Charmed (2018) – S03E07

Épisode 7 – Witch Way Out – 18/20
S’il y a toujours de grosses ficelles et facilités scénaristiques dans cet épisode, je trouve que la série propose ici un épisode plutôt sympathique avec un mystère prenant et une formule qui change de ce à quoi la série nous a habitués en faisant fi des duos habituels. Et c’est tant mieux, car ça parvient à brouiller les pistes et le temps qui passe comme les scénaristes semblaient le vouloir. Bien joué !

Spoilers

Alors que Maggie n’est pas très contente de sa séance de méditation, elle découvre vite qu’elle est bien seule dans le manoir… et dans la ville ?


Hopefully not here, wherever here is.

C’est reparti pour cette série, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu d’épisode dis donc… J’espère tout de même que ça m’énervera moins qu’hier avec l’intrigue de Maggie et Antonio. On reprend cependant avec Maggie en pleine méditation, et sa méditation se transforme à nouveau en prémonition de son futur mec à poil. Cela ne lui convient toujours pas par contre.

Alors qu’elle découvre des problèmes de plomberie dans la cuisine, Maggie se rend compte qu’elle est seule dans la maison. Entre ça et le flou de l’image tout autour d’elle, on comprend vite que Maggie est encore dans son état de méditation. D’ailleurs, on le comprend bien plus vite qu’elle, parce qu’il faut tout de même qu’elle se rende jusqu’à Safe Space pour comprendre qu’il n’y a personne d’autre en ville. Euh, je ne sais pas, et sur la route, Maggie ?

En parallèle, Macy se réveille à son tour au manoir, désert et se retrouve bien vite à Safe Space, rien qu’en passant la porte. Je me demande si le set est vraiment comme ça, mais le montage semble suggérer que non. En tout cas, elle a bien vite les réflexes de scientifique qui reviennent au galop : elle enregistre toutes les pensées qui lui passent par la tête, au cas où.

Rapidement, elle découvre toutefois des gouttes de sang au sol, même si elle y voit au moins un point positif : s’il y a du sang, c’est qu’il y a quelqu’un. Quand elle remonte la piste, elle se retrouve toutefois dans le jardin du manoir plutôt que vers le QG. C’est embêtant, parce qu’il y a encore plus de sang dans le jardin, avec une vitre brisée et un t-shirt maculé de sang qui inquiète Macy appelant désespérément ses sœurs.

De son côté, Mel est aussi seule dans un monde désert, et elle entre dans le manoir en utilisant aussi un t-shirt (à moins que ce ne soit un chiffon ?) maculé de sang, comme celui également ramassé plus tôt par Macy. Dans le hall de la maison, elle se concentre principalement sur un cadre photo… J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait de son père, sauf que finalement non, parce que Mel ne le reconnaît pas. Moi, j’ai oublié à quoi il ressemblait, franchement.

Elle est toutefois surprise par un bruit qui lui fait relever la tête et lui permet de se rendre compte que Macy est là elle aussi. Elle galère quelque peu à la rejoindre, parce qu’elle a la mauvaise idée de passer par une porte. Or, chaque porte les mène dans une nouvelle pièce à chaque fois, ce qui explique aussi pourquoi Mel a voulu casser une fenêtre pour rentrer dans la maison.

Un petit détour de labyrinthe plus tard, Mel arrive dans le jardin et les deux sœurs peuvent partager leur confusion sur l’endroit. Elles n’ont pas beaucoup de théorie pour expliquer ce qu’il leur arrive, mais elles suivent leur instinct et les bruits chelous qui se font entendre dans l’abri de jardin. Au moins, ça les mène directement à Maggie.

C’est une bonne chose, en théorie. En pratique, Maggie est devenue amnésique : elle ne se souvient pas de ses sœurs, a des goûts toujours aussi douteux qui s’expriment désormais dans ses vêtements et a oublié qu’elles étaient allergiques les unes aux autres. Pourquoi pas ? Cela perturbe complètement les sœurs, mais Macy reste méthodique et Mel fait ce qu’elle peut pour suivre les pensées incohérentes de Maggie qui leur assure qu’elles doivent se méfier des « tic, tic, boum » ; des flashs de lumière provoqués après un avertissement sonore.

Maggie mène ensuite ses sœurs dans une salle de réunion où elle leur présente ses amis – des objets. Ses deux sœurs tentent alors de lui rappeler qui elles sont et ça aide peu à peu Maggie à se rappeler de sa vie. Cela fonctionne tellement bien d’ailleurs que Maggie finit par créer un souvenir qui se projette devant les sœurs. Oui, la série nous fait un flashback qui leur permet de découvrir une scène où Jordan est dépité d’apprendre de Macy que leur projet ne se fera pas.

Le flashback est provoqué en grande partie par une étiquette indiquant « Macy Vera » sur un sac contenant le repas de Macy. C’est Maggie qui le tient et ne comprend pas pourquoi il est écrit « Vera » plutôt que « Vaughn ». Les sœurs parviennent tout de même assez vite à la conclusion qu’elles sont dans la fameuse prison magique évoquée dans le cliffhanger précédent – et ça nous donne l’impression d’avoir manqué un épisode, limite.

Seulement, ce n’est pas le cas : les scénaristes sont juste en train de se jouer de nous et ça fonctionne. Ils jouent aussi avec les sœurs qui décident de ne plus se séparer pour mieux l’être aussitôt par la prison qui semble comprendre d’elle-même que les sœurs risquent bien de réussir à s’enfuir. Mel se retrouve alors seule dans le salon de la maison, et c’est con quand la théorie était justement de ne plus jamais se retrouver seule.

Mel assure qu’elle pourra retrouver ses sœurs et s’échapper, mais c’est sans compter sur le sol qui se transforme en… parquet mouvant ? Elle est tellement stressée qu’elle en oublie son prénom – heureusement qu’elle développe tout à voix haute – et se fait aspirer par son parquet bien vite.

Macy, quant à elle, est toujours au QG et elle ressort aussitôt son portable pour prendre des notes audios. Si elle veut retrouver ses sœurs au plus vite, ce n’est pas mince affaire : les escaliers du QG sont infranchissables. Elle a beau les monter, la prison la renvoie toujours en arrière. Petit à petit, elle oublie bien sûr ce qu’elle fait là et finit par arrêter de tenter de monter les escaliers.

Pour se souvenir de ce qu’il se passe, elle décide donc d’écouter ses notes audio… pour mieux tomber sur de la musique qui la fait danser de la tête, et tout oublier du reste.

On retrouve enfin Maggie dans sa chambre, où elle trouve une photo d’elle et Antonio tout heureux dans les bras l’un de l’autre. Le seul problème, c’est que cette photo n’a jamais existé, et ce moment non plus. Cela permet à Maggie de comprendre un peu mieux le fonctionnement de la prison. Elle médite à nouveau, et ça la ramène en arrière dans un souvenir. Clairement, il s’est passé des choses depuis le dernier épisode.

Alors qu’elle parle avec Macy dans Safe Space, Antonio débarque pour lui proposer un nouveau rencard, ce que Maggie refuse, terrifiée à l’idée de perdre son année. Heureusement, Macy est de bons conseils avec Maggie, qui se réveille à nouveau dans sa chambre, mais qui, cette fois, entend Mel l’appeler au secours.

Par contre, quand elle descend l’escalier, elle retourne bien malgré elle au QG. Au moins, elle y retrouve Macy, la vraie cette fois, toujours à écouter sa musique. Il ne faut pas longtemps pour que Macy retrouve ses souvenirs grâces à Maggie et pour que les deux sœurs se concentrent à nouveau sur Mel. Celle-ci est sauvée in extremis par ses sœurs, mais bien simplement tout de même, grâce à une lampe.

Une fois que c’est fait, les filles décident de se concentrer au maximum sur tous les détails chelous pour trouver comment se barrer de la prison dans laquelle elles sont probablement. C’est bien trop simple : Mel a l’élément qu’il faut pour ça, la photo dans le hall. Il s’agit finalement d’un inspecteur qui avait pour charge d’effectuer un audit pendant son cours, ce qu’un souvenir de Mel nous révèle et révèle en même temps aux sœurs.

Celles-ci suivent toute la journée de Mel, qui se démerde pour être toujours plus clichée et pour perdre bien vite son job. Ben oui, elle se plaint à la doyenne de la fac d’avoir l’impression d’être attaquée parce qu’elle a refusé de faire étudier son cours. Il n’en faut pas plus pour qu’elle finisse par s’en plaindre publiquement, avant d’être dégoûtée que ça finisse sur internet. Euh ? C’est le principe d’un espace d’expression publique dans une fac, non ?

Sans qu’on ne sache trop pourquoi ou comment, le flashback mène ensuite les sœurs à découvrir la manière dont elles sont entrées dans la prison : chacune leur tour, parce qu’elles ont essayé ensemble une formule qui ne fonctionnait pas, alors qu’individuellement, ça le faisait. La formule, elles y sont parvenues grâce à la tablette d’écriture ancienne. La solitude, elle s’explique par Mel se disputant avec Macy juste après une première tentative, parce que Macy lui reproche d’avoir parlé en public si elle tenait tant à son job. Effectivement.

Maggie a donc essayé seule d’entrer dans la prison – et on doit en déduire que ses sœurs aussi. Ayant entendu la formule imprononçable, les sœurs se décident tout de même à la réciter au sein de la prison, dans l’espoir de pouvoir en sortir. Les trois sœurs se retrouvent aspirées bien vite et sont toutes heureuses de sortir de la prison si rapidement. Elles en oublient toutes les disputes et se réconcilient bien vite – mais Mel a perdu son job quand même. La musique en arrière-plan est sympa, mais Mel remarque soudainement une photo qui la fait douter.

On entend alors un « tic tic boum » supplémentaire et on comprend que l’épisode n’est pas terminé : elles sont encore au sein de la prison, et ça, ce n’était pas prévu. J’avoue que je me suis fait avoir aussi : j’avais l’impression que ça faisait bien quarante minutes, même si ça faisait bizarre comme fin.

En tout cas, la photo des sœurs et de leur mère fait de la peine à Macy qui se rend compte une fois de plus qu’elle n’est pas tout à fait de la famille. En même temps, ça vaut mieux, parce que les photos de famille sont des photoshops dégueulasses. Pas étonnant que Maggie en arrive à la conclusion qu’il pourrait être pas mal de le détruire.

Le but est de réussir à tordre la réalité au point d’être mis face à face avec les monstres qu’elles entendent. C’est expliqué bien rapidement et j’ai un peu l’impression qu’on nous force à se dire « OK pourquoi pas », mais franchement… OK pourquoi pas. Les sœurs parviennent vite à se téléporter sur ce qui semble être le toit d’une prison démoniaque dans une dimension parallèle, prison dans laquelle il y a de nombreux monstres.

Un autre tic tic boum leur permet de découvrir une nouvelle brèche, alors qu’elles sont clairement pressées par le temps. Je ne sais pas, ce sol m’a donné le vertige, mais elles ont réussi à courir comme si de rien n’était vers la brèche. Bien sûr, s’enfuir de prison n’est pas si simple : un démon débarque pour les empêcher de sortir. Cela ne fait pas peur à Maggie qui propose à ses sœurs de traverser le monstre au plus vite, parce qu’elles l’ont déjà vaincu une fois, donc il ne peut être là.

Et hop, elles traversent et se retrouvent sur Terre, dans un endroit inconnu où les attend… Harry, qui est fier de les retrouver et de leur annoncer qu’elles sont de retour à la maison, mais je ne suis pas si convaincu que ce soit si simple. Purée, il restait encore beaucoup de temps à l’épisode finalement ! Les sœurs referment la brèche vers la dimension de la prison, puis Harry les prévient que tout ça ne peut être que temporaire. Quant à la brèche, il a réussi à la trouver grâce à une formule de Fibonacci et quelques calculs.

En gros, la brèche s’ouvre selon des temps et coordonnées précis, donc elle peut être traquée. C’est une bonne chose pour pouvoir surveiller les monstres qui en sortiront, par contre, si c’est à chaque « tic, tic, boum », ça va faire beaucoup de monstres. Les sœurs sont toutefois déviées de ce problème quand les portables se mettent à sonner car elles ont un tas de notifications – on notera qu’elles sont censées avoir vécu 42 jours dans la prison, donc les portables sont extra niveau batterie ?

Harry les prévient qu’elles sont parties seulement quatre heures, mais qu’elles ont pu vivre le temps différemment. Les portables ont vécu ça comme quatre heures pourtant, apparemment. Ah, et si elles ont tant de notifications, c’est simplement parce que Mel est devenue une star des réseaux sociaux. Persuadée d’avoir perdu son job, Mel se rend donc à la fac le lendemain et y croise un tas d’étudiants tous contents de la saluer. Kevin, en particulier, est heureux de la retrouver et se comporte avec elle comme avec une amie plutôt que comme avec une prof.

Il lui annonce que la doyenne s’est fait mettre en congé grâce à Mel et au mouvement qu’elle a provoqué sur les réseaux sociaux. Il n’en faut pas plus pour que Mel comprenne qu’elle a gagné. C’est gros et trop simple, mais la série ne veut pas se prendre la tête, ce n’est pas nouveau. D’ailleurs, il se passe la même chose à Safe Space avec Macy, puis avec Maggie qui se remet à méditer pour claquer la porte au nez d’un Antonio toujours à poil et en serviette dans sa vision. C’est bien, j’espère que ça continuera dans ce sens, mais je n’en suis pas convaincu…

Les sœurs en arrivent à la conclusion qu’elles sont bien à la maison, et qu’elles sont contentes de savoir comment entrer et sortir de la prison. Loin de pouvoir fêter cette petite victoire en paix, Harry leur rappelle que la brèche vers la prison continue de s’ouvrir régulièrement et que des monstres en sortent tout aussi régulièrement.

Les filles en arrivent ainsi à la conclusion que de plus en plus d’anciennes menaces risquent de ressurgir. On frappe alors à la porte, comme dans la prison, mais il s’agit simplement de Jordan, terrifié. Cette semaine, la série nous quitte alors sur un excellent cliffhanger, avec un monstre qui hurle derrière la porte. Hâte d’en voir plus au prochain épisode – mais lundi prochain sera chargé en épisodes avec des retours d’autres séries, alors on verra bien !

Charmed (2018) – S03E06

Épisode 6 – Private Enemy No.1 – 15/20
Si l’épisode est plutôt sympathique, il choisit des directions qui ne me plaisent pas tellement du côté de la vie personnelle des sœurs, et particulièrement en ce qui concerne Maggie. Je l’ai vue arriver il y a plusieurs épisodes cette intrigue, mais tout de même, je sens que ça va être lourd dans ceux à venir. Autrement, le fil rouge avance peu à peu, comme il se doit, et j’accroche bien à cette saison.

Spoilers

Mel ne sait pas si elle aime les muffins, Harry est obsédé par une petite boule et Abi a quelques problèmes de sommeil.


Friends with muffin benefits ?

Attendez, j’ai une semaine de retard sur cet épisode ? Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, mais c’est inadmissible. L’épisode reprend en plus sur une première scène vraiment sympathique où Abigail s’attaque à deux démons sous-fifres et n’hésite pas à les passer par la fenêtre de son immeuble. Un petit meurtre pour se mettre dans l’ambiance, c’est toujours bien, non ?

Notre pauvre Overlord a toutefois un problème une fois qu’elle se couche. Elle a en effet un ennemi invisible qui s’attaque à elle chaque fois qu’elle s’endort, et de manière toujours différente. Bon, en même temps, elle est clairement vulnérable quand elle dort, parce qu’elle ne se réveille même pas quand on l’a fait tomber de son lit quoi.

En parallèle, Elliot Larson est de retour avec sa théorie sur les extra-terrestres, comme dans l’épisode précédent. Maggie continue de regarder son programme, et elle fait bien : il trouve en effet une deuxième rune, ce qui fait que les sœurs commencent à le soupçonner d’être derrière tout ça. Elles décident donc de lui rendre visite… sauf qu’il n’y a que Macy, directrice de Safe Space, qui trouve le temps pour faire ça.

En effet, Mel continue de vouloir vivre sa vie amoureuse avec Ruby, et tant pis si c’est une relation où elles ne se touchent pas. Cela manque énormément à Ruby, et ça n’arrange pas la jalousie de Mel quand elle voit qu’elle a aussi une amie de muffin très présente pour elle. Je n’insiste pas sur la métaphore du muffin, hein, je préfère me concentrer sur l’intrigue de l’épisode qui nous ramène ensuite Abigail.

Cette dernière vient en effet voir Mel parce qu’elle est la seule en qui elle peut avoir confiance : elles se détestent, mais Mel ne l’a jamais trahie. Bon. Ce n’est pas bien discret ce qui est en train de se passer là, il est très clair qu’on essaie de nous faire comprendre qu’il faut les shipper. Mel se retrouve quand même à devoir observer Abigail en train de se coucher à travers un miroir pour tenter de la sauver de son esprit invisible, c’est quelque chose.

Elle est bien incapable de l’aider en plus, parce qu’elle est trop occupée à stalker l’instagram de Bella, la pote de Ruby, et à répondre au SMS de Ruby… En théorie. En pratique, elle n’a pas le temps de répondre et doit aller sauver Abigail des flammes allumées par le démon. C’est quelque chose tout de même, et je crois que je tiens l’un des pires effets spéciaux du mois quand Mel balance de quoi éteindre les flammes… alors même qu’elle ne pouvait pas le faire dix secondes plus tôt ?

Elle invite finalement Abigail à dormir chez elle, parce que c’est sûrement la meilleure solution pour lui venir en aide. Malheureusement pour Mel, ça n’arrange pas trop ses affaires : Ruby, inquiète pour la vie de Mel, débarque et les voit ensemble. La jalousie la frappe aussitôt, surtout qu’Abi en joue évidemment. Ruby se barre donc, en précisant bien qu’elle a compris que Mel cherchait un moyen de fuir leur relation, surtout que Mel balance sans la moindre raison le sujet Bella. Je veux dire, elle est clairement en tort aux yeux de Ruby à être avec Abigail toute la nuit, alors pourquoi parler de ça ? C’était n’importe quoi.

De son côté, Maggie est censée avoir rendez-vous avec des volontaires… mais elle tombe finalement sur Jordan. ENFIN. Il était temps. Je ne le trouve toujours pas crédible dans ses études, lui, je trouve que ça ne colle pas tellement avec le personnage. Il est heureusement assez malin pour faire remarquer à Maggie que ses volontaires ont des noms tellement stupides qu’il s’agit forcément de faux noms, et ça suffit à ce que Maggie comprenne qu’Antonio lui a fait un sale coup.

Maggie est totalement énervée, et ça sent vraiment le très mauvais ship… Franchement ! Elle se retrouve tellement énervée qu’elle utilise la magie plutôt qu’une imprimante pour changer le numéro de téléphone sur les flyers d’Antonio cherchant des volontaires pour ses propres recherches. Elle est assez stupide, en plus, pour s’en vanter ensuite auprès d’Antonio, qui lui apprend donc que son sabotage est l’œuvre d’une fraternité (ou sororité ?) sur le campus.

Et la manière dont s’en veut Maggie ? Ca sent tellement le ship… Elle s’en plaint finalement à Jordan, qui passe lui aussi une bien mauvaise journée. Il découvre qu’être l’avocat d’une grande entreprise, c’est de la merde car il doit s’en prendre à des victimes qui ont bien raison de porter plainte. Le but pour Jordan et Maggie est donc de trouver un moyen de rester eux-mêmes tout en obtenant ce qu’ils veulent.

Par contre, ce qu’ils veulent, ce n’est toujours pas clair, surtout du côté des sentiments. Jordan prend enfin le temps d’en parler avec elle, mais la réponse qu’il obtient n’est pas exceptionnelle : elle insiste pour lui dire qu’elle veut une année qui soit centrée en elle et pour lui assurer que les relations avec des êtres magiques, c’est trop compliqué si elle en croit ses sœurs.

Voilà donc Maggie qui préfère finir l’épisode en rencard avec Antonio, même si ce n’est pas présenté exactement comme ça. Elle lui offre un verre pour s’excuser et lui dire qu’elle le considère comme sa Némésis, là où le type lui assure que c’est en fait l’inverse. Pauvre Jordan. Il observe cette bière partagée entre eux, et ça me rend triste. Cela me rend d’autant plus triste que Maggie a évidemment une vision où elle se voit au lit avec un Antonio très dénudé. Pff.

Avant d’aller voir Elliot, Macy se rend tout de même au QG où elle tombe sur Harry, dont le dos craque une nouvelle fois. Le pauvre est clairement en train de vieillir, et ce n’est pas un flashback nous disant qu’il ne vieillira pas qui suffira à me le faire croire. Macy et lui partent en tout cas dans le Nevada pour rencontrer Elliot, afin de voir s’il s’agit ou non d’un être magique.

Ben oui, deux runes en si peu de temps, c’est étonnant tout de même, on dirait vraiment qu’il a un lien magique avec les démons anciens qui attaquent les sœurs. Le problème, c’est que Macy est capable de le toucher sans être rejetée… S’il n’est pas un être magique, il est toutefois en possession d’une pierre en forme de boule qui semble bien magique.

Contents de leur trouvaille, Harry et Macy se téléportent donc avec et se mettent à bosser ensemble pour percer les mystères de cet orbe. Malheureusement, Macy est rapidement appelée ailleurs, parce qu’évidemment, il faut gérer Safe Space, et Harry se retrouve donc possédé par le globe.

Quand Macy finit par revenir auprès de lui, Harry est donc absorbé dans ses recherches et est à fond, mais un petit trop : elle comprend qu’il a pété un câble et n’est plus lui-même quand elle jette un œil aux notes qu’il a prises et qui ne sont que des symboles. Il lui explique que tout était simple à traduire et que les nombres contenaient des informations précises sur les lieux où trouver les prochains démons.

Oui, bien sûr. Macy remarque vite qu’il a toujours l’orbe en main et elle l’invite donc à le poser, par tous les moyens. Il est clairement en train de criser et perdre pied avec la réalité, alors elle cherche un moyen de le forcer à se reposer, avant de retourner dans le Nevada interroger Elliot. Elle ne regrette pas son voyage : elle trouve la maison sans dessus dessous et Elliot devenu aveugle dès la disparition de l’orbe.

Elle cherche donc à en savoir plus dessus, et Elliot lui assure qu’il l’a trouvé grâce à l’appel d’un ami et a pensé qu’il s’agissait d’un morceau d’OVNI. Nope. Ce n’est pas exactement ça, mais l’homme s’en veut à présent parce qu’il est devenu aveugle à cause de ça. Il avertit tout de même Macy que l’orbe agit comme une drogue sur le système nerveux.

S’il a oublié tout ce qu’il a écrit grâce à elle, l’homme demande à Macy de s’occuper d’Harry et de l’en éloigner le plus vite possible. Et une fois qu’il a dit ça, il a dit tout ce que le personnage pouvait apporter comme information, alors hop, il meurt d’un coup. C’est gros. Macy rentre en urgence au QG pour s’occuper d’Harry… et se fait menacer de mort par son copain. Enfin, c’est ce qu’on pense à l’origine, mais pour être plus précis, il lui dit simplement qu’elle va mourir, alors que lui est immortel.

L’orbe semble accentuer encore plus les insécurités d’Harry que l’on a déjà découvertes dans l’épisode précédent et qui continuent de le frapper cette semaine. Macy fait ce qu’elle peut pour venir en aide à Harry, mais ce n’est pas si simple. L’amour est finalement le pouvoir qui lui permet de libérer Harry de l’influence de l’orbe, et si c’est simple dans l’idée, ça fonctionne plutôt pas mal en vrai.

En plus, ça permet à Harry d’expliquer qu’il a été possédé parce qu’il a fait le vœu de trouver toutes les réponses à ses problèmes. À défaut, il a aidé Macy à mettre au point un programme sur son ordinateur pour traduire les chiffres correctement, menant à la conclusion hyper logique qu’il y a une sorte d’Alcatraz magique pour les pires démons… et que c’est de là que viennent tous les démons de cette saison. Ah ben ça fait un super cliffhanger.

Je n’ai toutefois pas terminé la critique de l’intrigue d’Abi, puisque c’est celle qui finit par réunir le pouvoir des trois au cours d’une même scène : Maggie rentre chez elle – à plus d’une heure du matin donc ? – pour mieux tomber sur un démon que Mel finit par maîtriser comme elle peut avec ses pouvoirs. Alors que Macy arrive à son tour et que le pouvoir des trois est sur le point de détruire ce démon, Mel se rend compte de quelque chose qu’on avait déjà remarqué : ce démon est en fait Abigail.

Heureusement qu’elle a joué avec sa bague plus tôt Abi, parce que sinon, elle aurait été dégommée par le pouvoir des trois en un rien de temps. En tout cas, tout ça ne change rien à la menace qui plane sur Abi, mais on s’arrête là pour le moment avec cette intrigue.

Reste alors à Mel de se réconcilier avec Ruby, ce qu’elles font autour d’un muffin… et là encore, la métaphore, franchement, on a connu plus subtile que ces moments de muffins dégustés. Bon, maintenant que j’ai écrit ça, c’est bizarre de signaler que j’ai faim et envie de me faire un muffin, alors je vais me contenter d’un goûter plus classique. Bon appétit.

The Legend of Korra (S03)

Salut les sériephiles,

Si vous avez suivi le blog récemment, alors vous avez peut-être déjà suivi le fait que j’avais déjà regardé la saison 3 de La légende de Korra. C’est que je tiens vraiment mon rythme d’une saison par mois, l’air de rien ! Enfin, je le tenais… Je ne garantie pas d’attendre avril pour voir la saison 4, parce que j’ai dévoré la saison 3 en une petite semaine, et vraiment en me forçant à prendre le temps. Oui, oui, sinon j’aurais tout dévoré.

the legend of korra korra bending gif - Google Search

Bon, là, je me suis enseveli sous les copies pour le week-end à venir, mais on ne sait jamais ! En attendant, j’ai un 42 minutes à faire semblant de préparer, alors voici les quelques points qui ont rendu cette saison 3 beaucoup plus intéressante et prenante que la seconde, qui m’avait bien déçu – et me déçoit encore plus maintenant que je sais à quel point j’adore la troisième !

Saison 1Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Déjà, nous revenons enfin dans un monde plus moderne. Il faut croire que je m’y suis habitué en saison 1 et que la saison 2 ne me plaisait pas à cause de ça. Le simple fait de revoir la capitale fait déjà du bien à la série, surtout que la capitale est en proie aux conséquences de la saison 2. The Legend of Korra' season 3, episodes 4, 5 GIF recapLà-dessus, j’ai trouvé qu’un bout d’intrigue était abandonné trop vite, mais en même temps, j’ai aimé que la convergence harmonique change totalement la base de la série.

Oh, on se doutait qu’il y aurait une conséquence, mais là, j’aime comment la Nation de l’Air renaît sans crier gare, surtout que ça permet d’introduire de nouveaux personnages hyper attachants, comme Kai. Ce n’est pas le seul, mais j’ai aimé son personnage quasi-immédiatement, surtout pour le lien avec Jinorra, c’est vraiment chouette.

The Legend of Korra' season 3, episode 8 GIF recapLe retour de la Nation de l’Air permet de renouer avec les bases de la série originale en envoyant l’Avatar parcourir le monde, mais aussi en nous ramenant des personnages que nous adorions – à commencer par Zuko ou Iroh. J’étais si content de revoir Zuko, ou de découvrir une autre fille de Toph. L’animé trouve le bon équilibre pour que les liens ne soient pas trop lourds, mais permettent de relancer l’intérêt sur des pistes ou portions d’intrigue.

Korra and Asami | The Legend of Korra Season 3 | Korrasami, Korra, Korra avatar

Rien ne paraît en trop dans la saison 3, et c’est important : les péripéties sonnent justes par rapport aux personnages. Ceux-ci se voient offrir des développements vraiment intéressants : je veux dire, l’amitié Korra/Asami est aussi improbable que géniale à voir. Cela faisait vraiment plaisir d’avoir des scènes entre les deux et de découvrir qu’elles ne passaient pas à côté du caractère génial de l’autre, malgré leur lien à Mako… grâce à leur lien à Mako ? À la rigueur, c’est peut-être lui qui est le moins convaincant en ce qui concerne son évolution cette saison – et le coup de la grand-mère et tout, bon, c’était un peu moins vendeur, franchement.

The Legend of Korra' season 3, episode 8 GIF recapBien sûr, Bolin continue de s’imposer de plus en plus comme un personnage fascinant. S’il change à nouveau d’optique et de boulot, s’il reste un boulet lourdingue en amour, Bolin est en effet un personnage qui évolue énormément au fil des saisons. Là-dessus, les scénaristes ont vraiment tout compris sur ce qui faisait le succès d’Avatar. Et bizarrement, j’aime aussi beaucoup la trouvaille de nouvelles maîtrises en plus des quatre élémentaires : ces maîtres de la lave sortent de nulle part, mais qu’est-ce que j’aime les effets que ça donne.

Highlights of Legend of Korra Book 3 | flagrantvagrants

En plus, on voit que Korra est aussi capable de les maîtriser en tant qu’avatar, même si elle a perdu son lien avec les avatars précédents. C’est vraiment une bonne idée, et ça renforce encore plus certains moments à suspense. Finalement, ce que j’ai le moins aimé cette saison, ce sont les méchants : même s’ils ont un vrai objectif logique, je n’ai pas réussi à sentir la menace qu’ils représentaient en fin de saison.

À la rigueur, la destruction du temple de l’air m’a fait mal au cœur, c’est vrai… mais bon, ça aurait pu être pire. Je ne sais pas.

Legend of Korra: Book 3 gets epic REALLY fast. - Album on Imgur

En revanche, côté visuel, la série reste splendide et les combats m’ont plus d’une fois scotché à mon siège. C’est magnifique à regarder.

Donc, regardez-la !

Saison 1Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

The Rookie – S03E07

Épisode 7 – True Crime – 14/20
S’il y a bien quelques bonnes répliques pour venir sauver cet épisode, je ne suis que moyennement convaincu par l’ensemble, parce que le format proposé se concentre sur ce que je n’aime pas dans la série, à savoir son aspect procédural, en mettant de côté le développement des personnages… quand bien même une révélation improbable est faite en milieu d’épisode pour répondre à une question ayant émergé la semaine dernière.

Spoilers


This is LA, every other house is own by a superstar or.. a model or… a cult leader.

Oh. La série s’apprête à partir en pause pour quelques semaines et ils n’ont rien trouvé de mieux à faire que de nous sortir un épisode spécial qui ne m’a pas du tout motivé. En effet, on nous propose de revenir sur les événements d’un épisode de la saison 2, ce qui doit permettre de faire de jolies économies.

J’imagine que c’est une conséquence du covid ? Je ne sais pas trop, en tout cas le côté interview de la chose aide bien la distance et réduit les frais… Je ne suis pas du tout motivé en tout cas, parce que plutôt que de nous proposer une intrigue fluide, on a cette fois un documentaire à la Netflix, avec des interviews de chacun des persos principaux. Et en plus, pour ne rien arranger, on nous dit que c’est une bonne chose de passer les génériques ? Je refuse de le faire, cet épisode va être naze !

Bon, donc, nos héros se retrouvent à tourner un documentaire spécial sur un enfant star qui a mal tourné et est devenu gourou de star. Qui mieux que Frankie Munoz pour jouer ce rôle ? Personne, c’est donc lui qui est casté pour ça. Tant mieux : il est donc le leader du mouvement que nous avions aperçu l’an dernier lors de l’épisode où la ville était mise en quarantaine pour cause de missile nucléaire.

C’était évidemment une fausse annonce, mais il y avait des gens prêts à sauter du toit d’un immeuble pour ça. Et ça tombe bien, ça permet à West et Angela d’avoir leur petite heure de gloire dans le documentaire. On note qu’Angela est encore en costume d’officier, donc j’imagine que l’idée est de nous dire que ça s’est déroulé entre les saisons ?

C’est bizarre, d’autant plus que pendant son interview, Nolan n’est pas en uniforme, lui. Il raconte ainsi la vie de son fils qui était fan de cet acteur, Corey Harris, lorsqu’il était un enfant star dans une sitcom qui a l’air super naze. Une fois adulte, il est donc gourou de secte et c’est Nolan lui-même qui se retrouve à devoir gérer, avec Nyla, une intervention dans laquelle il tente d’aider un père de famille à récupérer sa fille.

Le père parvient ainsi à parler à sa fille pour lui indiquer que sa mère est en train de mourir – il n’en faut pas plus pour qu’ « Aurora » change d’avis et suive son père. Tout pourrait et devrait s’arrêter là, sauf qu’un nouvel appel va tout changer. Deux jours plus tard, ce sont cette fois Lucy et Tim qui se rendent dans la maison lors d’un appel au 9-1-1 qui n’était pas loin de faire penser à la série. Inévitablement.

Bref, ils découvrent du sang partout dans la maison de Corey Harris, mais aussi une momie de Charlie Chaplin. Pourquoi pas ? C’est un grand délire cet épisode, heureusement qu’il y avait Nyla et son ton désabusé sur Hollywood pour qu’on s’éclate. Enfin, après, je me suis éclaté avec certains détails : Angela est interviewée avec son uniforme d’officier, mais Lucy et Jackson ont tous les deux des manches courtes, donc ne sont plus des bleus ? Il y a même une excellente réplique de Lucy qui signale à Tim qu’il était son prof (au prétérit, donc, temps passé) quand il sort que ceux qui ne peuvent pas faire enseignent.

C’est perturbant tout ça… mais ça dérape encore plus ensuite quand on découvre pourquoi West n’est plus en couple avec Sterling (enfin, là aussi je suis perturbé par la chronologie) : Sterling, sa star hollywoodienne, est donc un membre de secte lui aussi. Il ne s’appelle pas du tout Sterling, il est australien et s’appelle Skipper.

Ben oui. Corey Harris est un ancien acteur, et ainsi sa secte consistait à donner des cours de théâtre à des acteurs en devenir. Evidemment. Et toute la secte s’avère alors tourner autour d’un script de film écrit par Corey et Charlotte, Charlotte étant sa femme et son ancienne collègue. Ouep, il s’est marié avec l’actrice qui jouait son crush d’enfant, ça promet. Bref, Sterling est un ancien des cours de théâtre de Corey et Charlotte, et le mensonge fait du mal à son couple avec West. Forcément.

Ben dis donc, ça m’a fait de la peine pour West, puisqu’il est filmé en train de s’énerver lorsqu’on le questionne sur son ex. Entre lui et Lucy qui est ridiculisée une ou deux fois de manière bizarre par Tim, j’ai eu du mal à accrocher à ce documentaire. Puis… Bonjour la crédibilité de la dispute entre West et Sterling qui est filmée à travers une fenêtre. Franchement.

Bon, en tout cas, il y a un scénario « The Worthy », écrit par Corey et Charlotte. Tout le monde s’accorde à dire qu’il est nul, particulièrement chez nos personnages de bleus qui sont forcés de le lire et le trouvent nazes. Ce qui est intéressant toutefois, c’est que le film finit par se concrétiser lorsqu’un groupe de quelques personnes s’apprête à sauter d’un toit : c’est en fait une scène du script, que Corey s’amusait à filmer depuis le sol pendant qu’Angela et West sauvaient tout le monde.

Voilà en tout cas une preuve que son film peut marcher d’après lui. OK. Il n’empêche que quand il disparaît en laissant du sang derrière lui, les flics s’inquiètent pour lui… jusqu’à ce que Lucy le découvre en vie grâce à Instagram et un live qui grille sa planque. Nyla et John font tout ce qu’ils peuvent pour faire parler Corey, mais c’est un échec : il reste muet pendant 5h30, parce qu’il est sur la fin de 72h de silence.

Eh, ça, ça m’a fait rire, autant que ses larmes lorsqu’il apprend que le sang chez lui et dans la voiture de Charlotte correspondent à celui de Charlotte. C’est tellement mal joué, il m’a fait bien rire. Rapidement, on apprend en tout cas que Charlotte est morte, alors que la mère de Corey s’accuse du crime. Cela permet à Corey de sortir du commissariat sans la moindre poursuite judiciaire, n’en déplaise à Nyla.

La réalité rattrape de toute manière Corey : il se fait assassiner lors d’un live instagram, et ses yeux finissent dans la main de John lorsque le meurtrier est arrêté. C’est vraiment super charmant comme épisode, dis donc. On en arrive à la conclusion du documentaire qui nous informe que la secte continue d’exister et a une plus grande influence grâce à la mère de Corey qui gère tout ça depuis la prison.

Nos flics, eux, ont repris leur vie, en célibataire pour West, en bon connard qui fait chier Lucy pour Tim, en fan nostalgique pour Nolan. Et si tout ceci est censé être le cas le plus dingue de Nolan, je ne suis vraiment pas convaincu par cet épisode, parce que ce format fait qu’il me manque ce que je préfère dans la série : tout ce qui n’a pas trait au procédural.

Bon, rendez-vous fin mars pour la suite.

> Saison 3