This is us – S02E01-04 (rediff)

Spoilers

Retrouvez ci-dessous les critiques des épisodes 1 à 4 de la saison 2 de This is us.

01.jpgÉpisode 1 – A Father’s Advice – 16/20
Can’t you just feel it ?

La série ruse et nous ramène William pour cette reprise, grâce à ses poèmes. Cela permet la réintroduction de toutes les intrigues avec une voix off, un changement qui fonctionne bien pour la série. Reste à voir si cela sera permanent ou si ce n’était que pour cet épisode. Sans trop tarder, This is us repart dans ses intrigues comme si nous n’avions pas attendu son retour depuis six mois et sans fanfare, reprenant simplement la vie de ses personnages là où nous les avions laissés. Cela fonctionne plutôt bien et continue de lui apporter tous les effets de réel que nous attendions d’elle.

Tout d’abord, je vais commencer par ce que j’ai adoré dans cet épisode, à savoir Randall qui envisage toujours l’adoption d’un bébé,  quand assez clairement Beth n’y parvient pas. Elle a repris son travail à plein temps pour couvrir les besoins financiers et Randall est désormais père au foyer. Il veut absolument adopter, et si possible un petit garçon, pour reproduire la situation dans laquelle il a vécu son enfance. Cela pèse énormément sur Beth, ce que je trouvais plutôt triste en début d’épisode. C’est difficile de voir le couple si uni l’an dernier se déchirer dans des coups de bas autour d’une adoption, surtout quand j’aime à peu près autant les deux personnages qui le composent.

Du coup, il court se réfugier chez sa mère à la recherche d’aide et de conseils. Elle lui raconte donc son adoption. Rebecca ne voulait pas l’adopter, mais ne le regrette pas ; expliquant à son fils que c’est Jack qui l’a poussé à adopter et qu’il a bien fait. Aucun couple ni aucun mariage n’est parfait selon Rebecca.

Cela inspire un touchant discours à Randall qui annonce à Beth qu’il est perfectionniste et que cela lui permet de savoir que leur couple est parfait, imparfaitement parfait, mais parfait quand même. Et voilà, il ne faut pas plus que cette formule assez mièvre pour This is us vise juste à nouveau avec ces deux-là. Quel plaisir de retrouver le couple fort et les deux personnages amoureux l’un de l’autre.

Beth propose alors d’adopter non pas un bébé, mais un enfant déjà plus grand, qui a besoin de l’aide que personne ne lui apportera plus. J’aime beaucoup l’idée et c’est tellement digne de la série que j’ai tout de suite accroché. En plus, Beth lui propose ça tout en se souvenant de sa relation avec William, une des plus grosses réussites de la saison passée, ce ne pouvait être plus parfait, je pense.

J’aimerais en dire autant de l’ensemble des intrigues, mais ce ne sera pas le cas. Kate prépare son audition avec Tobby qui l’aide et lui souhaite son anniversaire. J’ai beau essayer, je ne parviens pas à les aimer ces deux-là et je m’ennuie en permanence quand ils sont à l’écran. J’espère que cette intrigue de nouvelle carrière pourra redonner un peu de rythme au couple, mais ce n’est pas gagné.

Enfin, Kevin fait une demande en mariage à… une balle de tennis. Je le voyais bien venir le tournage, dès qu’on l’a vu en costume. Il ne pouvait pas rester avec Sophie à New-York, bien sûr, c’était trop siple. La relation à distance ne leur réussit pas trop, mais bon, ils ont un pays d’écart. Une scène de téléphone réussit à les rendre mignon de toute manière et Kevin peut toujours se précipiter chez Kate pour tromper son ennui et sa solitude… au grand désespoir de Tobby.

Nous repartons donc sur les dynamiques de début de saison de l’an dernier, avec Kevin et Kate ensemble, qui passent tout leur temps libre ensemble. Bon, cela n’aide pas Tobby et Kate à être intéressants car c’est tout de suite la crise. Tobby prend mal la relation entre le frère et la sœur. C’est aussi prévisible que déjà vu cette difficulté de Tobby à trouver sa place dans la vie de Kate, mais c’est fait pour permettre à Kate de prendre plus son indépendance et d’aller foirer son audition en adulte, plutôt que par abandon. Franchement, ça ne me fait pas rêver ; mais j’ai aimé le cœur à cœur de Kevin et Tobby, c’est déjà ça.

Kevin apprend à s’éloigner un peu de Kate pour laisser une place à Tobby, mais il est évident que ça continuera à provoquer des remous dans la série. Il informe toutefois le futur mari de sa sœur que c’est elle qui lui a annoncé la mort de leur père. On progresse toujours à pas de fourmi sur cette intrigue. Pour compenser, les scénaristes réunissent Sophie et Kevin en fin d’épisode. C’est comme une série, dis donc !

Dans les flashbacks, pour terminer, Rebecca récupère ses enfants surpris de voir leur mère déjà de retour. Elle les emmène au restaurant pour qu’elle et Jack leur apprennent la séparation temporaire. Cette séparation ne fonctionne pour personne : Jack déprime et attend son coup de fil, les enfants ne sont pas ravis de vivre avec leur mère et Rebecca tente beaucoup d’être trop joyeuse. Cela faisait quelques scènes trop longues mais nécessaires. Le problème, c’est que ce n’est pas ce qui fait la force de la série cette division de la famille.

Il est rapidement révélé que Randall avait surpris la dispute entre ses parents parce qu’il était rentré à pied de la fête à laquelle il s’ennuyait. Il s’occupe donc de sa mère autant qu’il peut, ce qui n’est pas étonnant. Plusieurs mois passent, Rebecca continue de déprimer d’avoir abandonné ses rêves et Jack tente de regagner sa place dans le foyer familial en lui trouvant de quoi devenir chanteuse solo. Comme Kate dans le présent, Jack essuie les refus.

La toute fin de l’épisode voit Rebecca se reprendre en main et déclarer son amour à Jack. Si elle ne lui pardonne toujours pas tout, elle le veut de retour à la maison. En contrepartie, lui reconnaît être alcoolique et l’avoir caché pendant des mois. S’il refuse d’abord de rentrer avec elle, Rebecca affirme qu’ils doivent faire face ensemble à ce problème.

C’est mignon tout plein et la série nous fusille sur place quelques secondes plus tard en nous montrant la nuit de la mort de Jack. Si nous ne savons toujours pas bien ce qui est arrivé, nous savons désormais que Kevin était avec Sophie ce soir-là, que Kate et Randall étaient en larmes chez Miguel et que Rebecca a récupéré les affaires personnelles de Jack lorsqu’il est mort. Une montre et quelques bricoles, c’est tout ce qui lui reste de Jack, car la maison, elle, est partie en fumée.

Pas étonnant que Kate soit autant traumatisée, surtout si elle a foutu le feu elle-même (même par accident) ; parce que les scénaristes n’y vont pas de main morte avec la maison brûlée. C’est un coup en pleine poitrine pour le téléspectateur qui découvre la vérité sur un cri de douleur de Rebecca. Pff. Ils sont bons, c’est tout (mais ce n’est pas sans rappeler HTGAWM quand même) et c’est un retour réussi.

02Épisode 2 – A Manny-Splendored Thing – 15/20
We’re gonna watch the Manny for hours?

Les flashbacks nous montrent cette fois le retour de Jack et Rebecca chez eux, parlant bien sûr de son alcoolisme. Il ment à Rebecca en lui promettant qu’il avait arrêté de boire, mais ce n’est pas le cas. Nous avons droit à un flashback dans le flashback qui nous ramène en saison 1.

Les trois enfants ont leur spectacle scolaire le soir et chacun montre à Jack ce qu’ils vont faire : Kevin fait déjà du théâtre, Randall du yoyo et Katie chante, sous la surveillance attentive de sa mère, qui la corrige dès que nécessaire. Bien sûr, Jack lutte toute la journée contre son alcoolisme et le fait en allant passer du temps avec Katie qui le réconforte, parce qu’elle est une enfant intelligente.

Il tente ensuite la salle de sport, alors que Katie est déprimée d’entendre sa mère chanter sous la douche beaucoup mieux qu’elle. Cela le fait arriver en retard pour le spectacle, mais il s’est suffisamment défoulé grâce à cela.

Kevin est de retour dans sa série le Manny pour un épisode spécial, ça sort de nulle part, mais c’est marrant. Il invite toute sa famille au tournage de l’épisode, en public, ce qui amène tout le monde en ville. Cela stresse Katie comme jamais car sa mère et Miguel viennent lui rendre une visite. Or, Katie a toujours beaucoup de mal avec le jugement que porte sa mère sur elle, comme quand elle était enfant. C’est une thématique déjà abordée l’an dernier, donc c’est une bonne chose qui prouve une fois de plus la bonne écriture de la série.

Du côté de Randall, nous le voyons avoir du mal à remplir ses papiers pour l’adoption, mais sa relation avec Beth est toujours beaucoup trop drôle et parfaite. Ils se rendent eux aussi voir le tournage du Manny, où Kevin reçoit un changement de dernier minute et où Randall flippe pour l’adoption.

En effet, la question 15 lui demande s’il est capable de gérer un enfant au passé difficile et il n’est pas sûr d’en être capable. Je sentais bien que la résolution de la semaine dernière était trop simple. Le couple Randall/Beth n’assiste donc pas au tournage pour s‘engueuler. Je comprends bien Randall et ses angoisses, mais Beth a de quoi s’énerver effectivement et je les adore toujours autant ; c’est même bien drôle à voir.

Katie n’assiste pas non plus au tournage car elle a enfin une réussite du côté du chant. Le problème, c’est qu’elle en parle devant sa mère qui se montre tout de suite beaucoup trop curieuse et impose ses souvenirs. Pire encore, elle impose sa présence, en suivant Tobby qui veut y assister.

Alors que tout se passe bien, Katie voit sa mère dans le public et ça ne lui plaît pas trop. C’est triste car on sent que c’est le plus grand plaisir de Rebecca d’entendre sa fille chanter, mais évidemment c’est dur pour Katie. Cette dernière lui dit donc ces quatre vérités enfin. Cela permet bizarrement des réconciliations plutôt qu’une vraie engueulade en bonne et due forme. La scène est touchante, sans tout résoudre pour autant, ce qui est on ne peut plus juste. De toute façon, la justesse de la série n’est plus à prouver.

Sur le tournage, Kevin est forcé de se retrouver en couche culotte, voilà la honte, mais ça fonctionne bien. Cela permet de résoudre ses problèmes avec son ancien boulot et d’apporter une conclusion à cette intrigue, tout en continuant de le rapprocher de Sophie. Le couple est très mignon dans cette scène, elle est un vrai soutien pour lui et l’était déjà quand ils étaient enfants, mais je pense que la vraie intention des scénaristes était d’approfondir sa relation avec Beth. C’est lui qui réussit à apporter la solution au problème Randall/Beth en rappelant à cette dernière qui est son frère, ce type qui n’a jamais pris aucun risque, hormis Beth.

Randall est donc enfin prêt à parler à ses filles de l’adoption alors que Beth et Kevin ont continué de sympathiser, ce qui fonctionnait très bien, évidemment.

La dernière scène repart en flashback et nous montre Jack se rendre à une réunion des alcooliques anonymes qu’il avait fui la première fois. La différence ? Cette fois, il a tout avoué à Kate et Rebecca l’y emmène. Ah le pouvoir de la famille…

Tout cela me mène à reconsidérer le cliffhanger de la semaine dernière : rien ne nous dit que Jack est mort dans l’incendie, en fait. C’est même plutôt le contraire vu que ses affaires semblent intactes. En revanche, que Rebecca quitte la maison en oubliant d’éteindre une bougie ou son four en apprenant un accident, ou qu’il est retombé dans l’alcool… Ah j’ai envie d’en savoir plus, c’est fou !

L’épisode était bon et réussissait comme toujours à faire avancer toutes ses intrigues. C’est fou.

03Épisode 3 – Déjà vu – 15/20
This house is crazy

L’épisode reprend sur la sobriété compliquée de Jack, luttant contre son alcoolémie et les problèmes du quotidien, loin de se douter que Randall va encore compliquer les choses en continuant sa quête de son père biologique.

Les adolescents continuent de galérer face à la séparation de leurs parents, mais découvrir que Randall cherche sa mère biologique complique les choses. J’aime néanmoins beaucoup que Kate et Kevin l’accompagnent à son rendez-vous avec elle, ou en tout cas, c’est ce qu’il pense.

En fait, il tombe sur une femme désespérée qui veut juste lui extorquer de l’argent. Je ne sais pas si c’est bien crédible, mais probablement. C’est surtout l’occasion de scènes entre les Big Three, et il était temps de les voir agir en tant que frères et sœurs ces trois-là.

Pendant ce temps, Rebecca prend conscience que son couple avec Jack n’est toujours pas hors de problème quand la femme de Miguel lui raconte que son divorce a commencé comme ça. Rebecca lui prépare donc un énorme rencard, à la Jack Pearson, mais c’est un échec.

Culpabilisant d’avoir refusé de faire l’amour avec, Jack finit par lui proposer de retourner en rencard au moment où ils rentrent chez eux. Cela se passe d’un coup beaucoup mieux entre eux, puisqu’il commence à lui avouer ses secrets, et ils finissent par tomber sur un chien devant chez eux. Mouais.

Dans le présent, Beth et Randall sont prêts à recevoir un nouvel enfant, inscrits depuis trois semaines sur les listes. Cela fait donc un sacré écart temporel entre les épisodes, mais bon, pourquoi pas. Cela permet de les voir immédiatement recevoir chez eux une petite fille de 12 ans, Deja, dont la mère est envoyée en prison… une nouvelle fois. Clairement, ça promet quelques ajustements.

La révélation de son visage se fait de manière vraiment sympathique, montrant la manière dont elle est perdue, par la technique très simple du flou. J’ai adoré cette scène et l’ensemble de cette intrigue, mais je me répète beaucoup et nous n’en sommes qu’au troisième épisode.

Beth trouve un paquet de cigarettes dans les affaires de Deja, ce qui part aussitôt en dispute entre les deux. Le truc, c’est que Randall intervient, Deja est tellement effrayée que c’est la douche froide pour tout le monde. Quant aux filles de Beth et Randall, ce n’est pas la joie. D’abord enchantées d’avoir une grande sœur, elles la retourneraient bien si elles pouvaient.

Pendant la nuit, Deja vient leur parler pour découvrir les règles de la maison. C’est une scène plutôt réussie qui permet aux filles d’apprendre à faire connaissance. En plus, c’est renforcé par un flashback entre Annie et William où l’on voit qu’Annie est celle qui a réussi à le convaincre de rester. Le parallèle est sympathique, car Annie sait ainsi quoi dire pour convaincre Deja de s’ouvrir un peu plus à sa nouvelle famille. Comme la première conversation entre les filles se déroulent très bien, Beth et Randall sont rassurés.

Le lendemain, Randall commence à créer une relation avec Deja qui paraît beaucoup plus vieille que ce qui est annoncé. Si cela fonctionne bien de lui raconter son histoire, Randall doit aussi lui annoncer que sa mère sera en prison pour un moment. Deja ne le digère pas du tout et fracasse les cadres familiaux de Randall. Avec un tel tempérament, ça promet.

Il y a beaucoup de bons sentiments dans ces scènes, même s’il est difficile de ne pas y voir une part de clichés, de simplifications et de… déjà vus. Cela fonctionne malgré tout et déclenche bien les émotions voulues pour quiconque regarde la série.

Kevin de son côté entame le tournage de son film et le fait en présence de Kate forcément. L’avantage, c’est que ça me valide le point 15 du Bingo Séries sans le moindre problème et que ça permet la présence de Sylvester Stallone dans la série, jouant son propre rôle. Sympa le guest star là sérieux (mais je n’aime pas du tout sa manière de parler, je n’avais jamais vu, j’avoue). Bon, bien sûr, Kate nous fait chier comme d’habitude, à tout ramener à son père, ce qui pose problème à Kevin.

Kate passe alors son temps dans l’épisode à bavarder avec Sylvester Stallone comme s’il était son meilleur ami, lui racontant toute sa vie, de son père à son envie de chanter. Cela énerve Kevin, qui se rétracte complétement dès que le sujet de son père est abordé. Forcément, quand Stallone lui balance toute sa vie, cela perturbe grandement son jeu d’acteur qui, comme par hasard, commence par une réplique de remerciements envers Stallone, comme s’il était son père.

Cela mène à un Kevin qui reproche à Kate d’avoir parlé de leur père alors que Kate lui reproche de ne toujours pas avoir accepté son deuil. Ce n’est pas faux, mais le vrai intérêt est de les voir enfin se disputer dans la série, eux qui fonctionnent en duo inséparable depuis le début. Se servir de la mort de Jack comme moyen de séparation des deux est intéressant, car c’est définitivement le genre de trucs qui pourraient se dérouler dans la vie.

En plus, pour une fois, c’est Kate qui a raison du côté du deuil non géré qui est problématique. Pour faire pleurer comme toujours, la série y va fort : Kevin doit jouer la peur de perdre Stallone. Il est tellement perturbé, à coups de flashbacks, qu’il se blesse à son mauvais genou.

Il finit par appeler Kate pour se réconcilier avec, les deux ne pouvant pas rester fâchés trop longtemps. C’est là la dernière scène de l’épisode, qui s’interrompt brutalement sur un « il est comme toi » de Kate aux cendres de son père alors que Kevin prend un antidouleur. J’espère qu’ils ne vont pas se diriger vers une intrigue sur l’addiction, car on a déjà Jack pour ça…

C’était une fois de plus un bon épisode avec juste ce qu’il faut d’émotion sur le dernier acte. Ces scénaristes sont bons. Si ça n’a pas pris du tout en ce qui concerne l’intrigue de Kevin, alors que ça aurait pu, ça a été super efficace dans les scènes avec Deja. Une fois de plus, je suis surtout là pour ce côté de la famille, c’est plus fort que moi.

Capture d'écran 2017-10-24 22.19.47.pngÉpisode 4 – Still There – 16/20
I mean we have ten years old triplets, I don’t know what she was expected

C’est depuis l’avion que j’ai vu cet épisode, appelez-moi masochiste, parce que c’est le genre de séries qu’il vaut mieux voir tout seul dans son canapé (ou accompagné de la bonne personne en tout cas). N’étant pas un grand sensible, je me suis dit que ça irait, et ça a été le cas, même si les émotions étaient présentes dans cet épisode, comme toujours.

Du côté des flashbacks, on passe Halloween pour être direct sous la neige, et on nous sort une intrigue assez classique pour les soaps, sitcoms et dramas familiaux : les enfants ont la varicelle. Tout commence par Kevin, véritable chochotte, et Kate, mais Randall ne l’a pas encore. Cette semaine, cette intrigue flashback a deux utilités : faire un parallèle avec le présent de Kevin (j’y reviens ensuite) et nous ramener la grand-mère insupportable des petits. C’est donc la relation entre Rebecca et sa mère qui est vraiment exploitée par ce flashback et ça marche bien.

La grand-mère est insupportable, fait des cadeaux pas adaptés à ses petits-enfants, surtout en ce qui concerne Randall puisqu’elle est… raciste. Et oui, elle est d’une génération différente où les noirs lui servaient d’esclaves, alors pas facile de se faire à son petit-fils. J’ai trouvé cette intrigue intéressante et assez bien écrite, avec un côté didactique sur le racisme ordinaire.

La réconciliation finale était nécessaire pour la série sans être forcément hyper crédible et bien amenée, et on retiendra surtout que Jack est tellement parfait que la varicelle ne l’arrête pas quand il s’agit d’aller déblayer la neige devant chez lui pour virer sa belle-mère. Il est écrit pour être l’homme parfait de toute manière, et Kevin aussi, puisqu’il le prend en exemple et déblaye aussi la neige par sympathie pour son frère. Mignon tout plein.

Kevin, justement, a beaucoup de temps d’épisode cette semaine. Nous le voyons obligé d’aller voir un médecin pour son genou. C’est assez prévisible et il est ainsi opéré car il a trop attendu avant d’y aller. J’ai bien aimé, malgré l’absence de Sophie. Leur relation à distance continue en tout cas et j’aime bien comment elle est traitée. Kevin est en tout cas un patient insupportable, exactement comme lorsqu’il était petit… alors qu’il est tout le contraire. En effet, gamin, il se plaignait de la douleur, adulte, il refuse de reconnaître sa douleur. Magique. Le contraste montre son évolution tout en restant crédible et les scénaristes s’amusent à développer de nouveau la dynamique Kevin/Tobby.

Tobby n’est pas gâté cette année : Kate est insupportable avec son régime, refusant toute concession et étant plus occupée par son fitbit quand ils font l’amour. À sa décharge, Kate a bien raison d’être motivée et de ne pas craquer vis-à-vis de son régime, et c’est bien d’avoir des personnages comme ça à la télé. Ce qui m’énerve le plus avec elle, c’est qu’elle est réduite à cette intrigue et c’est bien dommage. Heureusement, les scénaristes ont prévu tout à fait autre chose pour elle cette année : si elle est aussi obsédée par son régime, c’est parce qu’elle est enceinte.

Voilà un cliffhanger que je n’ai pas vu venir du tout. Là encore, j’ai aimé ce rebondissement. Aussi imprévu soit-il, il est une suite logique à la relation Tobby/Kate et ça va être franchement intéressant. En plus, au-delà des problèmes médicaux que ça va apporter, je suis pressé de voir Kate/Rebecca s’engueuler de nouveau. Y a des relations familiales comme ça, c’est toujours la galère.

Enfin, Randall est encore et toujours totalement à part et je finis par trouver ça vraiment abusé. Beth et lui continuent d’accueillir Deja, mais celle-ci n’est pas encore au courant de toute la famille qui l’attend je crois. C’est bien dommage, j’attends énormément les rencontres. Bon, en même temps, il y a de quoi faire pour l’intégration de celle-ci.

Cette semaine, ça passe par ses cheveux et la manière de les coiffer, une problématique déjà utilisée pour Randall enfant l’an dernier. Cela fonctionne toutefois plutôt pas mal, j’ai apprécié les réflexions sur l’apparence, Randall qui rame avec Deja, la réadaptation du couple Randall/Beth face à ce nouveau membre dans leur famille et la trahison finale ressentie par Deja comprenant que ses parents… se parlent ! Dur la vie.

Les conséquences de cette trahison seront sûrement cool à voir dans le prochain épisode. Vraiment, c’était un bel épisode qui confirme la capacité de la série à pondre des rebondissements aussi logiques que surprenants. On s’éloigne de l’alcoolisme et la mort de Jack, mais on sent toujours une sorte de fil rouge quoiqu’il arrive. C’est donc cool de se faire emmener par les séries et de les voir tenir la distance (littéralement, comme j’étais dans l’avion).

The Good Place – S02E08 : Leap to Faith

Spoilers

Ci-dessous, la critique complète de l’épisode 8 de la saison 2 de The Good Place.

08.jpgÉpisode 8 – Leap to Faith – 18/20
Something, something, Vicky, something, something.

Mieux vaut tard que jamais, The Good Place est enfin de retour !

Le cliffhanger est rapidement évacué par une bonne nouvelle : Michael a enfin la promotion qu’il désirait tant car son boss, Shawn, est persuadé que le quartier n’en est toujours qu’à son premier reboot. Après un rapide résumé de l’épisode précédent par Jason, Shawn et Michael révèlent la « vérité » sur le fait qu’ils sont tous dans la Bad Place et apprennent à Tahani, Eleanor, Jason et Chidi que Janet ne peut les aider car elle est… bourrée. C’est sympathique comme idée, ça fonctionne parfaitement et ça signifie surtout qu’ils sont tous bons pour aller rôtir en Enfer pendant que les démons mettent en place une torture plus larges pour de nouveaux arrivants.

Tout le groupe d’humains est donc sous le choc et envisage de repartir dans la medium place comme ils peuvent, même sans Janet, mais ce n’est pas l’envie d’Eleanor qui décide de faire confiance à Michael parce qu’il a cité Kierkegaard et son saut dans la foi. C’est une stratégie comme une autre.

Michael organise pendant ce temps une grosse soirée d’adieu pour le quartier et les démons se font un plaisir de détruire celui-ci. Comme il humilie un à un les quatre humains, ces derniers sont cette fois-ci persuadés d’être trahis, jusqu’à ce qu’Eleanor comprenne que l’humiliation contenait un message codé.

Sur ce coup-là, j’étais assez content de moi, parce que j’ai saisi le même premier indice qu’Eleanor : Derek. La coïncidence était trop grosse. Du coup, quand il dit à Eleanor qu’elle ne mérite pas une Medium Place, ça m’a paru évident qu’il fallait qu’elle reste là… Bon, en revanche, le reste je ne l’avais pas du tout, que ce soit Tahani ou Chidi, les indices n’étaient pas assez clairs hors contexte.

Une fois de plus, j’ai adoré cet épisode précisément parce que tous les indices nous sont donnés et que nous pouvons, tout comme les personnages, comprendre par nous-mêmes de quoi il retourne. Bon, il m’aurait fallu bien plus de temps en revanche, mais c’était vraiment parfaitement écrit et si j’ai saisi l’indice « Derek », c’est uniquement parce que je commence à connaître la série.

De même, je me doutais que Vicky était manipulée, parce qu’elle est facilement manipulable, mais je ne pensais pas que ce serait de cette manière. Énervée de voir son succès lui échapper et paranoïaque de voir Michael chuchoter des choses à Janet, elle tombe dans son piège et paraît totalement hystérique quand elle tente de le dénoncer lors de la fuite des humains. C’est aussi l’occasion de nous redonner un instant Amy Okuda lorsque Gayle balance Vicky, ce qui est tout aussi drôle.

Ainsi donc, le plan de Michael, cryptique, permet de nous sauver les humains que tous les démons pensent en-dehors du quartier. Tout est bien mené, même la Bad Janet ; l’écriture est vraiment parfaite et comique, s’occupant de chaque petit détail (Derek qui a autant de vocabulaire qu’un Pikachu, par exemple) pour ajouter de l’humour. Et en plus, le casting est excellent.

Clairement, je suis désormais sur mes gardes constamment devant cette série, car je sais qu’ils essaient de nous piéger. Du coup, je continue de me méfier de Shawn – si ça se trouve, il est en train de torturer Michael… -, mais cette deuxième partie de saison recommence bien. Je suis extrêmement curieux de voir ce que sera la suite de la série maintenant que cette fausse Good Place est en ruine…

 

The Good Place – S02E01-07 (rediff)

Spoilers

Ci-dessous, les critiques complètes des épisodes 1 à 7 de la saison 2 de The Good Place.

 

01.jpgÉpisode 1 – Everything is Great ! (1) – 16/20
Torture on three, ready ? One, two, three ?

La scène d’introduction de la saison repart légèrement en arrière, encore, pour nous présenter Michael en pleine conférence avec son boss, puis avec les habitants de son quartier qu’il veut remotiver à torturer les quatre âmes qu’il a à sa charge. C’est plutôt cool car ça permet quelques flashbacks pour nous rafraîchir la mémoire, mais fait aussi revenir tous les figurants de l’an dernier : Amy Okuda est de retour ! J’avais oublié qu’elle était là en saison 1, quel genre de fan suis-je ?

J’ai adoré retrouver Vicky notamment, la fausse « vraie Eleanor » de l’an dernier. Justement, Eleanor ne traîne pas dans cet épisode à partir à la recherche de Chidi, sans savoir si elle cherche une soupe ou une personne. Il est plutôt agréable de repartir en arrière et de retrouver la Eleanor très peu sympathique des débuts. Elle n’hésite pas un instant à être malpolie et faire des gaffes que nous n’avions plus l’habitude de la voir faire – et grosso modo Kristen Bell prouve qu’elle maîtrise parfaitement le personnage.

Eleanor ne met pas longtemps à tomber sur Jianyu, qui lui donne un objet. Et oui, Jason est redevenu Jianyu, car cette torture fonctionnait bien sur lui. Le rythme continue d’être excellent avec un Michael qui force Eleanor à porter une écharpe « Best person » et faire un discours de bienvenue d’une heure. Les gags sont plutôt bons, même si le départ est un peu lent. Le gros point positif de la série est qu’elle se réinvente en nous montrant l’envers du décor, avec notamment Jessica (Amy Okuda donc) et les autres qui veulent faire boire Eleanor par tous les moyens. Eleanor était à deux doigts de boire, mais elle tombe finalement sur Chidi à qui elle décide de parler, abandonnant ses verres à quelqu’un qu’on ne voit (Tahani, j’espère !).

Hop, nouvelle réinvention de la série : on quitte un peu Eleanor pour revenir en arrière avec l’arrivée de Chidi. Pour le torturer, Michael invente un moyen de lui faire prendre la décision la plus importante de sa vie : il doit choisir son âme sœur. Et quand il choisit, il lui retire ce choix et lui confie Pevita – à peu près aussi muette que Jianyu – à la place d’Angélique – dont Chidi est tombé amoureux immédiatement. Du côté des gags, Vicky se retrouve à tenir la pizzeria du quartier, pizzeria qui ne sert que des pizzas hawaiennes. Ah Twitter s’enflammerait tellement.

Il est beaucoup trop drôle de voir comment maintenant qu’on connaît les personnages il est facile de deviner ce qui va les torturer. Malheureusement, ça change un peu l’humour de la série : avant, tout reposait sur du comique de situation là où maintenant, nous sommes bloqués (pour l’instant) dans un éternel quiproquo. Cela dit, ça ne devrait pas durer vu le rythme habituel de The Good Place.

Le pauvre Chidi est torturé à merveille, ayant jusqu’au choix du vin. Le plus drôle est de voir Vicky, qui s’appelle Denise dans cette version du scénario, désespérément tenter d’avoir un rôle à jouer. Eleanor parle donc à Chidi, mais celui-ci a tellement de choses à gérer qu’il l’envoie bouler. Cela fait une drôle de fin pour ce premier épisode.

Dans l’ensemble, c’est un vrai plaisir de retrouver la série qui reprend là où elle nous avait laissé et développe une toute nouvelle histoire qui fonctionne plutôt bien. Certains moments sont hilarants, les gags autour de Janet fonctionnent toujours autant, d’autres ont eu un peu plus de mal à me convaincre. Il faut peut-être que je me replonge dans la série… ou alors la révélation du gros mystère qu’on sentait bien peser l’an dernier a un peu affaibli le niveau global de la série. Ou alors Tahani me manque, tout simplement. C’était un chouilla moins bien que prévu, mais rien de bien gênant.

02.jpgÉpisode 2 – Everything is Great ! (2) – 18/20
It’s just an unfortunate Freudian short

Et c’est parti pour Tahani qui est tellement torturée qu’il est incompréhensible qu’elle ne comprenne pas immédiatement qu’elle est en Enfer. Elle les enchaîne hyper vite et c’est à mourir de rire cette fois : son âme sœur fait une tête de moins qu’elle, elle vit dans une maison qui n’est pas adaptée à sa taille et son âme sœur est un fan de… Kamilah, la sœur de Tahani.

Cela fait beaucoup, mais ce n’est que le début : Thomas n’a aucun goût vestimentaire, préférant le confort au look. Tahani fait tous les efforts nécessaires, mais elle n’est pas à son aise et ça se voit. Oh, et il est aussi fan J’ai adoré cette réintroduction du personnage, car des quatre, elle est sûrement la plus infernale.

Comme je m’y attendais, elle se retrouve avec les verres d’Eleanor, mais pas avant de s’être plainte à Michael. Le problème pour elle c’est que Michael la gère parfaitement en la faisant culpabiliser de demander plus alors qu’elle est au paradis. Tahani étant ce qu’elle est, elle veut garder l’image de la fille parfaite et n’ose pas demander une maison plus grande. Oh, la torture continue…

Pas étonnant qu’elle se retrouve à se bourrer quand elle en a l’occasion, juste avant le discours d’Eleanor. Il est excellent de découvrir une Tahani bourrée, même si pour la première fois l’actrice me déçoit un peu. Les choses s’enchaînent toujours aussi vite et Tahani finit à terre après s’être ridiculisée devant tout le quartier. Accessoirement, elle met le feu à la salle en retirant l’écharpe, mais peu importe, parce que nous repartons en arrière, pour une dernière (ou avant-dernière ?) fois.

Jason se réveille dans la peau de Jianyu et découvre que son âme sœur a le même esprit de moine bouddhiste que lui est censé avoir. Il s’appelle Luang et ces deux-là sont mon nouveau duo comique favori, et pourtant je n’aime pas les mimes habituellement. J’avais du mal avec le silence de Jianyu l’an dernier ; je suis pressé qu’on retrouve ses répliques débiles, mais j’adore la manière dont il est introduit cette année.

Il s’ennuie bien vite de Luang et fait tout pour se débarrasser de lui, ce qui est hilarant, mais pas autant que le lait de Yak. Bref, je suis fan, mais Michael l’est beaucoup moins, surtout quand Tahani tombe en dépression totale. Il comprend que son plan est moins parfait que la dernière fois.

Un nouveau retour en arrière nous envoie dans la journée de Michael, c’est marrant, même si un peu précipité. Nous voyons surtout qu’il a du mal à gérer son équipe, avec Vicky qui espère un meilleur rôle et l’ensemble des tortureurs habituels qui s’ennuient.

Suite à l’incendie, Chidi et Eleanor sympathisent pendant que l’ensemble de l’équipe du quartier se plaint à Michael. Très vite, ils comprennent que ni l’un ni l’autre n’ont quoique ce soit à faire dans le Bon Endroit et ils comprennent au passage qu’ils n’y sont probablement pas. Tahani débarque chez Eleanor et se plaint de l’enfer qu’elle vit, comprenant qu’elle n’est pas au paradis. Quant à Janet et Jason, ils apprennent à faire connaissance dans le secret de la nuit et c’est génial de retrouver ce couple.

Les choses s’enchaînent très vite, beaucoup trop vite, pour un Michael qui n’arrive pas à gérer la situation. Eleanor en dit trop une fois de plus sur la note qu’elle s’était laissée et qui lui avait mis la puce à l’oreille. Il n’en faut pas plus pour que Michael s’énerve et paf, jamais deux sans trois, la série se reboot déjà.

C’est osé, mais à vrai dire, c’est un peu ce que j’espérais, un ensemble de reboot pour apporter une intrigue intéressante à chaque fois. À mon avis, on peut dire adieu au facteur idiot et bonjour aux ennuis pour Michael. Comme il cache à son supérieur que le deuxième essai s’est foiré, le fil rouge va probablement tourner autour de cela et de ses employés qui protestent. Ce sont des perspectives marrantes, surtout si les quatre torturés continuent d’être réinventés.

Finalement, à la fin de cet épisode, nous sommes encore plus perdus qu’en fin de saison 1 car nous n’avons aucune idée de ce qui attend Eleanor dans cette nouvelle version du faux paradis. Ce retour de la série s’est fait avec beaucoup de rythme et je suis impatient de découvrir ce que nous réserve la suite de la saison.

En plus, j’adore les ajouts dans le casting qui apportent de très bons nouveaux personnages. Vicky et Jessica vont beaucoup me faire rire, surtout cette première dont j’avais adoré voir tomber le masque en fin de saison 1. Retour réussi pour The Good Place.

03.jpgÉpisode 2* – Dance Dance Resolution – 16/20
Ugh. Even your nightmares are boring.

C’est parti pour la troisième tentative de Michael, très différente de ce que j’attendais. C’est également parti au passage pour le WESéries que je commence très en retard à cause de péripéties peu charmantes. C’est la vie.

Je ne sais exactement comment critiquer cet épisode car tout se déroule volontairement très vite, au point que l’enchaînement des scènes empêche de faire une critique construite. De manière générale, Michael se plante un nombre incalculable de fois et nous voyons plein de tentatives : Janet finit toujours par présenter Chidi à Eleanor dès le troisième jour car Eleanor se dit qu’il faut demander de l’aide à quelqu’un, exactement comme en saison 1. La tentative numéro 3 dure 128 jours, mais Eleanor comprend. Autant on sait comment elle rencontre Chidi à chaque fois, autant on ignore pour les autres, mais en fait tout cela n’a pas d’importance.

Il suffit de comprendre que les tentatives défilent, la plus drôle étant sûrement la 108e où Eleanor apprend la vérité en entendant Michael enregistrer un message dans son dictaphone avant même que quoique ce soit ne commence. Il est marrant de voir toutes les situations loufoques dans lesquelles Eleanor comprend la vérité et encore plus de voir Janet être réinitialisée, mais je trouve que la série abuse légèrement par moment. Il aurait été sympathique d’avoir un peu plus d’infos sur l’essai 3 avant d’en arriver au 484e et j’aurais aimé que nous découvrions plus de choses sur les 484 versions et plus que nous ratons.

Les 318 tortionnaires finissent par se mettre en grève et Vicky se fait leur porte-parole. Ils exigent de meilleures conditions de torture, ou ils avoueront tout à Shawn dont ils se doutent de l’ignorance. Effectivement, Shawn continue de penser qu’il est à l’essai numéro 2.

Pendant que Vicky négocie et prend littéralement le pouvoir sur Michael, Eleanor et Chidi quittent le quartier après avoir découvert la vérité grâce aux grévistes. Ils s’enfuient sur conseil de Janet et se rendant dans l’endroit neutre où ils retrouvent Mindy pour la quinzième fois. On pourrait se dire que ça fait beaucoup, mais sur 484, ce n’est pas si énorme.

Mindy en sait énormément sur eux et notamment sur les liens entre Chidi et Eleanor, qu’elle a carrément filmés en train de coucher ensemble et s’avouer leur amour. C’est dire. Mindy apporte surtout un excellent humour, mais ça manque de Tahani.

De son côté, Jason grille sa couverture de Jianyu auprès de Michael et ne comprend toujours pas qu’il est en Enfer – il l’a pourtant trouvé une fois à la place d’Eleanor, ce qui était bien drôle. Il conseille à Michael de changer d’équipe et c’est effectivement ce que ce dernier propose à Eleanor, Chidi, Tahani et Jason en fin d’épisode : il souhaite désormais faire équipe avec eux. Si je suis honnête, c’est une perspective que je trouve intrigante, car je ne vois pas bien le but. En tout cas, il est fun de découvrir qu’ils ont été torturé tout de même bien longtemps avec ces reboots.

Concrètement, il y avait beaucoup d’excellents gags, et peut-être même plus que la semaine dernière, mais je m’avoue plus sceptique sur l’intrigue générale que suit la série. Il faudra revenir la semaine prochaine pour se faire une idée… une fois de plus !

* Je m’aligne sur la numérotation Netflix car c’est plus simple pour le reste de la saison, surtout que tout le monde la suit. Cependant, elle est mauvaise car le premier épisode était bien un double épisode, ceci est donc normalement l’épisode 3. Netflix nous a déjà fait le coup avec Sense8, ce qui donne après des saisons au nombre d’épisodes bancal, mais bon…

04.jpgÉpisode 3 – Team Cockroach – 17/20
Very well. I wanna speak to your manager.

Le format court de The Good Place et sa présence sur Netflix ont fait de cet épisode le parfait choix d’épisode à voir dans le bus (le dernier de la semaine, mais rassurez-vous je prends le train demain pour Inhumans).

Je n’ai pas regretté mon choix, mais en revanche, je dois avouer que la critique en est compliqué. En effet, cet épisode se déroule en huis-clos. Si ces conversations interminables entre les personnages sont une des grosses forces de la série, il faut avouer que ça pose un problème énorme pour la critique : il ne se passe pas grand-chose !

Les dynamiques entre les personnages sont toutefois géniales, surtout qu’ils ne se connaissent que depuis deux semaines donc moins qu’en saison 1. C’est une excellente idée de repartir sur cette base. L’épisode repart sur le cliffhanger de la semaine dernière avec un Michael qui propose aux personnages principaux de la série de s’allier avec lui. Le grand débat de la semaine est de se décider à le suivre dans cette folie, ce que Jason est très motivé à faire, contrairement aux autres.

C’est surtout Eleanor qui n’est pas motivée par cette idée, ne faisant absolument pas confiance à Michael. Pourtant, la menace de se retrouver réellement torturée devrait suffire à les convaincre, mais ce n’est pas le cas. Tahani a particulièrement besoin d’être convaincue, persuadée qu’elle est que sa présence au mauvais endroit est une erreur ou un test.

C’est vrai qu’après tout, la théorie du test se tient, mais Michael lui offre alors un aperçu de sa mort. J’ai apprécié me replonger dans le passé de Tahani car elle me fait toujours beaucoup rire. Une fois de plus, c’est la jalousie envers sa sœur Kamilah qui lui a porté la poisse, puisqu’elle meurt carrément sous la statue de celle-ci. C’était simple comme blague, mais efficace, un peu comme Jason qui s’éclate avec une bougie.

L’autre information intéressante concerne Janet : rebootée plus de huit cent fois, elle explique qu’elle progresse et devient plus intelligente à chaque reboot. C’est une excellente chose car cela la rend tout de même plus humaine et devrait aider sa relation avec Jason.

Le reboot a finalement bien lieu à la fin, mais cette fois, les humains et Janet conservent eux aussi leurs souvenirs. Janet ne les trahira pas car elle est conçue pour faire le bonheur des humains et tous font semblant de découvrir pour la première fois le quartier, dirigée par Vicky.

Celle-ci s’arrange en effet pour être désignée « best person » et maire par Michael, ce qui lui permet de chanter. La torture ne dérange pas trop les humains qui doivent désormais jouer leur rôle pour être torturé : Eleanor doit boire, Chidi être gêné par celle-ci, Tahani être parfaitement imparfaite et Jason… jouer Jianyu.

Toutefois, le deal passé avec Michael est aussi intéressant parce qu’Eleanor s’est débrouillée pour obtenir deux choses du démon : qu’il s’arrange pour leur trouver une place au Bon Endroit et qu’il travaille lui aussi à devenir une meilleure personne. En effet, pour avoir une chance d’arriver du bon côté de la mort, mieux vaut que les personnages se repentent et soient capables d’y arriver. Cela donne une perspective à la saison et une possibilité de fin intéressante, même si j’ai aimé l’autre alternative d’Eleanor qui était d’abandonner tout le monde et de se retrouver dans l’endroit intermédiaire avec de la cocaïne. C’était amusant comme plan.

Les scénaristes ont aussi pris le temps au cours des longs débats de répondre à quelques questions essentielles pour faire avancer la mythologie de la série et faire en sorte que Michael désigne les humains comme des cafards. Cela leur donne le nom d’équipe et leur nom d’épisode, ça aide.

Bref, l’épisode est très réussi, même s’il manque d’un soupçon d’humour par moments. L’écriture des personnages est toujours bien pensée, avec humour et cohérence. Le pire, c’est qu’avec Michael qui leur avoue tout, ils continuent de tous se torturer en se disputant, sans même s’en rendre compte. C’est génial. Même lorsque les personnages semblent agir à contre instinct, c’est expliqué, comme c’est le cas avec Chidi qui choisit un brin trop vite de s’allier à Michael par rapport à ses choix habituels. J’ai bien ri à quelques blagues et j’adore toujours l’avancée de cette intrigue ! Je suis pressé de les voir se jouer de Vicky et l’épisode nous offre désormais un objectif clair pour la saison 2. Après trois épisodes, c’était nécessaire.

05Épisode 4 – Existential Crisis – 17/20
So you’re saying I would be… no me?

Tout se passe bien pour la Team Cafard en début d’épisode cette semaine. L’ensemble des démons, Vicky en tête, est persuadé que la torture fonctionne comme prévu. Et le pire… C’est qu’elle fonctionne parfaitement dans l’intrigue B de cette semaine, car il y a clairement deux intrigues dans cet épisode.

Tahani a beau savoir qu’elle est torturée lorsqu’on lui demande d’organiser une fête d’anniversaire pour Gunnar, mais surtout pour rien car une seconde fête d’anniversaire mieux sera prévue par ses voisins, elle se met tout de même en tête de faire mieux… C’était marrant à voir, surtout que dans cette intrigue, elle est de nouveau mise en duo avec Jason.

Ce dernier me paraît de plus en plus stupide avec le temps, mais cela apporte un tel humour à la série que j’accroche totalement et que c’est une belle idée. De toute façon, cela fait un moment que je suis totalement fan de Tahani et Tahani lui trouve des qualités dans cet épisode. D’ailleurs, elle lui en trouve tellement qu’elle finit par coucher avec dans son désespoir. Oups.

Bon, cela n’arrange pas mes affaires d’espérer un jour voir Eleanor et Tahani ensemble, franchement ce serait trop drôle, mais c’est plutôt marrant comme perspective pour la suite. Et puis, j’étais un peu triste de voir Tahani dépitée de ne pas avoir réussi à organiser la soirée parfaite.

À l’inverse, les démons sont ravis et continuent de faire comme s’ils ne savaient pas qui était Jason alors qu’il n’arrête pas de parler. Qu’il est stupide. Il finira par tous les griller, mais j’ai adoré son échelle allant jusqu’à 13 mais dont le 8 est le meilleur résultat. C’est genre l’une des trouvailles les plus cinglées de la série et j’ai revu l’épisode rien que pour revoir cette scène aussi drôle que touchante entre Jason et Tahani.

Du côté de l’intrigue A, Chidi donne des cours d’&éthique à Michael et Eleanor, le problème étant que Michael n’est pas franchement réceptif à l’éthique. C’est marrant à voir, surtout quand il finit par l’être en découvrant ce que c’est que la mort. On pourra dire que c’est surjoué, bien sûr, mais après tout, la mort, c’est terrifiant ; alors pour un être qui ne l’a jamais envisagé, ça doit être dur.

Sans grande surprise, Michal traverse ensuite la crise de la quarantaine grâce aux bons conseils d’Eleanor qui lui propose d’oublier ses problèmes. Cela ne fonctionne pas du tout et Michael se pointe à la fête organisée par Vicky dans une belle voiture et au bras de Jeanette… C’est-à-dire Janet, blonde et avec une robe. C’était tout bonnement hilarant et j’ai ri. L’actrice a vraiment le visage parfait pour ce rôle, elle me fait mourir de rie à chaque fois.. Dans le bus, parce que comme d’hab, j’ai regardé cet épisode dans le bus. Les avantages du téléchargement Netflix font ça, que voulez-vous.

Les problèmes de Michael permettent aussi de découvrir comment Eleanor a découvert l’existence de la mort : c’était lorsque sa mère a tué son chien en le laissant trop longtemps au soleil dans la voiture. Charmant. La mère d’Eleanor est donc totalement cinglée, et pire encore que sa fille.

À l’enterrement du père d’Eleanor, elle est carrément plus occupée à draguer le copain de sa fille qu’à pleurer son ex. Finalement, l’héroïne de la série s’en tire quand même très bien, jusqu’à ce qu’elle craque totalement en découvrant un porte-brosse à dents au format familial. Ces flashbacks bien marrants lui font trouver les mots justes pour remotiver Michael et le faire sortir de sa crise existentielle.

C’était donc un épisode sympathique au format plus classique que les quatre premiers épisodes de la saison… Cela aurait pu être chiant, mais c’était parfaitement réussi et ça continue de faire avancer l’intrigue avec le couple Tahani/Jason. Une belle réussite.

Capture d'écran 2017-10-24 23.05.10.pngÉpisode 5 – The Trolley Problem – 16/20
That was kind of cool, ethically speaking

Le dilemme du tramway/train est un grand classique des séries TV parlant philosophie, mais je suis heureux de le voir si bien exploité dans l’intrigue A cette semaine. Le dilemme en question est assez simple : un train fonce sur cinq personnes et va les tuer, à moins que l’on intervienne et ne change sa course pour qu’il n’en tue qu’une seule sur son nouveau chemin. Il est fait plein de variations le complexifiant, en fonction du contexte et de la connaissance de la ou des victimes.

Si Michael cherche d’abord à tuer tout le monde sans comprendre l’intérêt de les sauver, il est amusant d’apprendre que tous les français vont en Enfer. Merci bien. J’ai tout de même ri au cliché concernant Victor Hugo, mais bon.

Michael fait des efforts pour comprendre le dilemme et propose donc de le mettre en scène, poussant Chidi dans ce dilemme. La mise en scène est plus vraie que nature et Chidi se retrouve recouvert de sang car il n’a pas pris assez vite sa décision. Et ça continue en boucle sur tout un tas de variations jusqu’à ce qu’Eleanor comprenne enfin que Chidi est torturé par Michael. Je l’ai compris dès le premier coup, la série ne pouvant plus trop être vraiment surprenante sur ce genre d’intrigue, mais ça fonctionne malgré tout plutôt bien.

Chidi vire alors Michael du cours, attendant des excuses de sa part. C’est une fois de plus Eleanor qui se montre excellente psy et permet à Michael de comprendre ce que Chidi attend. Il n’est pas bien dur pour Eleanor de comprendre les agissements de Michael car elle comprend qu’elle ressemble énormément au « démon ».

Michael décide donc d’offrir des cadeaux aux humains pour leur montrer qu’il fait des efforts. S’il est marrant de voir Tahani avec un diamant ou Eleanor avec un distributeur de crevettes (sérieusement ?), c’est surtout quand j’ai vu Jason éclater son Pikachu que j’ai explosé de rire au beau milieu de la salle d’embarquement de l’aéroport de Dublin. Et dire que j’étais filmé, oups !

Chidi accepte finalement les excuses de Michael une fois qu’il les juge sincères, une scène sympathique mais qui ne m’a pas fasciné. Tout ceci constitue déjà un bon épisode, mais la bonne note vient surtout de l’intrigue B, excellente.

Dans celle-ci, Tahani culpabilise de coucher avec Jason et ne sait pas à qui en parler, ce dernier étant trop stupide pour vraiment comprendre Tahani. Elle décide donc d’en parler à Janet qui se transforme en psy pour Tahani et ses problèmes de couple, ce qui est beaucoup trop drôle. Janet devient ainsi une parodie de psy plutôt efficace et je suis très content de ce duo plutôt inédit.

C’est encore mieux quand Jason s’en mêle et que la thérapie devient thérapie de couple, surtout que Janet s’était mariée en saison 1 à Jason. Du coup, elle se met à buguer au cours des séances avec le couple, sans qu’on ne sache encore si c’est par jalousie, à cause du secret ou parce qu’elle les aide à être ensemble alors qu’ils ne sont pas faits l’un pour l’autre.

J’ai beaucoup ri devant cette intrigue qui s’avère carrément être le cliffhanger de la semaine qui fera avancer la série vers quelque chose de nouveau, à nouveau. C’est vraiment beaucoup trop bien écrit et compact tout ça, j’adore.

06.jpgÉpisode 6 – Janet and Michael – 17/20
I’m so glad we’re friends.

L’épisode nous propose un flashback révélant le moment où Michael a volé Janet au bon endroit. C’est intéressant à voir même si pas particulièrement utile.

De retour dans le présent, Janet et Michael discutent du problème pressant qu’elle rencontre. L’épisode reprend donc à la fin du précédent et Janet semble soudainement en pleine visite médicale, n’en déplaise à Vicky qui découvre qu’elle est responsable des tremblements de terre. Le constat est évident pour Michael : il lui a menti en se faisant passer pour un bon architecte dès le premier jour et c’est ce qui finit par provoquer les bugs, car toute leur relation est basée sur des mensonges.

Le truc, c’est que Janet le contredit car cela signifierait qu’elle devrait buguer depuis le début. L’arrivée de Tahani et Jason dans le bureau de Michael finit par apporter la solution évidente : Janet est toujours amoureuse de son mari. Quand elle finit par le comprendre grâce à Michael – et il faut le temps -, elle demande à ce que Michael la tue, pour de bon cette fois.

Il n’en a pas envie, mais il comprend qu’il n’a pas trop le choix. Il se prépare donc à le faire et se remémore qu’elle est celle qui a eu la merveilleuse idée du Frozen Yoghurt. Le voilà donc coincé à devoir tuer Janet alors qu’il ne veut pas, ce qui est amusant par rapport aux scènes de reboot de Janet refusant de repartir à zéro.

Voilà donc Michael comprenant que Janet est son amie et qu’il ne veut pas s’en débarrasser. C’est très sympathique à voir et beaucoup trop drôle. Janet n’a jamais paru si humaine et l’actrice déchire totalement dans cet épisode compliqué.

Michael ne parvenant pas à tuer Janet, il demande l’aide d’Eleanor qui se comporte en humaine on ne peut plus normal et lui propose les solutions humaines post-rupture. Janet digère l’information comme elle peut et décide de… se créer un petit-ami, Derek, complétement cinglé et encore plus paumée que Janet. C’est merveilleux comme idée, ça donne plein de possibilités d’intrigues.

Oh et pendant tout ce temps, Vicki s’amuse à torturer Chidi en le plantant d’aiguille.

J’ai beaucoup aimé cet épisode qui réussit l’exploit de ne pas être ennuyeux alors que tout se déroule à peu de choses près au même endroit. C’est un formidable huis-clos entre deux personnages et très peu d’interventions extérieures. La conversation avance logiquement vers la résolution du problème, tout en faisant évoluer le personnage de Janet, ce qui est loin d’être évident vu son rôle d’origine. Encore une belle réussite pour The Good Place, donc, puisqu’ils parviennent même à faire rire au milieu de tout ça.

07Épisode 7 – Derek – 14/20
We don’t make any sense together.

Janet s’est donc inventée un nouveau petit-ami bourré de bugs, Derek, et l’humour qu’il apporte fonctionne étrangement bien.

Jason et Tahani regardent Home Alone et elle est terrifiée. Comment est-ce seulement possible alors qu’elle est censée être fan de séries britanniques ? Ce n’est certes pas le sujet de l’épisode, mais ça m’intrigue je dois dire. Bon, finalement, c’est vite laissé de côté quand Michael leur propose de partir en week-end, prétextant auprès de Vicki qu’il les torture.

Son but est bien sûr d’éloigner Jason de Janet, et la torture ressemble vraiment au paradis. J’aurais pensé que réunir ces deux personnages aussi longtemps serait une mauvaise idée, mais finalement, Jason demande Tahani en mariage. Et comme toujours, Jason veut faire ça rapidement à la plage. Du coup, c’est Janet qui se charge de transmettre les faireparts pour l’après-midi même. C’est évidemment un énorme problème.

De son côté, Eleanor est toujours perturbée par le film de ses ébats avec Chidi, mais elle doit aider Michael et Chidi à régler le problème du jour, qui est que la présence de Derek risque de griller leur couverture à tous.

Il faut dire que Janet et Derek passent rapidement du stade lune de miel au stade couple en crise, ce qui apporte un bon humour, avec Michael, Eleanor et Chidi qui ne savent pas comment faire pour rester dans l’éthique et arrêter le mariage Tahani/Jason pour ne pas que Janet souffre trop et bug trop. En même temps, les enjeux sont moins évidents que dans l’épisode précédent puisque Janet ne bug plus et que les vœux de mariages de Jason et Tahani fonctionnent beaucoup trop bien niveau humour.

Eleanor suggère de recommencer à zéro la série (une fois de plus), ce que Michael refuse. Ce dernier est de plus en plus humain, refusant même d’avouer la vérité à Tahani et Jason. C’est Eleanor qui s’y colle, mais le point à retenir est vraiment l’humanité que lui donne Eleanor, ce qui transparaît encore plus à la fin.

Le mariage est finalement annulé puisque Jason est déjà marié et Janet accepte de se séparer de Derek qui, en sept heures, est devenu un vrai empêcheur de tourner en rond. En fait, l’intelligence artificielle a réussi à comprendre ce qu’étaient les sentiments, et c’est une bonne chose.

Finalement, Eleanor révèle la vérité à Chidi et les deux avouent ne pas avoir de sentiments l’un pour l’autre, sauf que cette VHS leur fait pleinement prendre conscience qu’ils en ont. Il faudra attendre la suite de la série pour voir ce qu’il en est. Le cliffhanger voit Michael confronter à son supérieur, déjà installé à son bureau et en train de consulter les dossiers. C’est un gros problème, mais c’est un cliffhanger plutôt mal amené par rapport à d’habitude, surtout pour une mi-saison.

En fait, tout l’épisode était vraiment classique et « à la semaine », alors il est étrange de se dire que la série ne reviendra maintenant qu’en janvier pour sa suite. Départ quelque peu raté en ce qui me concerne.

Stranger Things (S02)

RDV ce soir vers 21h pour un podcast Stranger Things sur la chaîne de Geeleek. N’hésitez pas à suivre Twitter pour plus d’informations.

Synopsis : La saison 1 se terminait par le retour de Will chez lui, mais ce n’est pas un retour de tout repos. En effet, Eleven s’est sacrifiée face au Demogorgon et Will semble en plein choc post-traumatique, ayant quelques flashs de l’Upside Down et crachant des limaces. Bref, ce n’était que le début.

Saison 1Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai envie de lâcher un bon gros « mieux vaut tard que jamais ». J’ai débuté cette saison sur grand écran lors d’une projection exclusive au Comic Con Paris et je n’ai pas eu le temps de poursuivre ensuite, restant plus de deux semaines sur le gros cliffhanger de l’épisode 2. J’y reviens dans quelques lignes, bien sûr, mais d’abord, je veux exprimer ma satisfaction de retrouver la fine équipe pour Halloween.

Ensuite, je constate que mon abonnement à Netflix est à l’abandon depuis deux semaines, car j’ai tellement de retard partout que je ne prends plus le temps d’y aller. C’est totalement n’importe quoi et comme ils s’apprêtent à augmenter le prix, il fallait bien que je m’y remette. Plus sérieusement, je slalome entre les spoilers depuis un moment sur twitter et j’ai envie de voir cette saison avant de lire l’information de trop.

Pour ceux que le synopsis ne suffit pas à rafraîchir la mémoire, je parle aussi plus en détail de la saison 1 ailleurs sur le blog. Les critiques ci-dessous se font naturellement avec spoilers, donc méfiez-vous. Sans plus d’introduction car ça fait deux semaines que j’attends, voici donc mes critiques des épisodes de cette saison, avec spoilers, ça va sans dire.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Madmax – 16/20
I’m not prostituting my sister.

À quoi bon réintroduire la série par un « Previously On » ? Bienvenue sur Netflix et en 1984, démerdez-vous avec ça pour comprendre la très jouissive scène d’introduction qui est aux antipodes du reste de la série (depuis, j’ai découvert que Netflix avait eu la bonne idée d’en faire un qui était excellent, ça aurait été bien). On se retrouve en effet dans une grande ville et au beau milieu du vol d’une banque. C’est ainsi que la série nous introduit le personnage de 008, une jeune fille qui a le même tatouage qu’Eleven et de jolies capacités mentales puisqu’elle est capable de faire croire aux flics qui la poursuivent que le tunnel sous lequel elle est s’effondre. Sympathique comme introduction réussie.

On passe du vol d’une banque au vol de la tirelire de Nancy et de la course poursuite flics/voleurs à celle de Nancy et Mike. C’est simple comme bonjour ce parallèle, mais c’est efficace et permet de réintroduire au passage tous les enfants qui se rendent jouer aux jeux vidéos dans une salle, d’où le besoin d’argent. Très vite, Will est hanté par le passé et l’Upside Down, ce qui réintroduit ce monde mystérieux dans la série.

Will en parle heureusement à sa mère qui s’inquiète de constater qu’un an après il continue d’avoir des visions de ce monde parallèle. Elle l’emmène chez le médecin en compagnie de Jim, le shérif, qui semble toujours s’occuper beaucoup d’eux, alors même que Joyce a retrouvé un homme dans sa vie. Bon, ce bonheur personnel n’empêche pas Joyce d’avoir du souci à se faire avec Will, surtout quand celui-ci révèle qu’il a aperçu dans l’Upside Down un monstre bien plus impressionnant et dangereux que le Demogorgon.

C’est un problème que le gouvernement ne prend pas à la légère – parce qu’évidemment les séances médicales de Will sont loin d’être tenues secrètes et sont filmées pour des officiels notant toutes les informations sur ce choc post-traumatique très intéressant.

En parallèle, les garçons se découvrent une nouvelle héroïne en la personne de Madmax – qu’ils pensent d’abord être un garçon capable de les battre à leur jeu favori. Ils comprennent bien vite que la nouvelle de l’école, Maxine, n’est pas étrangère à ce score et sont aussitôt sous le charme, surtout Lucas et Dustin. C’est plutôt marrant et ça prend bien, surtout que je suis aussi charmé par le personnage de Maxine qui introduit de nouvelles dynamiques très intéressantes.

Bien évidemment, Mike est moins intéressé par Maxine, tout triste qu’il est d’avoir perdu Eleven. Il continue de tenter de la contacter dans son coin, en secret, alors que sa vie n’est pas des plus évidentes avec des parents peu heureux de le voir saboter sa vie en enchaînant les bêtises.

De plus, Maxine arrive en ville aussi avec un grand-frère qui interagira très probablement avec Nancy. Celle-ci continue sa relation avec Steve, ce qui n’est pas simple avec l’entrée dans l’âge adulte approchant à grand-pas. Pour ne pas les aider, ils sont encore en contact avec les parents de Barb qui n’hésitent pas à vendre leur maison pour embaucher un détective privé chargé de retrouver leur fille, le tout en faisant une très jolie publicité pour KFC. Bon, franchement, on a tous ri dans la salle, mais c’est énorme comme placement produit, faut se calmer.

Nancy culpabilise énormément de cette situation car elle sait très bien que Barb n’a pas survécu à l’Upside Down, mais elle ne peut rien dire, ce qui lui pose problème. Le détective privé/journaliste, Murray, est quant à lui sur de très bonnes pistes, mais Jim l’en éloigne autant que possible, d’autant qu’un très gros mystère semble être introduit avec un champ de citrouilles pourries a priori empoisonnées. C’est bien évidemment Jim qui est mis sur le coup, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus avec cet épisode qui se contente surtout de réintroduire tout le monde. Y compris Eleven, planquée dans les bois par Jim qui s’occupe d’elle depuis un an. Ce n’est qu’une demi-surprise après le cliffhanger de l’an dernier, mais c’est très cool voir et je ne comprends pas tous ceux qui ont décidé de quitter la salle à la fin de ce premier épisode – même si je les comprends un peu car il y a tellement d’autres choses à faire au Comic Con.

02.jpgÉpisode 2 – Trick or Treat, Freak – 18/20
Half-way happy.

ENFIN les réponses tant attendues sur Eleven nous sont données en flashbacks. Elle s’est réveillée dans l’Upside Down et s’est mise à chercher Mike, pour mieux comprendre qu’il était rentré chez lui. En toute logique, elle a fait en sorte de faire pareil, réussissant à détruire un mur avec ses pouvoirs pour sortir de l’Upside Down. C’est intéressant, car ça confirme qu’elle a toujours ses pouvoirs. Ils auraient pu faire le choix de s’en débarrasser en même temps que le Demogorgon, ou en tout cas de les affaiblir après les avoir autant utilisés.

Elle retrouve Mike, mais sa maison est cernée par les flics qui lui expliquent qu’Eleven est un danger pour la sécurité nationale et lui interdisent le contact avec elle si jamais il la revoit. Toute la famille de Mike accepte le fait que leurs aventures sont top-secrètes pour continuer à vivre leur vie normalement. Par conséquent, Eleven s’enfuit pour ne pas poser de problème à Mike, et c’est tout.

Un an plus tard, Halloween approche et Eleven, qui a bien appris à parler en un an, aimerait se déguiser en fantôme pour faire la tournée des bonbons. Jim refuse catégoriquement mais lui propose un compromis : lui ramener des bonbons et passer la soirée avec elle.

Malheureusement, il s’engage un peu vite car le mystère des citrouilles pourries s’étend à toute la ville et il a bien d’autres choses à faire, oubliant momentanément Eleven durant la soirée. Cela permet un bon gag où il rachète les bonbons d’un enfant, mais autrement, rien de fou de ce côté. On comprend plus vite que Jim que ce mystère sera lié à l’Upside Down et au nouveau monstre, et cette lenteur ne fait pas que du bien à la série.

Comme c’est Halloween, Dustin, Lucas, Will et Mike se déguisent en Ghostbuster, ce que la promo de cette saison 2 avait largement teasé. Malgré le spoiler, la scène était vraiment sympathique avec un clin d’œil nostalgique volontairement très marqué. Après tout, c’est la marque de fabrique de la série de jouer sur cette nostalgie. Joyce s’inquiète énormément pour son fils toujours hanté par l’Upside Down, loin de se douter qu’il ne lui raconte pas tout non plus. Elle s’en confie à Jim autant qu’à son nouveau mec, et ça en dit long sur les sentiments entre Jim et elle, mais bon… Bob doit le sentir aussi et sait surtout qu’Hawkins est beaucoup trop traumatique pour sa nouvelle famille : il propose logiquement à Joyce de quitter la ville. Bizarrement, elle hésite quand même, toute attachée qu’elle est à sa ville d’origine. Moi, je me serais cassé un an plus tôt honnêtement, mais bon, chacun son délire.

L’une des choses que j’ai le plus aimé dans cet épisode est la relation qui se développe entre Jonathan et Will. Bon, j’ai toujours adoré le personnage de Jonathan qui est là pour ça de toute manière, mais j’ai trouvé très juste les relations entre les frères. Une fois de plus, il est dingue de voir les enfants réussir à être d’aussi bons acteurs si jeunes.

Comme c’est Halloween, Jonathan doit emmener son petit frère faire la tournée des bonbons, mais il décide finalement de ne pas le chaperonner pour le laisser partir avec ses amis. Lui-même se retrouve alors à une soirée d’Halloween entre lycéens qui ne le tentait que moyennement mais dont Nancy lui a parlé.

Celle-ci continue de voir Barb partout et on sent bien que les scénaristes ont compris le message des fans s’étant indignés du traitement de ce personnage pourtant bien secondaire en saison 1. Comme quoi, les fans ont aussi leur mot à dire dans l’écriture d’une série, la réception jouant beaucoup sur la suite d’une série.

Nancy est d’ailleurs à la même soirée que Jonathan, mais elle n’est pas en très bon état. Obsédée par le souvenir de Barb et son envie de dire la vérité, elle décide de boire avec excès (il m’en fallait moins que ça pour prendre ce genre de décision, mais bon), ce qui l’emmène à dire ses quatre vérités à Steve. Ce n’est pas plus mal, je n’aime pas ce couple. Le peu de peine que j’ai eu pour Steve s’est envolé quand il s’est barré sans s’occuper de Nancy – à la rigueur, ne pas t’en occuper toi-même après qu’elle te dise qu’elle ne t’aime pas vraiment, OK, mais tu trouves au moins quelqu’un pour le faire quoi.

Heureusement, Jonathan est donc là pour la ramener amoureusement chez elle, parce que le triangle amoureux de l’an dernier existe encore : il est réintroduit de manière peu subtile à plusieurs reprises dans cet épisode. Il aurait pourtant mieux fait de s’occuper de son frère, car ses potes sont plus occupés à draguer Max et penser à Eleven. En effet, Lucas et Dustin se sont motivés à inviter Maxine à leur tournée de bonbons, malgré le ridicule de leur costume – ils étaient les seuls costumés, un sentiment de solitude que je partageais avec eux car il y avait peu de cosplay ce vendredi matin au Comic Con (ça s’est amélioré par la suite, ouf).

Persuadés qu’elle ne viendrait pas, ils sont tout heureux de la voir, contrairement à Mike qui aurait aimé passer un moment avec ses amis et ressent encore plus le manque d’Eleven maintenant que Max est avec eux. De manière peu cohérente, ils semblent totalement oublier que le frère de Max a tenté de les tuer un peu plus tôt dans l’épisode en leur fonçant dessus en voiture et de manière très cohérente, ils ne s’occupent que peu de Will.

Pourtant, ce dernier se retrouve une fois de plus dans l’Upside Down et ça ne fait pas du bien par où ça passe. La séquence est plus longue que d’habitude, l’ambiance flippante plus forte que d’habitude et heureusement, Mike finit par retrouver Will et le ramener chez lui pour parler de tout ça et d’Eleven.

Si Jim galère avec Eleven, la jeune fille s’enferme dans sa chambre pour tenter de communiquer avec Mike grâce à ses pouvoirs télépathiques. On sent qu’elle est sur le point de réussir, mais ce n’est pas encore ça. Elle aurait mieux fait de fuguer avec son costume de fantôme comme je le pensais au départ, mais bon.

Le cliffhanger voit Dustin rentrer chez lui et ouvrir la poubelle devant sa maison, poubelle qui à deux reprises dans l’épisode s’est mise à bouger toute seule. Le contenu de la poubelle ? Mystère !

J’ai adoré ces deux premiers épisodes qui remettaient à merveille dans l’ambiance Stranger Things et en même temps dans celle du Comic Con : quoi de mieux que le générique final sur Ghostbuster pour enchaîner sur tout un univers de geek ? La bande-originale de la série est toujours aussi efficace et, même si je ne peux être nostalgique des années évoquées car je n’étais pas né, je suis forcé de constater que c’est un style musical auquel j’accroche.

03.jpgÉpisode 3 – The Pollywog – 17/20
Friends don’t lie.

L’épisode reprend quelques minutes plus tard avec un Dustin qui rentre chez lui en compagnie de D’Artagnan, une créature clairement sortie tout droit de l’Upside Down et qu’il décide d’adopter, ce qui est la pire des idées, mais bon, ce n’est jamais qu’un enfant… Il ne sait pas ce qu’il fait, on va dire.

D’ailleurs, il ne sait tellement pas ce qu’il fait qu’il se rend « emprunter » des livres à la bibliothèque, ça en dit long.

Pendant ce temps, Will se trouve coincé avec Bob qui lui raconte que petit, il avait un ami imaginaire qui le terrifiait (pas vraiment un ami donc). Bob lui donne le plus mauvais des conseils : confronter son monstre en lui disant de s’en aller.

De son côté, Maxine apprend l’histoire de Will, la trouvant quelque peu terrifiante – rien que l’histoire publique en plus. Elle se retrouve à le fixer, ce qui sent l’histoire de couple à venir pour les deux gamins, mais bon. Ils ont bien d’autres choses à gérer quand Dustin leur révèle l’existence de D’Artagnan et le résultat de ses recherches qui le mènent à la conclusion évidente qu’il a découvert une nouvelle espèce.

Will est bien d’accord : il se souvient surtout qu’il a craché une limace très similaire à D’Artagnan (Dart) un an plus tôt. Il se confie à Mike et les garçons excluent Maxine pour parler de l’Upside Down. Les choses s’accélèrent vite car ils comprennent que Will n’a peut-être pas des flashbacks de l’Upside Down, mais bien des visions de ce qu’il s’y passe. Ce n’est pas rassurant et c’est pire quand Dart s’échappe de sa boîte, grossit bien vite et réussit à s’échapper de la pièce où il était enfermé grâce à Maxine.

Bob est particulièrement irritant dans cet épisode en se comportant en parfait beau-père, tout ce qu’on ne veut pas voir dans une série donc. Il visionne ainsi le film d’Halloween de la tournée des bonbons et se rend compte que Will a été embêté par des plus grands avant de se retrouver dans l’Upside Down, mais bien sûr, il ne sait rien de l’Upside Down pour la veille.

Joyce décide de visionner la même vidéo pour en avoir le cœur net, ce qui est amusant par rapport à l’époque, parce que bien sûr, elle galère avec la mini-VHS. Une fois de plus, tout est fait pour instaurer une nostalgie du passé et nous rappeler que la vie était bien différente. Bon, de la vidéo, elle parvient à découvrir que son fils est hanté par un monstre qui existe bel et bien.

Pendant ce temps, Nancy ne gère pas trop sa gueule de bois et ne se souvient pas de tout ce qu’elle a dit à Steve la veille. Elle le confronte pour en savoir plus et le regrette aussitôt quand il lui demande de lui dire qu’elle l’aime. Comme elle en est incapable, les choses sont assez claires et il retourne à son match de basket contre le frère de Maxine.

Il est révélé toutefois que Steve avait bien demandé à Jonathan de s’occuper de Nancy. Bon, soit j’avais oublié cette partie de l’épisode (c’est possible), soit c’était hors écran, mais ça me réconcilie un peu avec lui. Nancy se confie à Jonathan et elle met en place un plan, se décidant à appeler la mère de Barb pour lui proposer la vérité lors d’un RDV… Les autorités écoutent tout et cela relance l’intrigue pour Nancy.

En flashback, nous découvrons qu’Eleven n’a pas immédiatement fait confiance à Jim mais l’a observé plusieurs fois déposer de la nourriture pour elle. Il est intéressant d’en savoir plus sur ces deux-là et la rencontre entre eux, avec la décision de vivre dans la cabane.

Jim lui fait découvrir la musique, ses goûts musicaux et la danse. Ça vaut ce que ça vaut, mais c’est un montage musical plutôt réussi où ils se retrouvent à faire le ménage de la cabane. Jim met en place les trois règles qu’Eleven doit suivre pour rester à l’abri.

Ils tissent donc des liens et il lui raconte des histoires pour qu’elle s’endorme, remuant son passé et son statut d’orpheline.

Dans le présent, elle continue d’être vexée par l’oubli de Jim, mais lui pardonne face à de la bonne nourriture (qui a l’air absolument écœurante). Cela ne dure pas bien longtemps car Jim a la mauvaise idée de dire qu’elle pourra bientôt voir Mike.

Enervée par Jim, Eleven décide donc enfin de fuguer après avoir enfreint les deux premières règles de Jim. J’avais juste un épisode d’avance dans mes attentes, assez clairement. Elle tombe sur une mère et sa fille, qu’elle réussit à terrifier en demandant des questions toutes simples et en utilisant ses pouvoirs. Jim apprend donc qu’une petite fille se balade dans les bois et il n’aime pas ça.

De son côté, Eleven retrouve Mike, mais il est avec Max. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle soit jalouse et s’attaque à Max. Mike comprend qu’elle est probablement là, mais elle est déjà repartie. Si près du but.

Will finit par retrouver Dart dans les toilettes, mais il se retrouve dans l’Upside Down et décide d’affronter l’immense monstre en le confrontant et lui demandant de se barrer. Bien sûr, ça ne fonctionne pas du tout et le monstre s’attaque à lui. Tu parles d’un cliffhanger, c’est encore pire que l’épisode 2. Quant à Dart, il finit sous la casquette de Dustin. Affaire à suivre.

04.jpgÉpisode 4 – Will the Wise – 16/20
It likes it cold.

Une fois de plus l’épisode enchaîne sur le précédent, on sent que la série a été conçue pour être bingewatchée et ça fonctionne bien, effectivement. Joyce débarque à l’école et découvre Will au beau milieu de sa crise. Dans l’Upside Down, le monstre semble s’attaquer à lui et Will l’absorbe, puis se réveille auprès de Joyce. Cette dernière l’interroge et découvre ce qu’il s’est passé. Elle tente de joindre Jim sans y arriver et finit par s’endormir avec son fils dans les bras.

Eleven rentre à la cabane et se fait engueuler par Jim. C’est une jolie scène de crise d’adolescence avant l’heure pour Eleven qui finit par tellement péter un câble qu’elle fait exploser toutes les vitres de la cabane et finit en larmes dans un coin, avec un mois de punition sans télévision et sans gaufre.

Le lendemain, Nancy rejoint Jonathan pour le rendez-vous avec la mère de Barb. Rapidement, ils virent parano dans le parc, suspectant tout le monde autour d’eux de les espionner. Ils ont effectivement raison : ils sont rapidement cernés par ce qui ressemble fort à des agents fédéraux sous couverture. Il y a quelques longueurs, mais dans l’ensemble ça fonctionne bien.

Ils se retrouvent embarqués dans le laboratoire où le docteur leur explique le danger de révéler la vérité et leur montre l’entretien constant fait pour maintenir l’expansion de l’Upside Down. C’était exactement le but de leur ruse qui permet à Nancy d’enregistrer tout ce qu’il se dit au labo, y compris concernant la mort de Barbara. Son but est ensuite d’aller diffuser ça à la radio de Bob. Son désir de justice pour Barb sort un peu de nulle part, mais admettons.

De son côté, Steve apprend dans les douches du basket que Nancy et Jonathan sèchent les cours ensemble. C’est étrange, parce que c’est bien sûr le « frère » de Max qui finit par le consoler à sa manière après l’avoir maltraité pendant tout l’entraînement. Cela n’a aucun sens et je ne cerne pas encore son rôle, ni celui de Max d’ailleurs.

Cette dernière est totalement flippée de ce qu’il s’est passé avec Will la veille cette fois, mais ça ne l’empêche pas de revenir les aider à chercher à Dart. Si elle savait que Dustin le conserve précieusement chez lui. Elle est rapidement mise de côté par les autres quand Mike décide de raconter ce que Will lui a confié le soir d’Halloween. Bien sûr, Mike ne veut pas de Max dans la pièce et il demande aux autres de retrouver Dart, y voyant un espoir de sauver Will.

Sans grande surprise, Maxine refuse ensuite de leur parler et on en reste là pour cet épisode.

Le gros de l’épisode concerne toutefois Will, clairement possédé par le monstre. Cela permet de découvrir en toute logique qu’il déteste la chaleur lorsque sa mère veut lui faire prendre un bain. Jim finit par venir les voir et Joyce a l’idée de faire dessiner à son fils les cauchemars qu’il a, ce qui mène de nouveau Jim sur la trace des citrouilles pourries et arbres qui fanent. Bon, c’était vite résumé, mais ça occupe la majeure partie de l’épisode, avec des jeux d’acteurs toujours au top, autant pour Joyce que pour Will.

Eleven se retrouve privée de télé et doit faire le ménage, ce qui l’énerve au plus haut point car elle semble avoir clairement envie de contacter Mike. Il est intéressant de voir qu’elle maîtrise beaucoup trop ses pouvoirs. Elle finit par découvrir qu’il existe un sous-sol à la cabane plein de cartons avec des noms de villes… et un sobrement intitulé Laboratoire Hawkins. Je trouve ça franchement franchement gros comme facilité scénaristique, mais admettons.

Dans le dossier, elle retrouve la trace de celle qui risque bien d’être sa mère, Terry, et décide de la contacter de manière télépathique. Eleven découvre ainsi qu’elle s’appelle Jane et que sa mère peut la voir, mais elle s’évapore dès qu’elle tente de la toucher. C’est drôlement étrange comme intrigue, je suis pressé d’en savoir plus. Une fois de plus, il faut néanmoins attendre l’épisode suivant.

Lorsqu’il rentre chez lui, Dustin découvre que Dart a encore grossi au point d’être sorti du bocal et d’avoir bouffé son chat. Maintenant qu’il a grandi, Dart est simplement… un bébé Demogorgon. C’est plutôt intéressant et logique : Will pourrait donc avoir servi d’hôte pour « accoucher » d’un deuxième Demogorgon. C’est un bon cliffhanger, couplé à Jim qui découvre qu’en sous-terrain de la ville se propage un nouvel Upside Down.

05-2.jpgÉpisode 5 – Dig Dug – 16/20
Stupid, but funny.

Will continue de dessiner et la maison de Joyce ressemble de nouveau à… Rien. Dans l’épisode précédent, Mike a réussi à convaincre Joyce de le laisser entrer en lui prouvant qu’il savait pour le monstre de Will et il essaye désormais de persuader ce dernier que les souvenirs qu’il a du monstre sont une bonne chose : cela permet d’espionner le monstre.

Nancy et Jonathan se retrouvent à l’hôtel pour une partie d’intrigue que je ne comprends pas trop, mais qui arrange bien les scénaristes puisque ça évite d’avoir à justifier l’état de la maison à Jonathan. Par contre, personne ne semble s’inquiéter de la disparition des adolescents (ni de Mike qui dort chez Will). Du côté de Nancy, la réponse vient plus tard dans l’épisode, puisqu’elle a tout simplement menti. Allez, pourquoi pas.

Ils se rendent en fait chez Murray pour lui révéler toute la vérité sur la disparition de Barb. Ils lui apportent toutes les preuves qu’il cherchait sur un plateau d’argent et il a besoin de pas mal de vodka pour digérer tout ça.

Le lendemain, Will se réveille et se souvient avoir vu Hopper se faire attaquer dans le sous-terrain. Il craint qu’il ne soit en danger de mort. Effectivement, Hopper se réveille à son tour et se rend compte qu’il est pris au piège dans le tunnel. La sortie s’est en effet refermée derrière lui.

Il se rend à la recherche d’une sortie, mais ce n’est tout de même pas gagné. Avec un peu de ruse, toutefois, il réussit à créer assez de chaleur pour que les plantes/monstres autour de lui s’éloignent. Cela ne dure qu’un temps et il se fait finalement capturer par les racines autour de lui, qui le laisse pour mort…

Pendant ce temps, Lucas demande des conseils à son père au petit-déjeuner pour s’avoir comment s’y prendre avec Max et il s’arrange pour la piéger et lui révéler toute la vérité, en faisant une pub Coca de plus dans la série. Bon, elle ne le croit bien sûr pas immédiatement, mais il semble tellement terrifié quand elle se met à parler en public qu’elle est forcée de considérer ce qu’il dit.

Son « frère » vient toutefois la chercher et elle regrette que Lucas soit si visible, car le premier découvre qu’elle lui ment, et il lui arrive de mauvaises choses quand elle ment apparemment. Le mystère demeure entier en ce qui les concerne ces deux-là.

Dustin, de son côté, ment à sa mère qui continue de chercher son chat. Il réussit à se débarrasser d’elle, puis à piéger Dart dans l’abri anti-tornade. Ce n’est pas bien rassurant, espérons qu’il n’y aura jamais de tornade cette saison. Il lance ensuite le code rouge en enterrant son chat et faisant le ménage, mais personne d’autre ne l’entend, à part Erica, la petite sœur de Lucas. Il faut dire qu’il y a ce qu’il faut comme occupation pour tout le groupe.

Dustin se rend ensuite chez Mike pour découvrir qu’il est chez Will, mais comme personne ne répond là-bas, il décide de chercher Nancy et tombe à la place sur Steve, qu’il embarque avec lui en lui demandant de… retrouver sa batte. Voilà qui promet.

Eleven a décidé de faire du stop pour retrouver la trace de sa mère. Cela fonctionne drôlement bien et un routier la dépose devant la maison. Elle n’hésite pas à déverrouiller la porte avec ses pouvoirs pour demander à voir sa mère. Cela casse une part du mystère de retrouver ses origines comme ça, quand même.

La personne qui surveille sa mère toutefois est beaucoup trop gentille avec Eleven, ce qui est une bonne chose. Elle est bien loin de comprendre tout ce qui se passe, une constante dans l’épisode. Eleven, elle, décrypte sans problème les signaux électriques de sa mère et comprend qu’elle veut parler. C’est frustrant, parce qu’on aimerait bien qu’elle soit auprès de Mike aussi, mais ce n’est pas prêt d’arriver.

En attendant, Eleven assiste à son propre accouchement en contactant psychiquement sa mère. Celle-ci a refusé de croire à la mort de son bébé et a mené l’enquête, ce qui l’a conduite à la lobotomie après avoir été à deux doigts de retrouver sa fille. Au moins, ça nous offre quelques réponses avant le cliffhanger final.

Celui-ci repart sur l’intrigue Jim, bien sûr, mais aussi sur celle de Will. Avec l’aide d’un Bob qu’elle n’a pas eu le choix de mêler à tout ça, Joyce comprend que son fils dessine une carte d’Hawkins. L’implication de Bob est assez marrante, car il pense d’abord à un jeu avant de comprendre que tout ça est possiblement plus sérieux que prévu.

Après quelques détours, voilà donc Joyce, Bob, Will et Mike sur la piste d’Hopper. Joyce le retrouve juste à temps dans le sous-terrain, emmenant avec elle Bob. Il sauve la vie de Jim avant de tomber sur un homme en combinaison prêt à brûler cette étendue supplémentaire de tunnel de l’Upside Down.

Le problème, c’est qu’au moment où les hommes du laboratoire sortis de nulle part commencent à brûler le tunnel, Will s’effondre et hurle à la mort, défiguré. Oh oh. Décidément, les cliffhangers de cette saison sont beaucoup trop bons et remontent le niveau des épisodes à chaque fois.

06.jpgÉpisode 6 – The Spy – 17/20
They’re coming.

L’épisode s’ouvre sur l’arrivée de Will aux urgences et sur un Hopper qui a le droit à une douche forcée pour éliminer toutes traces de bactéries. Les médecins sont totalement débordés et n’ont aucune idée de la manière d’aider Will, qui dit brûler de l’intérieur.

Dustin réussit à convaincre Steve de l’aider à s’attaquer à Dart, mais il est déjà trop tard : Dart s’est enfuit en défonçant le mur de la cave dans laquelle il était. C’est problématique, nous nous retrouvons avec un Demogorgon en liberté.

Chez Will, les hommes du laboratoire débarquent pour récupérer autant de photos qu’ils peuvent des tunnels sous Hawkins.

Pendant ce temps, Nancy et Jonathan reçoivent l’aide de Murray pour diffuser largement la cassette qu’ils ont enregistré au laboratoire et propager une histoire d’empoisonnement chimique de grande ampleur ayant tué Barb. Pourquoi pas, mais le plus intéressant reste Murray qui ouvre les yeux de Nancy et Jonathan sur les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre et sur ce qui les empêche d’être en couple.

C’est un joli déclencheur, je trouve, et ça suffit à les jeter dans les bras l’un de l’autre, forcément. Le lendemain matin est un peu plus dur à assumer, surtout devant Murray, mais c’est surtout marrant. Nancy et Jonathan rentrent finalement chez ce dernier pour découvrir l’état de la maison et comprendre que celle-ci a également été visitée. Ce n’est pas bien rassurant.

Lucas rentre chez lui et découvre enfin l’existence du code rouge de Dustin, qui le briefe très rapidement sur tout ce qu’il se passe et le fait qu’il est en train de partir à la recherche d’un bébé Demogorgon. Du coup, Lucas voit l’opportunité de convaincre Madmax qu’il ne lui mentait pas et va la chercher chez elle, malgré le danger du « grand-frère ».

Will finit par se réveiller à l’hôpital, mais il ne se souvient pas de Bob, ni de son docteur, ni d’Hopper. Il semble bien avoir oublié tout ce qu’il s’est passé dans l’entre saison, en fait. Les docteurs en arrivent à la conclusion d’un virus qui se duplique et dont tous les corps sont infectés en même temps. Cela rappelle aussi une expérience entr’aperçue à l’épisode précédent.

Le problème, c’est que les médecins ne savent comment stopper le virus qui empiète progressivement sur les souvenirs de Will. Ce dernier se réveille une nouvelle fois et annonce à Mike qu’il sait comment stopper le monstre. On avance enfin avec cette révélation, parce que les deux n’ont pas beaucoup d’action en stock pour l’instant.

Hopper s’inquiète de ne pas avoir de nouvelles d’Eleven et de l’avoir abandonnée aussi longtemps. Il lui laisse un message, mais il est déjà trop tard puisqu’elle est partie voir sa mère, ce qu’il ne peut savoir.

Pendant ce temps, les scénaristes s’amusent avec le duo Steve/Dustin qui sèment de la viande rouge pour retrouver le bébé Demogorgon. Cela fonctionne très bien avec une nouvelle relation grand-frère/petit-frère totalement improbable qui se développe entre eux et où il est évidemment question de filles, et plus précisément de Max que Dustin veut séduire. Il est bien en retard sur Lucas, mais ça, il ne peut pas le savoir.

Il le découvre rapidement cela dit, quand Max et Lucas arrive pour les aider à tendre un piège au Demogorgon. C’est plutôt marrant car Steve pense aider Dustin à séduire Max, alors que clairement, c’est à Lucas qu’elle se confie sur sa famille et sur le fils de son beau-père qui est un crétin fini. Enfin quelques informations donc, mais allons savoir si elles sont vraies.

Pour piéger le Demogorgon, Steve se dit qu’il peut bien servir d’appat. L’idée n’est pas mauvaise en soi, mais il y en a plus d’un qui se pointent, forcément. Les choses sont un peu chaotiques pour le groupe, et dans l’attaque, Max et Lucas se rapprochent encore, mais tous les quatre s’en sortent finalement quand les Demogorgons semblent soudainement attirés loin d’eux…

En effet, Will a servi d’espion pour le monstre et a organisé un petit piège. Il n’en faut pas plus pour que tous les Demogorgons s’en prennent aux militaires qui pensaient piéger le monstre alors que c’étaient eux les proies. Will prévient sa mère qu’elle doit partir au plus vite car ils arrivent… Et effectivement, du côté du labo, une main de Demogorgon sort soudainement de nulle part, annonçant l’invasion à venir.

07.jpgÉpisode 7 – The Lost Sister – 14/20
I’m going home.

Cette fois, l’épisode est un énorme détour qui revient sur Eleven et Netflix n’hésite pas à nous spoiler tout l’épisode avec son image d’introduction entre les épisodes. Merci, bien joué. Eleven se lance à la recherche de sa « sœur », une petite fille qui était également dans la même pièce du laboratoire qu’elle et que je sais du coup être Eight, ce qui est aussi introduit grâce à la télévision de la mère de Jane.

Eleven/Jane se sentait en confiance mais est finalement trahi par Becky qui n’hésite pas à contacter Jim quand elle a le dos tourné. Sans grande surprise, Eleven le prend super mal et se barre, direction Chicago où elle pense avoir retrouvé sa sœur.

C’est une grande ville qui n’a rien à voir avec Hawkins, donc ça nous change d’atmosphère, mais assez vite la série s’enfonce dans les profondeurs de la ville et on revient à ce qu’on connaît de Stranger Things.

Eleven ne met pas longtemps à retrouver Eight, qui s’appelle Kali et lui parle de son don : elle peut faire voir ou non des choses aux gens. Sans grande surprise, Eleven est encore dans sa quête habituelle : celle d’une maison.

Le problème, c’est que Kali est une criminelle et qu’elle compte bien se servir des pouvoirs de sa nouvelle sœur pour continuer sa vengeance. Elle entraîne donc Eleven et lui montre les photos des hommes après qui elle en a. Après un rapide relooking terrifiant, Eleven/Jane est prête à aller voler des gaufres dans une superette avant de s’en prendre à Ray, un homme qui avait blessé et sa mère et Kali.

Le problème, c’est que Ray a deux filles, ce qui stoppe Eleven au moment de le tuer – déjà que le fait d’apprendre Brenner en vie l’avait arrêtée sur le moment. L’épisode est expéditif tout de même et mène rapidement à une invasion policière dans la planque de Kali.

Avant cette scène d’action, Eleven se lie télépathiquement à Hopper et découvre qu’il est en danger, voyant également Mike. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de rentrer… à la maison, c’est-à-dire à Hawkins, pour tenter de tous les sauver. Quant à Kali, et bien elle l’abandonne alors que celle-ci est en train de s’enfuir et d’échapper à la police.

Bon, j’ai moins accroché à cet épisode et à Kali. Son introduction était top, mais dans cet épisode, c’est moins exceptionnel tout de même. J’ai aussi eu du mal à cerner le personnage de Kali, l’actrice me paraissant par moment trop vieille par rapport au flashback, mais c’est tout le problème du maquillage je pense.

Le personnage aurait pu apporter de bonnes choses à la série, mais finalement cette intrigue retarde trop le reste de la saison. C’est un détour franchement peu utile et le personnage n’apporte pas grand-chose. Nous n’avions pas besoin de tout ça pour savoir qu’Eleven tenait aux personnages d’Hawkins, et Eleven non plus n’en avait pas besoin. Tout au plus, cet épisode pose quelques bases qui pourront être utile en cas d’intrigue plus large en saison 3, mais ça manquait vraiment de l’ensemble du casting pour me convaincre à 100%. Dommage, c’est finalement un épisode qui sonne comme une fausse note et je ne me suis pas du tout attaché aux nouveaux personnages.

08.jpgÉpisode 8 – The Mind Flayer – 18/20
It’s polycarbonate, it can’t get through.

Cette fois, on ne retarde plus l’attaque sur le laboratoire Hawkins avec tout un tas de Demogorgon qui envahissent le bâtiment. C’est une excellente chose car cela offre plus d’action dans la série que tout ce que nous avons eu jusqu’ici.

Mike propose d’endormir Will qui sert d’espion au monstre. Au départ, personne ne l’écoute vraiment, mais quand il est question de coups de feu au loin. Joyce endort son fils et Jim débarque pile à temps pour le porter à travers le labo. Will, son docteur, Mike, Joyce, Bob et Jim se retrouvent enfermés dans une pièce avec des écrans leur permettant de voir que tout le bâtiment est envahi.

Max a des parents, miracle ! Ceux-ci rentrent à la maison pour découvrir que Maxine a disparu et s’en prendre à Billy. Ah, ça y est, j’ai enfin réussi à capter son nom, c’est un bon début. C’est donc lui qui prend les coups pour sa sœur, puisqu’il aurait dû la surveiller mieux que ça.

Steve, Dustin, Lucas et Max découvrent que les Demogorgons sont dans le laboratoire. Cela tombe bien, c’est justement là que se rendent Nancy et Jonathan, ce qui permet de regrouper tout le monde aux portes du laboratoire pour entendre crier les Demogorgons – certes, ils sont jeunes et plus petits que celui de l’an dernier, mais bon. Sans électricité, ils ne peuvent ouvrir le portail.

Cela tombe bien, parce qu’à l’intérieur, Bob est envoyé en mission pour rétablir l’électricité du bâtiment. Il ouvre toutes les portes et cherche à s’enfuir, alors que les jeunes rentrent dans le bâtiment. En bon boulet, il oublie néanmoins son flingue – sa seule protection contre les Demogorgons.

Pour aider Bob à s’enfuir, le docteur reste en arrière et le guide. Tout se passe à peu près bien après un premier coup de stress, mais il est rapidement évident que les scénaristes entendent sacrifier Bob quand il prend le temps de sourire à Joyce après avoir simplement fermé une porte coupe-feu sur un Demogorgon. Mec, enfuis-toi, sérieux.

Comme dans tout bon film qui se respecte, la joie des retrouvailles est donc atténuée par un Demogorgon qui tue Bob sous les yeux de Joyce et est rapidement accompagné de toute sa bande, empêchant Hopper de le sauver. Bon, c’était prévisible que Bob ne passerait pas la saison, tout le monde veut voir Jim et Joyce ensemble. Et puis, on a eu les traditionnelles scènes d’adieu aussi.

Will, Mike, Hopper et Joyce parviennent à s’enfuir grâce à l’intervention véhiculée de Nancy, Jonathan et Steve. Tout ce petit monde récupère la voiture du shérif, les enfants au portail et… SE BARRE. Voilà qui est plus censé que ce pauvre Bob qui a une mort certes plus héroïque, mais tout aussi conne que Barb.

De retour chez les Byers, Jonathan culpabilise de ne pas avoir été là pour Will, Jim contacte les autorités qui ne le croient pas et Joyce pleure toutes les larmes de son corps. Mike et Dustin mettent en place un nouveau plan : ils comptent sur Will pour trouver la faiblesse du monstre qui dirige les Demo-dogs (oui, oui, c’est le nom de ces Demogorgons adolescents). Ce monstre est le Mind Flayer du titre de l’épisode, un monstre de D&D qui contrôle tous les autres.

Nancy se retrouve à bosser avec Steve, ce qui est un peu gênant pour eux, vu la situation amoureuse. Lucas et Dustin bossent ensemble, ce qui permet de parler de la relation de ce premier avec Max, qui est quant à elle occupée à essayer de devenir amie avec Mike en lui parlant d’El. Le plan est plutôt bon, mais pas suffisant, contrairement à celui de Lucas qui est de ne rien faire et qui fonctionne. Bref, à eux tous, ils décorent la cabane dans le jardin de Will et le réveille là.

Le problème, c’est qu’il est beaucoup trop possédé par le monstre pour les aider. Toutefois, Hopper remarque qu’il utilise le morse tout en se laissant contrôler par le monstre. Grâce à ce code, il parvient à leur adresser le message « Close gate », fermer le portail donc. Pas sûr qu’on avait vraiment besoin qu’il nous le dise, mais bon, c’est le cas quand même. Comme il faut bien occuper le Mind Flayer pendant ce temps, Mike, Joyce et Jonathan se succèdent pour raconter leurs souvenirs avec Will. Voilà qui est donc une bonne manière de perdre du temps dans l’épisode quand même.

Le téléphone, le fameux téléphone finit par sonner et Will comprend où il est. Il est aussitôt ré-endormi, mais c’est trop tard. Les Demo-dogs débarquent chez les Byers, mais ils n’ont malgré tout pas le temps d’attaquer. Et oui, El les retrouve et leur explose la tronche, avant d’ENFIN faire son entrée en scène et de se retrouver nez à nez avec tout le groupe. À ce stade de la saison, je pensais sincèrement que c’était foutu avant le dernier épisode. Bon, on en est pas loin vous me direz.

09.jpgÉpisode 9 – The Gate – 18/20
Nothing about this is okay.

Les retrouvailles avec Eleven sont joyeuses mais de courte durée pour Mike, car il s’en prend rapidement à Hopper qu’il déteste de lui avoir caché Eleven. Tout le monde a le temps de dire bonjour à Eleven pendant que Mike tombe en larmes dans les bras d’Hopper, y compris une Max qui essaye tant bien que mal de se présenter à Eleven. Ils prennent ensuite la décision de fermer le portail.

Pendant ce temps, chez les parents de Mike, Billy débarque, toujours à la recherche de Maxine. Il drague la mère de Mike & Nancy au passage, ce qui lui permet d’avoir quelques informations.

Le plan se met en place chez les Byers, mais fermer le portail signifie tuer toute l’armée du monstre, y compris Will. Joyce propose de réchauffer son fils pour faire fuir le monstre en lui : si c’est un virus, à quoi bon le laisser prospérer ? Jonathan décide d’emmener son frère avec sa mère dans un nouveau lieu pour le réchauffer, et Nancy part avec eux sur ordre de Steve qui accepte de rester jouer les babysitters.

Ce n’est pas si simple qu’il n’y paraît comme job, car Billy les retrouve vite et n’aime pas trop de voir Steve lui mentir pour protéger et lui cacher Maxine. Les deux en viennent rapidement aux mains, surtout quand Billy s’attaque à Lucas. Malheureusement, Billy a vite le dessus sur Steve, mais c’est sans compter sur Maxine qui réussit à l’endormir en le droguant. Une vraie badass, qui prend les choses en main et les clés de voiture de son frère pour emmener tout le groupe dans le tunnel où ils comptent bien attirer la horde de Demo-dogs.

Ils emmènent un Steve très mal en point avec eux et même s’il n’est pas d’accord, il ne peut pas faire grand-chose.  Il les accompagne donc dans le tunnel vers un point central où ils comptent tout brûler pour gagner contre le Demogorgon.

Hopper amène Eleven au portail pour qu’elle le ferme, ce qui leur permet de se réconcilier autour de la mort de Sarah. La scène est sympa et met fin à l’arc narratif entamé en fin d’épisode 1 sur ces deux-là qui développent un vrai lien de parenté. Le laboratoire est ensanglanté de tous les côtés et de manière incompréhensible le docteur a survécu, mais les Demo-dogs bloquent le passage vers le portail à Eleven et Hopper.

Pour Joyce, Nancy et Jonathan, les choses sont a priori plus simples puisqu’ils n’ont qu’à réchauffer le corps de Will à coup de chauffage et cheminée. Le problème, c’est qu’il le vit très mal et est rapidement  assez fort pour se libérer et étrangler sa mère. Comme en plus le groupe de Steve et des enfants parvient à mettre le feu au tunnel, tout va bien et Will est dépossédé. En plus, il survit malgré toute la torture.

Le feu des enfants aide aussi Hopper et Eleven à accéder au portail, puisque les Demogorgons ne le protègent plus dans la souffrance qu’ils sentent. Pour Steve et les enfants, il faut encore réussir à sortir des tunnels, ce qui n’est pas gagné. Ils tombent sur Dat qui n’est pas encore si grand que ça et obéit encore à Dustin, moyennant quelques nougats. Alors qu’ils semblent fichus, les Demo-dogs abandonnent totalement leur proie pour aller s’attaquer à Eleven qui est en train de fermer le portail.

Il ne lui faut pas longtemps pour s’en sortir avec ce plan et, tel le Phoenix des X-men, elle s’envole pour mieux le fermer graphiquement. Comme ils ne peuvent nous faire le même coup deux saisons de suite, elle ne s’évapore pas mais finit dans les bras d’Hopper pour cette fois.

Reste encore un bon quart d’heure pour conclure l’épisode, et sans trop de surprise, c’est un mois plus tard que le dernier acte s’ouvre alors que le labo semble être devenu digne de la Zone 51, surtout que le plan de Nancy et Jonathan a marché : la fuite d’une substance toxique est donnée comme explication et permet d’annoncer la mort de Barb pour de bon. Elle a même droit à un enterrement dis-donc.  #JusticeForBarb

De son côté, Hopper réussit à adopter officiellement Eleven sous le nom de Jane Hopper, fille de sa mère. Comme nous sommes un mois plus tard, c’est l’heure du bal de Noël. Voilà une jolie idée pour conclure la saison sur une note positive avant les cliffhangers.

Will se prépare en famille avec sa mère et son frère, Mike est harcelé par l’appareil photo de sa mère, Lucas tente de trouver les meilleures phrases d’approche pour inviter Max, Max continue d’avoir du pouvoir sur son frère, Dustin se coiffe selon les conseils de Steve qui accepte qu’il doit laisser filer Nancy, clairement amoureuse de Jonathan. C’est sympathique et ça mène au traditionnel slow sur Time after Time. Cela faisait longtemps, tiens.

Lucas et Max dansent ensemble, Will se fait inviter par une totale inconnue et Dustin se décide à tenter de demander à danser avec quelques filles. Elles l’envoient toutes balader, le blessant profondément dans son égo après tous les efforts capillaires qu’il a fait. Nancy est prise de pitié pour lui et lui offre donc une danse, ce qui permet d’attirer l’attention de tout le collège. On se croirait dans une série, parce qu’il n’y a bien que là que ça fonctionne, mais tant mieux pour Dustin.

À l’extérieur du gymnase, Joyce s’inquiète pour son fils et finit dans les bras d’Hopper qui lui propse une cigarette. Eleven finit à son tour par arriver dans le gymnase et danser avec Mike. Ces deux-là finissent par s’embrasser, enfin, de même que Max et Lucas. Après tant d’attente, c’est un brin précipité et pas forcément utile, mais c’était sympa.

Quant au cliffhanger… il est très gentil, nous teasant simplement un monstre dans l’Upside Down au-dessous du lycée. Bref, ils ont eu peur que la série soit annulée et ont eu la sympathie de stopper la série sur ce qui aurait pu être sa fin.

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EN BREF – Voilà une saison qui aura fait couler beaucoup d’encre tant elle était attendue. Finalement, elle se dévore très bien. Toutefois, une fois que c’est fait, il faut reconnaître qu’il ne s’est pas passé grand-chose à part beaucoup d’attente, surtout du côté d’Eleven beaucoup trop laissée de côté toute la saison (mais en même temps, quand ce n’est pas le cas, on a le droit à un épisode longuet centré sur elle). Comme en saison 1, l’histoire est bonne, voire excellente par moment, les effets spéciaux et l’ambiance générale vraiment réussie. Malheureusement, il y a de nombreuses longueurs un peu irritantes et un gros sentiment de « tout ça pour ça » à la fin.

Difficile de se mentir : Netflix signe encore un beau succès avec cette saison qui réussit à marquer les points qu’elle veut, autant dans la nostalgie que dans ses quelques surprises. Toutes les pièces du puzzle se mettent bien place, mais on a parfois l’impression que c’est fait avec forcing (et une fois de plus, l’épisode 7, ce n’est pas autre chose). Je garde un bon avis général sur la série, mais la hype commence sincèrement à la desservir car j’en attendais plus de cette saison 2 qui n’est finalement qu’une saison 2 assez classique. Elle s’en sort bien avec ses nouveaux personnages, surtout Maxine, mais certaines intrigues restent bien trop floues, surtout du côté de Bobby.

Il faudra voir ce que la saison 3 apportera, mais il reste je pense des cartes à jouer avec le « père » d’Eleven et la famille de Maxine. Et puis, il faudra bien que Dustin trouve l’amour à son tour. Là-dessus, c’est indéniable : la série gère plutôt bien l’évolution de ses personnages. C’est prévisible, certes, mais c’est bien écrit et je n’en demande pas plus.

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