Les aspects que j’avais tant aimé dans le livre et que j’attendais justement dans la série sont enfin là, et ça aide la série à gagner en qualité, je trouve. Il y a donc une réflexion un peu intéressante sur les médias et des pistes de ce qui pourraient se passer dans ce genre de cas. C’est un peu glaçant, tout en étant prévisible et assez peu fouillé finalement. On est à la surface de la réflexion, à nous de la développer. Ou pas.
Spoilers
Mélanie annonce au monde entier (bon, OK, à ses abonnés uniquement) le kidnapping de sa fille.
Difficile de demander à une influenceuse de ne pas parler du kidnapping de sa fille ou d’arrêter d’utiliser les réseaux sociaux. Sans surprise, Mélanie finit donc par faire une vidéo pour annoncer le kidnapping de Kimmy et pour demander au ravisseur de ne pas la blesser. Il n’en faut pas plus pour que la France entière s’intéresse à ce cas. C’est si triste et si angoissant comme concept. En vrai, avec les enfants influenceurs, ça ne peut que finir par arriver, non ?
Suspense. Ce qui est sûr, c’est que la police n’apprécie pas trop de se retrouver avec les médias sur le dos. C’est ce qu’ils craignaient et la capitaine fait alors la morale à Mélanie pour éviter que ça ne se reproduise. Le mal est fait : tout le monde sait que Kimmy a disparu – même la concurrence qui n’hésite pas à monétiser des vidéos de soutien, hein. C’est pour ce genre d’idées que j’avais aimé le roman ; c’est pour l’enquête en ligne aussi. Je suis content que la série ne rate pas cet aspect du roman.
J’avais oublié que Mélanie était inspirée de Nabila, mais ça me fait toujours autant rire quand on découvre ça au détour de l’épisode. C’est positif pour la série. En fait, je trouve ce deuxième épisode déjà plus efficace : les mouvements de foule, l’interrogatoire du fils de Mélanie, les commentaires des haters… Tout cela parvient davantage à me convaincre que dans le premier où ça sonnait un peu faux. On a toujours l’aspect téléfilm, mais les personnages commencent à être étoffés comme il faut ; les acteurs trouvent des marques plus efficaces. Ils sont aidés par le script, peut-être, parce que la course contre la montre devient une course aux suspects. Les arrestations pleuvent davantage, on va dire.
L’enquête mène les flics sur un hater en particulier, le Chevalier du titre ; qui assure dans les commentaires qu’il est prêt à violer Mélanie puisqu’elle le demande selon lui. Ah. La soirée du twitch prend une tournure inattendue quand la police débarque pour l’arrêter et j’aime que l’interrogatoire soit vite expédié avec la haine du type qui finit par refaire surface de manière bien brutale. Il y a un vrai commentaire sur les médias, ma foi ; et j’aime bien que la série développe la manière dont les flics deviennent des memes malgré avec eux ; avec ce qu’il faut pour appuyer sur les défauts – la cicatrice. J’aime moins l’utilisation qui est faite du titre de Natasha St Pier. Il fallait bien une chanson pour apporter du soutien à Kimmy, je comprends l’idée, mais je n’aime pas trop ça.
Bon, bref, l’arrestation de Chevalier est streamée en direct, ce qui fait que les journalistes sont rapidement en boucle dessus. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la police relâche le type qui se fait aussitôt harcelé par les journalistes. Le harceleur harcelé, c’est toujours intéressant à voir, je suppose.
Le cliffhanger de l’épisode se concentre sur une deuxième arrestation, un autre suspect – toujours un homme. Il a eu quelques versements de la part de Mélanie et il a surtout plein de photos de Kimmy dans sa chambre. Le suspect idéal. Je vous passe l’intrigue des souris, c’est pas hyper intéressant pour le moment.
Honnêtement, lisez le livre, il est mieux que la série. Ce n’est pas un échec cette série, mais elle a un aspect téléfilm parfois, qui m’a perturbé. Autant j’ai dévoré le livre, autant la série me donne moins envie d’enchaîner les épisodes… alors que bon, c’est le cas d’habitude quand j’aime vraiment une série. Je suis déçu ; je crois que j’en attendais trop simplement.
Nos vidéos font entre 5 et 25 milles vues donc oui c’est possible.
Bon, ça commence un peu mal tout ça : j’aime beaucoup le casting qui n’est fait que de têtes déjà plus que vus au cinéma, mais franchement, il manque un petit quelque chose pour que je sois convaincu. Les premières scènes nous en montrent déjà beaucoup par rapport à mon souvenir du livre : on a directement les images du kidnapping.
On sait immédiatement ce qu’il en est : la première scène nous montre qu’elle est youtubeuse, la deuxième qu’elle joue avec son frère, la troisième qu’elle est kidnappée. Il n’y a plus qu’à comprendre qui est derrière tout ça. Je crois que j’aurais préféré que ce soit un film, tout de même, et je m’inquiète un peu de ce que donnera la deuxième partie du livre au passage.
Bon, la petite est kidnappée et bim, la police intervient. Assez vite, notre détective comprend que c’est un cas un peu particulier qui l’attend : Mélanie Diore, la maman, est une influenceuse à succès. D’accord, la détective n’y connaît rien à Youtube, mais elle sait vite que les médias pourraient débarquer et lui gâcher son enquête. Les voisins ont tous le portable à la main, Mélanie sauve les apparences comme elle peut, mais elle ment à la police – sans qu’on ne sache la nature de son mensonge – et son impact pour le moment. Ce qui est bien, c’est que j’ai oublié le roman moi aussi.
L’enquête commence par la proximité de la petite fille, même si avec autant de suspects, c’est difficile de savoir exactement ce qu’il en est. Les policiers enquêtent donc à l’école ; où une animatrice périscolaire avait décidé de signaler une possible maltraitance de la part de ses parents. Elise, c’est son nom, explique qu’elle s’inquiétait pour l’enfant qui travaille à la maison. Il faut dire quand même que la mère a deux appartements : un où vivre, un second, identique, où travailler.
Tout ça mène inévitablement au mensonge de Mélanie. Comment perdre du temps pour rien : le mari n’était pas à la maison comme sa femme l’expliquait ; il était en train de dormir dans sa voiture sur le parking d’un ancien centre commercial. Ben oui.
Bon, et la qualité de la série dans tout ça ? Je suis mitigé. Je sais que l’histoire m’a vraiment intéressé quand je l’ai lue, mais là, elle n’arrive pas à me passionner autant. Le côté enquête n’est pas rendu de la même manière – je crois que ça passait mieux avec les images dans ma tête. Qu’est-ce qu’il manque ? Peut-être du budget. C’est une bonne série, mais les images ont trop un côté téléfilm. Les looks, aussi, les personnages ont un look qui ne collent pas tout à fait ce que j’imaginais. Peut-être aussi que j’imaginais Melanie Diore plus jeune – attention, hein, j’aime bien l’actrice choisie quand même ; peut-être que le problème est justement que je connais tous les acteurs dans d’autres rôles et qu’ils n’arrivent pas totalement à me convaincre dans celui-ci.
Après, la série parvient tout de même à rendre un côté un peu angoissant avec les heures qui défilent – mais plutôt que de les laisser dans les répliques, ça aurait pu être bien de l’avoir à l’écrit. Après, India Hair est incroyable dans son rôle ; elle me tue à traquer le pédophile ou faire des blagues nazes. J’ai quand même l’impression qu’on développe beaucoup de sous-intrigues dans le simple but de proposer une série plutôt qu’un téléfilm – ou un film.
Chaque inspecteur a donc sa petite vie développée… mais ça n’est pas plus développée que ça dans le roman et la série n’apportera probablement pas grand-chose de plus. Le cliffhanger ? Mélanie reçoit un message du ravisseur avec un vocal de Kimmy… Mouais, y a des moments plus importants dans le roman pour faire guise de cliffhanger.
Salut les Happy Fans, cette série raconte l’histoire d’une disparition problématique : celle d’une petite fille nommée Kimmy Diore – l’enfant d’une influenceuse qui la mettait en scène sur les réseaux sociaux. Pour le meilleur et pour le pire. Je sais, le titre ne vend pas forcément ça. Les anglophones aussi le savent : ce n’est pas pour rien que le titre se traduit en The Disappearance of Kimmy Diore à l’internationale.
Ce que j’en attends…
C’est une série française, alors je ne sais pas trop quoi dire ici : c’est tout l’un ou tout l’autre en général. Parfois, c’est hyper réussi et génial, comme Dix pour Cent, parfois… Disons que la qualité n’est pas au rendez-vous. Pourquoi je regarde alors ?
Déjà, parce que c’est sur Disney + et que c’est facile d’avoir accès aux épisodes. C’est petit, je sais, mais ça a joué sur ma flemme post-maladie (à moins que je ne le sois encore ? Je ne sais pas trop). Ensuite, parce que je suis bon public et que j’ai bon espoir quand même de trouver parfois de bonnes séries un peu par hasard. Il n’y a pas exactement de hasard avec celle-ci cependant, ce serait mentir que de dire le contraire : Kimmy Diore, je connais déjà son histoire, parce que je l’ai dévorée il y a trois ans.
Salut les sériephiles, J’ai une fois de plus été à deux doigts d’oublier l’article du jour, mais ce serait mal me connaître de penser qu’il est possible pour moi de l’oublier totalement. Me voici donc ce soir pour vous parler d’un livre qui a fait des ravages ces dernières semaines parmi mes amis et –…
Eh oui, la série s’inspire d’un livre de Delphine de Vigan, Les enfants sont rois, qui était suffisamment prenant pour que je passe une nuit à le lire – et pour que j’en fasse un article à l’époque. D’ailleurs, on ne va pas se mentir, c’est aussi parce qu’il y a eu des lecteurs du blog pour dénicher cet article depuis une semaine que j’ai eu autant envie de commencer la série.
Est-ce qu’elle est aussi prenante que le livre ? Pas exactement. Mais tout de même, je n’allais pas ne pas regarder. Et du coup, c’est rare, mais je vais vous mettre la critique (pour le coup, il s’agit de critiques express, je ne détaille pas tout) de tous les épisodes en un coup ce soir, comme ça, c’est fait et ça évite que j’oublie de le faire comme avec la saison 5 de The Rookie par exemple. Eh oui.
Honnêtement, lisez le livre, il est mieux que la série. Ce n’est pas un échec cette série, mais elle a un aspect téléfilm parfois, qui m’a perturbé. Autant j’ai dévoré le livre, autant la série me donne moins envie d’enchaîner…
Les aspects que j’avais tant aimé dans le livre et que j’attendais justement dans la série sont enfin là, et ça aide la série à gagner en qualité, je trouve. Il y a donc une réflexion un peu intéressante sur…
Je retrouve bien ce que je pensais du livre : les pistes proposées sont intéressantes et donnent envie de s’y consacrer plus, de développer plein de détails et d’aller au bout de la réflexion. Ce n’est que rarement le cas, parce…
Je ne me souvenais plus qu’il y avait tant de rebondissements dans le livre, et ça a l’avantage de me réserver quelques surprises. L’ensemble est accrocheur, je me souviens pourquoi j’avais autant accroché au roman. Oui, c’est parfois simpliste, non,…
Finalement, c’est vrai qu’il y a un peu trop de rebondissements pour que ça puisse tenir le temps d’un film. La série a l’avantage de développer chaque piste et chaque suspect. Et pour autant, ça reste une mini-série qui soulève…
C’est un épisode de conclusion qui apporte les réponses aux questions posées par l’intrigue, tout en proposant de continuer la réflexion sur les difficultés posées par les réseaux sociaux. À ça, il n’y a pas de vraie réponse à apporter.…
Le titre de l’épisode est on ne peut plus clair et montre les révélations apportées par cet épisode de fin. C’est tout simplement un excellent moyen d’apporter les réponses manquantes, même si, forcément, ça me questionne sur les choix scénaristiques. Il me semble qu’il aurait été possible d’avoir une narration plus claire et facile, tout en étant aussi jouissive. Cet épisode, en plus, se divise en deux grandes parties qui ne parviennent pas à apporter toutes les réponses et me laissent sur ma faim. Je veux une suite.
Spoilers
La vie d’Agatha est pleine de surprises éclairant les huit premiers épisodes d’une nouvelle lueur.
Comme trop souvent, je suis partagé. Bien sûr que j’enchaine sur ce dernier épisode, bien sûr que j’ai envie de faire durer le plaisir, bien sûr que je n’ai pas envie que ce soit la fin de la série. Et pourtant, une fois de plus, il faut me faire une raison.
1750
On sentait bien qu’il fallait que la série nous dévoile le dernier secret d’Agatha, celui qui était mal amené au début de la série : elle a été maman d’un petit garçon. L’épisode commence ainsi par une Agatha qui souffre lors de son accouchement, au beau milieu des bois. Soit. Qui est le père ? Mystère. Ce qui est sûr, c’est qu’au moment d’accoucher, Agatha aperçoit Rio et comprend ce qu’il en est.
Elle est déjà en relation avec Rio à ce moment-là et la voir ne l’enchante pas du tout. Elle comprend que Rio est là pour son bébé. La haine ressentie entre Agatha et Rio, qui semblait pleine d’amour depuis quelques épisodes, s’explique donc ainsi : Rio lui a pris son enfant, évidemment qu’Agatha la déteste. Pourtant, comme indiqué dans l’épisode précédent, Rio a bien laissé du temps à Agatha avec son bébé : il vit donc… mais son temps est compté, plus encore que le nôtre.
Agatha accouche donc, est ravie que ça se fasse sans sortilège, mais ensuite, elle doit le protéger et le faire vivre le plus longtemps possible. C’est pour cela qu’elle se retrouve à tuer les Sept de Salem : elle veut protéger son enfant. Elle gagne la confiance de sorcières qui la font pénétrer dans un cercle de protection, et bim, elle absorbe les pouvoirs de tout le monde. Dommage pour elles : faire confiance à une femme parce qu’elle avait un bébé était vraiment une mauvaise idée.
La Route
En tout cas, Agatha peut ainsi élever son fils pour qu’il l’aide dans ses méfaits : elle comprend que sa bouille d’ange est un vrai moyen pour elle d’obtenir ce qu’elle veut et de survivre plus longtemps. Elle se sert de lui pour commettre ses meurtres pendant des années. Bien sûr, il arrive un moment où Nicholas la questionne tout de même sur ce qu’ils font, ne comprenant pas pourquoi ils ne survivent pas AVEC les sorcières plutôt qu’en les tuant.
Agatha le fait taire, inévitablement, ce qui fait que son fils se met ensuite à chantonner. C’est ainsi que Nicholas et Agatha se retrouvent à inventer ensemble la mélodie de la Route – dont les paroles ne sont pas encore celles qu’on connaît et qu’on nous sort à chaque épisode ou presque. C’est un épisode d’origine qui clarifie vachement la série en tout cas. Le fils et la mère passent de très jolis moments ensemble.
Elle n’a pas tué son fils : elle a gagné plus de temps avec lui et a développé au mieux ses pouvoirs pour le protéger, tout en sachant très bien qu’elle a passé un marché avec la Mort et qu’elle ne pourrait pas le protéger éternellement. Peu à peu, le temps passe, la magie enchante les vies de la mère et du fils et les paroles de la chanson deviennent ce qu’elles sont depuis le départ pour nous. C’est vraiment une excellente chanson, quasiment la moitié du succès de la série reposait dessus tout de même (les paroles sont les titres des épisodes). Ces scénaristes sont forts.
En revanche, Agatha n’aime pas voir Nicholas développer des remords à tuer. Sa maladie se développe, il tousse de plus en plus, refuse de sacrifier de nouvelles sorcières – ou d’aider sa mère à le faire en tout cas – et c’est terrible. Ils finissent par s’endormir ensemble en chantant la chanson… et dans la nuit, Rio vient chercher Nicholas. Oh. Pauvre Agatha. Rio est pourtant pleine d’amour : elle demande même à Nicholas d’embrasser sa mère avant de dormir. Cela ne change pas le fait qu’au réveil, Agatha découvre que son fils est mort.
L’actrice aurait pu gérer la scène et je ne comprends pas trop le choix qui est fait d’un plan large qui casse un peu l’émotion ici, mais bordel, c’est une histoire hyper efficace. Elle n’a rien de foncièrement original, évidemment, mais elle fonctionne et c’est tout ce qu’on en attend après tout. La simplicité est trop souvent oubliée – et elle l’a été dans la série aussi d’ailleurs, parce qu’il aurait été tellement plus simple de commencer la série par-là. Il n’y a pas toujours besoin d’une grande révélation finale pour qu’une histoire soit bien.
Et alors qu’elle enterre son fils en chantonnant, elle est interrompue par une jeune femme, une sorcière, qui a entendu parler de la Route des Sorcières pouvant la récompenser de tout ce qu’elle veut. Agatha saisit aussitôt l’occasion pour réunir un couvent avec elle, leur apprendre la chanson et les mener sur la Route. En théorie. En pratique, elle les insulte et les traite de sorcières minables quand la porte de la Route ne s’ouvre pas pour elles.
Quelle sorcière redoutable : Agatha pousse toutes les sorcières à s’attaquer à elles et elle récupère les pouvoirs de chacune d’entre elles. C’est terrible et terrifiant : on la voit recommencer le même manège, toujours au son de la chanson. C’est si entraînant ! Les siècles passent, puis les décennies ; les looks d’Agatha sont tous plus géniaux les uns que les autres, je chante en chœur avec toutes les sorcières assassinées, et d’un coup d’un seul, nous revoilà au début de la série. Oh bordel. C’est bien mené.
J’ai vraiment envie de revoir la série maintenant, pour voir à quel point les indices étaient là depuis le départ. Agatha, que tout le monde prenait pour une experte de la Route depuis le départ, était donc tout autant néophyte que nous ?
Billy
On peut en revenir à présent au cliffhanger de l’épisode précédent. Ce que Billy voit quand il se retourne ? Agatha, bien sûr. Elle revient sous la forme d’un fantôme on ne peut plus cliché qui se fait peu à peu à sa nouvelle vie – enfin, mort – et a toutes les réponses que Billy souhaite. Enfin, d’ailleurs, je crois qu’il ne souhaite pas vraiment les entendre : Agatha lui confirme que c’est lui qui a rendu réelle la Route. Par conséquent, c’est lui qui est responsable de la mort de Jen et Sharon (qui ?), mais aussi de Lilia (même si c’était son choix, lui rappelle Agatha) ou Alice (ah non, ça c’est Agatha). Agatha s’amuse bien, quand Billy, lui, culpabilise inévitablement de savoir que son esprit a tué des innocentes.
Bien sûr, Agatha lui annonce aussi qu’il a sauvé une vie dans tout ça : celle de Jen. Elle n’est pas morte du tout. Elle a récupéré sa magie et se réveille à proximité de Westview, sortant de terre et s’envolant. Et ça, c’est beau : Agatha avait prévu de tuer tout le monde le premier soir après tout. Ensuite, elle explique à Billy qu’il ferait mieux de s’habituer à tout ça, parce que c’est le prix que paie les sorcières.
Il n’approuve pas du tout cette idée et ce tribut. Ainsi, il décide contre toute attente de retourner chez Agatha pour faire face à nouveau à la Route. J’aime bien le fait qu’Agatha le hante, mais pas trop les effets spéciaux qui lui donnent son aspect fantomatique. Billy fait comme si elle n’existait toujours pas, mais prépare alors un rituel sur les planches menant à la Route. Il trace un pentagramme, installe quelques bougies et utilise finalement son carnet. Avec l’aide du talisman qui appartenait depuis toujours à Agatha – le médaillon avec les cheveux de Nicholas – il se met alors à réciter un sortilège pour bannir Agatha définitivement.
Elle n’en est pas ravie, évidemment, et vit cela comme une vraie trahison. Elle tente bien sûr de faire tout ce qu’elle peut pour empêcher Billy d’aller au bout. Cela lui permet de révéler, après un long temps, qu’elle n’ose pas affronter son fils et que c’est pour ça qu’elle ne souhaite pas aller dans l’au-delà. Oh. C’est plutôt mignon comme tournure des événements. J’ai du mal, cependant, à avoir plein d’empathie pour elle.
De manière surprenante, Agatha parvient alors à récupérer le médaillon des mains de Billy, qui est touché par ce qu’il vient d’apprendre. Il reconnaît enfin qu’il ferait une bonne équipe avec Agatha – un bon duo – même si l’un comme l’autre préfère tuer les couvents qu’ils ont. Billy transforme finalement les planches de la Route en un mémorial pour les trois sorcières mortes à cause d’eux, puis ils sortent ensemble du sous-sol pour retrouver Tommy. C’est un peu simple comme conclusion, mais eh, qu’est-ce que ça fonctionne bien !
Tommy ? Il est ressuscité, en théorie, dans le corps d’un ado sans famille, victime de harcèlement et noyé par d’autres ados. Il a bien besoin d’un frère. Et moi, j’ai bien besoin d’une suite à cette série ! Le générique de fin est vraiment cool, mais eh, je reste sur ma faim. Où est la scène post-générique ?
EN BREF
J’attendais cette série depuis son annonce et elle était clairement à la hauteur de mes attentes. Cela faisait un moment que je n’avais pas autant accroché à la structure d’une série, surtout chez Marvel, précisément parce que les séries n’ont plus des structures de séries. Ici, c’est tout le contraire, exactement comme avec WandaVision. Oh, elle a les défauts habituels des mini-séries, notamment des personnages qu’on n’arrive pas à connaître assez en si peu de temps pour s’y attacher totalement et une narration alambiquée parce qu’on est en 2024, mais ce sont peut-être ses seuls défauts.
Quel plaisir c’était de revenir chaque semaine découvrir un nouvel épisode de cette Route des Sorcières, quel plaisir c’était et c’est encore d’avoir cette chanson en tête et de voir tout ce qu’elle renfermait, quel plaisir enfin de se dire que tout ça fait partie du MCU mais en est pourtant à des kilomètres. Bien sûr, il est question de Wanda, bien sûr, c’est le MCU, mais tout de même, c’est la plus indépendante des séries du MCU pour l’instant… et ça fait du bien, je trouve.
Vous l’aurez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé. Cela ne surpasse pas WandaVision, mais ce sera probablement l’un de mes plus grands coups de cœur de 2024. C’est déjà ça. Et maintenant, j’ai hâte de voir quelle suite sera faite à ce projet – il y a des pistes ouvertes avec Jen, Rio et bien sûr Tommy.