Chernobyl – S01E02

Épisode 2 – Please Remain Calm – 20/20
J’ai préféré cet épisode, parce que contrairement à l’introduction, il prend le temps de bien plus expliquer pédagogiquement la situation et avertir sur les dangers du nucléaire. De se dire que trente après – et après Fukushima – on en est toujours à l’exploiter, c’est franchement dingue. Au-delà de ça, je trouve la série drôlement claire et cohérente, sa galerie de personnages fonctionne bien et la construction de l’épisode, heure par heure, fait que l’on comprend assez précisément tout ce qu’il se passe. Ce n’est pas toujours le cas dans ce genre de série qui parfois aime bien tout complexifier à outrance…

> Saison 1


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We’re asking for your permission to kill three men.

Après beaucoup d’hésitations, je me suis finalement décidé à continuer la série ce soir. J’hésitais parce que les épisodes étant longs, il y a le risque d’être trop fatigué pour regarder autre chose ensuite malgré le besoin de voir autre chose après ce genre de séries. En même temps, l’envie de continuer était forte, alors je n’ai pas résisté, tout simplement.

Cet épisode débute sept heures après l’explosion, loin de la centrale nucléaire. On apprend qu’on est le dimanche et que donc les écoliers qu’on a vu à la fin de l’épisode 1 n’allait probablement pas à l’école. On suit surtout deux scientifiques qui découvrent que leur dosimètre s’alarme dès que la fenêtre du laboratoire est ouverte.

Ils comprennent vite le problème et décident donc d’appeler les centrales alentour… y compris Tchernobyl, bien trop éloignée pour être responsable du problème. Pourtant, quand ils ne répondent pas au téléphone, il faut bien se rendre à l’évidence. Ulana, la scientifique, se rend ensuite auprès d’un officiel pour avoir des informations sur Tchernobyl. Il s’agit toutefois d’un personnage fictif, mais ses informations sont les plus justes. Elle avertit que le cœur a explosé, ce qu’elle comprend facilement, et demande qu’un médicament, iodine, soit distribué au plus vite à la population de Tchernobyl. Pour elle, il faut évacuer…

Pour le politique en face d’elle, en revanche, pas question de la croire quand les rapports officiels disent que tout va bien. Angoisse. Elle distribue elle-même son médicament à la secrétaire avant de se barrer, conseillant de se rendre à l’est au plus vite, pour fuir les radiations.

À l’hôpital, les pompiers sont en sale état et l’infirmière est la seule à comprendre que les brûlures qu’ils ont sont dues à des radiations. Elle leur fait enlever leur vêtements… mais le fait à mains nues, ce qu’elle regrette bien vite.

Les urgences sont, comme prévues, complétement débordées : des militaires en sont carrément à contenir la foule qui veut s’y rendre, inquiète et à la recherche de nouvelles. Malgré ce barrage, Lyudmilla se débrouille pour rentrer dans l’hôpital et se renseigner sur l’état de santé de son mari. Elle apprend qu’il est envoyé à Moscou, mais pas avant d’avoir croisé Mikhail, un de ses voisins. Il allait parfaitement bien la veille, mais il est désormais recouvert de cloques et essaie de lui refiler son bébé. Une infirmière avertit toutefois Lyudmilla de se tenir aussi éloignée que possible, pour éviter d’être malade à son tour. Voilà, le destin des civils ayant observé l’incendie et ayant bouffé les cendres est on ne peut plus clair comme ça.

De son côté, le professeur Legasov est donc convoqué à 14h, ce qu’il trouve bien trop tard par rapport aux chiffres qu’on lui a donné. On lui demande néanmoins de continuer à attendre, en lisant un rapport qui le perturbe très clairement, parce qu’il comprend très bien ce qu’il en est de la situation à Tchernobyl. Pourtant, lors de la réunion officielle en présence de Gorbatchev est dans la suite du déni du premier épisode et les rapports disent que tout va bien.

Legasov ne peut toutefois se taire. Il est déjà bien attachant, et c’est triste de savoir qu’il est à deux ans de son suicide. En attendant, il peut exprimer son inquiétude d’avoir lu dans le rapport une description de ce qui ressemble à du graphite, en-dehors de la centrale, ce qui est impossible… sauf en cas d’explosion du cœur. Il en était déjà question dans l’épisode précédent et c’est ce qui inquiète tout le monde, tour à tour.

Gorbatchev lui-même est soucieux des craintes de Legasov. Il est clairement le scientifique choisi pour nous faire une explication de ce qu’il se passe, à la fois à l’extérieur de la centrale et à l’intérieur de celle-ci, avant comme après l’explosion. Il fait même un très bon cours une fois qu’il est envoyé à Tchernobyl sur la manière dont fonctionne un réacteur nucléaire. Franchement, ça n’a jamais été aussi clair qu’avec cette simplification.

Il est clairement un personnage auquel s’attacher dans cet épisode, surtout que l’on sait qu’il survivra durant les cinq épisodes. Il parvient à s’imposer petit à petit, y compris face au sceptique qui l’accompagne et qui finit par donner l’ordre de vérifier les rapports qu’on lui fait et qui sont en contradiction avec les discours de Legasov et avec le graphite qu’il a lui-même vu. Comme il faut pour cela quelqu’un prêt à se sacrifier, on découvre le patriotisme communiste dans toute sa force quand le chef militaire accepte de se rendre au plus près de la centrale pour prendre de nouvelles mesures.

Il revient évidemment avec des nouvelles catastrophiques : le cœur a bien cédé, et Legasov calcule rapidement qu’ils en sont déjà à vingt bombes Hiroshima de radiation environ. C’est beau d’avoir accepté de venir à Tchernobyl et de rester dormir à l’hôtel en sachant qu’il va probablement en mourir.

Au bar de cet hôtel, il applique d’ailleurs les mensonges gouvernementaux et promet aux personnes qu’il rencontre qu’ils ne craignent rien, là où il sait parfaitement ce qu’il en est et a eu lui-même peur pour sa vie quand l’officiel a voulu survoler la centrale, ce qui aurait eu pour conséquence leur mort.

Le lendemain, il supervise les premières actions pour restreindre le feu et les catastrophes : il ordonne que soit jeté du sable et un minéral rare, le bore, sur le feu. Le problème, c’est que les hélicoptères ne peuvent approcher du foyer de l’incendie. Le premier ose le faire malgré tout… et l’hélicoptère fond carrément, tombant sur la centrale.

Ce n’est que le début d’une longue journée : oh, bien sûr, les autres respectent ensuite le périmètre de sécurité indiqué, mais ils prennent tout de même des risques. Et de toute manière, même sans ça, Legasov sait qu’il sera mort d’ici cinq ans car il reste à Tchernobyl. Il en parle à l’officiel avec lui, Boris, qui prend plutôt mal la nouvelle, tu m’étonnes. Et c’est à ce moment-là qu’il reçoit en plus un appel lui indiquant que le reste du monde est au courant de la catastrophe.

Oui, le matin, l’idée de Gorbatchev était de garder secrète la catastrophe, pour des raisons de sécurité et de géopolitique. Seulement, les Suisses ont rapidement constaté le problème, les américains ont fait des photos satellites et les allemands ont décidé de se confiner (moins cons que les français pour le coup !). Les allemands. À des centaines de kilomètres. C’est seulement là que Boris comprend que l’évacuation est évidemment nécessaire.

Il est bien tard pour ça, mais tout le monde s’y met malgré tout. Les images sont toujours aussi magnifiques, l’évacuation se fait avec des tas et des tas de figurants et des moments marquants, comme ce chien qui court après ses maîtres dans un bus. Malgré l’évacuation, Ulana parvient à se débrouiller pour être amenée auprès de Legasov et lui apprendre que ses estimations sont mauvaises et que sa tactique ne leur fait gagner que deux jours. Hop, elle gagne sa place pour rencontrer Gorbatchev le lendemain.

Celui-ci ne s’inquiète pas tellement pour sa vie, mais plutôt pour les excuses qu’il doit faire à l’ensemble des dirigeants du monde. Pourtant, les informations proposées lors de la réunion sont loin d’être rassurantes : le sable était une bonne idée, si les réservoirs étaient vides. Malheureusement, à cause du déni de l’épisode précédent, ils sont désormais pleins : cela signifie que la lave formée par le sable et les radiations va entrer en contact avec l’eau et provoquer une explosion, qui entraînera à son tour l’explosion des trois autres réacteurs. Autant dire que c’est un scénario apocalyptique qui se dessine.

Et si j’ai toujours su qu’on n’était pas passé loin avec Tchernobyl, je trouve que le catastrophisme de la série prend bien pour nous faire comprendre à quel point Tchernobyl aurait pu être encore pire. Et c’est assez fou de se dire qu’on continue avec les centrales nucléaires, malgré les dangers et malgré tout ce qui peut mal se passer…

Pour s’éviter cette explosion qui rayerait de la carte la moitié du continent au moins, il faut trois volontaires pour aller permettre l’évacuation des réservoirs. Et contre toute attente, Legasov et Boris trouvent leurs trois volontaires, qui savent parfaitement qu’il s’agit d’une mission suicide ; acceptée par Gorbatchev. Ce sont eux que l’on suit en fin d’épisode, alors qu’ils essaient de faire ce qu’on leur a demandé et qu’ils entendent leurs dosimètres s’affoler. L’ambiance est au film d’horreur quand, en plus, les lampes torches s’éteignent…

 

 

Chernobyl (S01)

Synopsis : Comme le titre le suggère, la série retrace l’histoire de la catastrophe de Tchernobyl, avant, pendant, après. Âmes sensibles, s’abstenir.

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Pour commencer, même si j’ai plein de saisons en cours de visionnage en ce moment et même si j’étais plutôt parti pour continuer ce que j’avais d’entamé, je me suis rendu compte en me posant ce soir sur le canapé que rien ne me motivait vraiment. C’est étrange, mais ça arrive parfois.

Comme depuis que j’ai vu la bande-annonce, j’ai envie de regarder cette série et comme tout le monde n’en dit que du bien, je me suis dit « eh pourquoi pas ? ». Je sais que ce ne sera pas un visionnage facile, alors c’est très clairement une mauvaise idée de la commencer à 22h, mais c’est pas grave, voilà la vie que je mène comme dirait l’autre. À mon tour de me faire un avis sur cette mini-série aux épisodes extra-longs (1h)…

Moyenne de la saison : 18,5/20

S01E01 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.
S01E02 – Please Remain Calm – 20/20
J’ai préféré cet épisode, parce que contrairement à l’introduction, il prend le temps de bien plus expliquer pédagogiquement la situation et avertir sur les dangers du nucléaire. De se dire que trente après – et après Fukushima – on en est toujours à l’exploiter, c’est franchement dingue. Au-delà de ça, je trouve la série drôlement claire et cohérente, sa galerie de personnages fonctionne bien et la construction de l’épisode, heure par heure, fait que l’on comprend assez précisément tout ce qu’il se passe. Ce n’est pas toujours le cas dans ce genre de série qui parfois aime bien tout complexifier à outrance…
S01E03 – Open Wide, O Earth – 18/20
Le réalisme de la série est vraiment poignant et il est difficile d’en décrocher tant tout ce que l’on y voit est poignant. Ces épisodes sont de vraies réussites : certes, la fiction est là, entre les lignes, mais la réalité historique semble respectée et la série nous informe beaucoup sur la catastrophe tout en posant des questions éthiques, en creux. Bref, son succès critique est largement mérité et je ne peux que m’aligner sur tous les avis lus jusqu’ici.
S01E04 – The Happiness of All Mankind – 17/20
Plus lent, plus long, plus silencieux, cet épisode m’a un peu plus perdu que les précédents parce qu’il se concentre davantage sur les conséquences lentes de la catastrophe plutôt que sur les réactions immédiates qui étaient intéressantes à découvrir et donner un rythme vif à la série. Ici, il y a une sorte de renouvellement qui s’opère et, à un épisode de la fin, c’est un peu étrange. On s’y fait toutefois, surtout que ça permet encore et toujours de découvrir de nouvelles choses et quelques prouesses techniques.
S01E05 – Vichnaya Pamyat – 20/20
Cet épisode est extrêmement satisfaisant comme conclusion de la série : on y voit toutes les pièces d’un puzzle se mettre en place alors qu’on ne savait même pas qu’il y avait puzzle. Du côté de l’Histoire, c’est assez respectueux malgré une dramatisation évidente pour le bien de la fiction. Du côté de la série, c’est une production bien huilée et impeccable qui apporte une bonne fin à l’ensemble de ces cinq épisodes. Si vous ne l’aviez pas encore compris à ce stade, cette série est un must-see.

Chernobyl – S01E01

Épisode 1 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.

> Saison 1


Spoilers

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There was nothing sane about Chernobyl.

26 avril 1988 – La série fait directement passer un message très clair avec cette scène d’introduction : les fake news, ça fait oublier la vérité et l’espoir de la vérité ; et ça, dès 1988. Ce n’est pas dit aussi clairement, il est évident toutefois que les scénaristes ne commencent pas par là sans arrière-pensée. De manière originale, cette introduction commence donc après la catastrophe avec un homme parlant de Tchernobyl – oui, il y a un t au début du mot en français – et de tout ce qu’il y a fait. Ce sera probablement le « héros » de la série, si tant est qu’il puisse y avoir un héros dans ces conditions.

Il enregistre son témoignage sur des cassettes audio, puis sort de chez lui pou les planquer dans une ruelle. L’ambiance est sombre, mystérieuse, intrigante : on manque encore de contexte pour tout comprendre ; même si on devine à son mouchoir ensanglanté que l’homme est malade. Il donne à manger à son chat, fume une dernière cigarette et… se pend. Le ton est donné. En même temps, difficile d’en attendre autre chose.

Il a attendu une heure précise, en plus : deux ans et une minute plus tôt, une femme enceinte a une nausée et on aperçoit loin, très loin, une tache lumineuse qui est évidemment l’explosion de Tchernobyl. La femme s’appelle Lyudmilla et c’est une bonne idée de proposer son point de vue, d’autant qu’ils ont un appartement avec une sacrée vue, elle et son mari.

Ce n’est qu’à ce moment précis de la série que je me suis rappelé que j’habitais moi-même à proximité (relative, mais proximité quand même) d’une centrale nucléaire. Au sein de celle-ci, on se doute bien que c’est l’horreur qui commence : il y a un incendie à éteindre sur le toit et un cœur qui a explosé, alors que c’est impossible. C’est la panique et tout le monde essaye de comprendre ce qui arrive, sans y parvenir et en essayant de se convaincre qu’ils ont suivi tous les protocoles et n’y sont pour rien.

Tous les pompiers sont appelés dans le secteur, à commencer par le mari de Lyudmilla, évidemment. Dans la centrale, les radiations commencent à faire leur effet : certains se mettent à vomir du sang ou à avoir des boutons sur la tronche…

Ce qui est déjà dur avec cette série, c’est de savoir parfaitement vers quoi elle se dirige. La catastrophe de Tchernobyl, on la connaît tous : voir les pompiers se rendre sur place pour faire leur boulot est difficile, parce qu’ils sont tous condamnés à mort sans même le savoir. Et on voit bien que ça va être douloureux, en plus, parce que dans l’usine, les premiers cadavres font peur.

On suit notamment des hommes se rendant au cœur pour comprendre ce qu’il s’est passé, et découvrir qu’il n’y a plus de cœur. Leur chef s’obstine à dire qu’ils sont tous fous de penser qu’il n’y en a plus, malgré les conditions médicales clairement dégradés de bon nombre de ses hommes. L’un d’eux ne revient même pas, s’effondrant en route avec des taches de sang apparaissant un peu partout sur son corps. L’horreur, quoi.

Difficile aussi de ne pas être frustré de voir les civils sortir de chez eux et observer l’incendie qu’ils trouvent magnifiques, alors même qu’ils feraient mieux de rester enfermés ou le chef rappeler tous les hommes qui ne sont pas présents à la centrale, signant par la même leur arrêt de mort. Parmi les officiels, on écoute le rapport du chef bien loin de la réalité : celui qui prend alors les décisions ne peut pas encore le savoir, mais c’est de ce constat sympathique et erroné qu’il part pour établir le plan d’action.

Pourtant, tout le monde comprend peu à peu dans l’usine que leur arrêt de mort est déjà signé : il n’y a plus de cœur. Un certain nombre d’employés décide tout de même de feindre qu’il est encore là : s’il ne l’est plus, ils sont déjà morts ; et il s’y refuse. C’est un déni qui paraît humain, c’est sûr, mais c’est ce qui participe à la catastrophe, avec plein de personnes qui viennent en renfort.

Du côté des dirigeants, on retrouve ce même déni, même si certains avertissements sur les premières irradiations et les cas médicaux catastrophiques déjà repérés en inquiètent certains. Le discours est facile : il n’y a pas de danger, il ne peut pas y en avoir, il faut avoir foi et confiance et ne surtout pas répandre de « fausses rumeurs »… Quand les fake news deviennent la vérité officielle, applaudies par tous les dirigeants, donc : l’orgueil et le patriotisme communiste de l’URSS exacerbés et mis en scène dans la série sont extrêmement crédibles.

Et c’est bien ça qui est flippant, parce que c’en est au point où les dirigeants affirment que les témoins qui ont vu l’absence de cœur mentent, que les équipements sont défectueux car les résultats obtenus sont impossibles ou au point où on envoie au suicide des hommes qui n’en ont pas envie et savent très bien ce qu’on leur fait faire. Atroce comme il faut, le déni humain dans toute son horreur.

Du côté des civils qui observent l’incendie, c’est assez atroce : tout le monde trouve ça beau et s’amuse de la pluie de cendre qui leur arrive en pleine tronche, surtout les enfants. Les enfants. Bon dieu, j’imagine déjà les épisodes suivants, ça va être une série horrible. Les premiers pompiers sont déjà en train de mal vivre leur intervention, avec des malaises chez certain.

À l’hôpital, c’est une infirmière qui sera notre héroïne, inquiète de ne pas avoir reçu de blessés et de ne pas avoir les médicaments anti-radiations nécessaires. Elle passe la nuit à s’inquiéter, mais c’est pour mieux être surchargée le matin suivant, parce qu’il y a PLEIN d’hommes qui vont lui arriver, la pauvre. Il faut juste que tout le monde sorte du déni.

C’est le cas au petit matin où des dizaines d’ambulances arrivent à l’hôpital, chargées des premières victimes, alors que Valery Legasov est appelé pour faire partie d’une réunion officielle chargée de traiter l’événement. C’est l’un des premiers à vraiment alerter sur la situation… mais personne ne l’écoute et on lui demande de ne pas faire de politique, simplement de répondre aux questions scientifiques qui lui seront posées. Au secours.

L’épisode se termine sur un début de journée tout sympathique, avec les enfants qui se rendent à l’école, parce que la vie suit son cours pour tout le monde. Ou presque : il y a tout de même un oiseau qui s’effondre au sol, mort. Bien.

Pour finir, il faut bien un mot sur la production de la série elle-même et, franchement, les images sont magnifiques et chaque plan est clairement travaillé. Pour l’instant, c’est super beau à voir, mais le réalisme est tel que je sais déjà pourquoi la série sera difficile, parce que les dégradations des corps vont être horribles à voir. En fait, j’ai passé mon épisode à anticiper le pire à venir.

> Saison 1

The Rain – S01E05-08

Épisode 5 – Gardez l’espoir – 17/20
Je crois que je regarde trop de séries, parce que j’ai vu venir une grosse partie des rebondissements de cet épisode bien à l’avance. Cependant, ça ne l’empêche pas d’être bien foutu dans l’ensemble et il n’a étonnement que peu de longueurs. Cette série me plaît bien, parce qu’elle raconte son histoire de manière plutôt sympa, même si tout n’est pas toujours super cohérent. C’est addictif, en tout cas.

Saison 1


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Allez, il faut bien s’y remettre, j’ai une fin de saison 1 qui m’attend depuis quelques jours déjà. Il faut dire que cet épisode faisant 50 minutes (ou presque), je n’ai eu d’autres choix que de le procrastiner. J’espère que ces minutes supplémentaires vont valoir le coup, parce que j’ai bon espoir de finir la saison, mais si ça traine en longueur, je peux encore changer d’avis.

Cet épisode reprend de manière peu originale par un Patrick énervé et fondant en larmes dans les bras de Lea, parce qu’il est triste pour Jean et que sa colère envers Simone ne dure qu’un temps. De toute manière, ils n’ont pas le temps, parce que la pluie se rapproche, avec des nuages noirs menaçants. Il pleut tout le temps dans ce pays, ça ne donne pas envie d’y aller, je vous le dis !

Rapidement, nos héros trouvent toutefois une maison dans laquelle se rendre, au beau milieu des bois. Le temps de faire les quinze pas pour s’en approcher et d’écouter le générique, il fait nuit noire et les occupants de ce qui ressemble fort à une secte accepte de les accueillir, en échange du fusil de Martin.

Il se met à pleuvoir juste après et si les images sont belles, les effets spéciaux ne sont pas très convaincants pour le coup.

Nos héros n’ont d’autres choix que de passer la nuit dans ce manoir qui va rapidement s’avérer utopique : on leur propose un petit-déjeuner avec des légumes de la serre, puis la possibilité de prendre une douche. Je comprends que ce soit une bonne surprise pour tout le monde, mais y a quand même deux trois trucs un peu débiles je trouve : Simone semble impatiente de prendre une douche (pourquoi pas ?) mais elle est aussi et surtout aussi effrayée que les autres n’ayant pas pris de douche depuis six ans. SIX. ANS. Elle en est à quoi ? Six jours. J’ai du mal à croire qu’elle soit si effrayée que ça par l’eau.

Et puis, la vieille dame qui leur montre que l’eau est safe le fait en prenant une douche toute habillée. Franchement, il suffisait de se mouiller la main, ou d’en boire. D’ailleurs, elle le fait… avant de se mettre complétement sous le jet. C’est débile, non ?

Bon qu’importe, il faut en retenir que c’est l’occasion de nous montrer la poitrine de Bea – que Rasmus aime beaucoup, les fesses de Patrick (qui ne montrent pas que ça à Bea avant de remettre son caleçon pour la bataille d’eau collective ?), la blessure de Rasmus qui s’infecte et surtout, surtout, Martin qui refuse de croire en ce paradis. Il refuse donc sa douche pour ne pas avoir à porter les horribles pyjamas de cette secte, plus le repas qu’on lui offre. Il pourrait pourtant en profiter, tout en restant méfiant.

Lea est la première à tomber dans le panneau de la secte, avec le problème que ça commence effectivement plutôt bien dans ce que la secte offre. Bon, après, il s ont un refus de parler du passé qui est assez inquiétant, surtout quand il s’agit de soigner Rasmus. Simone refuse aussi que son frère soit mis sous sédatif quand elle reconnaît le même produit que celui de la chirurgienne de l’épisode précédent… Elle confronte donc toute seule les membres de la secte, et ça n’aboutit à rien de concret. Il serait question d’un sédatif, mais d’un sédatif qui pourrait tous les tuer. Mouais.

Comme elle n’est pas convaincue, Simone repasse du côté de Martin, même si elle vient de découvrir sa relation avec Bea. C’est une bonne idée cela dit, parce que Martin explore aussi l’ensemble de la bâtisse et est sur de bonnes pistes. Cependant, elle ne veut pas fuir maintenant qu’elle sait que quelqu’un d’Apollon est présent et Martin se retrouve à manger des tomates quand même.

De son côté, Rasmus développe une addiction prévisible à la morphine, continuant de se servir des pilules offertes par sa sœur et continuant de flirter avec Bea qui est toujours aussi réceptive (et chiante à faire ensuite des crises de jalousie à Martin, faut se décider). Cela fait bien rire Simone de voir son frère découvrir l’amour, mais bon, après six ans elle-même doit avoir quelques envies, hein. J’ai bien aimé la relation frère/sœur qui continue de se dessiner d’ailleurs, parce que Rasmus tire la même conclusion que moi, évidemment.

Lea plonge progressivement dans la secte, cédant à tous leurs charmes, et l’ensemble du groupe décide donc de rester malgré les avertissements de Martin. Celui-ci reprend donc la route, seul, abandonnant derrière lui tout le groupe, y compris Bea avec qui il couchait jusque-là et Simone, avec qui il aimerait bien coucher. Forcément, c’est beaucoup lui et il décide de revenir en arrière, pour savoir ce que peuvent bien cacher les cuisines de cette secte.

C’est évident : de la viande humaine. Le gourou le dit d’ailleurs dans son discours : sans les uns les autres, ils ne sont rien ; et ils sont les uns dans les autres. Martin trouve donc un corps décapité dans les cuisines, mais il est trop tard pour prévenir ses amis qui ont tous mangé de la viande humaine… et qui découvrent même qu’ils sont désormais forcés de participer à la pire loterie du monde. Il faut un volontaire pour être mangé ensuite…

C’est évidemment un volontaire désigné, et ça tombe sur Lea qui n’est pas bien ravie de découvrir qu’elle s’est fait trahir comme une bleue sur ce coup-là, surtout qu’elle était fan de la secte grâce à la vieille dame, Karen. Cette dernière décide donc de se sacrifier pour laisser la vie sauve à Lea et il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’ensemble du groupe se barre de cette secte.

Avant ça, Simone demande quelques réponses au médecin qui est avare en information, mais finit par se suicider devant eux avec la seringue qui contenait évidemment le virus. Ainsi donc, il est confirmé qu’Apollon – donc le père de Simone et Rasmus – est à l’origine du virus. Le médecin se suicide parce qu’il vient de se faire virer de la secte, et ça n’a pas trop de sens. Il aurait pu demander à se faire bouffer, tant qu’à faire. Puis d’ailleurs, je n’ai pas bien compris l’intérêt du sacrifice humain, hein.

Autrement, dans cet épisode, les flashbacks se centrent de manière plutôt prévisible (après le départ de Jean) sur Lea et son désir d’indépendance vis-à-vis de sa mère. Je ne sais pas bien à quoi ça nous servait de la voir en pleine crise d’ado. Elle aurait mieux fait d’écouter sa mère, parce qu’elle se fait droguer à la soirée dans laquelle elle se rend, finissant par se déshabiller et être emmenée dans une pièce à part par trois types qui la filment.

La vidéo finit évidemment sur les réseaux sociaux et elle découvre tout ça le lendemain au réveil… tout comme sa mère d’ailleurs, qui prend la décision de la renier aussitôt. Sympathique famille. Sympathiques amis aussi, avec tout le monde visionnant les vidéos de la veille pour s’en moquer. Elle demande donc à Dieu de lui venir en aide… et il le fait en envoyant la première pluie meurtrière qui tue tous ses « amis » dans le jardin. Marrant, je croyais que c’était un jour d’école le premier jour de pluie ?

Au-delà de ce détail, sa backstory correspond bien au personnage aussi. Finalement, les seuls qui ont survécu ont tous des passés glauques, cela dit, c’est un peu gros.


Épisode 6 – Connaissez vos amis – 19/20
Difficile de noter cet épisode : il a beaucoup joué avec mes nerfs, et avec mes théories surtout. Il est ambitieux et surprenant. Il m’a même fait sursauter, c’est dire à quel point il m’a pris de court. J’ai hâte de découvrir la suite pour avoir des réponses, parce que pour l’instant, tout n’a pas encore trop de sens et j’ai du mal à comprendre l’intérêt de bon nombre de décisions qui semblent être prises à la va-vite quand les scénaristes y ont forcément réfléchi.

Saison 1


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Il ne reste plus que Patrick pour les flashbacks (bon, et le mystère Bea, mais ça vient forcément en dernier), c’est donc sur lui que cet épisode se concentre. Tant mieux, j’ai hâte d’en savoir plus sur lui me suis-je dit en début d’épisode avant de vite le regretter quand j’ai découvert que son histoire n’était pas bien intéressante.

C’était un drogué qui se sentait seul dans la vie et a survécu en échappant à la pluie parce qu’il était évanoui dans sa voiture. OK. Vu. De la même manière qu’il a directement vu plein de cadavres sur la plage. Parce que oui, les gens sont restés en maillot sur la plage alors qu’un nuage noir se pointait. LOGIQUE.

Une dernière scène dans le flashback nous apprend qu’il a rencontré Martin en se rendant dans un garage pour réparer sa voiture fumante et qu’ils ont sympathisé autour d’une cigarette. Rien d’exceptionnel ou de vraiment nécessaire pour la série, franchement.

Dans le présent, le groupe a repris sa marche vers le Mur et l’épisode reprend avec Martin expliquant à Patrick qu’ils ne sont pas vraiment amis après tout. Sympa. Ils font l’erreur de laisser en vie un chien infecté qui les surprend. J’appelle ça une erreur parce que quiconque regardant des séries sait que ça a toutes les chances de leur revenir à la gueule dans le pire des moments.

Ce n’est pas immédiatement dans l’épisode cependant. Il reprend quelques temps après le précédent, ainsi le groupe a déjà trouvé un refuge, mais pas le prochain bunker. Cela pose problème, parce que Rasmus est de plus en plus mal. Il faut quelqu’un pour veiller sur lui et ça ne peut pas être Simone puisqu’elle est la seule à pouvoir ouvrir le bunker. Ils n’ont donc pas de nourriture, pas vraiment d’eau et ils partent pour le prochain bunker en laissant derrière Rasmus et Bea. Evidemment que c’est Bea qui reste surveiller Rasmus.

Avant de partir, Martin a toutefois eu une petite conversation avec elle, histoire de rompre : elle lui dit de se mettre avec Simone, à demi-mot. De toute façon, ils n’étaient pas spécialement un bon couple et le savaient. Une fois tout le monde partis, Bea et Rasmus peuvent donc reprendre leur flirt, avec ce dernier avouant en plus qu’il est totalement guéri. Oui, il est complétement attardé : il est parfaitement en état de marcher, mais il veut un peu de bon temps avec Bea, forçant les autres à faire l’aller-retour en s’inquiétant pour lui ? Super sympa celui-là.

Bon, en même temps, il est super drogué à ce stade et passe une bonne partie de l’épisode en manque parce que Bea essaye de lui faire décrocher en lui faisant penser à elle à la place. Tout pourrait aller merveilleusement bien s’ils étaient un peu plus observateurs et remarquaient la fuite d’eau en train de se former au plafond. Ce n’est malheureusement pas le cas et une goutte tombe directement sur le visage de Bea. Zut.

Persuadé que Rasmus est immunisé, je pensais que ce serait lui qui serait touché, histoire qu’on soit au courant. Là, c’est Bea et elle n’a juste aucune chance de survie. Après six ans, se faire tuer comme ça, c’est moche.

On a tout de même l’occasion d’en savoir plus pour cet idiot de Rasmus qui prend la décision de mourir avec elle simplement parce qu’il veut coucher avec elle. Ah les hormones des adolescents, c’est quelque chose. Il parvient donc à coucher avec.

Pendant ce temps, le reste du groupe arrive rapidement au bunker suivant, qui a été occupé par une famille, un enfant faisant le même genre dessin que Rasmus sur les murs. Ils retrouvent de la nourriture, qu’ils hésitent à embarquer jusqu’à ce que Patrick découvre une vidéo leur confirmant que la famille vivant là n’est plus vraiment de ce monde… Ils ont servi de test à Apollon, on leur a injecté le virus pour voir s’ils étaient immunisés ou non. Bref, Apollon cherche un vaccin – mais ce n’est pas bien brillant à voir. Surtout quand on sait depuis le premier épisode que la clé du vaccin, ce sera Rasmus (il est soit à l’origine du virus, soit complétement immunisé). Surtout quand le père de Rasmus et Simone est en appel visio de la vidéo !

Apeuré de servir à son tour de cobaye, le groupe décide de repartir… mais est coincé par la pluie. Cela permet d’approfondir un peu plus le personnage de Patrick, comme prévu. Il se sent seul et abandonné de tous, alors que tout le reste du groupe a un binôme (même s’il s’agit de Dieu pour Lea). Il le prend assez mal et en parle à qui veut l’entendre une fois bien bourré.

L’avantage, c’est qu’il en parle avec Martin en refusant de jouer au foot, ce qui me donne un point du Bingo. L’inconvénient, c’est qu’il en parle avec Simone, et que ça dégénère. Il veut l’embrasser, elle le rejette, il insiste ET IL PLEUT PUTAIN. Il la balance donc sous la flotte, surtout que ça permet de s’assurer que Martin la tuera. Sympa.

Il appelle en effet aussitôt Martin pour qu’il la fusille, mais celui-ci hésite. Lea l’en empêche en se mettant devant le fusil, puis en affirmant que la pluie n’est peut-être pas dangereuse finalement. Euh hein ? Cette idiote rejoint donc Simone sous la pluie, puisque c’est un moyen pour elle de s’assurer que Martin ne tirera pas sur Simone. Je ne vois pas bien pourquoi. Cette décision n’a pas de sens : rien ne l’empêche de les tuer toutes les deux.

Elles se rendent donc ensuite dans le bunker où elles s’isolent alors que Martin essaie de raisonner Patrick pour comprendre celui qu’il pensait être son ami, même s’il a dit le contraire en début d’épisode. Et puis, il finit par prendre la décision d’aller rejoindre Simone et Lea, et même carrément de se rendre sous la pluie, alors que pour l’arrêter, Patrick finit par avouer ce qu’il a fait.

Cela ne sert à rien d’autre qu’attiser la haine de Martin, mais il faut d’abord qu’on assimile cette drôle d’idée que la pluie n’est peut-être pas mortelle. Oh, le doute plane : Martin et Simone ont donc l’occasion de s’embrasser sous la pluie… Mais même si Bea, Martin et Lea ont tous pris la pluie, rien ne nous dit qu’ils passeront la nuit. Quant à Simone et Rasmus, j’ai envie de les croire immunisés par leur père à cause du premier épisode.

Cependant, en attendant, tout se passe bien : Bea et Rasmus couchent ensemble, Martin et Simone s’embrassent, Lea a le droit de boire un coup et Martin dégage finalement Patrick du bunker. Il a essayé de tuer Simone, l’exil paraît assez logique. Toutefois, il n’est pas débile et se rend auprès de Rasmus et Beatrice qui ne sont pas au courant. Oui, seulement, la fin d’épisode nous révèle que Beatrice est bien morte pendant la nuit…

Effrayé d’être contaminé à son tour alors que Rasmus est légitimement à bout de nerfs, Patrick tombe et… est donc techniquement contaminé vu la dose d’eau. Cela commencerait à faire beaucoup, alors pas sûr que ce soit le cas, parce qu’il s’enfuit en disant qu’il ne veut pas être contaminé. Il se fait toutefois kidnapper au passage (punaise, j’ai sursauté).

La fin d’épisode ne nous en révèle pas plus sur le destin des trois occupants du bunker et se concentre surtout sur Rasmus transportant le corps de Bea comme il peut, probablement vers le bunker. Il est dévasté, bien sûr… et à vrai dire, je comprends, je suis dégoûté qu’elle soit morte, comme ça, pour si peu.


Épisode 7 – Ne parlez pas aux inconnus – 16/20
Je ne suis pas sûr d’accrocher aux réponses apportées par le cliffhanger de l’épisode précédent, parce qu’il y a certains points qui paraissent encore un peu gros, et parce que justement nous n’avons pas toutes les réponses. Après, ça reste plutôt sympathique du côté des idées et la série avance vite. Je me demande de quoi sera faite la saison 2. Oui, bon, je sais, je ferai mieux de finir la première déjà !

Saison 1


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Patrick s’est donc fait enlever par les Étrangers, c’est-à-dire les américains. De manière très sympathique, ces derniers décident de torturer Patrick pour qu’il révèle l’emplacement du reste de son groupe. Voilà qui n’est pas cool du tout. À l’inverse, Patrick est drôlement cool : il ne dit rien, se laissant arracher une dent pour protéger ses amis. Bon, il finit par cracher le morceau (et une dent donc) évidemment et expliquer que Simone a accès aux bunkers d’Apollon.

Ce qui est bien avec cet épisode, c’est que les flashbacks se concentrent sur les Étrangers et leur recrutement. C’est bien plus intéressant à suivre comme ça : ils ont été recrutés pour sécuriser la zone de la quarantaine et s’ils sont si méchants, c’est parce qu’ils sont eux-mêmes piégés dans la zone. Tant que le vaccin n’est pas trouvé, ils ne peuvent sortir de la zone sans être à leur tour infecté par des nano-particules qu’ils ont avalé. Et sinon, leur mission est de retrouver quelqu’un d’immunisé pour mettre au point un vaccin. Coucou Rasmus, c’est de toi qu’il est question, évidemment.

Dans le bunker, Lea et Martin sont encore en pleine forme, et ça m’interroge beaucoup sur le décès de Bea. Alors que la bonne ambiance demeure encore dans le bunker, Martin leur apprend qu’il a demandé à Patrick de s’en aller et Rasmus débarque avec le cadavre de Bea. Alors certes, le chien était en train de la lécher quand Rasmus s’est réveillé, mais je ne suis pas sûr que ça explique tout. C’est soudain comme mort, et silencieux si Rasmus est resté endormi. Franchement, ça n’a pas trop de sens, j’attends les réponses.

J’en demande peut-être trop d’un coup, mais je ne suis pas le seul : Simone demande carrément à son frère de ne pas rester avec le cadavre de Bea car il peut encore être infecté. Il finit par le faire, mais pas comme elle l’aurait souhaité : il se barre du bunker et retourne dans son abri d’où il contacte, avec le talkie-walkie, les Étrangers.

Ceux-ci sont bien trop heureux de découvrir enfin quelqu’un qui semble immunisé par le virus. Avec les questions qu’ils posent, il est assez certain que les scénaristes veulent nous faire comprendre que c’est bien le chien léchant le visage de Bea qui l’a tué. Putain, je l’avais dit que ça leur reviendrait dans la gueule de ne pas le tuer… Et donc la pluie/l’eau au sol ne contamine peut-être plus les gens, mais les animaux le peuvent encore. Voilà où j’en suis de mes théories.

De son côté, Simone cherche seule à retrouver son frère et le voit cerné par l’armée avant qu’ils ne l’emmènent, même si elle n’a pas de réponse à sa survie, parce que ce n’est pas logique qu’il survive au virus alors qu’il a touché Bea.

Pendant ce temps, Martin se braque totalement dans cet épisode, pas vraiment bien d’apprendre le décès de Bea. Oui, bon, ça peut se comprendre. Avec Lea, ils décident donc d’enterrer Bea, et c’est sacrément triste. Franchement, ça l’est d’autant plus qu’elle part avec sa part de mystères. C’était l’un des meilleurs personnages, précisément parce qu’elle me faisait poser un milliard de questions sur le sens de ses mensonges.

Simone les rejoint pour la fin de l’enterrement et on passe vite à autre chose : elle veut libérer Rasmus qui est pris au piège des Étrangers. Cela se tient, mais je trouve qu’ils vont vite à faire eux-mêmes un prisonnier. Le but est d’échanger cet otage contre Rasmus, parce qu’ils veulent le récupérer (et n’en ont rien à faire de Patrick ?). Seulement, l’otage n’est pas idiot : il sait que jamais on ne leur rendra Rasmus qui est immunisé.

Simone prend la nouvelle de manière la plus débile possible, à savoir qu’elle n’y croit pas malgré tout ce que son père lui a dit avant de se barrer. Je sais, c’était il y a six ans, mais tout de même, faudrait voir à pas abuser. Bon, elle préfère demander à Martin de pardonner Patrick, faut pas chercher.

Le lendemain, l’échange peut finalement avoir lieu grâce à Simone, même si elle entend que son frère ne veut pas la rejoindre. Cela nous permet une bonne scène où elle mène l’échange à son terme, mais où Rasmus obtient malgré tout ce qu’il veut. Il a des envies suicidaires et il peut récupérer le virus dans les mains de Lea, qui menaçait juste avant leur otage avant.

Ce n’est pas bien malin, tout de même, Lea aurait pu faire davantage attention je trouve. Dans tout ça, on ne sait pas pourquoi la pluie ne les tue pas, hein, mais on a la confirmation ENFIN que Rasmus est bien immunisé. Quand il s’injecte le virus, il s’effondre, mais ne meurt pas. Mieux, il peut ensuite se relever.

Du coup, il prend la décision de suivre les militaires pour mettre au point le vaccin. L’ensemble du groupe le suit donc, y compris Patrick récupéré par Martin. Tout ça est plutôt bien ficelé, mais on n’a toujours de nouvelle de Jean quand le cliffhanger arrive : il y est révélé que si Rasmus est immunisé, son sang peut encore contaminer les autres, ce que le soldat apprend à ses dépends en embrassant le front de Rasmus. Le problème, c’est que personne ne voit l’autre garde s’effondre. C’est quand même con de mourir si près de l’élaboration d’un vaccin !


Épisode 8 – Fiez-vous à votre intuition – 17/20
Un bon épisode final pour clôturer cette saison, mais malgré la fin ouverte, je ne vois pas vers quoi se dirige la saison 2. Au moins, je n’ai pas à l’attendre très longtemps puisqu’elle est déjà en ligne. Quant à cet épisode, ce n’est pas leur meilleur, ni du côté de la tension, ni du côté de l’intrigue ; mais il enfonce quelques portes ouvertes et est assez satisfaisant tout de même.

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Simone est bornée et n’a toujours pas compris que son frère ne voulait pas lui parler. Elle prend donc la peine d’essayer de le toucher pendant tout le début d’épisode. Ils arrivent très rapidement à Apollon et sont… séparés du reste du groupe. Lea, Patrick et Martin sont envoyés de manière super originale dans un énième bunker où on leur demande d’attendre. Eh, ça permet de faire des économies de décor, on a dit.

Qu’est-ce qu’ils attendent ? De pouvoir quitter la zone de quarantaine. Cela permet aussi de se rassurer sur le fait qu’ils ne sont pas prisonniers et offre… la possibilité de retrouvailles avec Jean, qui est sous la douche. Lea est ravie de le retrouver et il n’a pas grand-chose à leur raconter. Rapidement, ils sont rejoints par une scientifique qui leur donne des « compléments alimentaires » qui ressemblent drôlement aux nano-particules quand même.

En parallèle, Simone et Rasmus sont envoyés dans une pièce où ils retrouvent leur père. Ouep, juste comme ça, c’est bien, c’est rapide et à peu près efficace. Rasmus fait toutefois un malaise et est envoyé dans un laboratoire de son côté, alors que Simone en veut à son père pendant genre 20 secondes avant de faire tout ce qu’il lui dit. Cela dit, il lui dit surtout de s’isoler dans une pièce où il finit par la rejoindre pour mieux lui expliquer que Rasmus ira bien et refuser de répondre à ses questions, parce que des caméras surveillent leur conversation. Louche, mais pourquoi pas.

S’ennuyant, Simone prend donc la décision d’appeler le bunker où est le reste du groupe et tombe sur Martin qui ne lui révèle même pas que Jean est en vie. Je passe toutes mes critiques à le dire, mais eh, SYMPA. Il la rassure tout de même sur le fait qu’ils ont bien pris ensemble la décision de venir à Apollon.

Frédérick débarque toutefois pendant la conversation, l’interrompant au passage et emmène sa fille dans un couloir sans caméra pour enfin révéler la vérité.

Il n’y a plus trop de mystère autour de cette intrigue à ce stade : pour trouver le vaccin, il faut opérer Rasmus et lui prélever des cellules dans le cerveau et dans la moelle épinière. Le problème, c’est que pour ça, il faut le tuer, exactement comme dans plein d’autres séries, à commencer par The 100. Voilà donc pourquoi Frédérick ne voulait pas que Simone et Rasmus le retrouvent et pourquoi il n’est jamais allé les chercher dans le bunker.

C’est un peu simple et il aurait pu trouver le temps de leur expliquer tout ça, quand même, mais bon, admettons. Il veut à présent fuir le centre avec ses enfants, alors que ça fait six ans qu’il cherche désespérément un autre immunisé à tuer, quitte à tuer des dizaines et des dizaines de patients au passage. Scientifiquement, ça passe moyen ce manque certain de morale. Je sais pas, il aurait pu mettre au point un moyen de savoir si une personne était immunisée rien qu’avec un prélèvement sanguin, par exemple, ou avec l’ADN.

Un simple extrait de l’ADN de son fils lui permet de comprendre qu’il est contagieux, ce que la chirurgienne morte d’une simple morsure de sa part ne suffit apparemment pas à lui faire capter. Il est toutefois terrifié de découvrir que son fils est si contagieux et il lance aussitôt une alerte à la quarantaine, avant de contacter son boss à qui il raconte tout. Celui-ci comprend que le virus a muté et que le vaccin ne peut être mis au point comme prévu. Il veut donc faire des tests sur Rasmus et le maintenir en vie, mais pas pour une vie bien chouette.

Les flashbacks de l’épisode ? On repart évidemment sur le passé de Rasmus et Simone dans le bunker, et franchement, l’acteur choisi pour incarner Rasmus enfant est un acteur brillant. J’aurais presque préféré l’avoir à la place de celui qu’on a eu pendant ces sept épisodes. Il est révélé qu’il n’a pas rêvé : leur père est bien venu leur rendre visite une nuit, puis a pris la décision de sceller le bunker et les faire passer pour mort au passage.

Le problème, c’est que Frédérick à un collègue qui n’est pas si débile que ça et qui sait bien que son fils aurait dû survivre. Comme notre scientifique est prêt à tout pour protéger son fils, il n’hésite pas à tuer ce collègue trop indiscret. Voilà qui est fait.

Ainsi, dans cet épisode, le père passe du statut où il était prêt à tuer des dizaines de gens à celui qui est prêt à garder son fils comme rat de laboratoire, simplement parce que le virus à muter. C’est un peu trop gros à mon goût, et surtout trop rapide, mais bon… Simone comprend que son père est prêt finalement à faire tout ce que dit son boss et comme il est de toute manière un meurtrier, elle refuse de rester sur place.

À la place, elle rappelle Martin pour lui expliquer comment se barrer du bunker en faisant chuter le niveau d’oxygène (il aurait pu y penser tout seul, comme la première fois… d’ailleurs on n’a jamais vraiment su comment ils avaient fait pour stopper l’oxygène du premier bunker) et retrouve Rasmus à qui elle explique sa nouvelle situation. Bref, elle organise une évacuation dans les règles de l’art quoi.

Elle n’a toutefois pas tous les éléments en main : déjà, le groupe est confronté au père qui refuse de les laisser passer et envisage carrément de tuer lui-même son fils.

De mieux en mieux son revirement de situation. Il est complétement paumé dans la vie, lui. N’empêche qu’au passage, il n’hésite pas à tirer sur Martin qui se retrouve avec une balle dans l’épaule. Aïe. Simone profite de la confusion pour désarmer son père et les faire tous monter dans une voiture. Soit. Ils arrivent rapidement au tunnel permettant de rejoindre le monde extérieur, mais ce n’est pas si simple, évidemment.

En effet, arrivé au tunnel, ils tombent sur le militaire de l’épisode précédent avec qui ils ont sympathisé qui leur explique ce qu’il en est des « compléments alimentaires ». Simone est donc la seule à pouvoir quitter la zone de quarantaine sans mourir, avec évidemment Rasmus. Je ne vois vraiment pas pourquoi ils ont filé ces nanoparticules au groupe de rescapés, ou plutôt pourquoi ils ne l’ont pas distribué à la population dans les six ans qui ont précédé. Il ne faut pas trop poser de questions j’imagine.

En tout cas, Simone refuse de quitter la quarantaine sans ses amis et prend donc la décision de faire demi-tour, ce qui promet une longue traque pour la saison 2. Ailleurs dans le monde, le boss d’Apollon promet à des investisseurs une arme redoutable, grâce à la pluie.

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EN BREF – Cette saison 1 est très prenante et addictive, avec une bonne mythologie qui fait se poser beaucoup de questions et engendrent pas mal de théories. Après huit épisodes, on a déjà pas mal de réponses, mais il en reste beaucoup à apporter sur le fonctionnement du virus, sur ce qui rend ou non la pluie dangereuse, etc. Non, parce qu’en six ans, il y a bien d’autres gens qui ont dû se prendre la pluie et ne pas mourir franchement. C’est étrange.

En revanche, je ne vois pas trop comment la saison 2 peut tenir. On est dans une impasse qui me donne presque envie de livrer Rasmus qu’on en finisse. Il voulait mourir il y a un épisode après tout, alors être rat de laboratoire pour possiblement sauver des centaines de vies, ça donne plutôt envie (même si ça veut dire donner les moyens d’en tuer plein d’autres avec une arme biologique, certes).

Je suis mitigé sur l’intrigue à long terme et sur les quelques incohérences inhérentes à ce genre de productions, mais j’ai dévoré chacun des huit épisodes en quête de réponses. Il y avait de très bons moments et j’en retire donc un bilan très positif malgré tout !

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