You’re the Worst (S03)

 

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Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Ils sont enfin de retour ! Jimmy et Gretchen, le couple le plus inapproprié de la télé américaine, entament leur saison 3 et je suis plus qu’impatient de voir ce que les scénaristes nous réservent après une deuxième fournée d’épisode qui m’avait laissé par terre. Oui, oui, par terre tout à fait : entre l’épisode d’Halloween et la dépression de Gretchen impeccablement interprétée par Aya Cash, il y avait de quoi.

Je ne sais pas bien quoi attendre de ces dix nouveaux épisodes si ce n’est qu’ils ont intérêt à me faire rire et ne plus trop me ruiner le moral (et en même temps s’ils ne le font pas, la série sera moins bonne et je m’en plaindrais). Le côté psychologique développé en saison 2 était une bonne trouvaille pour relancer la série, mais je ne sais pas s’ils vont réussir à le faire durer indéfiniment.

Quoiqu’il en soit, je suis carrément impatient et je m’arrête donc là pour cette intro, c’est parti pour la critique des épisodes, à la semaine évidemment.

Note moyenne de la saison : 17/20

01.pngÉpisode 1 – Try Real Hard – 17/20
Having a problem is your defining characteristic

Bon, la série nous remet dans le bain tout de suite avec une scène de cul pas franchement nécessaire mais qui a toujours fait partie de l’ADN profond de la série. Chaque personnage revient avec ses propres psychoses : Jimmy sur ce qu’il ne sait pas de Gretchen, Gretchen sur le fait qu’il ne lui dit finalement pas « je t’aime », Lindsay sur son couple qui repart avec Paul et Edgar sur ses problèmes d’érection qui entraîne des jeux de rôles. Il y a de quoi couvrir largement dix épisodes, surtout que les rappeurs de Gretchen sont de retour eux aussi ! Sam est l’un des personnages qui m’a le plus surpris dans ces deux dernières saisons, car je n’attendais pas autant d’humour de sa part. Quoiqu’il en soit, le contrat est largement respecté : l’épisode m’a fait rire aux éclats avec cette scène en espagnol, mais n’avait pas attendu d’en être là pour réussir côté humour. Retour réussi, cette saison 3 promet de maintenir le cap qualitatif en se concentrant toujours sur la psychologies de ses personnages, et cette fois sur ceux de ses secondaires. Pas encore parfait donc, mais en bonne voie pour le devenir.

02Épisode 2 – Fix Me, Dummy – 18/20
Great, I took responsibility and now it’s in the past, pioush!

Excellent épisode cette semaine, me voilà tout à fait rassuré sur la qualité de cette saison (j’avoue, j’avais encore un doute tellement j’ai eu du mal à entrer dedans la semaine dernière, même si c’était pourtant la même ambiance). J’ai adoré le second rôle incarné par Samira Wiley que je retrouve avec grand plaisir, cette psy qui a ses propres névroses bien dissimulées a déjà apporté beaucoup à la série et au personnage de Gretchen. Cette dernière, à qui j’ai attribué la meilleure performance de la semaine dernière, confirme son énorme talent à passer d’un registre à l’autre en cette fin d’épisode : de l’humour à l’horreur dramatique, il n’y a qu’un pas et, pour elle, qu’une demi-seconde. Les scénaristes l’ont bien compris et c’est tant pis. J’aime aussi cet approfondissement du personnage d’Edgar qui m’a fait rire cette semaine avec les pancartes des SDF (surtout le coup de la « dog food », c’est tellement la faute que je corrige tout le temps à tout le monde !). C’était légèrement moins bon du côté de Lindsey et Paul, mais c’est peut-être parce que j’ai eu la bonne idée de prendre mon petit-déj devant l’épisode. La première scène ne m’a donc pas transcendé, mais petit à petit dans l’épisode, leur intrigue s’approfondissait et était vraiment drôle, notamment cette scène où Paul retrouve la télécommande. Vécu et désapprouvé, croyez-moi. Pour terminer, j’ai trouvé génial l’idée de les faire prendre un repas à quatre, ça remet bien à plat les dynamiques entre chacun en-dehors d’un Sunday Funday.

10.pngÉpisode 3 – Bad News: Dude’s Dead – 20/20
How I am supposed to tell him ?

Une minute était largement suffisante pour me faire exploser de rire avec Gretchen qui retrouve sa pauvre psy grâce à son Foursquare – non, sérieusement, je ne savais même pas que ça existait encore ! Bref, cet épisode est excellent et voit Gretchen lutter contre le secret qui la dévore : le père de Jimmy est mort et elle est tellement dérangée qu’elle ne sait pas comment lui dire. J’ai adoré retrouver la sœur de Lindsay, qui a toujours su apporter un vent de folie supplémentaire à cette série déjà complétement perchée. Cette idée d’une fête pour annoncer le décès de son père était la seule manière dont You’re the worst pouvait gérer la chose, une fête dans cette série étant toujours synonyme d’énorme bordel. Chaque personnage a ses névroses toujours exploitées avec beaucoup de justesse et les sous-intrigues autour du couple principal sont tout sauf négligées, malgré le thème de l’épisode qui aurait pu le justifier. Il n’y a pas à dire, c’était une fois de plus une soirée réussie pour le groupe – la partie fête était excellente dans le ridicule et la parodie – et cela menait à une dernière scène phénoménale qui fait passer de l’attente du moment dramatique au rire… aux frissons pour le personnage ravagé en quelques secondes. Toujours drôle, mais avec la capacité de montagnes russes émotionnelles, cela confirme une nouvelle fois le culte que je voue à cette sitcom qui me tue à chaque fois.

04.pngÉpisode 4 – Man Get Strong – 17/20
I don’t know where this fetish came from but it’s absolutely… oh my god, you’re right.

Alors qu’Edgar continue de péter son câble en toute discrétion à l’arrière-plan, Gretchen, sur les (non) conseils de sa psy, décide d’aider Jimmy à ressentir le décès de son père. Cela les mène dans un périple de la tristesse qui ne se passe pas tout à fait de la manière prévue. Ils sont les pires et les enterrements les excitent. Et après, on me regarde bizarrement quand je dis que j’ai tendance à rire dans ces moments-là. Promis, je suis normal, c’est juste de la nervosité. Peu importe, c’est pas la question. Comme dans pas mal de séries à ces occasions-là, l’épisode est construit autour du moment où Jimmy craquera évidemment, mais malgré cette pression constante, l’humour prend très bien dans l’épisode. La conclusion on ne peut plus claire nous indique toutefois que nous n’avons pas vu la fin de cette intrigue et je trouve ça pour le moment extrêmement bien géré. De son côté, Lindsay prend un cours pour être un bon papa, parce que ses neurones ont tellement grillé depuis la saison 1 que les scénaristes considèrent normal de la faire arriver à ce genre de conclusion. C’était heureusement le point de départ d’une sous-intrigue réussie et drôle qui, elle non plus, n’est pas menée jusqu’au terme. Il y a fort à parier que cette perte de la girafe soit un peu sa chaussure de Cendrillon. Autrement dit, cet épisode est avant tout un épisode transitif pour tous les personnages, mais il est comme toujours avec cette série très drôle.

05.pngÉpisode 5 – Twenty-Two – 19/20
Getting old. Don’t do it.

Quel horreur cet épisode qui nous plonge en pleine paranoïa et choc post-traumatique. Il est absolument brillant et permet de bien mieux comprendre Edgar. J’avais un peu de mal avec lui en saison 1, mais j’ai commencé à vraiment l’apprécier en saison 2. Cet épisode ne fait que confirmer que j’adore le personnage d’une part, la série d’autre part. C’est en effet un nouvel épisode spécial qui met de côté Gretchen et Jimmy pour se concentrer sur autre chose et plus précisément sur le même épisode que la semaine dernière, du point de vue d’Edgar. C’est toujours moins perché que l’épisode sur le couple inconnu de l’an dernier. Ce qui faisait rire la semaine dernière sans inquiéter outre-mesure (la conduite d’Edgar notamment) devient anxiogène et angoissant, l’humour ne disparaissant pas pour autant grâce aux autres personnages ou aux situations plutôt bien amenées. Les scénaristes parviennent à humaniser un syndrome très connu et de toute évidence marquants de la culture américaine, là où la majorité des séries à tomber dans les clichés ou les bons sentiments. Ici, la réalité est crue, montrée à travers les yeux d’un personnage dévasté qui ne perd pas pour autant le goût de vivre ou son humanité. Bon, tout ça m’apprendra à ne pas commencer la journée par YTW en tout cas, cet épisode et ses bruitages m’a mis fichu un sentiment de stress plus qu’autre chose… c’est donc très bien écrit, puisque c’était de toute évidence le but, mais pas encore parfait, car je ne me suis pas retrouvé déprimé comme ça semblait être voulu. Heureusement, la fin était un peu plus légère avec ce film muet. Une fois de plus, la série confirme qu’elle veut faire passer un message sur la dépression et le PTSD et elle le fait à merveille.

06Épisode 6 – The Last Sunday Funday – 18/20
Donde esta la puerta ?

Cette semaine, c’est le retour du fun, du vrai. Après l’épisode précédent qui était violent à regarder, celui-ci est une vraie bouffée d’air frais. Le Sunday Funday n’est plus si fun depuis qu’il est devenu extrêmement populaire et n’est plus un truc privé du groupe. Du coup, Gretchen réussit à tous les embarquer dans la recherche d’un Speakeasy bien planqué dans Los Angeles. C’est absolument brillant comme épisode, on est vite pris dans l’intrigue et la recherche du bar. Cette quête paraît étrangement longue malgré les seulement 24 minutes de l’épisode tant il y a d’étapes proposées : c’est là la force de l’épisode, car on ne s’ennuie pas une seule seconde. Il est de plus moins déprimant que les deux dernières saisons réunies, avec des avancées dans presque toutes les intrigues : Gretchen n’est vraiment plus dépressive, Lindsay avoue enfin son mal-être à Paul (et leur mariage ouvert promet de bonnes parties de rire), Edgar surmonte son PTSD avec la drogue. Seul Jimmy est égal lui-même, même si on sait que ce n’est pas fait pour durer. Les personnages secondaires sont utilisés avec brio (Beetlejuice !) et toute la construction de ce dernier Sunday Funday est vraiment bien menée. Une bonne tranche de rire avec tout le groupe, cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Tout le monde a son moment de gloire et de WTF dans l’épisode, ça donne envie de se lancer à la recherche d’un bar secret – même si celui-ci craint vraiment. Grosse mention spéciale à la dernière scène jazzy, qui m’a fait mourir de rire (et wow la voix de Jimmy).

07.pngÉpisode 7 – Only thing that helps – 15/20
I hope you ditch that depressed girl

L’intro de cet épisode nous montre Jimmy travaillant sur son roman, un montage vraiment marrant et bien fichu (avec pour seul problème qu’on ne le voit écrire que 7000 mots, ce qui ne représente qu’un chapitre assez court quand même). Comme prévu, l’épisode revient sur le père de Jimmy avec l’arrivée de ses cendres par colis postal. Une fois de plus, You’re the Worst vise juste à la fois dans l’humour et la dépression, les relations entre Jimmy et son père étant absolument atroce, mais malgré tout teinté d’un amour bien étrange. De leur côté, Lindsay parvient à obtenir ce qu’elle veut de Paul, qui en souffre en silence et Edgar tente de s’approprier de la drogue pour se soigner. Je suis content que la page du deuil se tourne enfin en fin d’épisode, car j’ai trouvé cet épisode lourd. Pourtant, j’ai l’habitude avec eux et leurs épisodes sur la dépression de Gretchen, mais là, je ne sais pas comment l’expliquer, j’ai trouvé ça trop long comme épisode. Pourtant, il y avait tous les éléments qui font que j’adore la série, y compris une fête avec tous les personnages secondaires. Allez me comprendre !

08.pngÉpisode 8 – Genetically Inferior Beta Males  – 16/20
But just because you got your period at 11 doesn’t mean you’re a woman

Déjà l’épisode 8, j’assume pas du tout la vitesse à laquelle cette saison défile. Il est donc finalement temps de se recentrer sur le personnage de Gretchen et sa thérapie. Le retour de Samira Wilsey est une excellente chose et on en arrive à regretter son absence l’an dernier pendant la dépression de l’héroïne. Bref, Gretchen décide d’aider à réparer les problèmes de ses amis comme sa mère l’aurait probablement fait. Elle prive Jimmy d’internet, ce qui est évidemment la pire idée du monde puisqu’il décide de sortir (mon dieu que c’est terrifiant comme envie) tester de nouvelles choses… et il fait chier le monde entier. Elle conseille ensuite Lindsay de confronter Paul à propos de ses envies, rendant sa meilleure amie… la pire. Déplacement du titre ? Quant à Edgar, Gretchen le conseille dans la gestion de son PTSD et le fait interviewer par un journaliste qui s’avère évidemment ne pas être ce qu’il prétend. Les choses avancent alors à toute allure pour tout le monde et tout explose à la tronche de Gretchen, qui comprend qu’elle s’est trompée dans ses conseils quand tout le monde lui prouve à quel point tout est parti en vrille. Elle finit donc par surgir à nouveau dans la vie de sa psy, cette fois pour réellement s’ouvrir sur ses problèmes. Belle évolution.

09.pngÉpisode 9 – The Seventh Layer  – 10/20
Let’s jack off into the fire!

You’re the worst, je t’adore et jamais tu ne m’avais déçu avant aujourd’hui, mais là, franchement, je ne peux juste pas. J’adore habituellement ces épisodes-concepts qui sortent des sentiers battus, surtout dans cette comédie qui n’en est plus une, mais je n’aime pas du tout les deux personnages sur lequel la série s’est concentrée cette semaine. Gretchen, Jimmy et Edgar m’ont énormément manqué et le niveau de WTF de cet épisode a atteint des sommets que même moi ne peux pas tolérer. Ça me brise le cœur cependant de pourrir la moyenne d’une saison par ailleurs bonne alors je surnote un peu. De toute manière, il y avait de bonnes choses dans cet épisode, à commencer par la dynamique de ce duo ou quelques bonnes blagues en route. C’était juste un peu trop perché pour moi, et surtout trop loin de la qualité habituelle. Les personnages autant que les lieux ou intrigues sont complètement malmenés par cet épisode qui au moins donne un peu de liberté aux deux grands soumis de la série, mais je ne sais pas si c’était vraiment utile de nous le montrer. Ce n’est clairement pas suffisant pour me faire vraiment aimer ces personnages et ça n’a pas bouleversé ma vision d’eux, au contraire même, ça n’a fait que la conforter. Un gros raté malgré une écriture assez vive et une dynamique maîtrisée. Vivement la semaine prochaine que j’oublie au plus vite ces 23 longues minutes.

10.pngÉpisode 10 – Talking to me, Talking to me – 15/20
My world is positively pregnant with possibilities

« Allez, cet épisode ne peut être pire que celui de la semaine dernière » est la seule pensée positive qui m’habitait au moment de lancer cet épisode. Effectivement, c’était mille fois mieux, en explorant cette semaine les problèmes et psychoses de chacun de nos quatre personnages principaux. Le couple Jimmy/Gretchen est hanté par leurs figures parentales, Edgar par son image de drogué et Lindsay par sa décision d’avorter et divorcer. L’avortement est une question étrangement évacué hyper rapidement par la série qui m’a plutôt habitué à faire face à ce genre de problématique. C’était un peu n’importe quoi et pour le coup, ça manquait un peu de Paul, au moins pour sa réaction quoi, même si la décision de Lindsay est plutôt rassurante (car franchement, son bébé n’aurait pas vécu une heure avec une mère pareille). L’épisode parvient une fois de plus à viser très juste avec la remise en question finale de Jimmy, assez terrifiante, et la situation amoureuse d’Edgar, qui ne se rend même pas compte du changement qu’il subit et du mal qu’il fait. Du coup, je suis vraiment curieux de voir la suite et cet épisode aura au moins réussi ça.

11.pngÉpisode 11 – The Inherent, Unsullied Qualitative Value of Anything – 20/20
I’m making a pros-and-cons list about yous

Et voilà, You’re the Worst atteint à nouveau le top dans cet épisode qui, une nouvelle fois, est un épisode expérimental. La scène d’intro, très réussie, nous rappelle la situation de Jimmy, complétement paumé depuis le décès de son père. Passée ces premières minutes déjà bien comiques, nous sommes propulsés au mariage de l’un des membres du groupe. C’est là que commence l’expérimentation : un épisode dont chaque acte n’est qu’un long travelling. Pas de coupe, la caméra suit l’action et se déplace de personnages en personnages. C’est une incroyable réussite qui prend même le temps de développer un peu ses personnages secondaires. On en apprend plus dans cet épisode sur le groupe du rap qu’en trois saisons de la série, et ce n’était vraiment pas dérangeant de les voir obtenir un peu plus de temps d’écran, exactement comme la copine d’Edgar. Ce temps d’écran supplémentaire n’empêche pourtant pas le développement excessif des personnages principaux : Edgar qui ne comprend toujours pas que sa relation est en train de couler, Lindsay qui largue Paul en lui annonçant son avortement au pire des moments, Jimmy et Gretchen cassent tout le fun en se balançant la pire des horreurs l’un à l’autre. L’épisode paraît tellement plus long comme ça, mais aussi tellement plus agréable, c’était incroyablement génial. Comme toujours (ou presque) avec YTW, l’humour était au top et la fin est à plonger dans la plus profonde dépression, cet épisode est une pure réussite qui marque déjà ma mémoire de sériephile.

12.pngÉpisode 12 – You Knew It Was a Snake – 16/20
You dropped eight iPhones in the last year

L’épisode reprend au réveil absolument horrible de chacun des personnages principaux : Jimmy n’a pas dormi de la nuit pour prouver à Gretchen qu’elle a tort, Lindsay dort nu dans leur salon et Edgar se réveille aux côtés de Dorothy. Et si ces prémices suffisent à crier au désastre, ce n’est pas pour rien : les trois couples de la série sont au bord de la crise et un rien suffit à plonger Edgar/Gretchen, Paul/Lindsey et Edgar/Dorothy dans la pire des engueulades de leurs couples respectifs. Même la naissance de la fille de Becca ne les stoppe plus (pourtant, elle s’appelle Tallulah, allô quoi, tout ça parce qu’ils ont Netflix !) et cet épisode est absolument parfait dans le drame. Malgré ça, la blague des iPhones fonctionne de manière incroyable et la seule envie qui vient est d’enchaîner pour savoir comment tout ça va finir. Gretchen le résume le mieux : rien n’est résolu à la fin de cet épisode. Paul menace Lindsay qui doit se trouver désormais un bon avocat, Edgar ment à Dorothy et Gretchen et Jimmy arrêtent de s’engueuler pour de mauvaises raisons. Et franchement, ça ne pouvait pas en être autrement avec eux. Certes, c’est frustrant, mais de toute manière, l’épisode suivant est déjà disponible.

13.pngÉpisode 13 – Just Not Us Anymore – 18/20
You made a murder for me

C’est déjà l’épisode final de cette saison, mais putain, je n’ai pas vu ces treize épisodes passer. Ces dernières vingt minutes sont celles des résolutions à tous les problèmes des personnages, mais pas forcément exactement comme chacun le voudrait. Becca est en plein post-partum, Lindsay et Paul divorcent enfin pendant qu’Edgar se fait larguer. C’est un nouveau départ pour Lindsay qui recommence donc dans la vie avec rien du tout. De leur côté, Gretchen et Jimmy s’embarquent dans un autre voyage improbable totalement inventé par lui qui a enfin trouvé le cran et le moyen de la demander en mariage. Problème, le bonheur est de très, très courte durée puisque Gretchen vient tout ruiner en le faisant flipper à parler de famille. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’enfuit des lieux du crime. Oh, Jimmy… L’épisode remet tout à plat et se termine pour la première fois sur une rupture du couple principal, ce qui suppose une saison 4 vraiment passionnante. Dommage de ne pas réunir tout le monde au moins dans une scène et encore plus dommage de déjà dire au revoir à la psy de Gretchen, qui était l’une des meilleures trouvailles de cette saison. J’espère qu’on aura le droit à ces sessions Skype. Cette fin me laisse totalement sur ma faim, c’est le comble de l’ironie. J’avais parié avec moi-même que cette saison finirait sur leur mariage improbable, genre à Vegas, mais là, je suis sur les fesses.

14.pngEN BREF – Si cette saison 3 m’aura moins marqué et emballé que la seconde qui avait un arc très clair à cause de la dépression de Gretchen (grâce à ?), il n’en reste pas moins que la série atteint son âge de maturité quasiment sans heurt. Le premier accident de parcours se produit au cours de ces treize épisodes, mais il s’agit tellement d’un cas unique qu’il est vite noyé. Cette année, les scénaristes ont fait le choix de se recentrer sur l’ensemble des personnages afin de développer les problèmes psychologiques de chacun et c’est une vraie réussite. Plus que jamais auparavant, ils ont également pris le pari de faire des épisodes spéciaux (celui centré sur Edgar et son PTSD ou l’épisode du mariage sont tout bonnement brillants). Cela a magistralement fonctionné et la saison est passée en un éclair. Ils me manquent déjà et les pistes ouvertes pour la saison 4 sont tout simplement alléchantes, alors même que la fin de l’épisode marque tellement un nouveau départ pour tous qu’elle pourrait tout aussi bien être une fin de série. Comme toujours avec cette sitcom qui oscille plus vers le drame, c’est à ne pas manquer.

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American Horror Story (S03)

Avis : Et ça y est, j’ai enfin eu l’occasion de passer un week-end avec ma meilleure amie. Si je vous raconte ma vie, c’est juste que je ne regarde certaines séries qu’avec elle et que c’est ce qui explique la difficulté que j’ai à suivre Orange is the new black, Grace & Frankie ou American Horror Story, dont il est question ici !

Et donc, me voilà à rattraper mon retard dans AHS pour le #ChallengeSérie2016, une de mes rares avancées du mois de Mai (il faut bien quand même). J’ai vraiment beaucoup aimé cette saison 3 qui m’a réconcilié un temps avec la série (je n’ai vraiment pas aimé la 2 et eu un avis très mitigé sur la 4). Cette saison avait un côté Charmed assez marrant, en plus glauque et avec tout un tas de défauts inhérent à la série (les longueurs, les clopes de Jessica Lange et les plans de Tim Minear en double focus… bref, ce qui fait l’univers visuel de la série aussi).

Assez vite pourtant, j’en suis revenu à mon problème habituel : ça part un peu trop dans tous les sens avec des sous-intrigues qui n’ont pas grand rapport avec le schmilblick et les ¾ des acteurs sont enfermés dans des rôles qui sont toujours les mêmes (Jessica Lange en tête, donc, mais ça se confirme pour une bonne moitié du casting). Dommage pour une série qui se veut anthologie renouvelant son histoire de se cantonner à des rôles prédéfinis et n’évoluant que peu chaque saison… Mais bon !

Allez, c’est parti pour la critique épisode après épisode, et comme toujours avec spoilers, méfiez-vous !

Note finale de la saison : 14/20

 01.jpgÉpisode 1 – Bitchcraft – 18/20
Why don’t you just do the world a favor and take an acting class, you D-list Botox bimbo!

J’ai vraiment beaucoup aimé ce premier épisode qui pose bien les bases d’une saison de sorcellerie. L’univers est assez rapidement amené, très peu expliqué, mais en même temps suffisamment, et notre point d’ancrage, Zoe Benson, me convient très bien car j’adore l’actrice. Gros coup de cœur pour Emma Roberts, à qui le rôle va comme un gant. Bon de ne voir cette saison qu’en 2016, en revanche, montre que l’actrice est un peu cantonnée à ce type de rôle, car sa Madison de AHS n’est pas franchement différente de la Chanel de Scream Queens. Certaines scènes sont vraiment bien écrites dans cet épisode, notamment le repas des quatre sorcières ensemble, et ça donne envie d’enchaîner. J’avais peur d’avoir le syndrome saison 2 sur cette saison (à savoir, me faire chier dès le premier épisode, oups, c’est dit) et j’étais soulagé que ce ne soit pas le cas !

02Épisode 2 – Boy Parts – 15/20
Who you calling slave, bitch? Yo, who is this stinky old lady…

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour entendre du latin se faire massacrer cette saison, mais qu’à cela ne tienne, l’épisode était plutôt sympa et on commence à voir vers quoi se dirige la série. J’ai beaucoup de mal avec l’intrigue autour de Delphine et Marie, car j’ai l’impression de tomber dans les clichés vaudou les plus abjects et racistes. Le titre de l’épisode se concentre toutefois sur l’intrigue Zoe/Kyle/Madison, et celle-ci m’a bien fait rire, parce qu’Emma Roberts joue à merveille son rôle de bitch et qu’on a quand même des moments épiques autour du personnage de Zoe.

03Épisode 3 – The Replacements – 16/20
I may be a maid, but there are limits to my servitude.

Bon, ça y est, je sens que ça commence à partir dans tous les sens, comme toujours avec American Horror Story, et je n’accroche pas vraiment à cette narration décousue qui passe du coq à l’âne. Je dis ça à propos de l’intrigue de Madison & Nan qui tentent de draguer le voisin comme si de rien n’était. C’est une intrigue drôle, mais je vois pas bien l’intérêt, il y avait déjà largement de quoi développer avec les autres storylines. C’est toujours le même problème : parce qu’ils n’ont qu’une saison, ils mettent toutes leurs idées d’un coup, ne développent pas grand-chose, rushent beaucoup trop et concluent d’un coup. Non, vraiment, j’ai du mal avec les anthologies… Cet épisode ne doit sa bonne note qu’à la mort de Madison (même si je soupçonne que 1/ Zoe est la prochaine suprême et 2/ Madison va vite revenir dans la série en pleine forme).

04.jpgÉpisode 4 – Fearful Pranks Ensue – 13/20
I had no idea the Council would be joining us today. How screwed am I?

Nous voilà déjà à l’épisode d’Halloween, un classique pour American Horror Story qui se donne toujours beaucoup de mal pour en faire de bons épisodes. Malheureusement, ce n’est pas le cas de celui-ci qui met en place les bases de ce qui sera excellent par la suite. Bref, j’ai trouvé tout ça un peu trop long, même s’il était sympa de voir le conseil des sorcières (avec un sorcier ?) et d’en apprendre un peu plus sur la manière dont était géré l’établissement. Oh et l’intrigue Kyle aussi était marrante, surtout quand on a vu The Affair avec la même actrice !

05.jpgÉpisode 5 – Burn, witch, burn ! – 18/20
You don’t mess with the Supreme.

Après les lenteurs du précédent, cet épisode repart sur de bonnes bases, avec une invasion de cadavres très à la mode pour l’époque (on sent bien l’influence Walking Dead dans la réalisation). J’ai beaucoup aimé l’ensemble des rebondissements, tant l’attaque dont est victime Cordelia que l’attaque de la maison ou les révélations finales avec le conseil. Fiona s’impose sans surprise comme une bitch froide et calculatrice, manipulant son monde pour avoir toujours plus de pouvoir. C’est grosso-modo le rôle qu’avait Jessica Lange en saison 2 et 4, alors pourquoi changer une formule qui (apparemment en tout cas) gagne depuis la saison 1 (où c’était un peu moins marqué… mais où elle manipulait tout autant et avait les réponses). Bref, les défauts habituels sont compensés par de bons rebondissements et un épisode très dense.

06.jpgÉpisode 6 – The Axeman Cometh – 13/20
Is there anyone that doesn’t have a fan site?

Le syndrome post-Halloween d’American Horror Story… Leurs épisodes d’Halloween sont toujours si bons que tout ce qui suit est moins bon. Ici, on nous propose une resucée de Charmed (non, vraiment) à base de planche Oui-ja et invocation de serial killer. Sans plus, pour moi. L’intrigue de Cordelia est un peu plus passionnante, avec les digressions sur son mari… qui n’en restent pas moins que des digressions qu’on ne devrait pas voir avant une saison 2 sur ce genre d’histoire. Mais il faut tout montrer en une (demi) saison…

07.jpgÉpisode 7 – The Dead – 10/20
I am a millennial. Generation Y. Born between the birth of AIDS and 9/11, give or take.

Et voilà, je m’ennuie face à tant de digressions. La saison avait de bonnes bases, mais à trop vouloir tout montrer et tout faire, ils se perdent et me perdent. Zoe devient une meurtrière (dans une intrigue très, très prévisible autour de la langue auto-coupée), Fiona se lance dans la chimiothérapie dont elle ne voulait pas entendre parler deux épisodes plus tôt, Queenie se perd en faisant amie-amie tour à tour avec une raciste et une cinglée qui veut la mort de tous ses potes. NORMAL.

08.jpgÉpisode 8 – The Sacred Taking – 13/20
What the hell happened to the staff in this house?

On remonte un peu la pente dans cette épisode où Cordelia reprend les choses en main pour se battre contre sa mère. Rien d’exceptionnel, mais c’était attendu. Excellente scène pour Madison, revenue comme prévu d’entre les morts (mais plus lentement que ce que j’aurais cru). C’est un peu lent, mais les scènes sont bien joué, la réalisation toujours fidèle à elle-même et le cliffhanger (toujours prévisible pour qui a vu Prison Break) fait bien son taf, on a envie de revenir pour la suite. Ce n’est pas toujours le cas…

09.jpgÉpisode 9 – Head – 14/20
Could people please not move things? Some of us are blind!

Cet épisode revient un peu plus longuement sur Nan, négligée dans les ¾ de la saison, mais dont il faut bien boucler l’intrigue malgré tout, maintenant qu’elle a commencé dans l’épisode 3… Ah non, j’ai vraiment du mal avec l’écriture de cette série. C’est frustrant, parce que ce sont en plus de bonnes histoires, mais elles sont rushées tellement vite que les personnages ne sont jamais vraiment développés et tournent en rond (et pire, les acteurs tournent en rond pour la plupart d’entre eux, étant sous-exploité à jouer toujours les mêmes rôles, d’une saison à l’autre). Bon, je remonte un peu la note de l’épisode parce que j’ai adoré Nan et Myrtle dans cet épisode, et puis parce qu’on avance un peu vers la fin de saison quand même.

10.jpgÉpisode 10 – The Magical Delights of Stevie Nicks – 12/20
She’s innocent. Mostly. She killed the neighbor, but the bitch had it coming.

Voilà un épisode qui passe un peu plus vite que d’habitude… mais dont je ne retiendrais pas grand-chose pour autant. L’alliance des deux camps ennemis contre le clan des chasseurs de sorcières était prévisible et nécessaire depuis quelques épisodes. Cela apporte des situations intéressantes, mais bâclées (je ne sais pas bien pourquoi d’ailleurs, il reste encore un peu de temps avant l’épisode final). Misty sauve l’épisode, principalement parce que l’actrice est géniale.

11.jpgÉpisode 11 – Protect the Coven – 10/20
Have you met me?

Bon, beh voilà un épisode qui tente de conclure un peu les grosses intrigues, sûrement pour nous proposer une fin de saison différente. De ce que j’en vois, l’obsession autour de la prochaine suprême devrait nous conduire sur la révélation de son nom dans le dernier épisode, une fois que tous les autres problèmes seront réglés. Les histoires du triangle amoureux Madison/Kyle/Zoe ont réussi à me saouler plus rapidement que je ne l’aurais cru possible et le reste semble de plus en plus bâclé. Comme d’habitude, les scénaristes veulent raconter trop de choses et sautent trop d’étapes dans leur résolution. Mais puisque ça marche niveau audience…

12.jpgÉpisode 12 – Go to Hell – 11/20
You will perform the seven wonders. Or die trying.

Épisode de transition vers le final, qui conclue les dernières histoires en suspens. C’est tellement gros comme ficelle d’écriture que ça devrait être interdit. On se débarrasse du tueur à la hache en deux secondes, puis de Marie et Delphine par un twist simplifié à l’extrême parce qu’on n’a plus de temps à leur accorder. Et donc, sans surprise, le dernier épisode nous permettra de trouver une nouvelle suprême… Mouais. Donc sur cette saison, même sensation générale que d’habitude : on nous présente une bonne dizaine d’intrigues en quatre ou cinq épisodes, et on passe les sept ou huit épisodes qui suivent à tout boucler aussi vite que possible pour présenter d’autres intrigues qui seront elles aussi bâclées. Enfin, un dernier épisode conclusif permettra de montrer ce qui n’a rien à voir avec la choucroute :

13Épisode 13 – The Seven Wonders – 19/20
You took my power the minute I gave birth to you.

Oh ironie. Cet épisode est un stand-alone qui nous permet de dire adieux aux personnages encore en vie (enfin… que l’on peut encore ressusciter) et de nous faire une idée sur leur futur. L’ironie, c’est que c’est le meilleur épisode de la série, puisqu’il prend le temps de s’attarder un peu sur chaque personnage qui ont un but commun (être la prochaine suprême) en proposant une structure narrative claire qui permet des rebondissements et en étant forcé de boucler l’ensemble avant la fin. Du coup, c’est une vraie réussite, qui ne se perd que peu en route et conclue bien les intrigues qui nous restaient (le triangle amoureux, la prochaine suprême). La toute fin est un peu grosse, autant dans la réconciliation Fiona/Cordelia que dans la demande de Myrtle de mourir brûlée. L’école ouvre finalement ses portes à une nouvelle génération de sorcières après un coming-out qui constituent l’un des seuls vrais twists surprenants (parce que… pourquoi ?) de la saison. Il y a du coup toute une génération de sorcières prêtes à s’entretuer, mais ça, on ne le verra jamais, parce que OH OH c’est une anthologie, on ouvre des histoires qu’on ne veut pas vraiment finir (encore que, je me plains, mais c’est une bonne fin de saison) !

Et voilà pour cette saison 3 d’American Horror Story… je sais, je ne suis pas toujours tendre, mais je suis vraiment frustré par la qualité de la série sans cesse gâchée par la précipitation qu’imposent les 13 épisodes. Les scénaristes feraient mieux de développer deux fois moins d’intrigues, mais de les approfondir. Là, au fond, on n’apprend jamais à connaître les personnages qui n’évoluent que très peu (sauf à coup de bonds dans le temps pour Cordelia par exemple). Dommage, mais l’une des meilleures saisons tout de même.

Silicon Valley (S03)

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Silicon Valley fait partie de ces séries que j’ai regardées en mai dernier sur un coup de tête, parce qu’elle n’avait que peu d’épisodes et que j’avais un peu de temps devant moi. J’ai donc vu l’ensemble de la saison 1 en un dimanche soir, avant de découvrir que la saison 2 commençait le lendemain (enfin, le soir même aux USA). Joli coup du hasard.

Cette série est un OVNI de l’humour, parce que tout n’y est pas toujours rose. On y suit la vie d’un geek qui code, Richard. Ce dernier a un jour une idée géniale à la Silicon Valley (d’où le titre) et développe sa start-up de compression vidéo pour le streaming. Le casting y est excellent, mais principalement composé d’inconnus, l’humour y est nerdy et weird, à tendance un chouillas geek, et surtout, surtout, pour une sitcom, la vie n’est pas si rose, j’insiste. Richard a un meilleur ami drogué les ¾ du temps et s’entoure progressivement d’une belle bande de geeks, au look aberrant, à la sexualité pas toujours vraiment définie, fonctionnant à la jalousie et l’égo… Des amitiés bancales franchement écrites de manière plutôt juste, malgré quelques égarements en saison 2.

J’ai eu parfois beaucoup de mal à accrocher à leurs blagues, j’ai même fini par laisser tomber cet aspect de la série (qui arrive à me faire rire quand même, mais c’est un plus, pas la raison pour laquelle je reviens). Du coup, je me concentre bien plus sur l’intrigue de la start-up en elle-même, car il est passionnant de les voir travailler sur leur bébé et de voir comment le tout évolue, dans des intrigues assez violentes psychologiquement pour les personnages, notamment Richard. Le cliffhanger de la saison 2 n’est pas encore passé.

Le produit final est étrange, mais c’est à bingewatcher. Je vais tenter de regarder la saison à la semaine, mais il est possible que j’abandonne en cours de route pour tout (re)voir d’un coup. Je l’ai dit : c’est un OVNI et en tant que tel, il faut un certain temps pour entrer dedans. Oh, j’oubliais le petit plus : une B.O totalement éclectique et qui verse souvent dans le rap. Moi qui n’y connais rien, je trouve ça agréable.

Note moyenne : 15/20

Retrouvez ci-dessous la critique à chaud de chaque épisode de la saison 😉

Lire la suite de « Silicon Valley (S03) »

Person of Interest (S03)

Avis : Mais qu’est-il arrivé à la série qui m’ennuyait tant en saison 1 ? Après un final de saison 2 explosif, la série repart sur les chapeaux de roues avec une Root en forme, une Miss Shaw qui rejoint l’équipe de Mr Reese et Finch, une Carter en uniforme et un Fusco… hum. Toujours aussi boulet, dirons-nous.

Agrandir l’équipe avec Shaw fait un bien fou à la série qui manquait cruellement d’un personnage sarcastique dans ces stand-alones auparavant. Ceux-ci deviennent par conséquent plus tolérables, d’autant qu’ils sont aussi plus rares : la série préfère désormais faire avancer une intrigue principale, et même plusieurs puisque cette saison 3 propose une résolution anticipée de l’intrigue HR pour se diriger ensuite vers d’autres horizons. Du coup, il y a autour de la mi-saison d’excellents moments et épisodes, notamment juste comme ça, le meilleur épisode de la série jusqu’ici. Allez comprendre la logique.

Je regrette que cette saison 3 ne prenne la peine de faire revenir Leon ou que Zoé ne soit là que pour un seul épisode (mais peut-être était-elle déjà occupée avec The 100 ?). C’est dommage, car il s’agissait aussi de personnages importants de l’univers de P.O.I et ils disparaissent sans trop d’explications. Mais enfin, soyons honnête ici : Root compense les ¾ des défauts de la série dans chacun des épisodes où elle apparaît et Shaw ajoute une note sexy très appréciable (il faut dire ce qu’il y est, il n’y a pas que son caractère qui la rend parfaite). C’est dingue quand même une série qui foire autant ses personnages principaux et qui en rajoute d’aussi bons par la suite.

Bref, j’ai à peine terminé cette saison, mais je suis déjà très curieux de voir la suivante. Avis plus que positif qui me fait oublier la saison 1.

Note finale de la saison : 16/20
Marathon/Drinking Game : ici

01.jpgÉpisode 1 – Liberty – 16/20
“You have the feeling that you’re being watched?”

Début de saison explosif et un peu prévisible, j’aurais choisi exactement le même rythme de scène d’intro à leur place (quoi, je peux rêver non ?). Il était sympa de faire un parallèle entre Mr Reese & Miss Shaw. Le retour à une intrigue stand-alone est inévitable et ne me convainc toujours pas, mais cette fois les dynamiques sont complètement différentes car il s’agit d’un travail d’équipe, c’est bien plus… dynamique. Le renouvellement du personnage de Carter, qui se retrouve bien plus sur le terrain maintenant qu’elle n’est plus détective, fonctionne plus que ce à quoi je m’attendais, c’est une bonne surprise. Et puis, l’épisode se concentre aussi sur Root dans des scènes indépendantes du reste qui déchirent. Je veux dire, cette fin d’épisode est absolument brillante, ce monologue de Root avec toutes les anaphores du « The truth is » ? On ne peut qu’avoir envie d’enchaîner.

 02.jpgÉpisode 2 – Nothing to hide – 15/20
“These days, people knows. You can’t fight technology.” 

Un épisode que j’attendais depuis longtemps dans cette série : il y est enfin clairement question des données que l’on laisse volontairement ou non et pas qu’avec internet. Il y est en effet question de la naissance d’un réseau social, à mi-chemin entre LinkedIn et Facebook. L’épisode est plutôt sympa surtout qu’il se termine en échec, mais il souffre cruellement de son manque de Root. De son côté, Carter doit gérer un bleu et c’est plus intéressant encore, car cela ouvre de bonnes perspectives pour la suite (je ne lui fais pas confiance).

 03.jpgÉpisode 3 – Lady Killer – 15/20
“You look angry all the time.” 

Un épisode sur un stalker-killer ? Étonnant qu’il faille attendre si longtemps pour l’avoir, mais je dis oui puisqu’il permet le retour de Zoé dans une tenue badass, aux côtés de Carter et Shaw. Les scénaristes se font plaisir avec cette scène, où les échanges entre personnages sont brillants et sonnent tous très justes. L’intrigue de la semaine se suit sans trop de mal, mais elle est à mille lieues de ce qui est le plus intéressant : la fuite de Root de son hôpital psychiatrique. Brillamment menées, ses scènes où elle est pourtant isolée du reste du casting sont tout simplement géniales.

 04.jpgÉpisode 4 – Reasonable doubt – 14/20
”Of course I didn’t… Mr Reese took care of that.”

J’ai un peu moins accroché à cet épisode qui retombe dans la routine nouvellement installée. Purée, je le sens pas le bleu de Carter… et de toute évidence, je fais bien ! Donc ouais, sur cet épisode, on se concentre plutôt sur la relation Carter/John et Shaw fait équipe avec Fusco. C’est intéressant de développer ce nouveau duo et c’est franchement top parce que Shaw est vraiment toujours énervée, comme John lui fait remarquer dans l’épisode 3. Quant à l’intrigue principale, elle propose un twist final avec retournement de situation après un premier retournement… Classique, mais ça prend toujours !

05.jpgÉpisode 5 – Razgovor – 19/20
“She has a very grown-up problem.”

La variation de la semaine est de ne pas avoir de numéro de sécurité sociale pour l’immigrant qui sort de la machine. Voilà une belle idée, surtout qu’il s’agit d’une enfant qui veut être espion. Tout y est pour percuter Miss Shaw, autour de qui l’épisode va clairement tourner vu la scène d’introduction. Cet épisode est de loin le meilleur de la série, parce qu’il nous fait croire qu’il ne va se concentrer que sur elle et finalement, Carter déchire à son tour en prenant à revers son bleu-espion d’HR. La scène est magistralement tournée et tombe à pic dans un épisode très réussi autour de cette petite fille espion. Et quand on pense qu’effectivement tout est terminé avec une scène touchante où Shaw baisse enfin son armure, on se trompe lourdement puisque Root est enfin de retour (un épisode sur deux ?) dans une scène toujours aussi badass que son personnage l’exige. Magistral.

 06.jpgÉpisode 6 – Mors Praematura – 17/20
“I knew you’d come back for me.”

Root enlève Shaw… Non, vraiment peut-on rêver mieux ? Clairement un ship magnifique avec lesquels les scénaristes s’amusent beaucoup. Et l’intrigue de la semaine tourne autour d’un acteur emblématique de Fringe, alors c’est là aussi super intéressant. Les deux enquêtes sont menées en parallèle et permettent à tout le casting de se retrouver pour des échanges de coups de feu géniaux. Définitivement Root et Shaw sont les ajouts dont la série avait le plus besoin, encore qu’avoir Leon ou Zoe chaque épisode serait bienvenue aussi. Franchement, cet épisode est très, très loin de ce que pouvait proposer la série en saison 1, mais aussi en saison 2. Avoir un épisode de ce niveau en cours de saison était un miracle jusque-là, et c’est en train de devenir une habitude, alors tant mieux. La fin de l’épisode promet de nouvelles scènes passionnantes entre Root et Harold (même si c’est définitivement avec Shaw que j’en veux plus), surtout avec cette géniale réplique finale de Finch et la tête de Root qui change subitement.

 07.jpgÉpisode 7 – The Perfect Mark – 14/20
“Don’t be jealous Harold: mom still like us both.”

Probable retour à une enquête de routine pour l’équipe, mais cette fois avec Root enfermée dans la bibliothèque, ce qui promet des interactions pour booster un peu l’épisode. Et il en a besoin, car après deux excellents volets, la série est forcée de faire retomber un peu la tension avec cette intrigue autour d’un thérapeute qui bien sûr n’est pas que cela. Et en même temps, je dis ça, mais le cliffhanger final est une fois de plus putain de frustrant et frappant, car je ne pensais pas que ça avancerait si vite. J’ai aimé voir dans cet épisode Shaw et Carter travailler ensemble. Il faudrait que ce soit plus souvent !

 08.jpgÉpisode 8 – Endgame – 19/20
“No way you’re gonna come here with this ‘if anything happens to me’ crap.”

Oh. PU. TAIN. L’épisode démarre un peu lentement, avec une Carter qui part en vrille… Clairement, l’épisode se centre autour d’elle et vire très vite en un ensemble de scènes qui semblent destinées à dire au revoir au personnage, notamment avec de nombreux flashbacks. Cet épisode devient donc une angoisse totale, avec HR qui se démantèle peu à peu sous nos yeux et Carter qui s’enflamme (littéralement : le bazooka !) et les dézingue. Yep, this girl is on fire. Elle en sait trop et le fait savoir et pendant ce temps, Harold déniche de vieilles photos d’Enver Gjokaj et Carter prépare ses adieux pour Fusco (qu’il est con !). Cet épisode fait monter le stress et franchement, c’est inattendu à la fois pour un épisode 8 et pour cette série, qui flirte à nouveau avec la cour des grands après une saison une moyenne et une saison 2 légèrement mieux. Je me répète. Il faut que je digère cet épisode et l’ultime faux-pas du cliff-hanger qui rapporte tout ça à John alors que bon, c’était quand même Carter le centre de tout.

 

09Épisode 9 – The Crossing – 20/20
“I’m so sorry for your loss, Harold.”

WHAT ? Bon, non, franchement je ne reconnais plus la série, c’est totalement fou. Le baiser entre John et Joss me paraît un peu out of characters, contrairement à Lionel qui se fait assommer. Chaque personnage a son rôle à jouer dans ce très bon épisode où chacun prend part et contribue à faire monter la tension qui était déjà beaucoup trop haute à l’épisode précédent. Même Fusco finit par avoir son moment de gloire (et je n’ai pas pu m’empêcher de rire face à sa tronche, ça relâche un peu la pression). Tout s’enchaîne trop vite, c’est dingue que la série en arrive ce niveau « si vite » dans la saison après avoir pris tant de temps à s’installer. Et cette fin ! Cette fin ! J’ai beaucoup hésité avant de lâcher mon vingt, car je m’y attendais à cette fin, ça finissait trop bien pour être crédible après deux épisodes comme ça… mais en même temps c’est Person of Interest, ils nous ont pas habitués à du haut niveau à ce point… Mais allez, considérant d’où vient la série et la prise de risque insensée que représente cette scène, je ne peux pas mettre une note autre que 20. Brillant épisode, point d’orgue de ces deux saisons et demi.

 10.jpgÉpisode 10 – The Devil’s Share – 16/20
“OK that was kinda hot.”

Comment voulez-vous proposer un épisode à la hauteur du précédent ? Excellent montage au début de l’épisode qui permet de resituer tous les personnages faisant leur deuil. Et Root est enfin délivrée de sa prison que l’on savait provisoire dès le départ, et ça fonctionne. Elle est toujours en God Mode avec la machine, ce qui la rend totalement badass et génialissime. Je ne peux que rejoindre l’avis de Shaw, oui c’était kinda hot de voir Root aussi parfaite et John torturer le connard responsable de tout, même s’il était triste de le voir perdre ses forces dans sa vengeance. Le retournement de situation quand Root révèle que John n’est pas le seul à vouloir le tuer est prévisible, mais en même temps, j’étais tellement dans l’épisode que je ne l’ai pas vu venir. En revanche, le fait que Fusco le laisse vivre, ça c’était obligatoire s’ils ne voulaient pas être à contre-courant du perso. Le retour d’Elias était une autre bonne surprise pour conclure l’épisode avec une flat line qui fait un bien fou !

11.jpgÉpisode 11 – Lethe – 14/20
“It’s like you said, your file system is corrupted”

Et bein alors P.O.I ? Ton générique me manque ! Cette fois, on y est, retour à la formule classique avec un patient perdant la boule ayant bossé pour la NSA. Forcément. Et tout aussi forcément, il est révélé en milieu d’épisode qu’il connaît Harold. Je parle d’un retour à la formule classique, parce qu’on dit au revoir à la formule du travail en équipe pour récupérer un duo un peu différent (Harold/Shaw) pendant que John s’exile dans une storyline pas des plus passionnantes. HR étant tombé, il faut relancer la série en explorant de nouvelles pistes, notamment celle d’une possible seconde machine et le retour de Vigilance. Le retournement de l’épisode ne prend pas sur moi, pas une seule seconde je n’ai cru à l’innocence de « Denise », qui s’avère être notre nouvelle grande méchante, à l’intro réussie (mais un peu pompée sur celle de Root, qui aurait pu être utile dans cet épisode).

 12.jpgÉpisode 12 – Aletheia – 15/20
“I lost a friend because of your machine.”

Et beh voilà, il suffisait de demander pour que Root apparaisse ! Et son personnage relance comme bien souvent la dynamique du show avec des scènes de torture (qu’elle subit cette fois) absolument terribles, mais aussi parfaites. Le contrôle à la tête de vigilance est incarnée à la perfection, ce qui aide Amy Acker dans une performance toujours plus époustouflante de la folie de Root (mais non, voyons elle n’est pas folle). Cette blessure infligée à l’oreille, où elle perd une partie de l’ouïe, est assez atroce je trouve, mais cela rajoute encore une nouvelle dimension au personnage et, surtout, une faiblesse nécessaire après cette demi-saison à jouer les déesses de temps à autre ! Cet épisode marque également les retrouvailles de l’équipe après une storyline un peu trop longue pour Lionel et John et une autre plus intéressante pour Shaw et Finch. John apparaît pourtant enfin plus humain, ce que j’attendais depuis trois saisons, mais voilà : trois saisons, c’est long et c’est un peu trop tard pour être bien crédible. Cela dit, il faut bien que la mort de Carter serve une intrigue plus large, et c’est donc le cas avec cet éloignement de John par rapport à la machine. L’épisode nous laisse avec tout un tas de nouvelles questions et une Root encore en balade de son côté, dans un univers peuplé de Zoé ou Leon que l’on n’attend plus, eux. J’ai en tout cas bien aimé la construction sur deux épisodes de cette enquête, qui permet des développements un peu plus longs et intéressants qu’en saison 1 (si à ce stade de l’article, vous n’avez pas encore compris que cette saison 3 est carrément plus géniale que la 1, je ne peux plus rien pour vous).

 13Épisode 13 – 4C – 13/20
“Oh you’re right to be afraid!”

Hop, petit épisode dans un avion pour John, c’était sympa et ça permettait de lui donner une intrigue dans la continuité de sa démission. Dans cet épisode, il ne paraissait donc pas si sans emploi que ça, puisqu’il passe une grande partie de son temps au téléphone avec Harold. Miss Shaw de son côté mène l’enquête pour en savoir plus sur la personne que John protège dans les airs, dans un vol de 8h évidemment. Le moins qu’on puisse dire est que Carter n’est pas oubliée par la série, mais qu’elle ne manque pas pour autant à l’intrigue qu’elle ne semble manquer au personnage. L’épisode se regarde et on passe un bon moment devant, mais c’est clairement un stand-alone qui n’aura pas d’impact sur la suite de la série et qui met de côté la trame de la saison (ou d’ailleurs plutôt la seconde trame de la saison).

 14Épisode 14 – Provenance – 13/20
“Oh I see you’ve updated your arsenal, Shaw.”

Un autre épisode stand-alone qui fonctionne plutôt bien, surtout parce qu’il se concentre une fois de plus sur Shaw, et qu’elle a un caractère qui la rend plus intéressante à suivre que John. Bon, un physique aussi, je reconnais, mais vraiment, son sale caractère et sa non-envie d’aider pour aider font ce qui la rendent intéressante. Retour d’un Fusco en forme également dans cet épisode qui introduit encore un personnage classe destiné à ne jamais revenir. En gros, ça donne un divertissement intéressant, mais c’est un épisode dont la série pourrait se passer : il n’apporte aucun élément nouveau et ne fait rien avancer. Et bon, Root n’est toujours pas revenue quoi !

 15.jpgÉpisode 15 – Last Call – 15/20
“This guy is not just a voice, he’s a ghost.”

Cet épisode est la preuve que je devrais arrêter de me plaindre des stand-alones, car il est excellent sans faire avancer grand-chose pour autant. Finch infiltre un centre d’appels d’urgence pour surveiller Sandra en attendant de savoir ce que la Machine a repéré chez elle. Sandra est bien sûr la meilleure télé-opératrice de la station, et elle se retrouve forcée d’agir contre son gré et de supprimer des enregistrements d’appels pour sauver la vie d’un petit garçon qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle a tenté d’aider après son appel. L’idée est plutôt bonne et pour une fois me paraît originale, je n’avais jamais rien vu de similaire avant. L’épisode fonctionne bien car il se centre pour une fois sur Finch et non sur ses sbires.

 

16Épisode 16 – RAM – 13/20
”That’s new.”

Le générique (finalement de retour depuis quelques épisodes, yay) est interrompu et rembobiné dès les premières secondes de l’épisode : nous voilà dans le passé, avant qu’Harold ne déniche Mr Reese. Il était inévitable qu’on arrive à ce flashback un jour ou l’autre, puisqu’il était dit dès le début que Finch avait déjà travaillé avec quelqu’un avant. De là à en faire un épisode pour nous montrer à quel point il était encore plus insupportable que John ? Et qu’il avait croisé la route de John ? Et bien, c’est raté. Malgré quelques bonnes surprises, l’épisode a des airs de saison 1 qui le dessert et qui endort. Et puis, le suspense est inexistant, cela fait trois saisons que l’on suit les ¾ de ces personnages, il n’est donc pas engageant de se taper 40 minutes de flashbacks, même si cela permet d’en savoir un peu plus sur Vigilance (enfin… mais si peu) et de rendre Shaw encore un peu plus badass. Comme si elle en avait besoin ! Et donc, comme tout épisode de POI post-saison 1 qui se respecte, ce sont les cinq dernières minutes de l’épisodes qui sont géniales et m’empêchent de mettre une trop mauvaise note. Root est enfin de retour, il était temps car elle illumine la série !

 

17Épisode 17 – Nothing – 18/20
“I love it when you play doctor.”

Root de retour dès le générique, c’est ce qu’il fallait pour attirer mon attention et l’épisode ne l’a pas perdu une seule seconde. Ce personnage est une vraie réussite et l’idée de la faire parler à la machine fonctionne tellement qu’elle en devient une héroïne absolument incontournable de ma liste d’héroïnes favorites (je viens de l’inventer, mais vous y trouvez Root et Illyria sans hésitation, et Hermione ou Lexa si vous voulez me forcez à parler de personnages non-incarnés par Amy Acker). Et puis, cette idée inévitable de lui mettre un implant pour lui faire entendre la Machine quoiqu’il arrive… Elle devient si puissante que j’ai peur qu’il lui arrive des pépins dans un futur proche. En attendant, c’était un excellent épisode centré principalement sur elle, qui nous a même octroyé deux répliques sur sa relation avec Shaw. Génial. L’absence de Miss Shaw reste néanmoins un défaut qui m’empêche de mettre un ou deux points de plus : comme bien souvent, la série a du mal à gérer l’ensemble de son casting.

 

18Épisode 18 – Allegiance – 14/20
“I don’t know, I don’t speak French.”

Énième retour à une intrigue plus classique proposant l’introduction d’un personnage féminin en danger. Personnage de préférence étranger. Bon, c’est le principe de base de la série, je sais bien, mais comme souvent, cela nuit à la dynamique générale de la série en proposant une pause. Je suis impatient de découvrir la saison 5 qui, pusiqu’elle possède moins d’épisodes, supprimera certainement ce type d’épisode servant à combler le temps. Et en même temps, ce genre d’épisode est ce qui permet de cerner un peu mieux les personnages et de poser des bases à secouer dans les grands épisodes. Puis, allez, pour une fois qu’une série embauche des acteurs qui parlent un français impeccable ! Une fois de plus, c’est l’intrigue autour de Root qui s’avère la plus intéressante avec sa nécessité de trouver un nouveau moyen de traquer cet ennemi capable de tromper (et contrôler) la Machine et une fin ouvrant de nouvelles perspectives.

 

19.jpgÉpisode 19 – Most Likely to… – 16/20
“That is one scary chick.”

Bon, voilà ce que j’appelle un début explosif et violent, avec directement un échec de l’équipe lié à Vigilance. Au moins, on sait rapidement qu’il ne s’agit pas d’un simple de stand-alone et Root apparaît tout aussi vite, avec la couverture d’un agent du FBI. Et en plus, un nouvel acteur de Lost débarque en tant que guest dans la série. Le principe de la couverture dans une soirée de retrouvailles de lycée est juste géniale car cela ajoute un bon paquet d’humour à l’épisode ; or la série ne m’a pas trop habitué à rire (à part à quelques répliques de Root/la Machine). Ce très bon épisode mène enfin à une confrontation avec Vigilance qui développe cette intrigue autour d’un débat d’éthique et qui aborde concrètement la question que la série cherchait à poser dès son début, avant de nous livrer un cliffhanger qui mène probablement au lancement du final avec un arc sur la révélation de Northern Lights.

 

20Épisode 20 – Death Benefit – 15/20
“The truth is the people want to be protected. They just don’t wanna know how.”

Le scandale Northern Lights continue d’éclabousser le monde de POI, mais ce qui fait le brio de cet épisode, c’est le duo formé par Root et Shaw sur cette moto. Là je ne peux que dire oui. Donc le début était cool, le milieu hyper long et pas franchement utile, et la fin totalement ouf. Un épisode de Person of Interest quoi, j’aurais bien aimé me retrouver directement devant le dernier acte et économiser un peu de temps. Cette dernière partie adressait des questions pertinentes sur le fond mythologique du show : est-ce que la Machine leur suggère de tuer ? Est-ce que la Machine serait prêt à sacrifier une personne pour en sauver des milliers ? La Machine, on ne sait pas, Root, Reese et Shaw, clairement et Finch ? Bien sûr que non ! Intéressante division de l’équipe sur la fin, qui laisse Finch confronté à lui-même… Allez, il va se précipiter chez sa Grace bien-aimée je suis sûr ! Pendant ce temps, Shaw se prend une balle (aïe) et leurs ennemis ont maintenant la Machine pour les retrouver… Ce final s’annonce bien !

 

21Épisode 21 – Beta – 17/20
“So we need to hurry. Emphasis on the hurry.”

Cet arc final ne va pas nous laisser respirer je sens. Excellent retour de Grace, encore que je ne m’attendais pas tout à fait à ça comme retour. C’est probablement le plus logique. L’épisode se centrait donc sur Grace, prise en otage pour des informations qu’elle n’avait même pas. Il proposait un prolongement psychologique autour du personnage d’Harold et continuait de faire avancer l’intrigue de la saison. C’était donc un très bon épisode qui m’a tellement pris que je n’ai pas grand-chose d’autre à en dire : il n’était pas exceptionnel, mais il captait bien l’attention. Bon et puis Harold qui rattrape Grace sur le pont à la fin… Obligatoire, mais tellement cool !

22.jpgÉpisode 22 – A House Divided – 17/20
“Long time, no gunfire.”

Cet épisode propose de se concentrer sur le duo Root/Reese, qu’on n’a que trop peu souvent eu l’occasion de voir travailler ensemble, alors c’est top. Les « groupies » de Root remplace Finch et Shaw mène son enquête de son côté pour enfin affronter son ancienne patronne, Control et… la sauver. Il était temps de les voir face à face et c’est une bonne idée… Mais pas autant que ce Black Day où toute l’électricité de la ville s’interrompt d’un coup. Les voilà donc amputé de la Machine, un bon concept. Le tout nous amène à une fin qui continue de faire monter la pression et permet d’enchaîner avec l’épisode final, qui propose le procès du gouvernement américain ayant mené à la construction de la Machine. Rien que ça. Au moins, tout le monde est réuni.

 

23.jpgÉpisode 23 – Deux Ex Machina – 19/20
“Welcome to the trial of the US government.”

Voilà une situation initiale qui promet : un streaming live d’un procès à l’arrache incluant de hautes figures du gouvernement et de parfaits inconnus. Oui, forcément ça ne peut que partir en sucette un truc pareil. Et franchement, cet épisode est plein de rebondissements et retournements de situations, dont certains que je n’ai pas vu venir. J’avais par exemple à peu près la même tête que Finch quand les révélations sur Vigilance ont été faites. La toute fin d’épisode bouleverse définitivement la série avec le lancement de cette seconde Machine en train de calculer une réponse à une question terrifiante, et avant cela un ensemble de plans nous montrant la fin de nos héros, obligés de redevenir des anonymes fondus dans la masse pour échapper à la surveillance de Samaritan et donc à l’arrestation (et même probablement à la mort). Mais ce ne sont pas les seuls dans les viseurs de : Control y est aussi par exemple. Très bonne suite de plan qui propose une fin ouverte à la série. Je ne serais pas étonné d’apprendre que cet épisode aurait pu être une fin de série en cas d’annulation car le renouvellement était incertain (mais j’ai un peu la flemme de vérifier, c’est honteux).

Wow. Une saison pleinement plus puissante que les deux premières donc !
En attendant la saison 5, retrouvez les critiques des saisons une, deux et quatre sur le blog.