The Last of us – S02E03 – The Path – 16/20

C’est un très bon épisode de transition, mais c’est à peu près tout ce qu’il est. Après le choc de l’épisode précédent, il faut à la fois prendre le temps de s’en remettre en se concentrant un peu sur la psychologie des personnages (c’est parfois maladroit !) et trouver les nouvelles pistes à explorer pour poursuivre la saison 2. L’épisode prend son temps pour tout ça et apporte quelques promesses, mais ce sera pour plus tard.

Spoilers

Ellie doit faire son deuil, et rien de mieux que la vengeance pour ça.

Yeah, I miss him. He meant a lot to me. So, yeah, upset and sad.

N’est-ce pas fantastique d’avoir un week-end en plein milieu de semaine ? Me voilà qui rattrape mon retard de visionnage à pas d’heure. Et encore, j’aurais pu faire bien mieux que juste cet épisode si je m’étais motivé avant, mais non, la flemme l’a emportée un bon moment. N’empêche que. Il fallait bien que je regarde cet épisode à un moment ou un autre, pour voir où la série allait nous emmener – enfin, le jeu, en vrai, parce que la meilleure partie de la série, c’est toujours ce qui vient directement du jeu, j’ai l’impression.

L’épisode recommence peu de temps après le précédent : les portes de la ville sont entourées de cadavres fumants, mais le cadavre qui affecte le plus notre casting, c’est surtout celui de Joel. Il est loin d’être le seul dans la morgue de fortune installée en ville pour faire face à ce qu’il vient de se passer.

Il y a un paquet de morts, mais aussi pas mal de blessés. Il y a un hôpital dont on découvre tout dans cet épisode, à l’occasion d’une scène particulièrement dramatique : Ellie se réveille, se souvient de ce qu’il s’est passé et se met à hurler. Je ne comprends pas la haine que reçoit l’actrice – elle gère particulièrement ce rôle, je trouve. Oui, cette scène de réveil a réussi à me coller plus de frissons que la scène de la mort de Joel.

Post-générique, on se retrouve un bon moment après : la ville est déjà en reconstruction, avec un tas de chantiers. Limite, c’est décevant : on a assisté à une belle scène de destruction, mais on zappe bien trop les conséquences directes à mon goût. Quitte à faire une série, autant développer ça aussi, non ? Et en même temps, allez savoir : ça aurait pu me souler aussi de les voir perdre du temps avec ça.

À la place, je peux écrire que je suis un peu saoulé par la thérapie imposée à Ellie. En vrai, elle a de la chance d’avoir toute une communauté qui s’inquiète pour elle et la force à parler avec une psy, mais j’ai de gros doutes sur la psy en question. C’est celle de Joel et elle n’hésite pas à révéler à Ellie ce que Joel lui a dit lors de leur dernière session. Il est assez évident qu’Ellie pourra faire 2+2 à partir de cette info et saura qu’il a menti concernant sa décision à l’hôpital.

En attendant d’en arriver là, on la voit sortir de l’hôpital, visage fermé au souvenir de Joel, puis retourner chez eux. Là, il y a des tas de messages laissés, un vrai memorial devant la maison. Je ne sais pas : ils n’ont personne d’autres à pleurer ce jour-là ? Personne ne va nous parler des multiples décès qu’il y a forcément eu ?

L’épisode gère plutôt bien la question du deuil de Joel, avec une musique absente ou très discrète lorsqu’Ellie erre dans la maison – mais en même temps, ça me fait bizarre que tout le reste soit zappé, une fois de plus. J’imagine que c’est logique de se concentrer sur Ellie, cela dit. Dans la maison, elle a clairement des souvenirs qui lui reviennent, mais nous ne les avons pas vraiment. Cela rend moins nostalgique que ça ne le pourrait si on avait eu ne serait-ce qu’une ou deux scènes où ils interagissaient dans la maison. Pour le reste, la douleur d’Ellie est bien interprétée et plutôt logique. C’est juste que… Il s’agissait de deux minutes assez longues, je trouve.

Il faut au moins ça pour le deuil de Joel, je sais, mais… J’aurais aimé quelque chose de plus significatif pour nous aussi.

Après ce nécessaire temps de recueillement, on enchaîne sur une scène où Dina vient rendre visite à Ellie. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait : elle venait la voir souvent à l’hôpital. Seulement, maintenant qu’elle est sortie de l’hôpital et après des semaines d’enterrements et reconstruction, Dina est prête à dire une vérité dérangeante : elle a menti à Ellie. Elle a dit ne pas savoir qui étaient les meurtriers de Joel, mais elle a au contraire plein d’infos de ses quelques minutes avec Abby.

Elle a les noms de tout le groupe, elle a vu leur logo WLF et a compris qui ils étaient en faisant le lien avec des histoires sur les Fireflies. Ellie veut aussitôt monter une expédition pour aller buter Abby, mais ça ne se fait pas si simplement : toute la ville est encore traumatisée par ce qu’il s’est passé. Même le frère de Joel n’est pas si motivé à l’idée de partir en guerre comme ça. Malgré tout, il accepte de soutenir le projet d’Ellie au prochain conseil de la mairie.

Il lui propose de passer se recueillir sur la tombe de Joel, accessoirement, mais elle est pressée de partir et de se venger. Allez, on a un enjeu clair pour la saison. Enervée, Ellie passe le reste de son temps à se préparer pour sa vengeance, faisant un peu de sport avec Jesse pour se remettre de ses trois mois d’hospitalisation. TROIS MOIS ? Faut qu’ils arrêtent d’avancer dans le temps comme ça !

Jesse fait désormais partie du conseil et avant de partir, il conseille tout de même à Ellie de ne pas venir énervée pour présenter son projet au conseil municipal : si elle veut que son projet soit voté, il faut qu’elle présente des arguments calmes. Elle doit présenter son projet face à toute la ville, tout de même.

Il faut aussi qu’elle endure quelques sujets qu’elle juge inutiles et les avis de tout le reste de la ville sur ce qui est arrivé à Joel. Laisser repartir seize des meilleurs guerriers de la ville si peu de temps après sa destruction, ça ne plaît pas à tout le monde. S’enfermer dans la vengeance ? C’est mal, il faut être bienveillant. Finalement, ce n’est pas Ellie qui s’énerve le plus : une autre voix s’élève dans la foule, insistant sur le fait que si les meurtriers sont venus une fois, ils risquent fort de revenir. Et l’homme – l’ivrogne homophobe du Nouvel An – balance tout ça avant qu’Ellie ne puisse parler et présenter ses arguments. Et ils sont bons.

C’est rare de voir Ellie si maligne : plutôt que de demander vengeance, elle demande justice. Elle ne comprend pas pourquoi la mort de Joel serait impunie et elle veut, pour le bien de tous que justice soit rendue. Clairement, personne ne s’attendait à ce qu’elle prépare un discours si bien rôdé. Le regard de Dina en dit long. Le vote suit ce beau discours et il paraît presqu’évident que tout le monde votera pour partir en guerre après ça. Pourtant, il n’y a que trois membres du jury qui sont pour – et huit contre. Ellie accepte la défaite bien simplement, je trouve, et ça me paraît surprenant même si elle a dit qu’elle le ferait (et même si je sais qu’elle n’en restera pas là).

Autant j’ai bien aimé la scène du conseil municipal, autant enchaîner sur Tommy et la psy qui papotent des mensonges d’Ellie et qui nous font une séance de psy pour celui qui a peur de suivre le même chemin que son fils là… Flemme. On sait très bien qu’il ira avec Ellie de toute manière. Cette dernière est évidemment en train de se préparer pour partir à Seattle et se venger, parce que c’est son idée fixe.

Elle en oublie de demander de l’aide, alors que certains sont prêts à la suivre, évidemment. On commence par Dina : elle est plus que nécessaire. Ellie est incapable de planifier quoique ce soit pour un si grand voyage : elle ne prend que des armes. Dina, elle, lui conseille d’avoir du matériel médical, de meilleures chaussures que ses converses et elle vient avec un plan. Elle a tout ce qu’il faut pour que le voyage se passe bien, à commencer par les connaissances géographiques nécessaires. Et j’aime bien qu’elle se rende immédiatement si utile à Ellie. Il est difficile de ne pas aimer leur couple immédiatement.

Dina donne rendez-vous à Ellie à trois heures du matin pour partir – mais elle vient avec un allié qu’Ellie n’apprécie pas trop : l’homophobe du Nouvel-An. Celui-ci donne à Ellie une meilleure arme et un peu de matériel, tout en lui permettant aussi de quitter la ville entre deux rondes des gardes. Il boîte trop pour accompagner Dina et Ellie, mais je suis tout de même sacrément surpris de voir qu’elles ne partent que toutes les deux. De la même manière, je suis surpris qu’Ellie prenne le temps de passer par la tombe de Joel avant de partir. C’est une excellente chose, ne nous méprenons pas, mais comme elle a envoyé bouler Tommy avant en disant qu’elle avait autre chose à faire, je ne m’y attendais pas.

Le reste de l’épisode voit Ellie et Dina traverser les USA à dos de cheval. Ce n’est pas forcément des plus passionnants, mais ça rappelle aussi certains moments de la saison 1 où Ellie faisait quelques blagues à Joel. Là, on se retrouve avec Dina qui occupe Ellie à coup de petits jeux et de questions pour mieux la connaître.

Qui dit traversée du pays dit aussi dormir sous la même tente en pleine tempête. Il n’en faut pas plus pour que le souvenir du baiser entre elles reviennent : Dina était bourrée, insiste pour rappeler qu’elle n’est pas lesbienne, mais eh, elle veut savoir si elle embrasse bien. Ellie lui assure que leur baiser n’était qu’un 6/10. Mytho. Elle a clairement envie de recommencer, même si elle sait que Dina et Jesse sont un couple impossible à vraiment séparer. Et effectivement, Dina est de nouveau avec lui – ça n’a aucun sens après la scène où il disait à Ellie qu’il n’était pas dupe concernant Dina.

En parallèle, nous suivons un nouveau groupe dont on ne sait pas grand-chose. Ils se déplacent en silence quasi-total, ont des cicatrices en forme de sourire sur les joues et ont des éclaireurs devant ET derrière eux, pour vérifier qu’ils ne sont pas surveillés. Parmi ces nouveaux personnages, on s’attarde sur une petite fille et son père, et j’ai vite soupiré très fort : évidemment, ce groupe survit en constituant une véritable secte. Ils vénèrent une prophète et tout. Toutes les séries de zombies nous font le coup. Quelle flemme les sous-religions et sectes à force !

La quiétude de la marche est vite perturbée, heureusement pour nous car ça fait du bien d’avoir un peu d’action, par des sifflements d’un des éclaireurs cherchant à prévenir le groupe de l’arrivée d’ennemis.

Le truc, c’est que le lendemain de la tempête, quand Ellie et Dina reprennent la route, elles tombent sur tout ce groupe. Bien que planqués, ils n’ont pas réussi à se protéger d’agresseurs n’hésitant pas à leur tirer dans le dos ou à tuer les enfants – oui, même la gentille petite fille embobinée dans la secte par son père (peut-être ?). Ellie se monte aussitôt la tête et est sûre que c’est Abby et son groupe qui ont fait ça.

Le raccourci est énorme : après des semaines d’hospitalisation, elle pense vraiment que sa petite rando amoureuse va la mettre directement sur la piste d’Abby ? Je veux bien qu’elles se rapprochent de la ville – voyant même des voitures dans les bois et tombant sur l’autoroute – mais je ne peux pas croire qu’elle pense sincèrement tomber si vite sur Abby !

L’épisode se termine alors que les filles arrivent enfin à Seattle – une jolie ville à l’abandon et à moitié détruite. Il n’y a cependant aucun comité d’accueil, y compris de la part des WLF. Elles pensaient qu’on les attaquerait directement, mais ce n’est pas le cas. Pourtant, le cliffhanger nous révèle qu’ils sont bien là à observer la skyline de la ville et à surveiller les mouvements en ville. Dans la ville, il y a vraiment du mouvement : exactement comme le craignaient les filles, il y a toute une petite armée de soldats qui se déplacent à pied et voitures blindées. Mais bon, tout ça sera pour le prochain épisode.

The Last of us – S02E02 – Through the Valley – 20/20

Oula. Je suis bien content de ne pas avoir suivi l’histoire du second jeu et de me laisser totalement surprendre par cet épisode, qui est plus violent et impressionnant que je ne le pensais au premier abord. L’avantage de l’adaptation, je suppose, est que le rythme est très différent de celui d’une série. On se permet plus de liberté dans un jeu vidéo et on peut proposer des grandes scènes impressionnantes dès la deuxième heure de jeu. C’est rarement le cas dans une série. C’est le cas dans celle-ci et ça nous donne donc un épisode construit pour surprendre.

Spoilers

Jackson s’apprête à passer une sacrée journée de merde.

Yeah, I know what happened last night. Can you shut the fu…

Du côté de Jackson, l’épisode commence avec Jesse qui réveille Ellie. Elle se sent un peu conne que ce soit lui qui vienne la chercher pour une mission, principalement parce qu’elle a embrassé son ex la veille. En vrai, ça permet de développer une étrange relation grand frère/petite sœur entre eux, je trouve. Ils m’ont fait rire, jusqu’au moment où la série se sert finalement de ça comme une excuse pour qu’Ellie explique sa relation avec Joel.

Elle assure que malgré le froid entre eux, ils restent dans une relation père/fille et qu’elle préfère encore faire sa patrouille avec lui, sauf que Jesse lui révèle que Joel est déjà parti. Quant à eux, ils doivent se rendre au restaurant de Maria où toute la ville semble réunie. Dès huit heures du matin, superbe. Le but est de faire une petite réunion pour assurer la sécurité du groupe en cas de fuite nécessaire.

Il est tout de même intéressant de voir que Jackson se prépare régulièrement à des attaques de l’extérieur. Maria insiste pour qu’Ellie reste un peu plus : son but est de la forcer à écouter les excuses de son agresseur homophobe de la veille. Allez, c’est bien qu’il fasse ses excuses, je suppose.  Une fois qu’Ellie les entend, elle peut partir enfin en patrouille avec Jesse, malgré une tempête qui se dessine au loin.

Jesse n’est ni météorologue, ni scénariste apparemment : il est sûr que la tempête restera dans les montagnes sans tomber sur la vallée. Cela dit, ça n’aurait aucun intérêt de nous parler d’une tempête si c’était le cas. C’est donc sans trop de surprises qu’une ou deux minutes plus tard, on nous révèle qu’à Jackson la tempête inquiète tout le monde. Toutes les patrouilles sont donc rappelées.

Ce qui est bien, c’est que l’épisode va vite en besogne : Ellie et Jesse sont rapidement coincés dans la tempête de neige et informent Jackson qu’ils vont trouver un abri car ils n’ont pas le temps de faire demi-tour. C’est plutôt cool comme idée et ça permet de les voir interagir ensemble, histoire qu’on comprenne qu’il n’y a pas que du fun et des blagues entre eux : on est dans un monde post-apocalyptique après tout. Jesse raconte ainsi qu’il a perdu son ancien co-équipier, Eugène, tué par Joel et fireflies des tous débuts. Bon, et il y a des masques à gaz transformés en masque à chicha aussi.

Bien sûr, ils finissent par recevoir un appel pour les informer que ni Joel, ni Dina ne sont rentrés. Comme ils sont très liés à ces deux-là, il ne ‘y a même pas besoin de parler : ils se précipitent aussitôt avec pour objectif leur dernière location connue. Ils sont à vingt minutes de celle-ci, et c’est un moment de grand stress pour eux…

Le titre laisse présager un épisode centré sur Abby et la première scène semblait le confirmer, même si ça n’a finalement pas été le cas. Bref, au début de cet épisode, on est de retour en fin de saison 1, dans l’hôpital où elle est à la recherche de quelqu’un et où une autre femme lui conseille d’arrêter ses recherches avant de tomber sur ce qu’elle ne veut pas voir – à savoir un peu de cervelle au sol.

Tout ceci n’est qu’un cauchemar qui permet ensuite de développer un peu son point de vue à elle. Elle n’est pas franchement une méchante, même si elle continue de mener son groupe vers ce qui ressemble de plus en plus à une mission suicide. Au petit matin, le groupe se réveille dans une superbe villa avec une vue de dingue sur la vallée… et sur la ville. Celle-ci est bien plus immense qu’ils ne le pensaient et ça les déroute un peu, surtout qu’il y a un système de protection très au point.

Celui qui me semble être son petit-ami lui dit qu’il a un plan et l’éloigne… ce qui lui permet de révéler aux autres que le plan en question est de la convaincre de laisser tomber sa vengeance. Après tant de temps ? Je ne crois pas, non.

Ainsi, quand Abby voit deux silhouettes à cheval dans la vallée, elle n’hésite pas à les suivre à bonne distance. C’est plutôt intéressant, même si ça suppose que Joel et Dina soient en danger. Le plus grand danger est finalement pour Abby : je n’arrive pas encore à l’aimer, mais la série nous propose une très bonne scène ensuite. C’est tout à fait le genre de scène où on se souvient qu’on est face à une adaptation de jeu vidéo : les effets spéciaux ne coûtent pas cher dans un jeu. Ainsi, Abby tombe dans la neige et glisse d’une falaise… pour mieux atterrir au milieu d’un ensemble de cadavres humains enneigés.

Rien de grave ? Bien sûr que si : ce sont des cadavres d’infectés qui se mettent donc à réagir lorsqu’ils détectent la présence de l’intruse. Hop, voilà les champignons qui s’activent et affaissent d’un seul coup la neige. Abby a une courte longueur d’avance sur une véritable horde de zombies qui se met à lui courir après, d’un coup d’un seul.

Par chance, ils ne savent pas encore se servir d’une échelle : elle peut donc les semer un temps. Ils sont en revanche capable de faire le tour de ce qui semble être une base militaire et de coincer Abby contre un grillage. J’ai l’impression d’avoir déjà vu ça dans The Walking Dead, peut-être avec l’intrigue de la prison… mais qu’importe, ce qui compte, c’est que la série essaie de nous faire compatir avec le sort d’Abby.

Je ne sais pas, elle est là pour tuer le personnage-clé de la saison 1, tout de même. Du coup, quand elle rampe et échappe aux zombies, j’ai presqu’envie qu’elle y reste quand même, ça nous solutionnerait tout. Cela dit, au dernier moment, quand tout semble perdu pour Abby, quelqu’un tire un coup de feu dans la tête des zombies. Quelqu’un ? Joel, bien sûr ! C’était prévisible qu’il serait celui qui la sauve.

Abby ne s’en rend pas compte immédiatement. Elle est sauvée par l’homme qu’elle déteste de toute son âme et elle ne peut rien y faire. Elle rencontre ensuite Dina et tous les trois constatent qu’ils sont coincés : ils ne peuvent pas retourner vers Jackson à cause de la horde d’infectés qui les menace.

Ils n’ont pas d’autres choix que de suivre le plan que leur propose alors Abby : se rendre auprès de ses amis à elle. Hâte de voir leur réaction ! Eh, c’est une bonne intrigue. Je découvre tout ce deuxième volet, et c’est plutôt pas mal, quand même. Le truc, c’est que pendant qu’eux ils s’éloignent de Jackson, dans la ville, tout le monde s’inquiète pour eux : ce sont les seuls en patrouille dont on n’a pas de nouvelles.

Et pour cause : ils ont d’autres chats à fouetter, avec toute une horde d’infectés à leur trousse. En chemin, cependant, ils parviennent à les semer quand ils croisent une autre horde et que les deux s’absorbent l’une l’autre, changeant alors de direction, pour aller vers…

Jackson, où un homme se rend compte aussi que le fungus pousse à proximité de la ville, juste en creusant quand en parallèle, dans la tour d’observation, un autre se rend compte qu’il y a toute une meute d’infectés qui approchent. Ils ne sont qu’à cinq minutes, en plus : la tempête n’a pas permis plus de visibilité que ça. C’est terrifiant, cette histoire… Pour eux. Moi, je suis assez tranquillement sur mon canapé à me dire qu’on ne connaît pas encore assez les personnages pour être pleinement investis dans la catastrophe que ça représente. Ou alors, je les ai oublis en deux ans.

Bon, cela dit, j’aime bien voir toute l’organisation mise en place pour faire face à une horde d’infectés : barricades renforcées, tireurs prêts et barils jetés pour les faire glisser avant de les faire exploser. Faut quand même pas trop mal viser dans la neige – et espérer que les barils soient assez loin pour ne pas tous les exploser.

En vrai, pour un deuxième épisode de saison, c’est déjà méga impressionnant ce déploiement d’effets spéciaux – et je n’étais pas prêt pour la suite. Cela fait du bruit et de la lumière, visibles de très loin : Joel et Dina se rendent compte donc que Jackson est en feu et décide de faire demi-tour. Cela n’arrange toutefois pas Abby qui lui demande plutôt de continuer d’avancer vers ses amis, qui l’aideront à se battre ensuite. J’ai bien peur que ce ne soit pas exactement son plan, mais il lui fait confiance, parce qu’il vient de lui sauver la vie. Tss.

À Jackson, la situation déjà désespérée empire encore comme une sorte d’énorme golem débarque et est capable de pénétrer dans la ville en défonçant les barricades installées. C’est toujours le cas dans toutes les séries de zombies à un moment ou un autre, de toute manière. Des infectés parviennent alors à infiltrer les bâtiments, et les toits également. C’est terrible à voir pour eux et j’ai aimé certains détails, comme notamment une des lignes de défense qui s’amenuise d’un seul coup quand deux hommes avec un lance-flamme sont apeurés face à la horde qui arrive.

Cela dit, c’était peut-être une bonne chose : un troisième se fait attraper pendant qu’il tire et le feu se propage rapidement sur d’autres immeubles. Bref, il y a des morts de tous les côtés, et le méga golem résiste aussi aux balles. Quand il semble vouloir s’en prendre à Maria, Tommy fait exprès d’attirer son attention. C’est si triste. Il se sacrifie très clairement pour sa femme, mais elle reste concentrée sur sa mission : nettoyer la rue. Cela ne dure pas longtemps, malheureusement : très vite, elle est coincée par l’arrivée d’infectés sur le même toit qu’elle. Tommy, quant à lui, est coincé dans une impasse où le méga golem finit par le retrouver – oui, je dis golem à défaut de connaître vraiment son nom.

Tommy croit un temps qu’il va survivre, mais même le lance-flamme n’arrête pas le champignon géant. La tension est là et elle fonctionne bien, surtout quand Tommy est à court de gaz. C’est atroce d’envisager de mourir comme ça, mais la série met tellement de temps à y parvenir qu’on comprend que Tommy va survivre. Le golem s’écrase ainsi à un millimètre de lui. Ah, les séries !

En parallèle, Maria décide d’aller libérer les chiens pour qu’ils s’attaquent aussi aux infectés. C’est une nouvelle ligne d’offensive très efficace et de sacrés effets spéciaux encore, et ça suffira à faire le taf pour sauver la ville… mais à quel prix ? Elle est en grande partie détruite.

Tout ça n’est évidemment pas le pire de l’épisode, qui cumule encore en tension par la suite. En effet, plus haut dans les montagnes, Joel et Dina arrivent à destination avec Abby. Ils sont tous les trois frigorifiés, et particulièrement Dina apparemment. Alors que tout le groupe vient en aide à Dina et Joel, notamment parce qu’Abby leur demande, Abby révèle soudainement qu’ils ont affaire à Joel. Dina qui est frigorifiée avait commencé à faire les maths et compris à qui ils avaient affaire, mais c’est trop tard. Abby ordonne qu’on endorme Dina (pour une seule petite heure) et révèle son identité à Joel. Il comprend qu’il a affaire à des Fireflies et qu’il est totalement à leur merci.

Abby lui demande de ne dire que la vérité où elle tuera Dina. Par conséquent, c’est ce qu’il fait : il révèle que la dernière fois qu’il a vu des fireflies, c’était à Salt Lake. Abby commence donc sa vengeance et elle n’est pas une rapide. Forcément. Elle veut probablement savourer ce qu’il se passe : certes, Joel a sauvé sa vie, mais sa vie n’est plus bien passionnante et entièrement consumée par la vengeance. Par conséquent, elle n’hésite pas à lui tirer dans la jambe, mais à demander à son équipe de le soigner.

Elle veut le torturer. La vraie raison de sa vengeance ? Joel a tiré dans la tête de son père le chirurgien sans se poser la moindre question. A priori, elle s’en fiche pas mal de la petite vingtaine de soldats décédés ce jour-là. Son père, en revanche, tué alors qu’il ne pouvait pas se défendre, c’est impardonnable à ses yeux. Heureusement pour Joel, Abby n’est pas tout à fait comme lui et elle lui souligne : elle a un code d’honneur, celui de l’armée, et elle le respecte. Elle ne tuera donc pas quelqu’un sans défense – même si c’est Joel. Mouais. Bien sûr qu’elle le fera, parce qu’il s’est permis de le faire et parce qu’elle le déteste.

C’est une sacrée scène et ça nous fait oublier la tension de ce qu’il se passe à Jackson. Joel semble aussi oublier et il est complètement saoulé par Abby qui prend tout son temps et parle longuement pour savourer sa vengeance. Il lui demande d’accélérer un peu et j’avoue que moi aussi, je commençais à m’impatienter. Je me disais encore, à ce stade, que peut-être Ellie et Jesse allaient arriver à temps. Malheureusement, ce n’est pas le cas, et en plus, Abby veut vraiment le faire souffrir : elle lui donne donc ensuite des coups dans la jambe. Cela le fait hurler à la mort.

Elle le tabasse pendant tellement de temps par contre, qu’il finit par ne plus hurler, juste geindre. Et encore, la série nous propose une ellipse qui permet d’atténuer un peu les souffrances que ce pauvre Joel a dû vivre. Elle prend du temps, mais Ellie aussi prend tout son temps à arriver, je trouve. Elle trouve les traces des chevaux au moment où elle voit Jackson en flammes. Pour elle, l’essentiel est toutefois de retrouver Dina et Joel.

Ellie débarque alors dans leur villa de luxe au moment où Abby s’acharne sur Joel. Je ne comprends même pas comment il fait pour rester conscient tout ce temps ! Malheureusement, Ellie n’est pas d’une grande aide. Alors qu’on rêvait tous de la voir tirer sur Abby, elle est repérée par les alliés d’Abby qui la désarme et la plaque au sol.

Bien sûr, Joel est tellement défoncé qu’il ne peut se lever pour l’aider, même lorsqu’Ellie lui demande de le faire. Connasse, dis plutôt que tu l’aimes, parce qu’il va clairement mourir là. D’accord, Ellie est maîtrisée et ne peut rien faire pour venir en aide à Joel, mais pourquoi encore attendre de lui qu’il fasse tout le boulot ?

Elle ne peut qu’assister impuissante à son meurtre, alors qu’elle lui demande de se lever. Elle supplie Abby de ne pas le tuer, mais non. La violence. Abby plante la gorge de Joel, et c’en est fini du super-héros de la saison 1. Vous allez rire : s’il me semblait bien qu’il n’y avait pas tellement d’incarnation du personnage de Joel dans le jeu, je ne savais même pas que Joel mourrait dans le deuxième jeu, et certainement pas si tôt dans la saison 2, en plus. Bon, cela m’explique au moins comment l’acteur trouve encore le temps d’aller jouer dans 150 projets en parallèle… mais c’est triste qu’il y passe si vite dans cette saison, tout de même.

Et puis, c’est particulièrement sadique, cet épisode, en tout cas. Ellie aurait pu trouver son cadavre, mais non, il fallait qu’elle assiste à son meurtre – et dans un moment où ils s’étaient disputés en plus. La violence est réelle et ça fait du bon drama, comme toujours. Ah, la force de la narration ! Cela dit, la saison 1 était il y a deux ans. Je comprends pourquoi, face à l’ampleur des effets spéciaux et tout… mais ça atténue un peu la tristesse que je devrais ressentir. La vérité, c’est que j’aime bien Joel (pardon, j’aimais), mais que la scène qui devrait me tirer des larmes n’y parvient pas. C’est triste, je suis un peu dépité par ce twist et tout, mais on est face à une série qui a toujours été violente. La surprise passée, et bien… Let’s go, enchaînons, j’attends l’épisode 3. En plus, le moment d’émotion m’a été cassé par un petit faux raccord quand Ellie s’approche du corps de Joel (surveillez bien la main de Joel si vous revoyez la scène ; vous verrez que celle d’Ellie n’est pas au même endroit entre deux plans et oui, ce n’est jamais qu’un micro-détail mais ça m’a sorti du truc, je ne sais pas expliquer pourquoi).

Repose en paix tout de même, Joel.

Ceci étant, il reste une petite conclusion à vous résumer : le groupe de Fireflies repart donc sans un regard en arrière. Ils font l’erreur évidente de laisser Ellie en vie par contre. Littéralement, ils reproduisent la situation où Ellie voudra évidemment les tuer et les traquer quoiqu’il en coûte, surtout que personne ne lui explique pourquoi ils le tuent et la laissent en vie. Nous on sait, mais aucun autre personnage n’est au courant, pas même Dina qui roupillait tranquillement.

La fin de l’épisode nous révèle en tout cas que Tommy et Maria ont survécu, mais que Jackson est en feu. C’est une sacrée journée de merde. Une pensée aussi pour le journal de Jesse qui repart en portant Jesse, Ellie ET en tirant le cadavre de Joel, quand le cheval de Dina se contente de la porter, elle, qui s’est réveillée.

Severance – S02E10 – Cold Harbor – 19/20

C’est une belle conclusion pour la saison, avec même carrément le contenu d’un double épisode ici. On a beaucoup de réponses apportées – même si elles soulèvent des questions ou laissent en tout cas quelques pistes à explorer – et la fin me paraît moins frustrante que celle de la saison 1. Je suis véritablement curieux de ce que proposera la saison 3 car je ne sais pas où ils souhaitent aller, mais ça ne me dérange pas plus que ça. Je savoure cet épisode, au moins.

Spoilers 

Mark peut-il faire confiance à Mark ? Probablement pas, mais il faut bien avancer…

Why am I here ? Why are you here ?

Le chalet dans lequel Mark se réveille est un chalet qui est fait pour donner naissance en théorie. Il donne ici naissance à de nouvelles révélations : Cobel affirme que Gemma est encore en vie si Cold Harbor n’est pas terminé ; Mark lui répond qu’il sait où est le couloir sombre qui mène ailleurs à Lumon.

Cela tombe bien : ils en ont précisément besoin. Cobel et Devon expliquent le plan à Mark : le but est de sauver Gemma en passant de l’innie à l’outtie. L’innie termine Cold Harbour, change d’étage et redevient son outtie, c’est l’outtie qui récupère Gemma dans la zone de test où elle se fera tuer, puis l’innie qui la guide à nouveau à l’étage jusqu’à l’ascenseur qui les fait partir d’ici.

Le seul défaut de ce plan pour l’innie de Mark ? Il comprend qu’on lui demande de se sacrifier et de mettre un terme aux vies de tous les innies. Il n’est pas spécialement pour. Pour le convaincre, Devon lui donne une caméra sur laquelle Mark s’est enregistré en train de s’excuser auprès de son innie de lui avoir fait vivre un Enfer simplement parce qu’il a cru les paroles de Lumon. C’est beau. Grâce à cette caméra, les deux Mark peuvent enfin se parler.

L’innie enregistre sa réponse, puis sort sur le balcon du chalet où l’outtie reprend conscience et découvre que son innie n’a pas l’impression de vivre réellement un cauchemar. C’est ce qui rend difficile le suicide qu’on lui demande : il n’a pas envie d’en finir avec ce qu’il connaît de la vie et qui est à son sens parfaitement acceptable. L’outtie a pensé à tout : il a commencé à suivre une procédure qui leur permet la réintégration – ne refaire qu’une seule et même personne. Ce n’est pas si simple à comprendre.

Il faut dire aussi que l’outtie ment à son innie selon moi – et oui, j’ai adoré cette scène avec un vrai dialogue entre eux. On voit bien qu’il est difficile de répondre aux questions de l’innie qui calcule qu’il n’existe que depuis deux ans. Il tente alors de l’amadouer avec son histoire de deuil et c’est la pire des idées : l’innie comprend soudainement que son outtie pourrait être en train de lui mentir, qu’il ne s’est pas intéressé à sa vie (Heleny au lieu de Helly, lol, on dirait moi sur mes critiques) et qu’il perdrait tout même avec réintégration, puisqu’Helly ne serait pas réintégrée et qu’elle l’aime.

À bout, l’outtie fait appel à sa sœur depuis le balcon. Il est excédé par le fait que l’innie n’en fasse qu’à sa tête, forçant Cobel à intervenir. Elle décide de parler à Mark R seule à seul pour tout lui expliquer, enfin. Les numéros à Lumon ? Eh bien, ils permettent de recréer une personnalité à Gemma, tout simplement. Chaque dossier – et il y en a 24 – sont une nouvelle personnalité pour elle, une nouvelle salle, un nouvel innie. Allons bon.

Cobel pousse à bout Mark l’innie en lui expliquant qu’il n’aura pas d’happy ending avec Helly. Tu m’étonnes. Mark demande alors à Devon de faire en sorte que la prochaine chose qu’il voit soit bien la sortie du boulot s’il souhaite revoir Helly un jour.

De son côté, à Lumon, Helly l’innie est confrontée à son père et qu’est-ce que j’ai aimé sa réplique du « god you’re fucking weird ». Voilà qui en dit long sur la série ma foi. Le père affirme à sa fille qu’il n’aime pas sa fille, justement, parce qu’il ne voit plus Kier en elle. En revanche, il le voit à nouveau en l’innie qu’elle est : la haine qu’elle éprouve, son besoin d’agir et de le confronter, c’est ce qu’il attend d’elle, tout simplement.

Le lendemain, elle retrouve enfin Mark, qui est de retour au boulot, comme il l’espérait. Le boulot a bien changé, cependant, avec un nouveau tableau à l’accueil représentant clairement toute la vie de Mark. Cela n’empêche pas Helly et Mark de se faire un câlin, avant de se balader dans les couloirs et de tomber sur une statue de cire absolument flippante du Fondateur. Dans la main de celui-ci, une enveloppe adressée à Mark de la part de Milchick : le Fondateur et Helly seront les témoins de la fin du dossier Cold Harbor.

Alors qu’ils s’installent aux ordinateurs, Helly confie à Mark ce qu’Eagan lui a dit la veille, poussant Mark à révéler ce qu’il sait lui-même. Milchick ? Il doit réintégrer Dylan : bien qu’il pensait avoir démissionné, ce n’est pas le cas car son outtie a décidé de lui répondre. « Dear innie ». On passe d’un « Fuck you » à un « Tu peux partir si tu veux, mais tu devrais rester parce que je t’admire vu que ma femme t’admire pour ta confiance que je n’ai pas ». Allons bon. Cela remet quelques certitudes en question, c’est sûr. Et ça empêche presque Milchick d’assister à l’événement du jour : le 25e et dernier dossier est sur le point d’être complet.

Le dernier dossier ? Il confronte Gemma à la tenue qu’elle portait le soir de son accident. Elle semble la reconnaître quand on lui demande de la porter, alors que Mark hésite à compléter le dossier comme Cobel lui demande. Il en parle avec Helly qui remarque bien qu’ils sont foutus. Elle, elle souhaite que Mark puisse vivre et elle est prête à le sacrifier pour ça. Elle sait qu’elle est Helena et que leur amour est impossible. C’est beau ce qu’ils nous disent, dis donc.

L’innie finit par accepter de faire ce qu’on lui demande et de reprendre le travail sur Cold Harbor, tout en disant adieu à Helly avec une dernière private joke sur l’Equateur. Dans ce qui m’a paru être la fin de l’épisode alors que ce n’était que le milieu : ils décident ensemble de mettre les derniers numéros dans le bon dossier pour mettre un terme à tout. La série sait prendre son temps pour y arriver.

On attend désespérément la suite et Mark qui se met à courir pour sauver Gemma, mais ce n’est pas ce qu’il se passe. Bien au contraire : la statue de cire de Kier se met à parler et à présenter une émission digne des années 80. Il en est le présentateur qui introduit Milchick sur la scène également. On a droit à une petite scène de dispute entre Kier et Milchick, ce dernier n’hésitant pas à répliquer quand on critique son verbiage. C’est tout bonnement excellent et amusant, mais ce n’est que le début. On enchaîne sur une scène improbable avec toute une fanfare venant célébrer la réussite de Mark.

Pendant que Gemma est conduite dans les couloirs du sous-sol, prête à mourir je suppose, et que Mr Eagan vient assister au test, la fanfare s’éclate à l’étage de Mark et Helly. Ces deux-là sont coincés face à un Milchick qui s’éclate alors que Mark veut juste se dépêcher d’aller sauver Mrs Casey. Helly fait diversion en volant la radio de Milchick et en l’enfermant dans les toilettes comme elle peut – sans l’aide de la fanfare mais ouf avec celle de Dylan in extremis ; permettant à Mark de suivre les instructions laissées par Irving pour se rendre dans le couloir sombre où il pourra sauver Gemma.

C’est un vrai labyrinthe Lumon et il n’a pas intérêt à se tromper. C’est presque dommage qu’Helly ne soit pas avec lui, puisqu’elle a tout mémorisé dans l’épisode précédent. Quant à moi, je suis frustré : j’ai l’impression de tout comprendre, mais bim, on nous ressort la cinglée avec ses chèvres et je me demande ce que j’ai raté encore. Elle l’offre en sacrifice au boss de Milchick afin qu’elle puisse guider l’âme d’une femme bienaimée avec qui elle sera enterrée vers l’esprit de Kier. Rien. Que. Cela. J’vous jure, à ce stade, je me suis dit qu’il était temps d’aller dormir en fait. La femme semble toutefois regretter de devoir sacrifier sa protégée.

Elle hésite un temps, juste assez long pour que Mark débarque. Il essaie d’ouvrir la porte qui est supposée le mener à Gemma – mais son pass ne l’ouvre pas. Il se trouve en revanche que la porte est juste devant la porte cachée de la salle du sacrifice. Drummond entend Mark et sort donc de la salle du sacrifice pour essayer de comprendre ce qu’il se passe.

Mark ne lui est plus d’aucune utilité : il n’hésite pas à le tabasser et l’étrangler un long moment. La haine se lit dans les yeux de Drummond et il est prêt à aller au bout. Il est toutefois interrompu par la femme aux chèvres qui pointe le flingue sur lui. Elle aime bien Mark et elle ne veut plus de meurtre. S’ensuit un autre tabassage en règle : celui de Drummond par la femme, un peu aidée par Mark. Ce dernier l’empêche toutefois de tuer Drummond et je ne sais pas trop pourquoi.

Vouloir le pass d’accès de Drummond, je comprends, mais l’emmener avec lui, ça me paraît risqué. J’ai toutefois éclaté de rire quand j’ai découvert ce que les scénaristes avaient prévu : Mark voulait que Drummond aide son outtie à trouver son chemin. C’est peine perdue : au moment de récupérer ses esprits, Mark appuie sur la gâchette. L’outtie se réveille donc avec une fontaine de sang dans la gueule et un cadavre qui lui tombe dessus. Rassurant comme réveil.

Il n’a plus qu’à trouver la salle de Cold Harbor à temps. Dans la salle de Cold Harbor ? Gemma découvre un berceau vide. Guidée par les instructions d’Eagan, elle est bien forcée d’entrer dans la pièce et de se confronter à celui-ci. Il souhaite savoir qui elle est. Le berceau n’est pas si vide que ça cependant : il y a un tournevis dedans, dont elle doit s’emparer pour le démonter. Terrible ce test. Le but est de voir si elle sent le deuil au-delà de la pénibilité du travail manuel. J’avais compris l’inverse jusqu’ici.

Toujours est-il que Mark n’est pas loin et finit par trouver la salle Cold Harbor. Bien sûr, l’assistante qui mène Gemma dans toutes les salles essaie de l’empêcher d’aller au bout de ce qu’il souhaite faire, mais il y parvient en lui faisant peur, puis en utilisant le sang de Drummond sur sa cravate pour tromper le détecteur sanguin de la porte. C’est un peu exagéré, mais soit. C’est passionnant de voir que ça mène enfin aux retrouvailles entre Mark et Gemma.

Bien sûr, elle ne le reconnaît pas, bien sûr, il y a eu 25 dossiers pour totalement supprimer l’outtie, mais elle finit par faire confiance à Mark quand il se présente comme son mari venu l’aider. C’est la défaite totale pour Mr Eagan : Mark parvient à faire sortir Gemma de la salle – et quand elle passe le seuil de la porte, elle retrouve sa mémoire.

Elle déclenche aussi une alarme générale qui interrompt leur étreinte et s’entend dans tout le bâtiment. En parallèle, et c’était moins intéressant, Helly parvient à convaincre toute la fanfare de ne plus suivre les ordres de Milchick : elle a besoin de leur aide car ils sont sur le point d’être désactivés – et elle sait qu’ils ont perdu des amis eux aussi. L’alarme l’interrompt et marque le succès de Mark dans la première étape.

Il faut encore réussir à s’échapper et à… oui, tiens, à quoi tout cela mènera-t-il ? À un baiser dans l’ascenseur pour le réveil de Mark S l’innie et de Mrs Casey. C’était plutôt amusant à suivre en vrai. Cela n’empêche pas le couple de détaler à toute vitesse vers la sortie. Mark fait sortir la femme de son outtie en premier, mais ça fait qu’il hésite vraiment à la suivre, parce qu’il sait qu’il devrait dire adieu à Helly. C’est terrible.

Qu’est-ce que DIchen Lachman est une actrice incroyable. Elle voit Mark, son mari, choisir de rester avec Helly, trahi par son inni finalement. Le personnage de Gemma est vraiment un personnage de souffrance, c’est ouf. La saison se termine donc ici : Helly et Mark sont ensemble à tenter de faire face à Lumon, tout comme Dylan et la fanfare font face à Milchick. J’adore Helly, mais je suis plutôt triste en vrai : Mark mérite un happy ending avec Gemma, tandis qu’Helly et Mark sont condamnés à court terme. Mais bon. La passion, tout ça. Courez dans votre couloir, vous n’irez nulle part.

En bref

Cette saison est plus inégale encore que la première, je trouve, parce que j’ai l’impression qu’on démultiplie les pistes en permanence et qu’une énorme partie des épisodes ne sert qu’à accentuer la confusion et prendre son temps quand tout ce qu’on veut nous c’est avoir des réponses après une attente interminable et avec une autre attente interminable.

D’accord, la saison 3 est annoncée, mais s’il faut encore attendre deux ans et demi pour à peine une dizaine d’heures de contenu, je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle. Il y a eu cette saison des épisodes où je me suis posé sincèrement la question de ce que j’étais en train de regarder. On sent bien qu’ils savent où ils vont, mais les scénaristes ne donnent pas toujours assez de pistes et d’éléments pour nous convaincre que ça vaut le coup de rester. Et l’épisode sur Cobel, toute la mythologie Kier/Eagan et le flou qui continuent de régner ne me rassurent pas.

La saison 3 ? Je ne sais pas trop. Irv est parti en train avec l’aide de Burt (qui n’était pas si gentil que ça), mais le reverra-t-on ? Mark et Helly courent dans Lumon, mais vers où quand ils n’ont nulle part où se mettre à l’abri ? Dylan se rebelle contre Milchick, mais souhaite-t-il pour autant perdre son poste ? Reverra-t-on Mlle Huang ? Que cache encore Cobel ? Devon va-t-elle récupérer Gemma sans son frère ?

Il y a tellement de possibilités et de choses à raconter, mais je suis sûr qu’ils prendront le temps de nous surprendre avec encore un ou deux twists improbables. Allez savoir, ils commenceront peut-être par l’histoire complète de la dame aux chèvres ! Et moi, je regarderais probablement dès la sortie…

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Severance – S02E09 – The After Hours – 16/20

La qualité est de retour avec des avancées incertaines, mais bien présentes. Les longs silences ne remplacent pas tous avec efficacité des dialogues et les dialogues sont parfois assourdissants par leur absence de réponse. On sent tout de même qu’on s’approche d’une fin de saison, même si je reste déstabilisé par les choix faits qui ne permettent pas d’en apprendre beaucoup plus.

Spoilers 

Mark peut-il faire confiance à Cobel ? Probablement pas, mais il faut bien avancer.

Devour feculence.

Un épisode moins bon que les autres a suffi à me déconnecter totalement de la série, même si son cliffhanger offrait des révélations complètement dingues qui auraient dû me donner envie d’en voir bien plus. Pourtant, voilà, j’ai préféré bosser que de suivre tout ça. C’est fou, tout de même. Malgré tout, me revoilà devant la série. Il y a plein de questions que je me pose et, en vrai, je n’ai pas tenu tout ce temps pour rester sans réponse.

L’épisode commence en se centrant sur Helly. C’est toujours une bonne chose, car c’est celle dont la vie extérieure à l’entreprise a le plus à nous apprendre sur la mythologie complexe de la série. Cela dit, son crawl impeccable me donne plus envie d’aller à la piscine que de continuer à regarder l’épisode. L’ambiance mystérieuse un peu lourde de l’épisode précédent continue en plus dans cet épisode. La musique est incroyable et permet vraiment de donner une ambiance géniale à l’ensemble, mais c’est tout de même long.

On sent bien que des choses se mettent en place, mais c’est déjà l’avant-dernier épisode de la saison alors est-ce vraiment nécessaire de nous montrer que Helly coupe ses œufs durs comme une vraie psychopathe ? Je dis ça, mais ça donne envie d’acheter le même appareil pour faire de jolies salades de crudités. Juste, je ne fais pas ça en plein hiver. Je sais bien que ce n’est pas la critique que vous attendiez de ma part : après tout, cet épisode la voit interagir avec son père tout de même ! Seulement voilà, je me concentre sur ce que je comprends, que voulez-vous ?

Après le générique, nous apprenons que Mlle Huang s’appelle Eustice, et nous l’apprenons grâce à Milchick qui a beaucoup à lui dire : il la félicite d’avoir réussi sa période d’essai – et elle est surprise que ce soit déjà fini. Elle apprend son déménagement dans un centre Eagan le soir-même et doit sacrifier son jeu préféré pour le bien de l’entreprise. Nous la voyons donc détruire avec une statue d’Eagan un jeu représentant quelqu’un en train de nager. Helly se fait écraser par son père de la même manière ?

De son coté, Irving rentre chez lui et tombe nez à truffe avec un chien qui contemple son œuvre d’art et avec Burt, assis dans un coin sombre. Il est en train de lire les notes d’Irv et découvre les soupçons de son… ami ? amant ? ex ? Je ne sais pas trop. Irving assure en tout cas qu’il n’a plus de soupçons désormais. Burt le teste aussitôt en lui proposant un petit tour en voiture avec lui – qu’il ne peut refuser.

Une fois dans celle-ci, Burt explique qu’il n’a jamais blessé personne : il se contente de déplacer les gens d’un point A à un point B. Il est donc bien un complice de Lumon. Burt l’emmène dans ce qui ressemble à une gare et lui assure qu’il ne pourra plus revenir à Kier après son départ. Ah. Allons bon ? Cela me donne l’impression d’une matrice – ou d’un nouveau Westworld. Burt en fait en tout cas beaucoup pour Irv et prend de grands risques : il lui assure qu’il le fait par amour. C’est surprenant pour Irving d’être aimé pour la première fois, cependant, il affirme être prêt à être aimé.

Ce n’est pas suffisant : Burt assure qu’ils ne peuvent pas être ensemble et finit même par s’énerver. Irv accepte donc de s’en aller avec son chien, vers la voie 9 ¾. Pardon, les voies 3-4. Bon voyage ? Il monte dans un train qui part, laissant bien Burt derrière lui – et tant pis pour les risques que Burt prend.

Pendant ce temps, Gemma est toujours surveillée de près alors que le projet Cold Harbor est bloqué à 96%. Il est neuf heures du matin, mais Mark n’est pas au travail. Milchick est vite tenu au courant et doit gérer Helly à peu près aussitôt parce qu’elle s’inquiète de son absence (elle a la joie de se voir rappeler qu’elle est, en tant qu’innie, une employée ; même si elle est la boss), mais non, Mark n’a pas l’intention de venir à Lumon ce jour-là. Il est dans la voiture de sa sœur qui décide de l’emmener voir Cobel. Il pense que c’est une erreur, qu’on ne peut pas faire confiance à son ancienne voisine et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a bien raison.

Pourtant, il suit tout de même le plan de Devon et ignore les appels de Milchick, inquiet pour le projet Cold Harbor. Mark suit les conseils de sa sœur coûte que coûte, mais il ne peut s’empêcher d’être énervé après Cobel. Bien que celle-ci assure qu’ils sont des alliés désormais, elle peine à révéler tout ce qu’elle sait tout de même. Elle s’inquiète de savoir si Mark a complété Cold Harbor, sans trop expliquer pour autant, et lui propose d’attendre la nuit pour parler avec son innie. Il faut tout de même attendre alors que Mark sait que Gemma est prisonnière. Pour ne rien arranger, Cobel explique calmement que Gemma est possiblement morte, s’il a déjà complété le dossier. Ben super. La série est forte pour mettre des enjeux et du suspense en ne donnant que des miettes.

Mark finit par appliquer ce que Cobel lui conseille : il appelle Milchick pour lui dire qu’il est malade. Cela ne dure qu’un temps cependant : Milchick veut absolument venir le voir à l’hôpital alors Mark finit par avouer qu’il n’est pas malade. Il voulait juste un jour off. Bordel, les silences dans cette conversation téléphonique sont si longs ! Cela me donnerait de grandes envies de raccrocher bien vite au nez de ce Milchick. Mark promet de revenir le lendemain, Milchick est obligé de choisir de le croire (ou non ?).

La journée passe donc et une fois la nuit tombée, Cobel tient sa promesse. Elle emmène Mark et Devon en voiture : Mark est dans le coffre, Devon est passagère et assiste à un échange totalement lunaire où Cobel explique qu’elles se rendent au cottage 5 et que ce doit être un grand secret. Soit. On nous coupe un peu les choses, et Mark l’innie se réveille dans le chalet en question où Devon le guide vers Cobel. On s’arrête donc pour cet épisode sur une répétition du « she’s alive » de fin de saison 1. Ma foi. Je n’ai plus qu’à enchaîner sur l’épisode suivant.

Loin de Lumon, Dylan n’a aucune idée de ce que traverse sa femme. Elle finit par lui avouer, toutefois, qu’elle a embrassé son innie, pendant environ une minute. Il ne sait pas trop comment prendre la nouvelle apparemment, mais elle s’excuse, preuve qu’elle se sent coupable. Il a l’impression que sa femme le trompe et réagit mal à cette nouvelle inattendue – avec colère, en fait. Il lui interdit de revenir à Lumon.

Sans surprise, sa femme y retourne donc et explique à l’innie qu’elle a tout avoué à son alter-ego. Elle est là pour rompre avec cet innie, parce que même si elle est amoureuse de lui, elle se rend bien compte que son mari est trop énervé pour continuer cette relation intra-conjugale. Franchement, il n’y avait que Severance pour inventer un truc pareil. Une chose est sûre : Dylan a beau faire une déclaration d’amour et une demande en mariage, Gretchen le plaque pour de bon, privilégiant la relation avec l’outtie. Forcément : c’est sa vie.

Dylan finit par tout raconter à Helly. C’est une bonne chose que ce secret soit révélé, mais ça rend l’ensemble de ce qu’il se passe encore plus compliqué : Dylan prend conscience qu’ils n’ont pas de vie. Helly a beau essayer de le convaincre qu’ils ont des vies différentes dans l’entreprise et en-dehors, son argument peine à l’atteindre puisque Mark n’avait pas pris conscience qu’elle n’était pas elle-même il y a quelques épisodes. Outch.

Dylan décide alors de démissionner – et ce n’est pas l’outtie qui le fait, c’est l’innie. Il remplit un formulaire pour cela, sous le regard désapprobateur de Mlle Huang et les reproches de Milchick. Il faut dire qu’il sait bien qu’il est dans la merde vis-à-vis de ses supérieurs ; et effectivement, Mr Drummond lui reproche sa très mauvaise gestion de l’équipe de nos héros et le force à s’excuser. En boucle. Cela ne fonctionne pas bien longtemps : Milchick sait très bien qu’on lui reproche aussi l’absence de Mark – et ça, ce n’est pas de son ressort, mais de celui de Mr Drummond. Allez.

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