The Man in the High Castle – S03E08-10

Épisode 8 – Kasumi (Through The Mists) – 17/20
La tension continue de monter dans cet épisode, que ce soit entre certains personnages ou dans les intrigues qui approchent petit à petit d’une fin de saison. Les dangers planent toujours sur tout le monde tout le temps dans cette série, mais là, je dirais que ça se rapproche de plus en plus et c’est pas bon signe du tout.

Saison 3


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They won’t risk a war. We will crush them.

Le plan de Nicole s’est rapidement mis en place : on sent que les nazis ont envie de mettre fin à toute l’Histoire des États-Unis. C’est tellement cohérent avec ce que faisaient les vrais nazis en vrai. La cloche de la Liberté, en or, est ainsi fondue devant Himmler en personne qui est fasciné de voir de l’or fondu couler ensuite pour former une croix gammée. L’angoisse est palpable dans cette série, quand même, à chaque épisode.

Juliana est toujours à Sabra où elle tente de prouver à tout le monde qu’il est possible de battre les fascistes : elle montre à tous les gens présents le film, mais elle ne rencontre pas beaucoup de succès franchement. Par chance, elle réussit à convaincre le physicien de l’assemblée, ce qui lui permet d’obtenir quelques explications sur les plans qu’elle a volé à Joe. C’est donc bien une machine à voyager dans les mondes parallèles. Cela dit, c’est bien le seul à l’aider.

Wyatt continue ses petits deals, mais il le fait avec un homme en qui il n’a plus confiance. Il comprend vite qu’il est trahi, et il préfère le tuer avant de retourner à Sabra où il rencontre Frank. C’est là qu’il explique que l’homme était un nazi qui lui a fourni des papiers du Reich, pour Juliana. Elle en est toute contente, mais ça veut dire abandonner Frank derrière et ça, c’est juste super triste. Les adieux sont tristes et la joie de l’épisode précédent s’éclipse vite alors qu’elle dit aussi au revoir à Ed. Ouep, juste comme ça, c’est la galère à nouveau puisque c’est l’heure des adieux.

Tout ça a fini par motiver Frank à partir pour Denver, et c’est genre la plus mauvaise idée possible. Lila essaye bien de convaincre Sampson de rester avec elle, mais les trois hommes finissent par quitter Sabra à leur tour.

En fin d’épisode, Juliana et Wyatt essayent de passer la frontière allemande avec de faux papiers, mais ce n’est pas efficace du tout : les papiers fournis par l’homme qu’a tué Wyatt sont mauvais, avec une signature qui correspond à celle d’un homme mort. Un soldat reconnaît donc Juliana et la tension montre rapidement. Grâce à l’aide d’un allié de Wyatt, ils arrivent toutefois à passer la frontière, mais pas sans laisser quatre cadavres nazis derrière eux. Voilà qui promet pour les épisodes suivants. De toute manière, Juliana est fichée à la fois côté allemand et côté japonais, donc tout craint pour elle. Seulement, côté japonais, elle avait la protection de Tagomi alors que je ne suis pas sûr que John fasse grand-chose pour elle, même si elle protégeait le secret de Thomas.

À San Francisco, Tagomi continue de voir la peintre et ce n’est pas passionnant à suivre… jusqu’à ce qu’on apprenne qu’Hans est toujours dans les parages. Himmler a donc menti (oh surprise) et veut le faire tuer. Génial. Bon, j’ai eu beau stresser, c’était en vain : Hans n’est vraiment pas au niveau de Joe et il se fait maîtriser en une trentaine de secondes.

C’est chouette de voir Tagomi survivre, mais ça pourrit un chouilla la relation avec sa peintre. Kido est immédiatement averti et il décide d’expédier directement le corps au Reich. C’est tout ce qu’il y a plus de gênant pour la politique extérieure tout ça.

Bobby continue sa vie misérable mais se voir offrir les clés de sa boutique par les hommes de Kido… Ouep, ce dernier veut le remercier pour service rendu au pays. Il comprend aussitôt qu’Ed est en danger et tente de l’avertir, en vain. Sans surprise, on voit alors Kido et un homme de main débarquer en zone neutre pour retrouver soit Ed, soit Frank, soit les deux. Et ils savent que Jack est un de leurs amis, en plus.

Ils n’hésitent pas un instant à s’en prendre au barman pour avoir des informations et la piste de Jack est rapide à remonter. Les japonais sont bons : ils disent avoir retrouver le van d’Ed et Bobby et vouloir leur rendre, contre de l’argent. C’est crédible, mais Jack est loin d’être idiot heureusement, donc il ment et dit qu’ils sont partis vers le Sud. Ce mensonge est risqué quand même, et Kido décide de donner un faux nom à Jack : Baku. Au moins, Bobby récupère sa boutique, c’est déjà ça.

À New-York, le nouveau poste de John ne l’aide pas particulièrement à mieux vivre le décès de Thomas, surtout lorsque sa fille doit à son tour être testée pour savoir si elle est malade. Helen aimerait bien qu’elle puisse y échapper, mais ce serait reconnaître une forme de culpabilité. Comme ses plaintes à John sont vaines, elle se tourne de nouveau vers son psy pour lui énoncer tout le mal qu’elle pense de la politique eugéniste des nazis.

Elle en profite même pour caser que Goebbels est handicapé, et qu’elle a constaté son handicap. C’est chouette comme tout, cette scène, et ça finit par Helen qui embrasse le psy. Il n’est pas du tout en faveur de ce transfert, et il ne faut pas être sorcier pour comprendre qu’elle vient de signer son arrêt de mort avec cette session. Sans surprise, le psy appelle en effet John pour tout lui raconter. Ah, elle est belle la confidentialité du patient dans cette série.

Bien sûr, John confronte ensuite Helen parce que ses doutes sur la politique du Reich sont un véritable danger, et parce qu’elle a quand même embrassé le psy. Elle apprend donc qu’elle ne pourra plus jamais le revoir, et c’est ainsi que s’arrête son transfert envers son psy… ou pas ?

Sans surprise, les allemands reçoivent ensuite le corps d’Hans. Cela inquiète John qui pensent toujours que les japonais ont la bombe nucléaire et peuvent donc anéantir le Reich sans problème. Ce n’est pas le cas bien sûr, et Himmler a donc raison (ça me tue de l’écrire) quand il dit qu’il veut risquer la guerre et que les japonais, eux, n’en auront pas envie.

Sinon, Nicole fait de la merde dans cet épisode : elle emmène Thelma dans un club clandestin pour lesbiennes européennes, sur le sol américain. C’est un club extrêmement sympa pour elles, évidemment, mais aussi extrêmement illégal. Bien sûr, il y a un raid organisé alors qu’elles sont encore dedans et ça tourne mal pour elles. Nicole a l’immunité politique grâce à son poste au ministère de la propagande, mais Thelma non. Elle est donc photographiée et arrêtée, forçant Nicole à passer quelques coups de fil, notamment à Billy, son collègue influent à qui elle a pitché en début de saison son idée d’une nouvelle Histoire.


Épisode 9 – Baku – 20/20
Les meilleures scènes n’étaient vraiment pas là où je pensais qu’elles seraient. C’est le genre d’épisode tellement bien foutu qu’on ne le voit pas passer et qu’on se surprend à gémir devant. Oui, oui, gémir. Franchement, cette saison 3 ne perd pas en qualité et est grandiose ; je crois qu’il n’y a pas une intrigue qui ne m’a pas happé dans cet épisode. Quant à son cliffhanger… pff, lisez la critique et vous saurez.

Saison 3


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No, your other friend. The one that can’t come back to San Franciso.

John continue de visionner les films, tous les films qu’il peut, et cette fois mon cœur se brise : il tombe sur des images d’Helen, Thomas et lui, vivant heureux et paisibles ; partageant du coca et des bons moments tous ensemble, comme une famille. Oh la la, la tristesse ! Ce n’est que le début d’un long épisode pour John qui enchaîne les journées de merde dans cette saison : au bureau, il découvre que Juliana est entrée sur le territoire allemand en compagnie d’un passeur, Wyatt. Bon, l’élément de surprise n’existe plus, c’est déjà ça de mal barré pour Juliana dans cet épisode.

John ? Il continue sa journée par un appel de Tagomi qui veut le rencontrer en personne pour… parler de la guerre qui risque de leur exploser à la gueule. Il faut dire que Tagomi est au courant pour Die Nebenwelt, qui est la machine à changer de monde, de ce que j’en comprends. John en avise Himmler, qui lui dit de se rendre en zone neutre pour enquêter précisément sur ce que savent les japonais, et sur l’homme du Haut Château tant qu’il y est.

John aurait bien aimé avoir un peu de temps pour rester, mais Himmler lui ordonne de partir. Il se débrouille donc pour retarder les tests de Jennifer, sa fille, à après son retour et informe sa femme du risque de guerre. Ce n’est pas une idée géniale, ça. Ouep, parce qu’Helen reçoit ses anciennes amies à New-York et leur explique que ses filles se sont bien adaptée à la vie new-yorkaise… On pourrait presque se croire dans Sex & the City vu qu’elle leur sert aussi un cocktail, mais elle déconne sec : elle leur raconte que Goebbels est handicapé et que Berlin est bien protégé. Dis autrement, elle critique le régime face à des gens qui ne sont pas John. C’est du suicide, à peu de choses près.

Elle les enchaîne cela dit : l’infirmière se pointe chez elle avant le retour de John pour tester Jennifer et alors que la tension grimpe très clairement de plusieurs crans, elle refuse que sa fille se fasse tester. Pire encore, elle emmène ses filles à la plage dans un voyage évidemment non planifié et sans le moindre bagage.

Juliana pourrait au moins se couper les cheveux franchement, elle est trop grillée là. Wyatt l’emmène chez un ami qui peut les protéger… et que Juliana reconnaît pour l’avoir rencontré dans un autre monde : Chuck. Elle a le souvenir de l’avoir vu dans la forêt où Joe l’a tuée avant de se suicider. Merveilleux. Wyatt présente ensuite un certain Vince à Juliana, le propriétaire des lieux, et Ledette, une femme suspicieuse. Et Wyatt veut que Juliana leur montre le film, tant qu’à faire.

Dès qu’ils sont tous les deux, Juliana apprend à Vince que Chuck est important. Ils montrent le film à tout le bar et sont heureux de rencontrer un certain succès, mais Ledette reste plus sceptique qu’autre chose : Juliana a pour ambition de stopper les nazis d’utiliser une machine et donc de sauver un autre monde, mais Ledette, elle, veut sauver le sien avant. Elle accuse Wyatt d’être aveuglé par son amour pour Juliana, mais au moins, ça la fait aimer ! Ben putain, ça doit être quelque chose quand elle n’aime pas les gens si elle agit comme ça quand elle les aime !

Juliana embarque toute cette nouvelle partie du casting avec elle pour mener l’enquête sur la Machine. Elle sait exactement où la trouver puisqu’elle l’a déjà vu en rêve. Elle en connaît le fonctionnement, avec les sujets censés la tester habillés en blanc. Elle n’en sait pas plus en revanche, puisque Joe l’a tuée et s’est suicidé avant qu’elle n’aille plus loin. Aujourd’hui, par contre, elle compte bien aller plus loin et faire tomber cette base nazi.

En zone neutre, Frank découvre le succès de son street art. Il décide, avec Ed, de continuer à peindre ses couchers de soleil, dans l’espoir de répandre la bonne parole. Ils sont donc à Denver et heureux d’être libres, donc Frank conseille à Ed d’aller voir Jack avant qu’ils ne changent de ville. Outch. C’est la pire des idées, surtout que l’épisode s’appelle Baku, comme le personnage qui est à sa recherche…

Cela ne manque pas, évidemment : Ed va voir Jack au beau milieu du Grand Palace où un japonais les surveille alors que Jack n’a aucune idée du risque qu’ils encourent. Pire, il s’est laissé endormir par Baku et son idée du van retrouvé, surtout que ça colle avec le coup de fil de Bobby auquel il n’a rien compris.

Tout inconscient des dangers qui planent, Ed appelle donc Bobby pour lui annoncer qu’il compte rentrer à San Francisco avec Jack et le van, mais Bobby lui dit de fuir au plus vite avec son ami. Son autre ami. Le message est clair, et peut-être un trop d’ailleurs. Bobby reçoit la visite d’un japonais que je pensais ici pour le menacer, mais non, c’est juste du business as usual entre eux, avec un antiquaire avide du plan de Nicole qui consiste à purger l’histoire américaine.

Le message est clair pour Ed ? Oui et non… Il emmène Jack directement auprès de Frank. Oh non, non, non, mais t’es tellement con Ed, surveille tes arrières mince. Les choses se dégradent bien trop vite puisque Kido débarque au moment où Frank rencontre Jack. L’effet de surprise est total et la liberté ressentie par Frank bien futile : il se fait immédiatement arrêter. C’est pire que la merde là. Au moins, Ed ne se fait pas tuer au passage, alors que je m’y attendais vraiment, c’est donc plutôt cool… par contre quelle tristesse pour Frank. C’était bien la peine de survivre.

Pendant ce temps à San Francisco, Tagomi est encore et toujours avec sa peintre et avec pas mal de non-dits entre eux, également. Il s’apprête à partir le lendemain et il voulait la revoir pour s’excuser d’avoir tué un homme devant elle. Ce n’est pas fou fou, mais ils s’embrassent enfin, donc au moins, cette intrigue avance.

Le lendemain, John arrive en zone neutre et sans le moindre uniforme, comme convenu. C’est lui qui a choisi le lieu de rendez-vous, une ancienne base de l’Homme du Haut Château. Il n’est pas bête : il espère profiter du voyage pour trouver d’autres films, évidemment. Tout ce qu’il obtient, en revanche, c’est une photo d’Hawthorne et sa femme devant une ferme… qu’il fait aussitôt rechercher.

La rencontre au sommet entre John et Tagomi se fait au cœur de la nuit et est chargée en tension, même si elle commence par une note personnelle sur la mort de Thomas. Tagomi raconte donc à John qu’il est à l’origine du traité de paix de la saison passée qu’il a négocié ; et aussi que les films lui permettent de voir son fils. C’est qu’ils sont très similaires Tagomi et John. Pour retrouver la paix ? Tagomi demande une fin de l’embargo sur l’essence en échange du retour d’exilés politiques que le Reich veut assassiner. Sympa cet échange dis donc. Je m’attendais à une longue réunion, mais c’est expédié en quelques minutes à peine.

Après celle-ci, John retrouve sans mal la ferme du Man in the High Castle où il fait tuer quelques hommes de main et blesse la femme de celui-ci, avec la ferme intention de lui faire avouer où il se trouve.

La fin d’épisode voit Frank être emmené dans le désert par Kido. Les deux prennent le temps de parler, et c’est incroyable à voir : Kido semble presque regretter d’avoir tué la sœur et les neveux de Frank en saison 1 – scène dont je ne me suis jamais tout à fait remis. Frank avoue avoir agi par colère en saison 2 quand il a commis son attentat. Non, vraiment, ils semblent se réconcilier et ça n’a aucun sens vu leur passé. Malgré tout, Kido l’a emmené ici pour le tuer. Il part revêtir son uniforme resté dans la voiture pendant que Frank accepte son sort et se met à prier. Avant d’être décapité. Devant nos yeux. Mais ? C’était bien la peine de le faire survivre si c’est pour nous le retuer en six épisodes. Franchement, je suis dégoûté.

Et sinon (c’est une constante d’introduire Nicole comme ça cette saison, mais elle semble vraiment tout le temps déconnectée de tout le reste), une émission télé se met en place du côté du Reich :  Jahr Null (An Zéro, j’imagine ? Mes bases d’allemand arrivent à leur limite). Elle aura lieu sur un bateau, avec Billy, Nicole et Thelma, fraichement libérée de prison par un Billy qui lui reproche tous les problèmes qu’elle a causé ses derniers temps. Oookay. C’est le titre du dernier épisode, j’imagine que ça aura un intérêt, cette émission qui a pour but de montrer la destruction de la Statue de la Liberté.


Épisode 10 – Jahr Null – 20/20
La conclusion de la saison est extrêmement efficace et passionnante, et je ne suis qu’impatience de voir la saison 4, même si d’ici là, j’aurais oublié beaucoup trop de choses et que je vais encore galérer à me remettre dans l’intrigue. Qu’importe : cette saison 3 était extrêmement solide et cet épisode boucle toutes les intrigues entamées, en nous laissant sur des cliffhangers de malade, comme à chaque fois.

> Saison 3


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At long last, her light goes out.

Hawthorne rentre chez lui tout heureux… mais c’est pour mieux découvrir que John est là et menace de tuer Nicole s’il ne se rend pas immédiatement. Bien sûr, notre Homme du Haut Château envisage un instant de se tuer, mais ce n’est pas très utile pour tout le monde, donc il abandonne. Cela permet à John de se faire très, très bien voir d’Himmler qui lui envoie un avion, rien que ça, pour qu’il le rejoigne sur le site de la Machine.

Là-bas, John explique tout ce que Tagomi lui a dit et a droit à une démonstration de ce qui ressemble fort à la porte des Etoiles. Ouep : Mengele (gloups, vraiment ?) a réussi à construire un tunnel menant à l’anomalie qui va lui permettre de passer d’un monde à l’autre. Les sujets-tests, tous en blanc, sont envoyés à travers ce portail. On bascule à fond dans la SF avec cette scène – oui, je sais on y était déjà avant.

De son côté, Juliana fait un cauchemar qui la bouleverse et dont on ne sait rien. Malgré tout, elle décide bel et bien de s’infiltrer dans le tunnel où elle s’est vue être tuée par Joe pour détruire la Machine. Elle, Wyatt et quelques autres hommes sont donc là pour assister au test qui envoie quelques sujets de l’autre côté, tout simplement. Une drôle de réaction magnétique à la LOST à lieu au moment du test qui est TOUT sauf un succès. En effet, sur les quatre sujets envoyés, trois sont littéralement broyés comme s’ils passaient au mixeur.

Cependant, une jeune femme a disparu et les allemands voient ça comme un succès. Himmler est ravi, mais John, lui, est plus sceptique. Il est un peu bouleversé par la mort des trois sujets, alors qu’Himmler veut une accélération des tests pour envoyer l’armée à travers le portail. C’est juste flippant à imaginer, tout ça, des nazis pourraient surgir dans notre monde avec cette série. Non merci.

Juliana aussi dit non merci, et depuis son tunnel elle envisage avec Wyatt de tout faire péter. Malheureusement, ils ne sont pas très discrets et les allemands les découvrent bien mal cachés suite à l’anomalie magnétique. Une petite scène de bataille a lieu dans le tunnel et Juliana essaye de balancer une grenade histoire d’en finir : le tunnel s’effondre sur elle, mais d’autres peuvent s’enfuir. Elle survit toutefois…

Cela permet à John de l’interroger, et c’est une scène passionnante. Dire qu’ils étaient amis à l’origine, c’est fou. John lui montre le cadavre de Joe en photo, et elle refuse de le regarder, mais elle a bien compris qu’il avait Hawthorne. Ce qui est assez atroce, dans cette scène, c’est qu’elle nous rappelle à quel point John est censé être un salopard de nazi (eh, ça vaut bien quelques insultes ce genre de séries). Depuis la saison 2 où j’ai fini par m’attacher au personnage, je suis plein de sentiments contradictoires pour lui, moi.

En tout cas, Juliana déchire tout, surtout quand elle lui parle des confessions de Thomas. Cela n’adoucit pas John du tout, et il la laisse être torturée, sans pour autant rester voir ce qu’il se passe. Hawthorne ? Il est complétement fou et agit comme un cinglé, à chanter des phrases qui n’ont pas trop de sens pour éviter qu’on l’interroge. Il n’a de toute manière pas le choix de parler car s’il ne le fait pas, Caroline se fera tuer. Pourtant, la scène qui suit, où John l’interroge, n’est pas aussi passionnante que ce qu’elle aurait pu être, je trouve.

John rentre ensuite chez lui pour découvrir que pendant qu’il gérait comme un bon petit toutou nazi, sa femme déconnait sérieusement à emmener les filles dans leur maison de plage. Les trajets ne doivent vraiment pas prendre longtemps à John : il se rend aussitôt là-bas pour découvrir une deuxième maison vide.

Le lendemain, c’est donc sans sa famille qu’il se pointe à l’enregistrement de l’émission de télévision de Nicole. Himmler se dit triste de leur absence car cela envoie un bien mauvais message alors que la Statue de la Liberté est sur le point d’être détruite. Jahr Null nous crie Himmler, quelques instants avant que la Statue ne soit détruite par des missiles… sous les feux d’artifice. La violence de cette scène – ça me rappelle à quel point elle reste un symbole ; exactement comme l’était les World Trace Center ou comme peut l’être la Tour Eiffel en France. C’est fou, mais ça fait froid dans le dos cette scène de destruction de la Statue de la Liberté.

Dans les rues de New York, ça tourne encore un peu plus mal avec des émeutes, des jets de pierre et des cocktails molotov qui ravissent encore un peu plus Himmler. C’est son épisode, en tout cas : sur le bateau, il fait arrêter Nicole pour l’emmener à une rééducation forcée. Outch, elle était beaucoup trop libérée, c’était sûr que ça finirait par lui arriver sous le Reich. Cela craint pour Thelma aussi.

Bien sûr, Liam Wyatt a réussi à s’enfuir, et il retrouve alors Richie. Merde, je pensais avoir tous les éléments nécessaires à la compréhension, et je me retrouve avec cette scène qui me prend par surprise : je ne sais plus du tout qui est Richie. Humph. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ça participe à gâcher l’épisode d’Himmler : il se fait tirer dessus par l’homme de main de Liam Wyatt. Il ne meurt pas sur le coup malheureusement, mais la bonne nouvelle, c’est que Liam réussit à s’enfuir sans être arrêté et qu’il va continuer de propager la bonne nouvelle des films. John s’en tire aussi, en plus.

Il reçoit alors un coup de fil d’Helen qui a pris la décision de le quitter, et surtout de s’enfuir. Oui, elle s’enfuit car elle est terrifiée de ce qu’est devenu son mari. Ben, il est pas dans la merde lui. Un peu dépité, il retourne donc en Zone Neutre observer ce que font Juliana – elle se réveille – et Hawthorne, alors que le Führer est en pleine chirurgie.

Pendant ce temps, et c’est moins intéressant, Kido s’arrange pour libérer Gina, sa prostituée. Il lui remet même de l’argent pour qu’elle puisse vivre la vie qu’elle veut. C’est du grand n’importe quoi. Bref, il est amoureux quoi. Elle, en revanche, elle envisage aussitôt de quitter San Francisco pour rejoindre sa famille de fermiers. Elle l’y invite en tout cas, en guise de remerciement, et il lui dit qu’il viendra peut-être, ce qui lui permet de gagner un baiser.

Je veux bien qu’on me fasse passer Kido pour un humain, mais je l’ai vu décapiter Frank un quart d’heure plus tôt, alors non, en fait. Je veux juste, une fois de plus, qu’il meure et c’est tout. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à lui en vouloir : Ed aussi a besoin d’exprimer sa colère. Il le fait sur Bobby : Jack et lui viennent le voir à San Francisco pour lui apprendre la mort de Frank, mais aussi pour lui reprocher de vouloir vendre les objets que les nazis détruisent alors qu’ils sont si précieux.

Finalement, les trois décident de poursuivre le travail de Frank ensemble : ils exposent une banderole immense avec l’un de ses tableaux, symbole clé de la résistance anti-fasciste.

En fin d’épisode, John retourne interroger Hawthorne, avec l’espoir d’obtenir des réponses. Il en obtient quelques-unes quand même, notamment le fait qu’un voyageur ne peut passer d’un monde à l’autre que s’il a de la « place » pour entrer dans ce deuxième monde, c’est-à-dire si son alter-ego de ce monde-là est mort. Et pendant qu’il obtient ses réponses, Juliana se concentre et se découvre elle-même voyageuse. John arrive à temps pour la voir disparaître, mais aussi à temps pour lui tirer dessus avant qu’elle ne le fasse. Et la balle semble la traverser en plein cœur, alors ce cliffhanger, c’est du tonnerre : son corps disparaît, mais son sang est quand même projeté contre le mur derrière elle. John en reste tout abasourdi, et moi aussi, même si c’est logique : après Joe et Frank, il fallait bien nous tuer le troisième membre du trio. Je la vois mal survivre d’une telle balle, même si elle voyage en plein hôpital, non ?

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EN BREF – Cette saison m’aura fait passer par toutes les émotions… non, en fait, elle m’aura juste fait passer par les pires émotions, comme d’habitude. Vraiment, je ne peux pas dire que j’ai beaucoup été joyeux par exemple, même si j’ai ri à quelques passages, je le reconnais. Comme pour les deux premières salves d’épisodes, cette fournée d’épisode était truffée de scènes dérangeantes et marquantes pour un long moment.

Forcément. Ils n’y sont pas allés de main morte avec Juliana égorgeant Joe et Kido décapitant Frank, sans la moindre censure. Et la statue de la Liberté détruite. Et Himmler qui se fait tirer dessus, alléluia ! Et Helen qui abandonne John sans crier gare. Et Juliana qui se fait tirer dessus ! Non, vraiment, il y a trop de moments totalement dingues dans cette série. Elle demande une telle immersion pour bien la comprendre que c’est toujours traumatisant quand ça arrive. C’est ce qui fait tout le brio de cette série, je trouve, je suis rarement autant stressé et angoissé que devant une telle série… et j’en redemande !

En tout cas, mon Challenge Séries 2019 commence extrêmement bien, autant dans la qualité, avec une saison particulièrement réussie, que dans mon assiduité, avec déjà quatre épisodes d’avance sur mon planning. C’est plus prudent, je pense, je me connais, il y aurait bien des moments où je n’aurais pas le temps de respecter le « trois épisodes par semaine ».

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> Saison 3

The Man in the High Castle – S03E04-07

Épisode 4 – Sabra – 17/20
Cette fois, la saison est complétement commencée. Il m’a fallu moins de temps que la semaine dernière pour me remettre le pied à l’étrier et je suis de nouveau complétement captivé par les intrigues multiples qui commencent à se chevaucher. Bref, c’est passionnant, mais je n’en ai jamais douté : j’adore la complexité de cette série.

Saison 3


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It’s déjà vu. Everybody has those moments.

Cet épisode reprend sur l’intrigue que j’ai le moins suivie la semaine dernière, celle de la zone neutre avec Sampson et un mec qui s’est introduit dans sa voiture pour être amené dans une communauté juive afin de tous les tuer. Seulement, ils sont bien planqués sous des allures de communauté catholique. Tout ça avance extrêmement vite : l’intrus se persuade rapidement qu’il est en présence de juifs, et il menace le prêtre présent, ce qui permet d’en arriver à la révélation que… Frank est encore en vie. Ah, ça n’aura pas traîné.

Franchement, c’est abusé comme rebondissement. Bon, je suis très heureux de le revoir, même si du coup je capte (enfin) que c’est le même acteur qu’Harry dans Charmed. J’étais à l’Ouest de ne pas le reconnaître plus tôt, et en plus, sa face brûlée n’aidait pas. Oui, il s’est quand même fait exploser, évidemment qu’il a quelques traces de son accident. Qu’il survive à l’explosion, c’est gros quand même. Déjà quand Kido avait survécu, j’étais pas fan.

Bon, tout ça est vite terminé : l’intrus se fait tuer par une certaine Lila, et puis voilà. Frank peut reprendre sa vie pépère, et sa vie, c’est de peindre contre le fascisme. J’aime beaucoup ses toiles, d’ailleurs. On suit beaucoup Sampson dans cet épisode, ce qui nous permet de savoir que c’est lui qui répand la rumeur de l’existence d’une colonie juive dans les montagnes ; ce que l’on a déjà vu dans l’épisode 3. Ouep, et cette colonie s’appelle Sabra, d’ailleurs c’est le titre de l’épisode, ce n’est pas pour rien.

Toujours dans la zone neutre, mais en ville, Ed et Bobby rencontrent une femme qui leur vend le ceinturon de John Wayne, un truc qui coûte une fortune, mais qu’Ed est prêt à payer encore plus. Allez comprendre. La scène suivante voit Ed devoir quitter son nouveau mec, sur un baiser interrompu par Robert. Ooooo…kay ? Je cherche encore l’intérêt de toute cette intrigue.

Sur le chemin du retour, ils se font arrêter par une bande de motards qui n’hésite pas un instant à leur voler le van plein de bibelots en tous genres. Bref, ils finissent bien mal Ed et Bobby, parce que toutes leurs affaires étaient dans ce van.

Enfin, et pour conclure sur la zone neutre, Lila se rend dans un bar où elle découvre que les japonais sont au courant de la survie de Frank, puisqu’ils le cherchent…

Du côté de San Francisco, Joe poursuit son travail de tueurs à gages comme si de rien n’était, sur une petite musique toute guillerette. Il retrouve ensuite Juliana dans un bar, puisqu’elle le suit – mais sans rien voir de ses activités professionnelles, puisqu’elle n’est apparemment pas discrète. Il est intéressant de retrouver ces deux personnages et de voir Joe lui confier qu’il a sacrifié son père à la cause.

En parallèle, Kido continue d’être aussi imblairable que possible, étant cette fois-ci jaloux de voir son escorte habituelle flirter avec un autre homme. Nous voilà bien, il est jaloux, ça le rend… humain, j’imagine ? Ne nous habituons pas trop : la scène suivante le voit nous interrompre une manif contre l’augmentation du prix de l’essence (promis, j’invente rien, c’est les gilets jaunes cette série en fait). Et il ne le fait pas de manière gentille, hein, c’est à coup de matraques, puisqu’on lui a interdit d’être trop violent. Cela n’empêche pas un homme de s’immoler.

Evidemment, au milieu de cette manifestation, il y avait Juliana. Elle n’a rien à foutre là, mais elle y est quand même. C’est à se demander si elle ne cherche pas la merde quoi, mais heureusement Joe s’est mise à la suivre et la sort d’une situation qui pourrait mal finir si elle était arrêtée. Il l’emmène chez lui où il ne leur faut pas longtemps pour coucher ensemble.

Pendant que Juliana et Joe passent du bon temps, Tagomi fait de même avec la peintre du Golden Gate Bridge. C’est tout plein de saluts et de gêne entre eux, mais elle prend quand même le temps de l’inviter à dîner. Elle s’en va vite, ce qui permet à Tagomi de reprendre sa journée de travail qui consiste à maltraiter Kido qu’il n’aime pas beaucoup. Bienvenue au club.

Juliana et Joe couchent donc de nouveau ensemble dans cet épisode, mais pas avant que Juliana ne lui confie qu’elle a l’impression d’être déjà venue dans cet appartement – et plusieurs fois. Elle le teste sur les multiples vies après avoir su ce qu’il avait fait du film. Il n’empêche qu’il continue de bosser pour Himmler, avec qui il a des coups de fil en ligne directe. Sinon, il suit toujours Tagomi, sur lequel il reçoit même un dossier confidentiel avec des photos de Juliana. Oups.

Il est assez clair qu’il va devoir le tuer, et quand on voit Tagomi aller passer un bon moment chez sa peintre, on ne peut pas s’empêcher de rapidement craindre le pire : quelques plans nous confirment qu’il est suivi, en plus.  C’est là le cliffhanger de l’épisode : Joe est sur le point de tuer Tagomi, qui se concentre pour changer de monde. Reste à savoir s’il y arrivera à temps, et l’impact que ça aura sur Joe. C’est un cliffhanger sacrément intense, pour le coup. Juliana reçoit quant à elle une visite surprise de Liam, qui continue de l’appeler Santa Fe. Je les aime bien ensemble, mais il ne fait pas le poids face à Joe, franchement.

À New-York, Helen est un peu en dépression avec absolument rien à faire et l’envie d’aller voir son psy. Elle pousse un chouilla John à bout tout de même, et il ne sait pas quoi lui répondre. Oui, ça lui fait sûrement du bien, mais ça les met en danger. C’est compliqué, surtout que le corps de l’homme qui avait disparu a été retrouvé. Oups.

John n’est pas au top de sa forme de toute manière : il passe tout son temps libre à regarder le film de son fils et, forcément, finit par rêver de lui la nuit, dans sa chambre, puis dans une rue en feu. Il débarque en pleine guerre, clairement, et la violence est extrême, pour changer : il voit par exemple une mère se faire tuer devant sa fille, avant que la fille ne soit tuée aussi, mais pas par balle, simplement en étant projetée contre un mur. Cette série… toujours aussi peu violente.

Le lendemain soir, il se rend compte qu’Helen non plus n’arrive pas à dormir. Tu m’étonnes. Il l’autorise donc à voir son psy, parce qu’il a dû se rendre compte à quel point ça pouvait être utile d’avoir un psy.

Enfin, Nicole continue de travailler à réécrire l’histoire américaine pour en faire une histoire nazie. Son film de propagande est tout béta, avec des aryens qui détruisent un symbole américain pour ensuite le recréer, le tout sous le regard de sa nouvelle copine. Elle l’emmène évidemment dans son appartement ensuite, où elles jouent toutes les deux au billard et où Nicole lui propose de se revoir plus souvent. Je note surtout que le mari de Thelma s’appelle Wayne, comme le ceinturon de la zone neutre.


Épisode 5 – The New Colossus – 20/20
Wow. La série me bluffe complétement avec cette mi-saison imprévisible. Les intrigues sont alambiquées, ça aide à se laisser balader, c’est sûr, mais franchement, je ne m’attendais pas du tout à la rapidité d’exécution des différentes intrigues de cet épisode, avec deux à trois scènes vraiment marquantes pour longtemps. Forcément, ça sera marquant : c’est mon premier 20 de 2019 !

Saison 3


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I may be on a nazi death list.

Le début d’épisode nous introduit le personnage d’Hans, un aryen qui fait partie des jeunesses lobotomisées pour devenir tueurs à gage opérant en secret pour les nazis. Ainsi donc, c’est devant la Maison Blanche, aux mains allemandes, qu’il tue des fugitifs, sous l’œil bienveillant d’un nazi lui remettant le fameux badge de Lebensborn.

A New-York, John a donc accepté qu’Helen voit le psy, mais il veut garder le contrôle sur ce qu’il se passe : il menace donc le psy, et sa famille tant qu’à faire, pour qu’il ne parle plus que de Thomas avec Helen, et pour qu’il garde le secret quoiqu’il arrive. Il a raison de se méfier, parce qu’évidemment, il y en a qui sont sur la piste d’Helen.

Quant au psy, il dit que seuls les faibles parviennent à avoir un deuil avec une face neutre. Cela sent bon la vengeance vis-à-vis de John, mais ce ne sera bientôt que le cadet des soucis de John : l’enquête sur le meurtre d’Alice est rouverte car un bouton ensanglanté a été retrouvé sous le fauteuil de celle-ci. Et bien sûr le bouton correspond au tailleur que portait Helen ce jour-là. Helen panique… mais réussit à reprendre son sang-froid face à l’inspecteur qui veut clairement la voir tomber. Elle s’en débarrasse en racontant une simple dispute, mais tout est dit.

Une fois l’inspecteur parti et John arrivé, elle change totalement de visage pour reprendre celui de la vraie panique pure et dure. Et ce n’est pas près de s’arranger : John est convoqué par Himmler, en personne et sans avertissement préalable. La situation semble désespérée : John se rend donc voir Edgar, le policier qui essaye de le faire tomber, pour le menacer et le faire chanter. Il a clairement quelque chose sur lui et s’en sert pile à temps, merci Thelma. En effet, Nicole et Thelma continuent de passer du bon temps ensemble, mais Thelma est forcée de quitter Nicole pour rejoindre son mari, Wayne. Le problème, c’est qu’en sortant de l’hôtel, elle comprend qu’elle est attendue par John. Et la terreur est réelle quand il lui demande de prendre les devants cette fois – c’est donc elle qui lui fournit un dossier sur Edgar, j’imagine.

En effet, quand il rencontre Himmler il est accusé de la vérité, c’est-à-dire d’avoir tué le médecin pour que Thomas puisse s’échapper… mais toutes les preuves ont disparu, grâce à Edgar. C’est donc l’accusateur qui se fait finalement arrêté. Quant à Himmler, il n’est pas dupe et il menace malgré tout John, lui rappelant qu’il n’a pas été assez prudent et qu’Helen reste un trop gros point faible dans sa stratégie. Et après tout ça ? John est promu !

Cela lui permet d’assister à une réunion où Nicole présente son projet de refondation de l’Histoire américaine : la Statue de la Liberté sera ainsi remplacée par le nouveau Colosse, une statue immonde aux couleurs du Reich, forcément. Pour finir, John garde tout ce qui concerne Edgar mais lui demande de lui remettre tout le dossier qu’il a sur lui. Il passe alors ensuite une sympathique soirée en famille, alors qu’à Cuba, on retrouve celui qui a tenté de faire tomber John, en vain. Il embauche un couple de danseurs pour un petit show privé et il semble donc se remettre assez facielemnt de tout ce qui lui est arrivé. C’était mal connaître John, qui le fait assassiner hyper violemment. Je cherchais à comprendre l’intérêt de la scène avec les cubains tout du long, mais je n’avais pas vu ça venir.

En zone neutre, Robert est désormais en plein abandon de la vie après avoir tout perdu… sauf qu’Ed a évidemment gardé le ceinturon et la photo prouvant son authenticité. Quel intérêt, autrement ? Ils font du stop pour retourner à Denver sans avoir à rentrer à San Francisco. Tout ça pour ça.

Pendant ce temps, Frank n’a aucune idée de l’importance de sa peinture en ville et se prépare à une cérémonie de Bar-mitsvah, mais il apprend aussi que les Yakuza le recherchent. Cela ne lui plaît que moyennement, forcément, surtout qu’il reproche à Sampson de ne pas lui avoir dit avant. Par conséquent, Frank décide de quitter la communauté… mais le vote démocratique lui dit qu’il peut rester. Le vote est loin d’être unanime cela dit : il représente un vrai danger pour eux.

La série ne traîne pas à résoudre son cliffhanger : Tagomi ne se fait pas tuer, évidemment, mais uniquement parce qu’une patrouille passe par là. Le lendemain, il appelle immédiatement Juliana pour la prévenir, mais celle-ci défend Joe corps et âmes, surtout que Tagomi n’a pas vu l’homme qui l’a suivi. Il n’a qu’un mauvais pressentiment.

Forcément, Joe se fait engueuler par Himmler de ne pas avoir réussi à tuer Tagomi. Même s’il essaye de négocier pour le garder en vie, Joe n’a pas vraiment le choix car Himmler veut qu’il le tue. Après, quand il parle du Man in the High Castle, il l’intéresse, mais ce n’est pas assez. Joe comprend bien ce qu’il doit faire, et il le cache évidemment à Juliana, qui passe lui rendre une visite pour savoir si Tagomi lui a dit la vérité.

Joe n’apprécie pas trop d’avoir une Juliana qui farfouille dans ses affaires et lui pose un milliard de questions. Il finit malgré tout, pour garder sa confiance, par lui avouer qu’il est celui qui a tué son père quand jusque-là Juliana pensait qu’il l’avait simplement balancé. Bien qu’elle soit venue avec un flingue, cette info suffit à convaincre Juliana de la sincérité de Joe qui a bien besoin d’un câlin. N’empêche, ce n’est pas une résolution de leur problème.

Ils se retrouvent une fois de plus à coucher ensemble, mais cette fois, Juliana ne perd pas le Nord : alors qu’il prend sa douche, elle se décide à fouiller pour de vrai les affaires de Joe. C’est ainsi qu’elle tombe sur le dossier de Tagomi et sur tout un tas d’informations… dont le badge Lebensborn.

La douche de Joe ? Un leurre pour vérifier les vraies intentions de Juliana, dont il avait trouvé le flingue. Ah ben là, il est servi. Il peut donc la menacer de son propre flingue : il lui demande de se rhabiller, puis de l’emmener auprès de Tagomi et du Man in the High Castle. Il révèle surtout son vrai visage de nazi pour de bon, convaincu qu’il est de détenir la bonne parole. En fait, il fait tellement peur à Juliana qu’elle se débrouille pour s’enfermer dans la salle de bain, où elle cherche (et trouve !) de quoi l’égorger. Oui, oui, de l’égorger. J’étais clairement pas prêt à ce que Juliana tue Joe aussi rapidement, et aussi violemment. Elle efface ensuite ses traces et s’avère un aussi excellent tueur à gages que Joe lui-même. Franchement, la série me bluffe.


Épisode 6 – History Ends – 17/20
Difficile d’assurer autant que l’épisode précédent et on tombe sur un épisode qui paraît beaucoup trop lent à côté. Toutes les conséquences des différents événements passés sont toutefois explorées dans cet épisode, et cela donne véritablement l’impression que la série avance. Malheureusement, et comme toujours, je n’ai absolument aucune idée d’où ils veulent aller concrètement. Un but fixe et clair est un peu ce qui manque à la narration, mais ce n’est pas nouveau.

> Saison 3


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There is to be no margin of error.

Juliana est loin d’être idiote : elle aeu la bonne idée de récupérer les dossiers de Joe avant de s’enfuir et contrairement à lui qui se suicide à chaque fois qu’il la tue, elle a la présence d’esprit d’éviter de se tuer. Quel couple maudit, n’empêche ! Perdue et sans issue, Juliana appelle Wyatt, qui est en plein deal dont on ne sait rien. Son but est de quitter la ville aussi vite que possible, tant qu’à faire.

C’est Kido qui est chargé de l’enquête sur le meurtre de Joe, et il est intrigué par le badge Lebensborn. Il se charge personnellement d’interroger les prostituées de l’hôtel de passe où résidait Joe, et cela lui permet d’être mis sur la piste de Juliana bien rapidement, car elle n’a pas été super discrète.

À défaut de pouvoir s’en prendre à elle comme elle a fui, Kido décide d’annoncer la mort de Joe à Tagomi directement. Il en profite pour le forcer à le tenir au courant quand elle prendra contact avec lui. Elle ne tarde pas à le faire grâce à un colis qui contient les dossiers sur Tagomi et les cibles de Joe. Tagomi s’en plaint évidemment à Kido, car il faut bien qu’il sache les actions des nazis contre eux. C’est Edgar qui sert d’intermédiaire entre le Reich et Kido, et je n’aimerais pas être à sa place, une fois de plus. Enfin, il y a pire : il y a le Sergent Nakamura qui est apparemment celui qui a monté le dossier sur Tagomi. C’est gênant comme tout, tout ça, parce que Kido s’en rend compte. Bref, je n’aimerais pas être à la place de Nakamura.

À New-York, Helen semble soudainement remise complétement de sa dépression : elle fait la cuisine, le ménage et gère toutes les tâches domestiques sans aide, en plus de son rendez-vous chez le psy. Elle semble drôlement heureuse d’un coup, et je trouve ça suspect, mais son psy respecte à la lettre les demandes de John : il la recadre sur le souvenir de Thomas dès qu’elle déraille un peu de cette piste.

De son côté, John a la chance de pouvoir interroger Fatima, la voyageuse dans le coma introduite dans la série il y a quelques temps déjà. Il était temps qu’on la revoit… mais elle n’est pas d’une grande utilité parce que dès qu’elle comprend qu’elle est dans de sale drap, elle se concentre et disparaît, sous les yeux de John. Cette fois, il n’a pas le choix de comprendre que tout ça est bien vrai. Et en plus, son seul espoir d’avoir des réponses sur les films s’évapore sous son nez.

Il apprend ensuite la mort de Joe et doit l’annoncer à Himmler, qui le prend très mal. Il veut voir Tagomi mort, donc il lui envoie Hans, évidemment. Quant à John, il profite de la nouvelle de la mort de Joe pour terrifier un peu plus Helen. Après sa bonne journée, il lui dit qu’il est important qu’elle continue à avoir de belles journées, car Joe a été tué car il était, soi-disant, un risque pour la carrière de John. C’est abusé, comme tout ce que fait John. Je suis toujours perplexe.

En zone neutre, Ed et Bobby sont de retour à l’hôtel-bar où Ed retrouve son nouveau copain, où Bobby se renseigne sur un éventuel retour à San Francisco et où ils tombent sur… Sampson. Et ce dernier se fait un plaisir d’annoncer la nouvelle de la survie de Frank à Ed. Décidément, il n’a pas grand-chose à faire cette saison Ed, mais il s’en prend plein la tronche. Il doit donc de nouveau quitter son mec pour aller voir Frank, dont il parle à Bobby. C’est la pire des erreurs, ça sent super mauvais pour l’avenir de Bobby dans la série. Déjà que je n’aurais jamais cru qu’il survivrait si longtemps dans cette série.

Pas de perte de temps cette fois, Ed retrouve très rapidement Frank qui n’était pas prêt à revoir son meilleur ami lui non plus. Il culpabilise encore de son attentat, puisqu’il a tué des alliés et en a fait tuer d’autres en représailles. Malgré tout ça, il s’inquiète de savoir où est Juliana, mais Ed n’en a pas la moindre idée.

Justement, Juliana est donc en fuite avec Wyatt durant tout l’épisode. Cela les mène à tuer deux soldats japonais en chemin, à leur voler l’essence et à passer la frontière aussi discrètement que possible. Elle est aussi assaillie de souvenirs de sa première rencontre avec Joe, où il lui avait parlé du fait qu’il était meurtrier. C’est triste comme tout ce genre de souvenirs. J’allais dire « ça paraît tellement loin en plus », mais en fait, c’est réellement tellement loin !

Ils arrivent ensemble en zone neutre, à Denver, où elle cherche à en connaître un peu plus sur Liam et où j’ai espoir de la voir tomber sur Ed à un moment. Pour le moment, cependant, elle veut juste retrouver Hawthorne et se débrouille pour le faire. Elle retombe d’abord sur sa femme, grâce à un indic’ de Liam à qui elle dit tout.

La fin d’épisode voit le triomphe de John qui devient le dirigeant de la partie américaine du Reich devant une foule immense, alors qu’en parallèle, Frank fait sa barmitsva clandestine. Pas tout à fait le même destin, quoi… et le début de l’an zéro pour le Reich américain.


Épisode 7 – Excess Animus – 17/20
C’est un épisode beaucoup plus calme que celui-ci, puisque certaines intrigues n’avancent pas tellement. En revanche, c’est aussi un épisode que j’attendais depuis le début de saison du point de vue de certains rebondissements. Et puis, maintenant que je me suis remis tous les personnages et toutes les intrigues en tête, je suis à fond dedans et le passage de l’une à l’autre n’est plus si dérangeant. En définitive, ce n’est pas le meilleur épisode de la saison, mais il possédait des passages vraiment nécessaires pour que cette saison respire.

> Saison 3


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Other lives, parallel worlds… Sorry, it all seems a bit…

Non, vraiment, je n’aimerais pas être la place de Nakamura : c’était un nazi sous couverture et Kido le fait exécuter comme un chien, prenant même soin de se salir les mains lui aussi. L’exécution est violente comme tout : il est poignardé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, ci… générique. OK. Il est vite remplacé cependant, car Kido veut se rendre en zone neutre.

En thérapie, Helen se dit fatiguée et son psy lui conseille de reprendre une activité sexuelle afin d’aller mieux… mais tout ça n’est qu’un fantasme d’Helen. J’ai bien ri : ça sort de nulle part, mais ça explique son bonheur de l’épisode précédent.

De son côté, John apprend que les scientifiques essayent de mettre au point une machine pour passer d’un monde à l’autre. Il n’est pas bien satisfait des résultats médiocres obtenus pour le moment, mais le plan est clair : il veut étendre la domination nazie en passant d’un monde à l’autre. Et il est complétement obsédé par les films qu’il passe sa nuit à regarder, attisant les soupçons d’Helen sur quelque chose de louche. C’était trop beau de la voir heureuse, j’imagine. Au moins, on apprend que l’ordre de tuer Tagomi a été retiré par Himmler, c’est un début.

Quant à John, à force de regarder les films, il finit par s’endormir pour faire de chouettes cauchemars avec Thomas qui l’obsède et quelques corps au fond d’un lac, parce qu’il culpabilise de tous les cadavres qu’il a sur la conscience. Magnifique. À côté de ça, Helen qui se bat contre ses désirs sexuels et son attirance pour son psy, ce n’est pas grand-chose. Bref, le couple ne servait pas tellement dans cet épisode par rapport à d’habitude, c’était un peu décevant. Ils sont pourtant placés en cliffhanger, avec Helen invitant John à venir dormir avec elle. MOUAIS.

Pendant ce temps, Bobby rentre chez lui… pour découvrir que sa maison a été donnée à des japonais en son absence. Sympa. Je reste beaucoup trop inquiet qu’on continue de suivre sa vie, ce n’est pas bon signe, je suis sûr qu’il va finir par balancer l’info de la survie de Frank aux mauvaises personnes. Désespéré, il se rend chez la même prostitué que Kido, et c’est bien ce que je dis : ça craint.

Il se fait tabasser par la sécurité parce qu’il n’a soi-disant pas payé assez et décide ensuite de retourner chez lui pour récupérer ses affaires. Inutile de dire que la nouvelle propriétaire des lieux décide d’appeler la police et que de là, on sait très bien vers quoi on se dirige. Cela ne manque pas : Kido prend un malin plaisir à interroger Bobby sur les activités d’Ed dans la zone neutre. Il veut savoir où le trouver exactement à Denver… Putain, Ed n’aurait jamais dû lui dire quoique ce soit.

Bon, au moins, Bobby n’est pas torturé : il dit à peu près tout ce qu’il sait juste par peur. J’ai souvenir de la torture de Frank en saison 1 et si on peut s’en passer, ça me va. En tout cas, c’est un excellent épisode pour Kido : Tagomi lui avoue ensuite tout ce qu’il sait des mondes parallèles. C’est un sacré résumé de la série : c’est un voyageur, il a récupéré dans un autre monde (le nôtre ?) un film de la bombe atomique qui a dissuadé les américains, dans leur monde, de passer à l’attaque. C’est grâce à ça que les japonais et allemands ont gagné la guerre. Quant à Juliana, elle veut arrêter les allemands avant qu’ils ne construisent une machine permettant de passer d’un monde à l’autre, parce qu’elle est du côté japonais depuis le départ, malgré le flirt avec Joe côté allemand. Tadaa, c’est facile de comprendre la série, finalement, et Kido fait de la merde, voilà tout. Heureusement, pour une fois, il semble tout gober sur parole – mais faut dire que les deux Trudy, c’était un peu violent – sans même que Tagomi n’ait besoin de lui parler du monde dans lequel Juliana est sa belle-fille.

En parallèle, des hommes se pointent aux portes de Sabra, à la recherche de leur ami, exécuté par Lila. Ironiquement, c’est elle qui les accueille en leur demandant de partir. Elle est évidemment inquiète de ce qu’ils pourraient faire en revenant et s’en confie à Sampson… avec qui elle est en couple.

En zone neutre, Juliana regarde un film avec Liam, l’indic, Hawthorne et sa femme. Liam a du mal à croire à tout ça, mais Juliana est aussi convaincante que convaincue quand elle parle de ses visions d’un autre monde. Et puis, Hawthorne la croit surtout. Elle a l’information que les nazis veulent voyager d’un monde à l’autre, et ça la fait flipper. Par conséquent, elle décide de… retourner dans le Reich. Il ne manquait plus que ça.

En chemin, elle s’arrête toutefois à Sabra où Lila décide de la laisser entrer. Autant dire qu’à ce stade, j’étais à fond dans mon épisode car son arrivée ici ne pouvait signifier qu’une chose : elle allait enfin retrouver Frank, et possiblement Ed, et j’adorais le travail d’équipe de ce trio. Cela ne manque pas, évidemment : elle aperçoit Frank et le reconnaît malgré sa démarche et sa face cramée. Trop forte. Moi, je suis même pas capable de le reconnaître dans une autre série, franchement.

Ils rattrapent vite le temps perdu sur le film, mais sont interrompus par l’arrivée d’Ed, et c’était tellement chouette d’avoir ENFIN un peu de joie dans la série quand Juliana et Ed se retrouvent. On reprend vite la gravité de la situation finalement, avec Juliana montrant le film de la chute du Reich à Lila. Son but ? Trouver des alliés pour l’aider à changer cette réalité.

À défaut, elle retrouve au moins ses amis avec Ed et Frank. Mon dieu, ils ont même le temps de rire. J’ai l’impression d’avoir changé de série, et je me rends compte que les relations de ce trio manquaient vraiment à la série dans ce début de saison. Et puis, ils ont tellement à se raconter : Juliana a fait mille découvertes depuis la dernière fois qu’elle a vu Frank. Ils retombent dans les bras l’un de l’autre, avec de jolis rêves et projets… juste pour une nuit, parce que Frank ne peut pas accompagner Juliana.

En parallèle, Wyatt arrange le passage de Juliana de la zone neutre au Reich et Sampson prend un verre avec un homme qui se fait tuer de sang froid par ceux qui voulaient rentrer à Sabra.

Sinon, Nicole apprend la mort de Joe et en parle à Thelma, parce qu’elle est dévastée, inévitablement. Enfin, elle ne l’est pas bien longtemps hein, suffit de recommencer à coucher avec Thelma pour que tout se passe bien. Je ne sais toujours pas à quoi le personnage de Nicole sert franchement, j’ai beau chercher, les liens avec le reste de la série sont là, mais pas hyper utiles.

> Saison 3

The Gifted – S02E11

Épisode 11 – meMento – 16/20
Cet épisode est rempli de petites avancées qui finissent par donner l’impression que beaucoup a été accompli à la fin de l’épisode. La série prend son temps à avancer dans certaines intrigues, mais dans l’ensemble chacune d’elle avait de bons moments, que ce soit dans l’action ou dans les sentiments. Et les cliffhangers donnent envie de voir la suite. Bref, un épisode de structure tout à fait classique, mais qui fait du coup très bien son job, alors que ça commençait mal.

> Saison 2


Spoilers

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No. You decided we needed to be on your page.

Alors que je lance cet épisode, je découvre avec plaisir que la fin de saison est plus loin que je ne pensais : de nouveaux épisodes ont surgi dans la liste des épisodes à venir. C’est très chouette, je suis content – mais je m’inquiète de réussir à tout suivre en restant à jour, j’avoue. On verra bien. En attendant, cet épisode reprend sur un flashback où on nous présente Andreas Von Strucker comme un pas gentil du tout ; pour ne pas dire un meurtrier. On le voit venir récupérer une boîte chez un marchand qui a effectué une modification à un instrument. Et évidemment, il tue le marchand qui en sait trop.

Dans le présent, Reed s’inquiète pour sa fille parce qu’il la voit en train de bosser. Hein ? C’est plutôt chouette qu’elle s’entraîne et étudie, comme le remarque Caitlin, mais il le sent mal surtout parce qu’elle est obsédée par une boîte de musique appartenant à ses ancêtres.

Caitlin s’en fiche un peu, parce qu’elle préfère s’inquiéter pour… Andy. Ah, c’est original. Elle va finir par vraiment m’insupporter si ça continue, et c’est chiant car j’adore l’actrice. Pour changer, donc, les Mutant Underground sont en désaccord complet sur la marche à suivre pour la suite de leurs actions. Caitlin veut attaquer le Cercle pour récupérer son fils alors que Marcos est plus timide. Le débat n’est pas des plus intéressants à suivre, c’est e même qu’à chaque épisode.

Finalement, dans cette partie d’épisode, l’action vient d’ailleurs : Reed avait raison de s’inquiéter pour Lauren et sa boîte à musique. Elle cauchemarde de ses ancêtres jumeaux et voit la mort d’Andrea, mais le vrai problème, c’est surtout que ce genre de cauchemar active ses pouvoirs et qu’elle détruit la moitié de sa chambre au passage. Et en plus, elle ne révèle pas la vérité à ses parents.

Pour ne rien arranger, leur propriétaire finit par leur tomber dessus. Il était temps, vu le nombre de dommages qu’ils font dans cet appartement depuis qu’ils y vivent, j’ai du mal à croire que les médecins croient à la couverture qu’ils fournissent ; faisant de Lauren une malade ayant des crises. Mouais, quoi. En tout cas, l’intrigue de Lauren est pour le moins… intrigante : d’après Reed, la boîte à musique joue une musique appelée « Erlking », parlant d’une force malveillante volant des enfants sans que les parents ne s’en rendent compte. Evidemment, il raconte tout ça pour faire culpabiliser sa femme qui ne s’inquiète pas plus que ça de voir Lauren travailler. Quelle mauvaise mère franchement, elle trouve ça bien que sa fille travaille et cherche à survivre, c’est fou !

Elle finit par s’en inquiéter quand elle voit Lauren s’entraîner à reproduire des sortes de disques aussi tranchants qu’une scie, mais elle n’a pas vraiment le temps de faire grand-chose de plus que s’en inquiéter : la police débarque car ils pensent qu’une activité mutante a lieu dans le bâtiment. Bien vu. Et les policiers ne sont pas très regardants des lois, évidemment, parce qu’il est si facile de les manipuler à leur avantage. Tss.

C’est totalement cliché, quand même, avec des policiers qui braquent Reed, puis Caitlin qui débarque par surprise. Ils ont un sacré sang-froid pour sursauter sans tirer, c’est beau. Bon, cela dit, Lauren utilise ses pouvoirs pour les envoyer loin de ses parents et de l’appartement, et ça fonctionne de manière assez improbable. C’est beau.

N’empêche, Lauren utilise son pouvoir et aurait pu être aperçue, ce qui fait que Reed n’est pas heureux du tout. Il commence donc à engueuler sa fille pour mieux découvrir qu’en fait, c’est Caitlin qui a donné son accord pour qu’elle utilise son pouvoir. Alors que lui veut éviter qu’elle ne suive le chemin d’Andy en étant obsédée par sa famille et ses pouvoirs au point de perdre pied, Caitlin trouve ça trop utile et nécessaire.

L’épisode donne pourtant raison à Reed : on est clairement en train de perdre Lauren, qui retrouve dans la boîte à musique une lettre de son ancêtre et des mèches de cheveux d’Andrea et Andreas. Cela semble nous la faire chavirer tel un zombie et elle décide alors de s’attaquer au propriétaire, en le menaçant de représailles plus violente si la police venait à revenir chez eux. Gloups. On sent que l’actrice a pris son pied à jouer cette scène, c’était brillant à voir cette froideur chez elle. Cela fonctionne beaucoup mieux que d’avoir fait Andy un méchant, finalement. Et ça promet pour la suite.

Du côté du Cercle, nous retrouvons une Polaris nostalgique des bons moments avec Marcos alors qu’Andy est tout excité de lui annoncer l’arrivée de nouveaux mutants – probablement des prisonniers. Ils agissent comme tels, et comme des méchants donc, à ne pas vouloir s’entraîner et à juste vouloir tuer des humains. Cela sent bon, dis donc.

Lorna est toutefois moins ravie que moi de voir de nouveaux pouvoirs entrer dans l’équation : elle reconnaît le trio de nouvelles recrues comme étant des terroristes. Reeva parvient pourtant à la convaincre qu’ils sont un mal nécessaire pour le Cercle : ils vont détruire ce que Lorna pourra reconstruire. Oh, elle fait semblant d’être convaincue, mais c’est tout le problème, elle fait semblant.

Elle se barre donc pour forcer Marcos à la rencontrer – c’est-à-dire qu’elle prend le contrôle de sa voiture. Il était un peu temps, cela dit, que Lorna se réveille. Elle fait donc un joli plaidoyer pour s’excuser auprès de Marcos tout en lui donnant des informations sur ce qu’il se passe au Cercle : ça prépare un petit attentat au calme, et d’un coup, elle prend conscience qu’elle est en train de mener une guerre qui va impliquer des meurtres. Et elle, elle n’a pas envie de tuer des enfants. Elle progresse Lorna, c’est rassurant.

Marcos est complétement bouleversé par ce retournement de situation… Il demande donc à Clarice de retourner voir Erg pour obtenir de l’aide. Elle le trouve sacrément hypocrite et lui demande des excuses, mais c’est en vain car il veut juste arrêter une attaque terroriste et le reste, il s’en fout. Elle se contente donc d’excuses toutes pourries. Chez Erg, Marcos retrouve sa jolie balafrée. Même quand il la touche, ça s’allume et qu’il est à deux doigts de l’embrasser parce que la tension érotique est là.

Oui, mais il reste Lorna quand même. Il dit qu’il n’est pas amoureux de Lorna, mais la balafrée le contredit de manière logique : il est clairement haineux quand il pense à Lorna, et si ça, ce n’est pas un preuve d’amour…

En parallèle, Clarice fait ce qu’elle peut pour obtenir l’aide d’Erg qui est clairement amoureux d’elle et lui demande de le rejoindre. Comme elle refuse une fois de plus, Erg ne veut pas la rejoindre. Il accepte toutefois de l’aider avec quelques infos.

Au Cercle, Lorna essaye désespérément d’obtenir des informations, sans y parvenir. Elle retourne voir Marcos durant la nuit, et c’est chouette comme tout, s’ils se mettent à bosser ensemble. Marcos lui donne ses infos, obtenues par Clarice sur un lieu de rendez-vous entre Reeva et un contact mystérieux. Il ne veut pas voir Lorna plus que ça, mais elle, elle veut rester pour parler et réparer son couple. C’est n’importe quoi tout ça, mais ils s’aiment encoooooore. On se croirait dans une série, dis donc, c’est plein de larme et de regrets et de « je t’aime mais eh perdons du temps à ne pas être ensemble ». Allez, hop, hop, hop on s’active et on se remet ensemble. C’est bien ce qui finit par arriver, parce que Lorna est sincère et touchante.

Bref, avec les infos d’Erg, Lorna et Marcos peuvent espionner le point de rendez-vous de Reeva et la découvrir avec Benedict Ryan, un journaliste de la fake news anti-mutant. Ah lala, QUOI ? Les journalistes pourraient être achetés ? Reeva se servirait d’un d’eux ? Dis donc, c’est fou, ça ressemblerait presque à la réalité ce genre de pots de vin.

Sinon, de manière étonnante, John est encore au lit dans cet épisode après la torture du précédent. Caitlin prend donc soin de lui, et ça permet une scène sympa entre elle et Clarice, à parler d’amour et de personnes qui ne changent jamais. Ce n’est qu’en toute fin d’épisode qu’on retrouve John réveillé et s’excusant auprès de Clarice pour son comportement d’avant son enlèvement. Ils sont mignons tout plein à se déclarer leur peur de se perdre… mais Evangeline passe un coup de fil inquiétant qui casse toute l’ambiance : elle demande à John de rassembler les mutants de son secteur pour se battre, car la situation est tendue.

Enfin, pendant ce temps, Jace est toujours en plein divorce et harcèle son ex-femme par SMS et à coup d’insupportables points de suspension. Le genre de messages hyper énervants à regarder, quoi, quelle angoisse ce type. Bon, il essaye toujours de diriger sa milice de manière raisonnée, mais il n’est pas évident de diriger des gens plein de haine et ne vivant que pour ça, apparemment.

Il les mène malgré tout dans un foyer de jeunes où ils retrouvent deux adolescents mutants réfugiés là après s’être évadés de prison. C’était un peu une fausse scène de tension, mais bon, c’est sympa de voir Jace être confronté à un ado qui dit ne pas être un mutant mais s’être enfui parce qu’il a eu peur des Purifieurs, qu’il associe au Ku Klux Klan. Oui, c’est sympa : ça permet à Jace de prendre conscience de toutes les conneries qu’il fait.

Et comme la simple comparaison ne suffit pas, heureusement, dans la pièce d’à côté, Ted tire sur le deuxième ado, celui dont on est sûr qu’il est mutant. L’ado n’y survit pas et Jace finit la main pleine de son sang en essayant de le garder en vie. En vain. Allez, bien, tout ça : ça force Jace à faire un choix, surtout qu’il est totalement responsable pour le coup. En effet, c’est lui qui a forcé Ted à venir… et par conséquent, il décide de le couvrir auprès de la police. Magnifique.

Il finit donc à la télé où il est glorifié comme un héros ayant tué un mutant rebelle. Il est en larmes et peu fier de lui, et c’est le moment que choisit Paula, son ex-femme, pour l’appeler. L’entendre glorifié comme un héros, ça lui donne envie de le revoir, parce que eh, il a sauvé la vie d’enfants. Mouais, cette intrigue ne me convainc toujours pas, mais au moins, c’était mieux cette semaine.

> Saison 2

This is us – S03E06-09

Épisode 6 – Kamsahamnida – 14/20
J’ai presque l’impression que la série a perdu son ingrédient magique : la mayonnaise ne prend pas tant que ça cette année. Les différentes tranches de vie proposées sont divertissantes et pas désagréables à regarder, mais je n’ai pas envie d’enchaîner les épisodes comme l’an dernier (je le fais quand même, oui). Et puis, je ne sais pas, ils ne sont pas vraiment marquants. Les épisodes passent, se ressemblent et s’oublient vite. La série m’a habitué à mieux.

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Spoilers

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We ? As in the royal « we » ?

Arf un épisode qui commence sur une sonnerie de téléphone, c’est horrible ! Bon… ou pas : c’est plutôt pour une bonne nouvelle, car Kate est enceinte. Le problème, c’est qu’en parallèle, Toby est toujours dépressif. Ne pas avoir pris ses médicaments l’a affecté bien plus que prévu et Kate ne sait pas comment le gérer. Si tout le monde est heureux pour elle, elle a du mal à gérer tout ça.

En plus de tout, elle doit encore gérer Audio, son chien, qui mange n’importe quoi dans les poubelles. Et ça, bien sûr, Toby s’en rend compte, ce qui la stresse encore plus, parce qu’Audio est malade. Chez le vétérinaire, elle apprend donc qu’elle peut soit atteindre que ça passe à l’autre bout, littéralement, soit le faire opérer. Dans les deux cas, il y a un risque de décès. Forcément, elle appelle sa mère au secours… et Rebecca est obligée de lui expliquer que bon, elle est adulte et va devoir prendre ses décisions seules à un moment.

Alors, certes, mais c’était étonnant comme rappel venant de Rebecca qui aime tout contrôler dans la vie de ses enfants. Face à tout ça, Toby décide de reprendre le contrôle de sa vie, mais ce n’est pas gagné. En fait, il n’y arrive pas et Kate, toute heureuse de le voir habillé, est rapidement déçue de le voir renoncer à nouveau. Finalement, elle se décide à le pousser à bouger quand Audio veut aller faire ses besoins, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

C’est beau : Kate a pris une décision impossible sans l’avis de sa mère. Et accessoirement, elle se transforme en sa mère au passage. Bon, c’est pour son bien cela dit, et ça fonctionne alors c’est merveilleux. Audio se met même à faire caca, ce qui est la meilleure nouvelle de l’épisode pour Toby et Kate. Bon, ça et leur mariage qui traverse la tempête de la dépression avec beaucoup de grâce et de confiance l’un en l’autre.

En parallèle, Beth passe des coups de fil pour savoir où en sont ses CV car son chômage ne s’arrange pas comme ça. Du coup, je me demande juste d’où vient leur argent, avec Randall qui se présente aux élections et Beth qui n’a plus de travail. Elle se retrouve donc coincée chez elle à aider ses filles pour l’école, et ça n’a pas particulièrement l’air de lui prendre. Elle doit les aider à vendre des affaires pour l’école.

Randall n’est pas bien à sa place non plus : il se rend à l’Eglise du quartier où il est accueilli publiquement par son concurrent. Ce pouvait difficilement être plus gênant que ça, franchement.

De son côté, Kevin continue de chercher des informations sur son père et Zoe termine son documentaire. Cela veut dire qu’elle envisage de se faire un voyage pour elle, et si Kevin pensait squatter, il se trompait royalement, car elle veut bien le faire et bien… pour elle, comme le nom l’indique.

Forcément, il en parle à Randall, parce qu’il faut bien qu’il en parle à quelqu’un, le pauvre. Il le fait dans un restaurant coréen où il est accueilli en star parce qu’il est le Manny et que le Manny a un succès fou en Corée. Randall y voit l’opportunité dont il a besoin : il n’arrive pas à avoir le vote des noirs ? Facile : il aura celui des coréens implantés dans le quartier qui ne vote jamais.

Il se sert de son frère pour gagner en popularité et fait de jolis discours traduis par une coréenne qui passait par là. C’est sympathique. Et ça suffit. Ca suffit à passer un bon moment avec Kevin, ça suffit à avoir Jae-won recruté comme manager de la campagne, parce que Randall a réussi à convaincre sa grand-mère de voter pour la première fois en 75 ans ce n’est pas rien tout ça.

C’est une victoire, mais Randall n’a pas fini sa journée : en rentrant chez lui, il va devoir parler à Beth qui n’est vraiment pas heureuse cette saison. Sa journée avec les filles ? Cela se passe mal, tellement mal qu’elle finit même par craquer et les engueuler, pour la première fois en trois saisons, je crois. Par chance, ils ont bien élevé Déjà depuis un an et elle est assez maligne par elle-même pour comprendre que Beth ne va pas bien. Et pour trouver les mots qui vont bien.

Elle lui dit d’ne parler à Randall, parce qu’il saura quoi faire – et effectivement, quand elle lui en parle, il refuse de se laisser abattre. Il lui propose donc un job dans sa campagne, et ça suffit effectivement à remotiver Beth. C’est un peu tiré par les cheveux, mais puisque ça fonctionne, on va dire que c’est chouette.

En flashback, on reprend avant la mort de Jack, et on découvre qu’il a appris à boxer. Cela sort de nulle part, mais admettons. Le but ? Que Randall lui demande aussi à apprendre à boxer car un petit de l’école, Dylan, le maltraite. Je ne sais pas si j’accroche particulièrement à cette intrigue, franchement.

Jack décide d’apprendre quelques coups à son fils, sans le dire à sa femme. C’est voué à être une catastrophe, ça, franchement. Et c’est le cas quand Rebecca s’en rend compte. Elle pète un câble, appelle l’école et… découvre qu’il n’existe pas de Dylan. En fait, Randall est certes un gamin, mais il est déjà complétement cinglé : il veut simplement ressembler plus à son père, et donc apprendre la boxe pour être comme lui.

Jack lui explique donc que sa super-arme sera d’être malin et intelligent, parce que son mensonge était malin et intelligent. Rebecca autorise Jack à reprendre la boxe, parce qu’elle comprend que ça lui fait du bien et il en est tout heureux. Il continue à en parler à Randall, et le père et le fils se mettent à regarder des matchs ensemble. Cela permet une métaphore toute pétée où Randall adulte s’en prend verbalement à son opposant. C’était donc tout ça pour ça ? Mouais, ben mouais.

Il me reste encore à parler de Kevin qui rentre à l’hôtel en avance, ruine la soirée en solo de Zoe et lui propose… de partir au Vietnam avec elle. Pas trop de suspense de ce côté-là : elle accepte, évidemment.


Épisode 7 – Sometimes – 18/20
Voilà, ça, c’est un épisode de This is us. Bien qu’un peu spécial dans son format, je dois dire que je trouve cet épisode meilleur car cette partie de l’intrigue bien plus passionnante que tout ce qu’on nous servait dans l’épisode précédent par exemple. Cela donne en plus l’impression d’avancer vers quelque chose, vers des réponses. Je ne sais pas, je préfère largement et ça me rappelle les épisodes qui menaient à la mi-saison 2.

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If you die out here, it’s not on me.

Même si cette saison peine à me convaincre, j’enchaîne malgré tout avec l’épisode suivant parce que je compte bien la rattraper à temps pour la reprise. Si je peux ne pas être en retard dès le début, c’est mieux. Et ça me culpabilisera de voir les épisodes recommencer à s’accumuler.

Cet épisode s’ouvre sur une femme vietnamienne construit le collier qui finira dans les mains de Jack. Il est pourtant acheté par un soldat qui n’est pas Jack… puis abandonné dans un bar par ce même soldat qui voit sa compagne dans les bras d’un autre. Malheureusement, ce vietnamien meurt et le collier est récupéré par une femme – celle de la photo que Kevin regarde des années plus tard dans un avion pour le Vietnam.

On a donc rattrapé l’un des flashforwards de la saison 2, mais ça s’est fait tellement vite qu’on ne connaît toujours pas Zoe finalement. Et Kevin se rend compte que lui non plus quand elle refuse d’être taguée sur Instagram pour ne pas que son père, qui vit en Chine, découvre qu’elle n’est pas venue le voir. C’est con. Kevin étant Kevin, il n’apprécie pas trop la voir botter en touche.

Pourtant, il n’a pas trop le temps de l’interroger car elle détourne bien la conversation et parce qu’il voit une touriste américaine avec le même collier que lui. Il remonte assez vite la piste à une vendeuse du marché qui lui confirme qu’elle vent plein, plein de colliers comme ça. Voilà qui ne l’aide pas dans sa quête.

Ni dans celle sur le passé de son père, ni dans celle sur le passé de Zoé, qui refuse de lui parler et se dit pas bien. Ah ça pour être bien, elle n’est pas bien vu comment elle vomit. Bienvenue au Vietnam ! Et bien joué Kevin de lui avoir dit qu’elle mentait, aussi. Bon, il prend quand même soin d’elle comme il faut et lui fait un petit speech à la Pearson pour lui dire qu’il l’aime quoiqu’il arrive… elle décide donc de lui dire la vérité : son père a abusé d’elle quand elle était enfant. Voilà qui donc qui débute une belle histoire d’amour, j’espère.

Dans le passé, on reprend enfin sur la scène de retrouvaille entre Jack et son petit frère, qui pète un câble de le voir. Il se sait coincé en pleine guerre, et il a subi des remontrances de l’armée avec l’article 15. Jack cherche une solution pour le tirer de l’armée, mais ce n’est pas si simple. Humph. Plus on avance, plus je me dis qu’il est fichu de l’avoir fait passer pour mort au Vietnam pour qu’il survive pépère. D’où la photo. Parfait Jack ne peut pas avoir abandonné une femme derrière lui, si ?

Bon, je m’avance beaucoup avec cette théorie, et en attendant Jack se fait rembarrer par l’armée quand il veut sauver son frère de là. Oui, bon, ça se saurait s’il suffisait d’avoir un grand frère pour échapper à la guerre. Jack se retrouve à devoir rentrer tout seul à pied au village de pêche. Il s’arrange donc avec Bao, un local qui a une moto et accepte d’être payé.

Ouais, mais Jack découvre en fait que Bao vend des boîtes de conserve qui vont permettre de… créer des mines. Bonjour l’angoisse et la culpabilité, mais il ne dit trop rien et se laisse emmener quand même. Il laisse aussi passer la femme au collier au cours d’une nuit, mais on n’en sait pas plus sur celui-ci dans l’épisode. En revanche, et contre toute attente, il récupère Nicky sous son commandement à la fin de l’épisode, pour deux semaines max. Il est soit responsable de sa mort, soit il a réussi à le sauver…

Quelques mois plus tard, Jack et Rebecca se rendent ensemble à Los Angeles comme promis dans un autre épisode. Rebecca souligne que c’est complétement fou de faire ça avec un parfait inconnu, mais elle le fait quand même et le trajet en voiture pourrait être parfait lui aussi… mais Rebecca parle beaucoup et Jack très peu. Malgré tout, ça se passe bien entre eux.

Ils flirtent dans un bar, dansent un slow, apprennent à se connaître, s’embrassent et passent la nuit chacun dans leur lit à l’hôtel. Oh Rebecca ne le sent pas comme ça, cependant : en pleine nuit, elle le rejoint au lit et couche avec. L’hôtel suivant de leur road-trip ? C’est un lit deux places, évidemment. Et le suivant aussi, et le suivant aussi, et le suivant aussi.

Oui, mais dans celui-ci, Jack commence à faire des cauchemars, alors qu’il a son collier autour du cou. Ce cauchemar instaure un froid entre eux, et un grand silence. Rebecca essaye de lui en parler, mais Jack refuse de se concentrer sur ce problème, donc ça n’avance pas beaucoup.

Ils finissent par arriver chez Nicole, l’amie de Rebecca chez qui ils vont rester pour quelques temps à Los Angeles et Rebecca rattrape le temps perdu avec elle en… se plaignant de Jack. Bon, c’est sûr qu’il est mystérieux et ne dit trop rien, mais il est attachant quand même, à avoir peur dès qu’un bouchon de champagne pète. Normal.

Le soir, il lui confie qu’il ne peut pas en parler et elle lui dit ne pas être sûre de vouloir rentrer à Pittsburgh. Elle se pense vouer à un avenir de star… mais se voit dire qu’elle est douée… pour Pittsburgh. Voilà qui est fait. Pendant ce temps, Jack se rend chez les parents d’un de ses soldats, Roger, celui qui a explosé sur une mine dans l’épisode sur le Vietnam. Il se dit responsable de sa mort et comme dans toutes les séries ou films sur le sujet, les parents de la victime le réconforte. Forcément. Ce n’est pas sa faute après tout. C’était une nice touch d’ajouter cette scène. Cela ne l’était pas autant que la toute dernière scène de l’épisode où Rebecca décide de chanter pour Jack et où il craque, fondant en larmes devant elle. Touchant. Level This is us.


Épisode 8 – Six Thanksgivings – 15/20
Pas exceptionnel, mais sympathique : voilà tout ce que j’ai à dire de cet épisode de Thanksgiving qui n’est pas leur meilleur, ni leur pire épisode. C’est juste un épisode comme un autre, finalement, une manière de découvrir toujours plus de détails de la vie de tous ces personnages qui sont de plus en plus nombreux, j’ai l’impression. Il faut dire qu’il faut que la série se diversifie autant que possible, sinon elle n’aura plus rien à nous raconter des vies de ces personnages que l’on connait déjà très bien !

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Or… girlfriend.

Oula, c’est ambitieux comme projet ce titre d’épisode. C’est parti pour six Thanksgiving et les scénaristes qui nous font croire que l’on va avoir le premier Thanksgiving sans Jack pour Rebecca… alors qu’elle n’est qu’en train de couper les oignons. Pire, elle s’engueule un peu avec Jack, parce qu’on en est à la période où Miguel et Shelly ont divorcé, et que Shelly est aussi une amie de Rebecca. Elle s’est barrée avec les enfants pour Thanksgiving, ce qui laisse Miguel peu ravi.

Il a la drôle d’idée de passer Thanksgiving avec les Pearson, aka la famille la plus parfaite qui soit. Ce ne serait pas mon premier choix en plein divorce, mais bon, ce n’est pas comme si je prévoyais de divorcer de toute manière. Faudrait déjà que je me marie pour ça.

Jack est toujours aussi parfaitement parfait, et il a donc les mots pour remonter le moral de Miguel alors que toute sa famille s’amuse.

Dans le présent, Randall et Beth travaillent donc ensemble sur la campagne, mais ils organisent aussi un Thanksgiving chez eux. Busy life. Kate et Toby arrivent ensemble cette fois, Tess est malade et Déjà… n’ose pas demander à ses parents d’inviter sa mère, clairement. C’est sans Tess que se font les photos pour la campagne, et assez clairement Jae-won n’aime pas beaucoup Beth.

C’est dommage, j’étais motivé à bien aimer Jae-won, moi, c’est le genre de personnages que j’aime bien normalement. En même temps, il a complétement raison, évidemment que des photos sont nécessaires quand un candidat à une campagne politique fait une BA comme donner de la nourriture au plus démuni. Randall aussi le sait, et il le dit à demi-mot, mais il se range derrière Beth, parce que c’est sa femme. OUTCH.

Pas le temps de vraiment s’engueuler cela dit : Beth reçoit des textos et veut rentrer au plus vite… Quant à Déjà, elle se rappelle quand elle était de l’autre côté de la table avec la nourriture, à en réclamer. Elle en donne donc plus que la quantité qu’elle devrait… Ah This is us, quoi.

Evidemment, pendant ce temps, chez Randall et Beth, Tess est « malade ». Vu l’âge, je m’en doutais un peu : Tess a ses premières règles. La pauvre ne sait pas quoi faire et tombe sur un Toby déjà stressé parce qu’il a peur de rater le repas. C’est donc Kate qui s’en occupe à merveille. Et en fait, elle le fait tellement bien et lui tellement qu’elle peut lui parler de tout ce qu’elle voudra, qu’elle finit par apprendre que Tess n’a pas vraiment envie d’un premier petit-copain, mais plutôt d’une première petite amie. J’ai éclaté de rire tellement c’était naturel et bien joué de la part des deux actrices. Cela fait un sacré secret pour Kate, mais elle accepte de le garder. Quant à Tobby, il rate le dîner, mais le réussit en l’achetant à la dernière minute. Normal.

Rebecca ? Elle compte rater le Thanksgiving de Randall et Beth pour la première fois depuis dix ans afin de le passer dans la famille de Miguel. C’était une partie un peu chiante de l’épisode où l’on voyait Miguel faire la morale à ses enfants, de parfaits inconnus, pour qu’ils parlent avec respect à Rebecca. Rien d’exceptionnel quoi.

Dans le passé et au Vietnam, Jack et Nicky passent Thanksgiving ensemble, mais Nicky est toujours dans sa phase rebelle, donc il refuse de venir à la tablée des soldats qui sont réunis pour manger ensemble. La femme de la photo est toujours là à l’arrière-plan, et Jack décide de s’approcher d’elle pour l’aider à porter des seaux d’eau. C’est là que la fameuse photo est prise, alors qu’ils se parlent après.

Comme il a vu que les seaux étaient vides, Jack décide néanmoins d’apporter de la nourriture à la femme et à son fils, malgré l’avis du mari. Il se rend compte que le fils est blessé au pied et plein de fièvre, et il se décide à le soigner. Bien sûr, Jack étant Jack, il en profite pour essayer de sortir son frère de sa dépression. Ce n’est pas très efficace, franchement, mais si Nicky fait chier, Jack sauve probablement la vie du petit… ça fera une bonne histoire pour Kevin, j’imagine.

Nicky ? Il refuse de s’attacher aux gens du village parce qu’il a vu un village similaire se faire défoncer par les VC, les ennemis des américains. Et le problème, c’est que c’était à cause de l’une des femmes du village qui n’a pas tenu sa dent. Triste.

Quant à la femme de la photo, c’est à la fin de cet épisode qu’elle donne à Jack son collier, en remerciement parce qu’il a sauvé la vie de son fils.

Comme toujours, la série capitalise également sur William pour ses épisodes spéciaux. On assiste donc à sa rencontre avec Jesse dans cet épisode, et pour Thanksgiving bien sûr. Ils se rencontrent autour d’un piano, puis par accident au sortir d’un magasin. William invite Jesse sur lui et j’ai eu du mal à accrocher si je suis parfaitement honnête.

On découvre donc que Jesse était un accro à la cocaïne, et que c’est ce qui a détruit sa vie. Il a toujours une sœur, mais il n’a pas envie de passer Thanksgiving parce qu’il est déprimé. Il le passe donc avec William qui l’a invité à manger, puis à un concert improvisé dans un appartement… où Jesse se fait draguer par une femme… Qui s’avère en fait être sa cousine.

Ainsi donc tous les Thanksgiving finissent bien, Kevin et Zoe appellent en visio la famille pour le repas et même Rebecca et Miguel passent un bon moment en arrivant à temps pour le dessert. Déjà prend le temps d’envoyer un texto à sa mère et… on ne sait toujours pas qui est la femme que Randall voulait aller voir dans le futur, en fin de saison 2. Je m’attendais à ce que cet épisode en révèle un peu plus, car non, je n’ai pas oublié ! Bref… Pas exceptionnel, mais sympathique.


Épisode 9 – The Beginning is the End of the Beginning – 17/20
Je suis totalement mitigé tant les intrigues de cet épisode me laissent dans des sentiments opposés les uns aux autres : il y a celle qui m’a fait crier que je le savais, celle qui m’a pris surprise, celle qui était touchante, etc. Dans l’ensemble, c’est une mi-saison solide, mais je ne suis pas sûr d’aimer toutes les possibilités que cet épisode ouvre. Il faudra voir ce que ça donne à la reprise, dans dix jours. Parce que oui, je suis à jour !

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Next episode begins in five, four, three… ‘Cause it’s Netflix

Je ne l’avais pas prévu et ça signifie que je passe à côté de vos premières réactions sur le Bingo Séries 22, mais voilà, je me rattrape finalement tous les inédits de la série ce soir. J’en ai pile le temps, ce serait dommage de m’en priver, ça m’en fera une de moins à voir pendant la période de cours. Et il va falloir que j’attende dix jours pour voir la suite maintenant.

Une fois de plus, on reprend au Vietnam et bizarrement, je trouve que cette partie de la série fonctionne hyper bien, alors que j’ai tendance à détester ce genre d’intrigue habituellement. C’est une trouvaille intéressante et peut-être la facette que je préfère de Jack. Comme quoi ! Il n’a plus que 48h à passer avec Nicky, qui n’a donc plus de drogue dans son système. Le but est de le sauver de l’armée, autant que possible.

Malheureusement, Nicky n’a pas envie d’être sevré et il profite donc de la nuit pour recommencer. Le lendemain, perfect-Jake ne baisse pas les bras et décide de recommencer le sevrage. Malheureusement, il est en pleine guerre et n’a pas le temps de tout surveiller alors… ça finit mal, très mal : Nicky saute sur une mine, et probablement l’une de celles construites avec les boîtes de conserve de Tao. C’est extrêmement violent et loin de ma gentillette théorie tout ça.

En parallèle, nous suivons aussi le présent avec Kevin qui déprime au Vietnam. Il aimerait juste connaître la fin de son roadtrip, et si possible savoir comment il aura la réponse à sa question sur la femme de la photo. Bizarrement, ça se passe super bien pour lui. Il est aidé par le fait qu’il est un acteur hyper connu. Ainsi, il arrive assez vite à retrouver le village de la photo, mais malheureusement, ça ne mène pas à grand-chose.

Il y rencontre un historien dont le père était VC et qui ne peut pas l’aider : il n’a pas d’info sur Jack, ni sur la femme, mais il trouve que c’est une belle preuve de paix et quelque chose de plus grand encore qu’ils soient aujourd’hui à manger le même repas. Ce n’est pas tout à fait ce que Kevin cherchait cela dit. Par chance, son guide touristique lui dit, au moment des adieux, qu’il espère le revoir un jour, même si bon, son oncle n’est pas mort au Vietnam, car il n’est pas dans les bases de données. PUTAIN, JE LE SAVAIS.

Loin de tout ça, la grossesse de Kate se passe à merveille, mais Toby ne veut pas savoir le sexe, contrairement à Kate, qui apprend aussi que conduire n’est pas génial. Il faut donc qu’elle lâche son job d’imitatrice d’Adele, et elle s’en confie à Maddison . Elle est toujours insupportable, donc bien drôle, mais elle lui donne quand même quelques idées… Kate découvre donc qu’elle ne peut pas être prof sans diplôme de la fac, alors qu’elle n’a pas fini son diplôme.

Et elle repart dans sa dépression habituelle. Elle est un peu chiante, désolé, je n’y arrive jamais avec elle : cette fois, elle en veut à Toby de ne pas connaître le sexe du bébé, parce qu’ils détestent les surprises habituellement. Elle le soupçonne, comme elle, de penser que le bébé n’arrivera pas. Certes.

Pour s’en débarrasser, Toby lui propose de l’inscrire à l’université. Pas bête : comme ça elle n’est inactive pour les six mois restants de sa grossesse, et mieux encore, elle aura son diplôme. C’est vrai que c’est la chose à peu près logique à faire, même si je ne vois pas bien l’intérêt.

La toute fin d’épisode les voit cependant découvrir qu’ils vont avoir un garçon, histoire de nous laisser sur une bonne nouvelle avant la pause.

Beth a quitté la campagne de Randall, parce qu’elle a compris qu’elle n’avait pas les meilleures idées du monde. Elle est la pompom girl de son mari autant qu’elle peut cependant et elle essaye de l’éloigner des problèmes de la famille, mais ils sont nombreux avec les filles. La petite a besoin d’apprendre à épeler, Tess entre en crise d’adolescente et Déjà… reparle à sa mère, au point de l’appeler. Cela fait beaucoup de problèmes à gérer pour notre stressé de Randall. Pourtant, son plus gros problème est censé être le débat qu’il doit faire… Et qui commence mal, forcément.

Comme Randall et le reste de la famille sont coincés au débat, c’est Rebecca qui va chercher Tess à la gym. C’est tout sauf une bonne idée : elle est évidemment au courant du coming out de sa petite-fille puisque Kate lui a dit. Pas la meilleure idée du monde, là, Kate. Bon, bien sûr Tess se braque.

Quand elles arrivent au débat, cependant, Randall s’en tire beaucoup mieux, et c’est même un sacré succès. Rebecca ne se démonte pas pour autant, et elle en parle de nouveau après la distribution de flyers, et cette fois, elle trouve les bons mots pour sa petite-fille à parler de la douleur de conserver un secret. C’est sympa comme comparaison et ça se tient.

Tout ça mène à une sacrée soirée pour Randall et Beth : ouep, ils apprennent d’abord que les sondages ne sont pas du tout en faveur de Randall malgré sa prestation excellente lors du débat. Ils apprennent aussi que Déjà veut revoir sa mère, ce qui était inattendu même si elle lui reparle depuis… euh ben le début de l’épisode. Et finalement, Tess leur fait son coming out. Sans la moindre surprise, Beth et Randall ont la réaction parfaite face à ce coming-out qui est impeccablement géré par la jeune actrice ; bien aidée par un scénario convaincant où elle reprend les mots de sa grand-mère. N’empêche, cela fait beaucoup, et même trop pour Beth qui espère donc que Randall se retire de la campagne.

Il le lui avait promis, mais il ne le fait pas, car maintenant qu’il a commencé à faire des promesses, il veut essayer de les tenir. C’est donc pour ça que c’est trop pour Beth. Et là par contre, c’était aussi trop pour moi : ce couple est tellement solide que j’ai du mal avec cette absence de communication soudaine entre eux. Cela fait un petit moment déjà, certes, parce que les problèmes de Beth en début de saison, c’était aussi ça, mais là, je n’arrive pas à croire que ça déraille aussi rapidement à une situation où Beth demande à Randall de dormir sur le canapé.

Franchement, ça sent le besoin de hâter les choses pour la mi-saison, non ? Et comme c’est la mi-saison, ça y est, on sait enfin ce qu’il en est du flashforward : Randall et Tess se rendent voir Rebecca, et Tess appelle sa mère pour lui dire qu’ils s’y rendent. Beth, devenue d’une manière ou d’une autre prof de danse, s’y rend également. Et franchement, franchement, s’ils nous prévoient un divorce Beth/Randall, je vais être plus dégoûté que jamais, car c’était vraiment le couple-doudou à qui rien ne devait arriver car rien ne pouvait arriver. Génial, dépression pour la rentrée, c’est malin !

Allez, pour me remonter le moral, je vais me satisfaire du cliffhanger final qui révèle donc que Nick est toujours en vie, et qu’il est rentré du Vietnam. Ce secret de famille n’a pas fini de nous péter à la gueule, clairement, et on pourra donc rencontrer l’oncle qui semble en plus avoir une adresse bien américaine. Tant qu’à faire, écoutez.

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