vidéo Instagram, avec une chanson certes entraînante, mais hyper gênante. Ouais, c’est ça, tout ce passage avec l’insta de Nini était gênant à souhait, dégoulinant de plein de bons sentiments et me rappelant que, ben en fait, je ne suis plus adolescent, ni le public visé, mince !

Ricky s’est contenté d’un « oh », puis s’est barré faire une pause dans son couple en allant passer quelques semaines loin de la ville. A priori, ça a déprimé Nini pendant au moins 48h, où elle est restée coincée dans sa chambre, ce qui l’a finalement décidé à changer du tout au tout.

Et ce changement lui fait du bien, puisqu’elle réussit à charmer EJ en étant cette Nini 2.0. EJ ? C’est l’autre beau gosse du lycée, à voir comme une sorte de star. Elle en est toute amoureuse et est très heureuse de sa nouvelle situation, évidemment. Voilà pour les présentations.

On peut donc enchaîner avec Miss Jen et son introduction un peu excessive (mais la blague « Millenial ? » passe tellement bien !) pour annoncer son envie de faire un High School Musical the Musical. Elle présente ainsi Carlos, le chorégraphe, qui a tout du fan favorite dès le départ, j’ai hâte d’en découvrir plus sur lui, surtout qu’il a une voix de dingue ! Et du côté de l’histoire, Nini veut aussitôt devenir Gabriella alors que Carlos se révèle beaucoup trop fan de l’High School Musical original.

Comme dans toutes les productions musicales se respectant, il nous faut toutefois un ennemi au projet, et c’est évidemment le prof de sport qui s’y met. Il n’aime pas particulièrement High School Musical, et encore moins voir les élèves se consacrer à ce projet, surtout quand ils se retrouvent à voler les DVD du CDI et à casser le matériel de la salle informatique. C’est donc pareil dans tous les établissements du monde, y a pas qu’en France ?

En tout cas, difficile de ne pas sentir un vent de nostalgie devant la série quand même, notamment dans les séquences de transition, avec la musique originale, ou lors des nombreux visionnages d’extraits par les personnages. Ca rend si nostalgique de revoir Troy et Gabriella un peu tout le temps.

La première journée de cours passée, on découvre un peu les personnages chez eux aussi, parce qu’après tout, c’est une série et il faut des choses à explorer. Le format série est ambitieux, apparemment, j’ai peur que tout ça, loin des chansons, m’ennuie sur le long terme. Je n’ai pas spécialement accroché à la soirée de Nini avec sa grand-mère. C’était un peu mieux pour Ricky.

En effet, on le voit envisager de reconquérir Nini et se décider à passer les auditions, même si son meilleur pote essaie de le démotiver – alors qu’il est clairement très fan des films. Là-dessus, les scénaristes font mouche, il y a tellement de gens qui n’assument pas qu’ils aiment ces films !

Le lendemain, c’est parti pour les auditions, qui commencent par nous introduire les danseurs, et notamment Gina qui déchire tout à l’écran. Vraiment. On ne voit qu’elle, non ? Alors évidemment, Miss Jen veut en faire une Gabriella.

Oui, mais Nini aussi veut ce rôle. On se marre bien grâce à ça, parce que la compétition est claire entre les deux filles, Gina se montrant assez froide avec elle. Ce sera donc une antagoniste pour Nini, et ça me va bien comme dynamique. J’ai aimé aussi entendre Miss Jen dire que Nini ferait une parfaite Kelsey, mais c’est parce que j’adorais Kelsey. Cet épisode manquait de Ryan, d’ailleurs !

Pas de bol pour Ricky, il arrive trop tard pour l’audition de Troy, qu’EJ déchire. Il arrive même après l’audition de Gina en Gabriella (pas fan), mais pile pour celle de Nini. Celle-ci a un accent anglais quand elle stresse, et pour la réconforter, EJ la motive en lui disant… qu’il l’aime, ben oui évidemment.

C’est le moment parfait pour le flashback dramatique qui nous montre que Ricky n’a pas super bien géré le « je t’aime » de Nini, posté sur Instagram. Désolé, mais vu ton post Insta, c’est normal hein ! En tout cas, maintenant qu’EJ lui dit qu’il l’aime, Nini comprend la difficulté et l’embarras dans lequel elle a mis Ricky.

Et voilà l’état d’esprit dans lequel elle est pour son audition, interrompue par l’arrivée tardive de Ricky qui comprend qu’il est trop tard pour se présenter. Un classique. L’autre classique ? L’événement improbable qui fait que Nini passe son audition dans le noir (un petit feel Coyote Girl inattendu, j’avoue !). Elle commence à chanter, et c’est bien pour accentuer la timidité de la chanson. Et pour sortir de cette timidité, Nini est mise en valeur par les flashs des portables de Ricky, d’abord, puis EJ, jaloux de voir Ricky se rapprocher. Les flashs de portable les plus puissants du monde !

L’audition est parfaite grâce à ça, et c’est sûr que Gina ne fait pas le poids. Désolé, mais en revanche pour les chansons, j’ai eu beaucoup de mal avec les reprises, surtout pour les reprises de Gabriella qui ne sont pas au niveau de ma nostalgie. Les chansons originales, ça passe un peu mieux.

Ricky ? Il foire complètement l’audition de Chad, mais se retrouve à improviser une scène inexistante dans laquelle il fait une déclaration à peine voilée à Nini. Il enchaîne avec une reprise de la chanson instagram de Nini, en quand même un peu mieux. Je ne suis pas un grand-fan de la chanson, mais ce « I think I kinda you know » reste clairement en tête. Et puis, c’était tout mignon cette déclaration d’amour adolescente, non ?

On est là pour les bons sentiments comme ça et ce #UltimateComeback, non ? Nini n’est que moyennement convaincue et lui dit qu’il en faudra plus que ça pour la récupérer, sauf qu’ils sont interrompus dans leurs explications. En effet, Miss Jen n’attend pas pour afficher le casting de sa représentation, et c’est le retournement de situation faussement surprenant attendu qui tombe sur nos personnages : le rôle de Gabriella revient à Nini, n’en déplaise à Gina qui se force à la féliciter et est sa doublure, alors que le rôle de Troy est pour Ricky. Evidemment. EJ ? Il fait une bonne doublure pour Troy, ou juste un Chad, quoi. Il est tellement vexé d’être Chad, j’ai bien ri.

Et sinon, Sharpay sera joué par un garçon, j’ai hâte de voir ça – cet épisode manquait de Sharpay vraiment très fortement. Ah, et si on vous demande ou si vous vous le demandez, je suis #TeamRicky, évidemment !

L’épisode est également ponctué d’interviews des acteurs et de moments où on nous dit qu’ils sont tous amis, ce qui est encore plus déroutant avec le côté mockumentary. Enfin, ils proposent également une nouvelle chanson originale qui interviendra plus tard dans la série, et ouais, OK, ça le fait, ça a de la gueule et les personnages qui m’ont le moins convaincu et sont les plus secondaires sont ceux qui avaient les meilleures voix, honnêtement. OK, j’avoue, j’adore « Born to be brave ». Pfiou, je suis si prévisible.

https://open.spotify.com/episode/4j0TDltsIz7Ari4cyEJgb3?si=48Leh1CFRGC2RJdU3vcWcw

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The Leftovers (S01)

Synopsis : Le 14 octobre, 2% de la population mondiale disparaît mystérieusement, sans préavis, sans explication, sans laisser de traces. Trois ans plus tard, le monde tente de se reconstruire après ce deuil collectif. On suit alors la vie des habitants d’une ville inévitablement pleine de tensions.

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Pour commencer, j’ai un rapport assez particulier à cette série, avec laquelle j’ai un petit historique. J’avais tenté de la regarder lors de sa diffusion, mais je crois que j’en attendais quelque chose qu’elle n’était pas, à savoir un nouveau LOST. Mystère, large casting, Lindelof à la barre… elle semblait en avoir tous les ingrédients. Finalement, j’avais été super déçu par le premier épisode, qui est très long, beaucoup plus sexuel (sort of) que LOST, beaucoup plus intimiste, aussi. Bref, je n’étais pas prêt – peut-être trop jeune aussi ? – et j’ai laissé tomber aussi vite que j’avais commencé, après 1h08 interminable d’épisode.

Il n’empêche que certaines choses marquantes de cette série me restaient en tête, et je l’ai toujours eu dans un coin de ma tête. Quand l’an dernier, mon tuteur n’arrêtait pas de la citer comme sa série préférée chaque fois que la question des séries était abordée, je me suis dit que je ratais peut-être quelque chose. Quelques mois à en entendre parler comme quelque chose de brillant par un tuteur/collègue que j’appréciais et une promotion Amazon plus tard, je craquais et m’achetais l’intégrale de la série, me disant que de toute manière, ça faisait plusieurs années qu’elle me tentait et que je savais à peu près à quoi m’en tenir.

Et il m’a encore fallu quelques mois pour me décider à la lancer – pendant que je mange, principalement. Je n’en ferai pas une critique aussi complète que d’habitude, plutôt quelque chose comme la saison 1 de 3% ou la 17 de NCIS. Après tout, la série a été diffusée il y a un moment, alors ça fera bien l’affaire !

Note moyenne : 17/20

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S01E01 – Pilot – 18/20
Il ne faut jamais dire jamais : si j’avais eu beaucoup de mal à accrocher à cet épisode lors de mon premier visionnage il y a quelques années, je suis sorti de ce second visionnage complètement fan de l’univers, de la musique, du casting et ma foi, même de l’intrigue. Je ne l’avais vraiment pas vu dans les bonnes conditions la première fois, et ça change tout dorénavant.

Concrètement, je savais en faisant play à quoi m’attendre et ça n’a pas manqué : j’ai trouvé que l’épisode avait ses longueurs et prenait trop son temps. C’est autour de la manifestation pendant la cérémonie que j’ai trouvé que ça commençait à traîner en longueur… mais en même temps, à ce stade-là, j’étais à nouveau happé.

Que dire de cet épisode ? La première scène est toujours aussi bouleversante que la première fois, déjà. Ensuite, j’ai beaucoup plus accroché à la manière dont le personnage principal était présenté. Pourtant, je connaissais déjà le « rebondissement » final nous révélant l’identité de sa femme, mais ça m’a quand même bien plu de voir comment tout ça était monté. Les indices sont flagrants, j’ai du mal à comprendre comment j’étais passé à côté la première fois : clairement, je n’étais pas à fond dedans.

J’ai encore un peu de mal avec certains partis pris de la série, notamment le manque d’explications qui nous sont fournis sur certains points (pas les disparitions, ça, je n’attends pas de réponse) et l’hyper-sexualisation des ados, du perso principal, de tout le monde. Je ne vois pas trop ce que ça sert dans l’histoire, pour le moment.

Je l’ai dit plus haut, mais ce qui m’obsède le plus après visionnage de ce pilot, c’est la musique. Et, il faut bien l’avouer, la peur du spoiler. J’espère que je ne me ferai pas trop avoir !

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Épisode 2 – Penguin One, Us Zero – 15/20
Cet épisode a réussi à me dérouter à peu près autant que mon premier visionnage du pilot, et je ne sais toujours pas à quoi m’attendre avec cette série qui semble suivre des pistes bien différentes. Elle sait où elle va, c’est sûr, mais ce n’est pas dit que moi je le sache. J’ai eu un peu plus de mal à accrocher, pour le coup.

Dès le début, cet épisode m’a quelque peu perdu, et j’ai fait pause pour retourner au menu vérifier que j’étais bien sur le bon DVD. Une nouvelle intrigue est donc introduite, et c’est étrange vu le nombre d’intrigues qu’on avait déjà dans le pilot. Dans le même genre, il y a des ramifications surprenantes qui se font entre les personnages dans cet épisode. Généralement, ce genre de révélations se fait dès le départ, ou plus tard. Dans l’épisode 2, c’est à en perdre le fil !

De cet épisode, je retiens quand même des intrigues pour sauver le reste. Pour l’instant, j’accroche bien à Meg, contre toute attente, et au côté psychologique que « l’ami » de Kevin apporte à la série. S’il n’est probablement pas imaginaire, la révélation « qu’ils » ont envoyé quelqu’un pour aider Kevin fait un peu froid dans le dos pour la santé mentale du héros.

En revanche, j’ai énormément de mal avec l’intrigue de la première scène de cet épisode et avec l’intrigue des adolescents. Le problème, c’est que je sais que ça va forcément former un tout et que je ne peux pas me permettre de décrocher de certaines intrigues et pas des autres… Bref, c’est pas bien malin de ma part, quoi.

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Épisode 3 – Two Boats and a Helicopter – 19/20
Cet épisode a absolument tout, mais genre vraiment tout, pour que je ne l’aime pas, et pourtant j’étais scotché à mon écran pendant toute la durée de l’épisode… Vraiment, la série me plaît beaucoup maintenant que j’ai compris qu’il fallait m’attendre à ne pas savoir à quoi m’attendre, en fait. Et puis, cet épisode commence à tisser la toile des réponses, offrant la possibilité aux théories, alors c’était génial.

Comme pour le deuxième épisode, j’ai compris que l’introduction allait encore nous envoyer assez loin des préoccupations premières de la série… avant de voir que nous n’étions pas si loin. De toute manière, la préoccupation première de la série n’est en fait pas les personnages mais bien la société qui est parti en vrille lors du « 14 ». Les 50 minutes de l’épisode sont là pour nous montrer la crise de foi que traversent les gens, et c’est assez efficace.

Finalement, la disparition de 2% de la population a précipité la chute de popularité de l’Eglise et cet épisode nous présente un prêtre qui a quasiment tout perdu. J’ai aimé la construction de l’épisode qui nous fait comprendre peu à peu les éléments mis en place dès le départ, que ce soit les affiches accusant les disparus de crimes ou le retour à la première scène du pilot dans un rêve/souvenir du prêtre. C’est efficace.

Tout est déconstruit, et ça oblige à s’accrocher à l’épisode pour bien tout comprendre, pour remettre en place les pièces du puzzle et, finalement, pour avancer un peu dans les théories. Il y a clairement quelque chose qui est en train de se tisser autour des animaux, et dans cet épisode-ci, c’était avec les pigeons. J’ai bien ri, étant moi-même à me battre avec un pigeon pour le faire sortir de mon immeuble la veille de l’épisode. C’était un signe !

Bon, en tout cas, j’ai adoré l’épisode, auquel je ne reproche qu’une chose : l’absence des personnages qu’on connaît le mieux. En même temps, ceux qu’on connaît déjà prennent cher dans cet épisode et le prêtre finit par être un personnage vraiment attachant lui aussi, alors qu’il est généralement le type de personnage que je déteste. Si on comprend assez vite qu’il va tout perdre malgré les signes divins et sa victoire improbable au casino, j’étais trop à réfléchir à la série dans son ensemble pour voir la claque finale arriver. Et ce fut une claque efficace de voir tous ces gens en blanc, qu’il a aidé malgré tout, lui racheter l’Eglise et en virer ses affaires. Bref, j’accroche vraiment beaucoup à la série.

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Épisode 4 – B.J. and the A.C. – 15/20
Voilà, c’est le moment où je comprends que comme dans beaucoup de séries, je n’accroche pas tellement au personnage principal finalement. Heureusement que j’aime bien la thématique de la série, qui est tout aussi principale, si ce n’est davantage, parce qu’autrement, je pense que j’aurais du mal à tenir la vingtaine d’épisodes qu’il me reste encore.

Décidément, les scènes d’introduction de cette série sont faites pour être marquantes… et ça fonctionne plutôt pas mal à vrai dire. Ainsi, on débute cet épisode avec un montage sur la fabrication des poupées de bébé et on enchaîne jusqu’à ce que ce poupon devienne Jésus et ne soit volé de la crèche de Mapleton. Cela nous lance une intrigue à laquelle j’ai eu beaucoup plus de mal à accrocher que sur les premiers épisodes. Je sais bien que c’est la majorité de l’épisode qui est porté par celle-ci, mais heureusement, il y avait aussi de meilleures intrigues – j’ai eu espoir d’en apprendre plus sur la situation de Matt en fin d’épisode, mais finalement non, et c’est frustrant.

J’accroche de plus en plus à l’histoire des Guilty Remnants qui est finalement la meilleure trouvaille de la série : si on ne comprend pas grand-chose à leurs motivations, ils exercent une certaine fascination qui fait revenir auprès d’eux tout en faisant en sorte qu’on les déteste. La scène finale où ils volent les photos en plein Noël, j’étais scandalisé franchement (alors qu’au départ, j’ai pensé qu’ils allaient voler les cadeaux, ce qui aurait été probablement pire pour les gens qui peuvent toujours réimprimer certaines photos j’imagine…). L’angoisse n’empêche, vu le contexte !

Autrement, on suit les personnages de Tom et Christine, mais je ne comprends toujours pas bien qui ils sont ou leur intérêt dans la série, donc j’ai eu du mal à être concentré, je le reconnais. À l’inverse, j’ai adoré la scène où Laurie débarque pour les papiers du divorce. C’est l’angoisse, tout comme sa réaction vis-à-vis du cadeau de sa fille.

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Épisode 5 – Gladys – 16/20
Je pense que j’ai eu trop d’espoir en voyant le titre de cet épisode. Je me suis douté que ça allait insister sur la partie de l’intrigue que je préfère, malheureusement, ça n’a pas été l’unique chose traitée et ça me laisse avec plus de questions que de réponses. Je pense de toute manière que la série n’est pas spécialement là pour apporter des réponses, alors il faudra m’en contenter.

Comme d’habitude, la scène d’introduction est particulièrement marquante avec le kidnapping de Gladys, l’une des Guilty Remnants que l’on connaît le mieux. Alors que le premier montage fait en sorte qu’on déteste vraiment cette secte, la suite nous force à reconsidérer un peu les choses, avec Gladys qui se fait attacher à un arbre et est tuée par ses agresseurs lui lançant des pierres en plein visage. Quelle horreur ! Même parler (ce qu’elle finit par faire !) ne permet pas de la sauver…

Je m’attendais à ce que le reste de l’épisode suive l’enquête de Kevin, mais ce n’est pas tellement le cas puisque personne n’a vraiment envie qu’il mène l’enquête, qu’un couvre-feu soit instauré ou qu’il se passe quoique ce soit en fait. C’est assez logique, mais ça me laisse perplexe quand le corps de Gladys est finalement brûlé sans enquête en fin d’épisode… Je ne trouve pas ça beaucoup mieux de savoir qu’un agent propose à Kevin de nettoyer la ville de sa secte, c’est louche.

Une intrigue tout aussi louche est celle des chemises blanches de Kevin, que je ne suis pas sûr d’avoir bien comprise. Dans le même genre, je n’ai pas tout compris au personnage de Patti qui isole Laurie pour lui parler. C’était tellement étrange comme sorte de test (j’imagine que c’est un test ?). C’est en tout cas efficace, et la scène du sifflet à la fin est prenante. Pauvre Matt, il pensait pourtant bien faire. Finalement, cette série est compliquée à suivre parce que tout n’est pas bien explicité ou clair, mais franchement, elle a des moments super prenants…

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Épisode 6 – Guest – 20/20
Oh lala, cette musique, comment voulez-vous résister ? Cet épisode se concentre enfin sur l’un des personnages que je trouvais le plus énigmatique et que j’avais le plus envie de connaître davantage. Et comme on passe tout l’épisode avec, ça fonctionne extrêmement bien. Je suis bien content d’avoir vu cet épisode : il donne des réponses et fait avancer les choses de manière sympathique, sans oublier les émotions nécessaires pour que ça soit poignant.

Cet épisode se concentre donc sur Nora, avec une introduction un peu moins marquante que d’habitude. Il est évident qu’elle est encore en plein deuil de sa famille. Elle refuse de changer de routine, alors même qu’elle a changé de boulot. Ce dernier m’avait beaucoup intrigué dans les épisodes précédents, alors je trouve ça bien d’enfin avoir quelques informations supplémentaires sur les tests qu’elle fait passer aux gens et qui sont un moyen d’obtenir de l’argent des assurances – et un moyen pour les assurances de ne pas en donner en décourageant les gens, surtout.

L’approfondissement du personnage de Nora était nécessaire, parce qu’elle était cette sorte de personnage de l’ombre, toujours frustrée, jamais satisfaite, qui planait sur la série tout en flirtant avec le personnage principal. J’ai aimé ses deux scènes avec Kevin, d’ailleurs. Le double divorce des personnages fonctionne très bien et je trouve qu’on comprend bien pourquoi ces deux-là se rapprochent, par la force des choses en quelque sorte. Cela ne fait pas de mal d’avoir de quoi shipper un peu dans une série aussi lourde.

Voir aussi : Performance de la semaine – Carrie Coon (#61)

Oui, lourde, c’est un bon qualificatif pour la série – et pour cet épisode. Il y est très clairement question du deuil, de la difficulté de tourner la page, de l’improbabilité de ce qui arrive à Nora, de la manière de dépasser ses émotions. Franchement, j’ai trouvé le tout très solide et la performance de l’actrice est tout bonnement incroyable, surtout lorsqu’elle craque en fin d’épisode. Et ce passage dans les couloirs d’une convention où on lui vole son identité ? Tellement crédible.

Les scénaristes font du bon boulot pour que l’on comprenne que Nora ne va pas bien et n’a pas été bien depuis le 14 : ça se voit avec la nana qu’elle retrouve aux toilettes, ça se voit avec le baiser qu’elle donne au type en cire. Franchement, j’ai aimé cette manière de la confronter à ce qu’elle renvoyait aux autres et qui expliquait pourquoi on lui mentait à la question 121 en répondant toujours oui.

Forcément, la conclusion, je m’y attendais : elle repose la question 121 après être rentrée chez elle, et la question 121 n’est pas celle que je pensais. Elle obtient son premier non. Non, les partis ne sont pas dans un meilleur endroit. Ouille. Tout allait tellement mieux dans sa vie, et voilà qu’elle se retrouve confrontée à un nouveau choc, finalement.

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Épisode 7 – Solace for Tired Feet – 15/20
C’est un épisode sur deux cette série, en fait. J’ai trouvé l’épisode beaucoup moins prenant, et pas seulement parce que j’aime moins le personnage mis en avant : c’est un tout, je trouve les scènes moins marquantes et elles me resteront moins longtemps en tête. C’est comme ça, que voulez-vous, il faut de moins bons épisodes pour en avoir des excellents, j’imagine.

Le problème, c’est que pour faire une critique de ce genre d’épisode, ce n’est pas simple. Je n’aime pas le personnage de Kevin plus que ça, même si je reconnais que l’acteur est très bon. Dans l’ensemble, l’épisode est bien, je ne dis pas, mais dans le détail, ça manque de moments où l’on se sent vraiment impliqué en tant que spectateurs. Les moments les plus importants semblent même ne pas être là finalement : la soirée où Kevin recueille le chien, le moment où son père quitte l’hôpital ou encore l’accouchement en fin d’épisode, tout se fait sans nous.

Pour le reste, il se passe des choses quand même, avec cette fille que je trouve de plus en plus stupide à chacune de ses scènes, avec une tension qui augmente entre les Guilty Remnants (excellente première scène) et le reste du monde, avec des personnages aux intentions légèrement plus évidentes désormais qu’on les connaît mieux.

Il n’empêche que j’ai eu l’impression que cet épisode avançait vite d’un coup sur plein d’intrigues, notamment la maire ou la relation entre Kevin et Nora. Les six premiers épisodes avançaient tout doucement, et là, tout d’un coup, bim bam boum il se passe plein de choses. C’est étonnant comme rythme, mais il fallait bien mettre en place le cadre complexe de la série aussi avant d’en arriver là, j’imagine.

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Épisode 8 – Cairo – 18/20
Marrant comme chaque fois que j’ai l’impression de progresser et d’avancer vraiment dans la compréhension de cette série, les scénaristes trouvent toujours un moyen de me prouver que je suis passé à côté de quelque chose dans leur plan général. Cela est excellent pour cet épisode qui réussit à surprendre grâce à ça, et grâce aux mystères précédemment introduits.

J’ai eu beaucoup de mal, une fois de plus, avec la fille de Kevin, même si j’aime bien le rebondissement final la concernant. Je pensais que ce serait le cliffhanger de fin de saison ce regard échangé avec sa mère, parce qu’on le voit venir depuis quelques épisodes tout de même. Je suis curieux de découvrir ce que la série va proposer comme suite à cette intrigue, maintenant, et j’aimerai en comprendre plus concernant le personnage d’Aimee aussi, mais c’est peut-être beaucoup en demander.

Du côté de Kevin, on continue sur ses mystérieuses amnésies et nuits bizarres, mais on progresse véritablement avec la révélation qu’il en est arrivé à enlever une des Guilty Remnants. Admettons. On voit que son ami parle lui aussi à des gens qu’on ne voit pas, comme le grand-père, et il se dit ange gardien. Je suis tellement intrigué par tous ces mystères. Je sais pourtant que c’est le genre de mystère qui n’appellera probablement pas une réponse claire et précise – le but de la série est de nous faire réfléchir, pas de nous fournir des réponses ; je l’ai compris dès le pilot.

D’ailleurs, c’est probablement ce qui m’avait fait un peu peur, j’imagine. En attendant, on se retrouve donc avec des réponses sur les motivations de cette secte, raisons qui restent floues mais qui justifient au moins les habits blancs et leur volonté d’être un souvenir constant de ce que tout le monde a perdu. J’aime l’idée de cette secte depuis le départ, de toute manière. En revanche, je n’ai pas réussi à cerner le personnage interrogé dans cet épisode.

Elle nous révèle quand même que Gladys était d’accord pour mourir, alors que franchement, quand on a vu la scène, ça ne semblait pas être le cas du tout : elle était assez inquiète au départ quand même, et elle a supplié pour que ça s’arrête. C’est étrange comme révélation, mais plus que le suicide final qui laisse Kevin dans une marre de sang… Quant à Nora, je me demande pourquoi elle ne s’est pas précipitée chez Kevin en trouvant le flingue sur le lit de la chambre d’enfants, mais bon.

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Épisode 9 – The Garveys at Their Best – 18/20
Surprenant, mais prévisible ; inattendu, mais attendu, cet épisode était nécessaire pour le bien de la série et permet de mieux cerner l’ensemble des personnages. S’il apporte de nouveaux mystères et des questions, il répond aussi à certaines interrogations posées depuis le pilot, et c’en est presque dommage que les scénaristes aient pris tant de temps à le proposer.

Bien sûr, je me suis laissé avoir par la scène d’introduction, comme à peu près tout le monde j’imagine. Le retour au mois d’octobre où tout est arrivé, c’est une idée bienvenue car elle permet de redécouvrir les personnages sous de nouveaux aspects – il n’y a bien que Jill pour rester chiante quoiqu’il arrive. J’aurais aimé que l’épisode soit construit différemment en revanche, parce qu’on attend la scène finale tout l’épisode. J’aurais aimé l’avoir en milieu d’épisode pour savoir comment les personnages réagissaient juste après l’évènement traumatique… je ne vois pas comment on peut s’en tirer sans séquelle psychologique, effectivement, et je n’imagine pas l’angoisse de devoir appeler aussi les proches.

Le plus surprenant dans cet épisode, c’est définitivement le dernier plan qui n’annonce pas explicitement (mais est tout de même clair) la disparition du bébé sur l’échographie. Perdre une partie de soi comme ça, je pense que ça doit être encore plus perturbant que la disparition subie par Nora. Concernant cette dernière, j’ai adoré la voir finir son rouleau de sopalin, un très joli clin d’œil à l’épisode 6 où elle changeait le rouleau une fois qu’elle allait mieux. Maintenant, on sait pourquoi.

En fait, c’est un clin d’œil parmi beaucoup d’autres et c’est ce que j’ai le plus apprécié dans cet épisode : les intrigues proposées sont banales à souhait – voire même un peu trop si on enlève l’évènement SF qui donne tout son sel à la série – sauf qu’elles sont pleine de petits détails sans importance qui font écho à ce que l’on a vu avant, et qui se passera après.

C’est une pièce manquante du puzzle assez importante qui est donc donnée dans cet épisode, et ça permet de beaucoup mieux cerner tout le monde, tout en enrichissant certains dialogues passés aussi (notamment celui où Kevin avouait à Nora avoir trompé sa femme une fois, par exemple). Et maintenant qu’on connaît mieux les personnages, on peut aborder plus sereinement l’épisode final.

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Épisode 10 – The Return of the Prodigal Son – 19/20
J’ai conscience que c’est totalement paradoxal, mais cet épisode n’est pas leur meilleur alors qu’il possède le meilleur rebondissement de la saison. Le problème, c’est qu’on nous le vend dès le début de l’épisode pour n’y revenir que beaucoup, beaucoup plus tard et ça créé un certain problème de rythme. Enfin bon, c’était excellent quand même.

Le twist en question ? Les Guilty Remnants prennent le temps de faire revenir chacun des disparus, ce dont on se doutait depuis qu’on avait vu l’Eglise être remplie de corps et après l’épisode 6 où Nora avait découvert ces statues de cire. Là encore, c’est la performance de l’actrice interprétant Nora qui est à souligner, mais je l’ai déjà mise en performance de la semaine dans l’article d’hier. J’ai vu dans les commentaires qu’elle faisait l’unanimité, et je comprends bien pourquoi.

Seulement, avant d’y revenir en fin d’épisode, on doit en passer par les états d’âmes et les rêves confus de Kevin qui cassent le rythme de l’épisode. J’aime voir qu’il se tourne vers le prêtre que j’apprécie pour se débarrasser du corps de Patty, mais je n’ai pas bien aimé la longueur que ça prenait sur le reste de l’intrigue. Son rêve rajoute vraiment à la confusion ambiante sur la série et la raison de la disparition de ces 2% de la population mondiale.

En plus, il est mêlé à l’autre intrigue de la saison à laquelle je n’ai pas accrochée, celle de Tom et Christine. Cette dernière disparaît en abandonnant son bébé qui se retrouve en toute fin d’épisode sur le porche de Kevin, mais avant ce cliffhanger, on assiste à une conclusion d’intrigue quelque peu bâclée. Kevin et Matt finissent par rentrer en ville pour mieux y découvrir le chaos qui y règne. J’ai aimé voir cette scène où évidemment les gens normaux s’en prennent aux Guilty Remnants qui les replongent dans le cauchemar du 14. Et la maire est bien désemparée cette fois. Pas faute de l’avoir prévenue maintes fois !

Les scénaristes jouent la carte de l’émotion dans cette fin de saison en mettant en danger Jill. Je déteste son personnage, mais j’étais triste de voir ses parents fous d’inquiétude, et le cri étranglé de la mère était magistral aussi. Les acteurs sont excellents de toute manière, ils l’ont tous prouvés. Comme souvent avec ce genre de séries, il est difficile de savoir si ce sont eux qui sont brillants ou si c’est l’écriture qui fait tout.

En tout cas, la fin de saison est claire : la mère et le fils sont réunis d’une part, Kevin et Jill de l’autre. Ils retrouvent leur chien, parce que maintenant c’est leur chien, et Nora, qui a elle-même trouvé un bébé alors qu’elle s’apprêtait à partir. Bon, évidemment, je savais déjà qu’elle serait en saison 2 alors je n’ai pas eu très peur de sa lettre qui commence comme une lettre de suicide avant d’annoncer son départ de la ville. Finalement, on finit la saison sur une famille complètement dysfonctionnelle – et sans savoir plus d’Aimée, tiens.

Bizarrement, j’ai trouvé que ça fonctionnait bien comme fin de saison… mais aussi comme fin de série. Cela dit, ne vous inquiétez pas, je continue la série dès que possible, parce que son écriture est solide et cette saison est une sacrée démonstration de la puissance des ramifications possibles dans une même intrigue !

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EN BREF – Je suis passé à côté de cette pépite pendant des années, et je ne comprends pas pourquoi. J’ai enchaîné la saison 1 en moins d’une semaine, forcément, et sa musique m’obsède à peu près autant que les prestations d’acteurs brillantes que l’on y trouve. Certes, la série n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde et certes, il faut éviter d’être en dépression quand on la commence (encore que, peut-être qu’on y puise une certaine forme de force quand on se pense au fond du gouffre ?), mais c’est un véritable bijou.

Le niveau est inégal d’un épisode à l’autre, tous les personnages ne se valent pas, mais les messages, les réflexions et l’impact que proposent cette série sont magnifiques… Je suis content de pouvoir enchaîner les épisodes, je ne sais pas si j’aurais tenu l’attente trop longue (et pourtant, chaque épisode a besoin d’être digéré pour être apprécié à sa juste valeur – et pas uniquement parce que je mange devant, promis).

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