Evil – S01E02-03

Épisode 2 – 177 minutes – 16/20
Comme prévu, le rythme ralentit dans ce second épisode qui est bien plus classique et ressemble davantage à une série procédurale classique. Pourtant, on sent que des éléments sont disséminés pour la suite, et ça n’empêche pas l’histoire du jour d’être bien traitée. Cependant, clairement, la série promet d’être complexe et d’aborder un tas de questions métaphysiques, sans en avoir l’air… J’adore l’idée.

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Spoilers

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So don’t be scared, it all makes sense OK ?

Oui, il m’a fallu plus d’un mois pour me décider à voir la suite alors que J’ADORAIS le pilot. Je suis comme ça. Mais bon, se garder une nuit d’Halloween pour avancer dans une série d’horreur, c’est logique, non ? J’attends beaucoup de cet épisode et de la série en tout cas : non seulement le pilot était parfait, mais en plus la série a un excellent succès critique et un renouvellement pour une deuxième saison.

Cela dit, ça commence déjà très bien : on suit David en train de prier et faire des joggings nocturnes, ce qui n’est pas passionnant, surtout qu’il s’interdit tout fun. Par contre, quand il prie en étant torturé par les tentations et les paroles de Leland qui lui murmure des choses salaces, c’est autre chose. Et c’est si bizarre.

Le cas de cet épisode est plutôt classique : le miracle en question est celui d’une jeune adolescente, Naomi, morte qui est revenue à la vie après trois heures, lors de sa dissection. C’est vu et revu dans plein de films et séries, mais c’est toujours intéressant à voir. Et puis, c’est inévitable pour une série suivant une équipe chargée de confirmer ou infirmer des miracles.

Si l’Eglise signale un miracle avec cette résurrection à la morgue, l’hôpital est loin de penser que c’est le cas : ils justifient médicalement ce qu’il s’est passé, alors que l’ambulancier la déclarant morte pense qu’il s’est passé quelque chose, sans pour autant aimer le mot miracle.

Finalement, Kristen doit jouer de ses relations pour obtenir l’accès aux caméras de surveillance – parce qu’une plainte a été déposée contre l’hôpital, et une fois au tribunal, elle retombe sur son ex-employeur qui tente de la ré-embaucher sans grand succès – mais l’argent, ça fonctionne toujours, surtout quand on lui propose un contrat de deux ans. Elle demande donc à David de s’arranger pour lui proposer la même somme et le même contrat de deux ans.

Du côté des succès, en revanche, l’équipe est ravie de découvrir que la vidéo de l’hôpital montre carrément l’esprit de Naomi se balader dans la pièce, tel un ange. Ben estime aussitôt qu’il s’agit d’un montage, évidemment. Le problème, c’est qu’en se renseignant un peu, il découvre que le visage apparaissant sur la vidéo n’est pas celui de Naomi, mais celui de Margaret, une autre patiente de l’hôpital morte une heure avant.

L’histoire prend donc une autre tournure, plus étrange, mais ça ne démonte pas David et Kristen qui vont interroger Sam, le prêtre de Naomi. Celui-ci révèle qu’il a parlé à Margaret également avant de mourir, mais aussi que David a eu des visions lors de la mort de Julia, son amie. Clairement, on nous balance des informations qui auront leur importance plus tard dans la série.

Du côté des choses inattendues et personnelles concernant Kristen, on découvre qu’une de ses filles, Laura, est en danger de mort suite à une condition médicale de naissance. Elle pourrait mourir n’importe quand avant ses vingt ans, à cause d’un problème cardiaque. N’étant pas croyante, Kristen ne prie pas pour la sauver, parce qu’elle sait que ça ne sert à rien.

C’est assez brillant comme scène : je ne m’y attendais pas du tout, mais oui, la série se met déjà à philosopher sur l’utilité de la prière et de la religion. C’est fou. La construction des personnages se fait à vitesse grand V grâce à ça. Et on s’inquiète immédiatement pour Laura, la petite qui hurle au beau milieu de la nuit, avant de découvrir qu’elle est hantée par un démon lui coupant des doigts… George, donc !

Kristen en parle aussitôt à son psy, qui n’est pas convaincu par l’hypothèse de l’existence d’un démon et lui propose de plutôt chercher du côté de ce qui a pu lui inspirer un tel cauchemar. Oh, Kristen trouve ça débile, mais le lendemain soir, elle est forcée de se rendre compte que c’est possiblement la réalité quand elle aperçoit George dans une série télévisée qu’elle regarde avec ses filles.

La raison, c’est une chose, mais les rêves, c’en est une autre : elle retrouve donc George cette nuit-là, qui la nargue et menace Laura pendant une autre paralysie de Kristen, qui n’est pas tout à fait une paralysie. Elle se réveille finalement et, le lendemain, propose à ses filles de regarder une vidéo sur la manière dont est créé le démon, avec du maquillage.

Le problème, c’est que si c’est fait pour rassurer, moi j’entends surtout le maquilleur dire qu’il s’inspire de ses cauchemars… donc il a tout fait pu avoir une visite de George lui aussi.

Concernant Leland, on le retrouve évidemment dans cet épisode lorsque Kristen refuse de reprendre son poste au tribunal et découvre qu’il est désormais occupé par Leland. L’angoisse. Elle refuse de l’aider à faire son job, parce qu’il n’a que pour but de faire la merde et rendre coupable les innocents… mais lui, il en profite pour lui mettre des doutes en tête.

Leland explique ainsi que David n’est pas si bon et innocent qu’il n’y paraît – il propose à Kristen de parler à David de la seconde fois qu’il a vu Dieu, pour voir sa réaction. Et elle n’est pas trop celle que voulait Kristen : David ne lui raconte rien du tout, préférant dire que Leland veut juste les faire douter. L’angoisse, c’est si curieux !

La série est pourtant moins flippante dans cet épisode, où elle décide carrément de se la jouer politique. Le miracle n’en est donc pas un : Naomi est revenue à la vie parce que les médecins n’ont pas pris le temps de lui faire un massage cardiaque aussi longtemps que si elle avait été blanche. Cela dit, ça n’explique pas la vidéo truquée qui ne l’est peut-être pas (la sœur de Ben ne trouvant pas de solution non plus), surtout quand le prêtre auprès de qui David se confie décide de laisser tomber les choses bien trop rapidement.

Dans tout ça, David n’est pas si bien que ça dans sa tête : il décide donc de se droguer en se faisant un thé à la drogue, ce qui lui permet d’avoir une vision de Dieu. La série part loin dans le délire, là, franchement.


Épisode 3 – Stars – 17/20
C’est définitivement une série qui a su trouver bien rapidement son équilibre entre les cas de la semaine, le côté fil rouge et le développement des personnages. Il se passe énormément de choses en un épisode, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de temps accordé aux dialogues, bien au contraire. Les mystères se succèdent, mais tout fait clairement partie d’un puzzle qui m’intrigue.

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Why are we dead?

J’aime beaucoup la manière dont sont fait les résumés. Oh, ça ne vaut pas Braindead et ses résumés chantés, mais je trouve ça sympathique. En plus, ça finit par avoir un impact sur la série, avec un début un peu enfantin nous expliquant les différents cas de possession : la possession démoniaque (langue étrangère, force surnaturelle, tout ça), la douleur physique (maladie, blessure), l’oppression diabolique (torture d’un démon), l’infestation diabolique (un démon possédant une maison, un objet ou un animal), une subjugation diabolique (les victimes invitant alors le diable chez eux) et le dernier cas est l’obsession diabolique.

C’est justement ce que nous verrons dans cet épisode, avec un casting cinq étoiles, y compris chez les seconds rôles. Après, l’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle : on a là une assistante qui s’inquiète pour le producteur de Broadway pour qui elle bosse. Kristen en est fan, alors elle est contente d’être sur ce cas de producteur qui transpire du sang et dégage de la chaleur. Le seul problème, c’est que son ancien job la hante encore quand Leland y fait de la merde et s’acharne sur des innocents, comme promis.

Elle décide donc de témoigner contre Leland… mais celui-ci est préparé à cette attaque. Il utilise à nouveau les notes prises par son psy pour s’assurer que Kristen ne puisse témoigner. Au cours de sa thérapie, elle a en effet reconnu qu’elle était attachée aux gens qu’elle interviewait, et c’est exactement là-dessus que Leland veut jouer.

Il en profite aussi pour menacer Kristen, qui n’est pas débile et pense à l’enregistrer pour se servir de ça contre lui. Malheureusement, la voix de Leland est brouillée sur l’enregistrement, ce qui n’est pas trop logique. Elle demande alors l’aide de Ben pour avoir quelque chose contre Leland… À défaut de pouvoir la reconstituer, Ben propose d’utiliser un Deep Fake pour simuler la voix de Leland et lui faire dire ce que Kristen veut. Grâce à ça, elle parvient à avoir une victoire sur Leland et à le faire dégager du procès qui allait s’engager contre son ex-client adolescent et innocent que Leland voulait faire accuser.

Du côté du cas de la semaine, autrement, Kristen est un peu débordée, mais elle est contente de rencontrer son idole. Au départ, l’équipe trouve des explications rationnelles à ce qui lui arrive… mais ils sont bien embêtés quand ils le voient sur une webcam être en train d’être étranglé par quelque chose d’invisible.

David contacte aussitôt un exorciste pour avoir son opinion et lui demander de venir travailler avec lui, mais celui-ci ne veut pas agir tant qu’il n’est pas certain d’être utile. Il est au moins utile à David à qui il fait un petit discours pour le remotiver, sentant bien que ça ne va pas si bien pour lui. Et effectivement, le soir-même, David recommence à avoir des visions de Leland pendant qu’il dessine. C’est flippant comme Michael Emerson est efficace dans son rôle de démon – rien que cette voix !

Même s’il est clairement torturé, David refuse en tout cas d’imaginer sa vie autrement qu’en étant prêtre. Comme dans chaque épisode, la série prend ainsi le temps d’une conversation un peu plus profonde entre Kristine et David. J’aime beaucoup cet aspect de la série, je trouve que ça fonctionne bien.

En plus, elle lui donne l’air de rien un indice concret sur ses visions, qui permet à David de comprendre que le tableau qui l’obsède est un tableau de De Vinci, qui désigne à la Da Vinci Code trois grandes villes des États-Unis. C’est louche.

Du côté du producteur, en tout cas, Kristen décrète rapidement qu’il n’est pas du tout étranglé par un Joe invisible, mais qu’il personnifie sa colère en tant que Joe. Elle a toutefois tort, puisque rapidement, elle entend elle aussi la voix qu’entend Joe, de même que David, Ben et l’assistante : il s’agit en fait de l’assistant en ligne du producteur.

C’est bien vu à l’heure du tout connecté : l’assistance en ligne a été piratée par un hacker bien puissant qui est très renseigné sur l’ensemble de l’équipe, connaissant les noms et méthodes de David et Ben. Du coup, ça inquiète David qui force l’Église a continué à travailler sur ce cas, même s’il est évident qu’il ne s’agit pas d’une possession, mais d’un simple hack. Je reste curieux de voir un épisode un jour qui basculera du côté du surnaturel, parce que c’est curieux cette manie de ne proposer que du rationnel dans une série voulant jouer sur tous les tableaux.

Une autre relation que j’aime bien est celle entre Ben et sa sœur. Cette dernière est clairement sous-exploitée, mais je suis déjà bien content de son existence, un ajout après le premier épisode qui fonctionne à merveille : elle est tout aussi geek que lui et se retrouve mêlée malgré elle à ses enquêtes. Cette fois-ci, il la mouille jusqu’au cou quand l’assistant virtuel de leur père est piraté à son tour.

C’est toutefois là qu’on perd le rationnel de la série : alors que le hacking est résolu, Ben découvre que ce n’est pas le même hacker qui s’est attaqué à lui n’est pas le même. Pire, quand il rentre chez lui, sa sœur est traumatisée par la voix du hacker qui lui fait entendre les pleurs d’un bébé… Chelou ! Nous n’aurons pas le fin mot de l’histoire, et le producteur se suicide carrément en voyant que le harcèlement qu’il subit n’est finalement pas terminé…

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Emergence – S01E02

Épisode 2 – Camera Wheelbarrow Tiger Pilow – 13/20
Il y a de bons moments dans l’épisode – notamment à la fin ! – et j’adore la science-fiction avec ce genre de mystères, mais cela ne m’empêche pas d’être lucide sur la qualité franchement moyenne de la série. On enchaîne les boulettes et soucis de cohérence cette semaine, c’est dommage. Il y a du potentiel, mais il semble pour le moment mal exploité, ce qui est frustrant ; surtout que le mystère me plaît toujours bien.

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Spoilers

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It’s temporarily our lives, alright ?

La série est déjà mal barrée, avec des critiques mitigées et des audiences qui se sont effondrées aux États-Unis pour ce deuxième épisode… Elle sent déjà bon l’annulation et j’aimerai juste que la décision soit prise dès maintenant de dire qu’elle sera annulée à la fin de la saison, histoire d’avoir une fin. En attendant, je me remets devant parce que le premier épisode m’a intrigué, mais je connais à présent le risque auquel je m’explose : une annulation en cours de route, sans même diffuser tous les épisodes. Je me retrouve donc dans la position de la regarder en essayant de ne pas trop m’attacher.

C’est toujours particulier de faire ça, mais bon, je suis d’un naturel curieux quand on a de la science-fiction. Ce début d’épisode voit l’héroïne en pleine insomnie aller vérifier que les filles dorment bien pour finalement être rassurée un quart de seconde. Piper ne dormait pas, alors elle va voir sa « mère adoptive » dès que celle-ci se recouche pour lui dire que quelqu’un est dans le jardin.

Bref, la nuit est courte pour Jo : elle ne voit personne dans le jardin, mais elle est terrifiée à l’idée que Piper dise vrai. Et évidemment, elle ne s’en rend pas compte, mais elle dit vrai. Le lendemain, Jo fait venir Chris chez elle pour l’aider à mettre en place de nouvelles mesures de sécurité, une caméra nocturne et connectée en wifi, par exemple.

Rapidement, Alex est de retour aussi et tout aussi rapidement, on se retrouve avec un débat entre les deux ex, le grand-père et Chris, qui n’a rien à faire là, sur les dangers que Piper met dans leurs vies. Voilà qui est clair, au moins. Bien évidemment, Piper écoute tout et s’inquiète de les entendre débattre de la possibilité de la virer de chez eux, et son inquiétude est accompagnée d’un étrange bruit dans le mur de la maison.

Après une rapide conversation avec Piper pour s’assurer qu’elle allait bien – et sans voir la cicatrice qu’elle a derrière l’oreille et qui n’est pas discrète du tout pourtant – Jo retourne au travail. Elle mène l’enquête sur l’avion qui a disparu de la plage et découvre rapidement qu’elle n’est pas la seule sur le coup. Le journaliste a suivi aussi cette piste et l’attend sur place.

Ensemble, ils découvrent que Youssef, l’homme qui a été payé pour planquer l’épave, a aussi gardé une radio. Et cette radio s’active toute seule lorsqu’on la touche, ou lorsqu’elle est à proximité d’un appareil électrique. Elle est connectée sur une fréquence radio fantôme, c’est-à-dire un entre-deux fréquence qui permet généralement à des bandits de trafiquer en toute discrétion. Bien.

Pendant ce temps, à la morgue, les cadavres des faux parents de Piper sont détruits, et chez Jo, le médecin de la semaine dernière, Abby, passe prendre des nouvelles de Piper. Oui, elle aussi est dans le secret. Pour un truc censé rester top secret, ça fait beaucoup de monde au courant. En tout cas, Abby donne à Piper un cahier dans lequel écrire ses souvenirs, mais Piper est surtout terrifiée de découvrir qu’elle écrit sans s’en rendre compte les supplications de ce qui ressemble, dans son souvenir, à un chirurgien ensanglanté.

Abby parle également au grand-père d’un problème électrique à l’hôpital ayant détruit les données de la nuit où Piper est venue à l’hôpital. C’est Chris qui l’apprend finalement à Jo quand elle se pointe au boulot, et c’est fou tout ce que Jo est prêt à faire pour sa boss. Il retourne ainsi chez elle pour réparer les caméras et il est en première ligne pour recevoir la visite de l’étrange méchant de cette série.

On ne sait pas tout de suite ce qui lui arrive, surtout que Jo est plus occupé à découvrir des marres de sang à la morgue à la place des cadavres dont elle voulait l’autopsie. Le méchant ? Il est à la recherche de tout ce qui peut aider quelqu’un à remonter sa trace. Le journaliste avertit Jo, par exemple, qu’ils sont à la recherche de la carte métallique de l’épisode précédent qu’elle a ramené chez elle la veille.

Durant la nuit, Piper a ainsi découvert qu’elle pouvait attirer cette carte métallique à elle lorsqu’elle s’allumait, comme si elle était un aimant concrètement. C’est un chouilla étrange, mais pas autant que l’homme qui rentre chez Jo le lendemain à la recherche de la carte, mais aussi de la puce qui était dans l’oreille de Piper.

Lorsqu’il la retrouve, coincée dans un tuyau de la salle de bain, il retrouve aussi Piper, planquée dans une pièce où ses pouvoirs semblent se réactiver. Il n’y a aucune crédibilité dans le temps dingue qu’il met à entendre Piper, mais en même temps, il ne semble pas vouloir l’enlever, lui demandant juste de se taire. La petite pousse donc un cri énorme qui explose toutes les lampes de la maison (aussitôt remplacées ensuite lol).

Jo rentre donc chez elle et découvre Piper en larmes, mais bon, ça ne lui explique pas trop ce qu’il s’est passé ; elle se rend juste compte que la carte n’est plus là. Finalement, Jo retrouve Chris pour mener l’enquête avec lui… et c’est dommage, mais je n’ai plus la moindre confiance en Jo là. Cela sent la puce qui le fait bosser pour les méchants ou quoi. Il est encore plus louche qu’en début d’épisode !

Pourtant, il aide vraiment Jo dans son enquête qui la mène à une drôle de voiture attirant à elle absolument tous les objets métalliques entrant à proximité d’elle (mais pas le collier de Jo, re-lol). Cela mène à une bonne scène d’action où Jo et Chris affrontent l’homme mystérieux, d’abord en dépit de cette voiture attirant les balles de pistolet (et les pistolets) à elle, puis en jouant avec pour exploser un marteau dans la tronche du méchant.

Après cette scène qui n’explique pas grand-chose, Jo rentre finalement chez elle pour parler à Piper et lui demander une explication sur toutes les choses étranges qu’elle voit. La petite dit simplement qu’elle en a conscience aussi et que quand elle a peur, les objets se mettent à bouger d’eux-mêmes autour d’elle. Au passage, Piper en profite pour confesser qu’elle pense qu’elle est responsable du crash de l’avion, puis pour rendre la carte métallique à Jo.

Elle a juste cassé la carte au passage, ce qui rend intrigant l’affaire aux yeux de Jo. Et la fin d’épisode est soudain beaucoup plus intéressante que tout le reste, d’abord avec un semblant de romance entre Alex et Jo, puis surtout avec Piper qui prend la décision de demander au journaliste d’écrire sur Piper – lui révélant au passage son existence. Cela permettra à Jo de vivre plus librement avec Piper, mais cela lui permet surtout de contrôler les infos qui fuitent. Admettons.

En parallèle, elle demande à Chris de surveiller que Youssef se débarrasse bien de la voiture-aimant, comme elle lui a demandé. Faudra m’expliquer comment la voiture ne reste pas attachée à la pince de fer qui la met à l’eau, mais bon, j’ai trouvé ça cool ce montage final qui montre Jo tenter de reprendre confiance en elle. Bien lui en fasse, parce qu’elle est dépassée de toute manière : la fréquence fantôme recommence à faire des siennes en fin d’épisode, et le méchant défiguré par le marteau n’est pas en sécurité à l’hôpital où son moniteur cardiaque affiche le logo informatique que Piper a vu à la télé dans le pilot…

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Why Women Kill – S01E07

Épisode 7 – I Found Out What the Secret to Murder Is : Friends. Best Friends. – 18/20
Voilà un épisode bourré de rebondissements que je n’ai pas vu arriver – soit que je n’ai pas vu arriver si vite, soit que je n’ai pas envisagé un seul instant avant qu’ils ne soient révélés. C’est assez rare qu’une série parvienne à me prendre totalement au dépourvu, surtout quand elle est du genre à me faire théoriser sur la suite. C’est le cas de cette série, mais je me suis tellement focalisé sur la triple identité à découvrir que j’en ai oublié de penser aux rebondissements qui attendaient certains personnages. Et du coup, c’était un épisode à la fois drôle et triste. C’est juste dommage qu’une partie soit moins à la hauteur que les autres…

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Spoilers

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Asking for more Chardonnay is not really speaking French.

Il y a tellement de nouveautés cette semaine que j’en oublierai quasiment les séries qui s’étaient tranquillement installées plus tôt en ce mois de septembre. Et pourtant, en sept épisodes, la série m’a bien créé des habitudes, du genre me demander ce qui m’attendra pour l’introduction de l’épisode. Et cette semaine, c’est un trio de Gospel qui fonctionne très bien pour dénoncer les mensonges des personnages masculins de la série.

Les mensonges de Rob ? Ils concernent April, bien évidemment ! Il demande à sa secrétaire de lui dire qu’il est occupé, avant de lui envoyer des fleurs pour rompre avec elle sans la confronter. Lâche avant même l’invasion des SMS le pauvre. Le truc, c’est qu’une fois larguée, April se confie à Beth-Ann qui, même si elle est heureuse de ce retournement de situation, se met à culpabiliser pour elle. C’est marrant comme tout à voir…

Beth-Ann en parle donc à Sheila et les deux sont soudainement surprise d’apercevoir April dans l’allée menant à la maison de Beth-Ann. Celle-ci parvient à se planquer à temps et Sheila prend donc le rôle de Beth-Ann auprès d’April.

C’est plutôt cool comme idée, mais elles comprennent surtout qu’April ne laissera pas tomber Rob sans se battre un peu plus. Beth-Ann se rend alors auprès d’elle pour lui proposer de sortir avec son boucher et découvrir soudainement qu’April est… enceinte. Ma foi, c’est la suite logique, mais je ne l’avais pas vu venir. C’était bien écrit pour qu’on oublie cette possibilité et Beth-Ann qui explose un verre dans sa main, c’était une bonne idée aussi pour nous montrer la douleur du personnage.

C’est d’autant plus douloureux qu’elle a perdu sa fille et qu’elle n’a jamais réussi à retomber enceinte, alors qu’elle a tenté plus d’une fois. En tout cas, elle en parle à Sheila qui est comme toujours la meilleure des amies. Pour une voisine qui vient à peine de la rencontrer, elle est sacrément sympathique quand même. Et elle lui propose de révéler toute la vérité. Beth-Ann est trop terrifiée pour ça, mais elle prépare tout de même un grand dîner à Rob.

C’est complètement terrifiée qu’elle décide enfin de parler à son mari… mais comme elle galère à tout lui dire, il la croit soudainement malade. Elle profite donc de l’opportunité pour lui faire croire qu’elle a un cancer ! On était si proche de la fin pourtant.

En 1980, le mensonge est celui de Tommy qui explique à sa mère qu’il était sorti voir des amis la veille. Ben voyons. Pour Karl, la vie est belle ce matin-là : Simone s’est décidée à le torturer une dernière fois en le faisant stresser avant de lui révéler qu’elle a invité Hector chez eux.

Ouep, les voilà dans un « mariage intéressant » pour résumer l’idée de Tommy quand il découvre la nouvelle amitié entre Simone et Karl. C’est plutôt chouette parce que Simone et Karl se conseillent sur leurs rencards respectifs. On en est même au point où Tommy offre une broche à Simone alors que Karl est encore là, et où Tommy offre ses conseils vestimentaires à Karl. Comme tout va enfin bien dans le meilleur des mondes, il faut rapidement intégrer un nouveau problème pour les années 80.

C’est rapidement le cas, avec la mère de Tommy qui s’inquiète pour lui. Forcément. Il a dépensé 10 000$ pour acheter la broche de Simone, mais ça, sa mère ne le sait pas. Ce qu’elle sait, c’est qu’il a dépensé 10 000$ parce que la banque le lui a dit. Elle débarque donc chez Simone et Karl pour parler à sa meilleure amie de ses soupçons sur son fils qu’elle imagine en train de se droguer. Comme d’habitude, on joue de manière fine sur les quiproquos avec Simone qui manipule sa meilleure amie autant que possible.

Stressée de savoir qu’il a dépensé une telle somme, Simone reprend son meilleur déguisement – absolument pas discret – pour lui rendre le collier dans un lieu public, mais elle ne fait qu’empirer les choses pour la mère de Tommy qui apprend que son fils voit des femmes d’un certain âge pendant son entraînement, probablement pour leur vendre de la drogue. La mère décide donc de fouiller la chambre de son fils afin de trouver son journal intime.

Heureusement, elle en parle avant avec Simone qui parvient à l’interrompre juste avant qu’elle n’ouvre ledit journal, dans lequel se trouve tout de même un portrait de Simone nue. Et évidemment, il dessine super bien. Afin de stopper son amie, Simone est obligée de révéler que Karl est gay, ce qui constitue un potin tellement énorme que sa pote en oublie tous ses soucis jusqu’au retour de Tommy qui prend assez mal de découvrir que sa mère fouille ses affaires.

L’essentiel est donc en tout cas que leur secret reste intact et qu’il puisse proposer ensuite à Simone de partir avec lui pour l’été à Paris. Si elle hésite, elle s’en confie à Karl qui la presse de partir loin de lui. Il faut dire que la fin d’épisode est particulièrement déprimante dans ce segment : alors que jusque-là, c’est ce couple qui apporte le plus d’humour à la série, la tournure est particulièrement dramatique pour Karl qui se découvre subitement atteint du SIDA.

En effet, Hector a remarqué une tache dans son dos, et on sait bien ce que ça veut dire pour un homme gay, surtout dans les années 80. Karl aussi le sait, et il n’ose pas en parler à Simone. Comme en plus il se coupe et que Simone est à deux doigts de toucher à son sang, j’ai eu la même peur panique que lui. C’était magistralement joué et c’est un autre retournement de situation inattendu – après tant de fun, ça paraît encore plus triste.

Enfin, le mensonge d’Eli en 2019 ? Il dit à une voisine qu’il se rend faire un jogging alors qu’il recontacte en fait Bethany, une jeune mère d’une petite fille de deux ans qui est aussi et surtout… son dealer. Elle est heureuse de retrouver son client, mais Jade n’est pas si heureuse de se rendre compte qu’Eli continue de se droguer de manière si peu discrète : il rentre chez eux en reniflant.

Une fois de plus, Jade décide de prendre son côté et de ne rien dire à Taylor. Elle l’aide ainsi à cacher son secret alors même que Taylor est enfin honnête avec eux sur son ressenti. Elle leur demande donc de partir à une retraite polyamoureuse pour réussir à se mettre d’accord sur le fonctionnement de leur couple. Pfiou. C’est fou comme cette partie de la série est moins prenante. J’aime bien les acteurs et les personnages, mais ça n’est pas au niveau du reste.

Durant l’épisode, nous voyons donc Eli se droguer en cachette, y compris alors qu’il conduit les filles à la retraite en question. Au passage, il renverse toute sa drogue dans le coffre, à cause d’un camion qui le fait sursauter. On sent bien que son secret ne tiendra pas longtemps et les choses empirent pour lui quand il découvre un barrage avec des mesures de sécurité.

Il décide alors de faire le demi-tour le plus foiré de l’histoire, prétextant une envie urgente. Ce n’est pas bien crédible et ça devient louche, mais Taylor ne peut de toute manière plus ignorer le problème de son mari qui se met à saigner du nez, sans même s’en rendre compte. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Taylor se mette à ouvrir le coffre de la voiture et comprenne tout.

C’est d’une tristesse. Le trouple rentre donc chez eux où Taylor explique à Eli qu’elle veut le mettre en désintox, ce qui est effectivement la meilleure solution pour lui. Jade sert alors de jolie plante verte, n’osant trop rien dire : si elle sait que Taylor a raison, elle est plutôt du côté d’Eli. Qu’est-ce qu’elle est conne sur ce coup-là et sur cette fin d’épisode.

Elle prend en effet le parti de soutenir Eli plutôt que Taylor, expliquant à Taylor qu’elle veut rester le surveiller quand Taylor propose plutôt de partir de la maison pour lui faire un électrochoc dont il a besoin. Effectivement, ce serait plus efficace, parce que pour l’instant, Eli voit surtout que la drogue lui a permis d’écrire un script qui lui rapporte… 1,2 million de dollars ! Pas étonnant que Jade fasse le choix de rester avec lui, on voit ce qui l’intéresse… Mais de là à lui préparer sa ligne de coke, vraiment, quelle conne, j’insiste !

Saison 1

Stumptown (S01)

Synopsis : La série suit la vie d’une vétéran de l’armée américaine qui se retrouve à devoir jouer de ses relations pour régler une dette de jeu et surtout résoudre des enquêtes. Héroïne badass, enquête de détective privée et répliques cassantes sont au rendez-vous !

Saison 1

100

Pour commencer, c’est déjà avec du retard que je commence cette série dont le pilot est disponible depuis jeudi. Oui, mais bon, que voulez-vous, il y a 150 séries à voir aussi ! Et dire que tout n’est même pas encore diffusé… J’ai eu des échos assez mitigés de ce retour de Cobie Smulders : certains ont adoré, d’autres ont détesté, tout le monde s’accorde à dire que le rythme est étonnant.

C’est donc une prise de risque que de me lancer dedans un samedi soir, j’en ai conscience, mais je ne me voyais pas attendre quelques jours de plus avant de faire play. En plus, je m’étais déjà fait la réflexion en voyant le trailer que la série prenait le risque d’être assez imbuvable en proposant plusieurs intrigues a priori différentes pour son personnage central. En plus, ce personnage central semble être un simple mélange de Veronica Mars et de Jessica Jones, alors bon…

Oui, je critique déjà avant même d’avoir vu, c’est n’importe quoi ! Bref, allez, je me lance, je parle pour ne rien dire.

S01E01 – Forget it Dex, it’s Stumptown – 17/20
Difficile de se faire une idée sur cette série qui ne nous laisse pas le temps de digérer les informations. C’est parti pour une sorte de procédural, avec pour seul fil rouge la vie privée de son héroïne… mais aussi une bonne playlist et des personnages en pagaille. Pagaille, c’est un peu le mot : tout va très vite, tout semble donné dans le désordre et malgré tout, ça forme un puzzle assez efficace. C’est un épisode aussi prenant qu’épuisant à suivre. C’est (d)étonnant, on va dire.

Saison 1