Julie and the Phantoms – S01E07

Épisode 7 – Edge of Great – 18/20
La série est toujours sympathique et les scénaristes parviennent bien à caser un peu tous les éléments qui font le sel de la série dans cet épisode. OK, l’équilibre trouvé n’est pas forcément le meilleur sur cet épisode, mais quand on le termine, on a le sentiment d’avoir eu tout ce qu’on pouvait en tirer, et c’est satisfaisant. Vraiment, je ne sais pas pourquoi je traîne tant à regarder !

> Saison 1


Spoilers

People say you never forget your first ghost.

A force d’attendre d’avoir le temps de regarder les trois derniers épisodes d’un coup, j’ai totalement abandonné la série, et ça, ce n’est clairement pas possible, franchement ! C’est fou, j’ai pourtant vraiment kiffé le début, donc il est plus que temps d’avancer, et tant pis si ce n’est pas pour trois épisodes. En plus, la série est nécessaire en ce moment, parce que ça fait du bien d’avoir un peu de feel good.

Bon, bien sûr, le dernier cliffhanger n’était pas si feel-good, avec le père de Julie qui la retrouvait en plein milieu d’une fugue. L’épisode nous les montre donc en train de rentrer à la maison, mais loin d’être une simple engueulade, on retrouve finalement le père qui décide de soutenir à fond sa fille dans son projet, même s’il ne peut pas rencontrer les autres membres du groupe. Il semble comprendre que la technologie le dépasse… mais quand même, quoi.

C’est gros un père aussi compréhensif, je me demande vraiment jusqu’où ça irait. Ils sont toutefois interrompus par la tante de Julie qui débarque parce qu’elle a hâte de quitter la maison. Et pour cause : en début d’épisode, elle tentait de soutenir à son neveu que les fantômes n’existaient pas… jusqu’à ce que Reggie se décide à s’en mêler. La maison est hantée aux yeux de la tante, c’est triste.

Le lendemain, pourtant, le père n’est pas du tout inquiet, et il chantonne en cuisinant. Oh, il ne chantonne pas n’importe quoi, mais une chanson de sa fille. Vraiment, il est à fond dans le projet musical de sa fille et il n’hésite pas à lui organiser un concert. Bon, un concert à la maison, organisé surtout par Flynn, mais c’est déjà ça, on va dire.

Au lycée, Julie se retrouve à se faire harceler par le fantôme de Luke. Il veut tout simplement lui parler de la chanson à chanter pour le concert du soir, puis essayer de la faire sécher les cours pour répéter encore et toujours. Nick les interrompt toutefois, l’obligeant à raccrocher au nez de Luke, parce qu’elle avait sorti son portable pour ne pas parler toute seule la pauvre. Oh, par contre, Julie est totalement fan de son fantôme et le triangle amoureux n’a aucun intérêt parce que Nick ne fait pas le poids du tout.

Nick est pourtant le crush de toujours de Julie, mais quand elle danse avec lui en cours dans le gymnase, tout ce à quoi elle pense c’est… Luke. Je peux le comprendre, parce que bon, des effets spéciaux aussi nazes que ce miroir dont Luke sort, c’est inoubliable et on ne peut penser qu’à ça. La chanson entre eux qui suit en revanche fait oublier à quel point c’était naze : leur duo est exceptionnel, tout simplement. L’alchimie qu’ils ont est dingue.

Luke a beau s’en défendre auprès des autres fantômes plus tard lors d’une répétition en assurant qu’il a de l’alchimie avec tout le monde, même Reggie (moui, beaucoup moins quoiqu’on veuille nous faire croire), il est évident qu’il y a un truc en eux. Cela perturbe Julie qui s’isole avant de s’en confier à Flynn. Cette dernière est rationnelle, parce qu’elle n’est pas amoureuse, elle : elle lui fait ainsi remarquer qu’une histoire d’amour avec un fantôme, ça ne fonctionne pas vraiment.

Après tout ça, Alex se rend compte une fois de plus qu’il est espionné par son mec, mais ce purgatoire est loin d’être un paradis et ça termine mal entre eux quand Alex s’entend dire qu’ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Oh, Willie, tu déconnes !

Pendant le concert, Julie décide pourtant de le snobber, et c’est trop violent pour lui. C’est violent pour tout le monde, même pour nous : ça se voit beaucoup trop qu’elle l’ignore. La seule qui ne s’en formalise pas, c’est notre bitch, parce qu’elle meure de jalousie. Peut-être que j’exagère… Tous les lycéens présents sont contents du concert, après tout. Il y a tout de même un moment où Luke se rapproche de Julie, et un regard suffit à rendre Nick bien jaloux.

Quand en plus Julie et Luke finissent par un duo bien trop chou, Nick comprend que c’est foutu pour lui. L’épisode ne revient pourtant pas là-dessus, puisqu’on enchaîne par Julie en famille avec Flynn à essayer de trouver un moyen de ne pas trop développer sur les fantômes. Bon, par contre, le coup des concerts à une seule chanson à chaque fois, c’est triste, tout de même. Pour endormir son père, Julie décide évidemment de lui poser des questions sur les caméras utilisées pour la filmer. Ben oui, le concert est filmé pour que d’autres managers repèrent Julie.

Finalement, l’épisode se termine sur un bon moment de révélation. Willie se décide enfin à parler au trio de fantômes et leur révéler que Caleb possède son âme, mais aussi les leurs. Les chocs qu’ils ressentent de plus en plus fréquemment – c’est-à-dire deux fois en fin d’épisode parce qu’avant les scénaristes ont oublié d’en caser – sont dus à Caleb. Pour que ça cesse, ils doivent accepter de rejoindre le club de Caleb, ou ils cesseront d’exister à jamais.

Toutefois, Willie a une autre option à leur proposer. Il suffit qu’ils trouvent la chose qu’ils n’ont pas réglé avant de mourir, et de la régler, et hop. Ils disparaîtront quand même de la surface de la Terre, MAIS ils continueront d’exister quelque part. C’est déjà ça de pris. Hop, Willie se barre aussitôt que toutes ces informations sont données – notamment par peur d’être chopé par Caleb en train de leur parler.

Le problème, c’est qu’Alex prend ça super mal, mais aussi que ça veut dire que dans tous les cas, ils devront dire adieu à Julie. Comme ils n’ont pas d’autres choix que de commencer à réfléchir à tout ça, ils en viennent à la conclusion que le truc qu’ils voulaient tous les trois au moment de mourir, c’était de jouer à l’Orpheus, une salle de spectacle avec des années d’attente à l’époque. Coup de bol, elle existe toujours et elle est juste en face de là où Willie les a menés. C’est beau. Et ça nous fait un objectif pour plus tard.

> Saison 1

The Walking Dead World Beyond – S01E05

Épisode 5 – Madman Across the River – 13/20
Mouais. L’épisode se concentre certes sur un personnage que j’aime beaucoup, mais il ne parvient pas à vraiment envoyer du pâté. La faute à un scénario qui ne parvient à justifier tout ce qu’il se passe, enchaînant les scènes de manière trop mécanique et compilant les menaces de manière trop artificielle pour que ce soit vraiment crédible, pertinent ou convaincant. C’est dommage, parce que du côté des personnages, il y a parfois du bon. Bref, à chaque fois, j’ai envie d’y croire, mais j’en reviens mitigé.

> Saison 1


Spoilers

The strongest force in the world is the force of nature

Iris croit franchement qu’elle a la voix pour nous faire le « Previously » ?? C’est rigolo, tout ça. Le début d’épisode commence donc par un résumé rapide et nous promet de se concentrer sur Elton. Eh, ça commence très bien cet épisode. Bon, le délire en voix off n’est pas exceptionnel, de même que la première scène où Hope et Iris se foutent de la tronche d’Huck en lui affirmant que, vraiment, elle a réussi à les faire changer d’avis rien qu’en leur redemandant.

Si ça fait marrer Elton, en train de lire le script de sa mère, on sait bien qu’il est un petit traître qui a décidé de venir en aide à Felix. Oh, bien sûr, il ne lui a pas dit officiellement, mais on l’a tous compris, et Felix aussi. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il redemande une fois de plus son aide à Elton dans cet épisode, pour le convaincre de trahir ses nouveaux amis au profit de la rationalité. Certes.

En attendant de savoir ce qu’il fera, on a le droit à la suite du script en voix off et… bon, comment dire ? Ca n’aurait pas été un succès ce script, et ça donne l’impression d’être devant une parodie zombie d’un mauvais épisode de Grey’s Anatomy. C’était étrange. Heureusement, l’épisode ne s’attarde pas trop là-dessus.

On enchaîne donc avec Huck qui propose à Felix qu’un d’eux fasse demi-tour avec les garçons pendant que l’autre continue avec les filles, beaucoup plus difficile à convaincre que le demi-tour est le bon choix. Tellement compliquées, ces nanas, qu’elles sont même prêtes à traverser en bateau un lac – quitte à réparer le bateau elles-mêmes. Pff. Les adultes ne disent rien et nous voilà en quête de la réparation du bateau. Ce n’est pas fameux tout ça.

Huck me fait vraiment délirer avec ses grimaces perpétuelles. Franchement, je n’arrive pas à me la dissocier d’Emori de The 100, donc j’ai envie de l’aimer, mais vraiment, elle se comporte comme une gamine alors qu’elle est supposée être l’adulte de la situation. Felix et elle laissent les adolescents tout faire, c’est assez hallucinant. Bien sûr, les adolescents réussissent assez vite à mettre sur pied un plan qui pourrait leur permettre d’arriver à New-York plus vite, avec un bateau et un moteur.

Plus la construction du bateau avance, plus Hope récupère… espoir. Elle en parle à Elton, juste avant d’entendre les « adultes » parler d’Elton comme d’un moyen de les convaincre de faire demi-tour. Décidément, la série fait une obsession sur ce demi-tour, mais Hope est frustrée d’entendre qu’Elton est en train de les trahir. Elle le confronte aussitôt, lui fait peur et on passe rapidement à une engueulade générale, dans laquelle Silas ne dit pas grand-chose.

Grosso modo, il essaie de convaincre tout le monde qu’Elton n’y est pour rien, mais Elton lui-même confirme ce que dit Hope. Finalement, il faut Iris pour séparer tout le monde en leur disant… de se remettre au travail. Mais pardon ? Qu’est-ce que ces adolescents sont insupportables ! On a vraiment le problème d’avoir deux adultes les laissant tout faire en permanence, en fait. Et pire que tout, Huck accompagne ensuite Hope dans une tâche dérisoire pour réparer le bateau et lui avoue… qu’elle n’est pas si contre le voyage en cours.

La série me perd avec ce revirement de trop, et avec une insistance sur le personnage d’Huck, sa volonté d’un voyage qui leur permet de devenir meilleurs, tout ça, tout ça. Elle a même une petite backstory inintéressant pour se réconcilier avec Hope, avant qu’Hope, toujours énervée, parle avec Felix. Elle lui reproche de ne pas avoir été capable de retenir son père auprès d’elle et sa sœur. Au secours, quoi.

Felix ne demande pas son reste face à Hope apparemment trop forte pour elle malgré son jeune âge. Il décide donc de partir en randonnée avec Iris. Bien sûr. Celle-ci n’est pas énervée après lui, mais elle est déçue de son plan de faire demi-tour ?? Mais ? Il n’a jamais dit le contraire ? Ca fait cinq épisodes qu’il est en boucle là-dessus, Iris, tu t’attendais à quoi au juste ? Ce n’est pas si bien écrit là.

En revanche, j’ai bien aimé le développement que la scène apporte pour le personnage de Felix qui avoue à Iris qu’il aurait dû partir à la place de son mec avec le père des filles. Ils sont toutefois interrompus par un orage qui approche, menace grandissante pour la série, surtout quand on voit un abri en piteux état contenant quelques zombies, à proximité du bateau tant qu’à faire.

Et à proximité d’Iris et Felix, donc. La foudre tombe soudainement alors que le ciel est totalement bleu derrière eux, et on se retrouve alors avec une dizaine de zombies sortant de là, à leur poursuite. Ce n’est pas exceptionnel, mais la série n’est pas aidée par les conditions météo du tournage, bien trop bonnes.

Pendant ce temps, Silas fait des reproches silencieux à Elton qui se justifie, alors que les deux partent à la recherche de combustibles pour le moteur du fameux bateau à réparer. Ils se précipitent en entendant l’orage arriver, perdent quelques combustibles et se réconcilient comme ça. C’est gros, mais ça passe bien, dans la panique. La panique est accentuée aussi par Hope qui se blesse à la main, même si… bon, drama pour rien.

En parlant de ça, les combustibles sont trop puissants et mettent le feu au moteur. Cela fait que les zombies se rapprochent de plus en plus, forçant Felix à se servir de fil de fer et Felix à se confronter à sa phobie : il doit ramper sous le bateau pour le réparer, alors qu’il est claustrophobe. Yep, on le sait depuis la semaine dernière, mais vous sentez bien ce qu’il en est, non ?

Comme d’habitude, on a droit à des flashbacks dans cet épisode, et la série se concentre assez prévisiblement sur Elton, comme le suggérait le résumé de l’épisode. Cela permet de retrouver sa mère enceinte – eh, je la connais cette actrice – et son papa, un scientifique tout sympathique qui apprend plein de bonnes choses à son fils. Bref, Elton avait une super vie dès le départ, et sans cette épidémie de zombie, il aurait eu une petite sœur et un beau futur.

C’est con, tout ça. Elton a déjà du caractère en tant que petit garçon, mais aussi des cheveux de fou et un look tout en velours, parce que son père est un prof et un scientifique. Prédestiné, ce gosse. En tout cas, petit, il a décidé d’appeler sa sœur Esmeralda. Soit.

Quand l’apocalypse éclate, son père l’enferme dans une boîte le temps d’aller chercher sa mère. C’est donc de là que vient sa claustrophobie. Il faut dire que quand il sort enfin de sa boîte, c’est pour mieux trouver son père sans jambe et sans bras, mort. Bon appétit. Il sort donc du musée d’histoire naturelle où il était pour trouver un plan du campus et rejoindre cette colonie. Wow. Sacrée performance du jeune acteur choisi pour incarner Felix, honnêtement, j’étais surpris.

Dans le présent, Elton parvient à réparer le bateau, mais il reste coincé sous celui-ci et doit vraiment se confronter à sa peur… avant d’être secouru par Iris et Hope. Elles sont sur tous les fronts, elles, d’ailleurs, puisqu’elles aident aussi Felix à faire face aux zombies (sans les tuer, je vous rassure), avant d’essayer de mettre le bateau à l’eau.

C’est peine perdu, surtout sans l’aide de Felix… qui finalement change d’avis et vient en aide à nos héros en les aidant à mettre le bateau à l’eau. Et comme si on était dans un épisode de LOST, voici donc nos héros qui mettent un radeau à l’eau et quittent un rivage en direction d’un autre, laissant les zombies les suivre à la nage. Prendre le bateau pendant un orage ? Pas une super idée. Je vous rassure, cela dit, l’orage disparaît… Il était juste là pour que l’éclair tombe. C’est dommage.

C’est d’autant plus dommage qu’Hope était enfin prête à faire demi-tour. Cela lui permet donc de parler tranquillement avec Felix durant la nuit. Les deux se comprennent enfin mieux… Un peu comme les deux adultes, d’ailleurs. Huck propose ainsi un nouveau plan à Felix, maintenant qu’ils sont d’accord pour aller plus loin dans l’aventure ensemble (j’ai levé les yeux au ciel, j’avoue).

Huck part ainsi en reconnaissance seule, pendant 48h. Cela n’a pas trop de sens : les filles veulent aller vite à New-York, mais elles acceptent ça sans broncher ? Felix ne dit rien non plus ? Et en quoi est-ce un plan de diviser pour mieux régner ? J’imagine qu’il faudra revenir la semaine prochaine pour mieux comprendre. En attendant, Elton pleure sa mère et décide d’améliorer comme il peut le script de celle-ci. Il y a du boulot, même si je t’aime bien Elton. En larmes, il raconte à Hope que son père avait peur la nuit de l’Apocalypse, puis qu’il espère encore que sa mère puisse être en vie quelque part.

Si Hope considère que ce n’est pas si fou comme espoir, elle change vite d’avis en apercevant la photo de sa mère, qu’elle reconnaît immédiatement comme celle de tous ses cauchemars. Oups. La série nous lâche alors sur un bon cliffhanger, avec un inconnu qui s’approche d’eux, armé d’un bâton. On se croirait dans Fear dis donc… mais bon, je n’ai pas le temps pour Fear, ce soir.

> Saison 1

To The Lake – S01E08

Épisode 8 – 17/20
Bizarrement, si j’ai bien aimé les deux derniers épisodes, je trouve qu’ils sont trop éloignés de ce qu’était la série avant et qu’ils nous laissent avec pas mal de questions qui nous restent sur l’origine de la série… ou sur une suite, que j’aimerais bien, même si aucun renouvellement n’est annoncé un an après la sortie de la série en Russie. Reste donc à croiser les doigts !

> Saison 1


Spoilers

Selon Anya, Misha s’est donc suicidé, et ce n’est pas la première fois qu’il y pensait. On le sait aussi, alors… c’est crédible, mais j’ai une idée en tête et ça va être dur de la déloger de là. Pour la première fois, j’ai donc un élan de sympathie pour Ira. Elle aura au moins servi à ça : conserver l’espoir que Misha est encore en vie et ne s’est pas fait avaler par la glace… même si Pavel nous réduit nos espoirs avec le duvet retrouvé.

En plus, Anya retrouve un corps dans le lac… mais ce n’est pas Misha. Oups. Elle s’enferme alors dans son deuil et annonce à Ira qu’elle oublie tout : elle n’a plus de souvenirs d’enfance et commence même à oublier que Misha est mort. C’est con. Enfin, ce qui n’est pas si con, c’est qu’il est évidemment encore en vie, comme je m’y attendais.

Il est malin à faire semblant de se suicider… mais il se prend quand même dans un piège à loup, le pauvre. Ca n’a pas l’air de faire du bien. Pendant ce temps, Polya, Lyonya et Marina sont donc dans la cave obscure de la vieille proprio, et la série se fait plaisir sur la réalisation avec un filtre noir et blanc vraiment bon. Je me suis même demandé s’il y avait vraiment l’obscurité totale sur le plateau de tournage. Marina est vrillée, la pauvre, et accepte de faire le chien, alors que Polya essaie de négocier avec sa geôlière.

Rapidement, Lyonya devient bucheron-esclave de la proprio, lui mentant comme il peut pour tenter d’être libéré, délivré. Ce n’est pas très efficace et il se retrouve à devoir bouffer de la moisissure dans un seau avec les deux femmes de sa vie. Ca tourne au film d’horreur avec Marina qui pète un câble, fait le chien pour mordre son mari avant de vouloir lui faire l’amour à proximité de Polya. Ils sont dans le noir après tout. Alors oui. Mais non.

Polya est toujours très cool et n’hésite pas à le frapper, n’ayant pas envie d’entendre son père faire l’amour. Elle n’a pas de chance cela dit, parce que la proprio profite du temps qu’elle a pour se mettre une perruque, du maquillage et tout préparer pour coucher avec lui. Oui, oui, elle le déteste, mais il l’excite apparemment.

Ce n’était pas une bonne idée de vouloir coucher avec par contre, parce qu’il réussit à prendre le dessus en retirant sa chaussure, puis en faisant tomber le lit et en se servant de l’armature de celui-ci pour la tabasser. C’est original. Il est tout de même bien aidé par le fait que Misha se libère du piège à loup en tirant dessus. Bref, il prend le dessus sur la femme, puis libère sa fille et Marina, avant d’aller voir quel est cet homme si proche d’eux.

Il découvre qu’il s’agit de Misha, et il le sauve comme il peut, même s’il est en sale état avec le froid et le piège à loup. Misha est vite rétabli, donc, et il explique qu’il a fait croire à son suicide. Il marque des points auprès de Polya qui est admirative, là. Le lendemain, ils libèrent la proprio et se barrent tous ensemble.

En parallèle, sur le bateau du lac, Ira et Pavel continuent de coucher ensemble, alors qu’Anya note tout ce qu’elle peut, tant qu’elle s’en souvient. Elle vit son deuil d’une étrange manière, tout de même. C’est assez insupportable pour Sergey qui descend donc à l’étage inférieur, pour mieux apercevoir la coucherie de son ex, prenant son pied à être vue, clairement. Cela vire alors à la catastrophe avec un crash d’avion sortant de nulle part. Wow, si ça ce n’est pas un point du Bingo Séries, je ne sais pas ce que c’est.

Un chinois (je crois ?) sort de l’avion en parachute, et c’est vraiment bien foutu dans la série, je trouve. Les effets spéciaux, la réalisation, ça me plaît beaucoup cette production russe, honnêtement. Le problème, c’est que le chinois nous prend en otage Pavel. Il est aussi malade, accessoirement. Le smartphone de Pavel traduit tout, c’est quand même pratique, mais le chinois refuse de croire quand Pavel promet de le guérir.

C’est con, parce que c’était vrai. Tout ce qu’il gagne à ne pas le croire, c’est un couteau dans l’œil de la part de Pavel et quelques coups de fusil de la part de Sergey. Bref, il meurt et nous laisse Pavel blessé, à se soigner torse nu dans un bateau sans fenêtre. LOGIQUE. Le lendemain, Pavel décide de se barrer pour aller soigner des gens, n’appréciant pas d’avoir tué quelqu’un.

Bon, alors oui, mais d’où sortait l’avion ? Est-ce que c’est la guerre ? Impossible de le savoir pour l’instant… Il nous faudra des réponses pour une saison 2, franchement, là c’est chaud. C’est chaud aussi pour Ira qui ne fait preuve d’aucune compassion et agresse aussitôt Pavel pour qu’il reste avec elle. Bizarrement, ce n’est pas ce qu’il fait. Bizarrement aussi, Ira décide ensuite de s’en prendre à Anya lorsqu’elle rentre à la cabane.

Son fils est censé dormir, mais ce n’est pas le cas, alors il entend tout de sa mère crisant sur Anya après avoir passé une nuit à lire son journal intime. Dedans, elle apprend ainsi qu’Anya a fait exprès de mettre un emballage de capote dans la poche de Sergey pour qu’elle le trouve (aah… c’était donc ça le flashback, tout s’explique) ; et qu’elle voulait se trouver quelqu’un absolument pour pouvoir garder Misha.

Voilà qui est fait. Bien sûr, Ira en profite pour dire qu’elle a couché avec Sergey, aussi. C’est bien pour foutre la merde avant le retour de Misha. Cela dit, en chemin, Misha et compagnie s’arrêtent pour cause de voiture en panne, finalement réparée de justesse par… un type venant du monastère juste à côté. Pardon ?

Le père Noël prend alors le temps de marier Lyonya et Marina, puisqu’ils lui demandent – enfin, à la base, Marina voulait baptiser son enfant, mais c’est déjà trop tard. Le mariage a lieu, et Misha et Polya en profitent pour se marier aussi. N’importe quoi franchement. Tout peut donc bien se terminer : les deux couples sont mariés par le père Noël et retournent au bateau où ils retrouvent Sergey et Anton, contents de les revoir.

Les retrouvailles sont au top entre eux… Et ça se termine trop bien pour se terminer comme ça. Sans surprise, parce que ça faisait partie de nos théories, le bateau est donc en train de cramer. Anya était à y brûler son journal et Ira à dormir. Tout le monde se précipite donc vers elles pour tenter de sauver ce qu’on peut du bateau qui était légèrement à l’origine du titre de la série.

En plus, ils ne se doutent pas qu’ils sont aussi espionnés par une bande de chinois (ou japonais, toujours ?). Pour une série inspirée d’un roman intégralement couvert en une saison, ça se termine sur un sacré cliffhanger. Espérons que Netflix œuvrera à son renouvellement… mais je n’y crois pas trop. C’était quand même sacrément cool !

Et pendant ce temps, Laura tentait de compléter sa grille de Bingo Séries par tous les moments : « Y a des hiéroglyphes, c’est un avion. »

EN BREF – La série est une vraie bonne surprise et pour une première tentative du côté des productions russes, je ne suis pas déçu, loin de là même. J’ai trouvé que tout se tenait super bien et que c’était très engageant du côté de la réalisation, mais aussi du côté du scénario. Le roman me fait envie maintenant, c’est malin, histoire de voir comment tout ça est écrit.

J’ai beaucoup aimé que la série confirme pas mal de clichés que l’on se fait de la Russie, parce que ça doit vouloir dire qu’ils sont vrais. Au-delà de ça, la frontière entre épidémie et invasion de zombies est souvent fine, mais là, la série réussit à être passionnante sans basculer dans la science-fiction la plus dingue. Les personnages sont attachants, les situations plutôt bien amenées dans l’ensemble et j’aime le parti pris qui est que l’épidémie n’est finalement qu’une toile de fond justifiant toutes les aventures de ces personnages, sans en être le centre.

Sur la fin, c’est même le problème : l’épidémie est totalement négligée au profit de bien d’autres éléments… mais bon, on était tellement à fond à ce moment-là, ce n’était pas bien grave. Bref, je vais prier une saison 2. Et boire de la vodka en attendant de savoir si elle verra le jour.

> Saison 1

 

To The Lake – S01E07

Épisode 7 – 17/20
C’est un bon épisode qui trouve encore des choses à raconter alors qu’on sent qu’on approche de la fin de l’histoire. J’ai vraiment de la peine pour certains personnages et je trouve que ce qu’on rajoute pour retarder la fin n’est pas toujours hyper sympa pour eux. Les scénaristes aiment bien faire souffrir les personnages, c’est tout… mais je ne crois pas à tout ce qu’on essaie de me faire croire.

> Saison 1


Spoilers

Aucun virus ne tue tout le monde, une transfusion suffit et arrêtez de poser des questions les gars, sérieux, Pavel n’est pas médecin… et les scénaristes non plus. Si j’ai avalé The Rain, je peux avaler ça Par contre, supporter le personnage d’Ira, c’est autre chose. Elle apprend qu’Anya va bien, et elle veut aussitôt lui révéler qu’elle a couché avec Sergey. Pff. Lui, il préfère s’inquiéter de son père.

Je n’avais pas bien capté, mais dans l’épisode précédent, Boris nous a fait un petit malaise cardiaque qui fait flipper tout le monde. Finalement, il survit au moment où Pavel allait l’ouvrir. C’est malin. Il est heureux de voir qu’Anya a survécu… mais il meurt tout de même. Alors là, vraiment, je suis perplexe. Au moins, ça reporte le vrai problème de l’épisode pour Ira.

Elle décide de partir avec Paveil qui a désormais un vrai remède et veut aller au labo le plus proche. Ils embarquent Anton avec eux, même si ce n’était pas tellement le plan de Sergey. Il est contre, et ils partent donc tous ensemble. En route, ils tombent sur la voiture de Lyonya.

Ils sont bien embêtés parce qu’il faut choisir à nouveau la marche à suivre. Misha prend du galon et met en place tout un plan pour aller à la rescousse de sa Polya chérie, surtout qu’il y a des traces de sang dans la neige… Mais tous les autres sont contre, parce qu’ils savent que c’est déjà trop tard pour les sauver. La dispute voit Misha partir seul devant pour finalement s’effondrer en crise d’épilepsie.

Il est du coup inconscient et ne peut pas empêcher le reste du groupe de repartir… TO THE LAKE. On y arrive donc enfin sur le lac, avec le fameux bateau. C’est bien, c’est celui de Lyonya, mais ils le squattent sans le moindre scrupule maintenant qu’il n’est plus dans l’équation. C’est tout de même cool de savoir que ces personnages arrivent à bon port. C’est un début en tout cas.

Malheureusement, à peine arrivé, Sergey remarque que quelqu’un a forcé le cadenas. Ils ne sont donc pas les seuls à avoir eu l’idée de ce bateau. On découvre donc ce bateau déserté, mais avec la crainte que quelqu’un débarque à n’importe quel moment. La crainte est encore plus vive quand ils se rendent compte que le charbon est chaud et qu’il y a un couteau plein de sang…

Ailleurs sur le bateau, Sergey et Pavel retrouvent ensuite un cadavre aux jambes coupées et… dévorées. Mais c’est charmant. On se dirige finalement vers des zombies ? Je ne sais plus sur quel pied danser avec eux, mais c’est beaucoup trop réaliste comme virus extrême finalement. Bon, le problème, c’est qu’on a toujours un taré qui rôde autour du bateau finalement.

Quand il revient avec sa hache, il s’en immédiatement compte et avance avec précaution. Cela ne l’empêche pas de se faire avoir comme un bleu par Sergey. Ce dernier le force à quitter le bateau, mais il a le temps d’apercevoir Ira et Anya qui sont complètement débiles à ouvrir une porte. Si aucune question n’est posée, l’homme raconte tout de même sa vie et précise qu’il mourrait de faim, n’avait rien mangé depuis deux semaines et que c’est pour ça qu’il a finit par manger son pote.

Sympa. Ne perdant pas le Nord, l’homme essaie tout de même d’utiliser un couteau pour s’échapper en attaquant Sergey… mais c’est sans compter le fusil qui finit par le tuer. Lentement. De retour au bateau, Sergey peut enterrer son père. Enfin. Enneiger son père. Je n’aimais pas tellement le personnage, de toute manière.

Après tout ça, Ira essaie d’apprendre à Pavel comment conduire et il en profite pour lui dire qu’elle est belle… et coucher avec, dans une voiture. Ca paraît presque confortable. En parallèle, Sergey apprend à Anton comment pêcher et Misha fait des choses cheloues avec la glace du lac. Il inquiète sa mère qui sait bien que tout peut être lié à Polya, qu’il a dû abandonner au bord de la route. Pas évident comme premier amour, pas étonnant qu’il s’énerve contre sa mère après ça.

Le reste de l’épisode, j’ai eu plus de mal à accrocher, avec une scène Sergey/Ira, puis Misha qui continue de fuir sa mère. Au secours. Je me suis un peu plus marré avec Pavel et Ira découvrant qu’une voiture a été volée, parce qu’il a dû laisser les clés dans la voiture. Je ne la sens pas tellement cette histoire de voiture volée… On a ensuite un vieux renvoi de paternalisme avec Sergey approuvant la relation entre son ex-femme et Pavel. Au secours, bis.

Bon, les choses tournent mal cela dit : Misha a disparu et tout le monde pense qu’il est sous le lac. C’est terrible comme scène, mais bon. Il y a une voiture qui a disparu, les gars, il est parti chercher Polya. C’est quand même dur pour Anya en revanche.

Pendant ce temps, Lyonya traîne le corps de Marina comme il peut à travers bois. Elle est consciente, mais son bébé est mort, et c’est dur. Polya est avec eux, épuisée, à dormir avec des cauchemars qui lui font apparaître son militaire mort. Ils finissent par tomber sur des toilettes, et dans celles-ci, Lyonya découvre une autre femme avec un fusil. C’est bon signe.

Il la fait prisonnière et l’enferme dans son abri sous-terrain, avant d’emmener sa fille et sa femme enceinte dans la maison. Il a bien l’intention de sauver Marina comme il peut. Polya, elle, préfère siffler les réserves d’alcool pour se réchauffer, en écoutant son père se justifier comme il peut sur ce qu’il fait pour survivre. Elle préfère le voir servir de la nourriture à la maîtresse de maison, même s’il s’y refuse.

Marina ? Elle est une vraie psychopathe à présent, refusant de se faire à l’idée qu’elle a perdu son bébé et lui chantant une berceuse. Avec la lumière verte l’éclairant, elle fait peur et paraît complètement cinglée… alors que la pauvre, j’ai vraiment de la peine pour elle. Polya aussi : elle chante même avec.

Lyonya fait son deuil en brûlant le sac dans lequel était le bébé de Marina et ça tourne très mal : sa fille lui indique où est l’alcool à boire, il se bourre… et ne se réveille pas au petit matin quand Marina cherche son bébé.

La proprio, elle, elle est bien réveillée. Elle demande donc à Marina de lui ouvrir car son bébé serait là. Ah Marina, on t’a perdu, décidément. Il n’en faut pas plus pour que Polya soit faite prisonnière à son tour. Toute la famille devient donc prisonnière et Marina en profite pour annoncer à Lyonya qu’il n’est pas le père du bébé. Oups.

> Saison 1