Secret Invasion – S01E02 – Promises – 17/20

Les intrigues se superposent, les mensonges, les manipulations, les identités secrètes se croisent ; la série tient réellement ses promesses… pas comme ses personnages, donc. Je suis plutôt satisfait de ce que propose la série : elle a vite mis en place son univers et ses enjeux, et ça fonctionne de manière plutôt fluide pour le moment. J’attends juste de voir la suite dans l’espoir de voir encore plus d’action, mais ça, c’est peut-être en demander un peu trop.

Spoilers

La communauté internationale s’agite de plus en plus après l’attentat.


The host gets to set the terms of the visitation.

Incroyable ! La série se motive à nous faire un résumé de Captain Marvel maintenant que nous n’en avons plus besoin parce que nous avons tous dû réviser avec le premier épisode. Le résumé est tout de même efficace pour nous réintroduire l’histoire de Soren et Talos, et c’est d’autant plus utile que l’épisode commence en 1997, donc deux ans après ce film.

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

1997

Soren décide d’y présenter Gravik à Fury alors qu’il est encore un enfant à ses yeux, un enfant qui vient de perdre ses parents à cause des Kree. Contre toute attente, Fury décide de faire confiance à Soren et de parler à Gravik, parce que si Soren voit quelque chose en lui, ce n’est probablement pour rien. La scène avance vite pour passer à un discours de Talos, sous forme humaine, à l’ensemble des Skrulls. Il y présente Fury comme un grand héros qui leur permet à tous d’être là, mais le problème, c’est que c’est un héros qui fait une promesse qu’il aura ensuite du mal à tenir. En effet, il promet aux Skrulls que Carol et lui feront tout pour leur trouver une nouvelle planète tant qu’en échange, ils les aideront à protéger la Terre sous forme humaine.

Cela pose un problème, car on sait bien que dans le présent de la série – où l’on est en 2025 – ce n’est toujours pas fait. Cela fournit un motif plutôt légitime à la colère de Gravik et ça ne nous arrange pas trop de nous mettre de son côté quand on sait qu’il est responsable de la mort de Maria Hill. J’espérais tellement qu’elle resterait plus longtemps en vie !

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Les conséquences de l’attentat

De nos jours, c’est donc la merde et l’épisode reprend directement avec ce qui suit l’attentat, à savoir la panique. L’américain au bonnet jaune est vite arrêté par la police – et il a beau clamer qu’il est américain, il va surtout être accusé de terrorisme désormais. Nick Fury aussi est arrêté, mais par Talos heureusement.

Après le générique (je me fais à la musique, mais pas à son horrible look d’IA), nous sommes toujours en Russie. On y découvre des soldats russes dans un train Moscou-Varsovie, à la recherche de Nick Fury. Un américain noir dans un train russe, ce n’est pas bien discret, mais on peut compter sur Talos pour dissimuler sa présence autant qu’il le peut, usant de sa capacité à se transformer en nana sexy pour détourner l’attention.

En revanche, après le passage des soldats, on se retrouve coincés nous aussi dans ce train assez long, avec une scène toute aussi longue entre Talos et Nick. Je vois bien que le but est d’apprendre à les connaître, mais bon, l’anecdote sur le passé de Fury n’apporte pas énormément – nous sommes déjà familier du personnage et on l’aime bien. Plus il parle, moins je le reconnais, en plus : il est par essence un personnage mystérieux dans le MCU, et je préfère qu’il le reste ! Malheureusement, cette scène s’évertue à nous faire nous attacher à lui en ajoutant des couches d’informations personnelles.

Bon, ce n’est pas tout ce que fait cette scène : Nick profite de ce moment pour en apprendre plus sur la situation géopolitique des Skrulls lors de l’invasion des Kree. Plus particulièrement, il aimerait comprendre ce qu’il ne sait pas déjà. C’est ainsi que Talos finit par expliquer à Nick Fury qu’il y a en fait un million de Skrulls sur Terre – tous ceux qui ne sont pas réduits en esclavage, en gros.

Nick est bien légitime aussi quand il s’énerve, mais j’ai du mal à comprendre comment leur arrivée a pu passer si inaperçu, même s’il manquait 50% de la population mondiale. D’ailleurs, il manquait aussi 50% des Skrulls restants normalement… donc il doit encore y avoir 50% dans l’espace ? Le timing n’est pas bien clair !

Ce qui est clair, en revanche, c’est que quand Fury est revenu après avoir disparu cinq ans, il s’est barré bien vite dans l’espace et maintenant, il s’énerve de la trahison de Talos. Pourtant, cette trahison est plutôt logique quand on s’intéresse un peu à son point de vue : il n’avait pas d’autres choix pour sauver son peuple et cela faisait près de trente ans qu’il bossait en vain pour Fury. Evidemment qu’à un moment tu prends des décisions radicales. Je vois pourquoi Fury râle un bon coup, et je sais bien qu’il a raison quand il rappelle que les humains sont incapables de vivre en harmonie sur Terre (difficile de le contredire en ce moment), mais il n’empêche qu’un peuple entier étant en galère… Talos ne semblait pas avoir d’autres choix.

Bizarrement, c’est sans transition que l’on passe d’une scène où Fury est en Russie à une où il est en Angleterre à Londres à parler à Elisabeth Hill, la mère de Maria. La scène est bien foutue, mais sans cette transition, on doute forcément de l’identité de Fury… alors que non, il semble en savoir trop pour que ce ne soit pas lui. Quitte à faire une série, il aurait été sympa de nous expliquer comment il a quitté le pays !

Bon, bref, la scène est plutôt bien écrite pour redonner à Fury la volonté de se battre : il est forcé d’expliquer lui-même à Elisabeth que sa fille est morte à cause de lui, parce que quelqu’un voulait lui faire du mal à lui et que s’en prendre à Maria était une option facile. Par contre, merde, elle est agent du S.H.I.E.L.D, ressuscitez-la d’une manière ou d’une autre ! Et puis, peut-être, montrez-nous davantage d’émotion de la part de Fury ? Il semble déjà l’oublier…

Cela ne semble pas être au programme tout de suite, malheureusement. Comme la mort de Coulson avait motivé les Avengers au départ, celle de Maria permet à Fury d’être motivé à se venger. Et ça tombe bien, parce que la vengeance va inévitablement être un thème de la série : on découvre ainsi que les médias suivent de près la montée en épingle du conflit entre américains et russes. C’est un peu schématique, mais efficace…

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Colonel Rhodes

En parallèle de tout le reste, nous suivons également la trajectoire du colonel Rhodes dans cet épisode. Sans trop de surprise, il se retrouve bombardé de travail quand il doit justifier justement cet emballement médiatique et les événements récents en Russie auprès de la communauté internationale. Un job que personne ne lui enviera, je pense.

Le pauvre est mis en difficulté quand il doit commenter les photographies fournies par la Russie et prouvant la présence de Fury et Hill durant l’attentat. Il s’en tire par quelques pirouettes sur de possibles fakes et des explications fumeuses sur les stratégies qu’ils doivent appliquer, puis il est contacté directement par Fury lui-même. La scène est un peu ridicule, avec des gardes qui le cherchent partout sans le trouver alors même que le commentaire qu’il fait sur le costume de Rhodes ne permet pas de savoir s’il l’avait vu ou non.

En plus, ils font tout ça pour que Fury finisse par donner de lui-même un rendez-vous à Rhodes, rendez-vous au cours duquel personne ne semble vouloir vraiment arrêter ou questionner Fury sur ses agissements récents. Il y a pourtant nombre de questions qui se posent. Finalement, c’est l’inverse qui se produit. Ainsi, Rhodes révèle à Fury qu’il savait depuis quinze ans l’existence des Skrulls et la possible menace qu’ils représentaient, mais en laquelle il ne croyait pas. Le problème, c’est que ce que Fury explique de son côté n’est pas bien crédible non plus, avec une menace qui serait déjà bien plus installée que ce que tous craignaient.

Rhodes a la réaction logique : appelons les Avengers. Il reste un problème : Fury est contre, parce qu’il sait bien que ce n’est pas la solution au problème. Effectivement, difficile de ne pas être d’accord avec lui, parce que les Avengers risqueraient aussi de voir leur identité être volée par des Skrulls pour être des terroristes. Finalement, nous ne sommes pas loin de la menace que posent les intelligences artificielles avec les images faussées.

Rhodes n’aime pas trop le discours de Fury, sans la moindre surprise : Fury est persuadé d’être le seul à pouvoir se battre contre les Skrulls et contre cette invasion secrète. Un égo pareil, c’est trop. Rhodes précise donc à Fury qu’il est viré et qu’il n’a pas d’autres choix que de monter dans la voiture, puis dans l’avion, que le gouvernement américain lui propose. Ce serait mal connaître Fury que de penser qu’il se laisserait faire, toutefois : il n’a aucun mal à se débarrasser du seul garde chargé de l’escorter et à menacer Rhodes d’être toujours présent, quoiqu’il fasse.

Une fois que c’est fait, Fury peut se rendre dans une maison où l’attend… son épouse ? Et c’est une Skrull. On ne sait pas s’il sait que c’est une Skrull et on ne sait pas trop qui elle est. C’est un étrange cliffhanger après celui de la semaine dernière, en plus !

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Gravik

Pendant ce temps, en Russie, G’iah continue de passer son temps avec Gravik – essayant de comprendre comment il avait pu anticiper la présence de Fury au moment de l’attentat. Pas de chance pour elle, sa seule réponse est qu’il avait l’espoir. Il ne manquait plus que ça, le voilà avec un discours digne d’un fanatique religieux.

Ou comme un politique… C’est plutôt comme cela qu’il est présenté dans cet épisode, à emmener G’iah à une réunion probablement secrète avec des politiques hauts placés. Ces derniers lui reprochent d’avoir agi sans l’approbation du conseil et d’avoir tué des dizaines d’innocents, mais Gravik leur rappelle à tous qu’il n’en a rien à foutre : Fury n’a pas tenu sa promesse, alors il est temps pour les Skrulls de reprendre ce qui leur appartient de droit selon lui, à savoir la Terre.

C’est frustrant de vouloir donner raison à Gravik sur une géopolitique si peu réussie de la part de Fury. Il n’a pas géré, c’est tout. Comment en vouloir à Gravik de vouloir une planète pour son peuple ? Juste, ce serait mieux s’il ne s’agissait pas de notre planète, quoi. Trouver une planète vide et vivable dans l’univers, en revanche, c’est un peu compliqué ; d’où les attentats qu’il organise, d’où le coupable idéal qu’était Martin Wallace pour l’attentat en Russie.

À présent, Gravik demande à tout le conseil d’avoir foi en lui, promettant même qu’il a déjà une idée pour lutter contre les Avengers s’ils devaient revenir sur Terre. J’aimerais bien savoir ce qu’il a pu prévoir, mais je doute qu’on puisse voir ça un jour. En attendant, il souhaite se faire élire Général des Skrulls et obtenir les plein pouvoirs – passant pour ça par la complicité d’une autre membre du conseil. Celle-ci explique qu’ils ne sont plus en paix et qu’il faut une nouvelle chaîne de commandement, avec un Général que personne ne remettrait en question.

Le parallèle avec la première scène et la promesse est évident : tous les membres de cette réunion doivent se lever avec un visage de Skrull, pas un visage humain, pour voter pour Gravik. Tous ne le font pas, mais avec un peu d’usage de force, Gravik obtient une large majorité. En fait il n’y en a qu’une pour s’opposer à lui.

On lui propose de s’en aller en paix – et je m’attendais vraiment à ce qu’elle se fasse dégomemr bien rapidement. Ce n’est pourtant pas le cas : Shirley a le temps de prévenir Talos de ce qu’il se passe et du nouveau poste de Général de Gravik. Elle est clairement terrifiée de ce qui est en train de se passer. Moi, j’étais plus terrifié pour elle. Pourtant, elle survit assez longtemps pour pouvoir organiser un rendez-vous entre Talos et Gravik.

La réunion étant terminée, Gravik retourne à sa base avec G’iah, mais celle-ci continue de jouer un double rôle qui n’est pas bien clair si vous voulez mon avis. En effet, on la voit continuer d’espionner ce qu’il se passe dans la base de Gravik, histoire de mieux comprendre les manipulations qui ont lieu. Elle découvre ainsi un laboratoire s’intéressant à divers ADN, puis cherche des informations sur les sujets de ce laboratoire – qui analyse en fait un peu toutes les espèces (y compris Groot, pas touche !). Par contre, G’iah ferait mieux d’apprendre à rester discrète.

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Boucherie

Une autre intrigue s’intéresse de nouveau à Sonya qui, en Russie (j’imagine ?) se rend dans une boucherie où un homme est torturé. L’homme en question est Martin Wallace, plutôt difficile à reconnaître sans son bonnet jaune ! Je me demande tout de même qui est cette Sonya exactement, parce qu’elle est introduite ici comme un personnage d’une importance capitale sans qu’on ne sache trop d’où elle sorte.

C’est sans la moindre hésitation qu’elle coupe un doigt à l’homme qu’elle torture, pour confirmer qu’il n’est pas humain, mais bien Skrulls. Ma foi, c’est radical et rapide. Sonya paraît sacrément méchante d’un coup et Olivia Colman semble s’éclater dans ce rôle. Elle est aussi terriblement efficace quand il s’agit de torture : elle découvre rapidement la vraie identité de l’homme à qui elle parle, puis cherche à en savoir plus sur la localisation de Gravik.

Ce n’est pas si facile pour elle, mais elle finit par trouver un autre angle d’attaque où elle rencontre davantage de succès : elle souhaite savoir ce que Gravik fait précisément. On nous explique donc ce qu’on a vu dans le laboratoire : Gravik cherche à utiliser une machine pour rendre les Skrulls plus forts. Le Skrull refuse un temps de donner le nom du couple marié qui aide Gravik à parvenir à son but, mais il s’agit finalement des Dalton, quand une partie de moi ne pouvait qu’espérer entendre parler de Fitzsimmons (ouais, bon, je sais, ils n’avaient pas spécialement de raison d’être du côté des Skrulls, mais allez savoir).

Sans la moindre surprise, en-dehors de cette pièce, on découvre que Gravik et ses hommes (enfin, ses Skrulls) débarquent eux-aussi à la boucherie pour récupérer ce pauvre alien torturé. Ils ne font pas dans la dentelle pour cela, n’hésitant pas une seconde à faire de la boucherie une vraie boucherie. Sonya se retrouve tout de même avec suffisamment de temps pour s’enfuir par une trappe de secours, comme elle l’avait prévue.

Le Skrull terroriste jure à Gravik qu’il n’a rien dit de compromettant, qu’il n’a fait que mentir à leurs ennemis et Gravik semble le croire. J’avoue que la question se pose : les Dalton existent-ils réellement ?

Nous ne le saurons pas tout de suite. Ce qui est sûr, c’est que le QG secret de Gravik en ville est pris d’assaut quand il essaie d’y retourner, ce qui n’inspire pas trop confiance. Pourtant, le Skrull torturé n’y est pour rien : c’est clairement G’iah qui a passé un coup de fil pour donner la localisation de Gravik… Je trouve ça dingue de voir que Gravik a toute confiance en elle et qu’elle ne réagisse pas non plus quand le Skrull torturé finit par être exécuté sur ordre de Gravik. C’est frustrant tout ça.

Par contre, toutes ces trahisons qui se superposent et qui font douter de tout continuent d’être terriblement efficaces, je trouve. La série a trouvé un ton plein de mystère et est une vraie série d’espionnage. C’est ce que j’en attendais, même si j’aurais aimé une dimension plus super-héroïque également. Cela viendra peut-être avec le temps et avec les épisodes suivants.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Crowded Room – S01E02 – Sanctuary – 17/20

J’aime beaucoup l’ambiance qu’instaure la série et tous les jeux qui se mettent en place pour savoir ce qui peut être réel ou non. Sans ça, ce serait une histoire pas extraordinaire portée par un casting exceptionnel. Avec cet implicite dont on ne sait pourtant encore rien hors de la promotion de la série, je trouve qu’elle parvient à être meilleure qu’elle ne l’est. Et c’est tant mieux.

Spoilers

Rya continue de creuser pour en savoir plus sur Danny – et sur Ariana particulièrement.


They’re cool, I’m good.

J’ai déjà du retard qui s’accumule l’air de rien dans cette mini-série, je me suis donc dit qu’il était bien logique de regarder un épisode sur ma pause déj ce midi, et tant qu’à faire, je publie la critique dans la foulée pour m’éviter de la reléguer à plus tard – plus tard étant apparemment jamais pour quelques autres critiques que j’ai en stock.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Rya

Dès la première scène, on replonge dans l’esthétique très réussie de la série : Rya se rend à l’endroit où son patient s’est réfugié pour mieux le comprendre, et sa voiture jaune dénote totalement dans le paysage. Bon, en écrivant ça, je me dis aussi qu’il faudrait peut-être que je revois les points du Bingo Séries parce que ça fait 20 jours que je n’y ai plus pensé du tout. Une catastrophe, donc.

Si Rya se donne tout ce mal pour entrer chez Danny, c’est peut-être aussi pour tenter de retrouver Ariana et Yitzhak parce que plus personne n’a de nouvelles d’eux. Quand elle entend du bruit à l’étage alors que personne ne lui répond, elle semble avoir espoir de trouver une piste. Pourtant, il est rapidement évident qu’il n’y a personne dans la maison. Cela n’empêche pas Rya de tout fouiller et de découvrir des notes écrites à la main à différents endroits, du sang sur un mur à l’étage et une vitre brisée au rez-de-chaussée. Bref, il y a du mystère et les mouvements de caméra s’amusent bien à jouer de la luminosité pour un effet esthétique qui fonctionne très bien.

J’ai même sursauté quand un oiseau finit par surprendre Rya, j’avoue. J’ai trouvé intéressant la mise en scène, parce que c’était vraiment inattendu – dans un film d’horreur, en revanche, ça aurait été hyper convenu : l’oiseau surgit de la cheminée juste après qu’elle y trouve un carnet de dessin de Danny.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Une nouvelle famille

Nous reprenons ensuite la thérapie avec Danny, qui est après tout ce pourquoi nous sommes là. Je trouve dommage que la promo intensive de la série révèle déjà l’histoire des multiples personnalités, parce que la série semble vouloir nous garder ça à quelques indices dans le magnifique générique. Vraiment, je suis fan de ce qu’ils ont proposé, que ce soit l’esthétique peinture, les transitions d’une image à l’autre ou simplement les indices concernant des moments précis de la série – on commence à en déchiffrer certains maintenant qu’on a vu le premier épisode. Bref. C’est un succès ce générique et je ne dirais jamais assez à quel point j’aime les génériques.

Danny reprend ensuite ses explications à Rya et nous renvoie dans un flashback que je n’imaginais pas du tout : le beau-père et la mère de Danny viennent donc rendre visite à leur fils dans cette maison voisine. Pour moi, ils n’étaient pas du tout au courant qu’il y vivait ! Et pourtant, le beau-père s’énerve contre Danny et lui demande de rentrer avec eux.

De manière surprenante, le beau-père demande aussi à son nouveau colocataire, Yitzhak de rester en-dehors de cette histoire. Mouais. Il le voit arriver, ce qui me fait forcément poser des questions, mais en même temps, nous sommes du point de vue de Danny et le reste de la scène peut tout à fait être viable si Yitzhak est simplement une autre personnalité de Danny. On n’a pas fini de se prendre la tête avec cette série, je pense. En tout cas, Yitzhak menace le beau-père quand il parle mal à la mère de Danny et les parents finissent par abandonner Danny à son sort. Danny confirme tout de même à sa mère qu’il va bien et qu’il est en sécurité avec eux… Aaah.

Yitzhak paraît ensuite étonnamment sympathique avec Danny, lui demandant de respecter simplement les règles de la maison et le laissant faire autrement ce qu’il veut dans la maison. Danny peut ainsi parler un peu avec Ariana dans la cuisine. Cela permet de mieux la découvrir : elle a été sauvée par Yitzhak parce qu’elle en avait autant besoin que Danny et elle est une bonne cuisinière, préparant un sandwich à Danny.

La pauvre Rya doit bien se faire chier à écouter tout ça, mais elle prend consciencieusement un tas de notes et demande à Danny de continuer à raconter tout ce qu’il sait sur Ariana. Le flashback reprend donc pour nous montrer une Ariana qui revient énervée chez eux. Elle met la musique à fond pour pouvoir pleurer sans que personne ne l’entende, mais c’est un échec : Danny l’entend très bien. En plus, c’est sa routine : elle rentre bourrée le soir, fond en larme, tape dans les murs et hop, le lendemain matin, tout va bien.

C’est une routine étrange, et ça dure pendant trois ans d’après Danny. Il compare sa relation à Ariana avec celle de sa mère et son beau-père, ce qui semble indiquer tout de même un intérêt romantique pour elle. Bon. Tout ça nous laisse avec plein de questions et, heureusement pour nous, Rya est là pour les poser : qui payait donc les courses dans cette maison ? Qui payait le loyer ?

Danny a beau répondre que Johnny avait vendu plein de drogue, ça ne peut pas être satisfait pour justifier le paiement de trois ans de loyer ! Les questions de Rya sont clairement des questions destinées à comprendre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, cherchant à comprendre exactement ce qu’il se passe dans sa tête. Et ce n’est pas gagné cette affaire ! Danny est toujours sur la défensive, il cache des choses qu’on ne voit qu’en aperçu dans des flashbacks et affirme qu’il avait une famille avec Ariana et Yitzhak.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Anabelle

Pourtant, quand il reprend son récit, c’est pour expliquer qu’en faisant des courses, il est retombé sur sa copine de lycée – de retour de l’université pour l’été. Aïe, le temps passe trop vite et je sens que ça ne va pas être clair comme chronologie cette affaire. Le flirt entre eux reprend, contre toute attente, et Anabelle prend même le temps de s’excuser pour ce qu’elle a fait. Danny et elle se fixent alors un rencard – et c’est plus qu’inattendu à ce stade de la série.

En sortant du magasin, Danny tombe aussi sur Johnny. Oh bordel. En très peu de temps, Johnny parvient à convaincre Danny de les inviter lui et Mike pour une soirée drogue entre eux. Quelle belle idée, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Les garçons demandent à rencontre Yitzhak et Ariana, mais ils ne sont pas là. En théorie. En pratique, Ariana débarque quand on parle d’elle et elle fait bien comprendre qui elle est… mais ça ne fait que me confirmer que tout ce petit monde n’existe probablement pas.

En plus, c’est ensuite Anabelle qui débarque de nulle part : Danny l’aurait invité à une fête. Elle vient donc avec plein de monde. Il n’a tout de même pas pu inventer l’existence de tant de monde ? Je continue de penser qu’Anabelle existe pour de vrai et qu’elle vit dangereusement avec Danny. Peut-être que je me trompe, mais ce moment où elle arrive et ne parle qu’à lui alors qu’ils sont supposés être quatre ? Et puis, elle est très clairement déstabilisée ? Il y a de quoi, si elle voit Danny parler seul.

Malgré tout, la soirée se passe bien pour Danny et Anabelle, qui finit même dans la chambre du premier à danser. Ils sont alors interrompus par Eden qui sort de nulle part pour les interrompre, mais Anabelle la dégage bien rapidement, parce qu’elle a d’autres intentions. Si elle veut coucher avec Danny, c’est autre chose qui finit par se passer : certes, elle embrasse Danny, mais Ariana finit par arriver dans la pièce et ne pas la quitter. C’est magistralement écrit, parce qu’il est clair qu’Anabelle répond à Ariana, mais en même temps, la conversation se déroule de telle manière qu’Ariana finit par prendre la place de Danny. « Is this ok ? » peut fonctionner comme réplique pour une vraie Ariana qui s’immisce dans le baiser autant que comme une réplique de Danny qui prend son consentement, hein.

Et puis, la scène est loin d’être aussi sexy qu’elle le devrait, parce qu’OK Ariana et Anabelle vont clairement coucher ensemble, mais ça laisse un Danny déprimé sur la touche. Pourtant, le lendemain, il ne dit rien. Non, le lendemain matin, Anabelle câline de nouveau Danny et lui murmure que la nuit précédente était plutôt fun. Je pense vraiment qu’elle n’a pas conscience d’avoir couché avec Ariana, la pauvre.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Ariana

Danny semble un peu paumé avec elle, mais il accepte finalement de l’embrasser, avant de passer la journée avec Ariana. Celle-ci s’excuse de ce qu’il s’est passé la veille, accuse la drogue et s’assure que Danny ne lui en veut pas, avant de passer du temps dans un fast-food, puis au cinéma. C’est là que la journée parfaite prend fin quand un type clairement drogué essaie de parler avec Ariana. Existerait-elle alors ? Rya affirme en tout cas qu’elle est parfaitement instable et c’est dur de ne pas être d’accord avec elle ! L’épisode continue en tout cas de se centrer sur elle, et Danny raconte ensuite une soirée dans un bar/boîte où il n’était pourtant pas.

Danny y a ses habitudes et se fait draguer par une nana à qui elle affirme que c’est sa première fois. On note qu’Ariana se fait appeler Ari, aussi, ce qui donne donc « Harry » si jamais il devait s’agir d’une double personnalité… Mais bon, on apprend aussi qu’Ari a eu un flirt avec un certain Jérôme la cherchant partout. J’en ai de la chance d’avoir pu flirter avec Ari dis-donc ! En attendant, Ariana danse avec la femme qui était en trin de draguer, dans une scène de danse lascive à tout va pour tous les gens de ce club. C’était étrange et long comme scène, mais ça permet finalement à un mec de se faire jeter par Ariana.

Un mec ? Ce n’est pas un random, c’est le fameux Jérôme, et promis, ce n’est pas moi. Je n’ai pas pu m’empêcher de voir cette scène en me posant plein de questions sur sa réalité et sur ce qu’il en était. Jérôme ne permet pas concrètement de savoir si Ariana existe bien, parce qu’il pourrait tout aussi bien être gay après tout. En tout cas, Ari parvient à se réconcilier avec lui en expliquant qu’elle a eu peur de l’intensité de leur relation et ça finit, après une petite danse sexy en boîte, dans les toilettes du bar où les deux personnages couchent ensemble. On note que Jérôme est placé derrière Ariana, qui semble moins ravie que lui de ce qu’il se passe. Humph. Mais du coup, c’est Danny ou pas ?

Dur à dire ! Ce qui est sûr, c’est que ça termine super mal ensuite car Ari accepte finalement que Grace, la nana, l’embrasse, devant un Jérôme qui n’a pas envie de la partager. Ari et Jérôme se font donc virer du bar, et c’est une rupture inévitable qui se déroule entre eux. Etonnant, tout ça. Ariana se fait ensuite draguer dans la rue et s’énerve énormément contre des types qui ont vite peur d’elle.

Elle parvient finalement à rentrer chez elle, pour pleurer une nouvelle fois. Cette fois, cependant, elle décide d’aller demander de l’aide à Danny plutôt que de rester seule dans sa chambre.

On en revient alors au présent pour nous introduire le cliffhanger du jour : Rya pousse Danny à lui en dire plus et à prendre conscience qu’Ari n’est pas si saine d’esprit que ça, et même qu’elle était toxique pour lui. Pourtant, Danny continue de prendre sa défense et de refuser qu’on accuse Ari de quoique ce soit. En poussant encore pour savoir ce que Danny ne lui dit pas, Rya parvient alors à nous libérer un autre flashback étonnant : on y voit Ari se rendre dans une sorte de grange où il semble y avoir quelques cadavres…

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues secondaires qui ne se dévoilent pas encore.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent entre deux feux et choisissent un camp.


I was only a monster when I absolutely needed to be.

Qui est là ? Ben moi apparemment, mais je ne sais pas bien pourquoi. C’est la facilité. On est lundi, quoi de plus normal que de lancer un épisode de la franchise, non ? Le premier épisode ne m’a pas fasciné, mais il avait ses moments et de bons acteurs. Puis, il ne faut apparemment pas sous-estimer la force de l’habitude sur moi !

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

New-York

L’épisode commence par une petite horde de zombies qui souhaite entrer dans le local où Maggie et Negan sont enfermés avec une vieille dame. Il y a clairement un problème de rythme dès cette première scène, avec Maggie qui assure tout sereinement que la femme a pris son sac avec toutes les affaires dont ils ont besoin… Ben, pourquoi vous restez plantés là à attendre que les zombies entrent alors ?

Negan et Maggie pourchassent donc la femme, mais en prenant tout leur temps. Vraiment. Negan tente même de négocier et l’acteur semble n’en avoir rien à foutre ? C’était super étrange comme moment de les voir laisser la femme monter à une échelle et les devancer comme si de rien n’était, juste parce qu’ils la laissaient le faire. Putain, mais pourchassez-les vraiment ?

La course poursuite est étonnante, en plus, parce qu’on sent que la femme les invite à la suivre – ce dont on a confirmation par la suite. Il faut d’abord monter la fameuse échelle du conduit d’ascenseur, avec le petit suspense des zombies au sol sous eux, en plus. C’est bien sympathique tout ça, mais ça ne nous dit pas qui est la femme et, en plus, on ne voit vraiment pas grand-chose tant il fait noir dans ce conduit.

On finit par récupérer de la lumière quand la femme qu’ils pourchassent atteint une fenêtre de l’immeuble et utilise à son tour une tyrolienne, sans la moindre sécurité autre que ses bras hein, pour rejoindre l’immeuble d’en face. C’est donc le mode de transport le plus commun à New-York désormais, mais ça ne donne pas trop envie quand on voit à quel point il est facile de tuer les gens en coupant le fil ou à quel point la musique ajoute du drama et du suspense chaque fois qu’on voit une tyrolienne.

La femme leur renvoie tout de même de quoi traverser eux aussi et au moins, la situation amuse Negan, c’est déjà ça. Maggie est plus frileuse quand il s’agit d’utiliser la tyrolienne, mais ils n’ont pas franchement le choix, surtout qu’un tas de zombies les rattrape. J’aimerais comprendre comment exactement : sont-ils montés à l’échelle ? Ce n’est pas trop possible en théorie, mais dans la dernière saison de la série-mère, on a eu droit à quelques exceptions…

Bon, toujours est-il que Maggie finit par accepter d’utiliser la tyrolienne et de rejoindre Negan de l’autre côté de l’immeuble, mais elle oublie de prendre de l’élan. C’est une bonne idée de la part des scénaristes de nous montrer directement une autre limite de ce mode de transport qui est plus que dangereux, surtout que bien sûr, Maggie est au-dessus d’une autre horde de zombies… Bon, ce n’est pas comme si elle pouvait survivre à une telle chute.

Elle survit toutefois, sans accepter l’aide de Negan, et ça leur permet de rejoindre la vieille dame qui ne parle pas un mot d’anglais apparemment, mais souhaite quand même communiquer avec eux comme elle peut – pour échanger des biens et leur déconseiller de suivre de mauvaises idées. Comme elle s’appelle Esther et répète plein de fois « yallah », j’imagine qu’elle parle hébreu. Si on sait qu’elle parle Esther, ce n’est pas parce qu’elle se présente à notre duo de héros, mais parce qu’elle les emmène tout droit dans un piège : ils rencontrent ainsi des alliés d’Esther qui sont plus sains d’esprit qu’elle apparemment.

Ils sont armés jusqu’aux dents et refusent de faire confiance à Maggie quand elle leur sert ce qui est évidemment un mensonge. Pour une fois, elle aurait pu tenter à peu près de dire la vérité ! En tout cas, Maggie et Negan découvrent tout un campement de survivants dans un immeuble. Ils n’y restent pas vraiment, évidemment, parce qu’ils sont plus rapidement emmenés dans une des salles de bain de l’immeuble où ils sont faits prisonniers.

Finalement, heureusement que Negan est là : c’est lui qui apporte le plus d’intérêt à la série pour le moment. Son attitude désinvolte et le fait qu’il s’amuse face à tout ce qu’il se passe le rend plus intéressant que Maggie pour le moment. Il a aussi plein d’informations sur le Croate, histoire de nous le vendre comme un grand méchant plus méchant que lui. Alors. Bon. Je veux bien que ce soit un méchant, mais s’il a été homme de main de Negan, c’est que Negan a été pire que lui, désolé. Et il se trouve clairement des excuses quand il affirme avoir été un monstre uniquement quand il avait besoin de l’être alors que bon, on l’a vu être un monstre bien des fois sans vraie raison valable.

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

Burazi

Bon, le petit récit sur le monstre qu’a été le Croate a beau être fait par l’excellent conteur qu’est Jeffrey Dean Morgan, ça ne m’a pas captivé outre mesure. On a compris : c’est un méchant, il a tué (et/ou violé ?) une enfant alors que Negan avait donné l’ordre du contraire et Negan s’en est séparé en lui tirant dessus. Ouep.

Negan a évidemment raté son coup quand il a eu l’occasion de lui tirer dessus, se contentant de défigurer ce grand-méchant qui, c’est évident, aura désormais une dent contre lui. Vraiment, Maggie a bien fait de s’allier avec Negan… Bon, allez, elle a bien fait pour de vrai : il a eu la bonne idée de récupérer un os de pigeon et de le tailler, ce qui leur permet finalement de gagner la confiance de leurs geôliers.

Eh oui, ces idiots libèrent Negan et Maggie parce qu’une étrange menace les retrouve : les Burazi. Aucune idée de ce qu’il se passe, en vrai, mais effectivement un commando de motards débarque et s’amuse à vouloir tuer tout le monde. Je ne sais pas, il me semble que dans cette situation, des prisonniers comme Maggie et Negan ne devraient pas tellement intéresser les potes d’Esther

On retrouve Negan tel qu’il l’a toujours été : il emmène son nouvel otage au reste des Burazi pour se montrer comme le monstre qu’il sait être. Son « toc, toc, qui est là ? » est plutôt amusant, que ce soit quand il éclate sa tronche contre des vitres ou quand il annonce de la pluie. En plus, on voit très bien ce qui est sur le point de se passer : la mort d’Esther a réveillé en lui le monstre ; et il assure avoir besoin de l’être à nouveau.

Il égorge alors son otage et faire pleuvoir le sang, puis les tripes sur ses potes. Il fait ça devant une Maggie qui ne dit rien mais observe – et l’actrice joue suffisamment bien pour qu’on la voit osciller entre fascination et terreur de retrouver le Negan des débuts. Moi, je trouve que c’est une bonne chose, parce qu’il faut au moins ça pour que la série puisse se démarquer.

Negan balance ensuite le corps par-dessus le balcon, et personne ne semble prendre la peine d’essayer de tirer sur Negan pendant toute cette scène. Franchement, je suis partagé. Il est terrifiant, d’accord, la scène est excellente, OK, mais je peine à croire que tous les ennemis restent sagement à le regarder comme ça.

Et en même temps, c’est exactement ce qu’il s’était passé quand Negan a tué Glenn… Le fait que Negan soit encore capable d’autant de charisme, le fait que Maggie le laisse faire pour être protégé par lui, ça signifie peut-être que la série a trouvé ce qu’elle voulait raconter. On verra bien mais en tout cas, ça m’a fait plaisir de découvrir cette scène avec l’ancien Negan enfin de retour !

Après tout ça, Maggie et Negan peuvent donc retourner auprès des nouveaux alliés qu’ils se sont faits. Ceux-ci les remercient après une longue veillée et cette fois, on peut enfin avoir une vraie conversation entre eux et Maggie. Cette dernière décide en effet d’expliquer la vérité : le Croate, le psychopathe, Van Gogh… Il a kidnappé son fils et elle veut le retrouver. Sa nouvelle amie, avec une arme méga classe je tiens à le dire, est alors radicale et lui annonce que ça peut se faire, si elle souhaite mourir.

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

Le marshal

Pendant ce temps, le marshal se réveille toujours en vie dans le pressing. Il est entouré de zombies, évidemment, et reste donc sur place un moment, cherchant un moyen de s’en sortir. Pas évident. Il finit par trouver, hors écran, et nous le suivons donc ensuite, en milieu d’épisode, en train de fouiller un immeuble dont il avait l’adresse. Soit.

Il décide alors de défoncer une porte, et je pense bien que j’ai raté une information importante quelque part dans cette affaire. J’ai aussi complètement décroché de cette scène très silencieuse (sympa la musique), à défaut d’y voir grand-chose. Encore une série qui est faite pour être vue dans le noir, apparemment, parce qu’il est plus intéressant de le faire découvrir des cadavres dans l’obscurité alors même qu’il fait jour et qu’il y a une putain de fenêtre en fait.

Bon, on apprend tout de même que le marshal est religieux et j’ai eu l’impression qu’il venait découvrir le cadavre de son père… Il se fait ensuite, une fois de plus, bloquer son chemin par des zombies mais parvient à s’enfuir par la fenêtre, tout ça pour mieux tomber dans un piège bien foutu.

Il reste ainsi coincé toute la journée dans son piège, attirant des zombies qui ne sont pas assez grands pour le mordre. Le piège est évidemment l’œuvre de Burazi, les hommes de main du Croate. C’est le Croate lui-même qui vient libérer le marshal de son piège et lui assure qu’il est en sécurité, mais j’ai comme un doute que les Daft Punk soient là pour être vraiment sympathiques avec lui… On verra bien.

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

Hilltop

Après le générique, on retrouve aussi Ginny et c’était plus qu’inattendue. Enfin, je me doutais bien qu’elle aurait d’autre temps d’écran dans la série, mais pas forcément qu’on la verrait s’intégrer à ce nouveau Hilltop qui semble tout de même beaucoup plus grand qu’avant. Nina la conduit donc à l’école d’Hilltop, parce que oui, il y a une salle de classe.

Nina semble avoir adopté Ginny dans cet épisode, l’accueillant ensuite chez elle – enfin non, chez Maggie, c’est la chambre d’Hershel en fait – et essayant de lui faire comprendre qu’elle considérera un jour Hilltop comme sa famille.

Vous savez ce qu’il manquait à la série pour être encore moins passionnante ? Des flashbacks. Problème réglé dans l’épisode avec une scène nous présentant les liens entre Maggie et son fils – on passe donc de Ginny dans le présent à Hershel dans un passé récent. Ce dernier semble commencer avant l’heure sa crise d’ado, refusant d’aller en cours pour s’entraîner à se battre contre des zombies. C’est clair que ça semble aussi barbant que l’EPS cette affaire. En attendant, c’est ce flashback qui est barbant, avec un ado qui n’aime pas ses dessins et refuse de communiquer avec sa mère. Et puis, je ne sais pas à quoi servent Ginny et Hershel dans la série pour l’instant.

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Crowded Room – S01E01 – Exodus – 16/20

Ce n’est pas le coup de cœur que j’aurais aimé avoir, mais ce n’est pas non plus une série trop ennuyeuse comme je le craignais. Elle a ses longueurs, mais le casting est formidable et la réalisation sauve pas mal de choses à elle seule. J’aime bien l’ambiance qui se dégage de ce premier épisode, mais je ne me vois pas la bingewatcher comme je le pensais faire un temps. Quant aux mystères, ils sont assez minces pour l’instant et j’ai surtout l’impression qu’on nous retarde quelques évidences. La promo de la série en a trop dit, en même temps.

Spoilers

Danny est arrêté après avoir été impliqué dans une fusillade dont il est soupçonné être l’auteur.


Ghost house got itself a ghost

Bon. Dès la première scène, je me suis dit que Tom Holland avait du boulot à faire s’il voulait être un vrai psychopathe et que les cheveux longs ne suffiraient pas… mais en fait, en quelques secondes de métro, la série avait déjà réussi à me convaincre que je n’avais pas affaire à Spiderman.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

La fusillade

La réalisation est très étouffante, avec des gros plans et une caméra possiblement à l’épaule si on en croit les mouvements qu’elle fait pour nous donner l’impression d’être dans le métro nous aussi. Danny, c’est le nom du héros et on le sait déjà, n’y est pas seul apparemment, parlant avec une jeune femme à propos de quelque chose de mystérieux dont on ne sait rien au premier abord. « Arrête de le regarder » lui dit-elle sans qu’on ne sache trop ce qu’il regarde.

Comme elle semble clairement lui indiquer quoi faire et dire tout ce qu’il pense, je me suis mis à douter de l’existence de cette jeune femme assez vite. Nous la suivons pourtant en train d’accompagner Danny en ville et prendre en filature un homme dont on ne sait rien pour le moment. Il est assez vite évident que Danny est là pour le tuer, puisqu’on nous révèle enfin ce qu’il regardait dans le métro : un sac en kraft contenant un flingue. Ah, les États-Unis.

Quand il finit par trouver l’homme qu’ils suivaient avec la femme, Danny sort donc son flingue et… est incapable de tirer. Elle lui prend le pistolet des mains et se met à courir après l’homme, tout en lui tirant dessus plusieurs fois. Danny reste quant à lui paralysé un moment, avant de se mettre à courir après elle et de récupérer l’arme. Il le fait pile à temps pour l’arrivée de la police qui, bien sûr, le soupçonne aussitôt et le pourchasse. Bien. Le doute et la paranoïa peuvent déjà s’installer comme ça.

La fuite mène Danny jusqu’à chez lui où il explose un miroir, histoire qu’on continue de nous indiquer qu’il faut être paranoïaque de tout ce qu’on voit, probablement. Chez lui, Danny tombe sur un coloc qui n’hésite pas à le prendre par le col malgré son flingue et lui reprocher d’avoir fait de la merde – en effet, Ariana n’est pas rentrée. Ah.

Elle s’appelait donc Ariana. Essayons de retenir toutes les informations, je sens que tous les détails auront une importance. Si le colocataire donne un passeport à Danny et lui conseille de fuir, celui-ci ne le fait pas immédiatement, préférant d’abord brûler quelques documents dans sa cheminée. Cela permet à la police de le retrouver et de procéder à son arrestation. Bien. Le mystère est prenant déjà.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

L’interrogatoire

C’est un début efficace, et on enchaîne très rapidement avec un nouveau point de vue : c’en est fini de voir les choses de la perspective de Danny, nous voici désormais du côté des enquêteurs (avec un acteur que j’aime beaucoup et dont je ne savais pas qu’il jouait dans la série ; décidément, ce casting est excellent). L’enquêteur est convaincu d’avoir affaire à un serial killer, d’autant plus qu’Ariana et le propriétaire (pas le colocataire donc !) sont aux abonnés absents eux aussi.

Cependant, il n’a tué personne pour le moment : Danny s’est contenté de tirer dans le vide et de blesser des gens. C’est pour cela que la police fait appel à une professeur, Rya donc, pour examiner Danny et essayer de comprendre s’il est un serial killer ou non.

Le générique est très sympathique. Comme pour Secret Invasion, j’ai l’impression qu’il est généré par une intelligence artificielle, mais ne plus réussi. On dirait vraiment des illustrations de Dixit animées. C’est un voyage magnifique que propose ce générique, la musique est entraînante et plonge dans une atmosphère à la fois inquiétante et onirique, c’est parfait pour un thriller. Franchement, je suis convaincu par les dix premières minutes de la série.

Après le générique, l’intrigue peut donc commencer : on part sur quelque chose d’assez simple, avec la professeur en psychologie qui vient interroger Danny en prison. Elle a une heure pour faire le tour de la question et l’évaluer, tout en cherchant à savoir ce que sont devenus Ariana et Yitzhak (le propriétaire).

Rya commence par poser des questions de base sur Ariana et Yitzhak, puis sur le passé de Danny. Cela ne semble pas évident de le cerner, parce qu’il ne souhaite pas vraiment être dans la coopération. Pourtant, assez vite, il finit par expliquer comment il s’est retrouvé dans la maison où la police l’a arrêté : cela se fait inévitablement à coup de flashbacks.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

Une famille formidable

On commence par un flashback où on le découvre vivre dans une maison américaine bien typique, avec un (beau-)père qui sent bon l’alcoolisme et la violence – même si on ne le voit pas boire – et qui s’énerve parce que Danny prend des douches trop longues. Il s’énerve aussi sur sa femme, gentille épouse en train de préparer le bacon du petit déj. Elle est jeune, bien plus que lui, non ?

Bordel. C’est trop basique, trop cliché, pas bien passionnant. La réalisation sauve un peu les choses, même si le filtre jaune n’est pas des plus agréables et que les mouvements de caméras sont particuliers. On nous confirme rapidement que l’homme est violent et est le beau-père de Danny, puis nous suivons Danny dans une journée typique au lycée.

Ce n’était pas forcément ce que j’imaginais pour cette série. Heureusement, la caméra bouge vite, ce qui permet d’être plongé dans l’intrigue et de ne pas voir le temps passer. Il faut dire aussi que les scènes s’enchaînent assez vite. On nous présente ensuite le personnage de Johnny, le meilleur ami de Danny. Comme il ne va pas en cours avec lui et que la caméra se concentre à nouveau sur des très gros plans où les deux personnages sont ensemble, le doute ne peut que s’immiscer : Johnny existe-t-il vraiment ? J’ai un gros doute.

J’imagine qu’on le saura tôt ou tard et en attendant, j’ai essayé de m’accrocher au fait que Danny se rendait à une soirée étudiante dans un jardin. Il y retrouve un autre ami qui parle à Johnny. Soit il a deux amis imaginaires, soit Johnny existe donc. Pas le temps de vraiment se poser la question qu’on enchaîne sur une scène où Danny aperçoit une certaine Anabelle Stone, dont il tombe immédiatement sous le charme.

Puis, tous les étudiants semblent être bourrés et/ou drogués, avec des danses lascives et pas bien loin de l’onirisme. Quand la nuit tombe, ils ont aussi des bâtons pour faire des étincelles et plein de lucioles autour d’eux dans le jardin… Vraiment, c’est une ambiance étrange. Rapidement, parce que tout va rapidement dans la série apparemment, Anabelle se pointe auprès de Danny pour lui parler et se présenter.

Je ne la trouve pas si magnifique que ça, d’ailleurs, surtout quand on sait que Tom Holland est avec Zendaya, hein. Il perd au change dans la fiction. Finalement, Anabelle et Danny sont interrompus par l’arrivée d’une de ses amies, alors qu’Anabelle espérait pouvoir se droguer avec Danny. Pas de chance, ni l’un i l’autre n’ont un joint. La série s’embarque ensuite dans un petit montage musical de la fête et de la joie de Danny d’avoir parlé à cette jolie fille… mais ce n’est absolument pas ce pour quoi je suis là, moi.

Je m’attends à une série plus sombre, et je sais que je ne me trompe pas. Danny peut donc vite perdre son magnifique sourire quand il rentre chez lui pour mieux tomber sur son beau-père qui l’attendait. Celui-ci est clairement en train de l’espionner pour s’en prendre à lui, mais ce n’est pas ce qu’il se passe : Danny voit en effet une voiture se garer devant la maison fantôme au bout de la rue. De celle-ci sort le fameux Yitzhak, et c’est donc pour cela qu’il raconte tout ça à sa Rya.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

La drogue

Elle lui demande forcément à quel moment il l’a rencontré précisément, et c’est le lendemain que ça s’est fait, avec Johnny et Mike. Les trois garçons se présentent à ce nouveau voisin qui explique venir d’Israël, mais il n’y a toujours pas trace d’Ariana. Et bien sûr, on nous complexifie le récit autant que possible avec quelques allers-retours aux questions de Rya et des aperçus d’autres moments de la vie de Danny. La série introduit plein de pistes et de mystères comme ça… avant de mieux se concentrer sur la vie d’ado de Danny.

C’est un drôle de rythme franchement. Et puis, ce n’est pas passionnant forcément d’avoir la vie banale d’un ado américain avec ses amis idiots. Je veux dire… Johnny leur propose d’acheter de la drogue, encore, parce que c’est l’obsession de tous les jeunes, évidemment. Et je dois bien dire que j’ai décroché de la scène un moment, parce que bon, ça ne me passionnait pas.

Pourtant, on nous proposait un débat passionnant pour savoir si c’était une bonne idée de voler de l’argent au beau-père de Danny. La nuit, celui-ci se décide à aller fouiller la chambre pour découvrir et retenir le code secret d son beau-père, puis il se retrouve à devoir lui prendre son porte-feuille de la poche arrière de son jean alors qu’il dort. Et tout se passe bien pour Danny, évidemment. Il se retrouve ainsi à utiliser la carte de son beau-père pour retirer de l’argent sans autorisation et être bien riche. Youpi !

Il n’a plus qu’à aller au parc pour acheter de la drogue à un certain Angelo. Rien de plus simple, même s’ils croisent quelques flics au passage. Par contre, rien de plus simple, certes, mais aussi rien de plus inutilement long. Comme prévu, l’épisode durant cinquante minutes, il faut bien des longueurs. Les longueurs viennent aussi de la structure même de la série : on nous met Danny en danger quand le dealer est violent, mais on sait bien qu’il ne lui arrivera rien.

Bon, l’ado a en tout cas sa dose d’adrénaline, Johnny reste en arrière pour choper la drogue et hop, on peut enchaîner sur le plan le plus stupide de l’histoire, avec Johnny qui promet de vendre la drogue au lycée. Le but est évidemment pour eux de s’enrichir en revendant la drogue. Ils en ont acheté plein… mais un après-midi suffit à ce que Johnny vende tout. Bien.

Fort de ce succès, Mike parvient même à convaincre Danny d’aller parler à Anabelle. Cette dernière lui présente Eden, qui ne lui dit pas bonjour et est odieuse avec lui, mais ça ne désarme pas totalement Danny. Il raconte toute la drogue qu’il a dans son casier et en profite pour inviter Anabelle à un rencard. Elle accepte et tout, mais elle joue clairement sur deux tableaux quand on voit ensuite Bill, le stéréotype du quaterback, débarquer et être bien proche d’elle. Il est pourtant en couple avec Eden.

Cette dernière, bien sûr, n’a pas hésité à raconter tout ce qu’elle venait d’apprendre sur la drogue dans le casier de Danny à Bill, et hop, le voilà qui se retrouve face à un contrôle de casier de la part du principal. Par chance pour lui, Johnny et Mike veillent au grain et ont pris soin de déplacer et vendre toute la drogue avant ce contrôle. Humph.

C’est plutôt marrant comme mise en scène, avec Bill qui se fait ensuite engueuler par le principal, mais ça me fait inévitablement me poser quelques questions pour savoir qui existe vraiment ou non autour de Danny. Dur d’en être sûr à ce stade de la série. En tout cas, je n’ai pas trop de doute sur Anabelle pour l’instant. On assiste comme prévu au rencard de ces deux-là, avec un joint bien évidemment et avec une étrange manière de Danny de pousser Anabelle sur la balançoire. Qui se met devant la balançoire pour ça, sérieux ?

Bon, l’essentiel, c’est que tout se passe bien pour Danny : il se retrouve bien vite à embrasser Anabelle qui savait ce qu’il voulait de toute manière. Le soir, il peut ainsi la peindre pour lui envoyer son portrait en cadeau. Il met ensuite un joint dans l’enveloppe, parce que pourquoi pas, et l’emmène au lycée, ce qui pue la mauvaise idée au moins autant qu’un joint sent mauvais.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

La fuite

Le problème, c’est qu’Anabelle n’a plus du tout envie de sortir avec Danny après ce premier rencard. Je n’ai bien suivi pourquoi – peut-être n’était-ce qu’un défi ? C’est étrange. Les ados sont étranges de toute manière. Elle n’est pas foutue de l’annoncer elle-même à Danny, préférant envoyer Eden faire le sale boulot. Cette dernière, qui déteste Danny apparemment, n’y va pas de main morte et n’hésite pas à envoyer valser au sol l’enveloppe que Danny lui tend pour qu’elle la remette quand même à Anabelle, qui voit tout ça.

Pour ne rien arranger, le principal passe par-là à ce moment-là et voit un joint rouler hors de l’enveloppe. Voilà donc Danny qui se met à fuir le lycée en courant, comme si ça pouvait suffire à lui éviter les problèmes. Pour ne rien arriver, quand il y arrive, il entend son beau-père laisser un message sur le répondeur pour accuser sa mère de lui avoir volé de l’argent.

Danny décide donc de se barrer de la maison… mais c’est une mauvaise idée : Bill l’y attend, avec quelques-uns de ses amis, pour venir le tabasser, parce qu’il s’est fait virer du lycée à cause de lui. Bien sûr, oui. Cela me paraît excessif d’être viré du lycée juste pour un petit mensonge comme ça, mais c’est surtout complètement con de s’en prendre à Danny comme ça. M’enfin, ça se saurait si les harceleurs étaient malins.

Ils sont rapides en tout cas et n’ont aucun mal à rattraper Danny quand celui-ci court pour leur échapper. S’ils commencent à le tabasser, ils n’ont pas l’occasion d’aller jusqu’au bout : Yitzhak débarque à temps pour les arrêter et tabasser d’abord Bill, puis ses potes. C’est intéressant, parce que ça veut dire que Danny a possiblement réussi à se débarrasser de tous les ados d’un coup.

C’est intéressant aussi parce que ça permet à Danny de rencontrer une nouvelle fois Yitzhak. Ce dernier sait exactement comment le soigner et l’invite également à entrer chez lui où Danny croise pour la toute première fois Ariana. On apprend de plus, en sortant du flashback, que Danny n’est ensuite jamais rentré chez lui, restant plutôt dans cette maison qu’il a considéré ensuite comme une maison.

L’épisode peut alors se terminer sur quelques interrogations de Rya, qui veut savoir où les gens autour de Danny disparaissent tous les uns après les autres, y compris Adam, son meilleur ami d’enfance. C’est une bonne intensité dramatique de fin d’épisode, mais ça n’empêche pas qu’il y a eu des longueurs et qu’on manque, pour l’instant, de perspective pour que l’histoire soit totalement réussie à mon goût.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer