Charmed (2018) – S03E05

Épisode 5 – Yew Do You – 16/20
J’aime bien la construction de cet épisode qui s’attarde à la fois sur son schéma « à la semaine » et sur son fil rouge, tout en développant les personnages. Tout est très facile et peu surprenant dans l’écriture, mais ça me rappelle vraiment la construction de la série originale et c’est un schéma que je trouve toujours efficace et prenant. Après, l’épisode n’arrivait pas à totalement me passionner… mais c’est peut-être la fatigue de la rentrée ?

Spoilers


If anyone makes another crack at my age.

Pourquoi faut-il toujours que les personnages de films et séries s’arrêtent dans des stations-services perdues au milieu de nulle part la nuit ? On dirait qu’ils font exprès et veulent mourir, honnêtement. C’est ce qu’il se passe pour l’homme que l’on suit dans ce début d’épisode et qui se fait écraser par sa copine, ensorcelée par un démon, sorcier… allons savoir. Un homme.

En tout cas, elle ne perd pas grand-chose parce que son copain n’est pas fou. Il n’est pas une flèche, honnêtement : qui reste fixe devant une voiture dont les phares s’allument, prête à vous foncer dessus ? Ce type. Il hurle, quand même, c’est déjà ça. Bon, introduction sympathique !

La nouvelle coupe de Maggie se justifie mieux que jamais quand elle danse et qu’elle met ses cheveux en arrière. Par contre, ça donne l’impression d’être dans les années 90 à nouveau et quand elle bosse et est débordée par ses études, ce n’est pas ça du tout. Je préfère sa version d’Un, dos, tres franchement. Oui, voyez-vous, Maggie s’est mise à la danse. L’intérêt de tout ça ? Aucune idée.

On retrouve ensuite Maggie à la fac en train de bosser pour trouver un sujet capable de lui permettre de décrocher son St Graal universitaire… mais elle est perturbée par Antonio qui, lui, avance énormément. Je n’aime pas cet Antonio, je ne veux pas que ça devienne un love interest pour Maggie !

Pendant ce temps, les seuls à bosser sont Macy et Harry. Ils cherchent comment se débarrasser de « l’allergie » dont ils sont victimes et qui les empêchent de toucher les êtres magiques. C’est plutôt intéressant, surtout après Maggie : ici, on avance sur l’intrigue magique de cette saison, qui me plaît vraiment. Harry retrouve par exemple une photo d’un dessin d’homme des cavernes représentant très exactement le démon battu la semaine passée.

Forcément, cela mène à une complication : la photo vient d’un lieu lointain où il va falloir aller pour tenter de décrypter une langue si ancienne que personne ne la parle. Super. Ils sont interrompus dans les recherches par un cri de Mel qui est apeurée par… Tik Tok ?

Bon. L’équivalent de Tik Tok dans le monde de la série, en tout cas. Elle y voit une vidéo de la femme du début d’épisode et elle l’entend surtout parler une étrange langue, en boucle. Ce n’est pas ça qui la perturbe et lui fait appeler toute la maison, mais bien la simple scène d’horreur. Par contre, quand c’est toute une épidémie qui éclate avec plein de gens qui tuent leurs proches en répétant les mêmes mots, les sœurs finissent par s’en mêler, pour comprendre ce qu’est ce « Mepte Alma ».

J’aime bien la manière dont c’est amené et dont les réseaux sociaux s’en mêlent avec une théorie d’invasion extra-terrestre. En plus, ça permet à Maggie de retrouver une utilité, et ça, c’est chouette. Elle pense en effet à avoir une prémonition sur le lieu où Julie, la copine qui a renversé son mec en début d’épisode, et elle y parvient. C’est beau.

Elle se rend sur place avec Macy, un duo qui marche toujours bien. Elle arrive rapidement à avoir sa prémonition et à retrouver Julie, qu’elles emmènent ensuite au QG, à cause d’une maraude qui était sur le point de la trouver. Là-bas, Maggie parvient à désenvoûter Julie, grâce à de la musique qui se lance toute seule quand elle s’assoit (bien sûr) : Julie se met aussitôt à danser et on enchaîne sur une étonnante scène à mi-chemin entre chorégraphie et exorcisme.

Julie revient en tout cas à elle, et elle a plein de choses à raconter aux trois sœurs. Elle leur fait le récit de tout ce qu’il s’est passé depuis sa possession, se rappelant soudainement qu’elle a failli tuer son mec, tout de même. Ainsi, le démon, Omon, lui demandait de lui prouver son amour pour lui en sacrifiant ce à quoi elle tient le plus. Soit.

Bien sûr, Harry est rappelé à ce moment-là dans cette intrigue : il peut ainsi épargner aux filles bien des recherches, en leur expliquant qu’il s’agit d’une créature mythique, qui date de temps trop anciens. C’est original, après l’épisode de la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé le fait que la série relie tout ça avec le mythe de Narcisse qui serait d’inspiration commune avec celui d’Omon.

Mel est ainsi finalement celle qui trouve la solution pour se battre contre le démon, grâce à ses connaissances mythologiques : Omam est inspiré du mythe de Narcisse après tout, il suffit d’utiliser les mêmes faiblesses que celui-ci, et donc une potion à base d’if (ça marche beaucoup moins pour le jeu de mots). Et ça, c’est un duo Harry/Mel efficace.

Après tout ça, Maggie est encore forcée de s’occuper de Julie. Bizarrement, les sœurs ne proposent pas de sauver son copain à l’hôpital… mais Maggie sauve au moins Julie du démon qui la retrouve, sentant bien qu’elle n’est plus sous sa possession.

Maggie a le temps d’appeler Harry, qui nous débarrasse de Julie, et ses sœurs, ce qui aide bien pour se battre contre le démon. En théorie. En pratique, que fait Macy quand on lui dit précisément de ne pas regarder Omon dans les yeux ? Elle le regarde dans les yeux et se fait envoûter par le démon. Il n’en faut pas plus pour qu’elle s’en prenne à ses sœurs (et pas à Harry aha). J’aime bien l’idée d’une sœur envoûtée qui doive se battre pour lutter contre ce Narcisse des temps anciens, mais c’était assez mal exécuté tout de même.

Après, ça marchait bien côté intrigue de voir Mel et Maggie au bord du précipice – ou du toit de l’immeuble – à cause de Macy. Juste, on ne comprend pas trop pourquoi Macy ne les envoie pas directement valser plus fort, m’enfin, ça ferait mal à la série d’avoir deux sœurs de moins d’un coup, j’imagine. Quant à l’idée d’avoir ce combat intérieur de Macy, vraiment, cette saison me donne beaucoup de vibes de la série d’origine par rapport à l’an dernier. Par contre, toujours pas d’Abigael, c’est frustrant.

La scène d’action est bien rapide en tout cas : Macy réussit à s’affirmer face au démon, Mel l’aide à transformer la potion en flaque reflétant le démon… et c’est suffisant pour que le démon s’auto-absorbe dans la contemplation de son reflet. Allez, OK, ça marche comme intrigue et, évidemment, quand il disparaît, il laisse une rune derrière lui, comme le démon de la semaine dernière.

Ça alors, ce démon des temps anciens est lié au démon des temps anciens de la semaine dernière, on ne s’y attendait pas du tout. Hum.

Autrement, Macy est contactée par une avocate, Gloria : elle hérite ainsi de Safe Space. Ouais, rien que ça. Macy n’est que partiellement ravie par ce dernier cadeau de Julian, et je la comprends : elle a clairement autre chose à faire, et elle n’est pas prête de réussir à se soigner quand Swan lui fait comprendre qu’elle a énormément de travail devant elle pour gérer les cours de Yoga.

Swan nous harcèle Macy pendant tout l’épisode, mais c’est finalement une bonne chose, car elle obtient ce qu’elle veut : Macy a bien d’autres choses à faire, mais elle prend conscience que Safe Space est un endroit important pour d’autres et pour faire de grandes choses.

En parallèle, Harry ne peut plus voyager avec Macy, alors il se contente de Jordan, comme d’habitude. Il lui apprend à faire les nœuds de cravate, parce que les personnages ont TikTok, mais pas Youtube et ses tutos apparemment. Bizarrement, Harry semble hyper énervé et susceptible sur son âge, et Jordan finit par s’en rendre compte.

La vraie raison de ce bougon Harry ? Il n’aime pas trop la différence d’âge entre lui et Macy, parce qu’il se rend compte avec les réseaux sociaux qu’ils ne voient pas tout à fait le monde de la même manière. Tout ce que trouve Jordan pour le consoler, c’est de lui dire que bientôt, Macy sera plus vieille que lui et qu’il finira par la déplacer en fauteuil roulant.

Ah ben super, encore plus de problème pour le couple, il ne manquait plus que ça ! Jordan a vraiment bien fait de venir, finalement. Il devrait pourtant être plus occupé ailleurs : il est censé être dans une firme d’avocats à présent, j’imagine qu’il a mieux à faire que de jouer les aventuriers prêts à se prendre des flèches dans la tronche.

Par chance, c’est simplement Harry qui s’en prend une, et dans le bras, parce que plutôt que de se téléporter vers Jordan, il court à lui. Erreur de débutant. Jordan l’aide tout de même à soigner sa blessure et la scène entre les deux personnages est vraiment sympathique : elle leur permet à l’un et l’autre de s’assumer davantage.

Harry peut ainsi aider les sœurs avec leur démon et Jordan laisser tomber la cravate pour son rendez-vous du lendemain. Ce n’est pas fifou, mais ce n’est pas le pire dans l’épisode : le pire, c’est l’intrigue de Mel, en ce qui me concerne !

Mel est ainsi embêtée pour avoir distribué le livre qu’on lui avait demandé de ne pas distribuer. Quelle surprise, dis-donc ! La doyenne de la fac lui demande finalement de changer de livre pour en prendre un de 2013, ce que Mel considère être l’Antiquité sur le sujet. Ce n’est pas tout à fait faux.

La série en fait des caisses sur cette intrigue en tout cas, avec ensuite Kevin qui vient remercier Mel car grâce à elle Dylan s’est excusé auprès de lui. Euh ? Je veux bien que la connaissance soit une arme et puisse résoudre bien des conflits, mais tout de même, il avait l’air trop con ce frat boy pour changer d’avis en quelques pages !

Mel demande conseil à Maggie et termine par convaincre la doyenne que le livre qu’elle propose à ses étudiants est meilleur que celui que la doyenne a écrit, parce qu’il est plus à jour. C’est osé, tout de même, mais apparemment dans le monde merveilleux de cette série, ça suffit !

De son côté, Maggie retrouve l’inspiration, principalement grâce à ce qu’il s’est passé avec Julie plus tôt dans l’épisode. Bon, écoutez, tant qu’elle est convaincue par son sujet, c’est déjà ça. La fin d’épisode nous règle d’ailleurs le cas de Julie et de son copain : Harry efface les souvenirs de ces deux-là… mais je vois mal comment ça efface les réseaux sociaux ?

Peu importe : on nous dit de nous concentrer sur l’origine de ses mystérieux démons qui débarquent des temps anciens pour le moment. Ma théorie ? Abi, bien sûr. Pour en savoir plus, il faudra toutefois attendre deux semaines, car il n’y a pas d’épisode la semaine prochaine !

The Rookie – S03E06

Épisode 6 – Revelations – 16/20
C’est peut-être parce que la fatigue me gagnait enfin au moment de voir cet épisode un peu tardivement dans la nuit suite à une insomnie, mais j’ai eu l’impression que cet épisode était interminable. Ce n’est toutefois pas une impression négative, vu qu’il s’y passait énormément de choses. J’ai beaucoup aimé une grosse partie de l’intrigue se centrant sur un personnage que j’aime et qui évolue ensuite, moins le reste qui semblait plus conventionnel. Bref, un épisode assez classique pour la série.

> Saison 3


Spoilers

What the hell… It’s a beautiful day, nothing’s gonna go wrong.

Lucy est toujours bien proche de sa protégée, Tamara, en ce début d’épisode : elle l’invite chez elle pour qu’elle puisse faire sa lessive et lui prépare au passage un repas. C’est assez sympathique à voir et la gamine veut maintenant faire une interview de Lucy parce qu’elle bosse dans un univers considéré comme masculin et que ça l’intéresse pour ses cours.

Le hasard fait bien les choses parfois. Sinon, West va toujours bien, et il est même sorti de l’hôpital. En fait, les trois passent vraiment une bonne soirée à parler du boulot de flic et de leur routine. J’ai vraiment bien aimé ce moment, surtout quand ils se rendent compte qu’il ne leur reste plus que dix jours à supporter un tuteur, et qu’ils en sont bien heureux.

La soirée est interrompue par Nolan qui commence les cours à la fac et hésite à se présenter en tant que flic. C’est évident que c’est une erreur de base, surtout qu’il se rend à un cours d’éthique traitant notamment du système criminel…

La scène était plutôt sympathique, sans être exceptionnelle non plus. L’épisode se découpe ensuite assez schématiquement en deux intrigues principales. La plus importante concerne la majorité des officiers – ce qui fait qu’on ne voit pas Angela de l’épisode, c’est bien dommage. Les officiers sont chargés de protéger un hôtel dans lequel se tient une convention pour les officiers de police sous couverture.

Rien que ça. Chaque duo habituel a droit à son intrigue là-bas, et c’est rigolo de savoir que ce genre de conventions existent, surtout que ça paraît tout de même hyper risqué pour des flics sous couverture de se rendre à un truc pareil. Bref.

On se retrouve donc avec le duo Tim/Lucy chargés de surveiller l’entrée des véhicules dans l’hôtel. C’est plutôt sympathique, même si ce n’est pas ma partie préférée de l’épisode, avec Tim qui retrouve un vieil ami. Le problème, c’est que celui-ci se drogue et trompe sa femme, qui vient ensuite à la convention pour lui faire une surprise.

Le pire, c’est encore que Tim ne dit rien à la femme, et Lucy en est surprise. Ce n’est pourtant pas si étonnant venant de lui. Bien sûr, tout ça le travaille parce que ça lui rappelle sa propre femme de voir un ex-flic se droguer comme ça. C’est triste, mais ça lui permet de prendre la bonne décision et de reporter son ami à Gray – après avoir sauvé son ami d’une overdose grâce à l’aide de Lucy, toutefois.

Par contre, la femme de son ami (enfin, ex-ami) ne le prend pas comme une bonne chose qu’il fasse la bonne chose, justement. Elle débarque au commissariat pour lui reprocher d’avoir osé les trahir, parce qu’elle ne sait même pas comment elle va nourrir ses enfants désormais.

De son côté, Nolan se retrouve à surveiller l’étage, et il n’a pas grand-chose à y faire. Pourtant, il est laissé seul par Nyla qui doit remplacer une amie. Cette dernière avait une conférence à donner à la convention, mais elle explique à Nyla qu’elle ne peut finalement y venir et a besoin d’elle pour la remplacer.

Au moins, ça donne quelque chose à faire à Nolan : il demande à Lucy d’arrêter de tout écouter de ce cours de Nyla sur les femmes sous-couverture. C’est plutôt marrant comme retournement de situation, mais ce long passage à l’hôtel est finalement assez vite résumé pour ce que c’était dans l’épisode. Il n’était en fait qu’une longue introduction pour la suite de l’épisode.

Avant d’y venir, notons que Nolan est reconnu par un étudiant de la fac qui passe justement par l’hôtel et n’hésite pas à le prendre en photo avec son uniforme. Après tout ça, Nolan retourne donc à la fac pour mieux être jugé par tous les étudiants. La prof tourne toutefois ça en un cours d’éthique. Pratique. Elle a eu le temps de voir venir le truc et elle demande donc aux étudiants de lui rendre un travail de cinq pages sur la situation.

Nolan se comporte en Nolan comme toujours, et il est insupportable avec sa prof, revenant la voir le lendemain pour lui demander des conseils. Qu’elle lui donne. J’espère sincèrement qu’on ne terminera pas sur une intrigue romantique entre Nolan et sa prof…

En attendant, Lucy finit par rater son rendez-vous avec Tamara qui voulait lui poser des questions sur le boulot de flic, parce qu’elle se retrouve bien malgré elle embarquée par Nyla en mission sous couverture, rien que ça. Tout commence par Nyla qui a bien remarqué que Lucy écoutait son intervention plus tôt dans l’épisode.

Lucy s’en justifie comme elle peut, avec la vérité : elle envisage cette tournure pour sa carrière, tout simplement. Ce serait top à voir, franchement. Seulement voilà, ce n’est pas si simple et Nyla lui propose d’en parler autour d’un verre. On voit tout de suite que ça va tourner à autre chose : « Coco » appelle Nyla pour lui expliquer que si elle n’est pas venue à la convention, c’est justement parce qu’elle était sous couverture avec le nom « Coco » et qu’elle était suivie.

Malgré une longue journée pour Nyla – qui a arrêté un homme plus tôt essayant de connaître l’identité des flics sous couverture grâce aux vignettes des assurances sur les voitures du parking, la soirée ne fait que commencer. Elle se rend ainsi au bar où Coco lui donne rendez-vous, et elle invite Lucy à venir avec elle, voyant bien qu’elle crève d’envie de le faire.

Humph. Niveau sécurité, on sent bien que Nyla n’hésite pas à mettre en danger la bleue de Tim, et je comprends le côté protecteur qu’il développe ensuite… même s’il est évident que c’est relou qu’il ne fasse pas plus confiance à Lucy à quelques jours de la fin de sa période de bleu ! En tout cas, Lucy gère plutôt bien la chose quand elle rejoint Coco dans le bar et se fait passer pour son amie.

L’homme que Coco soupçonne de la suivre est justement là, et il n’hésite pas à venir les rejoindre pour expliquer qu’il n’aime pas bien la manière dont Coco s’est enfuie. Lucy s’impose ainsi sous couverture, alors qu’elle ne devrait vraiment pas le faire : elle se fait passer pour la chimiste de l’opération en cours. Heureusement, Nyla intervient à temps pour arrêter tout ça sur le parking, expliquant qu’elle a trouvé un traçeur sous la voiture de Coco et que c’est probablement un flic qui les accompagne.

J’aime bien cette idée et ça fonctionne pour introduire également Nyla dans la mission sous couverture… qui peut toutefois continuer puisque le flic se justifie plutôt bien. Nyla a beau la fusiller du regard, Lucy s’engage à poursuivre sa couverture et venir assister à un échange le lendemain. C’est la pire idée du monde, ça, je ne veux pas qu’il arrive quoique ce soit à Lucy.

Bien sûr, le lendemain, Lucy se retrouve à devoir s’excuser auprès de Tamara d’avoir raté leur rendez-vous. Ce n’est que partie remise à après cette nouvelle opération sous couverture. Celle-ci se passe vraiment bien et permet de voir un peu mieux ce que Nyla expliquait en début d’épisode : elle est le quaterback, la star des flics sous couverture ; Coco est plutôt du genre hacker et Lucy est la « freshman » du groupe… ce qui ne plaît donc pas à Tim.

Inquiet pour elle, il planque sur le toit d’un immeuble à côté pour observer ce qu’il se passe, alors que les deux collègues femmes de Lucy lui confirme qu’elle doit s’imposer et ne pas l’écouter quand il lui assure qu’elles la manipulent. Dur de savoir qui croire exactement, mais Lucy a fait son choix : elle kiffe être sous couverture.

Elle a le goût du risque, ce n’est pas nouveau. Sa couverture se déroule en tout cas super bien, et ça fait plaisir de la voir gérer aussi bien ses cours de chimie et reproduire à la perfection une formule compliquée, tout en switchant dans une autre langue. Tout ça mène finalement à l’arrestation des méchants et à une scène où les trois flics sous couverture parlent à Tamara, de manière libérée. La série est très douée avec cette scène qui est géniale et fait accrocher à ces personnages, réussissant à nous les rendre crédible tout en faisant du féminisme sans avoir à forcer quoique ce soit.

C’est une intrigue qui développait le personnage de Lucy, et ça, ça fait toujours plaisir ! En plus, le reste de l’épisode se concentre sur West qui, lui, suit une voie plus conventionnelle et moins passionnante. On le retrouve en effet dans le quartier difficile des premiers épisodes de cette saison, où James lui présente Silas, un ado du quartier qui est sur le spectre de l’autisme et qui est chargé de faire le tour du quartier pour noter tout ce qui ne va pas.

Voilà donc qu’on va suivre West dans du boulot censé être reposant après son agression de la semaine passée. Il a tout de même un peu d’action : un vol de voiture avec un « bébé » dedans lui permet de se lancer dans une course poursuite qu’il mène avec succès… et qui lui permet de rencontrer son prochain love-interest, un autre flic bien investi dans le quartier qui, en plus, fait son travail en montant à cheval. C’est un brin cliché ce côté chevalier servant que ça lui donne.

Les deux flics se retrouvent à bosser ensuite, alors qu’il était déjà évident qu’ils en craquaient l’un pour l’autre, lorsque Silas se fait agresser. Tous deux ont appris à apprécier l’adolescent, alors ils font du bon travail et retrouvent vite son agresseur, un homme paranoïaque envisageant que Silas notait des choses sur lui, alors que pas du tout. L’intrigue fonctionne plutôt bien, on va dire.

Cela dit, ce n’était pas au niveau du reste de l’épisode, et c’est très gros qu’avec un salaire de flic chacun d’eux pense ensuite à acheter un vélo à Silas. Encore s’ils s’étaient concertés pour le payer ensemble… Bon, en tout cas, ça nous permet de confirmer que West est célibataire et n’est plus avec son acteur, mais aussi que ce flic sera un love-interest pour lui : ils s’organisent un rencard. La suite au prochain épisode, peut-être. En vrai, ça m’étonnerait, la série gère souvent la vie amoureuse de West en dernier plan.

En même temps, je dis ça, mais Emett, le pompier de Lucy, a complètement disparu sans laisser de trace, et ça ne semble inquiéter personne…

> Saison 3

Charmed (2018) – S03E04

Épisode 4 – You Can’t Touch This – 17/20
Cette fois, on a très clairement un premier épisode de saison dans la structure et les changements de look, et ça fonctionne plutôt bien. J’aime beaucoup la nouvelle intrigue de cette saison, même si ce fil rouge va nous mener vers des effets spéciaux difficiles à regarder, je sens. L’avantage est également que la série semble effectuer une sorte de réconciliation entre les premières séries, en réajustant à nouveau l’équilibre entre vie humaine/vie magique des sœurs. Et c’est bien mieux comme ça.

> Saison 3


Spoilers

You look like I feel.

Cette fois, on est bon : la saison 3 va pouvoir commencer car toute la saison 2 a été évacuée par les scénaristes… Tout leur délire de sororité qui risque d’être détruite n’est plus et une nouvelle ère va pouvoir commencer. Nous sommes ainsi trois mois plus tard et… pfiou, les sœurs ont de nouvelles coupes de cheveux.

J’adore le look de Mel, mais Maggie ? Humph, je ne m’y attendais pas – ça fait très années 70, quoi. J’aime beaucoup ce début d’épisode qui nous présente la nouvelle routine matinale des filles : elles ne peuvent plus approcher les unes des autres, mais elles vivent toujours dans la même maison, ce qui complique tout, surtout avec une Maggie en retard tout le temps.

J’aime beaucoup ce début de saison, avec des mouvements de caméra sympathique et une réintroduction de tout le monde qui se fait bien… Par contre, ça fait bizarre de les voir comme ça nous réintroduire des personnages comme après des mois… quand ça fait littéralement une semaine qu’on leur a dit au revoir.

Rapidement, la routine des filles est perturbée à nouveau par un Harry qui débarque sans prévenir et provoque une nouvelle décharge pour les trois sœurs. Non, elles ne sont toujours pas guéries de ce mal qui les affecte et qui fonctionne très bien d’un point de vue du scénario – elles sont obligées d’utiliser leur pouvoir par exemple, et ça aide bien d’avoir Macy qui peut déplacer les objets à distance. D’ailleurs, l’histoire de barrière magique est rapidement expliquée d’une bonne manière par Macy : les trois sœurs ne peuvent approcher les êtres magiques.

Cela complique les relations amoureuses des sœurs : Macy et Harry ne peuvent plus se toucher, Maggie ne peut approcher non plus de Jordan, qui est maudit par la magie donc inapprochable et Mel se retrouve quant à elle avec une relation à distance avec Ruby. Moui, alors vraiment sa relation avec Ruby, je n’arrive pas à m’y faire, elle est vraiment traitée par-dessus la jambe depuis trop longtemps.

Ce n’est pas la seule chose maltraitée par la série : la vie professionnelle des sœurs était totalement laissée de côté l’an dernier, mais ce n’est plus le cas dans ce début de saison. On suit ainsi Maggie reprendre le chemin de l’université et tenter de se faire bien voir de son prof – qui n’a d’yeux que pour un ancien élève de fraternité.

De son côté, Mel reprend son job de prof, et ça marche plutôt bien. En plus, ça permet à la série de nous rappeler qu’elle avait vocation à être plus féministe que l’originale, mais aussi plus ouverte d’esprit encore. Avec vingt ans d’écart, ce n’est pas compliqué, de toute manière. Mel a ainsi un élève transexuel qui se fait harceler par d’autres étudiants et pour lequel elle se prend rapidement de compassion. Elle propose ainsi d’ajouter un livre à sa liste de bouquins à lire pour son cours, et rentre chez elle pour se replonger dedans au plus vite.

Elle a beaucoup d’espoir cela dit, parce que la doyenne refuse d’ajouter un nouveau livre car c’est contraire aux protocoles. Certes, la doyenne peut toujours s’arranger pour offrir une nouvelle chambre à Kevin, l’étudiant de Mel qui se fait harceler par son coloc, mais il la refuse, expliquant à Mel qu’il veut être vu et que se cacher dans une autre chambre n’est pas vraiment une bonne manière d’y parvenir. Bien dit… mais un peu dangereux de choisir de se faire harceler, tout de même.

J’ai cru qu’on n’allait pas y revenir, mais si : Safe Space existe toujours. C’est l’occasion pour Jordan de croiser Harry, histoire de lui faire passer le bonjour à Maggie et de tenter de prendre des nouvelles. On comprend que ça fait trois mois que la distance s’est installée entre eux, et ça commence à faire beaucoup trois mois, en fait. C’est triste, j’aimais bien Jordan, faut pas le virer de ta vie comme ça Maggie ! Bon, elle a d’autres chats à fouetter avec son prof qui la prend pour une assistante et qu’elle veut impressionner.

Harry se rend ensuite au QG, puisque tout y est toujours en place. C’est l’occasion de nous apprendre que cela fait trois mois que Macy essaie de comprendre ce qui est arrivé à ses sœurs : elles dégagent désormais une énergie que le QG peut capter et qui est, selon elle, est un ensemble de résidu de ce qu’il s’est passé auprès de l’arbre lorsque la Source a fusionné avec.

Depuis trois mois, elles ne peuvent donc plus approcher les êtres magiques, ce qui est tout de même problématique pour les Charmed Ones. J’aime vraiment bien cette intrigue, et j’aime le fait que ça aide aussi à fournir une histoire intéressante à Macy et Harry. Ce dernier fait donc tout ce qu’il peut pour aider Macy à trouver un remède et parcourt le monde à la recherche d’ingrédients loufoques. Franchement, ça pourrait durer quelques épisodes… mais ce n’est pas le genre de la série.

Par contre, Macy est vraiment énervée après trois mois de tentatives infructueuses : rien ne fonctionne et elle ne peut s’empêcher d’espérer à chaque fois. Ainsi, quand Harry lui propose le même sort que celui qui avait aidé Jordan en saison 2, elle l’exécute pleine d’espoir… pour mieux se rendre compte que c’est un échec. Ou pas.

Il fallait quelques secondes pour que le sort s’active, et ce fut juste assez pour qu’elle se casse énervée du QG. C’est donc Harry qui finit par trouver une étrange stèle avec des inscriptions dans le QG. Soit. On ne voit pas encore où ça veut en venir…

En parallèle, Mel se fait infecter par une étrange créature invisible lors de la première nuit de cet épisode. Elle se retrouve ainsi avec les yeux jaunes durant la nuit et se rend déterrer quelque chose d’étrange. Mel se réveille avec difficulté le lendemain, forcément. Et la série abandonne vite son impressionnant rituel de première scène, ce qui est dommage : les sœurs semblaient avoir une routine bien établie avec Mel pour tout contrôler… mais là, elle se lève en retard. Elle a aussi ce que Maggie considère être un masque de boue qui n’est pas tout à fait nettoyé.

Maggie, elle, réussit en théorie à impressionner son prof par une jolie théorie sur l’intimité physique – ben oui, bien sûr qu’elle prend un cours sur l’intimité et bien sûr qu’elle applique sa propre situation à son cours. Malheureusement, Antonio n’arrête pas de l’interrompre – Antonio étant le type de la fraternité.

Quand elle s’énerve contre lui, le prof la reprend et… Maggie n’apprécie pas du tout. Elle finit en crise d’angoisse quand on la dit malpolie, et elle s’isole pour mieux se faire infecter à son tour par l’étrange créature invisible qui rend les yeux jaunes. Elle passe elle aussi sa nuit à faire d’étranges activités avec des sacs d’os dans le QG – et on se doute bien que Macy sera la prochaine.

Comme en plus, elle est énervée après Harry, elle passe une bonne partie de la journée seule à évacuer sa rage dans la salle de gym de Safe Space. Ce faisant, elle ne répond pas aux SMS d’Harry de toute la journée, mais aussi dans la nuit. Comme cela inquiète Harry, il en parle aux sœurs de Macy qui viennent justement de prendre conscience qu’elles faisaient le même rêve étrange. Qui n’en est pas un.

C’est gros cette affaire de tas d’os s’accumulant dans le QG sans que personne ne s’en rende compte dans la journée. En tout cas, c’est intéressant : Harry se rend auprès de Macy qui est en train de lancer un drôle de sortilège.

Quand Maggie et Mel les rejoignent enfin (en voiture), Harry n’est plus là, ayant été emporté par la chose invisible, apparemment. Macy ne s’en souvient plus trop, mais une rapide enquête permet aux sœurs de déterminer qu’elle vient de lancer un sortilège de restauration d’un corps. Par chance, l’être invisible qui a maintenant un corps a eu la bonne idée d’infecter les trois sœurs qui sont repérables sur la carte du QG grâce aux résidus de l’épisode précédent. C’est ainsi le cas de cette chose.

Un portail est rapidement ouvert pour aller à la créature et les sœurs n’hésitent pas à partir tête baissée vers cette nouvelle bataille, même si elles sont en pyjama. Elles retrouvent ainsi Harry allongé au sol, inconscient et blessé. Même si elle ne peut pas le toucher, Macy a la bonne idée d’avoir ce qu’il faut sur elle pour sauver Harry – et le pouvoir parfait pour faire les choses à distance, aussi.

Pendant ce temps, ses sœurs se retrouvent à chercher le monstre les possédant tous… et la série semble s’être insipré du Démogorgon de Stranger Things ? C’est très impressionnant ce démon/créature étrange, et ça fonctionne bien malgré des effets spéciaux pas forcément au top. J’aime surtout le fait que les sœurs utilisent chacune à tour de rôle un pouvoir pour en venir à bout.

Macy le tient à distance, Maggie le calme (j’adore ce pouvoir) et Mel l’explose – ça prend juste du temps d’activer ses molécules.

En explosant, le monstre laisse derrière lui, au sol, une rune enflammée qui ressemble très exactement à l’une de celles sur la stèle d’Harry. Si chaque rune représente un monstre, on en a pour un moment. Quant aux monstres, nos héros comprennent qu’ils datent de plusieurs centaines d’années et remontent à avant l’existence d’une civilisation humaine. C’est embêtant tout de même.

Grâce à tout ça, Macy reprend au moins espoir : elle fait enfin un progrès, même si ce n’est pas dans la bonne direction. Enfin, ça l’est, mais juste savoir qu’elles sont infectées d’un truc qui date d’avant l’Humanité la rassure : le sortilège a révélé la stèle, ce nouveau démon est donc lié à ce qui les affecte. Les recherches peuvent suffire à trouver de quoi guérir, selon elle.

Après tout ça, les sœurs prennent le temps de partager un verre de vin ensemble, toujours sans se toucher, et nomment la nouvelle créature : Chupa-Alman le suceur d’âme. OK ? Ce n’est pas exactement ce qu’on a vu, si ? J’aime cette fin d’épisode en tout cas, surtout que je trouve que ça fait très bien l’alliance entre ce qu’était la série en saison 1 et ce qu’elle est devenue en saison 2. Les scènes où les trois sœurs passaient du bon temps comme ça me manquait.

Le montage final nous les montre pleine d’espoir pour la suite. Ainsi, Mel décide d’aller à l’encontre de sa boss et de distribuer le livre pour aider Kevin à l’ensemble de ses étudiants, Maggie offre à son prof un livre sur les hommes parlant par-dessus les femmes tout en lui demandant d’être prise en compte pour une bourse et Macy organise un rencard avec Harry. Certes, ils ne peuvent plus se toucher, mais ils peuvent toujours voyager à Paris grâce à la bouffe… Et s’ils ne peuvent se toucher, le champ d’énergie entre eux reste sacrément romantique !

Pas comme cette étrange créature du passé qui débarque quelque part dans une forêt… J’espère qu’elle ira voir Abigail ; elle manquait cette semaine !

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The Rookie – S03E05

Épisode 5 – Lockdown – 17/20
On se demande bien où les scénaristes sont allés chercher l’inspiration pour le titre et une partie de l’intrigue de cet épisode, dis-donc. Plus sérieusement, l’épisode fonctionne très bien et a quelques rebondissements qu’on ne voit pas arriver, ce qui est toujours plutôt positif. L’écriture est intéressante et chacun a son rôle à jouer, avec un suspense qui finit par être prenant quand je m’attendais à un épisode bien plus calme que ça.

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Spoilers

Are you really willing to risk that?

Ce fut long, mais l’attente est terminée : un nouvel épisode a été diffusé la nuit dernière et si j’ai mis mon temps à me le lancer, il était évident que le suspense du dernier épisode était assez fort pour me donner envie de m’y remettre rapidement.

L’épisode reprend sur Lucy et West en train de se faire une soirée pépère entre colocs, mais bien sûr ça ne peut durer : le Sergent Gray débarque pour leur pourrir la soirée, et on comprend qu’on est toujours sur la même soirée que dans l’épisode précédent. Avant de parler, Gray demande à Lucy de les laisser tranquilles, alors même qu’elle est chez elle, et elle accepte, c’est évident.

West essaie de lui dire que ça ne sert à rien, mais malgré tout, Gray décide de l’avertir personnellement de l’avertissement que lui a mis Doug, sans la présence de Lucy. Si Gray veut également changer immédiatement le tuteur de West, ce dernier n’est pas encore prêt à laisser tomber : il souhaite vraiment faire tomber Doug, qu’importe le prix à payer.

Le lendemain, Tim est hyper énervé d’apprendre (par Lucy) que Doug a mis un avertissement à West, alors il décide de lui tomber dessus. Ce n’est pas une bonne idée, et même Lucy ne parvient pas à garder son calme face à lui… mais West en est apparemment capable. C’est dingue. Le pire, c’est que Doug est encore à faire de la merde avec lui, le forçant à stopper sa caméra pour une petite conversation où il assure ne pas être un raciste. Ben voyons. Je ne peux pas me le piffrer, décidément.

Ailleurs au commissariat, Nolan continue d’étudier pour son examen de rattrapage imposé par ses actions de la fin de saison précédente… et le conseil de Nyla est de secouer son corps pour se libérer de la pression. Bien sûr, elle ne fait que se foutre de lui et s’assure qu’il le fasse dans une pièce pleine de baies vitrées où tous ses collègues peuvent l’avoir vu.

Bien sûr, Nolan réussit son examen avec brio, mais ça n’empêche pas qu’il ne pourra jamais être détective, même avec 98% de réussite. Il faut qu’il se fasse une raison au plus vite, parce que toutes les personnes qui pourraient décider de son avenir ont désormais vu son nom, et elles s’en souviendront pour longtemps, surtout qu’elles sont plus jeunes que lui.

J’ai bien ri. Gray l’envoie ensuite à l’accueil du commissariat, où tout pourrait bien se passer si Lucy et Tim ne lui ramenaient pas une nana qui vole des donuts, est libérée rapidement et décide alors de briser une vitre de voiture sur le parking du commissariat. Rien que ça. Nolan est forcé d’agir avec eux, avant d’aller voir ce que veut un étonnant conducteur garé de manière illégale avec son camion aux abords du commissariat.

Pas de bol pour lui, l’homme est là pour prendre en otage un flic dans son camion, lui montrant une fois Nolan complètement désarmé qu’il a une jolie bombe dans le camion. Le type a cerné toutes les techniques de Nolan avant même qu’il pense à les utiliser et il connaît les emplacements de toutes les caméras également, puisqu’il a tout hacké avant de prendre le temps d’enlever un flic.

Une fois que c’est fait, il peut utiliser la radio de Nolan pour contacter l’intérieur du commissariat. Gray reste aussi calme que possible, essayant de comprendre ce qu’il en est : le terroriste veut juste faire libérer son pote de prison, officiellement. C’est une étonnante histoire et il est peu probable qu’il y parvienne, mais Nyla se met aussitôt sur l’affaire, informant également qu’elle a vu Angela sortir du commissariat avant l’alerte à la bombe.

C’est une bonne chose, parce que le type demande à ce qu’aucun flic ne sorte du commissariat. Tout le commissariat passe alors en quarantaine, et vraiment, on se demande ce qui a pu inspirer ça aux scénaristes. En tout cas, c’est une bonne chose d’avoir eu une scène marrante entre Nyla et Angela juste avant ça pour permettre à Angela de se rendre à la prison tenter d’en savoir plus sur le terroriste.

C’est une sacrée journée pour Angela. Elle la commence stressée, mais elle est heureuse de découvrir que son bébé va bien. Elle avait carrément caché son rendez-vous à Wesley, ne sachant pas comment elle réagirait s’il y avait un problème à la grossesse… Elle enchaîne avec une courte journée de boulot, sort du commissariat et est rappelée aussitôt ? Pfiou, vie de merde.

Pour passer le temps dans le camion où il est menotté, Nolan essaie de faire ce qu’il peut pour avoir une petite conversation avec son kidnappeur… sauf que ça n’est pas très rassurant : il apprend qu’il a un cancer du pancréas, autrement dit qu’il n’a plus grand-chose à perdre, quoi. L’homme est aussi accro comme jamais à son portable, ce qui permet heureusement à Nolan de repérer un trou dans le camion.

Il s’en sert pour tenter le morse avec l’extérieur… et il en manque le type en train de s’évanouir, alors qu’il a toujours son bouton capable de faire exploser la bombe dans les mains. Malgré tout, Nolan réussit à faire passer son message à l’extérieur du camion : Graham Porter, le terroriste, est rapidement identifié par sa cicatrice à l’œil gauche, permettant aussi à Angela de réussir à interroger le gardien de la prison pour comprendre ce qui intéresse le terroriste. Gray et Nyla pensent d’abord à l’argent, mais comprennent ensuite que ce n’est pas le cas.

Heureusement que Lucy est là pour comprendre que la femme de Graham est forcément à l’intérieur du commissariat… mais n’avait pas prévu la quarantaine dans le parking. C’est super drôle à voir, parce que Lucy pense à la reloue qu’elle a arrêté deux fois dans la même matinée… avant de découvrir que c’est une autre femme qui voulait juste (officiellement) déclarer sa voiture perdue. Celle-ci est assez maligne pour s’échapper du parking et empêcher tous les flics présents de la suivre. Pas une heure de gloire pour Tim et Lucy, tout ça.

La femme, Kelsey, est retrouvée rapidement par Nyla qui la retrouve dans la salle où sont entassées les preuves des affaires en cours. Kelsey essaie d’y retrouver des objets sur lesquels sont ses empreintes, par peur que son vrai nom ne se retrouve dans les dossiers des flics. Elle a une excellente histoire : elle a peur de son mari qui pourrait la retrouver. Il est flic, elle s’est barrée sans le prévenir et en changeant d’identité et elle sait qu’il a un tout de réseau de flics prêts à l’aider.

Que de ripoux cette saison ! C’est une jolie histoire, et ça suffit à Nyla : elle la croit et lui demande au minimum de demander à Graham de se calmer pour pouvoir lui venir en aide… ce qu’on ne verra finalement pas dans cet épisode. Enfin, Graham sera bien forcé de se calmer par contre : elle révèle que la bombe est fausse.

Nolan réussit à se libérer et en profite aussitôt pour tenter d’arrêter Graham… mais il oublie un détail : il a encore son flingue notre petit Graham. Vraiment, ce n’était pas malin de Nolan cette affaire. Bon, si, il l’est : il fait comprendre à Graham que s’il le tue, alors Kelsey ira en prison également, et pour longtemps. Que lui ne trouve pas le moindre souci à y aller, c’est une chose, mais que Kelsey y aille, c’est inenvisageable. Il se laisse donc arrêter par Nolan, bien content de se faire applaudir par tout le commissariat. Mouais, il n’a pas fait grand-chose.

De leur côté, Doug et West se retrouvent à être les seuls flics à pouvoir patrouiller pour le quartier, car ils étaient la seule voiture déjà partie. Le problème, c’est que Doug se convainc qu’il ne doit surtout pas montrer le moindre signe de faiblesse… Il est tellement flippant. Bien sûr qu’il s’attaque aléatoirement à des gens qui n’ont rien fait de mal. Ce n’est pas surprenant venant de lui, en plus.

West traite alors Doug d’idiot et de raciste, avant de lui confirmer qu’il est un homme mort en train de marcher : menacer son job, c’est une chose, mais il oublie juste qu’il a affaire à un fils à papa qui n’hésitera pas à s’en prendre à lui s’il s’attaque trop à son fils. Le tout est filmé, mais c’est bien drôle de voir Doug se ratatiner de peur face à West ensuite.

Il tente même de lui jouer la carte des sentiments avec sa femme et ses sentiments. J’ai bien aimé ce retournement de situation, et j’aime aussi les voir soulagés d’apprendre que tout se termine bien. West en profite même pour apprendre à Lucy que tout va mieux aussi avec Doug. Le truc, c’est que ça paraît surprenant pour Tim : il connaît assez le profil de Doug pour savoir que tout ne peut s’arrêter si vite.

Lucy et lui reprennent donc bien vite la route, et c’est une bonne chose, parce que Doug et West décident d’intervenir dans un quartier super risqué de Los Angeles (apparemment ?) sans demander le moindre renfort. Bien sûr que Doug est en train de monter un piège contre West, ça pue de ouf, je n’aime pas ce suspense.

Evidemment, West se retrouve rapidement à se faire tabasser par quatre hommes, dont un qui l’attaque par-derrière. C’est horrible, triste, et bien sûr, Doug fait comme s’il n’avait rien vu et attend que ça passe alors qu’il pourrait intervenir pour arrêter les hommes qui s’attaquent à West – ou au moins pour les arrêter.

Quand Lucy et Tim finissent par arriver et que Doug fait sembler de n’avoir rien vu, le soulagement vient du fait que West respire encore… et du fait que West a eu la bonne idée d’enregistrer tout ce qu’il se passait grâce à la caméra de Doug, qu’il arrête finalement devant lui. C’est une excellente chose, même si je ne sais pas à quel moment exactement il l’a activée… Peut-être quand il lui aurait redonné en montant dans la voiture ?

C’est la douche froide pour Doug : la caméra a bien filmé qu’il avait vu West, avec un concours de circonstance improbable où l’on voit carrément le reflet de Doug en train de ne rien faire. Toujours plus. Oh, Doug prend mal la sanction qui tombe et va jusqu’à affirmer que tout ça n’est pas terminé… mais Gray lui souligne que lui, il l’est. Aha, jolie sens de la formule.

Après, ce type va forcément chercher à se venger, mais ce ne sera pas pour cette semaine, où on peut être heureux de découvrir que ça se termine relativement bien : West est tabassé, mais il est heureux de voir Doug se faire dégager par Gray qui le place en arrêt forcé. Doug ne peut plus être flic pour l’instant, et tout ça finit par inspirer Nolan. Il envisage en effet de devenir tuteur à son tour – ce qu’il peut faire en deux à quatre ans en fonction de s’il obtient un diplôme ou non, c’est déjà ça. Un petit saut temporel et hop la série pourra continuer sans changer de nom, quoi.

L’épisode se termine alors à l’hôpital où Gray ne peut s’empêcher de verser quelques larmes pour West, mais celui-ci va bien : il a des côtes cassées, des dents abîmées, la face arrachée… mais il ne semble même pas souffrir, c’est ça le monde merveilleux des séries. Gray lui conseille de se reposer avant le boulot à venir… Simple, efficace, une fin d’intrigue bien menée, donc, et j’ai déjà hâte d’être dans quelques épisodes où Doug viendra forcément repointer le bout de son nez à un moment ou à un autre !

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