This is us – S03E03-05

Épisode 3 – Katie Girls – 14/20
Un très chouette épisode dans la lignée de ce que sait faire la série, mais si je suis honnête, je doute que cet épisode restera marqué bien longtemps dans ma mémoire de sériephile. Il est moins marquant que bien d’autres. Certes, la mignonnerie habituelle de la série fonctionne et la sauce prend comme à chaque fois, mais ils sont fait bien mieux que ça.

> Saison 3


Spoilers

03.jpg

They’ve never seen anyone like you before. They never will again.

Changement de série, changement d’ambiance : après la bonne humeur et le feel good de God Friended Me, je me lance dans le rattrapage de This is us. Je sais que j’ai trop de retard pour arriver au bout d’ici lundi, mais le prochain épisode sera le 16 janvier pour nous. Cela me laisse onze jours pour sept épisodes, j’espère que ça restera dans mes cordes. Plus je bavarde ici, moins ce sera le cas en revanche, donc allez, je me plonge dans la série plutôt que de continuer à écrire pour ne rien dire de passionnant.

Oula, cet épisode repart loin car… on va s’occuper de l’enfance de Rebecca. C’est intéressant comme concept, car pour finir aussi top que ce qu’elle est, elle a forcément une super enfance non ? Eh bien non, ce n’est pas dit : elle est bercée par une Amérique hyper puritaine dans une demeure tout ce qu’il y a de plus vieux jeu. En même temps, à l’époque, ça ne l’était pas… jusqu’à ce qu’elle soit adolescente et préfère travailler en atelier qu’en cuisine. C’est en atelier qu’elle rencontre un charmant garçon, Alan. Il tombe clairement amoureux d’elle…

Et revient la voir quelques années plus tard, avec un bouquet de fleurs qui suffit à regagner son cœur. Outch. Ca explique tellement tout. Pauvre Jack, il souffre forcément de ce qu’il voit, mais il n’en a pas tous les tenants et aboutissants. Et quand il rentre chez lui, c’est pour mieux être confronté à son insupportable père, qui maltraite sa mère et qui lui reproche la mort de son frère. C’est joyeux tout ça. Jack décide donc de quitter la maison familiale, et d’emmener sa mère avec lui. Voilà qui est joyeux, j’insiste.

De son côté, Rebecca a un dîner charmant avec Alan et ses parents. Charmant, oui, jusqu’à ce que Alan s’immisce dans ses projets de vie et lui déconseille d’aller poursuivre sa carrière à Los Angeles car il veut la voir déménager à New York. Et il lui balance ça devant ses parents à lui, normal.

On sent bien le malaise en Rebecca et c’est tant mieux, parce que du coup, elle décide d’aller faire des courses et tombe sur… Jack et sa mère, en pleine dépression. La situation est un brin gênante, parce qu’il est clairement amoureux et elle est clairement gênée quand elle découvre qu’il a vu Alan. Elle fait tout ce qu’elle peut pour prolonger la conversation, lui disant qu’elle va déménager à New-York et lui demandant son rêve à lui, où il se montre encore plus parfait que ce qu’elle pensait. C’est mignon.

En rentrant chez les parents de Alan avec sa bouteille de vin, elle est pleine de doute concernant New-York. Elle demande alors conseil à sa belle-mère, qui lui raconte sa vie et pense donner un conseil utile… sauf qu’en fait, elle vend Jack sans même s’en rendre compte. Rebecca lui raconte donc sa vie et sa rencontre avec Jack. Tout est dit.

Rebecca se débrouille ensuite pour retrouver Jack en ville, et elle s’incruste chez l’amie de sa mère, où elle l’aide à faire la vaisselle. Oh, faire la vaisselle n’aura jamais été si sexy que dans cette scène, je crois. Rebecca lui demande alors d’aller à Los Angeles… et évidemment, il dit oui. Ils se sont vus 4h avant sérieux. Bon, j’ai jamais fait de rencontre comme ça, moi, je suis jaloux.

Dans le présent, on reprend exactement là où les personnages avaient été laissés à l’épisode précédent. C’est top, je culpabilise totalement maintenant, c’est malin : j’ai laissé passer trois mois entre les épisodes franchement. C’est donc l’avant-première du film de Kevin et ça laisse toute la famille bouleversée. Bref, tout est chouette, sauf que Randall en veut à Kate pour la réflexion faite sur la seule manière de trasmettre un peu de son père.

Oups, les deux en arrivent à s’engueuler au beau milieu du cinéma, parce que Randall ne comprend pas comment Kate peut dépenser tant d’argent et risquer sa vie alors qu’elle pourrait adopter. Il est complétement vexe quoi.

Randall fait de toute manière de la merde en ce moment parce qu’il essaye toujours d’harceler l’homme politique pour qu’il finance les travaux nécessaires, et ça ne fonctionne pas. Heureusement, Beth est toujours là pour gérer la vie de son catastrophique de son mari. Une semaine plus tard, Kate est sur le point d’être opérée, donc elle force Randall à s’excuser.

Ouep, mais du coup, Kate se met à flipper parce que toute la famille en fait des caisses, avec Kevin lui offrant un bouquet digne d’un enterrement. Kate stresse donc de mourir et fait stresser Toby au passage, donc celui-ci est heureux de voir débarquer Randall. Ouep, il a pris l’avion juste parce qu’il a senti le stress de sa soeur. C’est un chouilla abusif, mais s’il est riche, écoutez, pourquoi pas. Toby lui avoue prendre des antidépresseurs… oh ça se retournera contre Randall ça.

L’opération de Kate est le coeur de cet épisode et se fait donc avec un rêve bien perché : elle se retrouve dans un hôpital où elle voit ses deux frères bébés, et elle bébé, et son frère mort… Puis, elle se croise elle-même. C’est l’avantage d’avoir un casting où on est habitué à voir Kate enfant, ado et adulte : on peut avoir les trois d’un coup. Et l’ado est insupportable avec l’adulte, donc elles s’engueulent et cela force une hallucination de Jack à intervenir pour les calmer.

Il leur sert donc un dessert et Kate refuse de se réveiller, parce qu’elle est bien dans son anesthésie, avec son père et ses mini-mois. Enfin, l’une d’elle. L’enfant est super sympathique, mais l’ado est on ne peut peut plus méchante, quoi. Finalement, Kate comprend qu’elle doit se réveiller et le fait, pour tomber sur Randall qui s’excuse et se voit complimenter par sa soeur, parce qu’il vient de faire un truc digne de leur père. Certes.

De son côté, Beth se… fait virer. Et ce n’est pas facile, surtout que son boss le fait avec une aide juridique pour s’immiscer dans leur conversation et s’assurer qu’il ne fait pas n’importe quoi au passage. C’est brutal et violent, et son mari n’est pas là. Elle finit donc dans sa cuisine à boire, seule, et à se souvenir de William lui conseillant d’être capable de s’affirmer face à Randall quand elle en aura besoin.

Ouep, mais ce n’est pas simple : avant de rentrer chez lui, Randall passe par l’hôpital où il voit l’une des amies de Deja qui a eu un accident. Cela le motive à vouloir se lancer en politique face à l’homme inactif de l’épisode précédent, et il en parle à Beth sans lui laisser le temps de donner sa nouvelle… La pauvre, j’ai de la peine pour elle. Elle finit par lui dire, bien sûr, mais c’était violent comme scène. Comme d’habitude.

En parallèle, la relation entre Kevin et Zoe continue. Il l’emmène avec lui à une interview par Terry Gross, une présentatrice radio dont elle est fan. Le problème, c’est que la présentatrice met le point là où ça fait mal : Jack. Le film parle de la guerre, Jack a fait la guerre, c’est facile. Assez vite, Kevin se rend compte qu’il ne connaît rien de la vie de son père, finalement…

Et il se rappelle surtout que son père détestait parler de la guerre, au point de l’empêcher de s’amuser avec des jouets mimiquant l’armée. Normal, après tout (bon, pas forcément, mais j’ai été élevé comme ça aussi). En plus, si la réaction de Jack est violente de prime abord, il revient ensuite s’expliquer auprès de son fils sur la guerre dans laquelle il était.

Dans le présent, Kevin décide donc d’exposer tous les souvenirs qu’il a de son père à la guerre, et ce n’est pas grand-chose après l’incendie. Il en a quand même un peu et Zoe lui conseille de poursuivre son enquête pour voir si quelqu’un, sur place, au Vietnam, pourra lui raconter l’histoire de son père. L’abus est total, ça fait vraiment problème d’acteurs qui ne sait pas quoi avoir comme problème dans la vie… mais eh, c’est un peu ce qu’est Kevin après tout, et c’est un problème réel. La fin d’épisode le voit envoyer un mail à un ancien combattant qui a connu son père et qui semble assez bouleversé par la missive du fils de Jack Pearson.


Épisode 4 – Vietnam – 16/20
C’est fou comme cet épisode n’a rien à voir avec ce que la série fournit d’habitude, mais réussit malgré tout à être exactement ce que la série fournit d’habitude. C’était inattendu comme intrigue et comme épisode spécial, mais ça fonctionne. Je ne regarderai pas si tous les épisodes étaient comme ça ou sur cette intrigue, mais pour quarante minutes, c’était efficace. Quant à la construction de l’épisode, elle est un peu lourde, mais ça finit par payer.

> Saison 3


04.jpg

Give me my foot please, just give me… give me my foot.

Bon, maintenant qu’on a vu Jack mourir, il fallait trouver quelque chose à lui faire faire dans cette saison 3 : on a donc droit à un flashback de novembre 1971, où il est en pleine guerre du Vietnam et où il retrouve son petit frère, embauché pour ses abdos plus qu’autre chose apparemment.

Trois semaines plus tôt, Jack est en intervention avec d’autres soldats pressés de rentrer chez eux, notamment un, noir, qui n’apprécie que moyennement de ne pas avoir été nommé sergent aussi vite que Jack. En chemin, ils tombent sur une mine, heureusement repérée par un solat qui peut la faire exploser avant que quiconque ne marche dessus. La guerre, quoi. Quelle horreur!

Ce n’est que le début cela dit : durant la nuit, l’un des soldats saute avec une mine et l’ensemble des soldats se fait attaquer. Donnie, celui qui voulait rentrer chez lui va pouvoir rentrer encore plus vite que prévu : il se fait sauter sur une mine et perd son pied au passage. C’est le soldat que Kevin a contacté par mail, donc il va avoir une belle histoire à donner à Kevin car Jack s’est comporté en héros avec lui ; et il lui a même redonné son pied.

Donnie rentre donc plus vite que prévu, mais il est triste d’abandonner Jack au passage.

Il sent bien que ce dernier est effrayé, et il lui prend donc le visage pour le réconforter. Exactement comme Jack fera des années plus tard avec Randall, oui. Nice touch. On ne peut qu’aimer ce Donnie, sympa comme tout et clairement important dans la vie de Jack.

La guerre continue et Jack se retrouve ensuite dans un village qu’il veut aussitôt sécuriser alors que ses hommes sont heueux de pouvoir se baigner dans une rivière. On sent que la vie reprend son cours et les hommes leur goût à la vie après l’horreur du front. Jack n’est pas prêt cependant à les voir mener leur vie pépère. En effet, lui, il veut avoir la permission d’aller voir son frère, et pour ça, il faut que son supérieur voit que tout tourne bien dans son équipe.  Comme c’est le cas, il peut aller voir son frère qui, apparemment, a des problèmes.

On découvre alors que quatorze semaine plus tôt, sa mère, totalement battue a reçu une lettre du frère de Jack, Nicky… et celui-ci ne vit pas bien la guerre, du tout. DU TOUT. Il leur écrit qu’il se demande même s’il n’est pas déjà mort en fait. Il n’en faut pas plus pour que Jack décide de s’enrôler dans l’armée, malgré sa tachychardie. Son médecin de famille n’est pas ravi par l’idée, mais Jack tient bien son discours de grand frère. Du coup, le médecin l’aide à truquer sa visite médicale, rien que ça.

Un an plus tôt (oui, flashback dans le flashback dans le flashback dans le flashback, ils n’abusent pas du tout), le 1er janvier 1969, Jack travaille avec son petit frère. Je ne vois pas bien l’intérêt de cette scène. La scène suivante voit leur atroce père maltraiter l’ensemble de la famille avec ses réflexions alors que Nicky est stressé d’être appelé pour la guerre. Il s’isole avec Jack dans un bar – un isolement par rapport aux parents donc – pour assister à la lotterie qui déterminera quels soldats partiront… ou plutôt quels jeunes américains. L’angoisse. L’horreur. Non merci.

La réaction de son père ? « Rends-moi fier, fils ». Oui, ben oui. Ah les États-Unis. Ah, la guerre, tout simplement. Jack met au point un plan pour que son petit-frère ne parte pas à la guerre, mais se réfugie au Canada. Certes. Le problème, c’est que Nicky culpabilise aussi de ne pas aller au front parce que leur père ne lui parlera plus jamais, notamment. Avec Jack, ils passent la nuit dans un motel… et Nicky décide de se barrer pour l’armée pendant la nuit.

Quatorze ans plus tôt (flashback dans le fl… ouais bon, vous avez l’idée), on voit aussi Jack protéger son petit frère contre leur père, y compris quand Nicky est courageux et s’oppose au père pour protéger sa mère. Jack va jusqu’à le comparer à Clark Kent aussi, c’est pour ça…

Encore plus tôt, on remonte à la naissance de Nick où l’on rencontre le grand-père de Jack. Oh surprise, c’est un alcoolique qui prend peu soin de son fils… voilà qui est fait. Déterminisme, quoi. Dans le même genre, on découvre que Nicky est né à 23h58. À deux minutes près, il n’auait pas été appelé pour la guerre. Et c’est à sa naissance que le père de Jack lui explique que son seul job est d’être un grand frère protecteur. Bref, c’est un 18 octobre important ; tout leur destin s’est joué dès la naissance de Nicky. C’est un chouilla exagéré, mais l’écriture est fluide et ça passe bien, comme toujours avec cette série.

Tout ça nous ramène finalement à la première scène de l’épisode : Jack retrouve Nicky et… ben c’est la fin de l’épisode.


Épisode 5 – Toby – 15/20
Un bon épisode, mais qui, sans mauvais jeu de mots par rapport au précédent, part un peu trop dans tous les sens pour moi. C’est dommage : à trop le voir se disperser dans différentes directions, on finit par perdre le fil et surtout l’intérêt de toute une partie de l’épisode. Dans l’ensemble, la série est toujours aussi solide, mais c’est parce que je suis attaché aux personnages… pas parce que ce qu’ils proposent dans cet épisode est excellent.

> Saison 3


05.jpg

Well, I hope things stay happy, then.

Bon, cette saison se diversifie autant que possible apparemment, car on se concentre cette fois sur l’enfance de Toby qui n’a pas l’air facile. Il est obèse et la vie est déjà compliquée à l’époque pour les obèses. Il aimerait un changement de look pour être pris au sérieux, mais sa mère ne l’entend pas comme ça.

Et son père ? Comme pas mal de pères qui ne sont pas Jack dans cette série, il est tout bonnement atroce avec lui. Oh, sa mère est toute gentille, mais elle est aveugle aux problèmes de son fils tout au long de sa vie – parce que oui, on le suit aussi adulte quand son addiction aux antidépresseurs lui a fait perdre sa première copine.

Dans le présent, on reprend l’intrigue de Kate avec huit possibilités de tomber enceinte, qui tombent à trois, qui tombent à un embryon. C’est mieux que rien. Elle passe l’épisode à attendre de savoir si elle est enceinte ou pas, et ça stresse bien sûr Toby qui ne montre rien à Kate, parce qu’il ne veut pas l’inquiéter.

Il y a de quoi pourtant car il n’a plus de médicaments. Et ça pose problème, et Kate n’en a pas la moindre idée, trop occupée qu’elle est à… euh bah se déguiser en Adele pour un anniversaire. Bon, cependant, elle finit l’épisode en apprenant qu’elle est enceinte, donc c’est plutôt chouette. Le seul problème, c’est qu’elle l’apprend seule, parce que Toby rentre en retard. Sans médicament, il s’est défoulé sur des jeux d’arcade, et euh, ben voilà.

Il finit l’épisode au lit et en stress, alors que Kate comprend enfin que quelque chose ne tourne pas rond pour lui. C’est vachement le moment, t’sais. Elle prend RDV pour lui chez le médecin et ça relance l’intrigue de leur couple dans une nouvelle direction à présent. En revanche, je ne vois pas bien l’intérêt du titre de cet épisode : c’est loin d’être uniquement centré sur Toby et il se passe plein d’autres choses.

En effet, Beth et Randall font face à une grosse journée. Beth a déjà un entretien pour un nouveau job et Randall se présente bien pour les élections du quartier de William. Il doit donc se présenter dans le quartier, et ce n’est pas gagné : personne ne le connaît, personne ne s’intéresse aux élections. Forcément, ce ne serait pas drôle autrement.

Quand il fait son discours pour les convaincre de voter pour lui, ça se passe encore plus mal : ils sont tous dans la poche de son concurrent, évidemment. Il est là depuis des années, et même s’il fait de la merde, tout le monde a l’habitude de le voir. C’est mieux qu’un étranger. Et surtout, Randall découvre qu’il a fait ses preuves dans le passé et que les gens du quartier lui sont loyaux pour une bonne raison.

Après tout ça, Beth le réconforte comme elle peut et surtout elle le remotive en se moquant de lui parce que pour une fois il n’a pas pleuré. La blague est mignonne, hein, jusqu’à ce que les scénaristes nous révèlent que l’entretien de Beth ne s’est pas bien passé du tout et qu’elle a craqué en plein milieu. Quel jeu d’actrice, franchement, la manière dont elle craque et retient ses larmes – et en gros plan en plus. Sacré casting, mais ce n’est pas nouveau !

Autrement, dans la partie la plus intéressante de l’épisode je trouve, Kevin se rend à Baltimore avec Zoe pour voir le camarade d’armée de son père, et il ne se rend même pas compte d’un certain nombre de faux pas qu’il fait avec Zoe. Bon, pour être honnête, je n’ai pas capté non plus le coup de l’oreiller, mais il est assez clair que Kevin n’est jamais sorti avec une femme noire avant. Et moi non plus à vrai dire, donc tout s’explique. Zoe vit quand même assez mal de devoir lui expliquer certaines bases de sa vie dont lui ne s’apperçoit même pas (genre, le racisme d’une caissière), et je ne peux que la comprendre car la tâche paraît énorme. Yep… mais elle est clairement en train de tomber amoureuse de Kevin, donc le soir elle lui raconte tous ses problèmes et je pense que le couple ne peut qu’en sortir plus fort.

En tout cas, la rencontre avec l’homme ayant perdu son pied se passe très bien : Kevin a même ramené un album photo de famille. Oui, en revanche, il dit qu’il pense que son père était mécano dans l’armée, alors qu’on a très bien vu dans l’épisode précédent que non. Et la vérité éclate au grand jour. C’est tout ce qui éclate, cependant : l’homme n’a pas grand-chose à lui apprendre sur Jack, si ce n’est que c’était un héros, mais ça, on le savait déjà.

Ce qu’on ne savait pas ? Kevin l’apprend le lendemain matin et ça va bouleverser tout le schéma de la série : Jack s’entendait apparemment très, très bien avec une femme vietnamienne. L’homme en a une photo et Kevin en a sur lui… le collier. Oui, le collier auquel Kevin tenait tant parce que c’était le dernier souvenir de son père ? Finalement, c’est le dernier souvenir d’une vietnamienne.

On comprend mieux pourquoi il finira dans un avion pour le Vietnam avec Zoe, cette fois. Je suis très curieux de voir où va mener cette intrigue. Ca sent bon les secrets de famille qui devraient rester enfermés !

Le passé se concentre aussi sur les Pearson après la mort de Jack. Comme par hasard, Miguel est très omniprésent dans leur vie. Et ça n’a rien à voir, mais au moment d’aller au bal de promo, Randall découvre que le père de sa petite amie est raciste et refuse de les prendre en photo. Euh, ce flashback part dans tous les sens, non ? Bon, pourquoi pas après tout.

Le but ? Nous montrer Miguel commencer à être une figure paternelle pour Randall et lui parler du racisme ambiant quand il était plus jeune. Randall n’apprécie que moyennement, forcément. Pourtant, Miguel est un grand gentil : il répare le frigo des Pearson et il récupère un Kevin totalement bourré après son bal de promo. Ouais, bon, ce n’était pas la partie la plus folle de l’épisode franchement, mais c’est bien de savoir comment Miguel s’est imposé dans la famille, j’imagine, et pourquoi aussi : il l’avait promis à Jack, tout simplement.

> Saison 3

The Man in the High Castle – S03E01-03

Épisode 1 – Now More Than Ever, We Care About You – 17/20
Il est un peu dur de se replonger dans la série après deux ans d’absence, car les intrigues sont multiples et complexes. Je n’irai pas prétendre que j’ai compris toutes les ramifications et subtilités de cet épisode, dont rien que la première scène est encore un peu mystérieuse. Pourtant, j’ai vraiment pris plaisir à retrouver l’ambiance très particulière (merci de le générique) et les personnages de cette série. À moi de ne pas me laisser noyer par les informations, à présent.

Saison 3


01.jpg

I wanna know. How does it fucking end ?

Quatre minutes de résumé… pas étonnant que l’épisode dure 1h15 et me mette déjà dans la merde par rapport mon Challenge. Je pensais voir trois épisodes ce soir, mais ce sera finalement un seul, faute d’une journée extensible. Après, le résumé interminable s’explique par la complexité de l’intrigue et les deux ans d’écart dans la diffusion des épisodes.

On se met bien dès le départ dans cet épisode, avec des soldats qui avancent en silence vers une voiture abandonnée qu’ils n’atteindront jamais, étant butés avant de pouvoir faire quoique ce soit. Par qui ? Par d’autres soldats, parmi lesquels on retrouve aussi Juliana. C’est inattendu comme introduction après le cliffhanger.

Berlin, 1962 : un homme dormant en caleçon sur le sol a le droit à un merveilleux réveil au jet d’eau glacé. Un homme ? Il s’agit de Josef, dont on suit la morning routine à plusieurs reprises : jet d’eau, torture, interrogatoire. Après un peu de temps, Joe est amené à voir son père en prison ; le tout après avoir assumé des pensées anti-nazies devant caméra. Il a cherché la merde franchement, et il l’a trouvé : on lui donne un flingue pour qu’il tue son père… ou alors qu’il se suicide, j’imagine.

C’est sympa la bonne humeur dès le premier épisode dis-donc : son père le supplie de le tuer, parce qu’il sait que c’est nécessaire à la survie de son fils, qui se voit ensuite offrir un badge Lebensborn. Toujours aussi violente comme série, donc.

A New-York, du côté nazi, nous retrouvons John qui a été promu et qui rentre chez lui, pour faire un câlin à ses filles. Lorsqu’il parle à sa femme, il découvre qu’elle est retournée dans son ancienne maison, où elle a appris que la chambre de Thomas était squattée par une jeune fille à présent. Tristesse !

Le lendemain, il rencontre Joe – après le meurtre de son père donc. Les deux ont une petite conversation sur le coût de la vie à New-York et sur les décès récents dans leur famille.

Ailleurs à New-York, un ministre de la communication (ou quelque chose comme ça ?) rencontre une certaine Nicole, une journaliste et nièce de Goebbles. Elle a des bons conseils de propagande à lui donner.

Sans trop de surprise, on voit ensuite Nicole rejoindre Joe qu’elle est heureuse de retrouver, bien que la réciproque ne soit pas évidente immédiatement. Elle voit bien que son Joe a pas mal changé avec le temps, et pour retrouver le meilleur de lui-même, elle décide de se déshabiller. C’est une manière de voir les choses, on va dire. Inutile de préciser que ça fonctionne, je pense.

Chez lui, John parle un peu de Joe qui n’est que de passage à New-York puisqu’il ira à San Francisco. Ce n’est qu’une diversion pour John qui veut en fait rappeler aux filles qu’elles doivent dire qu’elles sont fières du choix de Thomas. Le lendemain, ils vont en effet célébrer le choix du sacrifice qu’il a fait ; ce qui pousse Helen dans un alcoolisme bien compréhensible. Elle semble avoir bien du mal à surmonter la mort de son fils, et qu’est-ce que c’est compréhensible. C’est un beau travail de deuil que propose la série, c’est juste dommage que ça arrive deux ans après l’épisode, car ça en diminue beaucoup l’effet dramatique, je trouve.

La cérémonie a lieu le lendemain en présence de tout un tas de nazis qui viennent célébrer l’héroïsme de Thomas. C’est quand même extrême pour Helen, qui doit aussi supporter les journalistes, notamment Nicole, évidemment, et une nouvelle, Thelma, qui serait très intéressée par une rencontre avec Nicole qui est marquante, apparemment. Et dans les toilettes, il est question de Lebensborn tués en zone neutre (j’y reviens plus loin dans la critique).

Comme je le disais, la cérémonie pour Thomas me passe un peu au-dessus. Un enterrement – une cérémonie d’honneur – deux ans après pour un personnage fictif, ce n’est pas ma tasse de thé. Il est chouette en tout cas de voir qu’il laisse son nom à un lycée, et donc dans l’Histoire. Sa sœur propose un salut nazi à sa mémoire, et peu à peu tout le gymnase dans lequel ils sont s’y met. C’est touchant et ça permet une conclusion à l’intrigue de la saison 2.

Dans le même genre, pour conclure les intrigues entamées, Joe se voit offrir une nouvelle identité par un officier… qu’il n’hésite pas à attaquer à coup de pelle. C’est le cliffhanger de l’épisode, et je dois avouer que je n’ai pas tout capté. Bon, ça va s’éclaircir avec la suite des épisodes, j’imagine. J’espère.

Dans la partie japonaise du pays, les premiers tests nucléaires ont lieu et ils sont pour le moins… efficaces. Les japonais sont assez heureux d’avoir atteint la parfaite égalité avec les nazis, mais ils en veulent toujours plus ; et ils ont un peu raison dans le fond car ils sont loin d’être à égalité avec le film. Ils ne le savent pas, mais Tagomi les trompe en effet sur la puissance de la bombe : il est pour la paix, pas pour la destruction, alors ce n’est pas si étonnant.

À San Francisco, Kido poursuit quant à lui une routine tranquille et j’avoue n’avoir pas bien saisi toutes les ramifications de son intrigue avec le reste pour l’instant. Notons qu’il embauche un nouveau sergent avec le nom Nakamura dedans.

À Denver, nous retrouvons Juliana entrer en contact avec Clyde, pour ensuite prendre contact avec l’homme qu’il lui conseille de voir, Wyatt pryce, pour trouver une adresse à Santa Fe. Son but est de trouver de quoi écrire à sa tante, Judy.

Trudy ? On la retrouve en vie dans le Colorado, en zone neutre, où elle est depuis cinq mois. Juliana est toujours en contact avec, et Trudy ne comprend pas car pour elle, Juliana est morte. Ouep, les deux sœurs passent du temps ensemble après s’être perdues l’une et l’autre dans leur monde respectif. Il est intéressant de retrouver les deux sœurs dans cette position, et c’est un peu ce que j’espérais pour cette saison.

Toutes les deux vivent désormais dans la maison d’Hawthorne, l’homme du haut château, et Juliana en profite pour tout apprendre des films d’Hawthorne. Elle se voit à sept ans dans l’un d’entre eux, et ça semble confirmer la théorie qu’il a pour elle – théorie qu’il ne lui donne pas et qu’elle aimerait bien connaître, car elle veut connaître sa vie.

Elle va se coucher malgré tout et, durant la nuit, elle entend du bruit dans la maison. Elle a l’ouïe fine et c’est tant mieux : elle peut tuer les soldats qui s’en prennent à Hawthorne et sa femme. Elle manque de se faire tuer dans l’opération, mais Trudy veille au grain pour ne pas être à nouveau séparé de sa sœur. Les soldats ? Probablement des allemands d’après Juliana qui a l’œil : elle vient de tuer un soldat qui a le même badge que Joe après le meurtre de son père – Lebensborn.

Juliana, Trudy, Hawthorne et sa femme n’ont d’autres choix que de quitter la charmante maison de campagne dans laquelle ils vivaient à présent – et Hawthorne prend même la décision de les quitter. Avant cela, il conseille à Juliana de contacter Tagomi qui sait comment se termine la vie de Juliana, puisqu’elle est dans tous les films. Loin de s’inquiéter de tout ça, les deux sœurs se retrouvent ensuite à fumer dans une chambre d’hôtel et à espérer avoir un peu de musique.

Contre toute logique ou sens de la sécurité, elles se rendent au bar de l’hôtel où il y a justement une bonne ambiance jazzy et… Wyatt Pryce, qui vient draguer Juliana en lui donnant l’info qu’elle voulait. La drague n’est pas subtile, et Trudy a carrément envie d’aller se coucher pour la peine. Juliana prend quand même un peu de bon temps avec cet homme qui l’appelle Santa Fe. Ils apprennent à se connaître en posant quelques questions qui ne trouvent jamais de réponse, et ils finissent par s’embrasser.

Ce fut du rapide – un peu trop même : Juliana se refuse finalement à lui. Ah lala, je dois avouer que je suis encore un peu perdu dans les intrigues, mais elle finit par lui donner son prénom quand même. Et quand elle remonte dans sa chambre, elle peut être heureuse d’avoir pris peu de temps à embrasser Wyatt : elle retrouve Trudy en train de convulser dans la mémoire et a quelques flashs d’une vie où elle connaissait Tagomi.

On retrouve d’ailleurs Tagomi beaucoup plus tard dans l’épisode en train de visionner des films dans lesquels il suit la vie de Juliana en tant que prisonnière de guerre et en présence de Joe. C’est à ce moment-là que Juliana débarque justement chez lui, sous la pluie. C’est malin : j’ai maintenant très envie de voir la suite.


Épisode 2 – Imagine Manchuria – 16/20
C’est perturbant : c’est une série que j’ai beaucoup de mal à suivre car de multiples personnages et intrigues se croisent ou se déroulent en parallèle. Certains me passionnent, d’autres me blasent, d’autres m’échappent complétement. Comme très peu d’explications sont fournies et/ou explicitées, c’est parfois gênant côté compréhension.

Saison 3


02.jpg

That’s the man who killed my Trudy.

Je reprends le lendemain soir (hier) avec cet épisode qui commence par Juliana prenant le thé avec Tagomi et lui parlant des films, ainsi que de la théorie d’Hawthorne la plaçant dans tous les films. À parler avec, Juliana comprend que Tagomi est, comme sa sœur, un voyageur pouvant passer d’un monde à l’autre… et aussi qu’il est bien son beau-père dans un autre monde, comme elle l’avait vu en vision.

Trudy essaye justement de voyager d’un monde à l’autre en méditant comme le fait Tagomi, mais ce n’est pas efficace du tout. Juliana lui conseille de rester patiente et de se concentrer, mais le problème est qu’elles continuent de s’attirer l’une l’autre. Trudy espère que voir les films lui permettra de changer de perspective ; et Juliana est ravie d’apprendre qu’elles devraient voir les films le lendemain.

J’ai beau avoir l’impression de maîtriser assez la série, elle trouve toujours le moyen de me surprendre avec des personnages que je connais mal. Ainsi, on retrouve quelqu’un quelque part en train de lire un livre ; et c’est un juif. Bon, je ne suis pas aidé non plus par l’absence de sous-titres alors que c’est tout à fait le genre de séries sur laquelle j’en aurais besoin : entre ceux qui murmurent, les accents et ceux qui ne parlent pas anglais ; faut s’accrocher face à une intrigue complexe. Je ne sais pas pourquoi, Prime Video a refusé de me les afficher sur une grosse partie de l’épisode.

Ailleurs (au même endroit ?), la police japonaise arrête des vandales qui placardent des affiches de la résistance. Kido est rapidement informé de la situation et ordonne à son sergent de lui ramener vivant un autre homme, de la résistance. Face à ses supérieurs, il perd quelque peu la face avec son accent américain et son incapacité, selon eux, à persuader les natifs américains de la supériorité culturelle japonaise. On lui reproche surtout d’avoir la main lourde dans les punitions qu’il donne. TU M’ETONNES. Je n’ai toujours pas oublié la pauvre sœur et les neveux de Frank franchement.

Ses supérieurs vont être ravis aussi d’apprendre que son nouveau sergent fait de la merde : alors que Kido voulait des résistants vivants, le supérieur fait exploser, bien malgré lui, le QG qu’il attaquait. Nakamura est donc engueulé par Kido qui n’apprécie pas de voir ses ordres contredits. Ah, c’est toujours des mondes dans lesquels il fait bon vivre tout ça.

Après tout ça, Juliana sort de chez elle et se fait capturer par Kido. Et j’ai ensuite crié « mais qu’elle est conne » au moins quatre ou cinq fois quand Trudy sort voir ce qu’il se passe alors que ce n’est clairement PAS un moment où tu sors de chez toi. Elle tombe nez à nez avec Kido, ce qui pose un problème énorme puisqu’il la croyait morte… vu qu’il l’a tué. OUPS.

Juliana explique donc tout ça à sa sœur depuis leurs cellules de prison où elle la supplie aussi de voyager, car ce serait le moment de le faire. Sinon, toujours à San Francisco, les navires de guerre promis il y a un moment débarquent – et la série est vraiment impeccable du côté des effets spéciaux. Tagomi y rencontre une japonaise (qui ressemble à sa femme ?) et qui peint justement l’arrivée de la flotte, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus.

Tagomi fait ensuite en sorte de forcer la main de Kido : il passe par leur supérieur pour faire libérer Juliana et Trudy. Elles sont toutes les deux placées sous la protection de Tagomi… j’imagine que ça légalise leur situation et que ça évite quelques ennemis à Juliana. Cependant, je doute que ça stoppe Kido d’être curieux. En attendant, Tagomi essaye d’expliquer aux filles comment voyager… et ça fonctionne : Juliana parvient à relâcher sa sœur, à la laisser l’abandonner. Trudy disparaît sous ses yeux et il n’y a plus aucun doute possible sur l’existence des voyageurs dans la tête de Juliana.

En zone neutre, nous retrouvons Ed qui a donc bien réussi à s’échapper et est assez triste de voir que le prix de l’essence a augmenté. Eh, il n’y avait pas de gilet zone en 1960, juste les Yakuzas qui gèrent des pénuries comme ils peuvent. Sinon, Ed est avec un autre homme, Bobby, et tous deux achètent de la marchandise de contrebande.

On les retrouve ensuite dans une sorte de saloon où un homme les fixe et attire donc l’attention d’Ed. L’homme se présente comme étant John, et il leur achète un verre pour sympathiser. Ou draguer. Ou leur soutirer des infos. Avec cette série, je m’attends à tout.

À New-York, la conversation est toujours difficile chez les Smith entre John et Helen. Cette dernière se plaint de rumeurs sur la famille, mais il lui explique qu’il ne faut pas s’inquiéter. Bon, j’imagine qu’ils feraient mieux de s’en inquiéter, donc. Au travail, il apprend de mauvaises nouvelles – un homme a été assassiné, nom de code : mangeur de lotus.

De son côté, Helen voit un psy et culpabilise de ne pas réussir à faire le deuil de son fils. C’est assez dur, en plus, car son psy l’encourage à dire tout ce qu’elle veut, mais sous le Reich, c’est compliqué d’être bavard. Tout de même, il fallait penser à proposer d’une intrigue du genre ; je ne m’attendais pas à ce qu’Helen soit toujours développée cette saison.

Le soir, elle avoue à son mari avoir beaucoup pleuré en parlant de Thomas ; avec le sentiment atroce qu’il était encore en vie. John a pourtant d’autres chats à fouetter, car il reçoit des nouvelles de Juliana grâce à l’un de ses hommes de main… elle serait donc toujours poursuivie par le Reich, ce qui est assez logique après les meurtres commis.

John ferait pourtant mieux de s’occuper de sa famille : sa fille, Jennifer, a eu ses premières règles. C’est une source d’angoisse, car ça veut dire qu’elle doit passer une visite médicale qui pourrait révéler une maladie nécessitant de la brûler elle aussi. Autant dire qu’Helen comme John ne sont pas d’humeur à perdre un deuxième enfant, franchement. Quelle famille maudite !

Le lendemain, John rencontre une journaliste, la brune de l’épisode 1, pour la menacer sympathiquement afin qu’elle arrête d’écrire des articles qui perturbent Helen. Une fois que c’est fait, il avertit Kido de l’arrivée probable de Juliana et lui demande d’être tenu au courant des avancées des recherches la concernant. Kido lui ment évidemment, alors qu’il a par ailleurs repris une investigation sur Tagomi également.

En parallèle, Helen se rend voir la femme de son médecin de famille, tué par John, pour lui demander d’arrêter de répandre les rumeurs comme quoi John aurait tué son mari. En même temps, c’est bien ce qu’il a fait. Les deux femmes en arrivent rapidement aux mains et ça tourne très mal : Helen se retrouve à tuer son amie alors qu’elle était en train de se faire étrangler par elle. C’est gênant comme tout ce cliffhanger.

Autrement, Himmler contacte un autre personnage que j’ai soit oublié, soit que je ne connais pas encore, et le menace. C’est fou comme j’ai le cerveau en compote devant cette série… enfin, ce qui est fou, c’est surtout que j’arrive malgré tout à continuer à la regarder et adorer les moments les plus marquants alors qu’elle est loin d’être simple. Dans le même genre, Joe reçoit un courrier très confidentiel : le dossier d’un certain Oliver. Et comme d’hab, je ne sais plus si je suis censé savoir déjà de qui il est question, mais Smith lui demande de le tuer, quoi.


Épisode 3 – Sensô Kôi – 19/20
Après trois épisodes, il y a moins de moments qui me laissent sceptiques tout de même. J’entre peu à peu à fond dans l’histoire qui est toujours géniale, les différentes intrigues se clarifient et les révélations qui pleuvent me plaisent beaucoup. C’est plutôt bon signe et j’ai l’impression de retrouver la série que je bingewatchais jusque-là. Ouf.

> Saison 3


03.jpg

My father died a hero.

L’épisode commence par Juliana et Tagomi visionnant un film qui la perturbe grandement, comme il est une fois de plus question de morts violentes : Juliana y est prisonnière et s’y fait tuer par un SS qui ensuite se sucide. Joe ? Plus tard, ils en regardent un autre où Juliana est blessée dans une forêt enfumée. Et comme bien souvent, elle a des flashs de cette autre vie : elle peut s’en souvenir en se concentrant, de la même manière que Trudy peut voyager.

Cela complexifie grandement la série d’avoir toutes ces timelines qui se superposent. Cette fois, elle est du côté nazi et est apparemment proche de Joe, qui lui tient la main. Elle raconte tout ce dont elle se souvient de ce monde… puis sa connexion avec Joe dans son monde à elle. Tagomi l’informe donc que Joe se fait désormais appeler Joseph et est attendu à une réception le soir même. Ah ! Enfin ! La série se dirige vers des retrouvailles Joe/Juliana ; il était temps.

Helen a donc tué Alice, la femme du médecin, et elle envoie John s’occuper de ce cas : il fait passer ça pour un vol tournant mal et s’arrange donc pour que quelqu’un confesse le crime. Il n’empêche qu’ils sont toujours surveillés et que le comportement d’Helen est bien trop dangereux. En plus, elle reste dégoûtée d’avoir tuée sa meilleure amie.

Malgré ça, elle continue de vouloir obtenir plus d’informations sur la mort de son fils. Je comprends enfin son absence d’enterrement – il m’aura fallu le temps – et j’imagine bien la douleur d’Helen de ne pas savoir exactement ce qui lui est arrivé. S’il n’y a pas de corps, il reste toujours l’espoir d’une survie inenvisageable… et pourquoi pas pour quelques tests scientifiques ?

De ce côté-là, justement, l’intrigue de John s’accélère grandement cependant : il découvre l’existence de voyageurs, de multiples univers et de l’existence d’un double de chaque humain lorsqu’un scientifique le lui explique, preuve à l’appui. La preuve ? Une voyageuse, évidemment, et avec un film, s’il vous plaît. Bon, voilà qui devrait bien remettre en question toutes les certitudes du personnage et lui donner l’espoir de revoir Thomas (j’approuve si c’est ce vers quoi vont les scénaristes).

Joe se déplace dans une rue de San Francisco – j’ai raté le moment où il arrivait ? – et tue deux gardes stationnés devant la maison de l’homme qu’il doit tuer. Ce dernier est un peu con parce qu’il a l’occasion de derniers mots et il insulte le père de Joe, pourtant clairement là pour le tuer. Ce n’est pas spécialement malin, franchement.

Kido est mis sur cette affaire, inévitablement, et il n’apprécie pas de voir que les nazis peuvent tuer en toute impunité sur son territoire ; surtout s’il s’agit simplement de provoquer les japonais. Il faut du bon boulot Joe aussi. Joe ? Il reçoit une nouvelle enveloppe, avec une photo de Frank et une de Tagomi.

On ne traîne absolument pas ensuite à le faire revoir Juliana et je suis heureux que ça aille vite dans l’épisode après douze épisodes d’attente. La rencontre se fait lors d’une réception qui voit Tagomi invité à l’ambassade du Reich où il rencontre donc Joe.

Le plus intéressant est toutefois de voir Juliana rencontrer Joseph pour la première fois, officiellement. Les deux sont donc forcés de se comporter en inconnus, et wow, la tension et l’alchimie entre eux sont toujours aussi palpables. La conversation n’est pas tant intéressante que ça, car ils se toisent l’un l’autre et cherchent à savoir s’ils peuvent encore se faire confiance… mais pas facile de le savoir.

À la réception de l’ambassade, on retrouve aussi Kido qui parle à une femme et euh… pourquoi y a-t-il toujours un moment des épisodes où je décroche non par manque d’attention mais par impression qu’il me manque des informations que je devrais avoir, apparemment.

Le lendemain, Tagomi reçoit Joe dans son bureau mais n’aime pas beaucoup sa proposition de travail. Il l’envoie donc bouler en deux deux et euh, OK ? Il est mis en garde par son collègue sur sa proximité avec Juliana, quand même. Mystère.

Ce n’est qu’en fin d’épisode qu’on retrouve vraiment Joe et Juliana ensemble… et ils s’embrassent sans trop d’hésitation, heureux de se retrouver. Joe résume donc la saison 2 et son lavage de début de saison 3 à Juliana qui est sceptique d’avoir toujours face à elle le Joe qu’elle a connu. Faut dire, elle n’est pas aidée : quand elle l’embrasse, elle a des flashs d’un autre monde dans lequel il lui a demandé de lui faire confiance… avant de lui tirer dessus. C’est sûr que c’est problématique de lui faire confiance après tout ça, mais ça confirme que le film du début d’épisode montrait Joe en train de la tuer avant de se suicider.

En zone neutre, Bobby retourne dans un bar boire un verre où il rencontre l’homme que nous avions vu prier dans l’épisode précédent – mon « quelqu’un quelque part ». Ce dernier interroge beaucoup Bobby sur les Etats Pacifiques, de l’Ouest, et Bobby a la drôle d’idée de confier un peu trop d’informations à mon goût à cet inconnu. En plus, ils sont écoutés par un deuxième inconnu dans le bar, alors je suis paumé.

Ce deuxième inconnu est en fait à la recherche de juifs ; qu’il veut possiblement tuer. Il force donc le premier à l’emmener où il veut, chez des catholiques qui cacheraient des juifs. Le tout sous la menace d’une arme. Bien.

Ed ? Il continue de se faire draguer très lourdement par l’homme de l’épisode précédent, qui va jusqu’à lui tenir la main. C’est mignon comme tout. Bobby interrompt néanmoins leur rencard pour expliquer à Ed qu’il est temps pour eux de rentrer à la maison. Oui, mais Ed n’est pas tellement motivé à l’idée de rentrer chez lui : il préfère largement la liberté de la zone neutre. Bobby lui laisse donc le choix… mais lui, il repartira le lendemain.

Nicole est de retour dans la série aussi, toujours avec sa nouvelle intrigue : son nouveau plan de com consiste à proposer une Année 0, pour effacer l’histoire de l’Amérique et la recommencer une bonne fois pour toute ; sans prof d’histoire, donc. On la retrouve ensuite dans un gala nazi où elle retombe sur la journaliste brune du premier épisode, Thelma. Les deux commencent à sympathiser un peu plus et cette tendance à la réception mondaine est quand même compliquée à appréhender.

Lors de ce gala, Nicole rencontre John, juste avant qu’il ne glisse quelques informations confidentielles à Thelma, histoire qu’elle écrive sa version des faits de la mort d’Alice dans le journal. John a bien du mal à tout gérer dans cette soirée mondaine parce qu’Helen prend des médicaments et le Reichsmarchall lui fait comprendre qu’il trouve louche la mort du médecin, puis d’Alice, en un laps de temps si rapproché.

Le gala est encore une fois l’occasion de parler de Thomas, puisqu’il est question de visionner le film de Nicole sur la mort de Thomas et l’exemple inspirant que Thomas et John sont pour le Reich – Thomas pour son sacrifice, John pour avoir si bien élevé son fils. Le film est un véritable succès, et Nicole obtient donc une standing ovation, de même qu’un déjeuner avec Thelma.

La soirée est rapportée à Berlin, et l’attitude d’Helen, buvant et prenant trop de médicaments, ne passe pas inaperçue. John a donc raison de s’inquiéter pour elle… et il lui parle d’un autre de leur ami mystérieusement disparu pour qu’elle comprenne bien qu’il faut qu’elle arrête de déconner autant qu’elle le fait ces derniers temps.

Du côté de Thelma et Nicole, le déjeuner se déroule à merveille : Thelma drague clairement Nicole et lui révèle qu’elle est lesbienne, alors que son mari est gay. Elle le fait de manière drôlement ouverte pour quelqu’un vivant dans le Reich quand même.

En fin d’épisode, John visionne le film de la voyageuse qu’on lui a présenté et il y découvre, évidemment, comme je l’espérais, que Thomas est encore en vie quelque part, puisqu’il est dans le film. De son côté, Juliana essaye de comprendre le film du début d’épisode où Joe lui tire dessus et elle trouve une piste – mais elle confie à Tagomi son désir de l’explorer avec Joe. Bien évidemment.

Dans les scènes que je ne cherche même plus à comprendre, il y a le parc de San Francisco, avec Tagomi (c’est lui ?) qui retourne au parc avec vue sur le Golden Gate pour parler à la femme qui peint toujours son tableau. Ils sympathisent assez pour qu’il lui dise aimer son art, ce qui lui vaut de gagner le tableau. Hmm. Une autre ? Facile :  on voit un homme essayer de passer une frontière de San Francisco planqué dans un camion, et il se plante misérablement. Il est considéré comme un prêtre et il est ensuite torturé par les japonais pour avoir des informations sur la Résistance. Hagan, c’est son nom, confie donc des informations confidentielles qui me font péter un petit câble immédiatement : Frank Frink is alive.

Ma réaction ? Mot à mot, ce fut : « Mais c’est pas possible, il est mort ? ». Il s’est quand même bien fait exploser, donc s’il est en vie, c’est probablement un voyageur, ce qui est assez prévisible dans le fond… ou alors les scénaristes vont devoir faire preuve de beaucoup d’imagination pour me convaincre. Déjà que je trouve que son attentat ne servait à rien comme ça ne nous débarrassait même pas de Kido. Ce dernier prend cher cette saison déjà, ça fait deux ennemis morts qui seraient encore en vie tout de même !

> Saison 3

The Gifted – S02E10

S02E10 – enneMy of My enneMy – 15/20
Cet épisode de reprise s’avère assez classique pour la série et a du mal à faire monter la tension dans certains de ses enjeux, mais la construction des personnages continue à être intéressante – même si prévisible par moments. La toute fin d’épisode promet une fin de saison captivante en tout cas, j’ai hâte !

> Saison 2


Spoilers

10.jpg

So suddenly we’re a team again? Just like that?

Diffuser un épisode un 1er janvier ? Il fallait oser quand même, mais ils l’ont fait. Et comme l’épisode avant la pause était intense en suspense, je suis bien là dès le deux janvier pour le voir, alors ils ont eu raison. L’épisode reprend sur un flashback, trois ans plus tôt, où l’on voit de manière très sympa Marcos, Lorna et John être amis autour d’une table de billard. Oui, je trouve ça sympa, parce que ça rappelle les temps simples de la saison 1. L’air de rien, la série a connu des évolutions, quand même.

Bon, si c’est chouette de voir Marcos et Lorna amoureux, ça n’apporte pas grand-chose de plus, si ce n’est qu’ils avaient tous conscience de la merde à venir et qu’ils avaient fait le pacte de toujours se défendre les uns les autres, quoiqu’il arrive. Autant dire que c’est foiré de chez foiré, mais bon.

Dans le présent, Andy est en pleine dépression suite au meurtre de sa copine. Oui, bon c’était un accident je sais, mais ça reste un meurtre. Et il n’a pas sa sœur pour papoter comme il le faisait avant. Oh, il essaye vraiment de lui parler, mais elle n’est pas pour parler. Elle, elle veut l’engueuler et lui dire de laisser tomber le Cercle. Ah ben ça, c’est réussi : elle l’énerve et ils finissent par se réveiller tous les deux de ce rêve où il voulait parler.

Lauren raconte immédiatement tout ce qu’il s’est passé à ses parents, et comme d’habitude, cela signifie que Caitlin se fait des films sur la gentillesse improbable de son fils. Ils sont heureusement interrompus par Marcos qui leur apprend que John a été enlevé par les Purifiers. Le QG est totalement paumé sur la marche à suivre, et ils sont tellement désespérés qu’ils envisagent de contacter le Cercle. Cela énerve Reed et Lauren, mais Cat est bien évidemment pour, de même que Marcos. La décision finale revient à Clarice, qui ferait tout et n’importe quoi pour John.

On en oublie l’évasion de dizaine de mutants qui promettait une jolie guerre civile. Tout ce qu’on obtient à la place, c’est une énième nouvelle coupe de Lorna, qui reçoit donc l’appel de Marcos en étant sceptique. Le but de Marcos ? Lui rendre l’assassin envoyé pour le tuer… en échange de son aide pour retrouver John. Elle est forte pour traquer les gens, surtout avec l’aide de Sage, et elle a promis de le faire dans un bar, il y a des années (oui, c’est ça qui justifie le flashback, et uniquement ça).

Sage reste hors écran malgré tout, et c’est Lorna qui donne donc les infos à Andy. Ce dernier veut aider ses anciens amis à libérer John, mais Lorna lui rappelle qu’ils ne font plus partie du QG. C’est un faux débat : oui, Riva ne voudra jamais les laisser faire, mais si, ils vont le faire. En plus, Andy sait très précisément où ses parents habitent désormais, et il espère pouvoir les convaincre que le Cercle fait de bonnes choses, tout en les aidant à sauver John.

En parallèle, on assiste à une étonnante scène entre Clarice et Lauren sur le toit. Etonnante ? Cela fait un moment que l’on n’a pas vu ce duo à l’écran. Clarice vient s’excuser sans le faire d’avoir envoyé Marcos auprès du Cercle contre l’avis de la blonde, mais sa priorité est évidemment de retrouver John. Cela finit en petit câlin entre les filles, mais ce n’est pas une surprise.

Après tout ça, les filles redescendent dans l’appartement et apprennent que Lorna est en chemin. C’est Caitlin qui ouvre la porte et tombe nez à nez avec son fils, qu’elle câline aussitôt. Les retrouvailles sont plus ou moins sympas, mais Lauren et Marcos foutent un peu l’ambiance positive en l’air. Même sans eux cela dit, on est là pour une mission de sauvetage à risque donc l’ambiance est vouée à redevenir rapidement sérieuse – et Caitlin est tellement insupportable à être si heureuse de voir son fils. C’est tout à fait logique, hein, mais elle lui pardonne tout et fait tout pour qu’il passe le plus de temps avec elle, et c’est chiant.

Cela dit, niveau ambiance, on a ensuite droit à de la pop qui n’a rien à voir avec la gravité de la situation. Marcos et Lorna passent leur temps à s’envoyer des piques passives-agressives, et Clarice les remet à leur place en parlant de John. Ce n’est pas si passionnant que ça et j’ai largement préféré suivre la voiture des Strucker – parce que Clarice veut juste foncer dans le tas et dans la gueule du loup.

En toute logique, c’est Andy qui conduit (non) alors qu’il apprend tout ce que sa famille a vécu en neuf épisodes où il était loin d’eux. Il reproche à Lauren de ne lui avoir rien dit, c’est un comble quand même, mais dans l’ensemble, c’était chouette. Surtout quand Andy dit à sa mère de la fermer parce que NON, il ne veut pas quitter le Cercle. On avait compris, quand même. C’est intéressant pour le personnage de se retrouver à nouveau au milieu de sa famille si peu de temps après avoir trouvé sa place dans le Cercle et après avoir commencé à les considérer comme de la famille.

Et en plus, Lauren refuse de croire Andy quand il dit que tout va bien, parce qu’elle sait bien qu’il était déprimé la nuit précédente. Ce n’est pas faux et elle apprend peu à peu des informations sur Rebecca, histoire d’humaniser la petite amie de son frère… dont elle apprend la mort. Oh, elle n’en apprend pas les circonstances, cela dit.

Pendant ce temps, John est sympathiquement torturé par Jace, sans la moindre surprise. Notre agent devenu rebelle veut juste des informations sur le réseau de John et les mutants, mais John n’est pas du genre à craquer rapidement. On est sur une scène classique où les questions sont posées sans le moindre espoir de réponse, mais bon. La torture ? Avec John, c’est facile : suffit de lui mettre la musique à fond et ses pouvoirs le détraquent complétement. Cela dit, même sans pouvoir, je serais du genre à péter un câble avec un casque et de la musique si forte…

C’est donc sans surprise qu’il finit par se mettre à parler et raconter tout ce qu’il connaît… sur le Cercle, pas sur les Mutant Underground. C’est tellement plus simple de s’attaquer à ses ennemis, ma foi. Le problème, c’est que Jace a du mal à le croire, surtout qu’il affirme que le Cercle n’a rien à faire avec eux, mais qu’il sait que Lorna et Andy font partie du Cercle, alors qu’il les pense dans les Mutant Underground.

À force de parler avec John entre deux moments de torture, Jace comprend que John lui dit la vérité et que certains mutants ont quitté le QG pour rejoindre le Cercle. Cela donne presque l’impression qu’un certain dialogue est possible entre eux, mais comme on sait qu’en parallèle les mutants font une alliance, c’est voué à l’échec.

Assez vite, donc, les mutants finissent par se mettre à l’attaque de la base, et ça commence par une diversion provoquée par Marcos et Lorna. Jace les voit travailler ensemble et il comprend immédiatement que John l’a manipulé et lui a menti. Pourtant, non ! Il est un peu con le Jace, c’est pourtant évident qu’ils sont là pour John, franchement. Jace décide en tout cas qu’il n’a pas envie de garder John en vie et il attaque John avec de nombreuses balles.

Malgré tout, John survit et est sauvé par Clarice, Andy et Lauren qui sont totalement badass dans leur manière d’infiltrer la base et de mettre tous ces misérables humains KO en dix secondes. On s’amuse bien quoi, surtout quand Clarice fait en sorte qu’un type se tire dessus. Malgré sa rage, Jace réussit à s’en tirer en vie grâce à un autre qui se sacrifie presque pour lui. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit encore plus énervé et désireux de revanche en fin d’épisode.

L’évasion ne se passe pas si bien non plus : Andy finit par s’en prendre à un type qui voulu leur tirer dans le dos ; et il l’attaque y compris quand il est désarmé, n’hésitant pas à tordre ses jambes dans tous les sens. Bref, il est aussi ravagé que Rebecca finalement et cette fois, ses parents le voient.

Bref, Andy a été lobotomisé par le Cercle et tout le monde s’en rend compte, y compris Caitlin qui décide désormais de détruire le Cercle pour récupérer son fils. Et Lauren est motivée, elle aussi. Je ne suis pas convaincu par ce plan qui devrait surtout se retourner contre eux, mais bon.

Les adieux de Lorna et Marcos ? Ils se font sur un chouette baiser entre eux, parce qu’ils ont beau dire qu’ils se haïssent, ils sont toujours amoureux. Ah, les couples maudits incapables de mettre de côté leurs différences, c’est chiant, un peu quand même. Ils finiront par le regretter.

En fin d’épisode, il est révélé que Caitlin a un flingue, et qu’elle compte s’en servir. Reed continue de maîtriser ses pouvoirs à base de médicaments ; John est alité et en voie de guérison sous la surveillance de Clarice alors que Marcos et Lorna sont seuls.

Andy et Lauren ? Ils sont énervés après la vie et tous les deux gèrent ça de l’exacte même manière : ils s’entraînent contre des objets qui n’ont rien demandé. On se dirige assez évidemment vers une confrontation entre les pouvoirs du frère et de la sœur, là où la saison 1 voyait leur union. Je suis curieux de ce que ça donnera, et j’ai surkiffé les plans de fin de cet épisode qui passent de l’un à l’autre avec une transition qui montre à quel point les deux acteurs se ressemblent, finalement.

> Saison 2

A Series of Unfortunate Events – S02E09-10

Épisode 9 – Carnivorous Carnival, part.1 – 16/20
Cet épisode est visuellement aussi dingue que les autres, si ce n’est plus, car les déguisements sont vraiment une franche réussite de la série. Malheureusement, côté histoire, on sent que ça tente de gagner du temps par tous les moyens et c’est frustrant de se diriger à ce rythme-là vers la fin de la saison qui pourrait probablement en révéler bien plus qu’elle ne le fait.

> Saison 2


09.jpg

One of your heads was good.

Je sais, je sais, je suis en retard car la saison 3 est diffusée depuis ce matin, mais je n’ai pas eu le temps de finir la deux comme prévu hier. Qu’importe, je compte bien me voir l’ensemble d’ici demain soir… mais en même temps, maintenant que j’ai écrit ça, je crois que je me porte la poisse tout seul. Sinon, cet épisode reprend de manière étonnante dans… le passé, avant la naissance des Baudelaire. On y suit une soirée très sympathique de la VFD avec tous les futurs gardiens des Baudelaire qui s’échangent un papier secret dans le QG de l’organisation secrète sur lequel est écrit… Olaf sait.

Que sait-il ? Quelque chose qui fait flipper notre narrateur qui n’est pas du tout le narrateur ici ! Non, il est un personnage terrifié de découvrir qu’Olaf sait et que Rebecca, sa femme, va se faire tuer par Olaf à cause de ce qu’il sait, précisément. Oh, ce secret de Lemony Snicket, c’est quelque chose.

Dans le présent, Olaf est énervé d’avoir découvert qu’un des parents Baudelaire pourrait encore être en vie. Il se rend à toute allure pour aller voir Miss Lulu, mais j’ai la flemme d’avoir affaire à un cirque dans cet épisode – vous savez peut-être d’autres critiques que je ne suis pas un fan de cirque. Quoiqu’il en soi, les orphelins sont toujours dans le coffre de la voiture et ils ont pas mal de chance, car ils ne se font pas surprendre.

Olaf contacte donc Miss Lulu qui doit lui apporter des réponses, mais il commence d’abord par la tester, ce qui permet d’avoir un énième résumé rapide et bien fichu de la série. Pourtant, Lulu est loin d’être un personnage qui me plaît (pourtant, j’adore l’actrice dont le déguisement est tellement bon qu’il m’a fallu plus d’une scène pour la reconnaître) : un accent infernal et beaucoup de chichis, sa scène est longue et insupportable ; et tout ça mène à LA question dont on attend la réponse : « un parent Baudelaire a-t-il survécu à l’incendie ? ».

Il faut encore attendre le matin pour avoir la réponse, forçant apparemment les orphelins à se chercher un travail dans le cirque. Je trouve ça quelque peu perché, surtout qu’ils fouillent dans la voiture d’Olaf pour leurs déguisements et que même si le déguisement de Klaus et Violet est top, Sunny reste un bébé quoi. Oui, Klaus et Violet se font passer pour une seule personne à deux têtes et Sunny devient un bébé-loup. C’est Olaf lui-même qui fait passer l’entretien d’embauche aux trois enfants, et il ne les reconnaît même pas.

Bref, les voilà qui intègrent le cirque facilement et rencontre leurs collègues « monstres » qui sont euh… normaux ? On a un bossu, une contorsionniste et surtout Kevin, un… ambidextre. Voilà un monstre dis donc ! J’ai du mal avec cet épisode, je dois dire, mais je m’en doutais en voyant son titre. C’est dur de passer d’un hôpital hanté à un cirque, quoi.

Pendant ce temps, Lulu fait boire plein d’alcool à Olaf et ses mignons, avant de s’en débarrasser pour passer un coup de fil et obtenir des informations sur un possible survivant de l’incendie. Qu’importe ses méthodes, ses réponses nous intéressent et le lendemain matin, on peut ainsi suivre la séance de spiritisme qu’elle propose à Olaf, qu’elle embauche comme acteur pour son spectacle… avant de lui dire que oui, un parent Baudelaire a survécu.

Humph, c’est louche tout ça et les orphelins sont aussitôt sur le coup quand ils l’apprennent : ils veulent trouver un moyen de comprendre le « pouvoir » de Madame Lulu, quitte à farfouiller sa tente. Oui, mais avant ça, ils doivent se plier à leur nouveau travail : les scénaristes s’amusent donc à proposer cinq minutes d’un vrai spectacle de cirque. Je ne suis pas fan du cirque, mais le numéro musical de cette maison des monstres – qui se déroule devant trois spectateurs – est vraiment très bien fichu. La musique restait en tête et les gags passaient bien, même si certains étaient répétitifs (l’ambidextre).

Et puis, allez, faut bien le dire, ça avait un petit côté Greatest Showman ce cirque, donc j’aime évidemment. Le spectacle dure un peu trop longtemps tout de même et on sent qu’ils comblent du temps de l’épisode avant de nous montrer Olaf énervé par l’absence de public. Tout ce que j’en retiens, c’est que les costumes sont désormais portés par les Orphelins et que ceux-ci sont magnifiques (les costumes, pas les orphelins).

Dès qu’ils en ont l’occasion, c’est-à-dire quand Olaf quitte le cirque, les orphelins se rendent donc enquêter dans la tente de Madame Lulu et il faut bien se rendre à l’évidence : elle a monté une excellente arnaque à base de machines et de pellicules de film. C’est un brin tordu, mais ça passe : en continuant de fouiller, ils tombent sur une armoire à déguisement et d’autres films.

Dans la boule de cristal, ils voient alors des images d’un film de la soirée du flashback initial, puis de leurs gardiens, puis de Jacques, Jacquelyn ou Larry. Tous apportent de nouvelles informations sur la société secrète, à base de kit de déguisement, de feu et de messages codés. Plus intéressant encore est ce feu qui permet de traduire VFD comme Volunteers Fire Department. Bon, après, y avait du VFD absolument partout dans la tente de Lulu.

Bon, et pendant que les orphelins fouillent sa tente, Madame Lulu se voit menacée par Esme qui n’apprécie pas de la voir draguer Olaf. Si elle savait que ce n’est pas du tout l’intention de Lulu, qui n’est autre qu’Olivia, la bibliothécaire. Elle n’a quand même pas trainé à tout connaître de l’organisation, je trouve ; et elle finit par découvrir les orphelins dans sa tente en fin d’épisode. Ils sont tous les quatre contents de se retrouver… mais une horde de lions arrive d’après le narrateur, alors nous n’avons pas tout à fait fini d’avoir peur pour eux.


Épisode 10 – Carnivorous Carnival : Part.2 – 17/20
L’humour est un peu trop laissé de côté dans cet épisode final qui joue la carte du dramatique et du désastreux. Après tout, on nous avait prévenu dès le départ et on savait très bien vers quoi on se dirigeait. Cet épisode final reste une curiosité assez loin du style habituel de la série… mais malgré tout, il est très réussi, comme les autres.

> Saison 2


10.jpg

There are better things to do with your life than get eating at a carnival!

Cet épisode m’a surpris en commençant par nous dire que le cirque, comme beaucoup d’autres choses de la série, a brûlé. Lemony Snicket nous prévient également que cet épisode va se dérouler « dans la gueule de la bête » ; et qu’on nous le dira trois fois. La première à l’employer est Olivia lorsqu’elle décrit sa propre situation aux orphelins, avant de leur raconter toute son intrigue de la saison rapidement. On sent bien qu’elle est triste de la mort de Jacques, mais elle apporte une réponse sur le bol de sucre, qui a été récupéré à l’hôpital par l’autre Madame Lulu, une agent de VFD elle aussi.

Rapidement, elle leur apporte le livre également et leur dit qu’elle n’a aucune info sur la survie de leurs parents, mais pour elle, Jacques a forcément raison. Partant de là, elle imagine le survivant possible de l’incendie dans les montagnes Mortmain. Elle explique tout assez longuement, y compris le schisme de VFD – une association qui voulait éteindre les feux à l’origine, avant que certains membres pensent à en allumer. Humph.

Finalement, Olaf revient au cirque avec un peu de public, quelques tours de magie et surtout, surtout, deux lions affamés. Heureusement, ils ne sont pas la horde annoncée. Malheureusement, Olaf décide de les utiliser pour bouffer l’un des monstres du cirque lors du spectacle du lendemain. Ben voui, évidemment. Et les monstres sont malgré tout heureux de cette annonce parce que c’est bon pour le business d’avoir du public.

Ils veulent juste être aimés, et Esme l’a bien compris. Ainsi, elle vient voir les monstres pour leur proposer, vraiment longuement de… tuer Madame Lulu. Ben oui, Esme est jalouse d’elle après tout. Elle propose donc aux monstres de rejoindre le comte Olaf en tuant Madame Lulu à la place d’un monstre le lendemain lors de la représentation. Les Baudelaire en profitent quant à eux pour voler le fouet tagliatelle (fallait y songer) d’Esme afin de réparer le rollercoaster du carnaval.

C’est plutôt sympa comme intrigue, surtout que ça montre que les monstres sont facilement manipulables – et l’être humain en général d’ailleurs : il suffit de les aimer et hop, on en fait ce qu’on veut. Les Baudelaire l’apprennent à leur dépends, les pauvres. Alors que les orphelins s’activent à la réparation du roller-coaser (en vain, malheureusement), Olaf menace Lulu car il souhaite obtenir plus de réponses plus rapidement. Il trouve aussi le bracelet d’hôpital de Violet, et c’est mauvais signe.

Tellement mauvais signe qu’il décide finalement d’avancer le spectacle de cirque à tôt le matin. Ainsi donc, on retrouve Poe dans le public (forcément), ainsi que les professeurs des deux premiers épisodes. Quant à Lulu, comme les orphelins, elle n’a pas vu ça venir. Elle leur conseille de jouer le jeu en attendant de trouver une solution et fournit la boîte avec les noms des monstres prêts à être jetés aux lions – en théorie en tout cas ; parce qu’en pratique, ils veulent juste jeter Lulu aux lions.

Oui, mais non, ce sont Violet et Klaus qui sont tirés au sort pour se jeter dans la gueule du loup – enfin, des lions. Bon, ils gagnent autant de temps que possible, comme toujours : ils proposent à Olaf lui-même de les pousser dans la fosse aux lions. Flippé, il propose plutôt à Lulu de le faire, et alors que la foule tourne à l’émeute pour savoir qui finira dans la fosse, Lulu sauve les Baudelaire… avant de se faire tuer par Olaf.

Dis donc, c’est fou comme cette saison y va fort dans les morts. On est habitué avec cette série, et on est prévenu aussi, mais c’est bizarre parce que la saison 1 tuait des personnages que nous n’avions qu’une ou deux fois ; là, Olivia était là toute la saison, et c’est triste. Les orphelins sont vraiment affectés par les morts cette saison, et c’en est même violent pour nous. Ce n’est que le début : rapidement, les Orphelins retrouvent la carte indiquant l’emplacement du QG de VFD dans les montagnes…

Et ils se la font voler par Olaf qui leur demande ensuite de brûler la tante de Lulu… en commençant par le livre de VFD qui aurait pu apporter bien des réponses. C’est un petit trop pour moi cet épisode, les réponses pleuvent sans vraiment développer l’histoire ; je pense qu’il y a beaucoup encore à faire. Quoiqu’il en soi, les orphelins quittent donc le cirque qu’ils laissent en flammes derrière eux. Ce n’est pas tout, car c’est une fin de saison après tout : Olaf embarque avec lui Sunny qu’il prend toujours pour le bébé-loup et laisse les deux autres orphelins dans une caravane tirée par sa voiture.

Alors que Klaus et Violet envisagent un plan pour retrouver Sunny et arriver les premiers au QG de VFD, Olaf révèle alors… qu’il sait parfaitement qui ils sont malgré leur déguisement. Les autres monstres du cirque n’hésitent donc pas à couper la corde qui relie la caravane à la voiture. Voilà nos orphelins jetés du haut d’une falaise, et c’est un cliffhanger, comme nous l’explique gentiment le narrateur.

Ah et sinon, Rebecca n’est peut-être pas morte car Olaf nous dit que les ailes de son déguisement ont fonctionné quand il l’a jetée dans le vide. Oh, et le bol de sucre ? Récupéré dans l’incendie de l’hôpital par la Lulu précédente qui a bien le taxi de Jacques.

11

EN BREF – Il reste encore de nombreuses questions et j’ai hâte de commencer la saison 3. Je sens qu’il y a plein de choses à découvrir. Comme en saison 1, j’ai trouvé l’ensemble des épisodes vraiment excellents cette saison, même si la fin était un peu moins prenante car trop précipitée à de nombreux égards. Bon, et puis, je ne suis pas fan des cirques aussi, ça n’a pas dû m’aider à accrocher. Le cliffhanger est vraiment bon, comme il y a deux ans, mais je n’en ai rien à faire car… la saison 3 est sortie ce matin. Ouep, je vais donc pouvoir la commencer assez rapidement, alors le suspense n’est pas insoutenable. Sorry not sorry !

12

> Saison 2