The Last Man On Earth (S03)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 3 de la série, écrit au fur et à mesure de la diffusion. Il y a donc des spoilers sur les épisodes critiqués et ceux qui précèdent, jamais sur ceux qui suivent.

Avis : J’ai commencé The Last Man On Earth durant l’été 2015 et j’ai du mal à capter que c’est déjà le début de la saison 3. Et pourtant. Cette série raconte la vie post-apocalyptique de Phil alors qu’il est sûr d’être le dernier homme vivant sur Terre (d’où le titre). Inutile de dire que ça ne pouvait pas être le cas si on voulait une comédie qui soit fonctionnelle.

Très vite donc, Phil s’est trouvé entouré d’une fine équipe et est devenu peu à peu insupportable. Le problème, c’est que c’est devenu insupportable aussi pour les gens qui regardent et qu’il a eu tendance à rendre insupportable les personnages secondaires (Melissa en tête, bordel). Je la commentais à la semaine sur sa fin l’an dernier, mais j’ai donc un gros problème avec la saison 2 qui a eu tendance à partir dans un humour potache très lourd avec Mike et dans des histoires de couple à gogo sans une once de crédibilité. En même temps, c’est aussi la série qui avait le meilleur cliff de mi-saison (l’opération de Phil), c’est la série qui a le don de me faire rire à chaque réplique de Carol, c’est la série qui propose un univers vraiment décalé, une musique qui lui est propre…

Oui, je suis parfaitement mitigé : j’aime la série et l’idée de base, beaucoup moins ses personnages, hormis Carol, et parfois, son humour. Du coup, je n’arrive pas à savoir si je suis pressé de voir la saison 3, parce que je suis en conflit permanent quand je regarde. Parfois ça me fait rire, parfois il dépasse une limite qui fait que ça en devient douloureusement ennuyeux. Rien de plus horrible que de voir une série essayer de provoquer le rire quand elle n’y arrive pas. Dis autrement, ce n’est plus du second ou du troisième degré, on passe bien au-delà du millième degré et c’est parfois juste trop pour moi. Voilà, je ne peux pas mieux résumer mon sentiment vis-à-vis de la série. Je ne sais pas bien si je fais bien, mais en tout cas je la commence et on verra !

Note moyenne de la saison : 15,5/20.

01.pngÉpisode 1 – General Breast Theme with Cobras – 14/20
We weren’t gonna shoot you, we come in peace.

Je n’aime toujours pas Phil. Cet épisode reprend là où la saison 2 avait laissé les choses, avec l’arrivée d’inconnus armés en bateau. Les choses avancent très vite comme toujours et l’épisode rattrape assez vite un début ennuyeux en faisant monter la pression vis-à-vis de Pat.

L’air de rien, en 20 minutes, Melissa tue un type et Todd écrase Pat. On ne peut pas dire que rien ne se passe ni que l’humour n’est pas là (l’enterrement est génial et tout à fait dans le ton de la série), seulement Phil est tout bonnement insupportable pendant une bonne partie de l’épisode.

Comme à chaque fois, je me retrouve à ne pas savoir s’il faut rire de certaines situations ou en pleurer tellement ça paraît forcé. Ce n’est pas le jeu des acteurs le problème, non, c’est l’écriture. Cette dernière est aussi à remettre en cause quand on voit la rapidité avec laquelle tout le monde se remet du meurtre commis par Melissa…

C’est donc un plaisir de retrouver certains d’entre eux et la villa, mais ça a toujours tendance à partir un cran au-dessus de mon humour au moment où j’arrivais à accrocher et à me poser des problèmes de crédibilité dans l’écriture.

Le suspens de la fin d’épisode avec Pat qui vire dingue est bien fichu et relance un peu la dynamique de la série, possiblement vers quelque chose de sympa.

02.pngÉpisode 2 – The Wild Guess Express – 14/20
Oh my god. No way. I think we might be in Cher’s house.

L’épisode reprend à nouveau exactement là où le précédent nous avait laissé. Il poursuit avec le même type d’humour et une nouvelle villa, celle de Cher rien que ça.

Todd est donc bouleversé de devenir un meurtrier et Phil/Randy lui ment donc en improvisant la survie de Pat, ce qui mène au classique quiproquo plus tard avec le groupe. La situation est banale, surtout pour cette série où Phil foire toujours tout en permanence.

L’épisode est sauvé comme bien souvent par la prestation offerte par Carole, surtout lors du faux combat contre le mannequin, qui est long, mais drôle quand même.

Les larmes de Todd à la fin sont presque violentes niveau émotion. Ironiquement, j’ai surtout aimé la fin de cet épisode, dont le flashback confirme que nous avons une intrigue à la semaine.

En revanche, pas de vrais éclats de rire comme aux débuts de la série, il est dur de faire monter la note quand tout ce que je fais est sourire face à une comédie. Cependant, je garde espoir.

03.pngÉpisode 3 – You’re all going to diet – 15/20
And somehow against all odds, we became a family.

Bon, plutôt que de déménager N’IMPORTE Où ailleurs dans le monde, le groupe décide de rester un temps.

Heureusement, le nouveau finit par pointer du doigt le côté cauchemardesque qu’a pris la villa. Clairement, il y a de bonnes blagues dans cet épisode et la psychose générale aide beaucoup l’humour à prendre, d’autant qu’ils cohabitent tous avec Melissa qui est une cinglée de la gâchette.

Autant c’est drôle, autant ça reste tout de même gentil mais pas hilarant. Tout le monde passe son temps à hurler et stresser, ce qui fait que la série est rapidement difficile à supporter. Plus d’une fois, j’en suis ressorti avec la migraine.

Pas cette semaine, c’est vrai, car les adieux faits à la villa sont géniaux, avec des moments qui réussissent à toucher la corde sensible. Il est donc temps dans ce troisième épisode d’aller vraiment de l’avant, ce que j’attendais plutôt du second après leur fuite de la villa.

Ce retour n’aura pas servi à grand-chose si ce n’est à proposer de vrais adieux. Je retiens donc surtout la fin de l’épisode et une ambiance de psychose qui a su prendre contre toute attente.

04.pngÉpisode 4 – Five Hoda Kotbs – 17/20
Number one place to commit suicide because it’s so beautiful.

La fine équipe devenue famille continue sa route vers San Francisco… pas de bol, la ville est complétement cramée par un idiot de Tandy qui s’était fait plaisir avec des feux d’artifice. Fabuleux.

Il y avait de bonnes trouvailles dans cet épisode : la voiture automatique de Gail, les différents groupes de covoiturage (Erica et Carole !), la panne du bus et même le sort de San Francisco.

Lewis révèle son homosexualité, Tandy en fait évidemment toute une affaire.

Les déambulations de chacun les mène à se promener dans le désert tous ensemble, ce qui n’est pas une partie de plaisir. Gail annonce son départ après avoir passé un épisode à s’engueuler avec Todd et, juste quand je commençais à me dire qu’ils allaient effectivement oser les séparer tous, l’électricité d’un magnifique bâtiment les fait s’entendre à nouveau.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié un épisode de The Last Man On Earth : chacun avait son rôle à jouer, son caractère le menant dans des situations plutôt drôles, et le groupe en tant que tel évoluait. La recherche d’une place où s’installer a bien sûr mené à de nouvelles disputes, mais dans l’ensemble, c’était moins hurlant que d’habitude et la série avançait à un bon rythme.

Peut-être que la série souffrait plus que je ne le pensais de son immobilisme à la villa, mais là, ce nouveau départ apporte un second souffle plutôt génial.

05.pngÉpisode 5 – The Power of Power – 13/20
We’re home.

J’étais vraiment impatient de retrouver le groupe après une semaine de pause car l’épisode 4 m’avait clairement plus plu que la majorité de la série… et malheureusement, pas mal de défauts ressurgissent bien vite dans le paradis que les personnages se sont trouvés.

La coupure de courant m’a fait rire, mais malheureusement, c’est à partir de là qu’on est retombé dans des délires un peu trop WTF pour moi.

Tandy continue d’être 100% insupportable avec sa parano envers Lewis, ce qui était forcément un problème pour moi, car je ne me fais toujours pas au caractère de ce personnage.

Carol n’est pas beaucoup mieux dans cet épisode, car elle révèle que c’est elle qui essaye de ruiner l’image parfaite du bâtiment. J’aime bien son explication sur la maison de ses rêves, mais c’est bof quand même d’imaginer qu’elle puisse faire ça alors qu’elle est enceinte.

Côté positif : j’ai aimé le développement des personnages du triangle amoureux de la série, car il était temps que Gail se prennent en main… et que l’on s’inquiète un peu plus de la folie de Melissa, dans ce cliffhanger parfait.

06.pngÉpisode 6 – The Open Ended Nature of Unwitnessed Death – 15/20
Closure, closure, closure, closure…

Cet épisode se concentre sur une double intrigue qui a priori promet d’être vraiment chiante : Tandy se focalise sur la création d’une amitié longue durée avec Lewis alors que Carol cherche une grand-mère pour son bébé (et c’est évidemment sur Gail que ça tombe).

Étonnamment pourtant, cet épisode tire son épingle du jeu. En séparant un peu les groupes, de nouvelles dynamiques se lient et ça fait un grand bien à la série.

Si l’intrigue sur l’adoption de Carol est un peu lourde, elle est plutôt bien trouvée considérant les personnages, alors que Tandy/Lewis se voient offrir l’une des relations les plus drôles et sympas de la série et cet épisode aura réussi à être drôle autant que touchant, avec l’ouverture effectivement laissée sur la mort véritable de Mark et Mike.

J’ai adoré la profondeur que la série prenait dans cet épisode, y compris dans la relation Carol/Gail qui est incroyablement touchante, ça manquait clairement dans la seconde partie de la saison 2, donc ça fait plaisir et ça n’empêche pas pour autant le WTF de continuer à s’imposer… Notamment avec Melissa.

07.pngÉpisode 7 – Mama’s Hideaway – 17/20
Are you ready for family photo time?

J’étais dans le train, donc a priori pas enclin à rire, pourtant cet épisode a une fois de plus très bien fait son job et j’en arrive à devoir changer d’avis sur la série : certes son humour est souvent trop poussif et clairement trop hurlant pour être pleinement appréciable, mais les intrigues proposées sont vraiment au top cette année.

Melissa continue de péter son câble avec cette fois un bébé alors qu’Erica fait face à ses hormones de manière extrême.

Le plus drôle vient toutefois de la relation entre Carol et Gail, qui fonctionne pleinement maintenant qu’elles sont officiellement de la même famille. Le coup de la photo de famille ou de l’engueulade mère/fille, c’est juste parfait.

C’était donc un bon épisode qui gagne ses points grâce à son double cliffhanger très réussi : d’une part, Melissa s’est donc barrée sans prévenir, de l’autre, Gail est coincée dans l’ascenseur du bâtiment d’à-côté, où elle s’est rendue faute de trouver meilleur refuge pour éviter sa fille nouvellement adoptée.

Je suis pressé de voir ce que ça va donner pour la suite !

08.pngÉpisode 8 – Whitney Houston, We Have a Problem – 14/20
He literally hits the wall

Cette saison ne me fait pas regretter d’avoir continué la série.

Certes, ses lourdeurs perpétuelles sont toujours là, notamment avec Tandy en T-Rex, mais l’humour continue de faire son chemin de temps à autre, ce qui est une excellente chose pour une série qui se veut comique.

Ce même déguisement de dinosaure a ainsi réussi à me faire rire par moment. Évidemment, il vaut mieux ne pas avoir la migraine lorsqu’on commence un épisode comme celui-ci, car une fois de plus, la moitié du temps est passée à hurler à la recherche de Melissa (surtout) et de Gail (très peu).

Il était très savoureux de voir les personnages se lancer à la poursuite de Melissa et réussir à retrouver Gail… La fin me fait de la peine pour un peu tous les personnages, entre Melissa qui a totalement vrillé dans sa tête et l’autre encore coincée dans son ascenseur.

Il est triste aussi de voir Erica autant négligée par les scénaristes, mais j’ai bon espoir pour la suite de la série. Il y avait de bons parallèles dans cet épisode et il était cool de revenir à une double intrigue vraiment passionnante, ça change !

Capture d'écran 2016-12-12 23.45.34.pngÉpisode 9 – If you’re happy and you know it – 14/20
What? No, I was just singing Melissa

Alors non. Tout simplement non. Exactement comme l’an dernier, The Last Man On Earth propose un putain de cliffhanger laissant la vie d’un de ses personnages principaux en suspens, sous-entendant clairement sa mort.

Et autant j’en avais dans le fond rien à taper de Phil – mais entendons-nous bien, je le considère comme le pire cliffhanger de décembre 2015 -, autant là, je refuse que Gail soit sacrifiée comme ça. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que ça colle à la fois au personnage et à la série de faire ça, mais moi, Gail est devenue mon personnage préféré, surtout cette saison, alors c’est vraiment juste nul que cette bonne intrigue se termine comme ça.

Pour le reste, rien qui n’attire vraiment mon attention comme ça, d’où la note moyenne de l’épisode. C’est n’importe quoi du côté de Carol et Tandy, comme toujours en même temps. J’accroche bien à l’idée de l’avion à piloter, même si le but final derrière ça n’a pas franchement d’intérêt narratif passionnant.

Et Melissa… Bon, ben Melissa est complétement cinglée et j’ai du mal à comprendre comment son personnage a évolué comme ça, mais en même temps, ce n’est pas non plus le genre de série que j’ai envie de revoir quoi. Il y a donc du bon comme du moins bon dans cet épisode, des blagues/parallèles qui fonctionnent (la pêche) et d’autres qui sont nazes (le poisson nommé Gail…) ; et puis il y a la crise Melissa qui avance sans être non plus en plein marathon.

En tout cas, ça fonctionne, j’ai vraiment envie de connaître la suite, mais j’ai bien peur que Gail soit définitivement éclipsée, et si c’est le cas, c’est naze, parce que j’ai cru qu’ils finiraient par la retrouver quand même.

La suite à la reprise, en espérant que Gail soit comme le poisson nommé Gail et survive à cette fin pourrie.

Capture d'écran 2017-03-08 21.25.56.pngÉpisode 10 – Got Milk? – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Il est possible que j’arrête dès à présent la règle du un épisode par jour même si mon concours n’est pas terminé, OUPS. Non, mais, je mange tout seul ce soir alors c’est bien de s’occuper, et puis c’est que 20 minutes, et puis je veux savoir si Gail est en vie surtout !

Donc oui, je prends le risque de reprendre The Last Man on Earth et d’empirer l’état de ma tête pleine de conjugaisons latines. Bref, ma vie vous passionne, mais je lance cet épisode qui a un titre qui me fait un peu peur, parce que pour moi, c’est juste l’une des meilleures répliques de LOST. Je fais des fixettes, que voulez-vous ?

Ah, oui, que je parle de l’épisode, peut-être.

Bien évidemment, nous ne sommes pas fixés sur le sort de Gail cette semaine, et ça ne me surprend même pas. Je m’y attendais un peu qu’ils gardent le suspens, mais je ne m’attendais pas à un épisode aussi intéressant pour autant.

Oui, on a ENFIN des infos sur le virus qui a décimé la population et cet épisode suit la vie de Pamela, une riche aristo bien trop confiante dans le pouvoir de l’argent et du gouvernement. On la voit se planter à un gala de charité, découvrir le virus, vivre dans l’insouciance et comprendre peu à peu la terreur dans laquelle le virus plonge le monde… ou au moins les États-Unis, car on ne sait pas trop ce qu’il en est du reste de la planète dans cet épisode, mais bon.

C’est tout simplement excellent comme épisode, car il apporte de nombreuses réponses sans prendre le temps de s’attarder dessus comme s’il s’agissait d’un événement, parce que le personnage est à mille lieues de s’en préoccuper au départ.

Ensuite, elle apprend à son chien à parler, mais bizarrement, ça ne fonctionne pas. On la voit évoluer dans son bunker pendant trois ans (qui a dit LOST ?) et l’on apprend que c’est donc elle qui dirigeait le drone de son ancienne amie Catherine, morte au tout début de l’épidémie. Intéressant, donc, puisque l’épisode s’ouvre sur son départ du bunker.

Elle a d’ailleurs enfin compris qu’elle était immunisée, et j’ai aimé la manière dont c’était amené qu’elle reste enfermée tout ce temps sans voir personne, de sa peur d’utiliser le drone à la peur d’être contaminée.

Le comique fonctionnait plutôt bien et il n’y avait personne pour hurler, alors je dirais que c’est une excellente reprise, même si nous n’avons malheureusement pas eu le droit de revoir notre fine équipe de bras cassés.

Un bémol tout de même : je trouve que le caractère de Pamela est un peu similaire à celui de Gail dans le type de comique qu’elle apporte, avec une franchise à toute épreuve. Et du coup, ça ne sent pas bon pour Gail.

Quant à Pamela, elle n’est pas prête de retrouver le groupe puisqu’elle se rend à la villa, merci Melissa d’avoir flinguée son drone. Pas sûr que le « You’re all going to diet » lui donne envie de rester…

11.pngÉpisode 11 – The Spirit of St.Lewis – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Vais-je enfin en savoir plus sur Gail ? Ce n’est pas certain.

En tout cas, Melissa continue de traverser une crise psychotique énorme, et c’est juste excellent comment elle déglingue tout le monde en quelques phrases. L’épisode retrouve donc un excellent humour sans abuser des hurlements pour une fois (bon, ils chantent quand même, mais sinon, ça va).

Todd passe l’épisode à s’inquiéter pour Melissa, de même que le reste du groupe qui, pour une fois, fait des recherches médicales sur son cas. Todd soulève d’excellents points sur les femmes enceintes, et ça apporte pas mal d’humour.

C’est moins intéressant (et surtout moins marrant) du côté de Lewis, qui pourtant est au cœur de cet épisode également. Il continue de s’entraîner à voler dans son simulateur, jusqu’à ce que Tandy lui apporte un avion sur un plateau d’argent, de même que des discours trop longs. Et alors que je m’attendais à une panne d’essence ou autres blagues de ce genre, les scénaristes décident de le tuer comme si de rien n’était en le faisant se crasher comme une merde.

Sont-ils seulement sérieux ?
Je commençais à m’attacher à lui, sérieux ! Et Gail ! Et bordel, mais c’est quoi cette série ?

Elle arrive beaucoup trop rapidement à passer du rire au drame, tout en continuant à se la jouer comique, avec la journal de Carol, l’enterrement (le discours d’Erica outch) ou la révélation divine de Tandy.

La fin est hyper frustrante : l’immeuble dans lequel est Gail (ou son corps seulement ?) est illuminé par Tandy et l’on s’arrête là. Pamela verra sûrement la lumière et viendra leur rendre visite pour compléter à nouveau les rangs du groupe.

Et moi, je continue d’être surpris par la série, qui décidément réserve énormément de surprises dans cette troisième saison. Clairement, je n’étais pas prêt non plus !

The Last Man on Earth Season 3 Episode 12_0000234516.jpgÉpisode 12 – Hair of the Dog – 15/20
Wine, she needs wine!

Je ne suis pas du tout frustré de découvrir dans le résumé de l’épisode précédent que je n’ai pas eu la dernière scène de l’épisode de la semaine dernière ! Gail est en vie ! Et elle marque un excellent retour cette semaine, avec tout le monde qui la croit encore bourrée alors qu’elle est simplement hyper faible.

J’ai eu un peur qu’il ne la tue après ces retrouvailles, mais non, elle se remet plutôt bien et vite de ce traumatisme, avec comme seule vraie conséquence qu’elle refuse de monter dans un ascenseur ou qu’elle ne peut plus marcher sans utiliser la mini mobylette de Tandy. Sympathique et efficace, l’épisode se permet quelques bonnes blagues sur cette convalescence pas comme les autres.

Carol stresse de voir sa « maman » s’enfuir de nouveau, ce qui la lance dans des longs monologues impeccablement maîtrisés par l’actrice, comme toujours. C’est ce qui fait partie des choses qui m’avaient énervé en saison 2, mais finalement, c’est efficace quand l’intrigue s’y prête bien.

Carol finit par se réconcilier avec Gail, qui passe aussi un peu de temps avec Erica, et à faire une « photo de famille » comme il se doit. Hilarant et avec une piste ouverte pour la semaine prochaine (Pam ?).

En parallèle, Todd décide d’emmener Melissa chez elle pour tenter de comprendre ce qui peut bien lui arriver. On découvre ainsi que la jeune femme ne perd pas la boule sans raison : elle a de toute évidence besoin d’un médicament pour retrouver sa santé mentale. Le problème, c’est qu’on ne sait pas lequel et qu’il ne lui reste qu’une pilule. C’est déjà ça, on va dire.

L’intrigue avait quelques longueurs à ses débuts (le voyage en voiture, Melissa qui se barre à nouveau et surtout le monologue de Tandy) mais puisque cette intrigue avance enfin, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Légèrement moins drôle que d’habitude, cet épisode reste une belle réussite pour une saison qui décidément a la bougeotte. Tant mieux : ça lui réussit !

13.pngÉpisode 13 – Find This Thing We Need To – 14/20
Looks like we have company and this company is a Yoda.

Carol organise une conférence pour présenter sa trouvaille de la semaine dernière sur sa photo de famille : un alien se balade autour d’eux. Cela lance un débat politique intéressant sur les étrangers et leur intrusion dans le groupe. Il est finalement décidé d’essayer d’en savoir plus sur Yoda. C’est un surnom sympa.

Erica, Tandy et Carol se lancent à sa recherche et trouvent la cabane d’un petit garçon qui les espionne de toute évidence depuis un moment, vu les dessins qu’il fait. Il aurait pu les aider à trouver Gail et faire tout un tas de trucs cools. Mais non, les scénaristes ont préféré cette version des choses qui permet à Tandy de hurler dans la forêt. Oh joie. C’est juste insupportable cette certitude qu’ils ont de faire rire avec des personnages qui hurlent. Non, ce n’est pas drôle. Et c’est super long dans cet épisode. Dommage, il y avait de bonnes trouvailles, mais ça fait perdre pas mal de points à l’épisode.

Melissa, de son côté, continue de partir en cacahuète avec une obsession sur le pénis du père Noël lorsque Todd essaye de l’aider. Le pauvre se retrouve infirmier de service et gère également la convalescence de Gail, qui propose de lui apporter son soutien pour trouver le médicament de Melissa. Alors elle a beau y mettre toute sa bonne volonté, elle parvient surtout à perdre la dernière pilule de la plaquette de Melissa. C’est con. Et elle passe ensuite son épisode sous Xanax.

Todd et Gail finissent par se réconcilier quand ce premier comprend l’enfer qu’elle a traversé en découvrant l’état de l’ascenseur. C’était sympa de voir leur relation se développer vers une vraie amitié vu leur passif. Du coup, ils reprennent leurs recherches et sans surprise trouvent le médicament grâce à l’indice du « pénis du père Noël ». Je l’avais senti venir dès le début, mais je suis content qu’on voit enfin la fin de cette intrigue. J’espère que Melissa redeviendra le personnage badass qu’elle était – mais les recherches constantes de Clozapine à venir vont être sympathiques.

Enfin, l’épisode se termine sur un excellent cliffhanger : Yoda est dans la voiture avec Tandy, Erica et Carol, qui mettent longtemps à s’en apercevoir. Son identité ? Un mystère, jusqu’à la semaine prochaine.

Bref, c’était un épisode sympa, mais entre une intrigue cassant les oreilles et une prévisible, il est difficile de totalement accrocher.

Capture d'écran 2017-04-03 14.54.12.pngÉpisode 14 – Point Person Knows Best – 14/20
Can’t believe this kid’s alive.

Une fois de plus, la série prend une bonne idée et la transforme en truc bizarre qui marche un peu moins que prévu mais en même temps pas si mal. La bonne idée, c’est l’introduction d’un enfant. Le truc bizarre, c’est qu’il refuse de parler, alors qu’il les comprend très bien quand on lui parle.

Du coup, ce mutisme permet d’apporter un peu d’humour bienvenue dans la série, mais aussi des situations un peu trop poussives. Comme toujours.

Du côté des bonnes choses, je mets le masque de Yoda ou la recherche d’un nom pour ce petit. Il finit par être nommé Jasper. J’aime bien ce prénom, mais j’espère quand même qu’il ne me gavera pas autant que celui de The 100. Ce n’est pas gagné puisque les enfants ont tendance à me taper sur le système.

Seulement, dans cette série, c’est Tandy qui me tape sur le système en général. Cet épisode ne déroge pas à la règle : il en fait trop et est juste insupportable à vouloir s’occuper de Jasper. Ses idées sont rarement aussi drôles qu’elles devraient l’être, le coup des piscines, c’est juste trop pour moi, et comme en plus, je mangeais devant cet épisode, j’ai surtout eu envie d’aller vomir un coup. Merci bien. (c’est une façon de parler, je vous rassure).

Jasper prend quand même le temps de tuer Gary, et ce n’est peut-être pas si mal.

Avec le temps, Tandy finit par trouver un moyen de faire coopérer Jasper : il lui promet des cigarettes. La scène est marrante, mais il ne faut pas longtemps pour qu’il soit grillé (comme une cigarette, oui, j’ai de l’humour, moi, messieurs-dames) par Erica et les autres.

Cet épisode remet d’ailleurs bien en avant Erica, et c’est comme ça qu’il gagne des points car j’en ai marre de la voir sous-exploiter en permanence. Cette semaine, elle tire son épingle du jeu en étant désigné par Jasper comme tutrice (la point person du titre). J’espère que cela nous donnera l’occasion de la voir, car ça va faire une maman marrante.

J’ai beaucoup apprécié aussi, d’ailleurs, la manière dont Tandy justifie cette semaine ses actions : il a peur de ne pas être aimé de son futur gamin. Là, je dis OK.

Bon, il y a tout de même un gros défaut dans l’intrigue Jasper : c’est qu’ajouter un enfant va complexifier la série. Et oui, ça veut dire qu’il va vieillir et sûrement plus vite que le temps dans la série. Donc soit on nous pond des accélérations temporelles et des ellipses (pourquoi pas), soit il va falloir faire quelque chose pour le tuer (et je ne vois pas la série aller si loin, c’est une comédie quand même). On verra.

Sinon, le reste du casting est mis de côté : Melissa est mise de côté avec des effets secondaires de son médicament, l’amitié Gail/Todd continue et rend parano Carol. C’est une bonne occasion pour que Gail se rebelle un peu contre sa fille. J’approuve.

Bref, de bonnes choses parmi les défauts habituels de la série. Dommage, je sais qu’ils peuvent faire mieux désormais. Et j’attends toujours Pam !

Capture d'écran 2017-04-24 14.52.59.pngÉpisode 15 – Name 20 Picnics… Now – 15/20
Whenever I have the urge to not talk, I talk about it.

Cet épisode ne faisait de nouveau pas dans la subtilité pour rapprocher Jasper et Melissa. C’est la suite logique : Jasper ne parle toujours pas (et il est bien expliqué qu’il avait environ 4 ans au moment du virus, donc c’est assez impressionnant qu’il ait réussi à survivre si longtemps seul) et le traitement de Melissa n’est toujours pas hyper efficace. Ce rapprochement est long à se faire, mais quand il arrive finalement, c’est une scène très cool.

Entre temps, il aura fallu supporter une nouvelle engueulade entre Todd (qui voulait que Jasper parle avec Melissa) et Tandy (qui ne voulait pas). C’était on ne peut plus casse-pied, avec l’un comme l’autre trouvant tous les moyens d’être insupportables. C’est vraiment dommage ! En tout cas, ça finit bien pour tout le monde, alors je ne vais retenir que le coup du pistolet à eau utilisé sur une Melissa impassible. C’est tout con, mais ça me fait toujours rire ce genre d’humour. Il en faut peu, je sais.

Autrement, cet épisode revient également sur les grossesses de Carol et Erika. Une fois de plus, ce n’est pas écrit avec subtilité puisque Carol s’avère jalouse du ventre de son amie. En fait, il est révélé qu’elle s’inquiète surtout de savoir si elle est ou non enceinte. J’aime bien ce type de développement qui raccroche ces personnages à la réalité et à des inquiétudes métaphysiques bien plus profondes que le reste de la série, toujours trop perchée.

Trop perchée, sans subtilité, ce sont vraiment les mots décrivant le mieux encore cet épisode avec le condensé de toutes les fêtes effectué pour proposer à Jasper de découvrir la joie d’être en vie. Pourquoi pas. La fin nous propose une étoile filante qui s’avère ne pas en être une (forcément), mais qui est en fait un satellite venant s’écraser sur Terre. Reste à savoir si ça aura son importance (ça provoque une explosion et un incendie quand même) ou si c’était juste pour la blague par rapport aux étoiles filantes.

J’aurais tendance à privilégier ce premier point… et je continue d’attendre Pam.

16Épisode 16 – The Big Day – 16/20
Release the crickets

« What the hell ? » est la première pensée qui me traverse l’esprit devant cet épisode qui reprend six mois plus tard, rien que ça. Oh bordel. Je hais la période des upfronts quand ils nous font ça…

Six mois plus tard, donc : Jasper parle (et Tandy qui en fait tout un plat), Erica sort avec Gail, Todd se marie avec Melissa (enfin saine d’esprit !), Erica et Carol sont enceinte jusqu’au cou, Tandy se débarrasse enfin de ses sourcils. Je suis très mitigé : il est excellent de voir certaines intrigues qui commençaient à traîner en longueur enfin résolues, mais c’est frustrant de ne pas savoir exactement comment Melissa a retrouvé ses esprits ou Jasper a commencé à parler.

Dans le même genre, le couple Erica/Gail, je me demande vraiment comment il s’est formé, après tant de temps. Je veux dire, au départ, je l’imaginais un peu comme une possibilité, mais depuis tant d’épisodes, ça paraissait de plus en plus improbable. Du coup, ce baiser semble jeter là juste pour garder le suspens du couple qui s’apprête à se marier.

Au départ, j’ai pensé à un rêve de Tandy ou quelque chose du genre, mais vu le cliffhanger qui voit Erica sur le point d’accoucher, je pense qu’on peut parier de manière sûre sur ce saut dans le temps.

L’ensemble de l’épisode tourne donc autour du mariage de Melissa et Todd, avec Todd redevenu vierge pour l’occasion, et autour de Tandy qui souhaite faire venir au monde le bébé de Carol quand le reste du monde sait parfaitement qu’il faut que ce soit Gail qui le fasse.

C’était drôle, assurément, mais ce saut dans le temps au trois quarts de la saison est inattendu. En plus il tombe bizarrement dans la diffusion de la saison (généralement, ils font en sorte que ça arrive après une pause), mais comme c’est le début des upfronts, il faut des scènes marquantes et des avancées de dingue dans l’intrigue. C’est bien le cas cette semaine. Maintenant, il reste à m’inquiéter une semaine pour Erica !

17.pngÉpisode 17 – When the Going Gets Tough – 17/20
Oh look at that… Todd’s water broke!

Erica s’apprête à accoucher, en avance, et Tandy veut absolument se rendre utile au point d’en être absolument insupportable, forcément. Cela fonctionne extrêmement bien au niveau des blagues, et surtout quand il se ramène avec un masque de Phil. C’est abusé, mais ça ramène malgré tout quelques souvenirs. Les blagues sont toutes superbes, ce qui est suffisamment rare dans cette série pour que je prenne le temps de le noter. J’ai ri, et plus d’une fois.

Tandy finit par devoir s’occuper de Jasper et fait bien sûr n’importe quoi avec, comme les autres. Ils continuent tous de lui dire de la merde sur la vie. Ils finissent par repérer un énorme problème : un brasier gigantesque… qui s’avère être une usine nucléaire. Cela sent bon la fin de saison, mais aussi peut-être la fin de série. Ce n’est pas très rassurant, je veux tout, sauf une fin pessimiste. Pourtant, si je me rends à l’évidence, la meilleure fin possible pour cette série est une fin négative. Le fait que les centrales soient ce qui mette fin à la série pourrait être une bonne idée (même si le virus a mis un certain temps à tuer les hommes, donc ils auraient pu prévoir le coup, merde).

Carol de son côté stresse et part en vrille quand elle entend Erica souffrir. Elle se met à écouter le CD le plus angoissant du monde, un enregistrement de rires absolument pas naturels. Il s’avère qu’elle a finalement raison de stresser pour Erica car le bébé se présente en siège, ce qui est tout, sauf une bonne nouvelle.

Avec l’aide de Todd, comme prévu, mais aussi de Melissa et Carol, Gail parvient pourtant à retourner le bébé puis à faire naître la petite fille d’Erica. Oh mon dieu, Erica accouche d’une petite fille qu’elle prénomme Dawn, c’est trop mignon. Oui, j’assume cette phrase totalement niaise, la scène m’a fait me sentir tout niais. J’adore Erica, alors je suis ravi (et j’ai eu un peu peur pour sa survie vu le taux de mortalité dans la série).

18.pngÉpisode 18 – Nature’s Horchata – 19/20
What’s more important than a baby being born?

Oh crap. Erica a bien accouché et tout s’est merveilleusement passé vu la circonstance… mais malheureusement, Tandy débarque avec sa mauvaise nouvelle. Il montre à tout le monde le brasier, sauf à Carol qui dort encore. Cette intrigue inattendue pour la série débarque à temps pour citer également les prévisions de Lewis. C’est une bonne chose qu’il soit fait mention de l’inquiétude préalable d’un personnage, parce que ça manque de crédibilité que personne n’y ait pensé lorsque le virus tuait peu à peu le reste du monde.

Du coup, cela peut justifier que ça mette tant de temps à arriver cependant, car je doute que nos centrales mettent plusieurs années à brûler comme c’est pourtant le cas ici. Et si Gail a eu le temps de se renseigner sur les accouchements (une sous-intrigue que j’ai adoré dans l’épisode précédent), elle n’a pas pu le faire sur les centrales nucléaires.

Tout le monde se met donc à stresser et ramasse ses affaires en toute hâte avant de quitter l’hôtel, à qui la série consacre de trop courts adieux, en comparaison avec la villa. Comme en début de saison, le voyage permet de relancer la dynamique de groupe d’un peu tout le monde, et surtout du couple Todd/Melissa.

C’est donc une excellente chose que le groupe voyage de nouveau. Cela suit de peu l’accouchement d’Erica, qui galère donc à allaiter Dawn. La pauvre. C’est une intrigue plus nécessaire pour la cohérence globale qu’intéressante, mais c’est bien mené, avec un Tandy lourd et une Erica qui dose son jeu comme il faut. En revanche, j’aurais aimé qu’on en sache plus sur la relation entre Gail et Erica !

En plus de tout ça, Melissa est en pleine forme mentale, mais l’actrice a la voix cassée, et je suis juste trop fan du ton que ça lui donne (j’ai lu une interview où il était révélé que sa voix avait été reconstituée partiellement par ordinateur… chaud !).

Le groupe comprend qu’il faut se rendre au plus vite à Mexico car les USA sont parsemés de centrales… mais découvre que là-bas aussi, c’est contaminé. Forcés de faire demi-tour, ils retournent à Los Angeles. Mon dieu, que c’est excellent comme épisode et comme storyline. C’est une excellente idée de prendre en compte les centrales nucléaires et ces recherches en bibliothèque. Il y a vraiment de bonnes pistes à exploiter sur le côté survie et ça permet de sortir un peu du côté sans but que le groupe avait en saison 2. En fait, c’était tout le problème de la série : trouver un but pour ces personnages.

Bon… ils arrivent quand même à détruire la maison de Carol au cours du voyage, ce qui permet à Pat de retrouver le groupe. Celui-ci menace de tuer Tandy… mais se fait tuer aussitôt par Pamela, débarquée de nulle part. Oh putain, ces américains !!!

Fin.png

EN BREF – Si j’avais eu un mal fou avec la saison 2, son humour potache et ses couples à gogo, la saison 3 a su me réconcilier avec le ton totalement décalé de la série. Cette saison 3 est, je crois, la meilleure de la série. Elle réussit à donner le sentiment que les choses avancent enfin, en donnant un but à chacun des personnages. Le fait qu’elle fasse enfin quitter la villa au casting est une excellente chose qui permet de relancer les intrigues et toute la dynamique de groupe.

Les derniers épisodes de la saison ne font pas dans la subtilité, avec un bond dans le temps, un mariage, un accouchement et une mort, mais je ne suis vraiment pas certain que cela soit suffisant pour permettre le renouvellement de la série. J’en veux un peu aux scénaristes de proposer une fin aussi géniale, car le cliffhanger est parfait, mais n’aura peut-être jamais de suite. J’espère que Fox décidera de continuer la série malgré tout. C’est con, en fin de saison 2, ça ne m’aurait pas dérangé plus que ça qu’elle soit annulée, mais, si elle devait l’être désormais, ça me ferait vraiment chier.

On peut donc dire de cette saison 3 qu’elle est un pari réussi, puisqu’elle m’a réconcilié avec la série. Certes, elle a toujours ses défauts, son exubérance et sa capacité incroyable à filer des maux de tête tellement ils hurlent dans tous les sens… mais je me suis attaché à la majorité des personnages et à l’histoire. J’en veux plus.

Je croise les doigts.

 

 

 

How To Get Away With Murder (S03)

 Spoilers

Cet article a été rédigé tout au long de la diffusion de la saison 3, épisode après épisode. Vous y retrouverez mon avis détaillé sur chacun des épisodes et une conclusion portant sur l’ensemble de la saison. Bonne lecture !

Saison 3 | Saison 4 Saison 5 | Saison 6

00

Avis : « Cette série n’a aucun avenir post-saison 1 ». C’est à peu près ce que je me suis dit devant le pilot d’How to get away with murder et devant pas mal d’épisodes de la première année. Et puis, la saison 2 est arrivée avec son lot de défauts mais aussi de qualités que je n’avais pas vu venir, en terme de casting (Amy Okuda, Famke Janssen) et de sous-intrigues.

Nous voilà désormais en saison 3 et si je suis parfaitement honnête, j’ai oublié pas mal de choses pendant la pause. C’est l’effet HTGAWM, je suis parfaitement à fond devant chaque épisode, mais dès que c’est fini, je tourne un peu la page.

Bon, s’il faut me rafraîchir la mémoire toutefois, je me souviens bien que Connor essaye de fuir la ville (mais qu’Oliver l’en empêche de manière vicieuse) et que Wes voit son père se fait buter trois secondes après l’avoir retrouvé à New-York. Je me souviens d’un épisode décevant dans la famille d’Annalise (avec son père abusif et tout là) pour lui faire accepter la perte de son bébé survenu des années plus tôt. Michaela a de quoi être dévastée, car elle a couché avec Asher et Caleb est un meurtrier suicidaire. Frank s’est barré aussi après avoir révélé à Laurel qu’il avait tué Lila (et le bébé d’Annalise au passage, niveau culpabilité et explication du pourquoi du comment).

Bref, un bon gros n’importe quoi et pas mal de yeux levés au ciel, mais, malgré tout, une série qui nous colle à notre siège. Shonda Rhimes, donc.

Allez, c’est parti pour la critique avec spoilers !

Note moyenne de la saison : 16/20 01.pngÉpisode 1 – We’re Good People Now – 16/20
You finally get to be me

Cinq minutes suffisent à résoudre le flash-back traumatisant de l’an dernier et à transformer Fanck en un homme nouveau (omg). Il n’en faut pas plus à la série pour accélérer de quatre mois et poser les bases d’une toute nouvelle intrigue, avec de nouveaux élèves et figurants à développer. J’ai mis longtemps avant d’être convaincu, mais en fait, les évolutions sont toutes à peu près logiques et il y a pas mal de mystères à élucider, autour de Franck, de Maggie (qui qu’elle soit) ou de comment Connor va réagir à sa rupture avec Oliver. Du coup, la série n’a pas changé d’un iota : dans ses veines continuent de couler de la musique survitaminée, des drames improbables, des rebondissements juridiques et une course à la popularité auprès de la prof. J’ai raccroché de manière un peu détachée à l’ensemble du casting : c’était totalement le but de ce premier épisode. On raccroche peu à peu les wagons autour de chaque personnage, avec des flashbacks sur leur été pour comprendre un peu mieux leur évolution. Je me suis laissé avoir par la dernière scène. J’étais surpris pendant tout l’épisode que la série laisse tomber ce qui lui avait toujours été cher, à savoir la construction en flashback pour deviner ce qu’il va se passer au profit de ces flashbacks estivaux pas si prenant pour l’avenir de la saison. Cette notion d’enquête est quelque chose qui rend vraiment supportables pour moi le manque de crédibilité et les erreurs de véracité inhérentes à HTGAWM, je suis donc heureux qu’ils ne dérogent pas à la règle. En revanche, mon dieu, cette dernière scène m’a laissé sur le cul avec la maison en flamme et quelqu’un de mort. Alors qui va mourir cette année ? Et qui sera le meurtrier ? Oh putain, je me suis fait avoir par la série, pour changer.

02.pngÉpisode 2 – There Are Worse Things Than Murder – 13/20
You can’t keep me from teaching my students

Cet épisode se concentre surtout sur Connor et c’est parfait comme ça. Sa relation vis-à-vis de son travail est tout autant explorée que celle qu’il mène avec Oliver en post-rupture. Puisque je considère Connor comme le personnage (de loin) le plus intéressant de la série, c’est plutôt positif. Le problème, c’est que le reste ne suit pas vraiment : l’intrigue de la semaine est du côté de la banalité pour tout ce qui touche le judiciaire. Laurel se rapproche de Bonnie et plus les épisodes passent, plus j’ai envie de la voir en couple avec Wes. Je n’ai de toute manière jamais aimé Franck. Cela dit, niveau relations, ce n’est pas pire que Michaela/Asher que je ne comprendrais absolument jamais. Bref, pour Franck, Annalise part à sa recherche maintenant qu’elle sait qu’il a (encore) tué quelqu’un. J’ai rarement eu cette impression devant HTGAWM mais cette semaine c’est très clair : cet épisode ne sert qu’à combler la saison, peu de choses se passent, y compris sur la fin, qui d’habitude permet de relancer les intrigues. La dernière scène nous informe un peu plus sur ce qu’il se passera dans deux mois et veut nous faire croire que Connor est mort. Putain, ils ont pas intérêt sérieux. Bref, il y a des choses pires que Murder, mais il y en a aussi des meilleures (et ce jeu de mot avec le titre « VF » n’en fait clairement pas partie). C’était un peu plat, surtout que la joie de les retrouver est passée.

03.pngÉpisode 3 – Always Bet Black – 14/20
Well yeah, I’m having a lot of fun, what about you guys?

Nouveau cas de la semaine qui ne fait pas avancer grand-chose : un meurtrier de call-girl. L’idée est de les montrer défendre un client qui ne le mérite pas et le faire gratuitement. Bon, sympa, mais pas exceptionnel, ça nous permet juste de voir Annalise perdre son calme légendaire et gifler son client. Passionnant. Pendant ce temps, Laurel va voir son père pour continuer son enquête sur Franck, mentant à Bonnie et Annalise à l’issue de cet épisode. Michaela perd tout un tas d’argent qui n’est pas à elle dans un casino avant de donner le surplus qu’elle regagne facilement à un SDF. Y a des soirées comme ça, que voulez-vous. Connor continue de se prendre des coups permanents, avec Annalise le soupçonnant d’être la cause de sa rupture avec Oliver, puis avec Oliver le soupçonnant de ruiner son coup au casino quand il ne fait que le défendre. Pauvre Connor. Pour une fois, ça remonte un peu mon estime d’Asher, même si la manière dont il annonce à Bonnie qu’il couche avec Michaela n’est pas idéale. Enfin, Maggie finit par faire une crise de jalousie justifiée à Wes. Plus que six épisodes avant l’incendie et on n’en sait toujours pas plus, si ce n’est que Bonnie est en vie… et que ce n’est pas la seule. C’était un peu mieux que la semaine dernière, mais j’attends toujours plus de mouvements et d’intrigues à vrai dire.

04.pngÉpisode 4 – Don’t Tell Annalise – 14/20
Your license has been placed under immediate suspension due to gross misconduct

On tombe un peu dans la routine avec cet épisode, même s’il est intéressant de voir Annalise se faire suspendre et surtout que le retour de Famke Jansen est une vraie réussite. Cet épisode voit Asher gérer son propre cas et vu que je n’aime pas le personnage, c’est clair que je n’étais pas à fond. Maggie organise une fête surprise pour Wes, que Laurel gâche en révélant tout à Wes avant. Connor continue de se détruire après la rupture en se mettant à draguer tout un tas de types via une application de rencontres. Si l’épisode est un peu long, il met en place tout un tas de choses importantes pour la suite de la saison et nous passons désormais le cap du mois restant avant la révélation de l’intrigue de l’incendie. De ce côté-là, les éléments sont donnés au compte-goutte comme d’habitude, mais c’est une double révélation qui nous attend : Laurel est enceinte, mais c’est aussi elle qui est blessée dans l’incendie. Cela tend à laisser penser que Frank fait partie de la fête, puisque l’épisode se termine sur le meurtre du père de Bonnie par Frank. Une fin qui rattrape largement tout l’ennui qui a précédé, donc, comme d’habitude ce sont les premières et les dernières minutes qui importent le plus, dans une construction un peu grossière mais fonctionnelle.

05.pngÉpisode 5 – It’s about Frank – 15/20
You can’t get better alone.

Pas de cas sur lequel enquêter cette semaine et ce n’est pas plus mal. L’épisode se divise principalement entre Annalise luttant contre son alcoolisme (et craquant totalement en cours de route), lui remémorant tout un tas de souvenirs que l’on voit en flashback (combien de coupes de cheveux en un épisode ?) et Bonnie retrouvant Frank après le meurtre de son père. Cette intrigue aussi permet des flashbacks sur le passé de Frank en prison, ce qui est un bon moyen d’en savoir plus sur le personnage. En bref, ce n’était pas exceptionnel et se concentrait beaucoup sur le passé, mais c’était quand même largement au niveau, même si j’aurais préféré Du côté des « Keating 5 », il reste des miettes d’épisode : Wes qui rencontre son beau-père puis va aider Annalise à décuver, un autre étudiant insupportable avec eux (que l’on espère tous mort ou coupable de l’incendie), bref, des intrigues encore très secondaires pour le moment, mais qui permettent de régler le mystère des affiches anti-Annalise. Quant aux affaires, l’étau se resserre autour de Connor qui semble être le cadavre dans la maison en feu… C’est en tout cas ce que les scénaristes essayent de nous faire penser pour le moment, à moins que ce ne soit Asher, dont on n’a pas de nouvelles non plus, ou ce nouvel étudiant que personne n’aime de toute manière. En tout cas, Michaela est sauvée cette semaine et Frank semble encore en vie, car à qui d’autre Bonnie téléphonerait-elle ?

06.pngÉpisode 6 – Is Someone Really Dead? – 15/20
Now excuse me when I’ll try to be a good lawyer again

Cet épisode joue avec nos nerfs en ne nous révélant pas qui est mort et avec un titre totalement abusé, qui est une fois de plus la dernière réplique. J’ai découvert que Maggie s’appelait en fait Meggy. Oups. Bon, un peu de sérieux, cette critique part en cacahuète : les choses s’accélèrent drôlement maintenant que Laurel a révélé les contacts entre Bonnie et Frank. C’est plutôt intéressant de voir les choses se dessiner un peu plus clairement, avec Wes redevenant suspect dans le meurtre de son père. Côté perso, Michaela rompt enfin avec Asher (dont la scène de danse m’a fait marrer pour une fois) avant de se remettre à nouveau avec lui et Oliver embrasse un autre mec, ce qui ne ferait qu’accentuer la jalousie de Connor s’il le savait… surtout que le rencard s’est bien passé. Wes rompt avec Meggy pour mieux pouvoir finir avec Laurel, et ça ne fait jamais que six épisodes que l’on attend tous que cela se produise, c’est donc plutôt cool, je crois. Je n’étais pas partisan de leur couple au départ, mais je trouve qu’il prend tout son sens cette année. Bref, l’épisode nous balade bien et réussit à entretenir le suspens. Difficile d’en demander plus à ce stade de la saison/série. Vivement la semaine prochaine !

07.pngÉpisode 7 – Call It Mother’s Intuition – 15/20
Get a good night sleep, let’s start fresh tomorrow.

Le compte à rebours continue et nous voilà à deux semaines de l’incendie, ce qui commence à être un peu stressant à force. Le cas de la semaine était assez classique, avec des enfants détestant leur mère et étant accusé d’avoir tenté de la tuer. Classique, mais cela permet à Laurel de briller. Sa stratégie pour forcer la mère à révéler qu’elle s’est empoisonnée est payante et géniale. Malgré ça, elle prend aussi le temps de vivre avec Wes sa relation, mais toujours en secret et sans se douter que Frank l’espionne pendant qu’elle prend son pied. Concernant le fil rouge, tout part en vrille quand les Keating 5 apprennent que le suspect parfait dans le meurtre du père de Wes a un alibi, après un mensonge de Wes à la police. Pas malin. La scène qui suit est une scène que j’attends depuis un certain temps lors de laquelle chacun dit à Annalise ce qu’il pense au plus profond de lui. Très sympa à voir, car il est vrai que cette série a tendance à me mettre mal à l’aise vis-à-vis des dynamiques entre personnages. L’experte là-dedans est probablement Bonnie, qui s’en tire une nouvelle fois plutôt bien en hurlant à Frank de se tirer. J’espère vraiment que c’est lui qui va y passer, car la liste se réduit désormais à lui ou Connor, qui vient juste de se remettre avec un Oliver qui ne sait vraiment pas ce qu’il veut. Et je refuse de voir mon personnage préféré y passer – même si Michaela est vraiment remontée dans mon estime cette semaine. Quant à Wes… j’attends d’en savoir plus sur la raison pour laquelle il balance Annalise, ça peut tout aussi bien être un plan qu’ils ont mis au point ensemble.

08.pngÉpisode 8 – No More Blood – 16/20
Something bad’s always about to happen in this house.

Le retour de Fank tombe à pic pour aider Annalise à protéger Wes dans son faux-témoignage. C’est magique, ou simplement très bien écrit. Du coup, la série ne propose pas d’autre case de la semaine et c’est tant mieux : il y a largement de quoi faire avec le fil rouge de cette saison dont la conséquence mortelle approche horriblement. Tout est lié évidemment et c’est donc clairement l’histoire autour de Wes qui nous y amène, de même que la grossesse d’Annalise. C’était donc un très bon épisode qui voit Wes s’en sortir en se parjurant et grâce à l’aide de Frank et Annalise. Évidemment, il est aussi temps de se jouer des ramifications avec le futur : Asher entre en contact avec la mère de Michaela, Connor rompt à son tour avec Oliver et se transforme en boule de nerfs, Wes et Laurel filent le parfait amour… Les choses s’emballent cette semaine pour mener au cliffhanger qui nous révèle que Connor est en vie et le reste je m’en fiche pas mal. Franchement, c’est un grand connard d’avoir couché avec le crush d’Oliver, mais après avoir craint le pire ces dernières semaines, je relativise beaucoup. Tout semble indiquer que c’est donc Frank qui y passe, pas une grande perte, mais je me méfie avec cette série, je ne pense pas être au bout de mes surprises. Bon, je suis pressé d’être la semaine prochaine pour savoir ce qu’il s’est passé, mais je reconnais que maintenant que l’on sait que mes personnages préférés s’en tirent, j’en ai un peu plus rien à faire. Lalala. Juste un peu curieux de voir ce qu’ils nous réservent cette fois.

09.pngÉpisode 9 – Who’s Dead? – 20/20
I want us all to be safe.

Bon, je vais vous avouer un truc : je rédige souvent mes critiques devant l’épisode, surtout quand il a tendance à avoir des moments chiants ou qu’il se passe un truc marquant. Mon moyen à moi de gagner du temps. Du coup, j’ai écrit ça : « La mi-saison tant attendue est enfin là et WTF Annalise a embrassé Bonnie, ça fait trois ans que leur relation cheloue me prend la tête et là genre normal ? Pff, j’abandonne bordel. L’épisode réserve son lot de surprises avec la mère de Michaela, l’alcoolémie d’Annalise, Connor qui couche avec Oliver, Bonnie qui demande à Frank de se sacrifier juste après l’avoir sauvé… Et surtout, comme d’habitude, l’épisode gagne en rythme lorsque les pièces du puzzle se recomposent enfin. » Et je me suis arrêté d’écrire parce qu’évidemment, on gagnait en rythme et on allait enfin savoir que c’était Nate le cadavre et c’était très bien comme ça, mais je voulais comprendre. Et puis la maison a explosé et j’ai compris direct qu’on nous la faisait à l’envers, parce que c’était la seule explication logique au fait qu’on ne voyait pas l’intérieur de la maison. Et on nous l’a fait à l’envers, royalement, dans les grandes lignes et pas un instant, je n’envisageais qu’ils osent tuer l’un des cinq principaux, qui plus est Wes qui est le point d’ancrage de la série en saison 1. Et non content de le tuer, les scénaristes ne nous disent pas comment il est mort et nous proposent une vision très sympa de son corps à moitié calciné. Il est très clair donc qu’il est mort, ils ne pourront pas nous faire le coup de la résurrection cette fois, même si c’est une série américaine. Et honnêtement, WES ??! Rares sont les séries à oser prendre ce pari et je le vis mal, très mal. J’ai l’habitude avec The 100 ou avec Grey’s, mais HTGAWM n’avait jamais été aussi loin. Clairement, le dernier acte, à la musique toujours aussi parfaitement parfaite, éclipse tout le reste d’un épisode qui était bon sans plus. Les pistes ouvertes pour la suite de la saison sont énormes et la dynamique entière de la série est à revoir maintenant que Wes est mort – même si avec le recul, c’est le personnage le plus éloigné du reste du groupe, alors ça pourrait être pire. Je ne sais même pas par où commencer à réfléchir à ce qui nous attend dans l’épisode de reprise, mais une chose est sûre, HTGAWM vient de passer dans les cours des grands et, cette fois, je n’oublierai pas d’ici la reprise ce qu’il s’est passé. Pas Wes, quoi. Sérieusement ? Je ne l’aurais pas cru si on me l’avait dit, tellement il me paraissait aussi immunisé qu’Annalise (je l’ai quand même deviné quand on voit Bonnie ne pas répondre aux autres et qu’on passe au plan de l’autopsie, parce que le doute était grand depuis l’explosion). Les scénaristes ont réussi leur coup et ce jeu de chronologie est détestable de leur part, mais tellement bien mené.

10.pngÉpisode 10 – We’re bad people – 17/20
In the past, Ms. Keating has been questioned for crimes close to her that have gone unsolved

Inutile de dire que cette fois, je n’ai rien oublié entre la mi-saison et la reprise. Et même si je n’ai pas oublié la torture de la dernière scène de l’épisode précédent, je ne m’attendais pas à revoir le corps de Wes martyrisé dans tous les sens. Quand j’ai vu hier sur IMDB qu’il serait dans l’épisode (sans commentaire, je sais), je m’attendais simplement à des flashbacks et des rêves comme la première scène pas à ce genre de parallèle. Du coup, tout le monde a le droit à ses flashbacks avec lui, histoire de nous rappeler à quel point le personnage est génial. Pardon : était génial. Voilà, voilà, je vous laisse aller pleurer dans un coin. L’avantage du choc de la mort de Wes (mais alors c’est vraiment le seul), c’est que le fil rouge est très clair désormais. Laurel accuse évidemment Frank, les flics s’en prennent à Annalise. Rien de nouveau sous le soleil. Bonnie est l’avocate d’Annalise, ça aide niveau budget pour les castings, Laurel est en pleine dépression (et Wes est donc le père du bébé), Connor est évidemment un connard dans son deuil (oooh Connor, qu’est-ce que j’aime ce personnage) et Asher ne le supporte pas. Pour une fois, je comprends à peu près Asher, mais bon, je reste Team Michaela dans sa réaction après coup. Elle a l’air tellement au 36e dessous dans cet épisode (juste parce qu’ils ont changé son maquillage, je sais, mais c’est dingue). Oliver confirme ses doutes concernant Sam, apprend que Connor a déconné aussi avec Thomas, mais lui pardonne (comme c’est chou, en même temps, Connor, on lui pardonne tout) et Annalise finit en prison, où elle mérite de toute manière d’être tellement sa vie, c’est de la merde. L’épisode en lui-même possède une bonne structure et de bonnes musiques, comme toujours. Quant à la fin, Laurel y est particulièrement brillante et je ne crois pas une seconde en la culpabilité de Frank. Bref, c’est un excellent épisode de reprise qui clôture un TGIT décidément très en forme (Grey’s, Scandal). Oh et PS : je suis tellement heureux de retrouver Rose de LOST dans un rôle si différent !

11 2.pngÉpisode 11 – Not Everything’s About Annalise – 18/20
I know what it’s like to be scared of Annalise, believe me, just call me when you wanna talk

Voici un titre que j’aime beaucoup, déjà, car la série a tendance à trop recentrer en permanence les choses sur Annalise alors qu’il y a tout un casting de très bons acteurs derrière. Et mon dieu, cet épisode le prouve encore, car il y a un excellent jeu de la part d’un peu tout le monde. Frank s’accuse du meurtre de Wes et ça créé bien sûr beaucoup de drama. Il faut tout l’épisode pour que ça avance un peu, de nouveau grâce au principe des flashbacks qui nous apprend que Bonnie est liée à tout ça. Sans grande surprise. Du côté des « Keating 4 », on se dirige lentement mais sûrement vers la création d’un nouveau « Keating 5 » : Oliver est désormais au courant pour Sam et tout le monde sait qu’il sait. Cela fonctionne très bien alors que ce n’était pas évident a priori, puisqu’Oliver paraît pleinement comme un remplaçant de Wes. Pourtant, c’est vendu à merveille via ses talents de hacker. Il faut dire que c’est également aidé par le personnage de Michaela qui est en feu depuis deux épisodes (comment ça, c’est trop tôt pour un jeu de mot avec le feu ?). J’ai toujours apprécié le personnage, mais alors là, l’actrice déchire absolument tout, à passer les nerfs de son personnage un peu partout. Bientôt, elle pourra prétendre au rôle de nouvelle Annalise, car elle gère à merveille – et mieux que quand Laurel avait plus ou moins ce rôle-là en début de saison. Cela dit, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : la prestation de Laurel aussi est superbe pour cet épisode. Sa fatigue est crédible, ses larmes finales aussi, alors même qu’elle est en train de mentir. J’ai adoré ses différentes interactions dans cet épisode, même si je pense qu’envoyer chier Maggie était une erreur. En revanche, se taire devant Nate, c’était une excellente chose. Je n’aime pas Nate, ce n’est pas nouveau, mais son intrigue dans cette deuxième partie de saison ne me va pas du tout pour l’instant. À faire cavalier seul comme ça, on ne sait même plus ce qu’il cherche à faire, ses intentions sont tout sauf claires et je l’ai trouvé clairement insupportable dans 90% de ses scènes. Peut-être que c’est simplement parce que je n’accroche pas à son personnage, mais franchement, j’aurais préféré qu’il y passe, hein. Tout aussi insupportable est Connor dans cet épisode. J’ai beau l’adorer, lui, son deuil commence à être un peu pesant. Heureusement, les choses s’améliorent quand il commence à prendre soin d’Oliver, que ce soit à vouloir le protéger de Michaela ou à faire la cuillère en fin d’épisode. Ses relations avec le reste du groupe ne me conviennent plus trop, principalement la distance qui s’instaure avec Michaela. Ces deux-là ensemble étaient géniaux, je ne veux pas les voir se séparer ! Enfin, il faut revenir sur Annalise en prison. C’est bien écrit, mais un peu prévisible, avec notamment le cliché de la coupe de cheveux à laquelle on a le droit à chaque fois dans chaque série. J’attends de voir ce à quoi ça va nous mener, de toute manière, Viola Davis a les épaules pour emmener ce rôle aussi loin que nécessaire. Après, je ne sais pas si je suis juste fatigué ou si c’est parce que je vois cette série après Scandal, mais j’ai l’impression que le jeu de l’ensemble du casting s’est amélioré à la mi-saison. Peut-être que cette intrigue les a simplement boostés (après tout, ils vont perdre un collègue de travail bientôt), mais je suis bien plus convaincu par les performances de tout le monde dans ces deux derniers épisodes, et ça fonctionne même pour Bonnie, c’est dire.

12.pngÉpisode 12 – Somewhere Else – 14/20
You’re going to hell someday

L’intrigue continue d’avancer tranquillement cette semaine et il est dur de ne pas se surprendre à attendre désespéramment les dix dernières minutes dans lesquelles on sait que tout se passera. Dans les flashbacks cette semaine, on continue de suivre la dernière soirée de Wes : il réussit à semer Frank, qui reçoit l’ordre de ne pas le blesser de la part de Bonnie. Plus intéressant encore, il passe un coup de fil dont nous n’avions jamais entendu parler jusque là. Dans le présent, Laurel sort enfin de l’hôpital, pile à temps pour le mémorial en l’honneur de Wesley. Sans grande surprise, elle part en vrille lors de son discours et c’est même un tout petit peu trop pour être vraiment crédible. Afin d’enfin faire son deuil, elle demande à voir le corps de Wes, mais celui-ci a été remplacé par le corps de quelqu’un d’autre. Bonjour la conspiration et l’impossibilité de croire à sa mort à partir de là. Elle est en pleine dépression, mais elle va tout de même voir Frank sur les bons conseils de maman-Michaela (qu’est-ce que j’adore Michaela). Le procès d’Annalise se poursuit et les scénaristes choisissent de perdre un peu de temps en faisant revenir ses parents dans la série. Franchement, cela ne sert pas à grand-chose si ce n’est à combler un peu le temps, mais on en demande difficilement plus à cet épisode. J’aime beaucoup la manière dont Annalise ruse pour réussir à se sortir de prison, c’est de la grande manipulation qui prouve qu’elle est prête à tout. De son côté, Oliver est interrogé par la police et est enfin capable de reconnaître qu’il a fait ses erreurs tout seul, plutôt que de laisser tout le monde se blâmer (ou Connor blâmer tout le monde). Comme prévu, tout s’accélère sur la fin d’épisode : outre le passage à tabac d’Annalise, Frank devient son propre avocat pour parler à Bonnie en paix, Oliver avoue qu’il a sauvegardé sur clé USB le portable d’Annalise et Nate a bien eu le temps de parler avec Wes avant l’incendie (mais Wes est arrivé après lui, contrairement à ce que je pensais après l’épisode 9). Bref, cet épisode gagne du temps et nous amène tranquillement aux révélations. Il était bon, mais pas indispensable. Vivement la suite !

13.pngÉpisode 13 – It’s a War – 15/20
Can we at least pretend to study?

On continue d’en apprendre un peu plus sur cette fameuse nuit de l’incendie quand Nate révèle à Annalise ce qu’il sait, à savoir absolument rien d’intéressant. Annalise demande ensuite à ses étudiants de continuer de la protéger ce qui énerve clairement Laurel, mais aussi Connor qui demande à Oliver de craquer la clé USB sur laquelle il a copié le portable de notre avocate préférée (ou pas). Laurel poursuit son enquête comme une dingue sur la mort de Wes, imprimant tous les articles qu’elle trouve sur le père de celui-ci. Oui, bon, ce n’est pas bien logique de tout imprimer, mais bon ça le fait à l’image. Elle appelle surtout un détective privé qui trouve des informations vraiment intéressantes : un test ADN avait été fait sur Wes, ce qui fait que tout le monde connaît désormais sa filiation. C’est problématique. Annalise décide de réagir aux attaques qu’elle subit en attaquant à son tour et en demandant un grand jury, d’où le titre de l’épisode : c’est clairement une guerre contre la justice américaine (et probablement contre la justice tout court aussi). Pas conne, elle tente aussi de regagner la confiance d’Oliver, puis celle de ses étudiants à qui elle révèle enfin la vérité sur son bébé (ça ne fait jamais qu’une saison). Cela fonctionne sur le premier, mais pas trop sur Connor, qui s’énerve encore un peu plus de voir Oliver si naïf. Oui, je suis du côté de Connor sur ce coup-là. C’est tellement la guerre que même la doyenne de la fac s’avère jouer un double jeu, ce qui me rassure un peu car je commençais à ne plus trop la cerner dans cet épisode. Autant la semaine dernière après le pétage de câble de Michaela ça passait, autant cette semaine, c’était en trop. On en arrive alors à la fin d’épisode, après une Laurel s’en prenant en Bonnie et un Frank qui gagne une petite victoire pour tout le monde. Il est révélé que Wes a été incinéré (c’est ironique, franchement), Connor apprend à tout le monde (ou presque) qu’Oliver est en train de s’occuper du téléphone d’Annalise et Laurel confronte (une fois de plus) Annalise. La vraie révélation est gardée pour les dernières secondes : Connor était dans la maison avant qu’elle ne brûle, et il a fait un massage cardiaque à Wes… C’est un univers de questions qui s’ouvrent avec l’effondrement de son alibi (un peu simple d’ailleurs) et c’est Oliver qui le découvre. Du coup, j’ai juste envie d’être la semaine prochaine. Et vite.

14Épisode 14 – He Made a Terrible Mistake – 18/20
That’s the one good thing you can do with your life, you can go and you can kill yourself, Connor.

Cette semaine, HTGAWM propose non pas un, mais deux épisodes, concluant ainsi sa saison un peu par surprise. Ce double-épisode final commence plutôt bien, avec un Connor au bord du suicide… Flashback ou présent ? Les choses ne sont pas si claires, mais c’est le présent, malheureusement. On nous garde le suspens sur la nuit de l’incendie un moment, privilégiant Annalise chez les AA, la libération de Mahoney et le double jeu perpétuel de Nate. Cela traîne donc un peu, mais on est dans une soirée de fin de saison, donc ça finit assez vite par rattraper le fil rouge et les flashbacks, sans apporter la réponse pour autant. C’est Michaela qui, la première, comprend que Connor cache quelque chose et réussit enfin à lui parler et rétablir leur amitié comme au bon vieux temps. Et même si elle lui fait toute confiance, elle pense quand même qu’il est possiblement responsable de la mort de Wes… Bon, c’est un peu gros comme réplique, mais c’est vrai qu’il aurait peut-être pu réussir à faire quelque chose pour l’aider en appelant les secours (encore que ça aurait probablement laissé le temps à l’explosion de se déclencher). Connor est donc clairement innocent, mais Asher et Laurel ne l’entendent pas comme ça, et surtout Laurel, qui est particulièrement véhémente. Même Annalise est plus soft qu’elle dans sa confrontation avec Connor, confrontation qui est juste parfaite avec un Connor qui crache tout son venin. Je sais, je suis un peu partial sur la question car j’adore le personnage, mais je trouve qu’ils vont loin dans sa culpabilité alors qu’il n’a rien fait – à part garder quelques infos pour lui, mais dans ce groupe, ça se comprend. Ces scènes de révélations sont vraiment bonnes et gardent le rythme vif dans l’épisode, contrairement à d’habitude. Par la suite, on voit Laurel se rendre faire une échographie et finalement hésiter sur l’avortement, alors qu’il semblait assez clair jusque-là qu’elle voulait garder le bébé. Pourquoi pas, mais sa réconciliation avec Meggy me semble trop forcée et je ne la sens pas, sans savoir laquelle des deux je ne sens pas. Pas le temps de vraiment y réfléchir, car Connor veut témoigner pour innocenter Annalise, mais cette dernière préfère envoyer Laurel faire un faux témoignage. C’est une idée intéressante, mais pas de bol, le passé de son étudiante joue contre son plan : Laurel a été kidnappée ado (putain, cette vie) et a reconnu avoir menti par la suite pour protéger son père. Perso, je trouve que ça sent bon la piste pour la saison 4, parce que la famille de Laurel, ça fait longtemps qu’on sait qu’elle a des choses pas claires à se reprocher. Un peu comme tous, de toute manière. La fin de l’épisode accélère encore le rythme et les révélations avec Connor tentant de récupérer le deal de Wes et découvrant que Danver (le DA) est derrière pas mal de leur problèmes. Annalise arrive à la même conclusion et un dernier flashback nous révèle qu’un autre homme est aussi lié à tout ça. Et putain, je l’ai tellement pas vu venir que j’ai la migraine ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?? J’aurais bien besoin d’une semaine complète pour digérer tout ça, mais pas le temps, l’épisode suivant est déjà dispo après tout !

15.pngÉpisode 15 – Wes – 18/20
Now you’re going to turn him into a murderer

Et voilà, on nous révèle enfin tout ce qu’il s’est passé la nuit de l’incendie avec un petit #WhoKilledWes sympa, et merde ça veut dire qu’il est temps de dire adieu à Wes, ce que je pensais être prêt à faire, mais en fait non. Connor a disparu après son rendez-vous avec le District Attorney et tout le monde s’inquiète pour lui, moi le premier. Seulement, Annalise a mieux à faire : elle vient déjeuner avec la veuve Mahoney pour régler enfin leurs petites affaires. Le rythme est maintenu dans cet épisode à coup de coupes de plans, donnant un hachis parfois dur à digérer puisque deux actions sont constamment en train de se dérouler. C’est un classique de la série, mais il m’a paru plus omniprésent dans cet épisode, probablement parce que les révélations sont plus importantes. On apprend donc en parallèle que Connor est juste retenu en otage contre son gré par Danver et que Wes/Christophe n’est pas le fils de Mahoney… mais celui de Charles, lui-même le fils de Mahoney. Oh, cet arbre généalogique de merde ! Je n’arrive pas à croire qu’ils osent nous pondre ça un an après le cliffhanger de la saison 2. Et pourtant, ils le font, et ça fonctionne tellement bien qu’ils auraient tort de s’en priver. De son côté, le groupe d’étudiants est trop drôle, principalement grâce aux interactions entre Asher qui bouffe et Laurel enceinte. C’est stupide mais c’est une bonne dynamique qui fait rire et qui paraît plus juste que la déclaration d’amour d’Asher à Michaela (même si la réaction de cette dernière est peut-être mon plus gros fou rire de la semaine). En plus, cette déclaration permet quand même un dialogue intéressant entre Michaela et Laurel sur les sentiments, et notamment ceux envers Wes. Laurel était donc bien amoureuse, mais ne s’en est rendue compte qu’après coup. C’est bête. Annalise retourne chez elle pour retrouver une photo avec son mari et UN BÉBÉ ? Je crois que je n’ai pas bien compris cette affaire, destinée à remuer la culpabilité et les sentiments d’Annalise. Pas le temps de s’interroger néanmoins : Connor balance Oliver pour s’en sortir, mais rien n’a l’air d’être retenu contre Oliver par la suite, alors ça va. Comme le DA a maintenant en sa possession un message de Wes s’accusant de la mort de Sam (qui peut laisser croire aussi qu’il a tué Rebecca), Annalise propose de l’accuser. Cela fonctionne bien sûr mais ne résout pas du tout notre affaire Wes. On assiste pourtant en parallèle à la mort absolument atroce du personnage, qui n’a rien demandé et ne comprend pas ce qui lui arrive, pas plus que nous ne comprenons. Cela part tellement en vrille que ça devient insoutenable de voir cette scène. Wes ne meurt pas simplement, il se débat et c’est long. Ils m’auraient pondu cette scène avec Connor ou Michaela, vous ne m’auriez probablement pas vu de la journée, tellement c’est traumatisant. Sa mort est tout bonnement atroce à voir… et surtout pas clairement résolue. Pourtant, Connor et Oliver fêtent leur retrouvailles avec une demande en mariage qui constituera leur cliffhanger pour cette année. Ma foi, pourquoi pas ? C’est un peu tôt dans leur relation, mais Connor serait fichu de dire oui. Et puis, un petit meurtre pendant le mariage, ça ferait une bonne saison 4. Annalise se retrouve dans la délicate position de devoir pardonner (ou non) un Frank libéré et à genoux devant elle. Enfin, Laurel a pour plan de faire parler Charles afin de vraiment savoir ce qui est arrivé à Wes. Elle envoie Michaela l’interroger dans son bar préféré, mais, pas de chance, Michaela se rend compte qu’elle a aussi des sentiments pour Asher (mouais, ils auraient pu trouver plus crédible comme moment). Laurel décide donc de faire vengeance elle-même et s’apprête à buter (y a pas d’autres mots) Charles en pleine rue jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par… le meurtrier de Wes, qui lui fait un câlin. Normal. Elle le présente alors comme Dominick, un ami de la famille… qui nous est révélé en flashback comme obéissant aux ordres du père de celle-ci lorsqu’il a tué Wes. Il est donc mort simplement parce qu’il fréquentait Laurel ? Je sentais bien avec l’épisode précédent que la famille de Laurel nous tiendrait la saison 4, mais pas comme ça ! Je suis hyper frustré de devoir dire adieu à un excellent personnage de manière aussi injuste, surtout après nous avoir fait croire pendant toute une demi-saison que les réponses viendraient des personnages que l’on connaît déjà, comme d’habitude. Force est de constater que cette option est rassurante et donne beaucoup à faire l’an prochain (RDV dans sept ou huit mois, quand même !), mais mon dieu que c’est frustrant d’avoir une réponse qui apporte encore plus de questions. J’avais oublié ce sentiment depuis LOST, je crois. Là, on part très loin et le retour en arrière ne sera pas possible pour Laurel. Et comment ne pas mentionner l’excellente prestation finale de Viola Davis dont le personnage exprime enfin ses sentiments pour Wes ? Ce double épisode conclusif est une bien jolie réussite, qui aura réussi à me révolter et me donner bien plus envie de revenir que l’an dernier, où seul le cliffhanger m’avait vraiment marqué.

fin

EN BREF – Chapeau bas, la série a su se renouveler à merveille cette année et rebondir après une saison 2 qui paraît désormais en-dessous du niveau qu’elle peut atteindre. Le choix de tuer Wes est un pari osé qui a extrêmement bien fonctionné, surtout qu’il n’y avait plus grand-chose à exploiter autour de ce personnage qui était toujours en décalage par rapport aux autres. Si la première moitié de saison était un peu pépère dans sa construction, avec un étudiant mis en avant chaque épisode et un rythme pas bien vif, cette structure a totalement explosé en même temps que la maison d’Annalise et les allures de procedural se sont totalement estompées pour donner la priorité à un fil rouge complexe et réussi par la suite. J’ai assez peur de ce que la saison 4 va nous pondre après tout ça, car le niveau est désormais sacrément haut. Cette saison 3 était du bon Shonda Rhimes et je crois que je ne me remets pas encore tout à fait de la mort de Wes, qui m’a laissé sur les fesses quand je l’ai découverte et qui m’écœure maintenant que je sais comment elle a eu lieu. Rendez-vous est pris pour la saison 4, croyez-moi !

Saison 3 | Saison 4 Saison 5 | Saison 6

You’re the Worst (S03)

 

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Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Ils sont enfin de retour ! Jimmy et Gretchen, le couple le plus inapproprié de la télé américaine, entament leur saison 3 et je suis plus qu’impatient de voir ce que les scénaristes nous réservent après une deuxième fournée d’épisode qui m’avait laissé par terre. Oui, oui, par terre tout à fait : entre l’épisode d’Halloween et la dépression de Gretchen impeccablement interprétée par Aya Cash, il y avait de quoi.

Je ne sais pas bien quoi attendre de ces dix nouveaux épisodes si ce n’est qu’ils ont intérêt à me faire rire et ne plus trop me ruiner le moral (et en même temps s’ils ne le font pas, la série sera moins bonne et je m’en plaindrais). Le côté psychologique développé en saison 2 était une bonne trouvaille pour relancer la série, mais je ne sais pas s’ils vont réussir à le faire durer indéfiniment.

Quoiqu’il en soit, je suis carrément impatient et je m’arrête donc là pour cette intro, c’est parti pour la critique des épisodes, à la semaine évidemment.

Note moyenne de la saison : 17/20

01.pngÉpisode 1 – Try Real Hard – 17/20
Having a problem is your defining characteristic

Bon, la série nous remet dans le bain tout de suite avec une scène de cul pas franchement nécessaire mais qui a toujours fait partie de l’ADN profond de la série. Chaque personnage revient avec ses propres psychoses : Jimmy sur ce qu’il ne sait pas de Gretchen, Gretchen sur le fait qu’il ne lui dit finalement pas « je t’aime », Lindsay sur son couple qui repart avec Paul et Edgar sur ses problèmes d’érection qui entraîne des jeux de rôles. Il y a de quoi couvrir largement dix épisodes, surtout que les rappeurs de Gretchen sont de retour eux aussi ! Sam est l’un des personnages qui m’a le plus surpris dans ces deux dernières saisons, car je n’attendais pas autant d’humour de sa part. Quoiqu’il en soit, le contrat est largement respecté : l’épisode m’a fait rire aux éclats avec cette scène en espagnol, mais n’avait pas attendu d’en être là pour réussir côté humour. Retour réussi, cette saison 3 promet de maintenir le cap qualitatif en se concentrant toujours sur la psychologies de ses personnages, et cette fois sur ceux de ses secondaires. Pas encore parfait donc, mais en bonne voie pour le devenir.

02Épisode 2 – Fix Me, Dummy – 18/20
Great, I took responsibility and now it’s in the past, pioush!

Excellent épisode cette semaine, me voilà tout à fait rassuré sur la qualité de cette saison (j’avoue, j’avais encore un doute tellement j’ai eu du mal à entrer dedans la semaine dernière, même si c’était pourtant la même ambiance). J’ai adoré le second rôle incarné par Samira Wiley que je retrouve avec grand plaisir, cette psy qui a ses propres névroses bien dissimulées a déjà apporté beaucoup à la série et au personnage de Gretchen. Cette dernière, à qui j’ai attribué la meilleure performance de la semaine dernière, confirme son énorme talent à passer d’un registre à l’autre en cette fin d’épisode : de l’humour à l’horreur dramatique, il n’y a qu’un pas et, pour elle, qu’une demi-seconde. Les scénaristes l’ont bien compris et c’est tant pis. J’aime aussi cet approfondissement du personnage d’Edgar qui m’a fait rire cette semaine avec les pancartes des SDF (surtout le coup de la « dog food », c’est tellement la faute que je corrige tout le temps à tout le monde !). C’était légèrement moins bon du côté de Lindsey et Paul, mais c’est peut-être parce que j’ai eu la bonne idée de prendre mon petit-déj devant l’épisode. La première scène ne m’a donc pas transcendé, mais petit à petit dans l’épisode, leur intrigue s’approfondissait et était vraiment drôle, notamment cette scène où Paul retrouve la télécommande. Vécu et désapprouvé, croyez-moi. Pour terminer, j’ai trouvé génial l’idée de les faire prendre un repas à quatre, ça remet bien à plat les dynamiques entre chacun en-dehors d’un Sunday Funday.

10.pngÉpisode 3 – Bad News: Dude’s Dead – 20/20
How I am supposed to tell him ?

Une minute était largement suffisante pour me faire exploser de rire avec Gretchen qui retrouve sa pauvre psy grâce à son Foursquare – non, sérieusement, je ne savais même pas que ça existait encore ! Bref, cet épisode est excellent et voit Gretchen lutter contre le secret qui la dévore : le père de Jimmy est mort et elle est tellement dérangée qu’elle ne sait pas comment lui dire. J’ai adoré retrouver la sœur de Lindsay, qui a toujours su apporter un vent de folie supplémentaire à cette série déjà complétement perchée. Cette idée d’une fête pour annoncer le décès de son père était la seule manière dont You’re the worst pouvait gérer la chose, une fête dans cette série étant toujours synonyme d’énorme bordel. Chaque personnage a ses névroses toujours exploitées avec beaucoup de justesse et les sous-intrigues autour du couple principal sont tout sauf négligées, malgré le thème de l’épisode qui aurait pu le justifier. Il n’y a pas à dire, c’était une fois de plus une soirée réussie pour le groupe – la partie fête était excellente dans le ridicule et la parodie – et cela menait à une dernière scène phénoménale qui fait passer de l’attente du moment dramatique au rire… aux frissons pour le personnage ravagé en quelques secondes. Toujours drôle, mais avec la capacité de montagnes russes émotionnelles, cela confirme une nouvelle fois le culte que je voue à cette sitcom qui me tue à chaque fois.

04.pngÉpisode 4 – Man Get Strong – 17/20
I don’t know where this fetish came from but it’s absolutely… oh my god, you’re right.

Alors qu’Edgar continue de péter son câble en toute discrétion à l’arrière-plan, Gretchen, sur les (non) conseils de sa psy, décide d’aider Jimmy à ressentir le décès de son père. Cela les mène dans un périple de la tristesse qui ne se passe pas tout à fait de la manière prévue. Ils sont les pires et les enterrements les excitent. Et après, on me regarde bizarrement quand je dis que j’ai tendance à rire dans ces moments-là. Promis, je suis normal, c’est juste de la nervosité. Peu importe, c’est pas la question. Comme dans pas mal de séries à ces occasions-là, l’épisode est construit autour du moment où Jimmy craquera évidemment, mais malgré cette pression constante, l’humour prend très bien dans l’épisode. La conclusion on ne peut plus claire nous indique toutefois que nous n’avons pas vu la fin de cette intrigue et je trouve ça pour le moment extrêmement bien géré. De son côté, Lindsay prend un cours pour être un bon papa, parce que ses neurones ont tellement grillé depuis la saison 1 que les scénaristes considèrent normal de la faire arriver à ce genre de conclusion. C’était heureusement le point de départ d’une sous-intrigue réussie et drôle qui, elle non plus, n’est pas menée jusqu’au terme. Il y a fort à parier que cette perte de la girafe soit un peu sa chaussure de Cendrillon. Autrement dit, cet épisode est avant tout un épisode transitif pour tous les personnages, mais il est comme toujours avec cette série très drôle.

05.pngÉpisode 5 – Twenty-Two – 19/20
Getting old. Don’t do it.

Quel horreur cet épisode qui nous plonge en pleine paranoïa et choc post-traumatique. Il est absolument brillant et permet de bien mieux comprendre Edgar. J’avais un peu de mal avec lui en saison 1, mais j’ai commencé à vraiment l’apprécier en saison 2. Cet épisode ne fait que confirmer que j’adore le personnage d’une part, la série d’autre part. C’est en effet un nouvel épisode spécial qui met de côté Gretchen et Jimmy pour se concentrer sur autre chose et plus précisément sur le même épisode que la semaine dernière, du point de vue d’Edgar. C’est toujours moins perché que l’épisode sur le couple inconnu de l’an dernier. Ce qui faisait rire la semaine dernière sans inquiéter outre-mesure (la conduite d’Edgar notamment) devient anxiogène et angoissant, l’humour ne disparaissant pas pour autant grâce aux autres personnages ou aux situations plutôt bien amenées. Les scénaristes parviennent à humaniser un syndrome très connu et de toute évidence marquants de la culture américaine, là où la majorité des séries à tomber dans les clichés ou les bons sentiments. Ici, la réalité est crue, montrée à travers les yeux d’un personnage dévasté qui ne perd pas pour autant le goût de vivre ou son humanité. Bon, tout ça m’apprendra à ne pas commencer la journée par YTW en tout cas, cet épisode et ses bruitages m’a mis fichu un sentiment de stress plus qu’autre chose… c’est donc très bien écrit, puisque c’était de toute évidence le but, mais pas encore parfait, car je ne me suis pas retrouvé déprimé comme ça semblait être voulu. Heureusement, la fin était un peu plus légère avec ce film muet. Une fois de plus, la série confirme qu’elle veut faire passer un message sur la dépression et le PTSD et elle le fait à merveille.

06Épisode 6 – The Last Sunday Funday – 18/20
Donde esta la puerta ?

Cette semaine, c’est le retour du fun, du vrai. Après l’épisode précédent qui était violent à regarder, celui-ci est une vraie bouffée d’air frais. Le Sunday Funday n’est plus si fun depuis qu’il est devenu extrêmement populaire et n’est plus un truc privé du groupe. Du coup, Gretchen réussit à tous les embarquer dans la recherche d’un Speakeasy bien planqué dans Los Angeles. C’est absolument brillant comme épisode, on est vite pris dans l’intrigue et la recherche du bar. Cette quête paraît étrangement longue malgré les seulement 24 minutes de l’épisode tant il y a d’étapes proposées : c’est là la force de l’épisode, car on ne s’ennuie pas une seule seconde. Il est de plus moins déprimant que les deux dernières saisons réunies, avec des avancées dans presque toutes les intrigues : Gretchen n’est vraiment plus dépressive, Lindsay avoue enfin son mal-être à Paul (et leur mariage ouvert promet de bonnes parties de rire), Edgar surmonte son PTSD avec la drogue. Seul Jimmy est égal lui-même, même si on sait que ce n’est pas fait pour durer. Les personnages secondaires sont utilisés avec brio (Beetlejuice !) et toute la construction de ce dernier Sunday Funday est vraiment bien menée. Une bonne tranche de rire avec tout le groupe, cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Tout le monde a son moment de gloire et de WTF dans l’épisode, ça donne envie de se lancer à la recherche d’un bar secret – même si celui-ci craint vraiment. Grosse mention spéciale à la dernière scène jazzy, qui m’a fait mourir de rire (et wow la voix de Jimmy).

07.pngÉpisode 7 – Only thing that helps – 15/20
I hope you ditch that depressed girl

L’intro de cet épisode nous montre Jimmy travaillant sur son roman, un montage vraiment marrant et bien fichu (avec pour seul problème qu’on ne le voit écrire que 7000 mots, ce qui ne représente qu’un chapitre assez court quand même). Comme prévu, l’épisode revient sur le père de Jimmy avec l’arrivée de ses cendres par colis postal. Une fois de plus, You’re the Worst vise juste à la fois dans l’humour et la dépression, les relations entre Jimmy et son père étant absolument atroce, mais malgré tout teinté d’un amour bien étrange. De leur côté, Lindsay parvient à obtenir ce qu’elle veut de Paul, qui en souffre en silence et Edgar tente de s’approprier de la drogue pour se soigner. Je suis content que la page du deuil se tourne enfin en fin d’épisode, car j’ai trouvé cet épisode lourd. Pourtant, j’ai l’habitude avec eux et leurs épisodes sur la dépression de Gretchen, mais là, je ne sais pas comment l’expliquer, j’ai trouvé ça trop long comme épisode. Pourtant, il y avait tous les éléments qui font que j’adore la série, y compris une fête avec tous les personnages secondaires. Allez me comprendre !

08.pngÉpisode 8 – Genetically Inferior Beta Males  – 16/20
But just because you got your period at 11 doesn’t mean you’re a woman

Déjà l’épisode 8, j’assume pas du tout la vitesse à laquelle cette saison défile. Il est donc finalement temps de se recentrer sur le personnage de Gretchen et sa thérapie. Le retour de Samira Wilsey est une excellente chose et on en arrive à regretter son absence l’an dernier pendant la dépression de l’héroïne. Bref, Gretchen décide d’aider à réparer les problèmes de ses amis comme sa mère l’aurait probablement fait. Elle prive Jimmy d’internet, ce qui est évidemment la pire idée du monde puisqu’il décide de sortir (mon dieu que c’est terrifiant comme envie) tester de nouvelles choses… et il fait chier le monde entier. Elle conseille ensuite Lindsay de confronter Paul à propos de ses envies, rendant sa meilleure amie… la pire. Déplacement du titre ? Quant à Edgar, Gretchen le conseille dans la gestion de son PTSD et le fait interviewer par un journaliste qui s’avère évidemment ne pas être ce qu’il prétend. Les choses avancent alors à toute allure pour tout le monde et tout explose à la tronche de Gretchen, qui comprend qu’elle s’est trompée dans ses conseils quand tout le monde lui prouve à quel point tout est parti en vrille. Elle finit donc par surgir à nouveau dans la vie de sa psy, cette fois pour réellement s’ouvrir sur ses problèmes. Belle évolution.

09.pngÉpisode 9 – The Seventh Layer  – 10/20
Let’s jack off into the fire!

You’re the worst, je t’adore et jamais tu ne m’avais déçu avant aujourd’hui, mais là, franchement, je ne peux juste pas. J’adore habituellement ces épisodes-concepts qui sortent des sentiers battus, surtout dans cette comédie qui n’en est plus une, mais je n’aime pas du tout les deux personnages sur lequel la série s’est concentrée cette semaine. Gretchen, Jimmy et Edgar m’ont énormément manqué et le niveau de WTF de cet épisode a atteint des sommets que même moi ne peux pas tolérer. Ça me brise le cœur cependant de pourrir la moyenne d’une saison par ailleurs bonne alors je surnote un peu. De toute manière, il y avait de bonnes choses dans cet épisode, à commencer par la dynamique de ce duo ou quelques bonnes blagues en route. C’était juste un peu trop perché pour moi, et surtout trop loin de la qualité habituelle. Les personnages autant que les lieux ou intrigues sont complètement malmenés par cet épisode qui au moins donne un peu de liberté aux deux grands soumis de la série, mais je ne sais pas si c’était vraiment utile de nous le montrer. Ce n’est clairement pas suffisant pour me faire vraiment aimer ces personnages et ça n’a pas bouleversé ma vision d’eux, au contraire même, ça n’a fait que la conforter. Un gros raté malgré une écriture assez vive et une dynamique maîtrisée. Vivement la semaine prochaine que j’oublie au plus vite ces 23 longues minutes.

10.pngÉpisode 10 – Talking to me, Talking to me – 15/20
My world is positively pregnant with possibilities

« Allez, cet épisode ne peut être pire que celui de la semaine dernière » est la seule pensée positive qui m’habitait au moment de lancer cet épisode. Effectivement, c’était mille fois mieux, en explorant cette semaine les problèmes et psychoses de chacun de nos quatre personnages principaux. Le couple Jimmy/Gretchen est hanté par leurs figures parentales, Edgar par son image de drogué et Lindsay par sa décision d’avorter et divorcer. L’avortement est une question étrangement évacué hyper rapidement par la série qui m’a plutôt habitué à faire face à ce genre de problématique. C’était un peu n’importe quoi et pour le coup, ça manquait un peu de Paul, au moins pour sa réaction quoi, même si la décision de Lindsay est plutôt rassurante (car franchement, son bébé n’aurait pas vécu une heure avec une mère pareille). L’épisode parvient une fois de plus à viser très juste avec la remise en question finale de Jimmy, assez terrifiante, et la situation amoureuse d’Edgar, qui ne se rend même pas compte du changement qu’il subit et du mal qu’il fait. Du coup, je suis vraiment curieux de voir la suite et cet épisode aura au moins réussi ça.

11.pngÉpisode 11 – The Inherent, Unsullied Qualitative Value of Anything – 20/20
I’m making a pros-and-cons list about yous

Et voilà, You’re the Worst atteint à nouveau le top dans cet épisode qui, une nouvelle fois, est un épisode expérimental. La scène d’intro, très réussie, nous rappelle la situation de Jimmy, complétement paumé depuis le décès de son père. Passée ces premières minutes déjà bien comiques, nous sommes propulsés au mariage de l’un des membres du groupe. C’est là que commence l’expérimentation : un épisode dont chaque acte n’est qu’un long travelling. Pas de coupe, la caméra suit l’action et se déplace de personnages en personnages. C’est une incroyable réussite qui prend même le temps de développer un peu ses personnages secondaires. On en apprend plus dans cet épisode sur le groupe du rap qu’en trois saisons de la série, et ce n’était vraiment pas dérangeant de les voir obtenir un peu plus de temps d’écran, exactement comme la copine d’Edgar. Ce temps d’écran supplémentaire n’empêche pourtant pas le développement excessif des personnages principaux : Edgar qui ne comprend toujours pas que sa relation est en train de couler, Lindsay qui largue Paul en lui annonçant son avortement au pire des moments, Jimmy et Gretchen cassent tout le fun en se balançant la pire des horreurs l’un à l’autre. L’épisode paraît tellement plus long comme ça, mais aussi tellement plus agréable, c’était incroyablement génial. Comme toujours (ou presque) avec YTW, l’humour était au top et la fin est à plonger dans la plus profonde dépression, cet épisode est une pure réussite qui marque déjà ma mémoire de sériephile.

12.pngÉpisode 12 – You Knew It Was a Snake – 16/20
You dropped eight iPhones in the last year

L’épisode reprend au réveil absolument horrible de chacun des personnages principaux : Jimmy n’a pas dormi de la nuit pour prouver à Gretchen qu’elle a tort, Lindsay dort nu dans leur salon et Edgar se réveille aux côtés de Dorothy. Et si ces prémices suffisent à crier au désastre, ce n’est pas pour rien : les trois couples de la série sont au bord de la crise et un rien suffit à plonger Edgar/Gretchen, Paul/Lindsey et Edgar/Dorothy dans la pire des engueulades de leurs couples respectifs. Même la naissance de la fille de Becca ne les stoppe plus (pourtant, elle s’appelle Tallulah, allô quoi, tout ça parce qu’ils ont Netflix !) et cet épisode est absolument parfait dans le drame. Malgré ça, la blague des iPhones fonctionne de manière incroyable et la seule envie qui vient est d’enchaîner pour savoir comment tout ça va finir. Gretchen le résume le mieux : rien n’est résolu à la fin de cet épisode. Paul menace Lindsay qui doit se trouver désormais un bon avocat, Edgar ment à Dorothy et Gretchen et Jimmy arrêtent de s’engueuler pour de mauvaises raisons. Et franchement, ça ne pouvait pas en être autrement avec eux. Certes, c’est frustrant, mais de toute manière, l’épisode suivant est déjà disponible.

13.pngÉpisode 13 – Just Not Us Anymore – 18/20
You made a murder for me

C’est déjà l’épisode final de cette saison, mais putain, je n’ai pas vu ces treize épisodes passer. Ces dernières vingt minutes sont celles des résolutions à tous les problèmes des personnages, mais pas forcément exactement comme chacun le voudrait. Becca est en plein post-partum, Lindsay et Paul divorcent enfin pendant qu’Edgar se fait larguer. C’est un nouveau départ pour Lindsay qui recommence donc dans la vie avec rien du tout. De leur côté, Gretchen et Jimmy s’embarquent dans un autre voyage improbable totalement inventé par lui qui a enfin trouvé le cran et le moyen de la demander en mariage. Problème, le bonheur est de très, très courte durée puisque Gretchen vient tout ruiner en le faisant flipper à parler de famille. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’enfuit des lieux du crime. Oh, Jimmy… L’épisode remet tout à plat et se termine pour la première fois sur une rupture du couple principal, ce qui suppose une saison 4 vraiment passionnante. Dommage de ne pas réunir tout le monde au moins dans une scène et encore plus dommage de déjà dire au revoir à la psy de Gretchen, qui était l’une des meilleures trouvailles de cette saison. J’espère qu’on aura le droit à ces sessions Skype. Cette fin me laisse totalement sur ma faim, c’est le comble de l’ironie. J’avais parié avec moi-même que cette saison finirait sur leur mariage improbable, genre à Vegas, mais là, je suis sur les fesses.

14.pngEN BREF – Si cette saison 3 m’aura moins marqué et emballé que la seconde qui avait un arc très clair à cause de la dépression de Gretchen (grâce à ?), il n’en reste pas moins que la série atteint son âge de maturité quasiment sans heurt. Le premier accident de parcours se produit au cours de ces treize épisodes, mais il s’agit tellement d’un cas unique qu’il est vite noyé. Cette année, les scénaristes ont fait le choix de se recentrer sur l’ensemble des personnages afin de développer les problèmes psychologiques de chacun et c’est une vraie réussite. Plus que jamais auparavant, ils ont également pris le pari de faire des épisodes spéciaux (celui centré sur Edgar et son PTSD ou l’épisode du mariage sont tout bonnement brillants). Cela a magistralement fonctionné et la saison est passée en un éclair. Ils me manquent déjà et les pistes ouvertes pour la saison 4 sont tout simplement alléchantes, alors même que la fin de l’épisode marque tellement un nouveau départ pour tous qu’elle pourrait tout aussi bien être une fin de série. Comme toujours avec cette sitcom qui oscille plus vers le drame, c’est à ne pas manquer.

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American Horror Story (S03)

Avis : Et ça y est, j’ai enfin eu l’occasion de passer un week-end avec ma meilleure amie. Si je vous raconte ma vie, c’est juste que je ne regarde certaines séries qu’avec elle et que c’est ce qui explique la difficulté que j’ai à suivre Orange is the new black, Grace & Frankie ou American Horror Story, dont il est question ici !

Et donc, me voilà à rattraper mon retard dans AHS pour le #ChallengeSérie2016, une de mes rares avancées du mois de Mai (il faut bien quand même). J’ai vraiment beaucoup aimé cette saison 3 qui m’a réconcilié un temps avec la série (je n’ai vraiment pas aimé la 2 et eu un avis très mitigé sur la 4). Cette saison avait un côté Charmed assez marrant, en plus glauque et avec tout un tas de défauts inhérent à la série (les longueurs, les clopes de Jessica Lange et les plans de Tim Minear en double focus… bref, ce qui fait l’univers visuel de la série aussi).

Assez vite pourtant, j’en suis revenu à mon problème habituel : ça part un peu trop dans tous les sens avec des sous-intrigues qui n’ont pas grand rapport avec le schmilblick et les ¾ des acteurs sont enfermés dans des rôles qui sont toujours les mêmes (Jessica Lange en tête, donc, mais ça se confirme pour une bonne moitié du casting). Dommage pour une série qui se veut anthologie renouvelant son histoire de se cantonner à des rôles prédéfinis et n’évoluant que peu chaque saison… Mais bon !

Allez, c’est parti pour la critique épisode après épisode, et comme toujours avec spoilers, méfiez-vous !

Note finale de la saison : 14/20

 01.jpgÉpisode 1 – Bitchcraft – 18/20
Why don’t you just do the world a favor and take an acting class, you D-list Botox bimbo!

J’ai vraiment beaucoup aimé ce premier épisode qui pose bien les bases d’une saison de sorcellerie. L’univers est assez rapidement amené, très peu expliqué, mais en même temps suffisamment, et notre point d’ancrage, Zoe Benson, me convient très bien car j’adore l’actrice. Gros coup de cœur pour Emma Roberts, à qui le rôle va comme un gant. Bon de ne voir cette saison qu’en 2016, en revanche, montre que l’actrice est un peu cantonnée à ce type de rôle, car sa Madison de AHS n’est pas franchement différente de la Chanel de Scream Queens. Certaines scènes sont vraiment bien écrites dans cet épisode, notamment le repas des quatre sorcières ensemble, et ça donne envie d’enchaîner. J’avais peur d’avoir le syndrome saison 2 sur cette saison (à savoir, me faire chier dès le premier épisode, oups, c’est dit) et j’étais soulagé que ce ne soit pas le cas !

02Épisode 2 – Boy Parts – 15/20
Who you calling slave, bitch? Yo, who is this stinky old lady…

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour entendre du latin se faire massacrer cette saison, mais qu’à cela ne tienne, l’épisode était plutôt sympa et on commence à voir vers quoi se dirige la série. J’ai beaucoup de mal avec l’intrigue autour de Delphine et Marie, car j’ai l’impression de tomber dans les clichés vaudou les plus abjects et racistes. Le titre de l’épisode se concentre toutefois sur l’intrigue Zoe/Kyle/Madison, et celle-ci m’a bien fait rire, parce qu’Emma Roberts joue à merveille son rôle de bitch et qu’on a quand même des moments épiques autour du personnage de Zoe.

03Épisode 3 – The Replacements – 16/20
I may be a maid, but there are limits to my servitude.

Bon, ça y est, je sens que ça commence à partir dans tous les sens, comme toujours avec American Horror Story, et je n’accroche pas vraiment à cette narration décousue qui passe du coq à l’âne. Je dis ça à propos de l’intrigue de Madison & Nan qui tentent de draguer le voisin comme si de rien n’était. C’est une intrigue drôle, mais je vois pas bien l’intérêt, il y avait déjà largement de quoi développer avec les autres storylines. C’est toujours le même problème : parce qu’ils n’ont qu’une saison, ils mettent toutes leurs idées d’un coup, ne développent pas grand-chose, rushent beaucoup trop et concluent d’un coup. Non, vraiment, j’ai du mal avec les anthologies… Cet épisode ne doit sa bonne note qu’à la mort de Madison (même si je soupçonne que 1/ Zoe est la prochaine suprême et 2/ Madison va vite revenir dans la série en pleine forme).

04.jpgÉpisode 4 – Fearful Pranks Ensue – 13/20
I had no idea the Council would be joining us today. How screwed am I?

Nous voilà déjà à l’épisode d’Halloween, un classique pour American Horror Story qui se donne toujours beaucoup de mal pour en faire de bons épisodes. Malheureusement, ce n’est pas le cas de celui-ci qui met en place les bases de ce qui sera excellent par la suite. Bref, j’ai trouvé tout ça un peu trop long, même s’il était sympa de voir le conseil des sorcières (avec un sorcier ?) et d’en apprendre un peu plus sur la manière dont était géré l’établissement. Oh et l’intrigue Kyle aussi était marrante, surtout quand on a vu The Affair avec la même actrice !

05.jpgÉpisode 5 – Burn, witch, burn ! – 18/20
You don’t mess with the Supreme.

Après les lenteurs du précédent, cet épisode repart sur de bonnes bases, avec une invasion de cadavres très à la mode pour l’époque (on sent bien l’influence Walking Dead dans la réalisation). J’ai beaucoup aimé l’ensemble des rebondissements, tant l’attaque dont est victime Cordelia que l’attaque de la maison ou les révélations finales avec le conseil. Fiona s’impose sans surprise comme une bitch froide et calculatrice, manipulant son monde pour avoir toujours plus de pouvoir. C’est grosso-modo le rôle qu’avait Jessica Lange en saison 2 et 4, alors pourquoi changer une formule qui (apparemment en tout cas) gagne depuis la saison 1 (où c’était un peu moins marqué… mais où elle manipulait tout autant et avait les réponses). Bref, les défauts habituels sont compensés par de bons rebondissements et un épisode très dense.

06.jpgÉpisode 6 – The Axeman Cometh – 13/20
Is there anyone that doesn’t have a fan site?

Le syndrome post-Halloween d’American Horror Story… Leurs épisodes d’Halloween sont toujours si bons que tout ce qui suit est moins bon. Ici, on nous propose une resucée de Charmed (non, vraiment) à base de planche Oui-ja et invocation de serial killer. Sans plus, pour moi. L’intrigue de Cordelia est un peu plus passionnante, avec les digressions sur son mari… qui n’en restent pas moins que des digressions qu’on ne devrait pas voir avant une saison 2 sur ce genre d’histoire. Mais il faut tout montrer en une (demi) saison…

07.jpgÉpisode 7 – The Dead – 10/20
I am a millennial. Generation Y. Born between the birth of AIDS and 9/11, give or take.

Et voilà, je m’ennuie face à tant de digressions. La saison avait de bonnes bases, mais à trop vouloir tout montrer et tout faire, ils se perdent et me perdent. Zoe devient une meurtrière (dans une intrigue très, très prévisible autour de la langue auto-coupée), Fiona se lance dans la chimiothérapie dont elle ne voulait pas entendre parler deux épisodes plus tôt, Queenie se perd en faisant amie-amie tour à tour avec une raciste et une cinglée qui veut la mort de tous ses potes. NORMAL.

08.jpgÉpisode 8 – The Sacred Taking – 13/20
What the hell happened to the staff in this house?

On remonte un peu la pente dans cette épisode où Cordelia reprend les choses en main pour se battre contre sa mère. Rien d’exceptionnel, mais c’était attendu. Excellente scène pour Madison, revenue comme prévu d’entre les morts (mais plus lentement que ce que j’aurais cru). C’est un peu lent, mais les scènes sont bien joué, la réalisation toujours fidèle à elle-même et le cliffhanger (toujours prévisible pour qui a vu Prison Break) fait bien son taf, on a envie de revenir pour la suite. Ce n’est pas toujours le cas…

09.jpgÉpisode 9 – Head – 14/20
Could people please not move things? Some of us are blind!

Cet épisode revient un peu plus longuement sur Nan, négligée dans les ¾ de la saison, mais dont il faut bien boucler l’intrigue malgré tout, maintenant qu’elle a commencé dans l’épisode 3… Ah non, j’ai vraiment du mal avec l’écriture de cette série. C’est frustrant, parce que ce sont en plus de bonnes histoires, mais elles sont rushées tellement vite que les personnages ne sont jamais vraiment développés et tournent en rond (et pire, les acteurs tournent en rond pour la plupart d’entre eux, étant sous-exploité à jouer toujours les mêmes rôles, d’une saison à l’autre). Bon, je remonte un peu la note de l’épisode parce que j’ai adoré Nan et Myrtle dans cet épisode, et puis parce qu’on avance un peu vers la fin de saison quand même.

10.jpgÉpisode 10 – The Magical Delights of Stevie Nicks – 12/20
She’s innocent. Mostly. She killed the neighbor, but the bitch had it coming.

Voilà un épisode qui passe un peu plus vite que d’habitude… mais dont je ne retiendrais pas grand-chose pour autant. L’alliance des deux camps ennemis contre le clan des chasseurs de sorcières était prévisible et nécessaire depuis quelques épisodes. Cela apporte des situations intéressantes, mais bâclées (je ne sais pas bien pourquoi d’ailleurs, il reste encore un peu de temps avant l’épisode final). Misty sauve l’épisode, principalement parce que l’actrice est géniale.

11.jpgÉpisode 11 – Protect the Coven – 10/20
Have you met me?

Bon, beh voilà un épisode qui tente de conclure un peu les grosses intrigues, sûrement pour nous proposer une fin de saison différente. De ce que j’en vois, l’obsession autour de la prochaine suprême devrait nous conduire sur la révélation de son nom dans le dernier épisode, une fois que tous les autres problèmes seront réglés. Les histoires du triangle amoureux Madison/Kyle/Zoe ont réussi à me saouler plus rapidement que je ne l’aurais cru possible et le reste semble de plus en plus bâclé. Comme d’habitude, les scénaristes veulent raconter trop de choses et sautent trop d’étapes dans leur résolution. Mais puisque ça marche niveau audience…

12.jpgÉpisode 12 – Go to Hell – 11/20
You will perform the seven wonders. Or die trying.

Épisode de transition vers le final, qui conclue les dernières histoires en suspens. C’est tellement gros comme ficelle d’écriture que ça devrait être interdit. On se débarrasse du tueur à la hache en deux secondes, puis de Marie et Delphine par un twist simplifié à l’extrême parce qu’on n’a plus de temps à leur accorder. Et donc, sans surprise, le dernier épisode nous permettra de trouver une nouvelle suprême… Mouais. Donc sur cette saison, même sensation générale que d’habitude : on nous présente une bonne dizaine d’intrigues en quatre ou cinq épisodes, et on passe les sept ou huit épisodes qui suivent à tout boucler aussi vite que possible pour présenter d’autres intrigues qui seront elles aussi bâclées. Enfin, un dernier épisode conclusif permettra de montrer ce qui n’a rien à voir avec la choucroute :

13Épisode 13 – The Seven Wonders – 19/20
You took my power the minute I gave birth to you.

Oh ironie. Cet épisode est un stand-alone qui nous permet de dire adieux aux personnages encore en vie (enfin… que l’on peut encore ressusciter) et de nous faire une idée sur leur futur. L’ironie, c’est que c’est le meilleur épisode de la série, puisqu’il prend le temps de s’attarder un peu sur chaque personnage qui ont un but commun (être la prochaine suprême) en proposant une structure narrative claire qui permet des rebondissements et en étant forcé de boucler l’ensemble avant la fin. Du coup, c’est une vraie réussite, qui ne se perd que peu en route et conclue bien les intrigues qui nous restaient (le triangle amoureux, la prochaine suprême). La toute fin est un peu grosse, autant dans la réconciliation Fiona/Cordelia que dans la demande de Myrtle de mourir brûlée. L’école ouvre finalement ses portes à une nouvelle génération de sorcières après un coming-out qui constituent l’un des seuls vrais twists surprenants (parce que… pourquoi ?) de la saison. Il y a du coup toute une génération de sorcières prêtes à s’entretuer, mais ça, on ne le verra jamais, parce que OH OH c’est une anthologie, on ouvre des histoires qu’on ne veut pas vraiment finir (encore que, je me plains, mais c’est une bonne fin de saison) !

Et voilà pour cette saison 3 d’American Horror Story… je sais, je ne suis pas toujours tendre, mais je suis vraiment frustré par la qualité de la série sans cesse gâchée par la précipitation qu’imposent les 13 épisodes. Les scénaristes feraient mieux de développer deux fois moins d’intrigues, mais de les approfondir. Là, au fond, on n’apprend jamais à connaître les personnages qui n’évoluent que très peu (sauf à coup de bonds dans le temps pour Cordelia par exemple). Dommage, mais l’une des meilleures saisons tout de même.