Grey’s Anatomy – S17E09

Épisode 9 – In My Life – 12/20
Malgré tous ses efforts, qui sont vraiment très nombreux dans cet épisode, la série n’arrive pas à me réconcilier avec un personnage que j’aimais beaucoup et qui a été ruiné depuis quelques saisons. Je ne vois pas comment un demi-tour sera possible, même si les pistes proposées ici sont intéressantes. Cela me frustre, et ça me frustre encore plus avec cet épisode qui finit presque par être une parodie des dernières saisons. Il y a bien quelques scènes touchantes, mais elles sont principalement dans le passé du personnage, et ça n’excuse en rien son présent. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pardonner, je sais. C’est un beau message, mais il faut aussi du changement et possiblement des remords sincères pour qu’on avance dans une relation, et là, on en manque encore avec les mêmes défauts qui surgissent encore et encore.

Spoilers

Teddy s’enfonce dans une dépression catatonique dévastatrice et ressasse les vingt dernières années de sa vie.


Maybe skip the grenade next time, it always blows things up !

Oh purée… Voilà littéralement ma première réaction quand j’ai commencé l’épisode. J’avais vraiment envie de le voir, mais pas pour Teddy. Ils ont détruit ce personnage la saison passée, et revoir tous les flashbacks dans lesquels elle s’enferme ne parvient pas à m’attendrir. Elle a pris toutes les mauvaises décisions et se morfond à présent, mais bon, elle n’a que ce qu’elle a provoqué, je ne comprends pas. En tout cas, on la retrouve dans une dépression profonde en ce début d’épisode, et Owen s’en inquiète.

Elle est très clairement catatonique, et même les nouvelles des enfants ne parviennent pas à la réveiller. Ai-je vraiment envie d’un épisode centré sur ce personnage ? Est-ce que les scénaristes espèrent vraiment nous faire nous accrocher à nouveau ce personnage ? Je ne sais pas trop là. Contre toute attente, c’est Amelia qui vient prêter main forte à Owen pour tenter de sortir Teddy de son état catatonique.

Pff. L’épisode va être long si on ne se concentre que là-dessus. En plus, j’avais vu un spoiler qui me donnait vraiment espoir pour cet épisode, mais clairement, ce sera pour un autre épisode, car là, on va passer quarante minutes à gérer les désillusions de Teddy sur sa vie. Celle-ci s’enferme dans un cauchemar à l’hôpital qui est bien étrange.

On y voit Teddy parler à Meredith (cela fait du bien de voir l’actrice comme ça, ailleurs que sur la plage), puis à Andrew qui promène un cadavre qui s’avère finalement être Teddy elle-même. Il faut toutefois opérer ce cadavre, qui finit par être Meredith au bloc opératoire. Teddy est bien incapable de sauver Meredith, mais de toute manière, elle est détournée par des photos du 11 septembre, et ça reste dur vingt ans après !, puis par Alison qui s’enfuit en la voyant.

Forcément, Teddy lui court après jusqu’à un parking où elle retombe sur Meredith la comparant à Amelia. Elle finit malgré tout par monter dans une voiture avec Tommy, plutôt qu’avec Owen avec qui elle devrait se marier. A l’arrière de la voiture, elle retrouve aussi Andrew dont les scénaristes ne peuvent plus se passer maintenant qu’il est mort, franchement. Il n’a jamais eu autant de scènes que depuis qu’il est mort, vraiment, c’est abusé.

La séance de rêve de Teddy l’est tout autant, avec une grenade à la place de son portable, puis avec un réveil auprès de Tommy, dans lequel son enfant débarque, avant qu’elle ne se rende compte qu’elle est en fait enceinte, mais non elle ne l’est plus, parce qu’Owen s’est barré et Tommy se moque pas mal d’elle, mais finalement lui demande de s’enfuir avec elle, avant qu’elle ne lui mette une grenade dans sa main et MAIS PUTAIN MAIS TEDDY EST CHIANTE JUSQUE DANS SES RÊVES ?

J’adorais ce personnage à une époque, et les flashbacks en font un douloureux rappel, nous ramenant même des images de Cristina. La série est si vieille. Finalement, Teddy tente de récrire en permanence l’histoire et en profite pour faire en sorte de ne pas rencontrer Andrew, pour le laisser en vie. Oui, Andrew lui sert ici de guide spirituel et ça lui permet d’être convaincue qu’elle doit convaincre Owen de rester avec elle en Allemagne.

Malheureusement, ça ne suffit pas exactement, puisque même là, elle reste imblairable alors qu’il veut se marier avec elle. Elle en profite pour se confronter à sa bisexualité et à Alison qui est l’amour de sa vie, la trouvaille sortie de nulle part par les scénaristes l’an dernier. Au moins, Teddy semble pouvoir enfin faire son deuil dans son fantasme rêvé.

Ensuite, elle redevient super chiante, à imaginer son mariage avec Owen, interrompu par toutes les ex d’Owen. Elles sont nombreuses en plus, alors ça énerve Teddy de savoir qu’elle est invitée à rendre visite à Cristina, avant qu’Owen finisse par lui avouer que Cristina sera toujours la première dans son cœur, juste avant Amelia. Lol. J’ai l’impression que les scénaristes nous font une parodie des cinq ou six dernières saisons, et ça ne fait qu’insister sur le fait que toute cette intrigue est super chiante.

Ironiquement, Owen n’a jamais été un aussi bon acteur que dans cet épisode, et Teddy aussi, ma foi. Les scénaristes ont déjà fait bien mieux par contre. Je vois qu’ils essaient vraiment de nous proposer un épisode pour nous raccrocher à ce personnage, et au passage en profitent pour nous ramener Andrew, mais ça ne marche pas. Et ça me frustre.

Je suis du genre à adorer les personnages complexes avec une jolie évolution à travers les saisons, mais vraiment, depuis que Teddy est revenue, c’est la catastrophe. En fait, je ne sais pas pourquoi ils ont décidé de la faire revenir alors que clairement, ils n’avaient rien pour elle. Plus on avance, plus on creuse. Un peu comme avec cet épisode qui s’enferme ensuite dans des flashbacks avec Alison aidant Teddy à faire le deuil de ses parents parce que… parce que… Je ne sais pas, il fallait que l’épisode fasse 40 minutes ?

Ah non, il n’en fait que 39. Et c’est encore trop long. C’est triste, ça. Bon, c’est en tout cas dans cette épreuve du deuil de ses parents que Teddy a compris qu’elle avait des sentiments pour Alison. C’est tout mignon et tout, mais ça mène à une culpabilité du personnage qui s’est préparé à aller au travail plutôt que de rester au lit avec l’amour de sa vie.

L’amour de sa vie. Elle a donc passé une seule nuit avec ? Eh beh. C’est quelque chose quand même. Alors que Teddy a voulu aller au boulot, Alison s’est rendue vers les Twin Towers le 11 septembre 2001. C’est vrai que c’est violent, mais tout ce que j’en vois, c’est un personnage qui se tire à elle le drama de tout un pays pour justifier toutes les erreurs et tous les mensonges de sa vie ; et le pire, c’est qu’elle le fait en s’enfermant de nouveau dans un mensonge où elle sauverait la vie d’Alison pour passer à nouveau une super matinée. Soit.

Bon, dans la réalité, autrement, Amelia reste pour aider Owen autant que Teddy. Cette dernière est telle un soldat en état de choc post-traumatique et inquiète Owen qui ne sait pas quoi faire pour elle. Il s’en confie donc à Amelia, parce que qui mieux que son ex pour ça ? Et le pire, c’est qu’ils montent un meuble ensemble avec une Amelia en train de se faire l’avocat du diable – ou en tout cas de Teddy. J’aime Amelia et sa compassion, j’aime qu’elle puisse avoir une vision plus nuancée et affirmer que Teddy a menti sur Alison à cause de son propre choc post-traumatique… mais bon, en tant d’années et alors qu’elle n’a jamais été introduite comme un personnage ayant ce genre de problèmes.

Je ne sais pas, il faut croire que je n’ai pas autant de gentillesse et compassion que je pensais avoir jusqu’ici, parce que ce personnage, je n’arrive pas à lui pardonner – ou plutôt, je ne pardonne pas ce que les scénaristes en ont fait. Dans son rêve, elle s’enferme donc un matin de 11 septembre où tout va bien, jusqu’à ce que plus rien n’aille. Aaaah. Cette scène où les gens crient dans Central Park en découvrant l’horreur de ce qui est en train de se produire était horrible à regarder.

C’est un épisode qui a mis vingt ans à être possible, tout de même, mais même encore aujourd’hui, je trouve ça bien difficile comme intrigue. En plus, tout est présenté comme un cauchemar de Teddy qui fait du plus gros attentat américain son drama personnel avec une Alison qui serait morte quoiqu’il arrive ? Humph. Admettons que ce soit le cas, ce n’est quand même pas son drama personnel, franchement.

Elle m’énerve Teddy. Heureusement qu’Amelia est là dans cet épisode, elle est là pour souligner à Owen qu’il est insupportable aussi, qu’il reproche à Teddy d’avoir sa relation passée à elle comme Owen a Cristina et qu’il ne doit pas rester à la détester. Mieux vaut passer au pardon, ou en tout cas à un état neutre. Je ne sais pas si Owen y arrivera, j’imagine que oui puisqu’il l’a fait avec Amelia comme elle le souligne, mais moi, je vais avoir du mal tant que Teddy continuera à agir comme de la merde tout le temps.

C’est finalement Meredith qui parvient le mieux à résumer le personnage de Teddy et ses défauts : elle court toujours et fuit toute la culpabilité qu’elle ressent, alors qu’elle ne devrait avoir aucune culpabilité, parce qu’elle n’y est pour rien dans les morts d’Alison, Andrea ou même Henry. Oh, nice touch de nous rappeler qu’il a existé. Merci Meredith d’être toujours parfaite et de nous sortir de cet épisode interminable. Teddy se réveille donc au moment où Amelia part de l’appartement et elle se rend aussitôt s’occuper de son bébé qui pleure, ce qui fait bien plaisir à Owen.

Grey’s Anatomy – S17E08

Épisode 8 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.

Spoilers

Les médecins gèrent leur deuil comme ils le peuvent, tout en gardant l’espoir d’une amélioration de l’état de santé de Meredith.



No one ever imagined we would make it this far…

Oui, personne n’imaginait que la série tiendrait aussi longtemps, Meredith, mais c’est horrible tout de même que cet épisode commence par tous les personnages gérant le décès d’Andrew comme ils peuvent. On avait bien besoin d’un autre retour de Derek et du sourire de Mer pour gérer tout ça. Quel plaisir de revenir à la plage avec ce couple culte, honnêtement.

Si tout est beau à voir, on sait toutefois que c’est signe pour Meredith qu’elle va devoir faire un choix entre revenir à la vie ou rester sur la plage avec lui, de qui elle ne peut approcher. Elle a les pieds coincés dans l’eau maintenant qu’elle voit son mari faire de la pêche, et ça fait de la peine à voir. La scène est bien écrite tout de même, avec Derek parlant de ses enfants, et particulièrement cet enfant qu’il n’a jamais pu voir, le pauvre.

De scène en scène, Derek se rapproche peu à peu d’elle, ce qui fait de belles scènes d’éclats de rire tout de même. Dans la réalité, les choses sont moins belles, tout de même : Owen fait le carton des affaires d’Andrew, et je trouve ça bizarre, mais pas autant que Teddy qui a l’impression de voir Andrew quand Cormac vient lui parler. C’est abusé, mais on nous avait dit qu’on reverrait Andrew à l’écran. Après, c’est abusé, mais elle l’a tué sur sa table d’opération, ça peut se tenir.

Enfin, ça, c’est le point de vue de Miranda, hein. Elle demande un rapport d’autopsie pour savoir ce qu’il s’est passé exactement, et ça fait choque un peu tous les médecins qui l’apprennent. Il faut dire que ceux qui l’apprennent sont Owen, Teddy et Richard. Tous ont été liés à son cas médical et Miranda leur en veut : elle a appris ce qu’il se passait trop tard pour faire quoique ce soit.

Richard a toutefois autre chose à faire que de s’opposer à Miranda : il a du mal à vivre la nouvelle du décès de son étudiant préféré, et il s’en confie à Catherine puisqu’ils sont de retour ensemble. Leur couple est chiant, mais quand il est question d’Andrew, ça marche toujours sur moi, même lorsque Catherine insiste pour dire que la vie (et la mort surtout) n’a aucun sens : elle n’a toujours pas de retour de son cancer, alors qu’elle vit avec ce risque désormais.

La bonne nouvelle redonne des forces à Richard : il se rend auprès de Miranda pour lui souligner qu’elle abuse à demander un rapport d’autopsie et forcer les médecins à devoir témoigner sur ce qu’il s’est passé dans le bloc opératoire. Franchement, ça fait partie de ce qu’il faut faire pourtant, ne serait-ce que pour leur tranquillité d’esprit aussi. Richard n’a pas envie de revenir sur tout ça, pourtant, ça fait partie des choses importantes, je trouve, y compris pour la tranquillité d’esprit des médecins concernés.

D’ailleurs, on voit bien que Teddy n’en peut plus du tout. En parallèle, elle cherche vraiment les bonnes nouvelles autant qu’elle peut. Ce ne doit pas être simple de s’occuper de proches : Teddy soigne toujours Meredith, et elle a les bonnes nouvelles qu’elle cherche : son test Covid est revenu négatif et son état s’améliore sensiblement, mais il faut maintenant que son corps résiste à toutes les conséquences et à l’arrêt de la machine qui l’aidait à respirer. Le problème, c’est que Meredith passe du bon temps avec Derek, alors elle ne réagit pas aussi bien que prévu à la baisse des sédatifs. Teddy refuse de prendre le moindre risque, au grand dam de Cormac : pourtant, c’est Meredith et elle vient de perdre Andrew, c’est bien logique.

La vie peut encore être belle, heureusement. Bizarrement, Jo a eu tellement de tristesse dans sa vie qu’elle n’a pas de quoi pleurer pour Andrew, alors que franchement, ils ont été assez proche pour qu’elle soit encore plus au fond du trou, non ? C’est totalement abusé, mais j’ai aimé la scène qui la voit nue dans son lit alors que Jackson est à poil dans son canapé, juste à côté. C’est logique : ils ne veulent pas dormir ensemble, ils sont juste des sex friends après tout. C’est du grand n’importe quoi.

Les enfants de Meredith dansent dans le jardin, loin de se douter de tout ce qu’il se passe dans le monde des adultes. Maggie a bien du mal à donner le change, mais elle a heureusement un mec qui donne tout ce qu’il a pour occuper les enfants et les éloigner des crises de larmes de leur tante.

Si tout va bien pour ce couple-là, ce n’est pas le cas pour Lincoln et Amelia quand cette dernière trouve une bouteille de whisky caché dans la maison, au sein d’une bouteille de vin rouge en plus. Lincoln lui explique qu’il fait ça pour boire un verre de temps en temps dans le garage, en fin de journée, pour décompresser en jouant de la guitare.

Humph, boire seul, ce n’est jamais bon. Le faire en cachette, c’est le début d’un problème… mais puisqu’il vit avec une alcoolique potentielle, je peux comprendre son point de vue. Amelia est quelque peu dans l’abus parce qu’elle lui tombe dessus et ne lui laisse pas vraiment le temps de s’expliquer ; elle le juge directement et le confronte comme alcoolique.

J’imagine que puisqu’elle est dans le programme et marraine elle-même, elle devrait connaître des tactiques moins invasives pour faire prendre conscience du possible problème, non ? Forcément, Lincoln prend très mal cette attaque frontale et se barre, mais pas avant d’avoir assuré qu’il reviendrait. Il a bien du bol, en pleine pandémie, de pouvoir se barrer comme ça. Après tant d’épisodes enfermé chez Meredith, toutefois, je comprends pourquoi il crise aussi vite…

Bien sûr, il se rend aussitôt chez sa meilleure amie, et ça fait du bien d’avoir ce genre de relations et scènes à l’écran : Lincoln y débarque avec sa bouteille de whisky et fait une blague sur Jackson avant même de savoir que Jackson est justement là, elle aussi. Jo est bien ravie de le voir débarquer en tout cas.

Elle vient d’annoncer à Jackson qu’elle voulait changer de spécialité, et elle le fait à présent aussi avec Linc. Jo insiste pour dire qu’elle est heureuse de ne pas être bientôt enceinte, ce qui était une bonne perche humoristique comme Jackson est là, et le trio est plutôt marrant à voir.

En revanche, la bouteille passe de Linc à Jo un peu trop rapidement au goût de Jackson, même s’il ne dit rien. Ces personnages, particulièrement Jo, ont toujours été enclin à se bourrer un peu trop facilement, après tout. Cela va poser problème avec Amelia, c’est inévitable, et il faut souligner tout de même qu’il y a problème avec ces personnages et leur manière de gérer leur consommation d’alcool.

Ce ne sera toutefois pas évoqué plus frontalement que ça par Jackson ou par le reste de l’épisode… mais les scénaristes se gardent des cartouches pour plus tard, je pense. Cela se termine en effet par une scène où Linc et Jo se font un concours de vie la plus triste. Si Jo n’évoque pas directement Alex, elle nous montre bien qu’elle n’est pas loin de la dépression à faire le tour de sa garde-robe toute nouvelle parce qu’elle avait renouvelé tout ça pour faire quelques rencards. La pauvre.

De manière très chouette, Amelia s’occupe l’esprit bien autrement : elle prend soin de Zola et l’aide à faire face à une réalité difficile et horrible. Elle lui propose ainsi un visio avec Meredith, ce que j’ai trouvé tout touchant. Par contre, la tablette qui fonctionne encore sous plastique alors que le médecin l’utilise avec des gants, j’ai du mal à y croire.

Après cette scène, c’est Cormac qui prend le relai et parle à Meredith pour lui dire que ses enfants lui passent un appel chaque jour. Cela perturbe Meredith dans sa conversation avec Derek : elle préfère en effet avoir des nouvelles de ses enfants, et Cormac les lui apporte. C’est à son tour de faire un détour par la plage avec Meredith : après tout, c’est le dernier love interest de Meredith encore debout ou en état de respirer, hein.

Il demande donc à Meredith de se battre pour rester en vie et de revenir à lui. Meredith fait donc le choix de s’éloigner de Derek, et c’est bien triste à voir. Cormac parvient à nous la ramener petit à petit à la vie. C’est déjà ça… Mais ce n’est pas suffisant : il passe tout de même une vidéo du mémorial d’Andrew, évidemment qu’elle préfère rester sur la plage à parler à Derek si Andrew est mort…

Et oui, pendant ce temps, les médecins font ce qu’ils peuvent pour réconforter Carina autant que possible – et se réconforter les uns les autres. Les internes envisagent donc une vidéo d’hommage, mais Helm a du mal à tourner son propre message et elle semble avoir de plus en plus de mal avec la pandémie : elle vit seule, elle n’a pas de love interest, c’est un personnage désespérément seule honnêtement. L’intrigue de cette semaine le montre bien.

Nous suivons aussi Maggie et son nouveau mec qui s’occupe d’un patient effrayé par la pandémie. Il a bien du mal à être à l’hôpital, par peur de choper le virus. L’intrigue a surtout une vocation comique, à nous montrer Maggie en concurrence avec son mec possiblement plus brillant qu’elle (oh, les futurs problèmes !) et un patient qui finit par courir nu dans l’hôpital. Ce potentiel comique insiste toutefois sur l’amour de ce nouveau docteur qui vient d’obtenir quelques droits à l’hôpital grâce à Maggie : il est à fond sur Maggie et il l’observe avec beaucoup d’amour en train de réconforter le patient pour qu’il accepte de se faire soigner, ou en train de consoler Helm.

Ben oui, Helm déprime et a peur de finir comme ce patient car elle n’a plus eu le moindre contact physique avec qui que ce soit depuis deux mois. Maggie force alors Helm à se lever et à se mettre dos à dos avec elle, histoire de déjà la réconforter un peu. Je ne sais pas si l’effet peut être si grand que ça aussi rapidement, mais tant mieux pour elle puisque ça semble faire effet. Si ça peut inspirer aussi les audiences qui regardent ça en plein confinement (possiblement). On sait bien qu’il y a là un véritable enjeu sanitaire et psychologique, les confinements successifs font des dégâts importants, et c’est bien que la série prenne le temps de le souligner.

En attendant, Levi doit gérer son deuil comme il peut, et il le fait en en parlant à Niko pour évacuer sa rage. Celui-ci aussi a du mal à gérer les choses, par contre. Il a pourtant Levi pour parler, mais il se refuse toujours à le faire. Les deux restent en couple malgré tout, mais j’ai vraiment toujours autant de mal avec Niko qui ne semble pas fait pour recevoir tout l’amour que peut lui apporter son mec.

Tant pis pour lui. Levi peut au moins le faire avec Miranda : il la retrouve en train de se cacher au lieu d’aller à la cérémonie organisée pour Andrew. À défaut d’un enterrement, parce qu’il y a le covid qui l’empêche, Andrew a au moins un mémorial. Oh, c’est un mémorial bien particulier, tout de même, avec tout le monde sur le parking de l’hôpital, forcés de garder les distances.

C’est absolument triste à voir, et c’est l’un des pires enterrements de séries je crois, parce que ça en rajoute encore avec la pandémie et avec les manières dont on ne peut plus enterrer les gens aujourd’hui. Tout le monde regarde donc une vidéo où les médecins lui adressent un dernier message vidéo. Un mémorial, quoi.

Certains patients sont là aussi pour voir ce qu’il se passe, et la série fait le bon choix de couper le son pour nous mettre simplement une petite musique qui suffit bien à voir les réactions de tout le monde. Bon alors par contre, les boulets qui prennent une vidéo de ce moment, j’ai du mal. La vidéo se termine par un extrait d’Andrew faisant son entretien d’embauche.

Il y parle de Carina, histoire que ce soit encore un peu plus atroce pour nous, surtout qu’elle est là. L’épisode manque sacrément en intensité de ce côté-là, d’ailleurs, mais c’est parce que Carina a géré sa peine dans Station 19, et je ne peux que vous conseiller l’épisode de cette semaine, ou au moins ces scènes-là, parce que ça rajoute à l’émotion de cet épisode, je trouve. Les personnages pleurent tous en écoutant ça, et il faut bien reconnaître que moi aussi, hein. Cela termine quand même par Andrew qui assure qu’il donnera le meilleur de lui-même…

Après tout ça, la série prend encore le temps d’une réconciliation entre Amelia et Linc, et c’était bien nécessaire. Amelia ne veut plus de secret entre eux, et Linc lui promet de ne plus en faire. J’espère bien.

Sur le parking de l’hôpital, Owen retrouve aussi Teddy, toujours assise sur un trottoir. Elle est complètement déconnectée de la réalité et en phase totale, et il y a de quoi après cet épisode, ma foi. C’est triste de finir sur elle, l’impact aurait été plus grand sans les dernières scènes de l’épisode, si on avait simplement terminé sur le mémorial. Mais bon.

Concernant le deuil de Carina :

Station 19 – S04E07

Épisode 7 – Learning to Fly – 17/20Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré…

Grey’s Anatomy – S17E07

Épisode 7 – Helplessly Hoping – 16/20
Bon ben, pour son retour, la série nous fait du pur Grey’s Anatomy et ça a du mal à passer en milieu de saison comme ça. Avec tout un suspense sur une annulation possible de la série dans les semaines à venir, j’ai vraiment du mal à comprendre les scénaristes sur l’écriture de cette intrigue. Je ne suis pas le seul à ne pas comprendre en tout cas, mais je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne. Encore une fois, en revanche, difficile de mettre une note à cet épisode.

Spoilers

Andrew est entre la vie et la mort après avoir fait en sorte que Cindy soit bien arrêtée.


Cet épisode est la deuxième partie d’un crossover. Pour le comprendre, il faut d’abord voir


I’m not so sure… Are we alive?

Pfiou. Je suis passé à côté des spoilers précis, mais l’énervement et les larmes de tous les fans combinés au cliffhanger de Station 19, je sais déjà que je vais être super énervé. Pour tous les fans de Grey’s Anatomy, vous ne pouvez pas y couper : il faut voir Station 19 avant celui-ci si vous voulez comprendre quelque chose. Je pense sincèrement que leur épisode 6 aurait dû être la mi-saison. Bref.

L’épisode reprend directement par Andrew dans son ambulance, alors que Teddy est heureuse d’être en visio avec sa gamine, que Maggie et Levi sont heureux dans les bras de leurs mecs respectifs et que Jackson fait du sport comme jamais. Au moins, ça nous resitue tout le monde, avant d’en arriver à Meredith sur sa plage au soleil couchant, Bailey veillant sur elle à l’hôpital et Amelia s’inquiétant de ne pas avoir de nouvelles de son autre sœur.

Il faut dire que Maggie est occupée à l’hôtel avec son nouveau mec qui lui apporte le petit déj en room service, alors elle n’a pas trop envie de regarder son téléphone, trop heureuse qu’elle est de savourer son bonheur. Bien sûr, Amelia est hyper stressée de n’avoir aucune nouvelle et s’en confie à Linc dans le jardin, parce que la dernière fois qu’elle n’a pas eu de nouvelle de son frère comme ça, il était en train de mourir. C’est Amelia, bien sûr qu’elle a besoin de balancer tout ce qu’elle a sur le cœur. Le seul problème, c’est que Zola passe par là et l’entend aussi.

C’est absolument fou de la voir coincée dans ce rôle comme ça, la pauvre. Lincoln a les meilleures idées du monde, et il envoie donc Jackson chercher Maggie. C’était plutôt drôle d’avoir Jackson qui se fait ouvrir la porte par le nouveau copain de Maggie et j’ai aimé les quelques scènes où ce personnage se retrouve catapulté dans la vie de Maggie.

Il fonctionne drôlement bien avec Linc et j’aime le voir aussi sympathiser avec Jackson. Ben oui, le copain de Maggie découvre au passage que Jackson est l’ex de Maggie autour d’une bière matinale. La scène était sympathique, c’était nécessaire dans cet épisode. À l’étage de la maison, par contre, Maggie va nous faire une Maggie inévitablement. Elle va s’en vouloir d’avoir raté tout ça, mais au moins, elle laisse parler Amelia qui est perdue sur ce qu’elle doit faire. Elle en a voulu aux adultes du silence de plomb qui régnait sur la mort de son père – mais elle l’avait vu mourir, la situation était différente. Maggie et Amelia décident donc de dire la vérité sur ce qui arrive à Meredith à Zola, et ça, j’ai trouvé que c’était bien écrit.

Dans l’ambulance, Andrew balance son groupe sanguin alors que Ben refuse toujours de faire savoir qu’il a Andrew dans son ambulance. Je ne comprends pas pourquoi, surtout qu’Owen ne met pas longtemps à comprendre que ce n’est pas normal d’avoir Carina dans une ambulance. C’est lui qui se retrouve en charge d’Andrew, avec Levi. Tout ça tourne mal

Helm finit par découvrir la vérité aussi, et ça la choque plus que d’autres apparemment. Ce n’est pas un assez bon médecin apparemment. Elle est un peu traumatisée et se sent forcée d’aller prévenir Weber. Quelle sale journée pour lui aussi, osciller entre Meredith et Andrew, il y a mieux.

S’il savait à quel point ces deux-là sont heureux sur la plage ! Ben oui, Helm dit ça à proximité de Meredith, qui peut donc imaginer Andrew à ses côtés. Et la plage lui va très bien. Ou alors, il est vraiment entre la vie et la mort sur cette plage, allez savoir. Je n’irai plus jamais à la plage de ma vie. En plus, quand Andrew insiste sur cette plage pour dire qu’il ne regrette rien, je crains le pire.

En parallèle, dans l’hôpital, Levi découvre une photo de Cindy sur le portable de Ben, et ça le traumatise bien plus que de savoir Andrew au bloc opératoire. Il demande donc l’aide de Nico pour savoir quoi faire, et ce bâtard reste un bâtard, mais au moins, c’est une bonne chose pour une fois : il conseille à Levi de trouver quelqu’un qui ne soit pas une épave comme lui pour opérer Andrew. Il n’y a personne pour s’occuper de lui en plus : Bailey dort enfin auprès de Meredith, Teddy vient de finir 24h de garde et Richard n’a pas opéré depuis des siècles. Il a bien envie d’être dans l’équipe pourtant.

Dans tout ça, on en oublie bien volontiers Teddy, mais elle est encore dans le casting de la série, malheureusement. Elle se rend donc auprès de Tom, puisque c’est le seul qui ne la déteste pas dans cet hôpital. Effectivement. Il apprend au passage l’état de santé de Meredith, et il en profite pour demander à Teddy de lui avouer qu’elle ne l’a jamais aimé. Allez, hop, détruis ta famille et ton bonheur pour rien.

Malgré tout, c’est elle qu’Owen réclame : Teddy est une chirurgienne habituée à ce genre d’urgences sur le terrain, donc c’est mieux comme ça. Quant à Levi, il se fait remplacer par un autre médecin qui a de l’expérience du côté de la blessure d’Andrew. Richard suit l’opération depuis la galerie et tout semble bien se passer, mais avec cette série, on n’est jamais trop prudents.

Dans la chapelle de l’hôpital, Carina est complètement stressée et allume toutes les bougies possibles. Elle est heureusement avec Maya qui a les bonnes réactions pour une fois et qui peut aider sa copine à gérer toute la merde et le stress qu’Andrew lui provoquent. Franchement, il doit survivre, ce ne peut pas être autrement.

C’est la nouvelle qu’obtient Carina quand Owen et Teddy finissent par arriver pour leur annoncer ça de la manière la plus lente possible. Commence par dire « he’s alive » et voilà le reste après, franchement. Carina ne peut leur faire de câlin, mais elle a Maya alors ça va. Teddy, par contre, ne va pas si bien quand Owen la rejette une fois de plus juste après ça. Tu reçois la haine que tu mérites, Teddy.

Malgré tout, elle se rend encore auprès de Tom, lui ment quand il demande des détails sur le trauma face auquel elle était et lui assure qu’elle l’a vraiment aimé. Pff. Je n’ai jamais autant aimé Tommy que dans cet épisode où il ouvre les yeux à Teddy pour lui faire comprendre qu’il a besoin de savoir qu’elle ne l’a pas aimé et qu’il n’en a rien à foutre de ses vrais sentiments ou de ce qu’elle pense. Il la force donc à dire la vérité qu’il veut entendre, et tant pis si ça fait mal à Teddy. Tant mieux, à vrai dire.

Andrew se réveille donc pour voir sa sœur soulagée de le retrouver en vie, et soulagée de pouvoir lui dire que Cindy est arrêtée, mais aussi le mec qui l’a poignardé. Bien, c’est bon signe. Jusqu’à ce que Carina s’en aille, Owen passe par-là… et hop, Andrew nous fait un petit thumbs up avant de tomber en arrêt cardiaque. On voit la scène venir en plus, et c’est atroce parce qu’il est ouvert d’un coup, en plein milieu de sa chambre. Putain.

On retrouve autrement Jo avec une patiente particulièrement désagréable avec elle : Val… et je ne m’en souvenais pas tellement. Il a fallu que j’aille relire mes articles, un comble. Bref, Val veut juste retrouver son bébé qu’elle ne peut pas voir, alors que le père est aux abonnés absents… Les mois passent trop vite, j’avais vraiment oublié cette intrigue. En tout cas, Cormac n’arrange pas la situation de Jo, parce qu’il a besoin d’opérer Luna.

Cela ne l’arrange pas. Jo fait donc tout ce qu’elle peut pour que Luna puisse voir sa mère au moins. Elle a besoin pour ça de se battre avec un Cormac très à cheval sur les protocoles, mais elle trouve au moins le courage de se battre pour Val et de s’opposer à Cormac, avec qui elle peut sympathiser d’une manière inattendue dans cet épisode.

Elle y arrive juste pour que la mère fasse un arrêt cardiaque au moment où elle allait voir son bébé. La scène se déroulant en même temps que l’arrêt cardiaque d’Andrew, autant vous dire que je n’en avais pas grand-chose à faire. Comment on peut mettre en parallèle cette mère et Andrew ?? Bien sûr la mère finit par mourir malgré tous les efforts de Jo. Luna, elle, peut survivre grâce aux efforts de Cormac… mais à quoi bon ? Pauvre Jo qui se retrouve à faire face à cette orpheline qui n’a jamais eu l’amour de ses parents. C’est horrible.

La mort de Val affecte également beaucoup Levi qui m’a fait de la peine. Il s’en veut d’avoir perdu du temps pour sa vie pour juste se retrouver à bosser non-stop en pleine pandémie mondiale. Il a donc l’impression d’avoir raté sa chance d’être heureux dans la vie, et il a désormais seulement Nico pour l’écouter. Au moins, pour une fois, il l’écoute, c’est déjà ça.

Après tout ça, Bailey se réveille enfin, tout ça pour apprendre ce qui est arrivé à Andrew. Le pauvre est encore en arrêt cardiaque, alors il est de retour sur la plage à tenter de construire un château de sable et de battre la marée montante.

Il n’y arrive pas et profite d’un beau moment avec Meredith sur la plage. Les deux regardent le soleil se coucher, avant qu’ils ne soient interrompus par une femme appelant Andrew sur la plage. Et si elle l’appelle Andrea (son vrai prénom que j’aime beaucoup plus qu’Andrew, d’ailleurs), ce n’est pas Carina pour autant. Non. Il s’agit de sa mère.

Meredith a le temps de dire à Andrew qu’il lui manquera si elle se réveille et lui non, et voilà donc Andrew qui se met à courir vers sa mère. Je n’ai jamais eu autant envie de voir quelqu’un tomber sur une plage. Meredith est tombée, pourquoi Andrew ne se vautre pas lui aussi ? Comment ils peuvent tuer ce personnage ? Est-ce que c’est lui qu’ils voulaient tuer en fin de saison l’an dernier ? Putain, quoi. PUTAIN.

En plus, franchement tuer Andrew… On peut penser à Zola deux secondes ? Nous en tant que fan c’est une chose, mais Zola a ses tantes qui lui avouent la vérité sur Meredith, c’est déjà beaucoup trop. La scène était jolie, au moins, mais c’est too much, même pour cette série. Pourquoi lui ? Ca sort de nulle part.

Owen et Teddy font tout ce qu’ils peuvent pour sauver Andrew, et malgré la meilleure infirmière de tout l’hôpital, Andrew nous fait un arrêt cardiaque de quarante minutes et ne respire pas à nouveau. Mais pourquoi putain ? Et cette scène ridicule où il fait au revoir de la main à Meredith parce qu’il a retrouvé sa mère là ? C’est n’importe quoi cette plage. Je suis énervé. Je suis énervé tout pareil que les autres fans. C’est inadmissible.

Grey’s Anatomy – S17E06

Épisode 6 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.

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Spoilers

Because, yes, even super humans need more than a minute to grieve the loss of a person that made them who they are.

L’épisode de Station 19 diffusé juste avant celui-ci vient de me mettre sur les dents, mais il faut bien enchaîner avec Grey’s qui reprend évidemment sur ses intrigues – avec le covid19 affectant Tom et Meredith – mais aussi sur celles de son spin-off, avec l’arrivée à l’hôpital d’une des victimes de l’épisode que je viens juste de terminer.

Levi et Cormac sont ceux qui s’occupent d’elle. Elle fait un rapide résumé de ce qu’il s’est passé : elle a été kidnappée avec une amie par un type et a du foutre le feu pour pouvoir s’échapper. Elle ne le sait pas encore, mais la mère de sa pote est arrêtée et quelques pompiers le sont aussi. Vic a eu le temps de prévenir Owen tout de même en déposant l’amie, mais j’aurais aimé voir la scène, parce que comment peut-elle reprendre le boulot après ce qu’elle vient de vivre ?

Seattle Pres a fermé ses portes à de nouveaux patients, ce qui fait qu’Owen annonce ensuite à Cormac et Jackson, aussi lié à cette intrigue évidemment, que le kidnappeur va être lui aussi emmené au Grey Sloan. L’angoisse. Enfin, le plus angoissant, c’est encore la gamine qui s’excuse d’avoir été kidnappée et se sent bête d’avoir réussi à s’échapper.

Quoiqu’il en soi, Owen et Levi sont forcés de s’occuper du type, tout de même menotté. Travis est celui qui l’emmène à l’hôpital, et ça doit paraître bizarre qu’il ne soit pas en uniforme, mais pour rappel, il était en jour off. L’homme qu’il emmène nous rappelle qu’il a porté plainte lui aussi contre les gamines qu’il a kidnappé, affirmant qu’elles sont entrées chez lui par effraction.

Ca ne prend pas sur Travis, donc pas sur nos héros de l’hôpital non plus, mais Levi ne se méfie pas assez, clairement. Il accueille une femme qui trainait par là et voulait savoir ce qui est arrivé à cet homme, parce qu’elle lui affirme qu’elle vient d’être agressée. Il est pourtant clair que c’est la femme de l’homme, ou juste une connasse qui est liée au kidnapping. Limite, c’est jouable que l’homme ne soit pas au courant de ce qui se passait dans son sous-sol à ce stade, parce qu’Owen est horrible avec lui.

Levi s’occupe donc de la femme, qui est drôlement intéressée par le type et que je sais que je connais, mais je n’arrive pas à savoir où je l’ai déjà vue. Ma foi, elle ment à Levi, c’est évident, mais comme elle a la main dans sa poche, elle pourrait aussi avoir des envies de meurtre envers ce patient. Le problème, c’est qu’Owen et Amelia sont ceux qui s’occupent de lui, alors je ne’ai pas envie que la série ramène un flingue au milieu de tout ça. Pas Amelia, quoi.

En attendant qu’il se passe quelque chose de dramatique, Maggie peut réconforter la mère d’une des patientes, Amelia peut espérer sauver la vie du type pour le foutre en taule et Jackson peut payer la caution de la mère de Jada, histoire de les réunir ensemble.

La rousse admise à l’hôpital par Levi nous révèle donc que le kidnappeur s’appelle Bob, et la série nous révèle dans un flashback d’où je la connaissais. Je le savais que je l’avais vu il y a peu de temps, mais je cherchais dans une autre série : il s’agit en fait de la même rousse qui s’était fait passer pour la mère d’une patiente d’Andrew. Oh. La série nous sert donc la même intrigue de trafic d’enfants que l’an dernier.

Il fallait bien la terminer cette intrigue… mais ça risque de devoir attendre le mois de mars. Bien sûr, la rousse est là pour surveiller que Bob ne parlera pas et ne dira rien concernant les charges pesant contre lui. Levi fait les choses bien, heureusement, la forçant à parler à un flic. C’est un bon début, ma foi.

Bob ? Amelia parvient à lui sauver la vie, en parlant enfants avec Owen, parce que les enfants leur manquent. Elle a tout de même besoin de temps pour s’en remettre, parce qu’elle sait qu’elle vient de sauver un connard. Elle a la mauvaise idée d’en parler à Maggie – enfin, mauvaise… Disons que ce n’est pas à Maggie de la réconforter sur ce coup-là, parce qu’elle a à gérer une rage bien plus forte que celle d’Amelia. Elle est énervée de voir que tout le monde est énervé face à la situation de Jada et sa copine, mais elle l’est encore plus que ça ne la surprenne pas plus que ça que des ados noires soient kidnappées et que tout le monde s’en foute. Ou que le covid tue bien plus de noirs aux USA et que personne ne s’en soucie – et même que certains ne veulent pas porter de masque.

Je vais répéter ma surprise de la semaine dernière, mais je n’étais pas au courant des stats Covid/Black people. Et ça m’énerve. Comment se fait-il qu’on ne soit pas au courant ? Il y a encore tant de travail à faire sur nous-mêmes (bon, sur moi-même en tout cas, peut-être que vous saviez, vous, lecteurs). En tout cas, si Maggie a tendance à me souler dans ses tirades habituellement, celle-ci est particulière, parce que je sais qu’elle m’est directement adressée. Bon, les scénaristes ne me connaissent pas, hein, mais elle est adressée aux Blancs qui sont à l’ouest sur certaines questions, et j’en fais partie.

Autrement, on a tout de même le droit à une pause dans la panique au tout début de l’épisode avec le réveil de Meredith. Est-ce un chant du cygne avant d’aller plus mal ? Je m’inquiète tout de même, même si tout le monde est soulagée, à commencer par Amelia, qui lui donne des infos sur ses enfants, et Maggie, qui raconte tout à son mec, comme d’habitude.

Elle en parle aussi à Tom, toute heureuse de pouvoir lui annoncer que Meredith va mieux. Cela ne le rassure que partiellement sur sa propre situation, évidemment. Ce ne doit pas être évident, avec un homme encore plus souffrant que lui juste à côté. Le type finit par mourir, le pauvre, ce qui n’aide pas à aller mieux pour Tom. C’est vrai, on n’y pense pas assez : les patients victimes du Coronavirus ont aussi eu à supporter de perdre les inconnus avec qui ils partageaient une chambre.

La série nous ouvre les yeux sur quelques réalités auxquelles on ne pensait pas, tout de même. Tom demande toutefois à venir voir Meredith, parce qu’il est angoissé et la voir va le rassurer. Ils brisent les gestes barrières et se touchent les mains. La scène entre eux est sacrément bonne, parce qu’ils partagent les mêmes angoisses, la même incapacité à sauver des patients et la même détresse d’en voir mourir. Ils sont si tristes de voir d’autres patients mourir – d’ailleurs, j’ai aimé la scène où Mer demande à Deluca des nouvelles de ses patients après huit jours de sommeil – et ça casse la bonne ambiance qu’ils arrivent à avoir de temps en temps. C’est rare que j’aime bien Tom, autant le souligner.

Par contre, je continue de m’inquiéter pour Mer. Et j’ai raison : quand elle entend un code bleu dans la chambre à côté de la sienne, elle n’a pas d’autres choix que de se rendre elle-même dans la chambre pour tenter de sauver la patiente.

Si elle arrive à l’intuber, on ne saura pas ce qu’il adviendra de la patiente immédiatement, parce que Meredith s’effondrera dans les bras d’Helm, inconsciente. Oh non. A ce stade de l’épisode, on sait ce que ça veut dire : tout le monde va recevoir une notification sur son portable pour nous dire que c’est la merde pour elle.

De son côté, Jo a pris les patients de Meredith en charge, ce qui fait qu’elle n’a pas encore eu le temps de parler de ses envies à Richard. Elle n’est pas aidée par la fermeture de Seattle Pres : ayant atteint ses capacités maximales, cet hôpital ne peut pas accueillir plus de monde. Au Grey Sloan, les résidents se retrouvent donc à pouvoir s’occuper de patients ayant le Covid alors que la cafétéria est transformée en salle d’urgence. L’angoisse. Helm, résidente, n’est pas aussi à jour sur les mesures que ses supérieurs, et ça permet de nous rendre Altman encore plus antipathique que dans les cinq premiers épisodes.

C’est quelque chose, tout de même. Il fallait y arriver ! En tout cas, face à une telle urgence, Bailey est toujours présente, évidemment. Elle ne peut pas prendre de congé malgré la mort de sa mère – et l’absence d’enterrement à cause du Covid, au secours – mais elle n’est pas tout à fait en état de travailler non plus. C’est Andrew qui parvient à lui en faire comprendre conscience et à lui dire les bonnes choses. J’ai aimé les scènes entre eux dans cet épisode, surtout que Bailey le complimente sur sa rigueur à se soigner malgré la pandémie, un point important, je pense.

Dans le même genre, Richard fait prendre conscience à Teddy qu’elle a besoin de prendre une pause elle aussi, histoire de comprendre qu’elle est une connasse, en fait. Je résume en quelques mots, mais vraiment, ils ont gâché un personnage que j’aimais bien et je n’arrive pas à les comprendre sur ce coup-là. Et quand Owen reprend le temps de lui parler, voulant lui pardonner ? Elle lui avoue qu’elle était amoureuse de sa Allison, sa « meilleure amie » qui était en fait son ex. Ce n’est pas comme s’ils avaient appelé leur fille comme ça, hein.

Owen finit par éclater de rire en l’apprenant, mais franchement, elle ment tellement tout le temps. Ce qui le fait rire ? Il se rend compte qu’il n’a jamais vraiment connu Teddy et qu’ils ont donné à leur fille le nom d’un mensonge. Evidemment.

C’est à ce moment-là que Teddy reçoit une notification sur l’état de santé de Mer – vraiment, Jo n’est pas prête de pouvoir changer de spécialité, c’est frustrant ; mais j’ai aimé sa scène avec Levi dont je n’ai pas eu l’occasion de parler avant – et Maggie n’est pas là quand Teddy apprend à Bailey, Richard et Amelia qu’il faut mettre Meredith sous respirateur, parce que ses poumons ne tiendront pas. Bailey est contre, parce que Meredith le refusait sauf en cas de dernier recours. Malheureusement, c’est un dernier recours. Maggie ? Elle est occupée à prendre du repos, parce qu’elle en a besoin, et elle peut finir dans les bras de son mec qui vient la voir.

Les cliffhangers sont plutôt bons, mais il va falloir tenir jusqu’à mars. Andrew reconnaît sur le parking de l’hôpital Cindy, la rousse qui avait kidnappé sa patiente avant de l’emmener à l’hôpital. Il décide de la suivre, mais heureusement, ça se fait avec Carina qui passait par là et décide de croire son frère. Ouf. Pressé de savoir comment tout ça finira, mais curieux aussi parce que ça donne un cliffhanger qui suppose une reprise juste après ce qu’il vient de se passer alors que les autres cliffs pouvaient nous faire reprendre quelques mois après pour s’éloigner du covid.

D’ailleurs, le vrai cliffhanger est toutefois de voir Meredith sous respirateur, retournant sur la plage… Bon, ben… Il va falloir attendre quelques mois pour avoir la suite maintenant, c’est malin. Ce début de saison finit par être répétitif concernant le sort de Meredith, et si c’est bien de recentrer la série sur elle, ça pose tout de même problème parce que la série finit par trop négliger les autres personnages.

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