Culte – S01E02 – Les Pionniers – 18/20

Faites-nous des saisons de 22 épisodes ! Que c’est frustrant d’avoir un rythme qui accélère soudainement et des ellipses de semaines entières, sans développer tout ce qu’il y aurait à découvrir sur les coulisses d’une émission de télé. Je vois bien que le parti pris est de suivre des personnages plus que de faire un documentaire, et c’est excellent… Mais pour une fois, j’aurais envie d’avoir un casting plus large et de tout voir. Tout voir ? Eh, c’est le Loft.

Spoilers

Quatre mois pour monter une émission, c’est court.


On parle des Daft Punk, hein, pas de Lorie.

Comme promis, l’épisode 2 se consacre au casting de l’émission. Loana rentre chez elle et sa mère regarde la télévision alors que la pub pour le casting de la prochaine émission événement de M6 se lance. Et hop, il n’en faut pas plus pour que le téléphone n’arrête plus de sonner après un temps de latence et de stress pour la prod.

Tout va très vite et la scène suivante nous montre une Isabelle débordée et extrêmement cassante avec les nouveaux collègues embauchés sur le projet. Les répliques cinglantes sont excellentes et permettent de mettre le contexte : ils ont 85 jours pour boucler un casting et ça laisse bien peu de temps pour éplucher toutes les candidatures. Pour autant, Isabelle a une vision : elle veut un casting qui représente la France dans sa diversité – parce que 98 est enfin passée par là. De nouveau : simple, efficace.

Malheureusement pour elle, elle est quand même embauchée simplement en CDD : il faudra continuer à faire ses preuves toutes les deux semaines… comme dans l’émission. C’est bâtard comme réplique ça, Raphaël. Et en même temps, Raphaël et Philippe sont aussi sous pression : la visite des studios avec le directeur d’M6 ne se passe pas au mieux, parce qu’il exige une piscine et les Daft Punk pour le générique, et tant pis pour les dépassements financiers que ça représente. C’est stressant, d’autant plus que Raphaël doit gérer les finances de Philippe et son banquier énervé. Le patron d’M6 ? Il est énervé parce que tous les animateurs de la chaîne refusent de présenter l’émission. Cela rend frileux, la télé-réalité quand ça n’a jamais été fait.

Je suis un peu frustré parce que la scène suivante est à J-53. Un mois d’écart d’un coup ? Eh ben. On enchaîne sur une tension entre Karim et Isabelle, et ça fait presque de la peine à voir. Il est désabusé, pas vraiment convaincu de réussir sa vie : il voulait être journaliste pour faire la différence, pas de la télé-réalité. Elle a beau lui vendre qu’ils feront la différence, il comprend bien que ça tourne mal cette histoire. Et en même temps, ils reçoivent des tas et des tas de candidatures, avec des sacs entiers de lettres livrés par la Poste. C’est la déprime totale pour l’équipe : ils sont six à devoir lire tous les dossiers.

Autant dire que les candidats sont finalement une aiguille dans une botte de foin. En parallèle, Raphaël, lui, galère sur le chantier du studio où le chef de chantier lui annonce qu’il va falloir faire un nouveau devis pour finir à temps, car il y a bien trop de fenêtres à percer. Il se débrouille pour avoir le numéro de Delphine Crozon, la directrice financière de TF1. TF1 ? AH. Le patron de TF1 comprend bien vite que l’avance demandée sur d’autres émissions signifie que M6 a signé pour Big Brother.

La scène suivante avance de nouveau trop vite dans le temps. À un mois de la deadline, il y en a un pour craquer dans le bureau d’Isabelle. Raphaël entend ça et décide de lui venir en aide en lui présentant Elena Valente, recommandée par le producteur de Big Brother. Elle n’est pas ravie du tout, mais on ne lui laisse pas vraiment le choix non plus… Angela Lorente est dans la place, allez ! C’est un rôle dur à assumer, mais elle apporte un bon humour et un second souffle pour le casting tout de même. Je n’avais pas tellement l’image d’une rivalité entre elles à la base, mais soit. J’aime bien les conseils avisés d’Elena en tout cas : on ne garde que les moins de 30 ans et ceux avec qui on a envie de coucher. Allons bon.

Isabelle s’inspire de ça et fait passer un casting à Guillermo qui lui donne le conseil de poser des questions visant l’intime plutôt que seulement la provocation voulue par Elena. En vrai, il faut un savant mélange des deux et même si elles ne s’entendent pas, elles font une bonne équipe. En dernière minute, Isabelle propose de nouveaux dossiers – dont celui de Loana. Et Loana, elle tombe directement dans le radar de Karim, parce qu’elle ne fait pas de fautes d’orthographe. Allons bon, un producteur amoureux d’une candidate ? On est foutu.

Bon, pas autant que l’équipe de production au sens large : la série nous présente enfin son Benjamin Castaldi, mais il négocie son salaire parce que TF1 lui propose une avance plus intéressante pour le garder. La fuite est donc connue et remonte vite jusqu’à Philippe, parce que le patron d’M6 est de nouveau énervé et envisage même d’annuler la diffusion, rien que ça.

Pour autant, personne ne se démonte. Isabelle se débrouille comme elle peut pour gérer aussi sa vie perso en parallèle : elle confie son lapin à sa mère qui rencontre au passage Elena. Isabelle et Elena ne sont pas encore amies et ne sont vraiment pas raccord sur ce qu’elles disent à la mère de celle-ci. Isabelle vend une émission sociologique en rapport avec la NASA, Elena finit par se dire assistante d’Isabelle.

Du côté de Loana, on se rend compte à quel point ce n’était pas gagné et à quel point rien ne la prédestinait la pauvre. Sa mère l’inscrit au casting sans la prévenir, elle galère à venir pour le casting, elle ne le fait qu’avec Karim ce qui n’est pas la procédure, elle dit non à tout ce qu’il propose… Elle n’arrive pas à convaincre qui que ce soit qui ne soit pas Karim – adepte des peep shows.

Charlotte, la collègue avec qui il doit faire les castings, lutte alors pour le faire sortir. Bordel, j’aime de plus en plus Charlotte : elle arrive en début d’épisode à ne pas savoir ce qu’est un NDA et se drogue, ce qui est relou OK, mais bordel qu’est-ce qu’elle m’a fait rire. Et le début des années 2000 ! Incroyable ces sons en boîte et son « t’es rebeu et pédé en même temps ». À pleurer. Tellement un portrait d’une époque ! J’aurais aimé avoir vingt ans à cette époque, tiens, mais je n’en avais même pas 10. Tant pis.

Bien sûr, Charlotte emmène Karim dans la boîte de nuit où Loana danse. Pendant que Charlotte se tape un inconnu parce que Karim n’est pas intéressé par elle (donc immédiatement gay à ses yeux), Karim papote donc avec Loana et est sûr qu’elle sera parfaite. Il essaie de la défendre coûte que coûte, mais Elena n’en veut pas.

Ce devrait donc être terminé pour Loana, mais toujours pas. Isabelle découvre le casting d’Elena, qui envisage absolument d’avoir des personnalités au détriment du groupe, quand Isabelle reste centrée sur le groupe. Isabelle se débrouille pour faire virer Elena, mais quand elle se retrouve à devoir gérer le casting toute seule, elle comprend soudainement le problème, grâce à la télévision. Il faut caster un groupe qu’on a envie de suivre, donc des personnages-types. Pas un groupe, pas une personnalité. Bordel, c’est exactement ça qu’il manquait sur les dernières saisons d’enfermement en France, non ? Je sais bien que ce type de casting, on les connaît par cœur… mais à ne viser que des personnalités, on va nulle part.

Isabelle et Elena montent en tout cas un casting qui finit par plaire à Raphaël avec ce nouveau concept – et c’est un casting de personnages que l’on connaît. C’est à cette occasion que Karim parle de « Love Story » et offre à Raphaël l’inspiration pour le titre. Tout est prêt et il ne reste plus qu’à le montrer à M6. Malheureusement, après une pause sur sa terrasse, le patron décide de tout arrêter.

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Culte – S01E01 – Les Outsiders – 19/20

Rien à redire. Les choix musicaux, les galères de téléphone, Lycos, le bruit de l’ADSL, le walkman… On est en 2001 et c’est génial. La série est mieux que je ne l’envisageais et je sens que je vais la dévorer d’un seul coup tellement c’est bien foutu. Cela fait du bien d’avoir une production française aussi efficace : le concept est bon, les personnages sont rendus aussi attachants que possible et on est lancé dans une course contre la montre qui promet.

Spoilers

Adapter la real-tv en France ? Ce n’est pas gagné car les chaînes sont réfractaires. Et pourtant…


C’est débile ou c’est génial ?

La série commence par un beau bordel : la scène de la piscine directement. Toute la production est sur le pied de guerre parce que Loana et Jean-Edouard sont sur le point de faire, en direct à la télévision, ce qu’ils ne sont pas censés faire devant tant de téléspectateurs. Isabelle (Alexia hum) se précipite vers les studios, sur un scooter conduit par un type qu’elle rappellera plus tard (ah bon ?). Et elle a le portable vissé à l’oreille sous le casque… Genre, c’était déjà possible de faire ça en 2001 ?

Peu importe, c’est une série vous me direz. Et de toute manière, ce n’est jamais qu’une scène pour donner envie de regarder la série, parce qu’on enchaîne ensuite avec un bon flashback des familles. La série commence quatre mois plus tôt, avant la mise en place du Loft. Isabelle y joue aux jeux vidéos avec Karim, mais version 2001. Les looks, les ordinateurs, les télévisions, c’est incroyable comme la nostalgie fait effet.

Bon. La série en profite tout de suite pour faire passer ses messages : Isabelle est rédactrice en cheffe, mais elle ne parvient pas forcément à s’imposer. C’est une femme dans un monde d’homme et on refuse totalement d’aborder les violences sexistes et sexuelles subies par les mannequins. Ben tiens. Tout le monde savait, on le savait déjà, mais la série accuse directement et sans détour. Cela pose en tout cas le cadre.

Et pourquoi la série commence par-là ? Eh bien, Isabelle découvre pour la première fois une cassette avec des extraits de Big Brother. La télé-réalité n’existait pas encore et il faut donc rapidement la nommer – c’est la proposition d’Isabelle qui est retenue parmi d’autres bons choix. Franchement, la série est prenante dès le départ : on voit toutes les réactions de l’équipe de rédaction face au concept et c’est dingue comme ça reproduit exactement ce qu’il se passera plusieurs mois plus tard une fois l’émission lancée en France. Débile ou génial ? Je crois qu’on ne sait toujours pas répondre collectivement en tant que société à cette question. Pourquoi pas les deux, finalement ?

La série ne lance pas tout de suite le loft pour autant. Il faut d’abord introduire ses personnages principaux et ça marche bien : on s’attache bien vite à Isabelle et à Karim, en vrai, ce qui est un parti pris peut-être surprenant parce que je m’attendais à une critique plus vive.

De son côté, Karim se fait recruter par Envoyé spécial et en est très heureux, avec l’espoir de pouvoir quitter l’appartement familial surpeuplé. Isabelle, elle, apprend de Karim qu’elle va se faire virer après avoir balancé un cendrier à la gueule d’un gros porc – c’est du moins ce qu’on en comprend. Dépitée, elle annonce malgré tout à sa famille qu’elle a obtenu une promotion, parce que la pression familiale est terrible sur elle : dyslexique, on attend d’elle l’échec et le retour dans la famille pour bosser avec son père dans un emploi qu’elle qualifie déjà de fictif avant même le scandale des emplois fictifs de Fillon. Eh ben.

En parallèle de tout ça, on nous introduit aussi le personnage de Philippe de la pire manière qui soit : Raphaël, un membre de l’équipe de PPP, passe son temps à le chercher pour le trouver finalement dans un hôtel avec une pute. Il la paie, le met sous la douche et se rend chez lui pour faire sa valise en présence de sa femme, légitimement inquiète. Oh, elle n’en a rien à faire que son mari voit des putes ; mais elle s’inquiète pour l’argent qui ne rentre plus autant qu’avant. Et pour cause ! Il y a juste 40 millions de dette.

Raphaël la rassure : ils ont un RDV à Amsterdam qui va tout changer. En effet, il a bien l’intention de lancer Big Brother en France. Isabelle le comprend et tente de se placer, en vain, parce qu’on lui préfère Xavier. Un mec, évidemment. Elle est dans la merde, concrètement, et elle risque de tout perdre. Il est hors de question que ça arrive alors elle se met aussitôt en tête de faire tomber Xavier. C’est facile : il s’est confié à Karim, qui lui a répété tout ce qu’il savait. Xavier se drogue, a des problèmes dans son couple qui divorce et il est si facile de le pousser à la faute.

Elle décide donc de lui mentir et de lui faire croire que son père a eu souci avec la cocaïne lui aussi. La solution miracle pour le sauver ? Une cure de désintoxication. D’ailleurs, Xavier devrait faire pareil et s’arrêter trois mois. Il la voit venir à des kilomètres et se venge bien simplement sur Karim en n’embauchant plus la productrice d’Envoyé spécial qui lui laissait son poste. Et maintenant, ça laisse Isabelle dans la merde avec Karim. Reste à voir comment elle va se placer – ce qui est bien, c’est qu’on sait qu’elle va réussir. En attendant, Raphaël négocie agressivement pour avoir la possibilité de diffuser Big Brother en France, avec M6. TF1 a déjà refusé… mais Philippe sent qu’il est possible de les faire craquer quand même. Il force donc Raphaël et le producteur de Big Brother à attendre.

Cela laisse le temps à Isabelle de se placer comme elle l’espère : elle négocie avec Xavier et prend une décision sacrément risquée. Elle décide de se faire accuser à sa place de possession de cocaïne de manière à lui permettre de ne pas avoir de casserole pour son divorce. En échange, elle obtient la possibilité d’être productrice sur Big Brother. Cela fonctionne si bien.

Elle rentre chez elle et tombe dans l’ascenseur sur Guillermo, qui bosse chez i-télé, est plutôt mignon et avec qui elle couche bien vite, mais télévision allumée. Dérangeant quand on pense qu’elle est inspirée d’une vraie personne, mais bon. C’est comme ça. Pendant qu’elle prend du bon temps puis analyse tout ce qu’il se passe à la télévision pour comprendre comment fonctionne l’audience (la masse comme dirait sa mère), Philippe se rend compte qu’il a fait le mauvais choix : le patron de TF1 avec qui il est pote refuse de prendre la télé-réalité. Et pour cause : le patron de M6 est venu lui rendre visite pour s’arranger. Leur but commun est d’empêcher l’arrivée de cette « merde démoniaque » qu’est la télé-réalité. Eh ben. On peut dire que l’ensemble a foiré, parce que M6 tente de bloquer aussi l’arrivée de Koh-Lanta au passage.

C’est fou comme 2000/2001 a marqué un tournant dans le paysage audio-visuel et comme on a vite oublié la révolution que ça représentait. C’est bien d’en faire une série, ma foi. Tout ça laisse tout de même Raphaël et Philippe bien dans la merde. D’accord, Raphaël a une jolie vue sur la Tour Eiffel, mais ça ne fait pas tout : ils sont ruinés.

Par chance, ils ont Isabelle dans leur équipe. Le lendemain, elle apprend l’échec des négociations et se fait virer de la pièce par Philippe. Seulement voilà, elle a regardé une sitcom la veille et elle a une idée de génie pour relancer les négociations : plutôt que de proposer Big Brother, PPP peut produire Big Sister. Le concept de base est le même, mais il y a un twist : faire gagner non pas un, mais deux candidats. Un couple. Et tout est dans l’optique de trouver l’amour, ce qui change absolument tout le concept et retire une grande partie du glauque de l’émission d’origine.

Voilà donc pourquoi on n’a jamais eu Big Brother en France. En vrai, cette idée absolument géniale a changé l’Histoire de la télévision, rien que ça, car ça a été un succès monumental derrière. Mis en scène comme ça, c’est à devenir fou : la France aurait pu passer à côté, ça ne s’est joué à rien. Suite à cette idée d’Isabelle, Raphaël et Philippe rappelle M6 pour tenter d’obtenir un vrai contrat. Isabelle en profite évidemment pour se placer et devenir cheffe de projet, servant de toute manière de fusible en cas d’échec. M6 négocie au rabais les prix de production, la production s’arrange pour obtenir de l’argent en cas de succès et tout est prêt à être signé. Tout ? Non, M6 a peur que TF1 les grille en lançant Survivor avant eux et ils ne veulent pas laisser passer une telle opportunité.

Isabelle se retrouve donc à devoir monter l’émission en quatre mois, à partir de rien. C’est assez improbable et incroyable que ça puisse se faire. Il faut donc passer au casting pour l’épisode 2, avec un cliffhanger incroyablement bien pensé : Loana qui danse sur Who’s that girl dans un club de striptease. Joli coup.

C’est top comme début de série. Il y a plein de choses que je n’ai pas eu le temps d’évoquer dans la critique, aussi : j’adore le côté rétro et le coup de vieux que me donne la série (le coup du téléphone autour du cou ou de la batterie déchargée, le bruit de l’ADSL !) ; j’aime bien le fait qu’Isabelle soit si attachante ne serait-ce qu’avec cette histoire de cendrier jeté à la tête du dir’ com’ de TF1 qui fait d’elle une Cendrillon des temps (pas si) modernes. Simple et efficace.

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Culte (S01)

De quoi ça parle ?

De mon enfance, en quelque sorte. En 2001, M6 lance le Loft Story – et c’est une vraie boîte de Pandore qui s’ouvre avec l’arrivée de la télé-réalité d’enfermement en France. La série revient, en prenant ses libertés, sur la création du loft et de toute une génération de programmes voyeuristes qui fonctionnaient si bien avant que toutes les ficelles ne soient trop connues des candidats.

Saison 1 | Saison 2

Ce que j’en attends

À l’origine, la série m’intéressait parce que j’y voyais l’occasion de nous proposer un Unreal à la française, mais je la considérais comme une production française qui risquait de ne pas être à la hauteur. J’avoue que j’avais aussi peur du résultat, parce que si j’ai vu le loft à l’époque, j’étais encore trop jeune pour comprendre tous les enjeux et tout ce qui se jouait dans cette piscine – même si bon, difficile de passer à côté, n’est-ce pas ?

Bref, j’avais – et j’ai toujours – peur de passer à côté de certains messages de la série ou de ne pas comprendre qui est censé être qui. Pour autant, la série m’attire depuis le premier jour. Il est temps de m’y mettre maintenant que je n’en ai eu que des échos positifs. J’ai envie de savoir si elle est vraiment si bien, six épisodes, ce n’est pas infaisable pendant les vacances et… ouais, c’est tout, en fait, j’ai peur qu’elle me soit survendue, mais je suis sûr que je vais accrocher. Normalement. Peur.

PS : j’ai vu la saison et écrit les critiques en février 2025. J’ai juste oublié de tout publier, apparemment ?

Note moyenne de la saison : 19/20

Culte – S01E01 – Les Outsiders – 19/20

Rien à redire. Les choix musicaux, les galères de téléphone, Lycos, le bruit de l’ADSL, le walkman… On est en 2001 et c’est génial. La série est mieux que je ne l’envisageais et je sens que je vais la dévorer d’un seul coup tellement c’est bien foutu. Cela fait du bien d’avoir une production française…

Critique complète

Culte – S01E02 – Les Pionniers – 18/20

Faites-nous des saisons de 22 épisodes ! Que c’est frustrant d’avoir un rythme qui accélère soudainement et des ellipses de semaines entières, sans développer tout ce qu’il y aurait à découvrir sur les coulisses d’une émission de télé. Je vois bien que le parti pris est de suivre des personnages plus que de faire un documentaire,…

Critique complète

Culte – S01E03 – Les Amateurs – 18/20

C’est fou comme il se passe plein de choses dans cet épisode, l’air de rien. Il faut dire que le loft, ça a été vite. Le point d’orgue de la mini-série est donc LA scène la plus culte du Loft et ça paraît assez logique que cet épisode y arrive progressivement. Cela fonctionne plutôt bien…

Critique complète

Culte – S01E04 – Les Ordures – 19/20

On entre bien plus dans le vif du sujet et des décisions radicales qu’il faut prendre souvent en dernière minute – ou après la dernière minute. Gérer un tel succès d’audience, faire en sorte de le faire grandir, anticiper les problèmes… Clairement, la vie d’une production n’est pas simple. Certaines sous-intrigues plus fictives semblent tout…

Critique complète

Culte – S01E05 – Les Responsables – 20/20

Tout mène tranquillement à la conclusion de la série, mais j’insiste vraiment sur le format qui aurait été encore plus passionnant si on avait eu un épisode par semaine de jeu. Tout le monde nous parle du Loft et tout tourne autour de ce qu’il s’y passe, mais nous n’avons que la vision des coulisses…

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Culte – S01E06 – Les Insiders – 20/20

Un dernier épisode qui surprend en poussant le vice parfois un peu loin dans la fiction et les choix faits comme marqueurs pour la fin… mais en même temps, pourquoi ne pas profiter un peu plus longtemps du succès ? Je ne sais pas si la série deviendra culte, mais elle retranscrit parfaitement l’époque et le…

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NCIS Tony & Ziva – S01E07 – Dark Mirror – 14/20

Un épisode avec assez peu d’action, mais des approfondissements de chaque personnage principal vraiment bienvenu. J’ai aimé la manière dont les scénaristes usaient de tous les subterfuges possibles pour développer les dynamiques et les relations de manière plutôt cohérente. C’est à souligner principalement parce que le reste de l’intrigue et de l’action n’est pas toujours cohérent, justement. Bref, un bon moment, pas inoubliable, mais sympa.

Spoilers

Tony et Ziva doivent toujours trouver un moyen de faire innocenter leur nom.

That you’re not just a bureaucrate or… tu es folle de moi ?

Eh, on est en octobre 2025 et la série aussi ! N’est-ce pas incroyable ? La vie est belle en Italie pour Ziva, Tony et Tali. Ils prennent un joli petit-déj où la fille se demande si ses parents se sont remis ensemble ou non, Ziva aide sa fille à apprendre à canaliser son énergie pour donner des coups, eh, une vraie petite famille normale.

À Paris, la vie est moins belle pour Martine qui se réveille seule dans son lit pour mieux entendre son bâtard de mec (en fait, c’est Jonah, pas Oscar, qu’est-ce que j’ai raté dans les épisodes précédents ?) en train de s’engueuler avec son homme de main. Par chance, elle sait comment arranger la situation : elle a déjà tout prévu, depuis six mois, et s’est fait passer pour l’homme de main auprès de l’homme.

Ils n’en restent pas moins des gens en fuite qui cherchent absolument à trouver une solution pour qu’ils puissent reprendre leur vie sans qu’on ne les accuse de quoique ce soit. Ils ont un véritable QG dans le salon avec Boris, Claudette et Sophie. Frusza n’est pas là malheureusement, mais le monde est assez petit pour que tous les autres s’entendent bien, particulièrement Boris et Sophie. Et donc, on nous donne une nouvelle deadline : une conférence à Paris sur des armes.

Tony et Ziva expliquent donc à Tali qu’ils doivent retourner à Paris, mais sans pour autant être de retour à la maison. Leur but est d’y être incognito. Pour cela, ils se rendent chez leur psy afin d’y avoir une planque. Pardon ? Avec le nombre de chambres d’hôte qui existe à Paris, c’est si peu crédible. En plus, leur psy n’est pas là, mais Ziva comprend qu’elle a affaire à son petit-ami quand Archie ouvre la porte.

Qui connaît si bien son psy ? C’est ridicule comme idée, mais soit. Le psy dit à son copain de les gérer, même si c’est une très mauvaise idée. Archie décide ainsi de les loger dans la chambre d’amis parce que pourquoi pas ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Un tas de choses, mais ne vous inquiétez pas, l’épisode prend le temps de bien développer la relation Tony/Ziva cette semaine. Ce n’est pas si mal écrit étonnamment et c’est même plutôt bien joué quand ça permet à Boris et Sophie de devenir les meilleurs amis du monde. Ils shippent Tony et Ziva bien plus que n’importe quel fan, n’hésitant pas à en parler à Ziva alors qu’elle est en mission pour tirer sur le nouvel associé de Martine et Jonah.

J’ai trouvé ça plutôt drôle de voir Boris et Sophie devenir complices au grand désespoir de Claudette qui n’a pas grand-chose à faire de l’épisode. Quant à la mission de Ziva, cela nous mène à une jolie scène d’action où elle doit sauter sur un balcon tout juste évacué pour avoir le bon angle de tir, le tout alors que Martine rentre plus tôt que prévu.

Après tout ça, Ziva semble rater son tir, mais ce n’est pas le cas : le but était de tirer pour les mettre sur écoute. Elle profite de l’arrivée de Martine pour que ça se fasse discrètement. Cela leur permet d’en apprendre plus sur Martine et Jonah, comme ça. Ils découvrent ainsi que Martine aime bien protéger les enfants, par exemple. C’est pour ça que Tali était hors limite alors ?

Pendant que Ziva part effectuer une mission de son côté, Tony se retrouve ainsi à se confier à Archie, qui est aussi un thérapeute. C’est si con et pas si bien joué. Ou alors, c’est juste que je n’aime pas Michael Weatherly ? Je n’ai pas accroché du tout à la scène où il se confie et se met soi-disant à pleurer. Heureusement, ils sont interrompus par des agents d’Interpol. Ils viennent évidemment récupérer le dossier de Ziva et effectuer quelques coups de pression sur le psy, pour essayer d’en savoir plus sur Tony et Ziva.

Pas de chance pour eux, Ziva n’est pas encore rentrée de sa mission et Tony est suffisamment malin pour se planquer d’abord sur une armoire, puis sur un balcon. C’est gros que personne ne le remarque quand il sort de l’armoire, ouvre une fenêtre et se cache dans les plantes, mais admettons. Tony parvient même à prévenir Ziva qu’elle ne doit surtout pas rentrer à l’appartement quand il la voit dans la rue, prête à monter à l’étage. En vrai, le gag de la chaussure lancée dans la rue était plutôt bien foutu. Pas bien crédible, mais bien foutu. Non seulement Tony et Ziva s’en sortent, mais en plus ils obtiennent les analyses pertinentes d’Archie sur les méchants et la psychologie de Martine, qui serait totalement manipulée par Jonah.

C’est amusant quand on sait qu’elle, elle manipule aussi l’autre homme. En tout cas, les écoutes continuent pour Tony et Ziva qui comprend qu’ils ont trois jours devant eux avant que Martine et Jonah ne passent à l’action et ne tuent Graves à la conférence parisienne. Rassurez-vous, ça n’empêche pas Ziva et Tony de partager un moment romantique. Mais pourquoi Ziva est-elle amoureuse de lui, sérieusement ?

Heureusement que Tali est là pour leur montrer à quel point c’est une idée de merde de se remettre ensemble. J’ai adoré le moment où la gamine rappelle à sa mère qu’elle considère Tony comme un enfant ou que Tony a trop peur de lui parler. Les deux parents font semblant de ne pas avoir couché ensemble pour leur fille quand ils l’ont au téléphone, mais au moins, la gamine sait ce qu’elle veut et sait le dire.

Autrement, on nous réintroduit aussi une intrigue plus complexe en flashbacks. Enfin, complexe. On s’entend quoi. On découvre que Martine et Jonah se sont rencontrés en 2014 lors d’une conférence où Martine a brillé par son intelligence, sa capacité d’improvisation et ses coups de bluff constants dans ses conversations avec Jonah. Ils passent ainsi un beau moment, puis plusieurs autres.

Tout allait pour le mieux, jusqu’à ce que Martine se retrouve à tuer un type qui l’espionnait et la suivait dans sa chambre. La réaction de Jonah en découvrant tout ça ? Il l’aide à couvrir le corps, tout simplement. Bon, pourquoi pas ? L’idée est de faire d’eux un couple culte, clairement.

Et je comprends un peu l’idée. Comme dans l’épisode sur Tali, le temps passe vite dans les flashbacks et on voit les années défiler à plusieurs reprises – déjà avant ce meurtre, on les voit assister tous les ans à la même convention d’un type nommé Graves (ben tiens) et se charmer. Le couple apprend à se connaître en tant que grands méchants, ils se protègent l’un l’autre. Ils ont la même cible : Graves. Il a tué le frère Jonah, il a tué des enfants au Gabon, apparemment. Je ne suis pas certain de savoir qui manipule l’autre en vrai, mais en tout cas leur plan est au point.

Le seul problème pour ce joli couple qui vit au Paradis ? Eh bien, Jonah est bien celui qui manipule Martine. Dans le présent, Tony et Ziva s’en rendent compte quand ils comprennent que Jonah ment à Martine en lui assurant ne pas s’en être pris à Tali. Ils ont une vidéo qui prouve le contraire et Ziva n’hésite pas à se rendre sur le même marché que Martine pour lui prouver. Vraiment, Ziva fait toute l’action de l’épisode et Tony n’est bon qu’à mal se planquer dans une armoire, c’est terrible ! Je déteste ce personnage, j’adore Ziva et ce n’est pas sur le point de changer quand je vois cet épisode ! Quant au cliffhanger, je le trouve plutôt sympa : Martine va se mettre à douter et est une méchante qu’on apprécie juste assez pour qu’on soit investi dans ses doutes.

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