Rise – S01E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 2e épisode de la première saison de Rise.

02Épisode 2 – Most of all to Dream – 16/20
I’m just gonna let you fail on your own.

C’est à plus d’une heure du matin que je laisse à cette série une deuxième chance de me convaincre, après une rapide révision de la ribambelle de noms à retenir pour la critique. Oui, c’est ça les coulisses d’un blog et d’une nouvelle série, il y a des prénoms à apprendre pour faire genre, quand même. Après un premier épisode qui n’a pas réussi à me persuader que la série allait être aussi exceptionnelle que ses trailers.

L’épisode commence sur Lou apprenant que le budget du club théâtre à flambé en même temps que les costumes, forcément. Tracy s’en énerve car elle trouve ça inadmissible… Euh, OK, mais elle a quand même organisé un feu de joie devant son lycée, elle devrait juste être heureuse d’avoir encore son poste et de n’être pas à rôtir en prison.

Robbie a du mal à apprendre ses lignes de chants ; Simon s’inquiète de devoir embrasser Jerry (à moins qu’il n’en meurt d’envie vu leurs regards) et Sam, le coach, réclame le retour de Robbie alors que Gwen (la bitch que j’ai appelée Zoé dans le premier épisode, parce que c’est ce que j’en avais entendu) fait clairement de l’anti-jeu théâtral. Sam et Lou se prennent le bec sur une chanson que j’adore, mais qui n’est même pas chantée par le casting de la série, et je suis encore plus paumé que la semaine dernière sur le côté musical de cette série. Assez clairement, on nous a vendu une série musicale qui ne l’est en fait pas du tout. Ah, et sinon, le fils de Lou fait partie de l’équipe de foot américain du lycée, j’avais raté ça.

Alors qu’il travaille tard chez lui, Lou apprend justement que son fils, Gordon, a eu un accident de voiture en plein milieu de la nuit. C’est censé être dramatique, mais ça va tellement vite que c’est dur d’accrocher. Cette scène nous réintroduit le personnage de « Gordy » qui survit sans problème et jure qu’il ne boit plus. Elle permet aussi à Maaschous de s’intégrer à merveille dans la famille (ironie, bien sûr).

L’intrigue Gordy, et son alcoolisme, me blase totalement : je trouve ça mal introduit dans la série pour l’instant et ça ajoute une sous-intrigue qui pour l’instant ne sert pas à grand-chose. Gordy refuse d’être considéré comme un artiste, et il sait bien que c’est tout ce que son père veut. C’est de là que vient son alcoolisme : le fait qu’il sache être une déception pour sa famille. C’est pas du tout beaucoup trop dramatique ça.

Lou demande au proviseur de vérifier le casier de son fils, car il a peur d’y trouver de l’alcool, même si celui-ci affirme ne pas boire. Malheureusement, en fouillant son casier, son père trouve bien une bouteille de whisky et cela provoque un rendez-vous chez le proviseur, avec Sam également présent. Le lycée veut l’envoyer en cure de désintoxication, mais comme il est motivé par le foot, le coach propose de le prendre sous son aile. Lou et sa femme acceptent, même s’il est drôlement difficile pour Lou de voir son fils voler de ses propres ailes (ouais, trop d’ailes en deux phrases, je sais) loin d’un milieu artistique. Ah, ces parents de séries toujours trop accrochés à leurs propres rêves pour leurs enfants. J’espère ne jamais finir comme ça.

Lors d’une réunion du conseil du lycée (avec tout plein de parents), Lou fait pourtant son petit discours de base sur les ados et leur potentiel multiple et infini, mais cela ne suffit pas spécialement le convaincre que son fils a sa propre route à suivre. Tracy empire encore les choses pour le club théâtre en s’en prenant au foot américain et en réclamant une grosse somme d’argent au beau milieu du discours de Sam. Enfin, elle les empire… C’est l’opinion de Lou (et très franchement quand on voit la scène, c’est aussi la mienne).

Cela permet de provoquer quelques tensions de plus entre Tracy et Lou, qui ont totalement besoin de ça. Leur dispute est marrante, surtout qu’on sent dès le départ que la série donnera raison à Tracy. Et c’est le cas puisqu’elle obtient de quoi financer une partie du spectacle. Pas super crédible quand on voit comment elle est hargneuse au conseil, mais bon…

En parallèle de tout ça, l’intrigue de Michael se met un peu plus en place lorsqu’il demande à se changer dans le vestiaire des garçons. Cela revient dans l’épisode au milieu de nulle part, mais ça passe plutôt bien et ça a du potentiel pour la suite. Il ne veut pas en faire un grand événement, mais leur demande tout de même l’autorisation. Ils acceptent (et s’en contrefichent pas mal), et ça rend Michael beaucoup trop heureux pour quelqu’un qui ne voulait pas en faire un événement !

Par ailleurs, les parents de Simon convoquent leur prêtre chez eux pour convaincre Simon d’arrêter la pièce, mais ça ne fonctionne pas spécialement, surtout que Simon adule Lou… Et possiblement aussi Jeremy. La gêne entre les deux lycéens, et surtout la gêne de Simon, est super bien jouée sur les répétitions. C’est une intrigue plutôt intéressante.

Simon se fait inviter par Jeremy à réviser des répliques un samedi soir… et se met à stresser que les autres lycéens puissent le découvrir. Il faut dire qu’il voit ça comme un rencard, parce qu’en parallèle, il force Lilette à inviter Robbie à réviser ensemble leurs scènes. C’est assez drôle à voir, même si elle est désespérante. Bon, elle est censée être en seconde après tout, mais ça s’oublie par moment quand sa mère lui propose de s’absenter de la maison pendant que Robbie y sera – une belle occasion pour Lilette de descendre sa mère sur ses habitudes.

Malheureusement pour elle, Robbie est en pleine pression sociale, avec son pote pas du tout cliché qui le fait culpabiliser d’arrêter un entraînement pour aller réviser alors que lui a besoin de la bourse de foot ! Du coup, Lilette passe sa soirée à déprimer et, le lendemain, elle agit hyper froidement avec lui, surtout qu’il plante totalement la répétition.

Voilà une deuxième intrigue intéressante, avec Robbie qui se retrouve à galérer pour obtenir un rencard avec Lilette, et l’obtient à la pause de son travail au diner de la ville. Les révisions se passent à merveille entre eux, avec une très jolie alchimie qui énerve tout le monde tellement elle sort de nulle part et n’est pas surtout bien intégrée à la série. Enfin, elle énerve surtout Gwen en fait. Lilette lui a pourtant fait savoir qu’elle n’était pas comme sa mère et tout, mais bon…

Forcément, la vie n’est pas si simple pour la bitch du lycée. En effet, chez Gwen, l’ambiance est glaciale entre ses parents, mais aussi avec leur fille. La mère est une control freak qui veut que sa fille obtienne le premier rôle coûte que coûte et qui critique tous les choix de Lou, forcément. Gwen se met donc à en faire trop en répétition.

Cela finit par énerver Lou qui lui demande d’être moins douée. Si elle est hyper vexée au départ, et je la comprends pour avoir vécu ça une fois dans mes quelques années de théâtre, elle finit par trouver un terrain d’entente avec Lou quand elle lui demande ses raisons d’avoir choisi Lilette. Et aussi quand il lui demande de jouer le rôle avec douleur et trahison comme il le faut.

Avec tout ce qu’elle a dans sa vie, elle y arrive bien vite. C’est la révélation pour Lou, qui se met à chanter et nous offre le montage de fin d’épisode. Celui-ci voit Lilette découvrir Robbie embrasser une autre fille sortie de nulle part (ça fait du drama, c’est bien), mais aussi Simon s’embarquer dans un rencard avec Barb de Stranger Things (qui fait partie du club théâtre) pour oublier Jeremy (à qui il pose un lapin ?). Simon apprend ensuite que ses parents veulent le changer d’école. BIM. Gwen chante bien, mais elle n’a pas une voix aussi exceptionnelle qu’on veut nous le faire croire. Heureusement, l’actrice est brillante en revanche, et elle porte toute cette fin d’épisode sur les épaules ! Et clairement, elle a les épaules pour ce rôle.

Avec ce deuxième épisode, il est devenu très clair que la série n’est pas la série musicale qu’on nous a vendu ces derniers mois. Cela ne l’empêche pas d’être intéressante, mais sans son excellent casting, je ne pense pas qu’elle vaudrait le détour car les intrigues sont pour l’instant très clichées. J’y reviendrai toutefois avec plaisir pour suivre les acteurs, car ils incarnent tous très bien leurs rôles, même lorsque ce n’est pas évident d’être si doué.

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Future Man (S01)

Synopsis : Josh, un geek, travaille comme homme de ménage le jour et joue non aux jeux vidéo la nuit. Quand il réussit enfin le niveau impossible d’un jeu réputé interminable, il se retrouve propulsé dans une aventure futuriste pour laquelle il n’était pas prêt.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai vu le premier épisode de cette série dans les meilleures conditions, c’est-à-dire en avant-première sur grand écran au Comic Con, où l’on m’a aussi offert une affiche promo et tout. J’y allais un peu en traînant des pieds car la bande-annonce du Comic Con de San Diego ne m’avait pas tenté DU TOUT, mais comme j’étais avec Laura qui est une grande fan de l’acteur principal de cette série et que ça parlait série SF, je me suis dit que ça valait le coup de tester.

Contrairement aux apparences qui laissent penser que je n’ai pas continué la série faute de m’y intéresser, je suis loin d’avoir été déçu. J’ai adoré ce pilot qui m’a beaucoup fait rire (et plus sur grand écran que chez moi, j’avoue), mais la série a été diffusée à une époque où je n’étais pas dispo pour la voir. Je ne le suis toujours pas aujourd’hui, surtout que j’aurais aimé en faire un gros binge-watching, mais j’ai décidé malgré tout de la voir car OCS en a commencé la diffusion dimanche. Il est donc largement temps que je m’y mette, quitte à l’étaler dans le temps en fonction de la diffusion. Et quel meilleur jour qu’aujourd’hui pour le faire, puisque le Bingo Séries me « force » à revoir un épisode que j’ai aimé ? Je fais un peu d’une pierre deux coups en me remettant à cette série.

Ce n’était pas prévu, je n’ai pas le temps dans mon emploi du temps, mais je vais faire comme si ! Comme toujours, c’est sans spoiler sur cette page, et c’est en cliquant sur les titres d’épisode que vous accéderez à la critique complète !

Note moyenne de la saison : 18/20

S01E01 – Pilot – 18/20
Ce pilot est une franche réussite, et c’est la deuxième fois que je le vois en l’adorant et en riant (un peu moins cette fois) : il présente une excellente histoire de science-fiction avec un tas d’excellentes blagues et de jeux de mots qui fonctionnent. Au-delà de ça, il se passe énormément de choses, les enjeux sont définis très rapidement et le premier épisode semble contenir l’équivalent de 40 minutes en seulement 30. Un vrai coup de cœur.
S01E02 – Herpe : Fully Loaded – 17/20
L’humour de la série prend toujours autant avec des situations tirées par les cheveux et un comique par l’absurde et la répétition très efficace. En parallèle, la série développe son intrigue et nous embarque dans ce qui risque de se révéler être une suite de missions capables de changer le monde – et de sauver l’humanité au passage. Ce deuxième épisode me plaît bien et je n’ai plus qu’à trouver du temps dans mon planning pour voir les onze prochains épisodes… Oups.
S01E03 – A Riphole In Time – 17/20
Une fois de plus, la série ne traîne pas à faire avancer son intrigue avec une tonne de blagues au passage. C’est merveilleusement bien écrit, même si ça va parfois un tout petit peu trop vite pour avoir le temps de bien tout apprécier des blagues ou du scénario. Sur le long terme et en bingewatching, ça pourrait s’avérer fatiguant, mais à petite dose, ça passe bien.
S01E04  – A Fuel’s Errand – 16/20
Pour la première fois, j’ai eu l’impression que la série faisait un détour inutile dans son intrigue avec cet épisode qui bavarde beaucoup. Certes, on avance toujours très vite et il se passe plein de choses, mais, finalement, rien qui ne sera marquant durablement. De toute manière, même s’il ne s’était rien passé, la série a un assez bon humour et d’assez bons personnages pour rester intéressante à regarder.
S01E05 – Justice Desserts – 18/20
Le délire continue, mais il continue bien : l’intrigue avance à toute vitesse et les personnages évoluent avec elle pour mener à un cliffhanger prévisible, mais malgré tout bien amené. Il y a de jolies scènes qui ont tout pour devenir culte et je regrette simplement de ne pas l’avoir regardé lors de la diffusion américaine, car ça aurait été parfait pour Noël !
S01E06 – A Blowjob Before Dying – 17/20
Le rythme intense de la série se poursuit dans cet épisode qui gère bien les conséquences explosives de l’épisode précédent, si je puis me permettre la private joke. La série s’offre au passage une nouvelle direction pour les épisodes suivants et instaure quelques doutes sur ce qui se trame depuis le début. Une bonne écriture avec twist et surprises, donc !
S01E07 – Pandora’s Mailbox – 18/20
Pour une fois, la série propose un épisode indépendant avec un nouveau voyage dans le temps extrêmement efficace dans l’humour. Les scénaristes poussent le vice et s’éclatent à chaque scène, c’est toujours hyper plaisant à voir. Je ne regrette pas de regarder cette série par deux épisodes, car peut-être que je me lasserais à tout voir d’un coup ; alors que par couple d’épisodes, c’est toujours très efficace et paraît sans temps mort.
S01E08 – Girth, Wind & Fire – 16/20
Si c’était toujours hilarant, cet épisode ralentit sévèrement le rythme avec en plus quelques incohérences chronologiques (vraiment dommage). C’était surtout une grosse transition vers le prochain épisode : ça commence bien, ça finit bien, mais au milieu, j’ai failli m’ennuyer. La série m’a habitué à mieux, donc même un bon épisode comme ça paraît presque décevant quand on sait qu’ils peuvent faire bien mieux.
S01E09 – Operation : Fatal Attraction – 20/20
Et si on ajoutait un vaudeville délirant à cette comédie de science-fiction déjà perchée de base ? Yep, c’est ce qu’ont dû se dire les scénaristes avant d’écrire cet épisode, et franchement, c’est une excellente idée qui porte les trois quarts de l’épisode en allant de quiproquos en quiproquos. Aussi vu et revu que ça puisse être, ça fonctionne à fond et ça me fera toujours rire, surtout quand c’est bien mené comme ça. Gros coup de cœur pour cet épisode, qui prend aussi le temps de développer une intrigue secondaire qui devrait avoir des répercussions pour l’épisode suivant.
S01E10 – Natal Attraction – 16/20
Après l’épisode 9, celui-ci paraît drôlement plus faible : je m’attendais à plus d’humour et d’action, peut-être aussi à plus de bonnes musiques des années 80. Dans l’ensemble, c’était un très bon épisode, mais ça n’avait pas autant de classe que le précédent. Malgré des répliques excellentes, il était assez prévisible dans ses grandes lignes et c’est dommage car ça m’a un peu cassé dans mon élan.
S01E11 – Beyond the TruffleDome – 19/20
Encore un excellent épisode qui change la donne en ne se concentrant plus sur l’intrigue de fond mais uniquement sur les personnages. Il le fait toutefois à merveille avec quelques voyages temporels bien gérés et toujours autant de références et clins d’œil à d’autres œuvres, films et séries. Un vrai plaisir à regarder, donc.
S01E12 – Prelude to an Apocalypse – 20/20
La série joue de ses paradoxes et parvient à les résoudre grâce à une solution toute simple, qui prépare également le chemin vers un excellent cliffhanger promettant lui-même un épisode final à la hauteur. Bourré de références aux onze premiers épisodes, celui-ci prouve que la saison formait un tout cohérent et maîtrisé ; le tout avec quelques scènes osées pour une simple comédie. Ouep, mais justement : ce n’est pas qu’une simple comédie, et c’est ça qui est génial.
S01E13 – A Date With Destiny – 18/20
Cette fin de saison (qui aurait pu être une fin de série) fait bien son travail mais ne part pas assez loin dans les délires funs à mon goût. Qu’importe, elle conclut une saison solide en laissant quelques pistes ouvertes pour la saison 2. C’est tout à fait ce qu’il fallait faire pour donner envie de revenir, une vraie conclusion avec juste assez d’ouverture pour une suite. La série réussit donc à tenir son pari du début à la fin, et c’est excellent. Vivement la suite !

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Future Man – S01E01-02

Épisode 1 – Pilot – 18/20
Ce pilot est une franche réussite, et c’est la deuxième fois que je le vois en l’adorant et en riant (un peu moins cette fois) : il présente une excellente histoire de science-fiction avec un tas d’excellentes blagues et de jeux de mots qui fonctionnent. Au-delà de ça, il se passe énormément de choses, les enjeux sont définis très rapidement et le premier épisode semble contenir l’équivalent de 40 minutes en seulement 30. Un vrai coup de cœur.

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Spoilers

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WE ARE FROM YOUR TIME !

La première scène nous plonge in media res dans une ambiance très futuriste avec un super-héros sauvant une famille de soldats armés jusqu’aux dents. Il s’agit en fait d’un rêve de Joshy, un gamer adulte qui vit encore chez son père lui faisant des pancakes le matin. Il y a comme une critique de ces jeunes vivants chez leurs parents sans jamais murir (oh wait !).

Il se rend racheter une manette car il a cassé la sienne et qu’il souhaite bien réussir à terminer un jeu que personne n’a jamais fini. La série se présente d’un coup comme une comédie avec des conversations geek sur les personnages de jeux vidéo qu’ils aimeraient bien mettre dans leur lit, et c’est une conversation qui n’hésite pas à être bizarres.

Après cet achat compulsif, Joshy se rend à son travail, un laboratoire ressemblant comme deux gouttes d’eau à la nouvelle aile de l’hôpital de Grey’s Anatomy ajoutée en saison 13 sans qu’on ne sache comment, ni pourquoi (ce n’est pas vraiment un spoiler, juste un lieu de combat). Bref, ce laboratoire, Kronish, souhaite combattre l’herpès, mais Josh n’est pas vraiment un expert scientifique, il se contente d’y faire le ménage et de jouer aux jeux vidéo.

Il réussit à se faire des ennemis malgré tout sans terminer son jeu et moi je découvrais en novembre que le casting était plein d’acteurs que j’adore, venu de Man seeking woman à Community. C’est excellent, les choses se passent bien vite et Josh est sauvé de son harceleur par le big boss, Elias Kronish lui-même. Le scientifique est un homme au grand cœur qui devient rapidement ami avec l’homme de ménage. Ce dernier n’en ’st pas moins affecté par les mots du scientifique qui l’a harcelé juste avant. Du coup, ses parents le réconfortent le soir quand Joshy commence à déprimer de ne rien faire de sa vie : ils sont excellents et dignes des meilleures comédies. Josh comprend que sa vie est un échec, et ce n’est pas les jeux vidéo qui le sortiront de là…

Joshy se décide d’aller jouer malgré tout aux jeux vidéo parce que c’est fun et il a l’idée qui lui permet d’enfin réussir à sauver l’humanité : il retire toutes ses armes, se faufile entre les gardes lui tirant dessus, tue le boss final et détruit le laboratoire qui détruit le monde. Joshy gagne donc pour la première fois… et comme il est seul chez lui, il décide de se masturber sur Tiger, l’héroïne de son jeu ; alors même qu’il affirmait ne pas le faire le matin même dans le magasin.

Qui débarque dans sa chambre, accompagnée de Wolf se prenant donc un jet de sperme à son arrivée. Le jeu vidéo qu’il vient de gagner devait permettre de découvrir un homme capable de sauver le monde grâce à ses excellentes capacités.

Tiger lui explique donc qu’ils doivent se rendre en 1969, en passant par un jeu de mot réussi et facile par la position sexuelle du 69. Les blagues fonctionnent aussi bien la deuxième fois que la première fois, et Joshy se retrouve donc quelques décennies en arrière. C’est légèrement traumatisant, de toute évidence, mais ce n’est que le début de ses aventures.

Tiger est surprise de voir Joshy se faire maîtriser par sa famille en deux secondes. Ah oui, ils ont réussi à remonter dans le temps sans le moindre problème, mais ils s’attendaient à voir Josh comme un véritable soldat, sauf qu’il n’est qu’un loser jouant aux jeux vidéo, forcément. Joshy s’enfuit de chez lui après s’en être fait chasser, et il est retrouvé par Tiger et Wolf sur un parking américain des années 60, avec tous les clichés qui l’accompagnent.

Cela comprend donc les bikers qui cherchent des noises à notre trio du futur et le regrettent bien vite. Si Josh est plutôt en mode « oh mon dieu, ils vont nous détruire », Wolf et Tiger se lancent dans un combat digne de jeux vidéo, annonçant tout ce qu’ils font à la manière d’un jeu, ce qui rajoute une bonne dose d’humour à la scène de combat ultra-violente.

Voilà donc le trio habillé pour l’époque et équipés de motos : ils sont prêts à… aller discuter dans un diner. Tiger est complétement déprimée de comprendre qu’elle s’est plantée sur toute la ligne, Josh n’a rien d’un sauveur et ses jeux n’étaient pas des simulations d’entraînement pour lui. Il ne sait rien faire pour les aider à venir au bout d’Elias.

À moins qu’il ne s’agisse d’Elias Kronish, le patron de Josh. Ce dernier comprend soudainement qu’il a peut-être un rôle à jouer dans tout ça : les recherches d’Elias vont aboutir à la résolution de toutes les maladies : en soignant l’herpès, il trouve donc de quoi créer une race de surhommes (les Biotics) qui se mettent à tout contrôler et provoquer l’apocalypse. Le but de Wolf et Tiger est donc d’empêcher Elias de parvenir au terme de ses recherches.

Par chance, Elias a expliqué à Josh en début d’épisode qu’il est devenu scientifique pour détruire l’herpès qu’il a contracté lors d’une fête le 20 juillet 1969, la date du jour où Tiger et Wolf l’ont emmené. Josh sait exactement par où commencer pour mettre fin à la fin du monde, mais il est malgré tout avec deux sociopathes, Wolf et Tiger qui n’hésitent jamais à tirer sur tout ce qui bouge. Quitte à tuer des policiers sur leur chemin, oups. Bienvenue dans la Résistance !


Épisode 2 – Herpe : Fully Loaded – 17/20
L’humour de la série prend toujours autant avec des situations tirées par les cheveux et un comique par l’absurde et la répétition très efficace. En parallèle, la série développe son intrigue et nous embarque dans ce qui risque de se révéler être une suite de missions capables de changer le monde – et de sauver l’humanité au passage. Ce deuxième épisode me plaît bien et je n’ai plus qu’à trouver du temps dans mon planning pour voir les onze prochains épisodes… Oups.

> Saison 1


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Dead men don’t get herpes.

Quatre mois plus tard, me voilà donc de retour devant la série pour découvrir ce qu’il va se passer dans la suite la série. L’épisode commence par une bonne scène de comédie où l’on découvre qu’un seul des policiers est mort : Jorge. Son partenaire est chargé d’annoncer sa mort à la famille, qui est d’abord constituée de la fiancée enceinte, puis des parents, puis de toute la famille, y compris le jumeau de Jorge. C’est un grand classique dans le quiproquo et l’humour.

De son côté, Josh empêche Wolf et Tiger de tuer Elias en proposant de simplement l’empêcher de sortir avec la fille qui lui refile l’herpès labial. Wolf est totalement contre cette solution et passe ses nerfs dans la boutique d’une station-service… puis sur les doigts du pauvre vendeur qui se croyait avec un ami biker. Cela fonctionne plutôt bien, mais il est clair qu’ils n’arrêtent pas de se faire des ennemis.

Tiger révèle quant à elle qu’elle n’a jamais vu de bébés et qu’elle est la plus jeune, avec Wolf, de la résistance car ils sont tous stériles. Elle essaye de kidnapper un bébé, mais Josh l’en empêche. Une fois de plus, la série parvient à créer de l’humour dans des situations qui n’ont a priori rien de drôle.

Le trio se rend ensuite à la fête de la fraternité d’Elias et découvre qu’il s’agit d’une soirée sur invitation seulement, et pour les noirs uniquement. C’est problématique, surtout quand Wolf rencontre Elias et souhaite la « mort de toute sa race ». Ah bah oui, forcément. En même temps, ça permettait une réflexion sympa sur le racisme, sa disparition dans un futur pas si lointain et l’évolution depuis les années 70 (avec Josh pas convaincu que ce soit vraiment mieux en 2017).

Une fois virés sans même se faire tabasser, ils doivent trouver une nouvelle solution. Josh décide de porter un déguisement d’astronaute (purée ça aurait pu servir pour un Bingo Séries ça) et de se faire passer pour un bizut de la fraternité afin de s’infiltrer de nouveau dans la fête, mais bien sûr, ça se traduit par un tas d’interruptions de la mission par tous les invités… et par les hormones d’Elias qui veut juste se faire Barbarella, peu importe ce qu’elle a. C’est problématique aussi.

Cela se termine par une compétition pour gagner l’affection de Barbarella, avec un concours de danse entre Josh et Elias jeune qui est assez sympathique. Josh gagne contre toute attente en faisant un moonwalk – qu’il invente au passage pour Michael Jackson, ben voyons – mais se fait finalement découvrir pour ce qu’il est. Il est tout de même persuadé d’avoir réussi son coup, puisque Barbarella a dit vouloir coucher avec lui plutôt qu’avec Elias.

Pendant ce temps, Wolf et Tiger établissent un périmètre de sécurité en détruisant au passage le quartier. Forcément, ça attire les flics, qui découvrent en plus qu’il s’agit des suspects ayant tué Jorge. Wolf et Tiger se débrouillent pour gagner du temps autant qu’ils peuvent avec des demandes improbables… et ça dérape encore plus quand les bikers débarquent et se mettent à vouloir tenter une percée dans la barricade.

Cela vire en baston générale, mais Wolf et Tiger sont un peu décevants à ne plus crier tout ce qu’ils font au fur et à mesure. Qu’importe : la baston ne dure pas bien longtemps car Josh demande une extraction et l’obtient…

Le trio redébarque le 12 décembre 2017 et est persuadé d’avoir sauvé le monde, mais comme nous sommes face à une saison de 13 épisodes, on sent bien que c’est trop simple… et effectivement. Josh tente d’embrasser Tiger qui le repousse, ne sachant même pas ce qu’est un baiser, et il découvre ensuite qu’Elias a toujours l’herpès et cherche toujours à s’en débarrasser. C’est con !

L’humour de la série prend toujours autant avec des situations tirées par les cheveux et un comique par l’absurde et la répétition très efficace. En parallèle, la série développe son intrigue et nous embarque dans ce qui risque de se révéler être une suite de missions capables de changer le monde – et de sauver l’humanité au passage. Ce deuxième épisode me plaît bien et je n’ai plus qu’à trouver du temps dans mon planning pour voir les onze prochains épisodes… Oups.

> Saison 1

Here and Now – S01E04-06

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les épisodes 4 à 6 de la première saison d’Here and Now.

04Épisode 4 – Hide and Seek – 15/20
Nothing is far away in this apartment.

Trois semaines plus tard, me revoilà pour retrouver cette série, Portland et surtout les quelques personnages que j’aimais bien. On ne va pas se mentir, les trois dernières semaines se sont déroulées super rapidement, ça fait bien une semaine que je me dis tous les soirs qu’il faut que je regarde un épisode et que je ne le regarde pas, et j’ai du coup tellement attendu que 1) j’ai oublié certaines choses, c’est évident ; 2) j’en attends beaucoup trop et 3) je sais que je ne verrais pas tout en un visionnage car la série est trop bavarde pour ça.

Qu’à cela ne tienne, je me lance et on verra bien. Audrey et Greg débattent de la perte de job de celle-ci et des manières de réagir : ils ont besoin d’argent pour ça, donc ils décident de contacter un ancien ami qui a toujours eu envie de coucher avec Audrey pour lui réclamer de l’argent. OK.

À la piscine, Duc tourne une vidéo pour son travail, ou pour son instagram, ou les deux : le but est de se montrer plus sportif qu’il ne l’est pour convaincre les réseaux sociaux d’acheter son livre.

Ashley organise l’anniversaire de sa fille, c’est-à-dire qu’elle gère en disant à Malcolm de tout faire. S’il a tout fait, il a quand même demandé à ce que les réponses atterrissent sur la boîte mail d’Ashley, qui n’a rien reçu. Triste.

Farid s’amuse sur le jeu vidéo de Ramon pour mieux cerner son patient et reçoit un appel de sa femme qui lui demande de faire tout un tas de choses que l’on sait bien qu’il ne fera pas, tout absorbé qu’il est par l’étrange jeu de Ramon. Ce dernier est en plein travail, même s’il n’est pas évident de se concentrer avec Henry qui a d’autres idées en tête. Bon, il ne se passe donc rien dans ce début d’épisode.

Ils passent l’épisode dans l’appartement de Ramon à passer du bon temps ensemble… jusqu’à ce que Ramon commence à être trop curieux sur le passé d’Henry et se retrouve à lui faire la déclaration bien pourrie en mode « je sais ce que je veux et c’est toi ». Enfin, ça dure un temps, mais Henry a la mauvaise idée de critiquer un peu trop les jeux vidéos, et hop, voilà Ramon qui flippe de nouveau d’être instable sans les jeux, et d’être schizo (Bingo !) comme son oncle.

Ramon se réveille au milieu de la nuit suivante pour découvrir qu’Henry a disparu en laissant son portable derrière lui.

Greg continue de conseiller la vie de son étudiant, Michael, ce qui n’a aucun sens : si mon prof préféré pétait des câbles comme ça, j’arrêterais de l’écouter. Et il ne serait pas mon prof préféré, également, mais bon. Duc se pointe au bureau de son père pour lui demander d’écrire l’avant-propos de son livre, et la gêne est totale, surtout avec Michael présent dans la pièce.

Dès que Duc s’en va, Greg s’en plaint car il ne sait pas quoi dire. Michael accepte donc de lire le livre de Duc pour en parler et peut-être inspirer Greg.

Duc passe le reste de l’épisode à faire son boulot. C’est bien le seul à travailler dans cet épisode, mais son travail consiste surtout à maintenir ses réseaux sociaux actifs, alors ça va. Je sais bien que c’est contraignant et parfois épuisant, mais il y a tout de même des bons côtés.

Ashley passe la journée au téléphone à chercher quelqu’un pour la fête d’anniversaire de sa fille et est interrompue dans son non-travail par sa mère cherchant à créer un kickstarter pour relancer sa carrière. Malheureusement, c’est une idée pourrie, comme l’anniversaire d’Haylee.

Ashley décide finalement d’organiser un pique-nique familial pour sa fille, et c’est Audrey qui se retrouve à l’organiser alors qu’elle envisage de démissionner et de ne pas contacter son riche ami. Elle est en pleine crise car elle n’a rien à montrer au monde, contrairement à tout le reste de sa famille. Rien ? Si, sa vie bourgeoise. Bon, au moins, elle s’en rend compte.

Le couple envisage donc un voyage… bientôt, un jour prochain, etc. Mais pas tout de suite, parce que Kristen, parce que Ramon, bref, des parents.

Kristen se rend au lycée et se retrouve à se faire draguer par Navid sans s’en rendre compte et à tomber amoureuse du beau gosse pas si beau de sa classe, Spencer. Leur prof associe toutefois Kristen et Navid pour un exposé sur le monde qui les entoure, donc le rapprochement ne tardera pas à se faire : il serait temps pour elle, parce qu’elle est quand même sacrément seule.

Malheureusement pour elle, Spencer est aussi un connard : il l’invite à une soirée pour qu’elle lui fasse une pipe, qui se déroule mal quand elle y met les dents. Il lui demande donc de rester à distance, mais d’être malgré tout son objet sexuel et elle se casse donc. Belle vision de la sexualité – autant l’idéalisation américaine est souvent ridicule, autant on part là dans l’extrême inverse.

Le lendemain, elle se rend chez Navid qui l’accueille avec son voile et lui pose le milliard de questions que tout le monde voulait poser au personnage. Cela se passe drôlement bien et pour la première fois, ils ont une vraie conversation amicale qui fait du bien à l’un comme à l’autre, se sentant l’un et l’autre validé.

J’étais mauvaise langue avec Farid qui a fait tout ce qu’il fallait niveau courses pour satisfaire son hôte… mais aussi lui-même. Il ramène donc du vin à la soirée, puis psychanalyse leur pauvre hôte avant de critiquer les musulmans et faire honte à sa femme en buvant beaucoup trop et en critiquant la religion. Ah ben elle qui se faisait un plaisir de venir à ce dîner, elle est servie avec son mari critiquant la foi devant Chuck.

La fin de l’épisode se concentre sur le pique-nique familial qui commence mal : Kristen est coincée dans la voiture avec sa mère qui découvre le sextoy de son mari, et comme elles ne savent pas ce que c’est, Kristen envoie la photo à l’ensemble de la famille. Magnifique. Sinon, Henry est toujours aux abonnés absents.

La fête d’anniversaire se passe à merveille, avec la petite qui ose souffler ses bougies maintenant que le Bingo 11 est terminé, et de jolies images de tout le casting qui s’éclate avec des bulles et un drone. De beaux souvenirs pour tout le monde, jusqu’à ce que Greg avoue la vérité à sa femme sur l’utilité de l’objet qu’elle a trouvé. Elle le prend bien, pensant que c’est pour leur vie sexuelle. Dur de ne pas détester Greg à ce moment-là.

La famille se met alors à jouer à cache-cache dans les bois et Ramon trouve une chouette cabane dans laquelle il se cache. On sent immédiatement qu’on en arrive enfin à la partie la plus intéressante de l’épisode, avec l’intrigue 11h11 qui débute dès qu’il ferme les yeux.

Il se réveille en effet dans une caverne totalement différente où il entend un téléphone sonner ; téléphone qui le mène dans une cuisine où une femme déclare être sa mère, avant de se griffer le visage et de partir en flamme, alors qu’un soldat masqué le poursuit.

Ramon se met à hurler à la mort et toute sa famille se précipite sur lui, incapable de comprendre ce qu’il vient de se passer.

Grosso modo, la série réintroduit longuement, très longuement chaque situation pour mener enfin en fin d’épisode à ce qui nous intéresse vraiment. Si la série est intéressante et en profite toujours pour poser de judicieuses questions et d’importants débats, elle est aussi vraiment trop bavarde et prend trop de temps à arriver aux scènes véritablement intéressantes. Le mystère s’épaissit néanmoins, et rien que pour ça, j’ai envie de poursuivre. La fin d’épisode a piqué ma curiosité, quelques scènes en cours de route étaient bien écrites, et ça me suffit pour tout leur pardonner et mettre une note un tout petit peu trop gentille par rapport à l’épisode.

05Épisode 5 – From Sun Up to Sun Down – 16/20
Get a life, Portland!

Allez j’enchaîne, même si ma migraine, qui avait disparu avant l’épisode 4 est peu à peu en train de revenir.

Audrey et Greg s’inquiètent pour Ramon, lui-même en bien mauvais état et en train de raconter à son psy tout ce qu’il s’est passé depuis leur dernière séance – et son premier rêve, qui réveille quelques flashbacks pour Farid aussi : il a clairement vu sa mère s’arracher le visage avec quatre ongles, histoire de faire 11:11. La séance vire à la catastrophe quand Ramon refuse une fois de plus d’arrêter la drogue et qu’Audrey entre dans le bureau.

À l’école, Ashley rencontre la mère de Baldwin, présentée par une maîtresse un brin raciste, pour changer. L’autre mère a dans son sac une lotion capable d’apaiser Haylee, et Ashley se sent honteuse de ne pas être à la hauteur. Du coup, quand elle déjeune avec son père, elle craque. C’est plutôt intéressant de voir cette conversation entre les deux personnages, puisque ça enchaîne sur les différences entre eux concernant le racisme et la manière de vivre alors même qu’ils sont de la même famille.

La journée d’Ashley n’est pas prête de s’améliorer quand Malcolm est heureux de rencontrer les parents de Baldwin et accepte leur invitation à dîner un barbecue – qui finit par un dessert beaucoup trop classe.

Le dîner est toutefois une angoisse totale pour Ashley qui essaye de se montrer meilleure qu’elle ne l’est mais est définitivement beaucoup trop intéressante quand elle parle de mode – je veux en savoir plus. L’intérêt de toutes ses scènes, toutefois, était d’en revenir au racisme banalisé et à son ressenti difficile, avec une absence d’intégration et une incapacité à se sentir bien dans sa famille et face à un couple noir. Il est dur de trouver sa place en étant adopté, donc.

Pendant ce temps, Audrey se décide finalement à contacter son riche ami et le fait depuis l’ordinateur de son mari, où elle découvre le site de Famiko et les tromperies de Greg, par accident et pur hasard. La nouvelle la dévaste, tu m’étonnes, alors que je remarque surtout que la série se déroule en mai 2018. Le futur a l’air plutôt sympa. Je ne sais pas pourquoi ils diffusent la série si tôt du coup, elle est écrite pour respecter un calendrier.

Bref, Audrey rejoint Duc pour faire du sport, et elle ne lui dit rien évidemment, mais se défoule les nerfs avant de venir rencontrer son vieil ami millionnaire. C’est beau comme ils se retrouvent et partent immédiatement en débat politique qui lui permet d’obtenir un entretien où elle pourra défendre son projet de financement.

Ramon rentre chez lui et découvre qu’Henry l’attend tranquillement, sans la moindre idée des inquiétudes de Ramon et de ses délires récents. Il s’est absenté en oubliant son téléphone, et ne connaissant pas le numéro de Ramon, il n’a rien pu faire.

Alors qu’Henry part travailler, Ramon reçoit la visite de Duc, assez porteur de jugement sur son appartement dans un sale état et sa manière de vivre. Pour changer de sujet, Ramon avoue à Duc qu’il pense avoir vu sa mère biologique lorsqu’il a halluciné, et demande à Duc s’il se souvient de la sienne. Oh, oui, il s’en souvient de sa mère et Carmen choisit ce moment pour lui envoyer un message. Je me demandais où elle était passée elle, c’est cool d’avoir des nouvelles !

Il accepte d’aller prendre un thé avec elle, et c’est top de la retrouver dans la série. Dès qu’il se sent dragué, Duc ressort la carte du « celibate », chasteté à vie, mais il lit bien mal la situation, car Carmen non plus ne se sent pas de re-rentrer dans une relation amoureuse.

Kristen et Navid font leur projet scolaire et ont les mêmes idées que tout le monde, ce qui énerve Kristen. Elle embarque Navid dans un périple différent, avec une soudaine envie de manger ; mais c’est en plein milieu du Ramadan, d’où le titre de l’épisode.

Alors que Kristen raconte à Navid son amour du porno gay, elle aperçoit Henry et décide de le suivre, pour le découvrir dans un squat avec un autre homme qui lui fait un câlin. Mystère, mystère, mais c’est mal barré pour sa fidélité quand il dit à Ramon être en train de travailler.

Du coup, Navid et Kristen attendent 2h qu’Henry sorte de la tente du SDF, leur permettant d’apprendre à se connaître encore un peu plus et laissant Kristen incertaine de ce qu’elle doit faire ou non vis-à-vis de Ramon. Henry, lui, sait très bien ce qu’il doit faire : il retourne chez Ramon et couche avec. Une nouvelle fois, la série nous les présente comme un couple apprenant à se connaître, Henry est bien mystérieux, mais Ramon lui dit qu’il l’aime – sans attendre de retour. C’est frustrant tout ça.

De son côté, Greg pète un énième câble à l’université alors qu’Audrey est occupée à le ghoster. Quand il rentre chez lui le soir, il propose à Audrey un voyage vers une nouvelle destination : l’Antarctique. Et il est à fond dans son idée. Il ferait mieux de se calmer et d’écouter ce qu’Audrey a à lui dire, parce qu’elle est beaucoup trop forte.

Autant je la détestais dans les premiers épisodes, autant dans le précédent, j’ai commencé à l’apprécier. Au début de cet épisode, elle était insupportable de nouveau, mais cette révélation de la trahison de son mari est vraiment puissante et la rend beaucoup trop géniale- c’était inattendu. Elle fout donc Greg à la porte, ce que Kristen entend bien sûr alors qu’elle se repassait la vidéo d’Henry et du SDF. Et franchement, l’actrice joue grave bien la scène où elle entend sa mère mettre son père à la porte et où son monde s’écroule, en fait.

Enfin, Farid pète un câble à cause de ses séances avec Ramon, et je peux comprendre pourquoi, parce que les coïncidences s’avèrent énormes. Sa femme est plus rationnelle que lui (mal ?)heureusement et elle parvient à le calmer… un temps. Elle lui propose de recommencer à prendre ses médicaments et Farid s’inquiète de ce qu’elle a pu dire à leur fils sur son passé. Elle assure n’avoir rien dit, alors il s’isole pour… jouer au jeu de Ramon, bien sûr.

Dedans, il découvre un nouveau niveau avec des papillons et c’est un flashback de son enfance qui lui permet d’avancer le jeu vers… des hommes au dos mutilé, comme le sien. Sa femme s’inquiète de plus en plus pour lui quand elle le voit jouer comme ça et flipper de ce qu’il découvre, mais il faut dire que c’est troublant.

La série repart sur de meilleures pistes, même si je reste très frustré par son mystère principal diffusé par gouttes dans chaque épisode souvent trop long. J’ai aimé dans cette heure presque complète les approfondissements psychologiques et la manière plus réussie d’aborder les sujets de société. Cela paraissait beaucoup moins forcé cette fois et ça apportait de vraies originalités, avec un travail qu’on ne voit pas assez souvent fait à la télévision. Quant à la famille mise en avant par la série, je les aime de plus en plus et accroche en définitive à plus de personnages que prévu !

06.jpgÉpisode 6 – Fight. Death. – 17/20
Te conozco. Como te conozco ?

« Je ne regarderai pas trois épisodes ce soir » disait-il au début de l’épisode 4, « je n’arrive pas à rattraper la série » disait-il en rédigeant les 500 mots du jour, et le voilà à 1h du matin à commencer un épisode de 58 minutes. C’est malin. Et cet épisode commence bien, avec un rêve de Farid où il rencontre la mère de Ramon et parle espagnol. Si une phrase lui reste en tête, il n’arrive pas à l’écrire à son réveil, surtout qu’il tente de l’écrire en anglais, et ça ne fonctionne pas spécialement comme ça. Quant à moi, j’étais ravi, c’était un espagnol assez lent et ça me remettait dans le bain d’une langue qui me manque trop. Je suis plus doué que Farid en espagnol, heureusement, mais il perce assez vite le mystère du rêve où on lui reproche de manger tous les papillons.

Duc passe et repasse devant la maison de Carmen en faisant son « jogging » matinal, qui tient plus du sprint à son rythme. Greg, quant à lui, a dormi dans son bureau à l’université et Michael le réveille avec le manuscrit de Duc et la préface parfaite pour le livre. Il invite Michael à la salle de sport où il a rendez-vous avec Duc qui les entraîne. Michael dépasse totalement les limites et avoue avoir lu le manuscrit de Duc, qu’il aime et qui ressemble beaucoup aux écrits de son père.

Greg profite de ce temps avec Duc et Michael pour leur parler de son frère, tué pendant la guerre près du village de Duc. Et une fois cette scène plus ou moins triste passée, Greg déconne de nouveau en passant la préface de Michael à Duc, la faisant passer pour la sienne… Sympa et pas tordu du tout la relation Michael/Greg, ou la relation Duc/Greg.

En parallèle, Ashley est réveillée par un message d’une amie bienveillante lui envoyant l’interview d’Audrey passant pour une extrémiste blanche ridiculisant le racisme. Elle accuse sa mère dès qu’elle en a l’occasion, surtout vu sa situation actuelle et tous les reproches qu’elle n’a jamais fait sur son éducation.

Venant de sa fille, Audrey est blessée de voir qu’elle n’est ni écoutée, ni comprise, mais la conversation tourne court. Ashley se rend au Krav Maga, où elle se fait une nouvelle amie complétement cinglée avec un flingue dans son sac de sport. Ah les américains.

Une fois de plus, sa journée va encore empirer : elle récupère Haley à l’école et découvre que sa fille a subi des insultes racistes. Bien sûr, la mère de Chloé, l’enfant lui ayant dit qu’elle était un caca, refuse de croire Ashley sur le sujet… et appelle Malcolm dans son dos, mettant en plus Malcolm de son côté alors qu’il est évident que le problème vient de Chloé. En plus, j’ai trouvé Ashley super calme face à la situation, donc elle méritait vraiment que son mari la traite bien mieux que ce qu’il a fait ; même si elle se prend le revers du karma après avoir ignoré les explications de sa mère le matin même.

Ce matin-là, d’ailleurs, Kristen prend un café avec Ramon et lui avoue, avec vidéo à l’appui, qu’elle a vu Henry probablement le tromper. En toute logique, Ramon s’en prend à elle, refusant de voir la possible vérité en face. Je pense qu’il a plus raison que Kristen, mais avec les éléments que l’on a pour l’instant, il est plutôt en tort.

Ramon annule tout de même son rendez-vous avec Farid pour aller mettre la honte à Henry sur son lieu de travail, en bon adulte responsable. Comme il le comprend enfin SDF, il ne supporte pas son mensonge par omission et décide de rompre avec. Voilà qui est fait : il a le cœur brisé et ne sait même pas si Henry a été infidèle ou pas, mais bon. En ce qui me concerne, je reste persuadé que non, mais je suis pressé d’avoir des explications.

Après cette rupture difficile où il récupère sa clé, Ramon se rend dans sa chambre d’enfant où il retrouve ses dessins de quand il était gamin. Outre une obsession pour les papillons, il découvre un dessin de femme avec des traces de griffure sur le visage et un enfant ensanglanté. Étrange. Il préfère dormir dans son ancien lit que de s’en préoccuper toutefois, jusqu’à ce qu’Audrey rentre et console son fils au cœur brisé.

Audrey, elle, se fait embaucher sans le moindre mal par son ancien crush qui est clairement encore amoureux d’elle et lui tolère tout le budget qu’elle veut. Quand elle rentre, elle écoute son fils au cœur brisé plutôt que de se concentrer sur le sien, et lui ment sur sa relation avec son mari.

Pour préserver les apparences, elle demande donc à Greg de ramener la nourriture voulue par Ramon, sans avouer la vérité à ses enfants qui n’ont pas besoin de ça, évidemment. Audrey en profite pour lui dire ce qu’elle pense des gens aux relations adultères, devant Greg qui soutient que l’amour reste le plus important.

De son côté, Kristen vit mal la réaction de son frère et s’en confie à Navid, qui n’a pas spécialement le temps comme il se rend à la prière. Du coup, il embarque Kristen avec lui au minaret et celle-ci se découvre un intérêt soudain pour la religion qui lui permet un moment de calme et de bienveillance, surtout avec la mère de Navid qui s’occupe d’elle.

Pendant ce temps, Farid rend visite à un vieil oncle qui lui permet de prendre conscience que les papillons de son rêve sont bien les biscuits qu’il adorait quand il était enfant.

Le soir, il a le droit à un dîner de famille où Navid et sa mère débattent religion et serment. Farid les interrompt pour donner son opinion sur les rêves et la manière dont nous sommes probablement tous connectés grâce à eux. Il faut dire qu’il a de quoi être perturbé le pauvre.

En fin d’épisode, Duc débarque chez ses parents pour offrir une bouteille à son père, et il découvre au passage que son père trompe sa mère avec une prostituée. S’il y en avait bien un qui n’avait pas besoin de l’apprendre, et surtout comme ça, c’est bien Duc. C’est improbable quand même, parce que Ramon et Kristen sont à l’étage et n’entendent rien.

Duc décide donc de demander un délai supplémentaire pour la préface. Après avoir viré Greg une fois de plus, Audrey monte dans la chambre de sa fille, de nouveau en train d’écouter la Torah. Greg retourne à l’université où Michael l’appelle pour lui dire qu’il est enfin fiancé… et se prend une portière de voiture alors qu’il fonçait à toute allure en vélo. Si j’avais vu venir l’accident stupide pour ce cliffhanger, ça n’en reste pas moins frustrant.

Je viens d’enchaîner trois épisodes, et j’en verrais bien un quatrième. L’ambiance de la série est particulière, le mystère n’avance tellement pas que je doute avoir des réponses un jour, mais c’est prenant et j’ai une sorte de fascination pour ces personnages et ces vies totalement décousues. L’écriture est réussie et aborde des thématiques que je n’ai pas l’habitude de voir dans les séries que je regarde : cette originalité suffit en fait à maintenir mon intérêt malgré les longueurs et problèmes de rythme de la série.

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