Wicked défie-t-il vraiment la gravité ?

Salut les sériephiles,

Cette fois encore, je vous embarque pour un détour au cinéma avec la première partie de Wicked, adaptation de la célèbre comédie musicale très attendue… Qui sort (pas) demain (mais le 4 décembre). Découvert en avant-première ce week-end, le film m’a impressionné.

Un univers visuel enchanteur

Dès les premières minutes, Wicked transporte dans un univers fantastique et musical riche en détails. Les effets spéciaux, bien que parfois inégaux (certains animaux numériques laissent à désirer comme toujours), offrent une immersion fluide et spectaculaire. On sent qu’on est en 2024 et qu’est-ce qu’on est chanceux de l’avancée des effets spéciaux ! Les jeux de couleurs, notamment le vert emblématique et le rose omniprésent dans le marketing, prennent tout leur sens à l’écran. Ces teintes habillent un décor où chaque détail semble pensé pour captiver, attirer l’œil et émerveiller.

Il y a un million de choses à regarder et j’ai déjà envie de revoir le film. Les chorégraphies, en particulier, méritent d’être saluées. Dès le début, il y a tellement de figurants à l’écran qu’on sent bien qu’on va passer à côté des détails. De toute manière, que ce soit cette scène d’introduction remplie de figurants ou celle de l’arrivée du prince, les mouvements et les danses sont minutieusement orchestrés pour ajouter une dimension presque théâtrale à l’ensemble. C’est un vrai régal pour les yeux et un atout majeur du film.

De l’humour et de la légèreté

Ce qui est particulièrement agréable dans cette nouvelle version de Wicked, c’est son ton léger et souvent drôle. L’humour, habilement dosé, s’intègre parfaitement dans les dialogues et certaines situations. Il permet de contrebalancer les moments plus dramatiques et ajoute une touche qui rend le film accessible à tous. Ariana Grande, dans le rôle de Glinda, brille particulièrement dans cet équilibre entre comédie et émotion. Après, je ne suis pas objectif : je l’adore particulièrement dans le registre de l’humour depuis Don’t look up où elle tout bonnement parfaite. Alors la voir jouer le rôle de la blonde parfaite et parfaitement insupportable qui est un rôle qui me fait toujours rire, c’était du pain béni.

Wicked se démarque également dans cette version par une grande ouverture d’esprit. Les personnages issus de différentes ethnies, les représentations de handicaps, et des touches parfois subtiles, parfois un rien trop lourdes (le meilleur ami de Glinda, c’est too much même si j’ai ri) côté LGBT enrichissent cet univers de manière naturelle. C’est un mot-clé hyper important : ça ne m’a jamais paru être forcé, alors que je ne doute pas que ça a pu l’être à la conception. Quoiqu’il se passe, ces deux heures de film sont légères – normal pour un film dont le clou du spectacle est de défier la gravité. D’ailleurs…

Des chansons bien entraînantes

C’est l’adaptation d’une comédie musicale alors ça chante tout le temps. Les chansons emblématiques, comme Defying Gravity (il faut l’attendre longtemps), The Magician and I ou encore Popular sont magnifiquement mises en scène et sublimées par des performances vocales impressionnantes. Cependant, certaines versions proposées manquent un peu de l’éclat de leurs interprétations passées – mais faut dire que le Popular d’Ariana Grande souffre de l’absence de Mika dans le film, parce que j’adore leur version ensemble.

(Spoiler dans ce paragraphe) Mention spéciale toutefois à Defying Gravity, qui reste un moment clé, même si sa note finale a été malheureusement dévoilée dans la bande-annonce. Ce choix marketing diminue complètement l’attente et l’impact émotionnel de cette scène marquante, d’autant plus qu’elle clôture en fait le film, ou presque. Je ne comprendrai jamais les trailers, je crois.

Une adaptation ambitieuse et fluide

Avec un film de plus de deux heures et des chansons flirtant parfois avec une durée de dix minutes, Wicked : Partie 1 avait aussi la lourde tâche d’introduire un univers dense tout en captivant. Pari majoritairement réussi en ce qui me concerne. Si le film y parvient en grande partie, certains personnages secondaires auraient mérité plus de développement. Leur intrigue, bien qu’intéressante, est parfois mise de côté pour laisser place à l’histoire principale. Cela crée un paradoxe : malgré une durée conséquente et l’impression que le film est trop long, on ressent parfois que certains éléments manquent. Heureusement, ces personnages devraient avoir plus d’espace dans la suite… On a quelques cliffhangers tout de même.

En comparaison avec d’autres grandes adaptations musicales, Wicked s’en sort avec une fluidité et une maîtrise impressionnante. C’est un hommage réussi à la comédie musicale, tout en sachant capter un nouveau public… Ce que Disney n’avait jamais vraiment réussi à faire dans ses tentatives nombreuses.

Cette première partie se termine sur un final marquant, centré sur Elphaba, tout en laissant plusieurs arcs secondaires en suspens. L’attente d’un an avant la sortie de la deuxième partie peut sembler longue, mais elle permet de savourer cette première œuvre et de se replonger dans la comédie musicale ou le livre en attendant… Même si moi, je suppose que je vais surtout continuer de saigner la bande originale du film comme je le fais depuis dimanche et probablement le revoir.

Bref, cette première partie n’est peut-être pas une prise de risque majeure du côté des studios qui s’entérinent à nouveau dans un remake, mais elle excelle dans sa capacité à raviver une franchise culte et à la réinventer pour le grand écran. Entre ses chorégraphies impressionnantes, ses thématiques fortes et son ton léger, ce film offre une expérience qui séduira autant les fans de longue date que les nouveaux venus.


Il neige (sans déc ?) !

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, pas de série à décortiquer ni de film mémorable à partager ou de bon plan sorties. Non, juste quelques pensées sur ce genre de journée où l’on se laisse doucement happer par la magie – ou la paresse – de la météo hivernale. Bref, il neige, comme vous avez déjà dû le voir 150 fois aujourd’hui sur les réseaux, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas proposé un article 100% blabla ici.

La neige a décidé de jouer les trouble-fêtes sur toute la région parisienne où j’habite. C’était hyper hypnotisant dès le milieu de matinée et c’était un vrai plaisir de les voir enfin retomber ces flocons. Qu’importe si j’avais RDV 15 minutes dehors à 10h, qu’importe si j’ai ressorti un masque Covid ce matin pour me protéger du froid (parce que désolé, il n’y a pas mieux qu’un masque Covid quand il fait froid et qu’on a trente minutes de marche en vrai).

C’est rare d’apprécier autant le RER.

Alors, forcément, j’étais bien équipé pour parer le froid quand on m’a annoncé que je pouvais quitter le taf à 15h au lieu de 19h30 aujourd’hui. On peut difficilement faire plus cool. Cela me libérait d’un coup quatre heures pour les corrections de copies ou les rattrapages de séries. Pourtant, que dalle, une fois dans le train à regarder les rails enneigées défiler sous mes yeux, j’ai plutôt eu la brillante idée de prendre un détour en rentrant chez moi, histoire de passer par des quais et le parc de ma ville. Sans regret.

Certes, ce n’est pas hyper productif, mais il fallait bien profiter que ce soit si peu cher de se faire plaisir. Il neige, les flocons tombent, recouvrent (à peine) le sol : faut en profiter. Demain, tout ça sera une pataugeoire désagréable et pleine de plaques de verglas, mais au moment de rentrer, c’était juste kiffant.

Mood : dire au revoir à Halloween et se dire que Mariah Carey a raison. It’s tiiiime.

Inévitablement, une fois rentré, mission numéro un : faire un chocolat chaud. Parce que oui, s’il y a bien une chose que l’hiver m’apprend chaque année, c’est qu’on n’affronte pas ce genre de météo glaciale sans un peu de réconfort liquide. La neige, c’est encore plus sympa derrière une fenêtre. Moi, je gère ça avec un plaid, une tasse dans les mains, mon portable dans l’autre.

Le problème, c’est que ce combo chocolat chaud + plaid a un effet secondaire : la flemme. Une énorme flemme. Pas de séries, pas de livres, pas même l’envie de scroller sur mon téléphone finalement. Juste une grosse envie de profiter de ce moment pour… rien faire. Et honnêtement, ça fait du bien, alors voilà, j’en parle ici et tant pis pour l’article que j’avais prévu et rédigé pour aujourd’hui. Il sera encore temps de le poster demain (on parlera X-Men, parce que pourquoi pas ?).

C’était juste beau. Hypnotisant. Profitez des instants de la vie, tout ça, tout ça.

Cela dit, je vous rassure, ma journée n’est pas terminée. Il y a un truc qui pourrait bien me motiver à bouger un peu d’ici trente minutes : la raclette de ce soir. Ben oui. Faut bien la préparer, parce que franchement, y a-t-il une meilleure façon de finir une journée comme ça ? Entre le fromage fondu, les patates (qui seront des frites parce que je n’ai pas fait les courses, Y A QUOI ?), et la simple idée de manger comme si la neige allait me bloquer chez moi pour trois jours, c’est clairement la soirée parfaite. Je sais, je sais, dans trois jours, il fera 18 degrés (le réchauffement climatique n’existe pas, hein) et même demain matin, il faudra probablement que j’affronte les transports en commun et les plaques de verglas, mais laissez-moi dans mon déni.

Les séries n’ont aucune chance face à une raclette : la soirée qui se profile va me redonner le sourire bien plus que les derniers dramas de 9-1-1 n’ont su le faire. Et puis, j’habite à trois minutes à pied d’un ciné, alors regardez-moi bien aller digérer tout ça devant un film plutôt qu’une série. Bref, une fois de plus, ce soir, le froid, la neige, et la flemme ont gagné sur les séries. Et bizarrement, je ne m’en plains pas. De toute manière, mon rewatch Buffy/Angel a bien avancé puisque ça y est, la saison 5 est enterrée (sans jeu de mots) et le détour à Pyléa terminé.

Et vous, ce soir, vous binge-watchez tout sous un plaid, ou vous cédez aussi à l’appel de la flemme et du fromage fondu ?