The Rookie – S03E11

Épisode 11 – New Blood – 19/20
Je ne sais pas ce que j’avais pour ce lundi, mais j’ai vraiment passé une excellente soirée devant mes séries et je n’ai que peu à redire sur les épisodes vus. Pour celui-ci, vraiment, il m’a pris par surprise parce qu’il est tout classique dans son écriture, mais je me suis laissé embarquer parce qu’il proposait, avec même une part de stress qui m’a scotché à l’écran. Je deviens trop bon public, définitivement.

Spoilers

De nouvelles recrues arrivent au commissariat alors que la prof de John reçoit des menaces et demande l’aide de la police.


Come teach this bitch a lesson.

Greg Grunberg ! La série nous introduit de nouveaux bleus, c’est trop génial ! Bon, nos bleus d’origine ont la bonne idée d’accueillir les nouveaux en se présentant, mais les nouveaux ne donnent pas leur nom. On a donc un Larry Macer et une Katy Barnes (Katy M O’Brian, qui enchaînent les petits rôles dans plein de séries aussi). Soit. Ils se présentent à peine lors d’une réunion matinale que Larry est directement viré du programme malheureusement. J’aurais bien aimé voir l’acteur rester, mais en bon gaffeur, le voilà qui utilise par accident son flingue en pleine réunion matinale et se fait virer aussitôt. Une légende ce type.

Barnes, elle, se retrouve à devoir être formée par Tim. Yep, ça simplifie la vie pour les scénaristes, il n’y a plus qu’un tuteur disponible après tout. Tim ne change pas trop sa manière d’enseigner et nous refait la même scène qu’avec Lucy. Par contre, sa nouvelle élève est hyper confiante et experte en arme… Et pour cause, c’est une ancienne militaire, ce qu’il ne tarde pas à déduire par lui-même.

Comme Barnes l’appelle en permanence « Sir » et paraît très stressée, Tim décide de la déstabiliser en l’emmenant boire un café. Il se rend donc au food truck, comme toujours, et Lucy l’y aperçoit en train de lui faire de jolies faveurs : il paie le café et la laisse conduire par exemple. Après un an à se plaindre, Lucy est heureuse de voir Tim s’acharner sur quelqu’un d’autre, et j’ai aimé voir West la remettre à sa place.

Cela dit, elle n’a pas tort Lucy quand elle souligne qu’il est trop gentil avec Barnes avant de se retourner brutalement contre elle bientôt. En attendant, Barnes est très confiante en elle et est sûre qu’elle pourra vite s’ajuster à devenir policière. Pour le déterminer, il faut toutefois la voir en action, même s’il est chouette de voir qu’elle connaît toutes ses leçons par cœur, comme tous les bleus.

Il est toutefois compliqué pour elle de se montrer pro-active et de prendre des décisions, mais elle ne fait pas d’erreur. En fait, elle est même plutôt impressionnante avec un tir en ricochet pour arrêter un suspect et des connaissances médicales qui sont efficaces.

Par contre, Lucy qui est aussi sur le lieu de l’intervention, toujours avec West, continue d’être jalouse. Je n’arrive pas à savoir si j’aime cette Barnes pour l’instant, mais ça fait un changement intéressant pour Tim et pour la série d’avoir ce duo. Elle reste avant tout une militaire qui a besoin d’un réajustement. Tim l’emmène donc dans un parc pour la ramener à la réalité.

C’est une très jolie scène pour traiter d’un possible PTSD, avec Tim la forçant à prendre conscience qu’elle est de retour à la maison et plus dans un pays hostile. Elle doit arrêter de voir les menaces partout et Tim se montre tout calme avec elle, c’est mignon. J’ai aimé le voir lui donner le conseil de respirer et profiter de l’instant pour devenir une bonne policière.

Même si elle est jalouse de Barnes et du traitement de faveur que Tim lui donne, Lucy a aussi d’autres problèmes dans l’épisode. Elle prend soin de Tamara, comme d’habitude, et j’aime vraiment bien cette relation qui s’est créée entre elle. Cela fonctionne vraiment bien, je trouve, que ce soit quand elles prennent un café avec West en début d’épisode, ou quand elles s’appellent le soir parce que Tamara a besoin que Lucy vienne la chercher chez son cousin la virant de chez elle.

Il n’en faut pas plus pour que Tamara devienne la troisième colocataire de l’appartement de Lucy et Tim en attendant d’avoir son propre lieu d’habitation d’ici deux mois. La saison sera terminée à ce stade, mais j’ai aimé voir Lucy être mi-flic, mi-vie perso dans cet épisode, ça montre bien sa progression, je trouve. Par contre, on nous proposait vraiment ces scènes histoire de combler l’épisode.

Ce n’est pas pire que ce qui est donné à Nyla dans cet épisode : elle se retrouve draguée par James, le fameux type qui cherche à sauver son quartier de tous les maux et le fait mieux que les flics. Celui-ci apprécie l’aide de Nyla pour des cours du soir de self-defense, sauf qu’il n’est pas bien doué face à elle. Déjà, il se trompe de date sur ses flyers et ensuite, il ne fait pas le poids face à une flic surentraînée, forcée d’être là par John qui l’a carrément mise face au fait accompli.

Cette mini-intrigue se termine par James demandant un rencard à Nyla, avec l’aide de l’adolescent sur le spectre de l’autisme qui l’aide vraiment bien à la convaincre qu’elle peut lui accorder ce rencard même si elle voit déjà le père d’un enfant de l’école de la musique. Je suis un peu déçu parce que j’aimais bien le couple qu’elle pourrait former avec, et là, je ne vois pas l’intérêt de multiplier les ships pour elle. On va dire que ça colle un peu à la réalité, mais bon.

Pour évacuer enfin la dernière intrigue secondaire, il faut revenir sur Angela qui n’a plus rien d’une flic dans cet épisode, puisqu’on ne se concentre que sur sa vie perso. Pourquoi pas. Patrice est donc la mère de Wesley, je n’avais pas capté ça comme ça ! On continue donc sur la préparation du mariage et c’est n’importe quoi cette intrigue, mais elle est bien drôle. Patrice veut tout gérer du mariage, y compris l’emplacement du mariage. Ils ne savent pas comment la contredire alors ils font appel à Tim pour être un arbitre neutre.

Il est ravi d’être là et de faire le messager entre Angela et sa belle-mère. Finalement, ces deux-là trouvent un terrain d’entente entre elles, simplement en parlant et en se mettant d’accord sur le fait qu’il s’agit du mariage d’Angela. La belle-mère voulait aider, pas être trop envahissante. OK, tout ça pour ça, c’était bizarre. Je suis pour les intrigues personnelles pour ces personnages car je n’aime pas quand c’est trop procédural… mais là, ça tombait comme un cheveu sur la soupe ? Clairement, c’était sympa, mais je n’ai pas compris ce que ça faisait là. Non, je ne suis jamais content. Et alors ?

La dernière intrigue de l’épisode est aussi la plus envahissante, et la plus prenante : Fiona, la prof de John, débarque au commissariat une fois de plus, pour parler directement à Gray. J’ai trouvé ça un peu abusé qu’elle ne passe pas par le guichet, mais bon, soit. Elle lui explique rapidement qu’elle reçoit de nombreuses menaces depuis quelques jours, à cause de son livre et du fait qu’elle soit une voix importante pour le changement du système policier.

Elle a plein d’ennemis, donc, mais il ne s’agit finalement que d’un simple stalker que John et Nyla ne mettent pas longtemps à trouver. Il est un ancien élève de Fiona, persuadé qu’elle est amoureuse de lui parce qu’elle lui a mis un F pour attirer son attention. Aha. L’idée était marrante, par contre, le coup de James et Fiona qui empêchent John et Nyla de regarder l’appareil photo de l’étudiant tant qu’ils n’ont pas un mandat, c’était lourd.

Bien sûr, il y a des lois et des règles, mais en vrai, si je n’ai rien à me reprocher, je préfère encore confier mon appareil photo et rentrer chez moi plutôt que finir au commissariat, hein. Après, rien n’empêchait Andy, l’étudiant, de le faire, je sais. En tout cas, il n’y a pas de vraie menace contre la prof, donc il est libéré avec un avertissement donné par John.

Malheureusement, la vie de Fiona ne va pas rester calme pour autant. Le soir même, à la fin de son cours, elle se rend compte que son adresse, sa plaque d’immatriculation et son numéro de téléphone ont été mis en ligne avec un message appelant à venir lui donner une leçon. Flippant, surtout pour une prof qui faisait en sorte de bien garder confidentielles ces différentes informations.

Cela inquiète particulièrement John qui la raccompagne à sa voiture, puis lui propose carrément de la conduire chez elle. Elle refuse, mais bien sûr, Nolan se pointe donc à son adresse, pour faire une planque où il découvre qu’en plus, sa prof invite dans un live Instagram à venir s’attaquer à elle. Euh… Dire qu’on n’a pas peur, à la rigueur, OK, mais le reste ? Trop bizarre comme attitude.

Toujours inquiet, et à raison, John se présente donc à la porte de chez sa prof. Elle est blasée de le voir se présenter chez elle comme ça et elle le renvoie donc chez lui, assez sèchement. Ce n’est pas exactement comme ça qu’il décide de faire les choses : il reste donc devant chez elle comme un bon stalker… et elle finit par venir s’excuser de son comportement, parce qu’elle est stressée, et lui offrir du café. Ben oui, bien sûr.

Fiona demande alors à Nolan de lui raconter sa vie, et notamment sa relation avec son fils, sentant bien qu’il a un conflit en lui. C’est effectivement le cas puisqu’Henry est en ville, mais réside à l’hôtel avec sa fiancée, un hôtel payé par sa boîte. Ce n’était pas exactement le futur que John envisageait pour son fils, et Fiona lui donne donc le conseil de simplement laisser les choses se faire parce que son fils a tout de même un bon job et qu’il pourra toujours passer un diplôme plus tard.

C’est simple dis-donc. Fiona et John passent en tout cas un bon moment dans cette voiture, et je suis à deux doigts d’appeler ça un rencard. De toute manière, il est encore chez sa prof le lendemain matin, et cette fois carrément à l’intérieur de la maison, ça en dit long. Bien sûr, le personnage de Fiona a un passé compliqué et relié à l’histoire du racisme systémique aux Etats-Unis, avec une bavure policière dont je n’avais ma foi jamais entendu parler – et qui n’est probablement pas reconnue comme telle. J’ai trouvé ça intéressant comme manière d’en apprendre plus sur cet événement, même si une fois de plus, la série ne fait pas dans la subtilité.

Fiona peut alors commencer sa journée de travail, avec John la suivant encore, malgré son absence de sommeil. Il se rend alors compte que deux voitures d’un groupe extrémiste raciste se place entre sa voiture et celle de Fiona. Il la prévient, prévient le central et intervient lorsqu’il en a l’occasion à un feu rouge en rentrant dans une voiture, avec la sienne. Arf, l’assurance, j’ai mal pour lui et sa voiture qui prend cher en permanence.

Tout ça tourne à l’énorme fusillade quand il arrête un homme, le menotte à la voiture et se rend dans l’habitacle pour récupérer son arme, juste à temps. Lucy et West arrivent à leur tour et protègent les arrières de Nolan alors que Fiona essaie de s’enfuir. Pas de bol, un troisième pick-up lui barre la route et des hommes armés lui demandent de sortir – avant d’être surpris par Lucy et West.

Fiona a la présence d’esprit de se cacher sous sa voiture dès qu’elle en a l’occasion, heureusement, parce que les hommes ne lâchent rien. Elle s’enfuit à pied, et un homme la poursuit sur plusieurs mètres et rues, tout de même. Heureusement, Barnes a la bonne idée de contourner la fusillade pour prendre à revers ses « ennemis », qui sont juste des suspects, pourtant. Elle a du mal à ajuster sa vision des choses… et moi j’ai trouvé ça un peu abusé.

Ben oui, il n’empêche que Fiona est toujours en train de courir pour sa vie et eux ils attendent juste derrière une benne à ordures pour faire tomber son agresseur, ayant possiblement l’intention de la tuer. Heureusement qu’elle est sportive, parce que ça aurait pu vite mal tourner d’attendre comme ça. Fiona finit donc en vie, mais elle ne va vraiment pas bien de voir qu’on a essayé de la tuer. Je voulais le préciser, parce que Nolan lui demande si elle va bien.

Allez, embrassez-vous, c’est bon on a compris. Il finit par lui donner des conseils pour gérer son trauma et elle continue de lui faire de l’humour sur leur prochain rendez-vous en classe lorsqu’elle monte finalement dans une voiture avec des gardes du corps pour la protéger. Elle aussi elle doit s’ajuster à sa nouvelle vie, comme Barnes.

À ce sujet, Tim est excellent à expliquer à Lucy comment il enseigne différemment selon les recrues. Lucy avait besoin de voir le danger dans le monde, alors que Barnes est plutôt du genre à avoir besoin de douceur. Il termine par un petit compliment qui satisfait beaucoup trop Lucy. Elle m’a fait tellement rire, j’aime vraiment ce personnage… par contre, Barnes, je n’aurai pas à savoir quoi en penser finalement : elle annonce à Tim qu’elle ne veut plus être flic.

Je dois dire que je m’y attendais depuis la scène où elle a la bonne idée de contourner la fusillade : on voit que les chiens qui aboient et les bruits de fusillade la perturbent. Elle veut réapprendre à vivre sans penser que tout peut être un danger, et c’est bien compréhensible. Tim insiste tout de même pour lui laisser la porte ouverte, puisque son diplôme de l’académie est valable trois ans.

La fin d’épisode revient aussi sur la vie perso de John. Il explique à son fils qu’il n’était pas trop heureux de le voir quitter l’université à l’origine, mais qu’il s’y est fait. Henry a alors un malaise parfaitement inattendu qui sert de cliffhanger à cet épisode, et clairement, ça pue un peu pour son avenir professionnel, ça.

Charmed (2018) – S03E10

Épisode 10 – Bruja-Ha – 19/20
Quelques petits détails dans le scénario font que j’ai envie de venir chipoter et de ne pas mettre un 20/20 à cet épisode, mais il était vraiment excellent. On sent que les scénaristes font le choix d’accélérer le rythme, et ça me convient très bien comme ça. Les personnages sont de plus bien développés dans cet épisode, malgré l’accélération des intrigues et des moments d’action… Bref, c’était un épisode parfaitement jouissif à regarder, j’approuve les changements effectués et j’espère qu’ils dureront !

Spoilers

De plus en plus de démons arrivent sur Terre où s’installe le chaos. Les sœurs se retrouvent seules pour gérer cet afflux de créatures à abattre.


I’m simply… mortal.

Depuis que Poluss m’a fait remarquer que l’intrigue de la cousine des sœurs était la même que celle de Nia dans Supergirl, j’ai un peu de mal avec Josefina, parce que j’adorais Nia dans la saison que j’ai vue… mais bon, je leur pardonne tout si l’intrigue est aussi chouette que ce que j’imagine pour cet épisode. Et ça semble bien commencer avec une pleine lune rouge six jours plus tard et une ambiance à la limite de la post-apocalypse.

Nous retrouvons Macy hyper préparée à se battre, avec une lame et des potions. Heureusement qu’elle est préparée, parce que c’est nécessaire : un portail s’ouvre et laisse s’échapper une sorte de vers géant, avec des crocs acérés et prêts à bouffer un innocent qui passe par là. Enfin, innocent, c’est un homme qui s’avère être un gros connard avec Macy une fois qu’elle a éliminé le monstre sorti tout droit d’une série des années 90 avec cette qualité d’effets spéciaux.

Macy ne le remet même pas à sa place, l’homme en plus. Elle préfère rentrer au QG et indiquer qu’elle a bien éliminé le 183e démon sorti de la prison magique. 183 ! Tu m’étonnes qu’elle soit épuisée et blasée de vouloir sauver des innocents. J’aime bien l’idée d’une sorcière qui sauve des innocents, cela dit, ça me rappelle de bons souvenirs. Harry semble superviser les opérations en s’inquiétant pour elle depuis le QG, et je trouve ça étonnant de voir que Macy se rend seule faire face aux démons.

En fait, on comprend que les sœurs effectuent simplement des rotations pour faire face à l’afflux permanent de démons, un peu partout dans le monde. C’est au tour de Maggie de s’en occuper, et on découvre que les sœurs dorment en fait au QG tellement elles sont débordées depuis une semaine. J’aime bien ce changement d’ambiance, ça donne un côté chaotique qui passe bien. Par contre, Maggie a du mal à l’assumer et semble au bord de la dépression quand elle explique à Macy qu’elle a un devoir à rendre pour le vendredi suivant.

Pourtant, trente secondes plus tard, elle est prête à se rendre en Allemagne comme si de rien n’était pour affronter un nouveau démon. Humph, elle va nous avoir pris un antidépresseur magique, non ? En plus, Macy découvre qu’elle est blessée (je ne vois pas comment ?) et qu’Harry ne peut pas la soigner à cause de son allergie magique : les sœurs n’ont plus d’être de lumières, ça va vite poser problème, surtout que la série insiste sur le venin qui semble l’avoir touché. Il s’agit en fait du sang du démon… qui lui permet de se reconstituer, tel un phénix. Charmant.

En Allemagne, Maggie se retrouve en pleine forêt à la recherche d’un démon. Elle en suit les empreintes comme elle peut, se servant aussi de ses pouvoirs, lui permettant d’avoir une vision dans laquelle elle est clairement en train de perdre contre le démon. Loin d’avoir un anti-dépresseur magique, Maggie a tout simplement son pouvoir : elle supprime ainsi sa propre peur.

Elle se retrouve alors à combattre l’étrange créature… qui s’avère être une version d’elle-même. C’est quelque chose tout de même. Dans le combat, elle fait tomber la bille qui pourrait la ramener au QG (c’est ce qu’elle pense, mais elle a un peu oublié de la récupérer), ce qui fait qu’elle se retrouve seule pour… ah ben, pour s’enfuir face à ce monstre qui lui fait peur. C’est dur de se voir pas coiffée, apparemment, ehe.

Mel est inévitablement la suivante dans la rotation face aux démons et elle insiste pour expliquer à Josefina qu’il est trop dangereux d’aller en expédition avec elle, même si elle en a envie. En plus, elle le mériterait parce qu’elle a mis au point un sortilège plutôt intéressant : une corde et un sort qui permettrait de retirer les pouvoirs magiques de n’importe quel être.

Josefina est déçue de voir Mel l’empêcher de venir avec elle en intervention, mais elle se fait malgré tout une raison. Lors de l’intervention suivante, quasi immédiate, Mel n’a pas trop de mal à se débarrasser de son monstre. En revanche, deux boules lumineuses apparaissent dans le ciel et font tomber sur Terre un étrange duo, un homme et une femme, qui… se mettent aussitôt à crier, de manière magique.

Cela fait mal à la tête – pour Mel comme pour moi. La sorcière utilise donc ses pouvoirs pour tenter de les arrêter, en vain. Impuissante, elle décide elle aussi de prendre la fuite, sauf qu’elle, elle peut retourner au QG. Pas de bol, le portail ne se referme pas derrière elle, permettant au duo de la suivre. On sent bien qu’ils sont des créatures plus importantes que les démons de toute manière.

Un sortilège peut les enfermer dans une petite prison magique, mais ils n’ont aucun mal à s’en défaire pour s’attaquer à Harry, qui s’écroule au sol sous les yeux impuissants de Mel, après avoir été comme aspiré de son énergie vitale par le duo. C’est flippant, franchement. Heureusement, Mel peut se servir du sort inventé par sa cousine, qui fonctionne à merveille sur le duo.

On en oublierait presque Macy qui souffre énormément en désinfectant sa plaie. On en revient donc au filtre flou si cher à la série, et c’est bien dommage. Avant même de pouvoir appeler qui que ce soit, Macy s’évanouit donc… et rate un appel de Mel.

Celle-ci est terrifiée par la situation, surtout qu’elle ne peut pas d’approcher d’Harry sans déclencher l’allergie. Elle décide donc d’utiliser une potion qui risque de lui faire mal mais qui pourrait selon elle le réveiller (autant utiliser l’allergie à bon escient, pour une fois ?). Cependant, Harry lève la main pour interrompre Mel… et il la prend par le bras pour cela. Oui, oui, par le bras : il se rend compte qu’il n’a plus de pouvoir. C’est même pire que ça : il n’est plus un être magique puisque l’allergie ne s’active pas. Josefina débarque au QG pour voir toute la situation, dont elle tire la simple conclusion qu’elle est géniale : son sort a bien fonctionné sur l’étrange duo sortant de nulle part.

Elle espère aussi qu’ils pourront peut-être lui donner des pouvoirs, mais on en n’est pas là. Alors qu’elle tente de convaincre Mel une fois de plus qu’elle peut se battre, Mel se rend compte qu’elle n’a pas de nouvelles de ses sœurs et que ce n’est pas rassurant. La carte du QG lui révèle alors qu’elles sont en danger : aussitôt, la décision est prise de se séparer. Josefina reste garder le QG sans avoir la moindre idée du vers étrange qui s’y balade également. Elle décide plutôt de demander aux deux êtres étranges de l’aider à obtenir les pouvoirs qu’elle est sûre d’avoir.

En réponse, elle obtient un drôle de chant de leur part… et elle se décide à communiquer comme ça avec eux, par un peu de chant. Les deux êtres continuent de chanter lorsqu’elle leur indique qu’elle a l’impression qu’ils sont là pour l’aider, et Josefina se rend rapidement compte que cela fait étinceler la tablette. Elle décide donc de les libérer, confiante en eux, persuadée qu’ils n’étaient pas en train de blesser Harry volontairement. Humph. Le duo passe aussitôt à l’attaque de Josefina, puis du reste de Safe Space.

Pendant ce temps, Mel décide d’aller aider Maggie, mais ce n’est pas glorieux. Elle ne trouve pas sa sœur immédiatement, l’appelle avec un forfait magique qui lui permet de passer des appels en Allemagne sans le moindre mal et finit par l’entendre hurler. Cependant, quand elle la retrouve, tout va bien pour elles : Mel comprend qu’il s’agit simplement d’un démon-clone, qui imite sa victime en se nourrissant de ses peurs.

C’est un chouette démon, mais dès qu’il est face à deux personnes, il perd ses pouvoirs. C’est dommage ça, quand même. Malgré la situation pas tout à fait réglée au QG, Mel prend le temps de parler à sa sœur, parce qu’elle sent qu’elle ne va pas bien. On ne sait pas trop comment, mais l’idée est d’avoir une petite scène entre sœurs pour que Mel prenne conscience de la masse de travail abattu par Maggie, qui nous révèle aussi que son bâton a désormais une pointe magique également. Cool.

L’idée finale est de nous dire que Maggie n’a pas à se battre contre tous ses démons seule. En même temps, vous avez fait une rotation pour y aller seule à seule, les filles !

En parallèle, au Manoir, Harry rejoint Macy en courant et se rend compte que sans pouvoir, il ne peut pas faire grand-chose pour elle. Alors que l’étrange duo se met à chanter à Josefina au QG, Macy est soudain guérie avec une potion, sans qu’on ne sache trop comment et d’où elle sort cette potion, et c’est tant mieux : elle peut ainsi embrasser Harry. Eh, ça fait du bien de les voir heureux un instant après tout ce temps, particulièrement dans cet épisode. Ils peuvent s’embrasser et prendre un peu le temps de mettre le monde en pause, c’est chouette. Ils oublient juste un détail, genre la fin du monde en cours depuis une semaine.

Ils finissent par retourner au QG à peu près en même temps que Mel et Maggie. Elles, elles trouvent Josefina assommée et Mel stresse aussitôt, culpabilisant de l’avoir laissée seule. Elle laisse donc Maggie s’occuper de leur cousine pour monter régler le cas du duo magique qui a mis tout le monde KO à Safe Space. Macy et Harry sont bien contents de voir Mel débarquer et leur apporter une hache. Alors qu’ils mettent au point un plan pour détruire le duo, Josefina débarque et annonce que les tuer anéantirait les dernières chances du monde de s’en sortir. En effet, quand ils l’ont assommée, ils ont communiqué avec elle leur plan, et ils ne sont pas du tout des êtres maléfiques. Mouais. Mel a du mal à faire confiance à sa cousine, mais elle est forcée de se rendre à l’évidence quand le duo utilise subitement ses pouvoirs pour renfermer le ver magique du début d’épisode, soudainement devenu géant et prêt à s’attaquer aux sœurs.

Le renfermer ? Oui, ils l’envoient dans le Tombeau du Chaos, même si eux, ils ne l’appelaient pas comme ça en leur temps. Ce sont en effet les créateurs de cet endroit charmant pour les démons. Ils s’appellent Mo et Aladria, et ils sont ravis d’expliquer aux sœurs, autour d’un fastfood et de bonnes blagues (très déroutantes pour la série, mais c’était chouette), qu’ils ont la solution à leur problème. Ils vont pouvoir les guérir de leur allergie, si elles le veulent, et les aider à renfermer les démons dans le Tombeau, si ça leur convient également. Chouette. Ah, j’oubliais, ils rendent aussi les pouvoirs d’Harry en s’excusant de lui avoir empruntés, mais bon, ils ne savaient pas s’il était quelqu’un de confiance. Mouais.

Les sœurs leur font confiance beaucoup trop simplement et trop rapidement. J’ai bien aimé l’humour de cette scène, mais je ne suis pas fan de ce duo qui sert de Deus Ex-Machina. Ils sont trop puissants pour que je leur fasse confiance. En plus, ils ne soignent pas tout de suite les sœurs… c’est étrange, non ?

On peut en tout cas passer à la conclusion de l’épisode où Maggie prend rendez-vous avec un psy et où Harry peut utiliser ses pouvoirs pour amener des fleurs à Macy. C’est plutôt sympathique comme scène, parce que le couple aborde enfin la question de l’immortalité de l’un d’eux et de la peur de la séparation. Il était temps de commencer à en parler, je pense.

En parallèle, Josefina confie à Mel que Mo et Aladria lui ont fait savoir qu’ils ne pouvaient qu’emprunter la magie, pas en redonner. Elle ne peut donc pas développer de pouvoir personnel. Ce n’est pas bien grâce aux yeux de Mel qui lui assure qu’elle est une sorcière et lui donne un Livre des Ombres, version 2021. Il s’agit cette fois d’une copie conforme de celui de la série d’origine, dessinée par Mel… D’où ? Quand a-t-elle eu le temps pour ça, en vrai ? Et pourquoi réintroduire un élément dont ils avaient tant voulu se débarrasser pour se distinguer de la série-mère ?

Mel est sûre que la chance leur sourit enfin… mais je ne suis pas sûr, moi. Le duo leur annonce pourtant que s’il était simple de fermer le Tombeau du Chaos, guérir leur allergie sera plus compliqué et pourra potentiellement les tuer. Les sœurs sont prêtes à prendre le risque malgré tout, quoiqu’il en coûte comme dirait Macron. Pardon, c’était trop simple.

L’épisode se termine sur cet étrange cliffhanger, et il faudra attendre pour en savoir plus, mais ça me va bien.

Manifest – S03E03

Épisode 3 – Wingman – 13/20
La force de la série réside dans sa capacité à toujours réussir à tout relier et fait qu’elle reste agréable à regarder pour ça – ainsi que pour les puzzles que constituent les Appels des personnages. L’écriture des personnages n’est pas dingue, il y a des énormités… mais j’aime la fluidité avec laquelle tout est toujours connecté, ce qui fait que je lui passe plus facilement ses défauts. Quant aux cliffhangers, ils sont efficaces, tout de même.

Spoilers

Le papyrus d’Al-Zuras commence à révéler quelques maigres secrets à Olive, pendant que Ben et Michaela ont chacun un Appel à poursuivre. Enfin, Cal ne sait pas bien si ce qu’il voit est réel ou non.

He’s 12. Lies at this age is not cute anymore.

Aahahah. Qu’est-ce que cette série est mauvaise et parodique quand elle s’y met. On reprend sur Vance interrogé par le gouvernement sur ses différents crimes depuis la première saison. Cela fait apparemment plusieurs jours qu’il est interrogé dans le noir et ça finit par l’énerver vraiment d’être traité en criminel après tout ce qu’il a fait pour son pays. Allons bon.

Dans le garage des Stones, Jared apprend toute la vérité sur la femme disparue qu’il cherchait. Et il ne perd pas le Nord dans son enquête, parce qu’il comprend que Saanvi est une actrice-clé de l’enquête. Michaela et Ben sont persuadées que la Major est en train de préparer un sale coup, lui, il doit voir un peu plus loin que le bout de son nez. J’espère.

Il décide donc d’aller voir Saanvi, et c’est l’occasion pour nous de découvrir que désormais Zeke est clairement l’assistant de Saanvi. Je veux dire, dans l’épisode précédent, il paraissait être un patient puisqu’il avait rendez-vous. Là, les scénaristes ne savent plus quoi faire de lui, franchement. Saanvi trouve en tout cas une nouvelle raison de geindre, encore une, puisqu’elle apprend que la Major avait une fille.

Elle culpabilise à nouveau et dès que Jared s’en va, sans qu’elle ne montre trop de culpabilité, elle envoie un SMS à… Vance ? Putain, mais elle est censée être au courant qu’il est enlevé à Cuba et/ou sauvé par le gouvernement américain en train de l’interroger. Honnêtement ?! Ca n’a aucun sens. Sans trop de surprise, Vance ne pourra pas se pointer au rendez-vous qu’elle tente de lui donner. La fin de l’épisode le voit accepter de prendre le rôle qu’avait la Major.

Il découvre alors qu’il y a désormais toute une pièce secrète du Gouvernement en train de travailler sur le vol 828. On ne voit rien, malheureusement, on ne fait qu’entendre ce qu’il s’y passe. Quant à Jared, il recontacte la fille de la Major pour lui indiquer que sa mère n’était pas quelqu’un de bien et torturait parfois des gens pour en savoir plus sur le vol 828. Je n’arrive pas à savoir exactement de quel côté il est, ça me stresse un peu.

Pendant que Jared fait tout ça, Michaela et Ben en sont encore à s’engueuler dans le garage, parce que la sœur trouve que le frère veut trop jouer au héros. Tu m’étonnes. Elle s’en va juste après cette dispute qui n’a pas trop de fin, et ça permet à Ben d’avoir une petite vision d’un autre passager, Eagan, assommé dans ce qui ressemble à un magasin d’antiquités. Soit. Bon, Ben assure voir un gamin blessé, moi j’ai vu Eagan. Avec cette série, cela dit, je capte jamais rien aux Appels.

Ben remonte aussitôt la piste de ce Eagan, qui joue aux échecs pour gagner du fric. Depuis l’atterrissage du 828, il a perdu une bonne partie de sa vie sociale, sa copine, son appartement… C’est sympa de disparaître cinq ans à cet âge. Eagan est un personnage plutôt chouette qui mène l’enquête avec Ben pendant tout l’épisode.

C’est pratique, en plus, parce qu’Eagan a une mémoire photographique qui permet à Ben et lui de rapidement reconstituer tout ce qu’ils ont vu dans leur vision… sur un plateau d’échec, allons savoir pourquoi et comment. Cela leur permet finalement de comprendre que leur vision leur montrait la réserve d’un musée, et la salle 601 de celle-ci. Ils s’introduisent rapidement dans le seul musée répondant à tous les critères de leur recherche, avant de comprendre que Ben regardait ce 601 dans un reflet, donc à l’envers.

Ils retrouvent à temps Caleb, « l’enfant » de l’Appel, et lui sauvent la vie alors que l’immeuble est en train de s’effondrer. C’est si étrange comme intrigue, parce qu’il y a des tremblements de terre et une fuite de gaz menant à une explosion dégueulasse. Genre vraiment, je fais de meilleurs effets que ça sur Photoshop !

Ben pense un temps qu’Eagan y passe dans l’explosion, mais il réapparaît mystérieusement dans la rue auprès de Ben et Caleb, avant de disparaître juste après ça. Cela permet à Ben de ramener ensuite Caleb, qui était un fugueur, chez lui. Et tout termine bien… jusqu’à ce qu’on découvre que Caleb est le petit frère d’un des membres du Trio. Bien joué, je ne l’avais pas vu venir, et évidemment, Ben ne le voit pas non plus. Ce sera pour plus tard.

Au travail, Michaela est la flic chargée de l’interrogatoire de Pete, forcément. Elle cherche à comprendre pourquoi il ne s’est pas enfui lorsqu’il a entendu Michaela et sa partenaire arriver très discrètement sur la scène, alarme hurlante. C’est vrai que c’est étonnant que les deux frères se soient barrés sans avoir la moindre chance de savoir que les flics arrivaient, hein.

Pete refuse en tout cas de coopérer, sans surprise, et Michaela abandonne… Avant d’avoir un ancien Appel qui revient : elle entend un cœur battre. Cela la pousse à retourner voir Beverly, la mère de sa pote Ivy, qui souffre toujours de démence. Notre policière préférée découvre ainsi que Glenn est mort ; Glenn étant celui qui s’occupait d’elle jusque-là, le père d’Ivy.

Cela la perturbe énormément et elle appelle Jared et Ben à la rescousse. Le second est occupé avec son Appel, mais le premier l’est avec Saanvi. Cela est bien pratique car ça permet à Jared de ramener avec lui Zeke qui n’est pas du tout jaloux de savoir que sa femme a préféré appeler son ex en premier. C’est plutôt logique après tout, puisqu’il connaissait Glenn lui, mais tout de même.

Cette partie de l’intrigue est quelque peu étrange, mais d’autres battements de cœur finissent par mener Michaela à des DVDs et Zeke à un DVD au nom de Michaela. Et il fait vraiment bien de lui donner parce qu’il s’agit d’un testament vidéo de Glenn expliquant qu’il a prévu une place dans un hospice pour sa femme et qu’il souhaite lui léguer la maison, à elle, Michaela, parce que la revoir fut pour eux comme revoir une part d’Ivy. Oui, oui, Michaela se retrouve avec une maison, super.

Aussitôt après ça, les bagages de Beverly sont faits rapidement par Michaela… sauf que Beverly ne prend pas bien du tout le fait de devoir déménager. Elle veut juste revoir Ivy et Glenn et part dans une grande crise de démence particulièrement violente à observer. Par chance, Zeke trouve exactement les mots qu’il faut pour l’aider, et pour cause : il a de nouveau un pressentiment qui lui permet de comprendre ce que traverse Beverly, comme pour Saanvi dans l’épisode d’avant. Cette fois, on a aussi des effets spéciaux qui vont avec.

Tout ça finit par faire prendre conscience à Michaela qu’elle est passée à côté d’une partie de son Appel et que le but était en fait de lui faire comprendre qu’Angelina et Pete avait besoin de se parler. Elle organise donc une rencontre eux où Angelina lui assure que la photo d’eux enfants est forcément un signe.

Mouais. L’intrigue de Beverly ? Elle arrive rapidement à sa conclusion quand Michaela comprend qu’elle ne peut la voir partir comme ça en maison de retraite et devoir abandonner toute sa vie. Michaela décide donc de la garder dans cette maison, et de venir s’y installer avec Zeke pour prendre soin de Beverly, quitte à engager aussi une infirmière au passage. Après tout, ils sont riches maintenant. Et comme ils viennent de gagner une maison, ils se montrent aussi généreux et acceptent de ne pas être remboursé du premier mois de la maison de retraite. Michaela assure que c’est ce qu’Ivy souhaiterait, et ça suffit pour que Zeke accepte la situation et la décision de sa femme, prise sur un coup de tête.

Pendant ce temps, Cal aperçoit un paon dans la forêt et il n’arrive pas à savoir s’il s’agit d’un Appel ou non. Il en parle à Liv au téléphone avant d’en parler à Grace, devant son oncle, qui n’est pas trop ravi des mensonges de son neveu. Il n’a jamais vu de paon auparavant, alors il met en doute la parole de Cal, ce qui forcément ne plaît pas à Grace. Pff. Ils vont vite me saouler à s’engueuler tout le temps ces deux-là, mais au moins, ça me rassure, ça fait des frères et sœurs crédibles.

Les jumeaux de la série, qui n’en sont plus, le sont aussi. Ainsi, Olive a besoin de prendre régulièrement des nouvelles de son frère, et ils s’entendent toujours aussi bien. C’est plutôt cool à voir, je dois dire, et je comprends le sourire niais de Grace face à ses enfants. Elle peut à nouveau se réconcilier avec son frère, partageant avec lui que si elle ne l’a pas aidé quelques années plus tôt, c’est parce que son fils avait une leucémie et qu’elle avait donc d’autres choses à gérer que son frère ayant besoin d’aide pour s’occuper de son père (à lui, si je comprends bien, car elle l’a appelé beau-père ?).

Il reste une intrigue pour Liv et Angelina, mais franchement, j’en ai raté une étape lorsqu’elle a été introduite et je n’ai pas compris ce qu’Angelina foutait là. Elles se rendent à la fac et étudient le papyrus d’Al-Zuras qu’il faut reconstituer avec… le nouvel assistant de Ben ? Je ne sais vraiment pas ce qu’est devenu l’ancien, mais il va falloir qu’Olive règle son complexe d’Œdipe parce qu’elle est clairement directement dans une dynamique de drague avec ce nouvel assistant de son père.

Il est parfaitement insupportable comme l’ancien, mais il finit par laisser Angelina et Olive s’occuper du papyrus elles aussi. Elles comprennent assez vite, et plus vite que lui, que le papyrus ressemble à un paon. La fin d’épisode voit Ben venir enquêter avec sa fille, qui après une journée d’étude n’a toujours pas la moindre idée de ce que papyrus doit lui apprendre. Il faut dire qu’il manque une pièce précieuse du puzzle… qui se trouve dans l’urne au cœur de l’Appel de Ben dans cet épisode.

Oui, oui, c’est gros, mais dans cette série tout passe toujours bien. L’urne n’a pas explosé en plus, elle a été récupérée par Eagan, et voilà donc ce qu’il faisait lorsqu’il a disparu alors que Ben sauvait Caleb. Eagan est ainsi un voleur qui se fait du fric en vendant cette urne, sous le nom de Ben Stone, parce qu’il lui a également volé sa sacoche avec son pass d’université (ce qui ne semble pas avoir posé de problème à Ben d’ailleurs, ça me fascine). Juste après ça, il jette la sacoche de Ben dans une poubelle, avec la pièce manquante. Elles devraient être retrouvées par Ben, ça va, surtout qu’il aura l’aide d’Appels au pire. J’ai d’ailleurs bien aimé le fait que Ben reconnaisse qu’il ne faisait pas totalement confiance à Eagan… notamment parce qu’il est plus fort que lui à percer les mystères des Appels. Ehe.

L’épisode se termine enfin par un dernier cliffhanger, toujours à propos du paon. Il semblerait que celui aperçu par Cal ne soit pas qu’une vision, puisque le vent lui apporte une plume. Alors que Cal décide d’en faire une vidéo avec le bébé pour Olive en chantant la comptine de leur enfance sur une chasse au trésor, la voix de Cal retentit dans la tête de Pete, dans celle du frère de Caleb et dans celle d’un troisième homme qu’on ne voit pas – c’est forcément le dernier membre du trio ? En tout cas, c’est quelqu’un qui est obsédé par Cal, Ben et Michaela, au point de coller des photos d’eux partout dans sa caravane et de leur crever les yeux. Charmant.

 

Manifest – S03E02

Épisode 2 – Deadhead – 12/20
Ouf, la série m’a paru moins parodique avec cet épisode qui renoue davantage avec ce que j’avais apprécié les saisons précédentes. Après un retour raté, il est difficile de réussir à tout concilier, mais la structure de l’épisode correspond davantage à ce que j’en attend et les avancées m’ont paru moins risibles, les grosses ficelles étant justifiées au moyen d’Appels, comme la série l’a toujours fait, à l’exception du premier épisode de cette saison.

Spoilers

Ben cherche un moyen de venir en aide à Vance alors que Michaela reprend le travail après sa lune de miel.

They’re alive again.

Forcément, après le premier épisode de cette saison, j’ai eu du mal à me décider à voir cet épisode. Je n’ai pas l’impression que ça fasse déjà deux semaines d’ailleurs, mais c’est pourtant le cas. J’ai vu un tas d’épisodes d’autres séries depuis, en plus, alors je me sens pas mal déconnecté pour ce rattrapage dominical en bonne et due forme.

L’épisode reprend sur la nouvelle protégée des Stone qui a des visions d’un ange de la mort la poursuivant, ce qui n’est pas un Appel rassurant. C’est finalement Liv qui s’en rend compte en premier alors que la nana veut tout cacher de ses Appels. En deux phrases, Liv la débloque et lui permet de se confier davantage, pour lui expliquer ensuite qu’elle doit comprendre l’Appel pour qu’il s’arrête. Elle est devenue plutôt douée à ça, Liv, et elle trouve immédiatement une piste pour aider sa nouvelle amie.

Difficile de ne pas rire lorsqu’on retrouve Ben dans cet épisode et qu’il cherche… ses lunettes. C’est vraiment son accessoire de la saison, non ? Il est désormais en pleines recherches pour venir en aide à Vance, même s’il lui a demandé de ne rien faire de tout ça. Ben est toutefois interrompu par la Directrice Zemmer du Pentagone, lui rendant visite avec quelques agents fédéraux.

Ils veulent savoir d’où ils revenaient dans l’épisode précédent, lui et les autres passagers. Le plus drôle est d’avoir Grace qui les écoute « discrètement » depuis la cuisine avant de les interrompre pour parler d’avocat. La scène était plutôt marrante et j’aime bien Grace, mais par contre, dès que les agents sont en-dehors de la maison, ils reprennent leur conversation sur Ben voulant retrouver Vance, sans même chercher à savoir s’ils sont écoutés. N’ont-ils jamais vu le moindre film ?

De son côté, Michaela reprend le travail et c’est plutôt sympathique, contre toute attente. Peut-être que c’est le côté policier qui manquait à la série dans le précédent épisode ? J’ai aimé ses interactions avec Jared (devenu lieutenant) dans tout l’épisode, ses retrouvailles avec sa partenaire et le fait qu’elles menaient l’enquête ensemble. Avant ça, Michaela est toutefois convoquée par sa boss qui lui explique qu’elle a eu bien du mal à lui assurer sa place car la hiérarchie voulait se séparer de Michaela. Notre héroïne comprend donc qu’elle doit faire profil bas et mener un travail de qualité, ce qui risque d’être compliqué avec les Appels et le fait que sa première enquête est celle du lac. On lui envoie ainsi une vidéo montrant les trois criminels de la saison précédente revenir à la vie et sortir du lac.

Ben découvre rapidement un message vocal de sa sœur pour le prévenir, et nous reprenons ensuite avec une bonne scène de stress pour Grace et Ben. Il faut dire qu’elle est plutôt maligne à imaginer qu’ils veulent se venger, alors que Ben calcule qu’ils ont simplement à attendre 84 jours pour que les criminels re-disparaissent et meurent pour de bon.

En tout cas, c’est intrigant de savoir pourquoi ils ont disparu comme ça, eux. L’avion ou Zeke, on comprend, ils étaient plutôt isolés… mais les criminels ? Grace décide en tout cas de se réfugier chez son petit frère pour protéger Cal : il est difficile de le trouver selon elle, surtout qu’ils n’ont pas été en contact depuis un moment.

En parallèle, Michaela et sa partenaire se rendent au lac pour retrouver la piste du Trio. Elles la retrouvent rapidement, puisqu’ils ont pris la décision d’agresser un couple qui n’avait rien fait dans les bois, juste pour le fun. Par contre, ça commence à diviser le Trio, parce qu’il y en a un qui regrette le tournant des événements. Ils ont bien compris qu’ils avaient ressuscité et il a envie de changer de vie pour devenir quelqu’un de bien, quand son partenaire n’a aucun problème à tenter de faire exploser Michaela et sa coéquipière lors d’une bonne scène de course poursuite.

Chez les Stone, Ben décide de rester en arrière un instant, mais ça fait que finalement, il n’y a que Grace et Cal qui s’en vont. Liv en profite en effet pour rester avec sa nouvelle amie parce qu’elle est sait qu’elle est censée aider sa nouvelle pote à résoudre ses Appels. Non, Liv, tu n’es personne dans la mythologie de cette série et des Appels, pardon. Quoique, au rythme où va la série, elle sera celle qui développera la technologie qui est derrière tout ça.

Je vois loin, mais comme la série sera probablement annulée, je peux dire ce que je veux, non ? En tout cas, Olive parvient rapidement à convaincre sa mère que ça vaut le coup de se séparer comme avant le fameux vol 828 et elle accompagne donc Angelina (il fallait bien que je retrouve son nom) dans son ancien collège où elle retrouve son ange de la mort. Yep, le collège a un joli vitrail avec un ange aux plumes de paon. Allez comprendre.

Comme Angelina a aussi enterré une capsule temporelle juste à côté, ça tombe bien, Liv l’aide à la déterrer. Personne ne vient s’occuper de ces adolescentes qui explosent un parterre du jardin, et Angelina peut ainsi retrouver une photo de son enfance devant un fastfood. Le lieu aura forcément un rôle à jouer, même si Liv ne s’en rend pas encore compte.

Elle emmène donc sa pote acheter des slushies dans ce fastfood, où la gamine perd sa photo… sur laquelle se trouve aussi un petit garçon en train de la regarder. Et Liv ne l’a pas vu ? Pardon ? Pete, le membre du Trio qui veut devenir un gentil, ne met pas longtemps à se reconnaître sur la photo. Ben oui, évidemment que le Trio finit devant ce fastfood et reçoit un Appel où ils entendent Cal leur dire d’aller la retrouver.

Après un petit roadtrip, Cal et sa mère arrive donc chez le petit-frère de celle-ci. Il n’est pas ravi de revoir Grace et il lui reproche de ne pas l’avoir aidé quelques années plus tôt quand il en avait vraiment besoin. Il lui claque donc la porte au nez, et j’ai trouvé la scène très marrante à voir. Bien sûr, le petit frère culpabilise de laisser sa sœur dans la merde alors il se retrouve à jouer au basket avec son neveu. Ce dernier finit par convaincre son oncle d’aller la retrouver pour se réconcilier avec.

Et hop, le Trio entend la voix de Cal et finit par se séparer, puisque Pete aperçoit la photo. Il est alors obsédé à l’idée de retrouver Angelina, et nous comprenons juste après pourquoi : il est également sur cette photo, à l’arrière-plan. Tout ça, on ne l’apprend que lorsqu’Angelina révèle que la photo est à elle et qu’elle est sur la photo qu’elle a fait tomber plus tôt.

Elle le révèle à Michaela qui, alors même qu’elle était encore en forêt quand elle a appris où était le Trio, est évidemment la première sur les lieux. On applaudit bien fort sa voiture, également, parce que l’airbag a vite été replié et les conséquences de l’explosion à laquelle Michaela et sa partenaire ont échappé de peu sont invisibles. Vraiment, cette série nous en fait un peu trop parfois.

Au-delà de ce détail, toutes les énormités de l’épisode, à commencer par la photo, sont justifiées par des Appels, alors on peut leur pardonner… même si on ne sait toujours pas exactement ce qu’ils sont censés être. Liv et Angelina qui arrivent sur place pour tout résoudre avec les explications sur la photo, ça tombait vachement bien, mais ça ne faisait pas non plus cheveux sur la soupe, contrairement à certains événements de l’épisode précédent. Quant à Angelina et Liv, c’est toujours un meilleur duo que celui qu’elle formait avec son mec l’an dernier (il est devenu quoi lui d’ailleurs ?).

Michaela refuse de leur laisser la photo qu’elles se sont données tant de mal à récupérer, et elle apparaît pour la première fois comme une adulte responsable, dis donc. Son but est très clairement de redevenir une flic professionnelle, et ça paie : sa capitaine lui laisse récupérer la photo et commence à ouvrir un peu son esprit à d’autres possibilités, parce qu’elle a vu la vidéo du Trio sortant du lac après trois mois. À ce sujet, Pete termine en prison alors que ses deux frères d’arme sont toujours en cavale.

Pendant ce temps, nous découvrons que Zaanvi est complètement débordée de travail… mais que fait-elle au juste ? Bon, on s’en fout, c’était vraiment juste pour lui donner une scène avant qu’elle ne prenne Zeke en consultation. Il est assez clair qu’elle est envieuse de découvrir que Zeke n’a plus d’Appel, ni de problèmes génétiques, ni de maladie.

Ben les interrompt toutefois pour leur apprendre le retour du Trio, et ça stresse énormément Saanvi. Pas pour les mêmes raisons que Ben, cela dit. Elle, elle a peur que le gouvernement remonte la piste de Vance en plus, quand Ben s’inquiète surtout pour la Major. Lol. Ben est vraiment à l’Ouest, et comme chaque fois qu’il stresse et déprime, il retire et jette ses lunettes sur le bureau face à lui. Bon, j’oublie de préciser qu’il le fait quand il comprend que partir à la recherche de Vance n’est vraiment pas jouable.

Il se résout donc à se rendre chez la femme de Vance pour lui apprendre que son mari est coincé à Cuba par les autorités… et ça se termine par un moment où il comprend qu’un des agents fédéraux étant passé le voir est probablement un allié de Vance, parce qu’il lui a dit « la vérité te libèrera », ce qui est aussi gravé sur l’alliance de sa femme. Ou sur la tombe de Vance.

LOL. La femme indique que seuls ceux qui sont assez potes avec Vance peuvent le savoir puisqu’ils sont allés visiter sa tombe et… bon. On parle d’agents fédéraux, de la NSA, etc. Je ne sais pas, ce sont des pros de la communication, c’est écrit sur la tombe du mec qu’ils traquent, EVIDEMMENT QU’ILS LE SAVENT.

On dirait en plus une formule de Charmed franchement – le pouvoir des trois nous libérera. Bon, Ben se rend donc sur la tombe de Vance, et il retrouve ainsi l’agent. Merveilleux. Ben boit les paroles de cet agent et lui annonce ainsi que Vance est encore en vie, ce qui est du grand n’importe quoi pour un secret aussi important. En plus, le plan de Ben est de faire un échange politique, et pour ça, il trahit tout les secrets mis en place depuis quelques temps.

Cela paie apparemment, puisqu’il reçoit un SMS lui assurant que Vance va être libéré. C’est plutôt une bonne chose pour lui, mais les passagers du vol 828 vont devoir faire face à plus embêtant désormais : la presse apprend que le vol 828 a été retrouvé dans l’océan. Aussitôt la presse débarque devant chez Ben pour avoir une interview et savoir ce qu’il en est, parce que les spéculations vont bon train sur ce que les passagers peuvent être.

Cela embête bien Ben, Angelina et Liv qui s’apprêtaient à rejoindre Grace, réconciliée avec son frère. Ils ne peuvent plus se le permettre et l’épisode s’arrête donc là pour eux. Il fallait toutefois un cliffhanger, et nous en aurons deux : Michaela qui se rend compte qu’il y a une enquête sur la Major d’une part, Ben qui se rend compte que sa main brille à nouveau d’autre part. Et pas que sa main : son empreinte sur le bout d’avion qu’il a touché et l’échantillon de sa brûlure prélevée sur sa main par Saanvi également.

Cette dernière ne se rend toutefois pas compte que quelque chose brille dans son labo au moment de s’en aller. Pour sa défense, elle a un nouveau sujet de jérémiade : Zeke pense qu’il n’a plus d’Appel et a pu vivre parce qu’il était allé au bout de ses Appels… sauf que Saanvi n’a plus d’Appel depuis qu’elle a tenté de se guérir. Elle ne pourra donc peut-être pas survivre, c’est con.

Le plus drôle reste encore qu’elle ne comprend pas comment Zeke a pu voir qu’elle était rongée par la folie alors que personne ne s’en était rendu compte. On nous vend une sorte de pouvoir omniscient de la part de Zeke là, alors que franchement, Saanvi, elle fait peur à voir tellement elle ne dort plus, quoi…