The 100 (S04)

Ci-dessous, mon article sur cette saison, avec mes avis à chaud à la diffusion de chaque épisode.

Avis : La série est enfin de retour ! Après un début qui m’avait laissé de marbre quelques épisodes en saison 1, The 100 a su conquérir mon coeur par son rythme vif et ses questions de vie ou de mort toujours très bien traitées. La saison 1 s’est emballée et a débouché sur une seconde saison extrêmement ambitieuse, qui n’a pas hésité à tordre le cou aux conventions et à poignarder les traditionnels schémas de triangles amoureux. Et la saison 3 ? C’était une hécatombe, autant du côté des personnages tués que des fans déçus de la mort de leur favoris. J’en fais partie, évidemment, puisque Lexa était quand même le meilleur personnage du monde et que Bellamy a eu une énorme période de n’importe quoi en début de saison.

J’ai malgré tout su passer au-dessus et apprécier le développement de l’intrigue qui, si elle ne m’a pas toujours plu, était extrêmement addictive. Les épisodes sont riches, les relations entre personnages toujours bien traitées (à l’exception Murphy/Harper, j’avoue) et les répliques parfaites. Après trois saisons, j’ai même fini par apprécier Murphy qui partait de loin, parce que je n’ai jamais pu le piffrer dans Continuum. Autant dire que, contrairement à beaucoup, je trouve que la série a su évoluer avec cohérence et pertinence, même si je n’approuve pas tout. En fait, c’est précisément ça qui est bien : la série n’a jamais pris le temps de s’occuper de ce que voulez les fans, elle a développé son histoire un peu indépendamment. Et du coup, ça donne une superbe trame générale, que beaucoup refuse de voir, j’ai l’impression, parce qu’ils sont énervés par la mort d’un personnage ou d’un autre. Ben oui, mais c’est justement ça qui fait que c’est une bonne série, que les gens regarderont encore dans dix ans. Sans tout ça, la série ne serait probablement déjà plus là.

Je suis donc tellement impatient de débuter cette saison 4 que j’ai commencé par un rewatch de la saison 3, terminé avant-hier. Je suis prêt, et j’en ai marre de cette introduction, alors je vais la faire courte pour le résumé des derniers épisodes. Clarke a réussi à sauver la Terre d’Alie… mais a annoncé à Bellamy que, non, ils n’avaient pas sauver la Terre car le monde est envahi de radiations qui sont prêtes à les tuer dans les six mois à venir. Oups. Quant à Octavia, elle a décidé de tuer Pike de sang-froid pour se venger de la mort de Lincoln, même si le grand méchant de la saison venait de lui sauver la vie. Reoups. La saison 3 s’achève sur ces deux bons cliffhangers qui concluaient un épisode ayant choisi la voie de la facilité et des petites incohérences, j’espère donc que la nouvelle salve d’épisodes saura gérer correctement cette base, d’autant qu’avec la mort d’Ontari, il n’y a plus de Commander. Ça va saigner !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6Saison 7

Note moyenne de la saison : 17/20

01-2.jpgÉpisode 1 – Echoes – 18/20
Looks like saving the world will have to wait.

Oh putain, The 100 est de retour en très grande forme, je suis tellement heureux (et peut-être pas tout à fait objectif non plus). Comme prévu, l’absence de commander vient foutre la merde dans la coalition. Je suis plutôt content du parti pris de l’épisode qui est de commencer tout de suite après la fin de l’épisode précédent. Cela permet de découvrir le chaos laissé par la City of Lights, malgré aussi une légère incohérence avec les aller-retours dans la tour (alors que normalement, ils sont censés escalader pour monter, hein). C’est un détail qui s’oublie vite tellement il se passe de très bonnes choses dans cet épisode ! L’épisode prend le temps de réintroduire vraiment chaque personnage, et c’est tout ce que je lui demandais.

Du côté de Polis, c’est donc le chaos dans les rues et tout le monde en veut à Wanheda ou au 13e clan, ce qui est assez logique. Le but de l’épisode est donc de réussir à stabiliser la coalition, ce qui n’est pas très original mais plutôt logique. Clarke et Bellamy décident de ne rien dire pour les radiations, même si à la fin de l’épisode, la majorité du casting est en fait au courant. Tant mieux, on ne s’attarde pas trop là-dessus. Parmi les choses que j’adore dans cet épisode : Roan est vivant ! Je n’aime pas beaucoup l’acteur, mais je suis bien content que le personnage soit encore là, car il peut encore apporter pas mal de choses. Et cet épisode le confirme assez rapidement, avec l’ajout de rebondissements autour de sa guérison-miracle qui permettent de ne pas voir le temps passer et le développement de sa relation de confiance avec Clarke, qui permet de réinstaurer la coalition. Comme d’hab, la série privilégie les avancées politiques à travers les relations entre ses personnages (ce qu’on retrouve aussi pas mal avec le couple Abby/Marcus et l’amitié Marcus/Indra, trop chou). Cela fonctionne très bien pour l’avancée de l’intrigue.

Autre chose que j’adore ? Echo, qui donne carrément son nom à l’épisode ! J’adorais le personnage en fin de saison 2 et je pensais que l’on en avait malheureusement fini avec elle lors de sa trahison de Bellamy en saison 3. Le résumé m’a mis la puce à l’oreille, mais la voir gagner une telle importance au sein de l’épisode, c’était juste jouissif ! J’espère qu’elle va réussir à mettre de l’eau dans son vin et survivre, car vu son tempérament de feu, j’ai juste envie de la voir survivre le plus longtemps possible. Ce qui est quand même peu probable avec The 100. Je suis déjà satisfait de savoir qu’elle survit à l’épisode, ce n’était pas gagné.

Toujours à Polis, Murphy et Emori se retrouvent et décident de fuir ensemble. C’était une partie un peu plus faible pour l’épisode, mais qui correspond bien aux personnages. Et c’était toujours plus solide qu’Octavia que tout le monde pardonne en deux secondes pour Pike. Je ne peux pas voir Pike, mais quand même, je m’attendais à un peu plus de remous. Ah et enfin, Jaha est toujours aussi chiant. Quatre saisons que j’attends de le voir y passer, et toujours pas, c’est frustrant !

Du côté d’Arkadia, c’est toujours assez désert avec seulement Raven, Monty, Harper et Jasper. Pourtant, chacun a son moment de gloire : Raven souffre encore et toujours, mais elle répare l’internet (et ça, c’est la classe), Harper et Monty font la fête et couchent une nouvelle fois ensemble (j’adore l’effet de répétition avec Raven qui les interrompt à chaque fois) et Jasper… continue de sombrer dans sa spirale dépressive. C’est un soulagement, pour deux raisons. Sa dernière scène dans l’épisode précédent ne me plaisait pas, son sourire ne disait rien qui vaille. En fait, il est juste blasé de la vie, et ça colle très bien à l’évolution du personnage. J’avais l’impression qu’il était bizarrement guéri de tout ce qu’il a traversé et cet épisode confirme que non. J’ai même cru qu’ils allaient vraiment le laisser se suicider. Double soulagement donc, celui de la cohérence de l’évolution du perso, et celui de le savoir en vie. Pour au moins six mois, donc, à en croire Raven, décidément oiseau de mauvais augure (c’est un jeu de mot sur son prénom et le poème de Poe, laissez tomber).

Enfin, le fan de Clexa en moi est contenté des scènes qui continuent de nous torturer de sa disparition. Quant au cliffhanger, il est un peu facile, mais ça fonctionne très bien. Les radiations arrivent les gars, va falloir songer à reconstruire Mountweather !

02.pngÉpisode 2 – Heavy Lies the Crown – 16/20
No I don’t want us to survive, I want us to live

C’est parti pour une petite dose de survie, qui commence par un flashback sur les dégâts provoqués par Alie et l’introduction d’un nouveau personnage qui va apporter beaucoup de choses je sens : Ilian. Cette intro est un peu discutable car trop rapide, surtout en ce qui concerne la mort de la mère, mais on sent une volonté d’avancer vite, comme souvent avec cette série.

On retrouve donc ensuite Ilian à Polis, faisant partie d’un groupe cherchant à se venger du peuple du ciel en tuant le roi pour prendre sa place. Bien qu’un peu simpliste, cette intrigue paraît dans la droite ligne de ce qui s’est fait jusque-là. Roan n’étant pas en mesure de combattre s’entraîne avec Echo, que j’adore toujours autant, malgré (grâce à ?) son fort caractère.

Pendant ce temps, Kane et Octavia tente de convaincre l’ambassadeur derrière lequel s’est rangé Ilian qu’il ne faut pas tuer le roi. Le complot politique ne renonce évidemment pas et Octavia finit par tuer l’ambassadeur par surprise. C’était froid et parfaitement exécuté, prouvant une fois de plus l’évolution dingue du personnage qui fait ce qu’elle a à faire pour survivre. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle Octavia, sans parler de son look mille fois plus sexy qu’avant que je valide totalement. Du coup, il ne faut pas chercher midi à quatorze heure pour comprendre qu’Ilian sera son nouveau love interest. Ça me va, je n’avais jamais pu blairer Lincoln de toute manière. C’est un peu rapide puisque ça fait moins de dix épisodes quand même, mais on n’y est pas encore.

En parlant de ship, cet épisode confirme définitivement la relation Kane & Abby, même si celle-ci décide finalement de retourner à Arkadia où elle sera plus utile.

Du côté d’Arkadia, justement, les Skaikru sont de retour. Deux intrigues se déroulent dans cet épisode pour eux : d’un côté, nous avons Bellamy, Monty, Harper, Nate & Bryan qui se rendent à la Farm Station, de l’autre, le reste du casting qui réapprend à vivre. Côté Farm Station, l’intrigue est excellente.

La solution proposée par Monty pour survivre aux radiations, vivre dans les vaisseaux ayant déjà résisté aux radiations, est aussi simple qu’efficace de la part des scénaristes. En revanche, voir le groupe se séparer m’inquiète toujours autant.

L’intrigue de la semaine à la Farm Station était assez simpliste et réaffirmait le personnage de Bellamy en position de leader. Clairement, il ne fait pas le meilleur des choix à long terme, mais y préfère le court terme. Cela marche bien comme dilemme, même si ce Riley sort quand même de nulle part. J’ai aimé la manière dont la décision sauver tout le monde/sauver les esclaves divisait profondément tout le monde, et notamment les couples. Nate & Bryan peinaient à me convaincre l’an dernier tant leur relation semblait uniquement là pour compenser Lexa auprès des fans LGBT, mais leur couple fonctionne finalement bien à cet égard, apportant encore des nuances avec une touche personnelle plus forte aux décisions de ce type.

Bon, cela dit, le coup de l’explosion qui tue tous les « méchants » esclavagistes, c’est un peu gros : pas de garde à l’entrée ? personne en expédition pour revenir en hâte les attaquer ? La série ne m’a pas habitué à de tels raccourcis et j’espère qu’on aura quand même quelques conséquences à tout cela.

Quant à ceux qui restaient à Arkadia, ils sont tout autant divisés. C’est Clarke qui s’en prend plein la gueule (comme d’hab) dans cet épisode et c’est elle qu’il faut suivre pour bien tout comprendre (forcément, c’est l’héroïne). Elle a en effet des choix conséquents à prendre, puisqu’elle doit choisir de révéler ou non ce qu’elle sait. Raven la presse à dire la vérité pour trouver des solutions globales, Jasper, qui est totalement parti en vrille, la confronte à ses choix passés et Jaha, devenu chauve entre deux épisodes, lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas mieux que lui. J’aime beaucoup l’évolution de Clarke qui permet d’atterrir à la solution du compromis dans un discours politique à la langue de bois finalement assez réaliste. Raven reste fidèle à elle-même dans ses choix et opinions, ce qui est un vrai plus.

Concernant Jaha, inutile de dire qu’il m’énerve toujours autant et que j’aimerais le voir y passer, le personnage tournant en rond dans des regrets qu’il ne semble pas véritablement avoir. L’ombre du père de Clarke n’a jamais été aussi présente que dans cet épisode, que ce soit avec Abby renonçant à son alliance ou Clarke passant du côté des dirigeants (et trahissant donc les opinions de son père). C’est un parallèle sacrément efficace.

Enfin, Jasper est certes parti en vrille, mais ça correspond à l’évolution logique du personnage et ça apporte une bonne dose de comique. Sa relation avec Monty est une vraie bonne chose qui réussit à résonner de sincérité malgré tout ce qu’ils ont traversé. Ce n’était pas gagné. Par conséquent, l’épisode est très bon du point de vue de l’évolution de chacun, continuant à s’attarder notamment sur les cicatrices de chacun (la jambe de Raven, bien sûr, mais aussi Bryan et Jasper torses nus, parce qu’évidemment, c’est aussi une bonne excuse pour faire de l’audience), mais use de ficelles un peu grosses et de raccourcis décevants côté intrigue.

N’empêche qu’on a un vrai fil rouge et que je ne peux m’empêcher d’imaginer le pire pour la fin de saison (de série ?), avec des choix drastiques pour savoir qui survivra.

03.pngÉpisode 3 – The Four Horsemen – 16/20
Chosing who gets to live or die is your speciality

Malgré une bonne migraine, je ne résiste pas à l’envie de lancer cet épisode à la première occasion. Sans grande surprise, cet épisode voit l’intrigue des radiations s’accélérer avec l’arrivée de Grounders malades à cause de celles-ci à Arkadia. Parmi eux, Luna, qui a d’une manière ou d’une autre quitté sa plateforme à un moment. Il faut dire qu’à peu près tout le monde y est mort, ça a dû la motiver.

À Arkadia, Jaha agite un nouvel espoir avec une tablette sortie d’on ne sait où, encore une fois, au plus grand désespoir de Raven qui, aussi chiante soit elle, a plus que raison dans toutes ses intrigues cette semaine. Murphy et Emori se planquent dans une cave et n’arrivent pas à régler leur problème de couple. Comme d’hab, Murphy choisit donc de retourner à Arkadia et y apprend en quelques minutes que la planète est foutue grâce à un débat entre Raven et Abby (qui n’est pas sans rappeler les problématiques de l’Arche en saison 1). Là encore, donc, Raven a raison même si son choix est atroce et Murphy interférant n’est vraiment pas une bonne idée, même si la raison évoquée est logique. Je suis assez dégoûté du parti pris des scénaristes qui est de donner tort à Raven alors qu’elle pense à la survie du plus grand nombre, et la tournure des événements me fait envisager une fin de saison avec uniquement une centaine de survivants, puisque les grounders contaminés y passent les uns après les autres. Luna pourrait probablement se sauver toute seule avec son sang et, peut-être, la flamme…

Oui, mais Roan réussit à perdre la flamme dans cet épisode, c’est bien joué ça quand même. Cela permet d’approfondir un peu la relation Octavia/Indra après l’absence de cette dernière la semaine dernière. Octavia devient la tueuse de l’ombre du royaume, j’adore l’idée. L’intrigue lui permet de retomber sur son futur mec et surtout sur Gaia, la fille de… Indra ?

Si cela sort totalement de nulle part, c’est plutôt juste par rapport à ce l’on sait du personnage (rien de précis, justement). Son histoire familiale est cohérente par rapport aux premières saisons et à la relation Indra/Octavia. Quant au plan qui permet de sauver la flamme, il est prévisible mais efficace, alors pourquoi pas. Tout cela nous mène malgré tout à une guerre civile inévitable, surtout avec Ilian qui est prêt à détruire toute technologie VS Arkadia qui mise tout là-dessus VS Octavia « Skairippa » prête à buter ceux qui s’en prendront au roi.

Loin de tout cela, Clarke et Bellamy accompagnent Jaha à la recherche de son bunker miracle, construit par une secte. C’est l’occasion pour la série d’augmenter encore sa mythologie et cette partie qui faisait bien aussi intrigue de la semaine (comme pour la flamme) a réussi assez rapidement à piquer ma curiosité. Malheureusement, cela n’apportait rien puisque tout le monde est mort dans ce bunker. C’était donc une intrigue perdant encore un peu de temps, exactement comme l’annonçait Raven et exactement comme la semaine dernière.

La fin de l’épisode voit Murphy logiquement annoncer à Emori qu’il faut rentrer à l’Arkadia et Clarke faire sa liste de 100 survivants (et l’abandonnant trankilou dans son bureau, LOGIQUE). Le cliffhanger est plus que prévisible avec Luna survivant grâce à son Nightblood et offrant un nouvel espoir au genre humain. Nous voilà bien.

En définitive, comme en fin de saison l’an dernier, chaque épisode apporte son/ses intrigues de la semaine pour faire avancer la trame générale, avec intro et conclusion, puis petit cliffhanger pour faire revenir. Ce n’est plus tout à fait du grand The 100 comme avant, mais ça reste très efficace et divertissant, avec des personnages vraiment bien définis et à l’évolution logique. Il est un peu regrettable que tout le monde ne puisse pas avoir son temps d’écran, mais les choix faits sont toujours pertinents.

Bon, sinon, il serait cool que The 100 et Agents of S.H.I.E.L.D arrêtent de s’échanger les acteurs comme ça.

04.pngÉpisode 4 – A Lie Guarded – 18/20
Yu gonplei ste odon Octavia kom Skaikru

Mon dieu, cet épisode commence par un éclat de rire général… Autant dire que ça fait tout de suite peur tellement ce n’est pas habituel. Il faut dire que la survie sur Terre semble s’être sensiblement compliquée, avec carrément la peur de la pluie désormais. Cette intro fonctionne plutôt bien en resituant Jasper comme le connard de service (il a clairement pris la place de Murphy désormais) et Monty comme un allié proche de Clarke…

Ce qui ne peut évidemment pas durer et, effectivement, Jasper trouve la liste des 100 noms rédigés à l’épisode précédent. Il se fait gentiment arrêter par Clarke qui accorde un peu trop vite sa confiance à Monty malgré tout. C’est donc lui qui révèle à tout le monde la liste des cent noms, bon courage, Clarke, surtout qu’elle est toute seule à l’arche… avec Jaha, qui passe dans cet épisode de type ridiculisé à type qui sauve tout le monde avec l’idée d’une loterie. Clarke a néanmoins eu l’occasion d’expliquer un peu sa liste, avec des choix sacrément logiques mais douloureux, basé sur des statistiques et des moyens de préserver la race humaine. C’est presque trop intelligent pour Clarke. La liste était en fait l’intrigue de la semaine, mais elle est tellement intégrée au fil rouge qu’il est difficile de la considérer comme telle.

De leur côté, Abby, Raven, Luna, Nyko, Murphy, Emori, Miller, Jackson et quelques autres ne sont donc pas à l’arche, mais à la recherche d’un laboratoire pour créer un vaccin anti-radiation avec le sang de Luna. C’est une bonne chose de séparer autant le casting, surtout que l’air de rien, on commence à connaître vraiment beaucoup de personnages et il est évident que l’on peut en tuer quelques-uns… C’est donc Nyko qui y passe en premier, guérisseur des Grounders que l’on connaissait depuis pas mal de temps et qui a droit à une fin un peu bâclée, protégeant Luna d’une mort certaine. Luna étant Luna, elle en profite pour se barrer alors que le sort de l’humanité repose sur elle. Joie. Raven réussit à la convaincre de rester, se trouvant au passage une utilité après avoir été laissée pour compte à cause de sa jambe.

L’histoire des drones est un bon prétexte à ce développement et à celui de Murphy qui se retrouve tiraillé entre Skaikru et son désir de survie avec Emori. Les graines d’un conflit à venir sont clairement plantées, notamment avec Abby (qui n’est pas loin de se suicider inutilement dans cet épisode). Cette partie de l’épisode permet à ce gros groupe de découvrir le laboratoire de Becca, ouvrant de nouvelles perspectives pour la suite, tout en les protégeant des actions de Roan qui part en vrille à Polis.

Dans la capitale, justement, Octavia est enfin confrontée par Kane sur toutes les conneries qu’elle fait depuis quelques épisodes. J’adore le personnage, mais force est de constater qu’elle ne fait pas du bien pour la paix à long terme, instaurant un climat de peur plutôt que de respect… ce qui est un peu synonyme chez les Grounders. Il n’est donc pas surprenant de la voir se faire virer et partir à la recherche d’Indra, qu’elle ne trouvera pas.

Bellamy est parti en chasse avec un obscur inconnu et s’est fait capturer par les hommes de Polis où il est ramené auprès de Roan et Kane. Ce dernier doit alors réparer les erreurs du figurant accompagnant Blake et qui a beaucoup trop parlé, mais c’est peine perdue : avec toutes ces histoires d’arche pouvant sauver les Skaikru et de Nightblood caché, Roan n’a plus confiance et rompt l’alliance avec Skaikru, gardant Kane & Bellamy comme otage, ordonnant de capturer également Octavia & Indra, puis de tuer tous les autres, Skaikru comme Trikru. Cool, des figurants en moins et des actions qu’il ne regrettera pas du tout.

La guerre est ainsi lancée et Octavia s’enfuit pour prévenir l’arche que l’armée de Polis arrive pour s’en prendre eux (il est évoqué qu’Indra fait de même avec Trikru). Skairippa se fait rattraper en route par Echo et ses hommes, et après un excellent combat entre les deux, elle se fait transpercer par l’épée de la guerrière Azgeda et tombe dans un ravin. Octavia est donc laissée pour morte aux yeux d’Echo qui l’annonce à Bellamy. Octavia étant Octavia et The 100 étant malgré tout une série, O survit et remonte sur son cheval. Reste à savoir si elle arrivera à temps pour prévenir l’arche et si elle survivra à ses blessures une fois fait.

Je suis légèrement déçu par cette survie vraiment trop énorme pour être pleinement crédible dans une série qui jusque-là ne s’est jamais (trop) foutu de nous à ce niveau-là. Cela aurait été une belle mort pour le personnage, mais je ne suis pas sûr que le fandom s’en serait remis cette fois, déjà qu’ils votent encore pour Lexa. Non parce que sa survie est déjà difficile à avaler, mais qu’en plus son cheval la retrouve… Ce n’est pas un chien, normalement, un cheval.

Bon, allez, admettons, l’épisode était vraiment top et ne s’est pas gêné pour tuer quelques personnages tout en s’assurant de foutre la merde niveau politique, et c’est après tout tout ce que j’aime dans cette série.

05.pngÉpisode 5 – The Tinder Box – 15/20
Azgeda is coming. Army. War is here.

Vont-ils retrouver des téléphones portables et tous se mettre à draguer en ligne dans cet épisode ? Si à la vue du titre, la question pourrait presque paraître légitime, on se doute bien que non, malgré tout.

Maintenant que j’ai fait cette blague pourrie, je me sens prêt à commencer la critique.

L’épisode commence au bunker où toute la technologie semble impeccable après pas loin de cent ans sans avoir servi, et quand je dis impeccable, je ne parle pas que du fait que ça fonctionne mais aussi que c’est propre. Pourquoi pas, mais j’aimerais bien avoir une chambre qui prenne aussi peu la poussière, moi aussi. Enfin bon, ce n’est pas trop l’intérêt de cette scène qui développe deux situations en parallèle.

D’un côté, Abby et son fidèle Jackson craignent de ne pas réussir à reproduire le nightblood, ce qui serait sacrément con quand même, de l’autre Raven a une migraine (c’était déjà suggéré la semaine dernière) qui lui fait croire qu’elle s’envole… quand en fait, elle a une attaque cérébrale. Oh, ça sent les conséquences de la City of light, et je me suis dit que ça allait être joyeux si ça se généralisait (Raven étant la première à en avoir été déconnectée, et étant aussi la seule à avoir gardé autant de connaissances de son passage là-bas. J’entendais d’ici le « We didn’t save anyone » de Clarke. J’étais très loin du compte, lol).

Octavia est toujours bien mal en point cette semaine (logique) et sans trop de surprise, elle tombe sur celui que je voyais comme son futur love interest, Ilian. À Arkadia, on découvre que le troc continue avec Niylah, qui trouve ainsi le moyen de revenir dans la série, l’air de rien. Parce que quand je dis que ça continue, moi, je trouve surtout que ça commence, mais bon. C’est très mignonnet entre Clarke et elle, jusqu’à l’arrivée d’Ilian et Octavia. Qu’il est mignon lui aussi de l’avoir ramenée, ça permet à Clarke de la sauver avec un massage cardiaque (mouais, toujours pas convaincu par super-Octavia) et à O’ d’annoncer la guerre.

Du coup, tout le monde s’empresse de vaquer à ses affaires, laissant à Ilian le loisir de traîner dans la base de ceux qu’il tient pour responsable de la mort de sa famille. Bien joué Clarke, tu as juste oublié l’essentiel sur ce coup-là et ça va te revenir dans la gueule.

Arkadia fait ce qu’elle peut pour prévenir la guerre qui arrive évidemment à leur porte, et Monty propose un plan digne de Pike qui ravit énormément sa chérie, forcément. Je n’aime pas bien l’insistance autour de Monty depuis deux épisodes, ce n’est vraiment pas bon signe dans une série comme The 100. Ou peut-être suis-je juste trop parano.

Clarke se propose de parler à Roan pour lui retourner le cerveau, un grand classique de la série et un art dans lequel elle excelle, alors on comprend bien la confiance aveugle de Monty. Et il faut dire qu’à eux deux, ils mettent sur pied un plan qui fonctionne merveilleusement bien et permet effectivement la discussion, alors même que l’armée est bien plus nombreuse qu’eux. On notera au passage que ce n’est pas une armée bien maligne de n’avoir même pas un éclaireur, mais bon, ils ont pris la confiance en pensant tuer Octavia. Ma pauvre Echo, si tu savais.

Bon, je passe le moment moyen où Riley pique sa crise et celui pas beaucoup plus crédible où Bellamy décrète qu’Octavia est forcément en vie, quand n’importe qui d’autre aurait pu réussir à prévenir Arkadia. Comme il faut occuper un peu l’épisode, Clarke et Roan mettent un temps dingue à trouver une solution évidente : partager le vaisseau. Ils se décident à le faire au beau milieu de la fameuse cave de l’an dernier, réutilisation sympa d’un lieu déjà vu.

Pendant ce temps, Monty échange sa place avec Bellamy (non, je n’ai pas du tout imaginé le coup fourré venir) pour que celui-ci aide Echo à convaincre Riley de ne pas buter Roan. Tout ceci est très efficace dans la montée en tension, car j’ai bien peur que Roan ne passe pas la saison, vu qu’il est déjà embauché ailleurs. Fort heureusement, il ne meurt pas des mains de Riley, et toute cette intrigue qui occupe pourtant une bonne partie de l’épisode est finalement… parfaitement inutile.

En effet, une autre sous-intrigue de l’épisode dévoile toute cette importance à ce moment-là, celle qui voit Octavia être soignée par Niylah (c’est donc pour ça qu’elle est de retour !) et apprendre qu’Ilian est à Arkadia aussi. Elle comprend aussitôt que c’est la merde et elle a bien raison, car il prévoit juste de tout faire péter. Et avec des arguments absolument pas convaincants, Octavia est tout simplement incapable d’empêcher Ilian d’accomplir son plan.

Ainsi, si finalement tout le monde survit à l’épisode (j’ai vraiment cru que Monty allait y passer tant le début ressemblait à un adieu au personnage, j’ai même cru qu’il allait se faire buter parce que tout le monde se précipiterait à Arkadia en oubliant les otages, mais non, il survit pépère), l’épisode surprend avec la destruction d’Arkadia, longuement mise en scène histoire qu’il soit bien évident que c’en est fini de toute cette partie de la série.

Ce n’est jamais que la base même de The 100 que d’avoir l’arche. Personne ne tue Ilian, alors que pourtant il y aurait de quoi, et les scénaristes ne nous pondent heureusement pas la mort de Jasper – car oui, j’ai envisagé un instant de voir Jasper en feu sortir de l’arche. Ils en auraient été capables à une époque, mais je crois que j’en attends vraiment trop d’eux désormais. En effet, Octavia survit beaucoup trop facilement (une fois de plus) elle aussi, et la série finit par manquer vraiment de crédibilité.

Cela fait quelques épisodes de cette saison (et à vrai dire, les deux derniers de la trois aussi) que je trouve que les facilités scénaristiques se multiplient et c’est bien dommage, car ils proposaient jusque-là des enjeux sérieux avec des vraies conséquences. Cette année, j’ai l’impression qu’ils sont frileux de la gâchette après les révoltes des fans l’an passé sur les morts de Lexa et Lincoln. Si c’est ça, le fandom a vraiment diminué l’intérêt et la justesse de la série, et c’est bien dommage.

En même temps, je comprends que CW essaye de les calmer aussi si l’impact sur les audiences est négatif, mais, franchement, la série était plus prenante quand elle tuait ses personnages principaux sans crier gare (plus prenante, peut-être, mais surtout plus crédible, car là, j’ai l’impression d’en revenir à une banale série ado où l’on sait que tout le monde va survivre, avec une structure à la semaine qui oublie parfois son fil rouge – ou l’étend inutilement).

En revanche, j’aime assez le jeu de pouvoir qui s’est déroulé dans cet épisode, comme toujours, et la démonstration, une fois de plus, que quand deux grands pouvoirs s’opposent, il faut se méfier des dégâts que peuvent faire les petits. Du coup, ça redonne des points à l’épisode, car il y avait au moins l’élément de surprise de ce côté-là : à leur place, j’aurais tué Monty, et même Kane, mais sauvé le vaisseau. Au moins, cette fois, c’est sûr : tout le monde sera Nightblood ou les humains ne seront plus.

Les quatre premiers épisodes partent ainsi en flammes en même temps que la liste des 100 personnes et mes espoirs d’une fin de saison qui repart à cent personnages. Jolie surprise pour conclure l’épisode, donc.

J’aimerais pouvoir en dire autant de Raven, mais bon… Les scénaristes ont pété un sérieux câble. Son attaque cérébrale lui donne en fait la solution : il faut simplement dire adieu à la gravité pour réussir à créer du Nightblood (jolie dédicace possible à Finn avec la notion de « spacewalk », mais ils ne la font même pas). Avec son euphorie, elle est juste insupportable et ça semble beaucoup trop sauter le requin comme disent les ‘ricains. Même les informations qui suivent ne sont pas bien crédibles malgré de jolis termes scientifiques, tant Raven paraît d’un coup être investie de super-pouvoirs.

Pourtant, quand il s’agit d’intégrer le fait qu’ils sont en train de tuer Raven comme ça après quatre saisons, les choses sont beaucoup moins claires pour moi, car j’adore le personnage et je trouvais vraiment bien son évolution – notamment sa jambe qui ne guérit jamais. Bon, la disparition de son mec de la saison 2 en cours de route était un peu grosse, mais à part ça, ils avaient réussi à construire un bon personnage. Son côté totalement dingue cette semaine m’a rebuté, mais je n’ai pas pour autant envie de la voir quitter la série. Je dois être un peu schizo.

De ce côté de l’intrigue, on notera aussi des coupes budgétaires assez importantes dans le casting, avec simplement une mention de Luna, en train de dormir quelque part dans le bunker, et la disparition de Murphy et Emori. Je pense que le budget est parti en flammes avec la destruction d’Arkadia (j’ai commencé avec une blague pourrie, c’est normal de finir comme ça).

Quant au cliffhanger… J’ai beaucoup moins de doute sur la survie d’Abby (ils trouveront bien une solution) que sur la survie de Raven. Et j’ai aimé la manière dont ils ont justifié que ça ne touchait que Raven et Abby. Clarke n’a pas fini de culpabiliser d’avoir voulu sauver sa maman à Polis. Bref, c’est un épisode qui me laisse très mitigé : le rythme était celui de d’habitude la tension a fini par prendre un peu et la surprise a explosé en fin d’épisode, mais entre temps, la crédibilité et la cohérence générale ont encore pris un coup qui affaiblit mon avis général sur la série.

Alors, la note baisse, en espérant que les scénaristes me prouveront le contraire et me feront regretter de demander plus de crédibilité dans les blessures et morts. Je suis tellement attaché aux personnages que la mort d’un d’eux me fera de toute manière beaucoup trop chier – sauf si c’est Jaha, ou Ilian, allez.

06.pngÉpisode 6 – We Will Rise – 16/20
It’s the end of the world Kane, darkness is all we have left.

The 100 est enfin de retour après une bien trop longue semaine de pause !

Les personnages n’ont pas eu tant de répit : Arkadia est toujours en flamme sous la pluie au début de cet épisode. Jasper en profite pour continuer à voir la vie du bon côté et être insupportable, cette fois avec Jaha, qui traverse une petite crise de foi en arrière-plan de cet épisode.

Pendant ce temps, la foule s’en prend à Ilian, qui est protégé par Kane, allez savoir pourquoi. Il veut juste éviter que ça ne parte trop en vrille, en gros, mais ça fait un moment que c’est le cas pourtant et ça manque d’éléments concrets pour nous expliquer son comportement, je trouve.

Raven s’entraîne à s’envoler dans l’espace sans y parvenir pour autant, malgré les encouragements de Murphy (non). Elle finit par s’énerver violemment après lui et ses blagues stupides et c’est Luna qui parvient à la calmer. La relation entre ces deux-là est une des choses les plus étranges de cette saison, mais ce réconfort tout maternel de Luna était sacrément beau et, finalement, crédible bien que surprenant. Murphy ne pardonne pas si facilement à Raven qui s’en est pris physiquement à lui – mais bon, ces deux-là remontent à la saison 1 quand même – et laisse sa place à Luna, qui ne l’entend pas de cette oreille et tente de le raisonner. À eux deux, ils parviennent à focaliser l’attention de Raven et à trouver la solution à leurs problèmes. Comme la semaine dernière, l’écriture est bonne, mais l’on sent de plus en plus cette saison que les problèmes sont créés juste pour être surmontés en fin d’épisode.

Du côté d’Arkadia, tout n’est pas entièrement détruit, à commencer par la chambre de Clarke et ses dessins de Lexa. Les scénaristes jouent un jeu dangereux : Clarke entretient désormais sa relation avec Niylah, contre l’avis de la moitié du fandom qui veut la voir avec Bellamy et de l’autre moitié qui veut la voir célibataire à vie dans la glorification de Lexa. De mon côté, j’aime beaucoup la transition proposée avec les dessins de Clarke représentant Lexa (non, ils n’ont pas brûlé). Quant à Niylah, c’est un bon personnage qui mérite des approfondissements, mais que j’apprécie de plus en plus à chaque fois. Elle est tout dans la douceur, ce qui est un contraste avec la majorité des personnages que l’on connaît, et donc plutôt une bonne chose. Jusque-là, on n’avait que Monty qui avait ce type de caractère, et encore.

Octavia, à l’infirmerie parmi les nombreux blessés, révèle qu’elle en veut toujours à Bellamy pour la mort de Lincoln. C’est décidément un épisode qui prend le temps de faire le deuil des personnages perdus l’an dernier (ou il y a un mois ou deux, pour les personnages). Clarke savait bien que ça prendrait du temps à O, mais Bellamy lui répond assez justement que le temps, ils n’en ont plus. Ces scènes permettent de concrétiser un peu l’évolution des dynamiques et ne font pas trop forcées, même si le simple fait qu’on voit autant leur but est un peu dérangeant.

Octavia est ensuite aidée par Niylah, ce qui est une bonne chose car ça développe les deux personnages à la fois. O se retrouve alors seule à l’infirmerie avec Ilian dont les gardes ont disparu, et bien sûr la conversation n’est pas des plus amicales.

L’ensemble d’Arkadia n’est pas mieux, avec un discours de haine à l’encontre d’Ilian se faisant entendre de la part du papa d’un gentil petit garçon de cinq ans. CINQ. CIIIIINQ. Pardon, c’était tellement ridicule, je suis traumatisé. Bon, ce nouveau personnage est le Pike 2.0 en gros, et c’est donc un peu énervant.

Monty avertit ainsi Kane, et c’est frustrant, car j’aurais aimé le voir monter en grade, faire un grand et beau discours pour apaiser la haine. Les scénaristes ont fait évoluer Monty, mais en même temps, il doit rester ce pion de second rang et c’est un peu énervant à force. Après son sacrifice du dernier épisode, il aurait pu se faire entendre un peu plus. Mais non, il n’est pas un leader et les scénaristes ne veulent de toute évidence pas qu’il le soit. Et Harper est aux abonnées absentes cette semaine, dommage.

Octavia, encore elle, part ensuite en vrille et veut se venger d’Ilian, du moins en théorie : elle veut surtout se venger de ce qui est arrivé à Lincoln, donc elle livre le prisonnier à la foule en colère. Et quand elle se retrouve dans la position de Pike, prête à abattre Ilian de la même manière que l’avait été Lincoln, elle explose en larmes et s’enfuit. Je sais bien que tout ça, c’était il y a un an pour nous et qu’on a eu le temps de l’accepter, mais ça continue de me faire mal pour les personnages.

Autant j’ai apprécié le dessin de Lexa, autant le flashback du headshot de Lincoln, ce n’était peut-être pas si nécessaire. On sent que ça remue le couteau dans la plaie, et pourtant, je n’ai jamais été fan de Lincoln. Pendant un instant, j’ai cru qu’ils n’avaient plus le droit de le montrer à l’écran aussi, puisqu’ils tardent à nous montrer son visage. En tout cas, ils n’ont pas eu le budget pour Pike, clairement, et ça m’est bien égal.

Avec l’aide de Jaha et Kane qui font équipe pour la première fois depuis bien longtemps, et la complicité inutile de Monty, Ilian peut quant à lui s’enfuir à son tour. Bref, Arkadia est parti en vrille cette semaine, pour finalement rentrer dans les rangs bien gentiment.

Avant tout ça, Clarke, Bellamy et Roan ont pris la décision d’aller porter le carburant au bunker de Raven et compagnie. En effet, Arkadia est désormais totalement allié avec Azgeda pour créer du Nightblood. Il y a bien sûr quelques péripéties en cours de route avec Trikru qui en veut encore à Azgeda qui, dans sa déclaration de guerre, a détruit quelques villages en chemin pour Arkadia lors du dernier épisode.

Ces péripéties ne m’ont pas passionnées, j’avoue, car l’on sait bien que ni Clarke, ni Bellamy n’y passeront. Il restait un peu de suspens autour de Roan, mais c’est assez vite clair qu’il est bon pour survivre lui aussi, et il ne reste plus qu’à regarder d’un œil distrait une bonne course poursuite en jeep/camion, ce qui n’est clairement pas ce qui m’intéresse dans la série. En plus, l’absence d’Echo dans la garde rapprochée du roi n’est pas hyper logique, même si on peut imaginer qu’elle est repartie pour Polis afin d’y assurer l’ordre. Cela dit, quand on voit les mauvaises décisions qu’elle prend, Roan pourrait changer de second.

Sans vraie grande surprise, l’épisode se termine sur une mauvaise nouvelle supplémentaire : une flèche de Trikru a suffi à percer un baril en métal (?) et le carburant est perdu à jamais. Clarke en informe alors Murphy & Luna, qui sont chargés d’annoncer à Raven la mauvaise nouvelle, qui ne pouvait pas plus mal tomber car elle avait enfin réussi à trouver le moyen de sauver tout le monde avec tout le carburant dont ils disposaient. Du coup, elle prend assez mal la nouvelle et fait une nouvelle attaque cérébrale (je ne sais comment la qualifier en fait) bien plus violente qu’il y a deux épisodes. Inutile de préciser que Murphy court chercher Abby – que l’on n’a pas vu de l’épisode, donc, de même que Jackson ou Emori.

C’est marrant comment ils profitent de ce bunker pour cacher la moitié du casting comme si de rien n’était. Autant avec Arkadia ou Polis, c’est crédible parce qu’on connaît la taille gigantesque dont ils disposent, autant on ne connaît du bunker que la salle principale (et l’endroit où Luna dormait désormais) alors il y a une information qui nous manque. Et puis même si c’est crédible ailleurs, il y a des personnages qu’on ne voit plus depuis quelques épisodes sans explication, comme Miller et son copain. Ce n’est pas du tout frustrant après leur évolution à peine forcée en saison 3.

Si l’épisode ne monte pas beaucoup plus haut en terme de note, c’est justement à cause de toutes ces absences du casting (mais avec tant de personnages en même temps…) qui donnent envie de lire des dizaines de fanfics sur chacun d’eux (et en même temps, dur d’imaginer ce que peuvent faire Abby, Miller ou Emori dans ce bunker). Pour ça et parce que leur schéma narratif devient vraiment trop répétitif avec chaque semaine des personnages confrontés à un problème dont la solution est trouvée vers la 30e minutes histoire de laisser le temps de créer un nouveau problème.

L’évolution générale et les dynamiques entre personnages restent excellentes, mais je trouve ça trop schématique et ça ne me dérangeait pas autant avant. C’était peut-être le cas quand même, mais ça me semblait moins gros, peut-être par manque d’habitude. Si c’est vraiment ça, alors je vais peut-être me lasser et finir par descendre de plus en plus mes notes en saison 5. Oui, il y a une saison 5, c’est officiel !

Oh, et pour conclure, je dois dire que le changement de générique fait mal à voir : Arkadia y est désormais détruite et la nuit tombée ! C’est un bon choix de la part de la série de se mettre à jour comme ça; j’ai adoré les différents changements proposés au sein du générique pour coller au mieux à la situation proposée. On dirait une deuxième moitié de saison, déjà, mais il est possible que ça le soit.

07.pngÉpisode 7 – Gimme Shelter – 16/20
Why don’t you make a fire? You’re good at that.

Comme prévu et malgré quelques détours, il semblerait bien qu’Ilian et Octavia soient faits pour être ensemble. Alors qu’ils s’enfuient d’Arkadia, ils sont surpris par de la pluie radioactive, enfin, et c’est l’excuse parfaite pour les mettre à moitié nus dans une grotte. Ben, tiens. On notera l’absence de traces de coups sur le corps d’Ilian. Son visage est toujours tuméfié de tous les coups qu’il s’est pris dans l’épisode précédent. Même si Octavia ne veut pas lui parler, ils finissent par faire un peu plus connaissance.

Octavia se laisse consumer par ses regrets et ses envies de vengeance au point de tenter de se suicider. Ilian la sauve et, bien sûr, puisqu’ils sont toujours à moitié nus, la tension sexuelle grimpe aussitôt d’un cran. Déprimée, elle l’embrasse alors pour sentir quelque chose d’autre. Sans grande surprise, cela finit en scène de sexe censurée pour ces deux-là. Depuis l’introduction d’Ilian, il était à peu près sûr qu’on en arriverait là et ce n’est pas si mal fichu. Il aura fallu moins d’une saison pour qu’Octavia tourne la page Lincoln et, en même temps, on sent bien que tout ça n’est pas encore résolu.

Ce n’est pas franchement un couple de rêve sur le papier, mais cela reste intéressant à voir. Il est juste dommage qu’Ilian soit à ce point détesté de tout le reste du monde. Au petit matin, le couple se sépare, mais Octavia baisse les armes et décide de le ramener chez lui. Oh, ce couple n’a pas fini de nous surprendre.

Après des épisodes et des épisodes d’entraînements inutiles, Arkadia se fait malgré tout surprendre et c’est le chaos. Il y a un connard qui s’en prend à Harper et finit au sol. Bellamy et Kane ont la gentillesse de le sauver quand même, avant de se déshabiller comme le reste du casting. Oh, les scénaristes ont donc trouvé l’excuse parfaite pour foutre tout le monde à poil. Bien joué.

Harper passe le reste de l’épisode à culpabiliser de ne pas l’avoir aidé, alors qu’il a juste tenté de lui arracher ses vêtements pour se protéger, hein. Du coup, elle pleure sa mort. Mouais. Une fois de plus, l’écriture est un peu étrange : où est Monty pour la réconforter ? Nulle part, et la pauvre se retrouve à devoir se contenter de Kane qui, lui, n’a qu’une radio pourrie pour parler à sa chérie… Même Niylah aurait été plus crédible dans le rôle de Kane vis-à-vis d’Harper.

Bellamy quant à lui décide une fois de plus de jouer au héros : comme il ne peut trouver Octavia, il décide d’aller sauver un duo pris au piège de la pluie noire. Pas de bol pour lui, sa jolie jeep se retrouve coincée dans la boue et il doit reconnaître son incapacité à sauver tout le monde. Pas facile tous les jours la vie de héros. Il finit par rentrer à la base pour apprendre qu’Octavia n’a pas donné signe de vie. Voilà, voilà, les scénaristes ne sont vraiment pas cool avec notre petit Blake.

Clarke arrive au bunker et apprend d’Abby qu’à défaut d’aller dans l’espace, la moelle épinière de Luna peut suffire à créer du Night Blood, si on est prêt à le tester sur un humain. C’est marrant, ça me rappelle Mount Weather comme solution, hein. Et apparemment, Abby aussi vit mal la comparaison et la solution qu’elle vient de trouver.

Emori entend tout, parce que c’est Emori, et parce qu’il faut bien nous rappeler qu’elle est là, aussi, et qu’elle est le sacrifice le plus évident pour tester le transfert du sang de Luna, grande absente de l’épisode, une fois de plus. Clarke part ensuite en expédition avec elle en direction de la villa d’Allie où se sont installés Murphy et Emori. Ah ben oui, ça a de la gueule forcément, et surtout ça explique où ils ont disparu.

Murphy était juste en train de danser et faire la cuisine. J’approuve, je fais pareil. Avec cette explication sortant d’un peu nulle part, j’ai même cru un moment qu’ils allaient nous sortir Miller de derrière un placard (hum, mauvais jeu de mots pour un homo ?), mais non, il est toujours aux abonnés absents. Je comprends de moins en moins comment ils gèrent le casting, sérieux.

Ce retour à la vie moderne est une claque pour Clarke qui peut enfin prendre une douche chaude et retrouver le plaisir d’un bon lit deux places. Son réconfort est toutefois de courte durée, parce que faudrait pas que l’actrice prenne trop ses aises : alors que dans la cuisine, Emori s’active pour se casser, elle se fait surprendre par un Natif agressif. Malgré les protections de la villa largement mises en avant juste avant, celui-ci a réussi à pénétrer dans la baraque en cassant une vitre et s’attaque à elle pour de la bouffe. Incapable de le maîtriser, elle est finalement sauvée in extremis par John.

Elle prétend alors connaître son agresseur et vouloir le tuer, mais il paraît très vite clair qu’elle ment afin d’avoir un cobaye. C’est une sacrée performance de la part de l’actrice et je continue d’apprécier de plus en plus ce personnage. Et ça me fait chier, j’aime vraiment tout le monde dans cette série, les prochaines morts vont être dures. Clarke finit par en arriver après un long, long, temps de réflexion à la conclusion qu’elle tient son cobaye et Abby finit l’épisode en lui injectant du Night Blood, en présence aussi de Roan, même si nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il a pu faire de son épisode sans Clarke. Les scénaristes révèlent alors qu’Emori mentait et ne connaissait pas ce type. Ce dernier rebondissement est vraiment sans surprise tant c’était évident et c’est dommage de finir là-dessus, même si ça offre un cliffhanger intéressant sur la survie ou non de ce cobaye.

Quant à « Memori », ils sont plus amoureux que jamais dans leur désir commun de survie. Purée, ne me les tuez pas, plus ça va, plus je les adore.

En conclusion, cet épisode prend le temps d’approfondir un peu les personnages d’Octavia, Bellamy et Memori avec trois intrigues qui se déroulent en parallèle et permettent aussi de voir quelques moments de transcendance pour Ilian, Kane et Harper. La multiplicité des intrigues et l’arrivée de la pluie noire aide à camoufler un peu l’écriture routinière de la saison. Cette fois, il ne s’agit pas vraiment de trouver une solution à un problème, mais plutôt d’attendre la fin du problème pour la pluie. Quant au cobaye, tout cela se déroule sans surprise, car on sait bien dès le départ qu’ils trouveront quelqu’un sur qui tester.

Il y a de fortes chances que le test échoue… et que quelqu’un d’importance décide de tester une deuxième version de ce remède. Ou pas, on verra, c’est une supposition en l’air, comme j’avais pu le faire précédemment pour Octavia et Ilian. Bon, autrement dit, The 100 continue son jeu de domino et d’écriture stratégique pour que tout se mette peu à peu en place. Cette semaine, c’est bien fait, malgré un casting de plus en plus variable et de moins en moins logique.

Cependant, la seule solution que j’y vois, c’est de tuer quelques personnages… et ça, non merci.

Capture d'écran 2017-03-30 12.39.59.pngÉpisode 8 – God Complex – 18/20
I’ll be here if you come back. When. I mean, when.

Comme d’habitude, cet épisode se divise en trois intrigues traitées de manière inégale en termes de temps et d’importance. En revanche, contrairement à d’habitude, les scénaristes surprennent par des rebondissements qui viennent une nouvelle fois renverser la donne.

Tout d’abord, une première intrigue concerne la rédemption de Bellamy, encore et toujours. La semaine dernière n’a pas suffi, il faut maintenant ramener le personnage à un point où il est capable de lâcher prise et d’oublier sa culpabilité. Facile : il suffit pour ça de lui fourrer un Jasper toujours aussi insupportable dans les pattes.

Cette intrigue est de loin celle qui m’a le moins plus dans l’épisode, même si j’ai apprécié les références à la première saison de la série, du « whatever the hell we want » à la quête des fruits hallucinogènes. C’est une bonne chose d’en revenir à ces éléments-clés du passé, car cela solidifie la série de manière agréable, lui donnant un suivi plus crédible que l’invention perpétuelle de nouveaux éléments.

De plus, il était intéressant de voir Jasper marquer des points malgré son fichu caractère depuis Maya. Le personnage a beaucoup trop changé, mais ce côté « recherche du fun » était après tout ce qui le caractérisait en saison 1. Quant à Bellamy, il ne se ressemble plus du tout et le voir enfin lâcher un peu de lest était plutôt positif également, même si je n’aime pas du tout la manière dont c’est finalement amené. Il faut qu’une figurante sexy que nous n’avons jamais vu le drague pour qu’il change d’avis, et ça, c’est un peu n’importe quoi et contre-productif par rapport au personnage. Dans le même genre, j’aurais aimé voir Harper passer de son stade de dépressive du début d’épisode à fêtarde. Pourtant, la fête est une bonne chose et j’aurais aussi apprécié qu’on s’y attarde un tout petit plus longtemps, pour les voir profiter de la vie. La scène de 4×4 en début de saison 3 où ils chantent tous ensemble reste l’un de mes moments préférés dans cette série et je n’aurais pas été contre un développement dans ce sens. Cependant, on a déjà passé beaucoup de temps sur Bellamy cette saison, et j’espère qu’on avait là une conclusion (même s’il serait intéressant de connaître leurs hallucinations dans Arkadia).

La seconde intrigue se déroule bien loin d’Arkadia. La production a enfin remis la main sur l’ensemble du casting censé se trouver dans le bunker de Becca, et c’est ainsi l’occasion de les voir tester les radiations sur leur cobaye. Cette première scène de l’épisode se déroule pour ma part sans la moindre surprise avec un début d’expérience rassurant qui finalement foire totalement et laisse ce pauvre type mourir dans d’atroces souffrances.

Il faut alors trouver un nouveau cobaye et cela tombe, comme prévu, sur Emori ; surtout qu’ils ont l’excuse de son mensonge pour se rassurer. Clarke découvre en effet qu’elle lui a menti sur l’identité du premier cobaye et, apparemment, ça justifie de tenter de la tuer, n’en déplaise à Murphy. Le couple est emprisonné aussitôt. Ce n’est pas trop du goût de Luna qui se ridiculise un peu dans sa révolte vouée à l’échec et son combat contre Roan.

Tout cela m’a un peu laissé perplexe tant l’intrigue restait prévisible, mais j’ai aimé là encore la référence au passé de la série. Raven dresse la première le parallèle évident avec Mount Weather et, une fois de plus, cela permet de solidifier l’ensemble de la série tout en expliquant assez rapidement et facilement les enjeux de cette nouvelle décision de Clarke, surtout que ça vient de Raven qui s’était bien fait torturée en fin de saison 2.

Ma scène préférée est un peu centrale dans cette intrigue : Emori demande à Murphy d’arrêter de la protéger. Elle est prête à se sacrifier, mais elle veut encore le protéger pour qu’il ne soit pas le prochain sur la liste. C’est merveilleux et hyper bien joué de la part des deux acteurs. Les supplications de Murphy à Clarke, notamment, sont magistrales et s’appuient elles aussi sur les relations passées entre les deux personnages. Je n’en demandais pas tant.

De ses supplications, j’en ai tiré l’évidence du sacrifice de Clarke. Franchement, je n’en attendais pas moins vu les doutes de l’ensemble des personnages et sa scène avec Roan ; mais la petite phrase bien placée de Murphy l’a vite confirmé. Clarke décide de se sacrifier et tester le nightblood elle-même. De manière moins prévisible, le personnage d’Abby semble bien différent cette semaine. Elle hésite à sacrifier Emori, là où je m’attendais à la voir se faire stopper par Clarke. Bon, ça, à la rigueur, ça colle à peu près au perso.

En revanche, la voir péter un câble et détruire le laboratoire, ce n’est pas des plus crédible et on va mettre ça sur son cerveau désormais défectueux comme celui de Raven. Franchement, elle n’a pas hésité dix secondes à lui injecter le nightblood et la clé de la City of Light en fin de saison 3, là où les risques étaient infiniment plus grand ; alors il n’y a pas trop de raisons d’en arriver à de tels extrêmes (même si ça reste une réaction compréhensible de parents). J’ai envie de noter également que personne ne semble en vouloir à Abby, pas même Emori et Murphy libérés, alors qu’elle vient juste de tuer tout le monde. La libération de Memori est également une aberration, car je doute qu’ils pardonnent si facilement la situation dans laquelle on les a fichus – et notamment à Miller qui a suivi aveuglément les ordres (franchement le faire revenir pour ça, ce n’est pas cool).

J’ai aussi envie de dire qu’ils abandonnent bien vite le combat : il suffit d’attendre la prochaine pluie noire pour savoir si Clarke survit ou pas. Et de toute manière, l’espèce humaine est déjà sauvée car Luna survit, de même que des enfants nightblood (on sait qu’il en reste qui ne faisaient pas partie du conclave, normalement). Je dis ça, je ne dis rien.

Et effectivement, je ferais mieux de ne rien dire car de toute façon, la dernière intrigue de cet épisode permet de trouver une nouvelle voie vers la salvation. L’intrigue Jaha/Kane, redevenus de grands amis, apporte en effet une solution qui avait été un peu trop vite écartée en début de saison.

Si je déteste Jaha, je suis assez content de le voir, pour une fois, avoir raison de persister sur son délire de secte quand il se rend compte que la religion de Niylah reprend les mêmes termes et symboles que celle-ci. Ce que j’aime surtout dans cette intrigue, c’est la manière dont toutes les pièces du puzzle s’emboîtent de manière évidente alors qu’à aucun moment je n’y avais pensé avant. Pourtant, j’avais tout en main moi aussi. Il me reste toutefois le souci du rapport entre Becca et la secte, mais les hommes que l’on voit à la fin du 3×07 pour l’accueillir sortent peut-être du bunker, et de là, tout se tient.

Cette intrigue voit également le retour d’Indra, égale à elle-même, c’est-à-dire beaucoup trop violente et agressive pour être un bon leader politique, même si elle se laisse convaincre par Kane de temps à autre. Agressive ? Et bien oui, Trikru est toujours en guerre contre Azgeda, et donc contre Skaikru. Je n’ai pas trop aimé la manière dont Indra tue tous les Azgeda sur son chemin, car cela va encore provoquer des remous politiques et des combats par la suite, ni la manière dont les relations avec Gaia, sa fille, semble soudainement apaisées.

En revanche, j’ai adoré la façon dont Gaia était réintroduite, avec toutes les réponses que cherchaient nos héros, l’air de rien. Cela s’inscrit tout à fait dans la mythologie de la série et justifie un peu mieux l’invention du personnage de Gaia. C’est peut-être le plus gros point faible de cette saison finalement, le fait que le personnage-clé sorte de nulle part en début de saison. Toutefois, comme je ne la voyais pas obtenir une telle importance, c’est plutôt réussi je pense, car ce sont finalement tous les éléments de peu d’importance (la secte, le bunker inefficace, Gaia, la religion Trikru…) qui permettent d’apporter une nouvelle solution.

Cette dernière est efficacement trouvée par Monty, qui prend encore de l’importance dans cet épisode. Harper s’en rend bien compte et n’a pas l’air d’aimer ça beaucoup plus que moi. La scène du couple ressemblait fortement à une scène d’adieu et Monty a tellement pris du grade cette année que je me retrouve à sursauter pour lui à chaque scène. Je ne donne pas cher de sa peau ou de celle d’Harper, il me paraît de plus en plus évident que l’un d’eux ne passera pas la saison. Ils sont censés être bien plus secondaires que ça, et finalement, ils ont éclipsé Miller & Bryan qui avaient pris un peu d’importance l’an dernier, mais pas autant. C’est un peu la même chose pour Memori qui éclipsent Jasper (surtout), mais je vois moins l’un d’entre eux y passer. Peut-être à tort.

Enfin, l’absence d’Octavia ne m’a pas du tout dérangé, contrairement à ce que j’aurais pensé si on m’en avait parlé a priori.

Donc si je résume : l’épisode est très solide car il s’appuie sur les fondations de la série à de nombreuses reprises, tout en proposant un renversement de la situation avec la découverte du bunker et l’échec du Nightblood. La découverte du bunker, aussi immense soit-il, ramène de plus une ancienne problématique sur le devant de la scène : il va falloir faire une liste de qui peut survivre. Et comme cette fois, c’est Trikru qui garde le temple, il y a fort à parier qu’Azgeda va être mis de côté. La merde géopolitique est bonne pour un nouveau traité et de nouveaux combats, et j’aime beaucoup cette perspective.

C’est un épisode d’autant plus réussi que pas un instant je n’imaginais le retour de cette secte dans la série ou l’échec de la solution Nightblood. Je voyais déjà Clarke survivre aux radiations dans la machine et j’ai aimé la manière dont ils ont réussi à me surprendre !

Capture d'écran 2017-04-27 16.43.14.pngÉpisode 9 – DNR – 17/20
Not much point of fighting at the end of the world…

J’ai l’impression que ça fait un an que je n’ai pas regardé The 100, je suis tellement heureux qu’ils soient de retour après cette pause de trois semaines ! Si l’épisode a mis plus de temps à me happer que d’habitude, je l’ai fini sur les rotules. Alors, ma séance chez l’ostéopathe ce matin n’a pas aidé car j’ai fonctionné comme un zombie toute la journée, mais cet épisode, vraiment, m’a vidé émotionnellement. Je m’explique.

Plusieurs intrigues s’entremêlent cette semaine et aucune n’est de tout repos. Oh, nous avons bien Octavia et Ilan qui commencent par jardiner puis passer la journée au lit à nous dire que l’hiver (la mort) arrive. Non, sans déconner, la référence à Game of Thrones me paraît inévitable. Peu importe, tout ça n’est qu’une introduction pour nous faire croire qu’Octavia se repend. Finalement, Ankara (oui, oui, c’est un prénom, pas une ville), une pote d’Ilian, décide de s’en prendre à elle.

Il n’en faut pas plus pour qu’Octavia se réveille, le déclic se fait et paf, la revoilà guerrière. L’évolution de ce personnage est folle, elle se consume à petit feu à chaque meurtre, je le sens de plus en plus mal pour son futur.

À Arkadia, Jaha est de retour avec Monty pour déclarer l’existence du bunker. C’est intéressant, mais je n’ai pas aimé du tout la mise en avant, une fois de plus, de Monty dans sa relation avec Harper. Finalement, c’est elle qui a fini par me saouler. Elle est clairement en pleine dépression et décide donc de rester faire la fête avec Jasper plutôt que de se rendre au bunker. Autrement dit, elle décide de se suicider. Cela mène à une scène très forte entre Monty et elle qui a tout de la pire rupture dans une série. Il lui balance quand même qu’elle est lâche avant de se barrer. Oh Harper, mais ressaisis-toi.

Ils sont tout un groupe de jeunes à agir comme ça, car la vie sur Terre est trop compliquée à gérer, trop douloureuse. Monty ne peut tolérer ça, mais sa petite amie et son meilleur ami en sont là. Jaha essaye bien de les forcer à venir, mais sans surprise, ça ne fonctionne pas. C’est Bellamy le plus intelligent sur ce coup, c’est très bon de le retrouver : il fait prendre conscience à Jaha que ce n’est pas sa décision de les forcer à survivre. Il les a bien envoyés mourir sur Terre, après tout. C’était une bien jolie scène, avec même une apparition inattendue de Wells. Et puis, me sentir de nouveau Team Bellamy après tant de temps, c’était cool.

La majorité d’Arkadia se met donc en route pour Polis et le bunker, sans savoir ce qui les y attend. Avant cela, Bellamy prend le temps de dire au revoir à Jasper et Harper, tous deux dans une fête perpétuelle qu’il avait rejoint la veille malgré tout. Cette scène d’au revoir, particulièrement entre Bellamy et Jasper, était déchirante, à coup de répliques entendues et ré-entendues tout au long de la série. Oh, ce « Whatever the hell you want » m’a cloué sur place. Je suis tristesse infinie, sachez-le.

Monty décide finalement de rester à Arkadia auprès d’Harper et Monty. Ce sacrifice parfaitement romantique est très joli, puisqu’il dit rester au cas où ils changent d’avis. J’aime bien l’idée, mais… l’amoureux transi qui reste pour sauver sa copine, on sait tous que ça va mal finir. Je suis à peu près convaincu que Monty va finalement mourir pour sauver une Harper comprenant trop tard qu’elle tient effectivement à la vie, comme Monty le souligne justement dans cet épisode. Je tiens à dire direct que ça va être atroce et que je ne suis pas prêt non plus. DNR. Oui, ne me réanimez pas, je suis un cas perdu avec cette série. En plus, ce DNR de Jasper me rappelait évidemment LOST et ce n’était pas une bonne chose.

Il est quand même question de suicide collectif et il est à peu près sûr que tous ne pourront survivre. La série a été assez avare en cadavre cette année, je crains le pire, franchement.

Pendant ce temps, Clarke, Roan, Abby, Miller et Jackson arrivent à Polis pour découvrir le bunker. C’est évidemment un piège pour tuer Roan, puisque Trikru est toujours en guerre contre Azgeda. Clarke sauve juste à temps Roan (ben évidemment) mais Azgeda était déjà sur le coup. Echo dirige à merveille ses troupes, organisant un blocus autour du bunker et gardant tout le monde en otage.

Tout le monde, sauf Wanheda, que le roi Roan demande à voir, bien sûr. À six jours de la fin du monde (enfin, ce sera probablement en avance histoire de rajouter du drama), Roan est bien remis de sa blessure du début de saison et est drôlement prêt à écouter Clarke.

Celle-ci parvient à le convaincre de parler pacifiquement à Indra. Oh, le pacifisme grounder est relatif, bien sûr. La réunion au sommet se fait en présence des treize colonies et se conclut sur la décision de faire la guerre pour récupérer le bunker, faute d’une Lexa pour convaincre tout le monde de ne pas se taper sur la gueule.

Oh Lexa, que tu manques à cette série. C’est fou quand même l’impact de ce personnage. Lincoln est totalement zappé désormais, de même que Finn par exemple, mais Lexa est encore le moteur d’une bonne partie de la série. Qu’est-ce qu’elle me manque !

Ils m’ont fait espérer son retour improbable en plus, puisque Clarke se fait pote avec Gaia pour devenir la nouvelle commandeur (ça aurait été pratique l’an dernier quand même). C’était sans compter sur la connerie infinie d’Abby qui a peur que la flamme tue Clarke et révèle qu’elle n’est Nightblood que grâce à la science. Bordel.

C’est Roan qui pousse Abby à révéler ce qu’elle sait, alors qu’Abby était quand même prête à le tuer en début d’épisode et est désormais sa prisonnière. Du grand n’importe quoi Abby cette saison !

Finalement, Roan, qui a tout prévu, décide d’éviter la guerre en organisant à Polis les Hunger Games un dernier conclave entre les treize clans (y compris Skaikru donc). Le vainqueur gagnera le bunker pour son clan et basta. La bataille se fera dans l’ensemble de la ville. Et alors que Clarke et Bellamy se rendent compte qu’ils sont dans la merde, Octavia débarque, prête à faire la guerre. Oh…

Ce conclave est une bonne idée je trouve, mais ça va rapidement se résumer à Octavia/Indra/Echo. Et si Octavia doit tuer Indra, on aura franchi une ligne de non-retour. Et puis, je n’ai pas envie qu’Echo ne meurt non plus. Genre, l’idée est géniale, mais je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

Une dernière partie de l’épisode traite elle aussi du suicide, plus directement encore, et c’est probablement celle qui m’a le plus épuisé émotionnellement. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai toujours eu un gros faible pour Raven. Je n’aime pas bien son évolution cette année, forcément, car tout est fait pour la diriger vers sa mort prochaine. Je refuse toujours de croire qu’ils vont se séparer d’elle, je me dis qu’une fois dans l’espace, elle va nous trouver une nouvelle solution à tous leurs problèmes…

Et pourtant, plus on avance, plus il me paraît évident qu’elle ne survivra pas. Elle continue de partir en vrille tout au long de l’épisode, sous la surveillance de Murphy et Emori. Ces deux-là sont égaux à eux-mêmes, donc parfaitement géniaux tout du long. Ils craignent d’avoir été abandonnés derrière par Clarke & co, donc ils se préparent à aller survivre seuls dans le bunker de Becca.

Finalement, Miller et Jackson débarquent juste avant leur départ, s’excusant de leur retard et proposant de les amener. Avant d’en venir à la scène qui m’a achevé, parlons justement de Miller et Jackson. Cet épisode nous les montre en train de se draguer très ouvertement, avec les sourires complices qui vont bien. Je suis hyper mitigé sur cette intrigue, parce que nous n’avons pas de news de Bryan depuis des plombes et Miller est déjà en train de le remplacer. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont proposer comme intrigue autour de ces relations. Jackson n’avait jamais eu de vie personnelle jusque-là, je suis donc surpris… mais en même temps, ça colle très bien aux deux personnages comme relation. Si ça peut permettre de revoir plus souvent Miller, je ne suis pas contre. Alors en revanche, si c’est pour nous faire un code 307 (= la mort de Lexa), non merci.

J’envisage déjà le pire, oui, mais cette série me veut du mal, je crois. Il n’y a qu’à voir la scène finale entre Raven et Murphy. Raven a décidé d’aller se suicider dans l’espace, parce qu’il n’y a que là qu’elle se sent bien. C’est une information que l’on se traîne depuis la saison 2 et c’est absolument génial comme conclusion pour le personnage, mais j’ai du mal à digérer sa décision quand même. Et Murphy aussi. J’ai adoré leur scène où Murphy s’excuse du mal qu’il lui a fait et où elle l’absout véritablement. Leur relation dans cet épisode était juste parfaite. C’est peut-être l’amitié la plus improbable mais la plus réussie de la série, avec jamais la moindre ambiguïté…

C’était une vraie scène d’adieu. Il reste encore quelques épisodes, mais j’ai du mal à voir Raven revenir de certains points de non-retour qu’elle a franchi. Elle passe l’épisode à voir Becca et à lui parler. Ce retour de l’actrice est sympa, mais ces hallucinations sont vraiment mauvais signe.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce retour, mais il m’a épuisé et vidé. Je ne sais pas si je vais tenir la fin de saison à ce rythme-là.

Capture d'écran 2017-05-04 13.36.24.pngÉpisode 10 – Die All, Die Merrily – 20/20
The rules are not the problems, Marcus, the game is.

Cela faisait bien longtemps qu’un épisode de série ne m’avait pas retourné le cerveau comme l’a fait ce nouveau volet de The 100. Je me sens complétement arnaqué, trahi et stupide de ne pas l’avoir vu venir. Il y avait des indices, bien sûr, mais quand même…

Comme prévu, cet épisode se consacrait au conclave, des Hunger Games version CW. Et franchement, pas la peine de nous pondre une saga de films pour que ce soit efficace, cet épisode réussit parfaitement à faire monter la tension et les enjeux, avec pas mal de surprises malgré sa prévisibilité par ailleurs.

Déjà, dans les surprises, il faut que je parle des tributs. Bien sûr, Octavia défend Skaikru, mais j’ai été surpris par le choix de mettre un inconnu au lieu d’Indra parmi les Trikru. Bon, c’était sûrement pour ne pas tuer trop de gens importants d’un coup, parce qu’à côté de ça, nous avions Roan (je m’attendais à Echo !), Ilian et… Luna dans les tributs. Oui, Luna débarque de nulle part dans cet épisode, avec toujours sa vendetta habituelle contre le reste de l’humanité. Elle demande donc à avoir l’accès au bunker pour tous les regarder crever.

Sympa la meuf.

Sans perdre trop de temps, l’épisode prend le temps des préparatifs : Octavia se fait les tatouages de Lincoln, reçoit une épée d’Indra (qui prévoit clairement une alliance si elle gagne) et des conseils de Kane et Bellamy. Ce dernier lui propose la stratégie de la fille sous le sol : il suffit de se planquer et de tuer le dernier. Cela paraît une bonne solution. Leurs adieux se contentent d’un May we meet again.

Ailleurs, Clarke envisage un temps de tricher avec Jaha, mais Marcus leur fait remarquer que ce serait particulièrement con. Clarke tente également une alliance avec Roan, mais celui-ci l’envoie bouler. Pourtant, il est rapidement évident que les paroles de la blonde ne tombent pas dans les paroles d’une sourde en qui concerne Echo.

Un premier quart de l’épisode s’achève donc autour de cette préparation et il est ensuite temps pour le sort d’être favorable à nos héros de chaque clan. Le début du conclave est très esthétisé et c’est une réussite je trouve de nous montrer chacun des personnages à son début. Bien sûr, à ce stade, il est difficile de ne pas espérer une alliance ou une pirouette à la Katniss pour ne pas tuer tout le monde. Les scénaristes le savent bien et décident d’en jouer assez vite.

En théorie, nous savons vite quels sont les clans qui finiront le combat, et pourtant, Trikru tombe assez vite. Ce n’est qu’une demi-surprise comme nous avons un quasi-figurant pour le faire, mais tout de même ! Les tributs tombent les uns après les autres, souvent de la main d’un Roan drôlement bien soigné de sa blessure de la saison dernière.

L’épisode suit avant tout Octavia, forcément, et nous la voyons échapper autant que possible à tous les combats, tout au long de l’épisode : Trikru, Luna, Ilian… Oh, ce dernier lui propose une alliance, qu’elle refuse. Il ne lâche pas l’affaire pour autant et lui sauve la vie. Et quand elle accepte enfin son aide, il se prend une flèche dans le cou. Putain, le coup de l’arc me fera sursauter à chaque fois, dans toutes les séries, depuis Dollhouse.

Bon, à propos de cet arc, il faut bien que j’en parle : Echo fait de la grosse merde. Par crainte de voir son peuple perdre, elle décide d’entrer en cachette dans l’arène pour tuer tout le monde, sauf Roan. J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une excellente idée, qui correspondait bien à ce que l’on sait d’Azgeda. Bien sûr, Bellamy découvre le pot à rose et va se confronter à la guerrière. J’ai beau avoir envie de les shipper, il faut reconnaître que c’est de plus en plus compliqué. Roan déshonore finalement Echo en la surprenant.

N’empêche que, même si j’adore Echo, elle a tué Ilian et je la déteste pour ça. Je l’ai même insultée si vous voulez tout savoir. Octavia est forcée d’achever son nouveau copain et cela marque la première grosse perte de cet épisode. Elle entend ensuite Bellamy parler avec Roan et ainsi les adieux de son frère, qui a toute confiance en elle pour gagner. C’était mignon tout plein, on va dire.

Roan épargne finalement Bellamy qui ne parvient pas pour autant à sortir de l’arène sans se faire mystérieusement enlever… J’ai trouvé un peu dommage cette scène qui rend difficile d’être pleinement à fond dans la fin du conclave. Clairement, on comprend dès lors que ça va partir en cacahuète à un moment et qu’ils s’entretuent pour rien. Oh, j’ai eu l’espoir que le massacre s’arrête là cependant.

C’était avoir beaucoup d’espoir : Octavia et Roan font alliance contre Luna et, bien sûr, ils se retrouvent tous les trois pour le combat final. Luna est beaucoup trop forte, nous l’avons vu dans tout l’épisode, et elle réussit sans trop de mal à les maîtriser. Quand en plus, la pluie acide s’en mêle, c’en est fini de nos héros. Et c’est ainsi que Roan se fait achever. Oh !

Je n’ai jamais adoré ce personnage, mais c’est une fin quand même bien violente pour un acteur adoré et… pour un autre ship avec Clarke. La blonde n’est pas Wanheda pour rien, elle finit par collectionner les amants morts. Bon, certes, Roan n’a jamais eu l’occasion de l’être, mais cela faisait une saison et demi (déjà !) que leur flirt était permanent.

Il reste donc Octavia et Luna. La fin n’a pas énormément de suspens avec le classique coup du « je suis caché dans l’armoire, suis mes traces de sang… ET NON, j’étais derrière, CREVE PETASSE ». Je caricature cependant d’excellentes scènes en disant ça : j’ai adoré la relation entre Luna & Octavia cette semaine. Toutes les deux se battaient pour Lincoln et ses idées. Comme en plus Octavia achève Ilian, cela remuait pas mal de choses de parler autant de Lincoln. Le personnage d’Octavia évolue donc à la perfection.

Lorsqu’elle gagne le conclave, elle annonce à Gaïa qu’elle veut partager le bunker équitablement entre les clans. C’était bien la peine de tuer tout le monde. Bref, la meilleure solution est atteinte à quelques épisodes de la fin de saison et à trois jours de la fin du monde…

Difficile de ne pas sentir l’anguille sous roche, mais difficile aussi de l’imaginer précisément. Pendant que tout le monde se concentrait sur le conclave, Skaikru a investi le bunker et scellé la porte derrière lui. Clarke a décidé de s’y installer avec son peuple et fuck le reste de la planète… enfin, le reste de la planète, moins Bellamy, qu’elle a pris le temps de faire enlever. Kane en revanche, le mec de sa mère !, il peut rester à crever à la porte. Sérieusement ?

Clarke a fait beaucoup de merde dans les saisons précédentes, mais elle y était toujours forcée à un moment ou un autre. J’aurais dû me douter que la voir se rapprocher de la ligne de conduite de Jaha était mauvais signe, de même qu’apprécier un peu plus Jaha.

Clarke vient donc de condamner Kane, Octavia (dont elle ne connaissait pas le sort, OK), Jasper, Monty, Harper (qui l’ont choisi ?), Raven et tous ses alliés, avec bien peu de remords apparents. OH PUTAIN CLARKE MAIS TU FAIS DE LA MERDE !

Voilà, le temps où j’étais de nouveau capable d’apprécier Clarke vient de s’évaporer, je crois. Il reste encore une bonne brochette d’épisode dans cette saison et je suis du coup particulièrement ravi de voir qu’ils ont une approche innovante. Tout ce que j’imaginais est remis à zéro, avec de nouvelles alliances et dynamiques.

Il va falloir que ceux en-dehors du bunker se trouvent une nouvelle solution, car je doute que la série sacrifie la moitié de son casting comme ça… Ce serait absolument dingue de finir la saison sur leur mort à tous, mais j’ai du mal à l’imaginer. Tel que c’est parti, j’imagine plutôt des difficultés à l’intérieur du bunker (qui forcera peut-être à sortir ?) et une géopolitique qui va encore être bien complexe avec d’anciens alliés qui voudront se tuer. Et puis surtout, les 12 clans restants vont vraiment former une alliance cette fois.

En conclusion, cet épisode m’a totalement laissé bouche bée, cela faisait longtemps que des scénaristes ne m’avaient pas baladé à ce point… sans compter que le taux de la mortalité de la saison vient de monter en flèche d’un coup, quoi !

vlcsnap-2017-05-14-17h07m58s443.pngÉpisode 11 – The Other Side – 19/20
Yesterday we were right. Today, we have to live with being wrong.

The 100 avait beaucoup de travail à faire pour que je pardonne à Clarke après l’épisode précédent, mais force est de constater qu’ils ont trouvé un très bon moyen d’y parvenir. J’étais impatient de voir l’épisode, parce que je n’ai pas pu le voir suite à un emploi du temps très chargé (je vous en parle dans l’article à la semaine très vite) avant dimanche. Et qu’arrivé dimanche, quelqu’un avait déjà eu l’occasion de me dire qu’un personnage important mourrait (je hais les spoilers, vraiment ; mais bon, comme cette phrase est valable un peu pour la moitié des épisodes de The 100).

Alors bon, déjà, ils nous pondent que Clarke et Jaha ont fait en sorte de récupérer Bellamy, Marcus et Octavia, mais c’est un peu gros qu’ils n’aient trouvé que Bellamy alors que c’est le seul qui était là où il ne devait pas être ! Cette première scène est toutefois forte en stress et émotions. Bellamy et Abby finissent par contacter l’extérieur et Clarke découvre sa connerie.

Seulement, il est déjà trop tard car Jaha s’en mêle et refuse de partager le bunker. Il parvient à faire emprisonner Bellamy avec l’aide de Miller, devenu sacrément méchant maintenant qu’il a sa barbe. Bellamy passe une bonne partie de l’épisode à tenter de se libérer de ses chaînes, se déchirant les poignets au passage.

De son côté, Clarke déprime et justifie ses (mauvais) choix comme elle peut, une intrigue qui heureusement ne prend pas tout le temps de l’épisode, mais seulement deux scènes. La première voit Abby sembler d’accord avec sa fille et Jaha, même si on sent bien que ses doutes vont forcément la faire changer d’avis. La meilleure scène pour Clarke est toutefois celle qu’elle passe dans les bras de Niylah, qui incarne une fois de plus la douceur loin des prises de tête politique. J’aime vraiment beaucoup le personnage et la relation. Finalement, tout est dans le non-dit entre elles. Les sentiments ne sont jamais explicités, mais la Grounder est toujours là en cas de besoin, à l’écoute. Je trouve que cela est mieux pour Clarke, ça vaut bien plus que les longs discours et les prises de tête géopolitiques avec Bellamy (ou même Lexa… oui, j’ai écrit ça). Les scénaristes ont réussi à leur développer une relation aux antipodes de ce que Clarke a pu connaître avec Finn ou Lexa, une relation qui n’en est pas vraiment une finalement, mais qui est pleine de sincérité. Bref, je suis vraiment convaincu, c’est comme ça.

Sans grande surprise, Abby décide de piéger Murphy qui devait surveiller Bellamy. J’ai de la peine pour Murphy, qui est forcé de redevenir le connard lâche qu’il était. J’aurais aimé qu’il libère Bellamy, même s’il est vrai que Clarke avait parfaitement raison de le mettre à cette position. J’ai adoré ce résumé du personnage comme un survivant prêt à tout pour survivre, c’était très juste.

Une fois Murphy inconscient, Bellamy et Abby piègent Jaha qui passe pour un bon con. Juste avant d’ouvrir la porte, Clarke confronte Bellamy, au point d’essayer de lui tirer dessus. J’ai sursauté comme un bleu sur mon siège de bus, je m’attendais même à ce qu’elle tire vraiment dans sa jambe, j’ai même envisagé qu’elle le tue à cause du spoiler que l’on m’avait dit. Oui, ça ne m’aurait pas traversé l’esprit autrement, mais avec Clarke, tout est possible tellement elle était déterminée et tellement le personnage est parti loin la semaine dernière. Finalement, elle laisse Bellamy ouvrir la porte.

De l’autre côté de cette porte du bunker, il ne s’est pas passé grand-chose pendant l’épisode. Octavia et Indra ont passé l’épisode à attendre, même s’il a aussi été révélé qu’Echo s’était fait bannir par son roi. Cela me paraît à des années lumières cet épisode d’Hunger Games ! Puisque j’adore le personnage d’Echo, j’étais heureux de la voir approuver le plan d’Octavia.

Quand la porte s’ouvre, Bellamy retrouve donc sa sœur, ce qui permet de jolies réconciliations (enfin) et un « I love you ». Seulement, Octavia fait de la merde et vire Echo. Comme la fin de saison approche (seulement 13 épisodes ?!), il est évident qu’elle fait une grosse erreur en ne permettant pas à Echo de rentrer dans le bunker. Ou alors c’est simplement parce que je l’adore.

Octavia a donc finalement eu raison d’attendre son frère et Bellamy a eu raison de garder confiance en la diplomatie de sa sœur. Cette dernière est clairement la nouvelle Heda des treize clans réunis et elle annonce à Jaha, Kane (qui réapparaît pour le fun), Abby, Clarke et Bellamy que la problématique de début de saison est de nouveau valable. Il n’y a pas de place pour tout le monde dans le bunker et il va falloir décider qui se fait virer. Malheureusement, je suis déjà spoilé par l’annonce du départ d’un acteur, mais bon…

Au-delà de cette grosse intrigue nous rabâchant toutes les deux minutes qu’il faut sauver la race humaine (leurs mots, pas les miens), Raven doit surtout se sauver elle-même. La petite voix dans sa tête lui fait apparaître Sinclair. J’ai bien aimé ce retour, même si comme l’autre fois, je trouve un peu aberrant que ce ne soit pas Finn qui apparaisse. Bon, quoiqu’il en soit, ça fonctionne très bien ce désir de survie pour Raven et j’ai aimé ce trio improbable qui donne de bonnes scènes sur les choix radicaux de Raven.

En quelques scènes, elle trouve la solution à son problème médical (et à celui d’Abby, du coup, même si plus personne n’en parle). Raven choisit la vie (et le congélateur), risque tout pour se soigner et y parvient (en revanche, elle a l’intelligence de trouver une solution pour survivre, mais elle prépare pas du tout son réveil du congélo, elle est un peu conne, tout ça pour ajouter du suspens. Ce n’est finalement pas elle qui y passe toutefois et il faut regarder du côté d’une dernière intrigue pour le savoir.

Et la dernière intrigue, c’est bien sûr la fête d’Arkadia, qui m’a mis plus mal à l’aise que jamais et a fini par me faire verser une larme, comme je suis mignon tout plein quand je m’y mets. Bon, l’épisode débute sur la mort de Riley. Tant mieux. Ce personnage aura été aussi inutile qu’insupportable tout au long de la saison. Ici, il ne sert qu’à mourir et offrir une porte de sortie à tout le monde : l’overdose. C’est osé pour une série de traiter le suicide collectif à la drogue, mais The 100 met les deux pieds dans le plat.

Monty décide de se barrer, comprenant son impuissance. Une nouvelle scène avec Harper permet de nous offrir une nouvelle rupture, de manière un peu trop répétitive. Cela dit, Harper a clairement la meilleure réplique de l’épisode, ce « you’re not enough to make me wanna live and I’m not worth dying for » était parfait. Cette scène était belle et puissante, ça fonctionnait très bien. Je me doutais un peu qu’Harper hésitait encore, depuis le départ, j’étais persuadé qu’elle changerait d’avis au dernier moment. Le dernier moment n’était pas encore tout de suite, mais un peu plus tard dans l’épisode.

C’est durant la nuit que tous les jeunes restés faire la fête décident de leur overdose finale… Y compris et surtout Jasper, devant la lune rouge radiation. Monty le trouve juste à temps pour tenter de l’empêcher de se suicider, mais Jasper a pris sa décision et refuse une dernière fois de survivre. Quel gâchis ! Deux saisons que j’espérais sa rédemption pour le voir simplement s’enfoncer un peu plus à chaque fois. Il était mon personnage préféré en saison 1 et les scénaristes l’ont emmené dans une spirale dépressive terrifiante. Ces derniers mots à Monty ne disent pas autre chose : il lui demande de ne pas porter sur la conscience cette mort. Putain, je n’aimais pas Maya, mais ça aurait été peut-être mieux qu’elle survive finalement. N’empêche que ça fait deux saisons qu’on est là-dessus, c’est très bien joué de la part des scénaristes. Je suis dégoûté du suicide de Jasper et, en même temps, j’en suis soulagé. Ils ne gâcheront pas plus le personnage qu’avec ce suicide collectif. Je suis triste de ne plus revoir le personnage, de ne pas avoir droit à un arc où on le retrouve fun et cool. La fin de saison 3 m’avait fait espérer du positif pour son personnage, mais non. Au moins, il meurt dans les bras de Monty, il ne pouvait pas en être autrement, et à nouveau, l’importance du « I love you » final souhaité par Jasper en dit long.

Oui, j’ai versé ma larme à voir Monty effondré de la mort de son meilleur ami. Le personnage de Monty prend cher depuis deux ans, ses deux parents sont morts (il a tué sa mère deux fois quand même LOL), son meilleur ami est mort et sa petite-amie lui a fait vivre l’enfer, est complice du suicide de son meilleur ami et comprend finalement qu’elle l’aime au moment de mourir.

Harper choisit comme prévu de survivre. Cela devrait être un soulagement, mais je ne sais pas comment elle va pouvoir revenir de cette connerie. Elle a beau dire à Monty qu’elle l’aime, celui-ci ne l’aime plus. Il ne lui répond pas et il est à peu près certain qu’il lui en voudra toujours pour Jasper.

Bref, c’était encore un épisode bien condensé pour la série, qui nous laisse avec la perspective d’une dernière journée sur Terre où Skaikru a 12h pour choisir qui survit, où Raven est seule à des kilomètres de Polis (mais plus proche du bunker de Becca cela dit) et où Monty et Harper ont des choses à régler et une capitale à rejoindre. Ajoutons-y Echo et quelques troubles politiques qui ne vont pas manquer de semer la zizanie pour arriver à un épisode final avec de très bonnes bases. Je suis pressé de voir ça ! 

12Épisode 12 – The Chosen – 18/20
There’s only room for a hundred arkadians in this bunker

La fin de saison approche à grands pas, je sais donc que je ne suis particulièrement pas prêt pour les rebondissements à venir, mais je fais comme si. C’est donc parti pour un nouvel épisode, qui commence sur un véritable chaos dans le bunker, avec Skaikru viré des lieux un peu brutalement (mais ils l’ont cherché). Miller semble mal en point, mais il est dans les bras de Jackson… ils vont finir en couple ces deux-là. On découvre un papa à la recherche de son fils, John à la recherche d’Emori et la découverte par Skaikru de la situation tendue : 300 d’entre eux sont voués à mourir. Oh, ça va être tendu. Jaha fait son relou comme d’hab (et ce n’est que le début de cet épisode), mais oui, c’est le bon choix, même s’il est horrible.

Pas le temps de souffler : dans son coin, Raven est soulagée d’apprendre qu’elle a sa place et qu’on va venir la chercher. Marcus apprend au passage qu’Abby est malade, les scénaristes n’ont pas donc oublié cette histoire.

Très vite, les pions se mettent en place : Bellamy et Clarke vont chercher Raven. C’est bien Clarke, tu te casses une fois de plus au lieu d’assumer les conséquences. Bon, elle met un peu sa vie en danger avec 23h pour faire un aller-retour de 20h. Pire que mes trajets en bus interminables de la semaine dernière leur délire. Sans grande surprise, Murphy et Emori décident de partir avec eux. Je trouve ça particulièrement parfait, car il est dès lors évident qu’ils vont finir tous ensemble dans le bunker de Becca. Cela ne manque pas : Murphy révèle son plan à Bellamy. Pas de bol, il le fait sans vérifier qu’il n’est pas écouté, et bien sûr Écho écoute tout. Ah putain, Murphy, t’es plus malin que ça d’habitude.

Allez, je vais commencer ma critique par ce groupe-là, parce que ses troupes s’agrandissent au fur et à mesure. Le couple Memori est toujours choupi tout du long, Murphy faisant tout ce qu’il peut pour survivre avec Emori. C’est une vraie bonne surprise dans la série, ce couple, mais du coup, j’ai toujours peur qu’ils s’en prennent à eux. Cela ne manque pas non plus de se produire, mais Echo arrive juste à temps pour sauver la vie d’Emori (et des autres) quand leur camion se fait attaquer par… on ne sait pas bien à vrai dire, probablement des Trikru qui n’ont pas eu leur place dans le bunker.

Avant l’accident, Bellamy et Clarke ont droit à leur petite scène de réconciliation et, après celui-ci, Echo s’arrange pour avoir sa place dans le bunker de Becca. Voilà, le shipper Echo/Bellamy que je suis est ravi de cette situation. Sans camion, notre petit groupe passe un appel désespéré à un ami et tombe bien évidemment sur Monty et Harper. Je le sentais venir, il faut bien le dire, et ça fonctionne parfaitement. C’est de toute manière le bon choix pour ce nouveau couple : jamais Harper n’aurait pu accéder au bunker (entre la dose de radiations qu’elle s’est déjà bouffer et le fait qu’elle n’était même pas sur la liste de Clarke à l’origine, elle avait peu de chance de gagner la loterie… mais on y revient après dans la critique).

Du coup, il faut dire ce qui est, j’ai aimé cette partie de l’épisode. Le combat dans la neige (des cendres ?) m’a fait regretter de ne pas avoir mis un point neige dans le Bingo (oui, en plus, j’avais hésité), mais ça rendait très bien avec le sang. Le second bunker se remplit super vite et tous comprennent qu’ils en sont là : ils ont le choix entre abandonner Raven sans certitude d’avoir une place dans le bunker de Polis ou se rendre auprès d’elle pour tenter de survivre un peu plus longtemps… Le choix est vite fait.

Les voilà qui débarquent donc auprès de Raven qui se sera fait chier tout l’épisode à regarder un compteur de 23h défiler pendant 10h, comprenant qu’il est trop tard pour aller jusqu’à Polis. Clarke nous sort de derrière les fagots un ultime plan : leur petit groupe peut retourner dans l’espace pour survivre. Et avec Monty et Raven à leur côté, retourner sur l’Arche semble a priori tout à fait possible, quitte à survivre dans le bunker en attendant. Cela sent bon le sacrifice ultime d’un personnage la semaine prochaine, mais cette intrigue m’a laissé bouche bée, il faut bien l’avouer. Cela promet une saison 5 dans l’espace (sauf retournement de situation, encore), ça me laisse bien curieux, surtout avec Echo et Emori dans le tas.

Du côté de Polis, les Arkadians font de la merde tout au long de l’épisode, poussés par Jaha. Ils s’en prennent d’abord à Niylah qui ne leur a pourtant rien fait et qui est sauvée in extremis par Octavia. Celle-ci a vraiment gagné en potentiel depuis la mort de Lincoln et fait de loin une bien meilleure Heda que Clarke (et même que Lexa, je dois bien l’avouer) en mettant tout le monde d’accord. Elle s’oppose enfin à Jaha, publiquement, et déclare la mort de son peuple s’ils ne sont pas capables de se décider au plus vite à choisir qui seront les cent à survivre.

C’est la thématique de l’épisode et ça prend pas mal de temps et prises de tête. Les dirigeants décident d’organiser la loterie proposée par Jaha pour savoir qui seront les 364 personnes à sacrifier, une bien mauvaise idée qui heureusement n’aboutira pas mais aura permis de bonnes scènes : le père de Miller décide par exemple de sauver son fils en ne mettant pas son nom dans l’urne, Abby décide elle aussi de se sacrifier pour sauver une vie de plus et Jaha… nous fait du Jaha, donc de la merde, et met au point un plan pour s’attaquer aux Grounders. C’est la pire des idées du monde et heureusement Marcus finit par lui faire entendre raison.

Seulement, il est déjà trop tard puisque les Grounders sont aux portes du bunker pour venir chercher les cent qui survivront et les Arkadians sont prêts à se battre. Marcus et Jaha décident alors de gazer tout le monde et de sauver les cent personnes sur la liste de Clarke. Et c’est tout. Du coup, Abby reste contre son gré. J’ai un gros doute sur le sort de Miller, parce que la scène va trop vite. Je crois qu’il est sur la liste, mais j’ai un doute. Bryan est toujours aux abonnés absents, ce qui est bien dommage, et Jackson devrait s’en tirer, puisque c’est l’un des deux médecins de Trikru, je pense que Clarke lui avait fait sa place.

Du côté des sacrifiés, il ne reste donc plus grand monde que l’on connaît, car Niylah est graciée par Octavia. Les places de Bellamy et Clarke sont vacantes, mais je ne sais pas s’ils vont oser les remplacer pour autant. Il reste donc le père cherchant son enfant et prenant la tête de la révolution Arkadians… pas sûr que ce soit très intéressant de les voir la semaine prochaine, mais on devrait quand même voir les humains succomber aux radiations. Charmant programme.

Je ne sais pas bien ce qu’ils nous réservent pour le dernier épisode car nous avions déjà là une bonne fin de saison : Monty a eu le temps de dire à Harper qu’il l’aimait (zut, ma théorie tombe à l’eau), Clarke a compris que son nightblood était possiblement un échec en se prenant une dose de radiation, Octavia est la meilleure leader possible. Je suis toujours spoilé sur le départ d’un acteur néanmoins, donc je me doute que nous sommes loin d’avoir vu les derniers rebondissements du côté de Polis. Je suis aussi très intéressé par l’évolution des relations du casting qui est supposé aller dans l’espace, surtout autour d’Echo, il faut bien le dire.

Seulement, tout ça pourrait faire l’objet de longs développements en saison 5. Il y a fort à parier que le final se terminera par les rayons nucléaires tuant les humains et le groupe dans l’espace, avec peut-être aussi un cliffhanger à Polis. Hop, ce n’est jamais qu’une théorie et je risque fort de me tromper, la série parvenant à me surprendre à chaque fois. Vivement la semaine prochaine, même si je n’ai pas envie d’être privé plusieurs mois de la série ensuite.

14Épisode 13 – Praimfaya – 18/20
 Now we know the many ways we might die today. Why don’t you tell us the way to live?

Et voilà, c’est déjà le dernier épisode de la saison et il y a énormément à faire encore. Finalement, les scénaristes prennent le pari d’ignorer rapidement le bunker pour se concentrer uniquement sur les huit qui veulent retourner dans l’espace. C’est intéressant, mais ça finit par être un peu prévisible malgré le suspens de savoir s’ils survivront tous.

Avant cela, Bellamy et Octavia se disent adieux dans une scène très touchante où le grand frère n’a même pas le temps de dire adieu à sa sœur. On sent bien que les scénaristes savent qu’ils n’ont pas le temps de tout gérer, Clarke n’a ainsi pas le droit de dire au revoir à sa mère, mais Bellamy a le temps de caser sa petite référence mythologique. Oui, parce que voyez-vous, pour cette fin de saison, Bellamy se révèle hyper littéraire : il cite Prométhée, puis les oxymores. Bon, Bellamy passe encore, mais alors qu’Octavia le corrige sur la comparaison avec Prométhée, faut m’expliquer parce qu’elle était censée vivre sous une trappe et n’avoir jamais eu le moindre cours. Mais bon.

Côté bunker, on ne sait pas trop quelle est la réaction d’Abby ou des autres au réveil, mais Indra encourage Octavia à faire un discours d’unification pour que ça ne parte pas en vrille. C’est l’occasion de savoir que Gaia, Jackson et surtout Miller sont bien en vie et sain et sauf dans le bunker quand les radiations anéantissent Polis. Le bunker survit donc sans souci. Next.

Oui, next, justement, il reste une heure et demi avant que les radiations n’atteignent l’île de Becca. Tout le monde s’active donc autour d’une Raven qui énumère tout ce qui pourrait mal se passer dans l’épisode, histoire que l’on sache que, de toute façon, il y aura des choses qui se passeront mal dans leur mission pour retourner dans l’espace.

On commence tout d’abord avec les premières tensions entre eux et plus précisément entre Monty et Murphy. Ceux-ci sont en mission pour aller récupérer au bunker de Becca de quoi tous les sauver (une batterie ? J’avoue, je n’ai pas saisi le mot, j’étais trop dedans). Bien sûr, ils s’engueulent, parce qu’autrement, ce ne serait pas Monty et Murphy. Il n’empêche que Monty se retrouve forcé d’enlever ses gants malgré les radiations pour sauver tout le monde. Il se défonce totalement les mains et je suis curieux de voir quelles seront les conséquences !

À ce moment précis de l’épisode, je me suis dit que ça allait être Murphy qui se sacrifierait pour tout le monde. C’est tellement celui qui fait tout pour survivre tout le temps que ça serait apparu logique. Heureusement, il n’en sera rien. Bon, Monty s’évanouit quand même et Murphy doit ramener la batterie tout seul, avant de faire demi-tour en espérant avoir le temps de le sauver.

Pendant ce temps, Bellamy et Clarke discutent oxymores et sont très clairement plus en couple que jamais. Dîtes ce que vous voulez, je ne suis pas Bellarke non plus, mais il y a dans cet épisode un couple qui sait qu’il risque d’être séparé, et c’est assez magnifique. Clarke lui donne les mots dont il a besoin et cela fonctionne à merveille car, quelques minutes plus tard, alors que Raven perd tout espoir dans une énième crise de foi, Clarke se révèle incapable de l’aider… C’est donc Bellamy qui prend le relai et permet à Raven de trouver une nouvelle solution.

Super Raven est donc le cerveau incontesté de l’épisode, envoyant tout le monde en mission et s’assurant sa place à bord, mais aussi, enfin, son space walk qu’elle a tant désiré. Jolie conclusion de saison et d’arc narratif, mais un peu flippant quand même.

Clarke et Bellamy décident donc de partir ensemble pour une mission à la tour radio afin de réactiver l’électricité sur l’arche. Cela ne peut être si simple et ils sont aussitôt séparés par les scénaristes : Bellamy se rend aider Murphy à récupérer Monty, Clarke se lance en mission solo. Dès lors, on sent bien que ce sont des adieux non-dits entre eux. Ils n’ont plus que 20 minutes devant eux et Clarke a un aller-retour de 20 minutes à faire à la tour radio.

Pendant ce temps, Echo nous pète un boulon et décide de partir en vrille totale. J’ai envisagé un instant qu’elle trahisse à nouveau tout le monde, mais non, elle envisage juste de se suicider. Normal. Alors que Monty est sauvé à temps par Murphy et Bellamy, ce dernier doit alors convaincre Echo de rester parmi eux. Bon, les mots qu’il utilise ne sont pas forcément les meilleurs (il la traite de lâche, ce qui n’est pas la meilleure chose à dire à quelqu’un qui veut déjà se tuer), mais cela fonctionne. Raven découvre malgré tout ce qu’Echo s’apprêtait à faire et moi je ne peux pas m’empêcher de voir se dessiner un putain de triangle entre Raven, Bellamy et Echo. On verra si le futur me donne raison.

Clarke, elle, arrive à temps à la tour radio, mais le plan de Raven ne fonctionne pas. Elle doit donc grimper au sommet de la tour, voyant les ondes mortelles de Praimfaya se rapprocher, pour tourner manuellement la parabole. Inutile de préciser qu’il s’agit là d’un sacrifice/suicide. Comme il s’agit de Clarke, je me doutais qu’une pirouette scénaristique la sauverait, mais j’ai quand même eu un grand moment d’inquiétude. Après tout The 100 serait tout à fait capable de la tuer. Ce ne sera pas le cas.

Bien sûr, tout le monde pensera néanmoins qu’elle est morte, à commencer par Bellamy qui accepte de la laisser derrière. Là encore, dans ses réactions et sa reprise de l’oxymore de Clarke (« it’s the only choice »), ne venez pas me dire qu’il n’y a pas d’amour entre eux (mais je le shippe toujours avec Echo, promis).

Les sept restant montent donc à bord et ont chacun leur petit moment de gloire, surtout les couples. Murphy et Monty sont même réconciliés parce que Monty a compris les choix de Murphy, c’est dire ! Raven a droit à sa petite marche dans l’espace et Clarke rétablit l’électricité sur l’arche pile à temps. Elle réussit un peu miraculeusement à redescendre de la tour et finir dans le labo de Becca, je vois mal comment (y en a pour 20 bonnes minutes en théorie et cette idiote pète même son casque au point de se prendre les radiations). Elle s’évanouit une fois arrivée et on nous la laisse pour morte.

Le suspens n’est pas terminé pour les sept de l’espace qui arrivent à court d’oxygène et doivent encore rétablir l’arrivée d’oxygène de l’arche, justement. C’est Bellamy qui s’y colle pendant que tout le monde partage son oxygène de manière très jolie. J’ai particulièrement aimer voir Emori décider de partager le sien avec Raven. C’est la première fois qu’on la voit faire quelque chose qui n’assure pas sa survie à court terme (au contraire, même).

Finalement, après un petit suspens, tout le monde peut bel et bien survivre. Je m’attendais vraiment à voir un personnage mourir du manque d’oxygène, mais tant mieux. Bellamy et Raven prennent la tête du groupe en l’absence de Clarke. Ces deux-là, Monty, Murphy, Harper, Emori et Echo sont donc sain et sauf pour voir la planète orange.

Les possibilités scénaristiques sont immenses : la politique dans le bunker, la survie dans l’espace, et 5 ans de séparation où les radios ne fonctionnent pas. Cette séparation, la série en a souffert durant toute sa première saison et elle n’est apparemment pas prête à le vivre une nouvelle fois.

Du coup, petite avancée rapide de 2 199 jours, soit six ans et sept jours, pour retrouver une Clarke en pleine forme au soleil. Bien sûr. Sa tentative de se transformer en Nightblood a fonctionné et elle a survécu aux radiations. Je n’en attendais pas moins comme pirouette scénaristique. En revanche, le reste est plus surprenant : elle a gardé contact un temps avec le bunker où la politique a mal tourné. Elle a ainsi fini par perdre contact avec eux… Impossible de savoir donc ce qu’il s’est passé ou qui a survécu à ces six années. Frustrant. En parallèle, elle n’a jamais réussi à contacter Bellamy qui la pense donc toujours morte.

En six ans, il a eu le temps de refaire sa vie avec Raven, Echo ou les deux, et surtout d’être papa. Et oui, ne perdons pas le Nord : certes, ils sont dans l’espace, mais ils sont tous en couple sauf ces trois-là. Bien sûr, les relations ont eu le temps de se faire et se défaire, mais je ne serais pas surpris que la saison 5 voient les personnages devenir parents. Surtout que ce bond dans le temps permet de passer les inconvénients de la grossesse et d’avoir des enfants de 4/5 ans plutôt que des bébés sur le tournage. On verra, je vois loin.

Toujours est-il que Clarke, elle, n’a pas tourné la page et tente tous les jours de le contacter, même si ça fait un an qu’il pourrait déjà être revenu sur Terre ! Alors qu’elle déprime, elle entend puis voit soudainement un vaisseau tomber de l’espace… Elle s’en va réveiller Maddie, une nightblood enfant qui a survécu également et à qui elle donne des leçons (bien sûr qu’elle ne pouvait être la seule survivante sans perdre la boule !) pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Bien sûr, nous sommes dans The 100, la nouvelle n’est pas si bonne : le vaisseau qui débarque est énorme et ne vient pas de l’arche. Il a une jolie mention « prisonnier » sur lui et le suspense est total quant à son contenu. Du coup, ça ne rassure pas Clarke.

Il y aurait donc un autre vaisseau qui aurait survécu 105 ans dans l’espace avant de revenir sur Terre. Un nouveau groupe pour faire la guerre ? Pourquoi pas ! Surtout que nous ne savons pas ce qu’il est advenu du bunker et de l’espace. Et c’est inquiétant après six ans alors qu’ils en avaient pour cinq ans. J’espère que la saison 5 proposera des flashbacks sur cette période car moi, ça me motivait bien de suivre tout ça.

Ce cliffhanger, je ne sais pas trop quoi en penser. Je suis frustré en tout cas, ça c’est sûr, et je ne vais jamais pouvoir attendre huit mois pour voir la suite ! C’est pire que l’an dernier !

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EN BREF – Si tout le monde avait été déçu de la saison 3, je ne l’avais été que moyennement, c’est donc hyper confiant que j’ai entamé cette saison 4. Et je ne me suis pas trompé, puisque les scénaristes ont su cette année encore proposer une excellente intrigue, tant du côté politique que du côté des romances. Cette année aura été un peu avare en morts avant de tout nous donner d’un coup dans ces derniers épisodes particulièrement marquants (le conclave !).

Côté écriture, il y a une légère lassitude en cours de route, avec un schéma constructif parfois trop apparent et quelques facilités scénaristiques (l’accessibilité à la tour de Polis dans les premiers épisodes, l’oubli total de Pike ou la disparition de Bryan quand même très frustrante me reviennent en tête), mais, dans l’ensemble, c’est resté passionnant à suivre d’un bout à l’autre, avec de belles prises de tête et surtout de grosses surprises dans les décisions prises. Je pense que si cette saison avait été la dernière, Clarke n’aurait peut-être pas survécu… Et ça aurait été osé.

Je me serais imaginé à peu près treize fins de saison totalement différentes en cours de diffusion, et c’est quand même une prouesse de leur part de réussir à surprendre à chaque fois. Certes, il y a des choses prévisibles, mais dans l’ensemble, c’est quand même extrêmement bien mené. Et surtout, ça ne nous perd jamais en cours de route niveau explication, même quand Clarke semble prendre la décision la plus stupide du monde.

Je suis un peu frustré de cette ellipse de six ans, surtout que personne ne nous explique ce que Clarke a bien pu manger quand même, parce que c’est cool d’être Nightblood, mais ça ne fait pas pousser les tomates du jardin détruit aux radiations. La saison 5 va devoir poser de nouvelles bases et elles sont nombreuses, tant les conséquences sont incertaines. Je suis du coup impatient de découvrir tout ça et j’espère que la saison trouvera le moyen de ne pas me décevoir (parce que je me fais déjà tellement de films sur de possibles couples, enfants, mariages, morts…) et ne fera pas trop durer le suspens sur l’un ou l’autre des groupes, tout en proposant des flashbacks !

Donnez-moi une saison 5 de 22 épisodes sérieux, y a tellement de matière à exploiter !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6Saison 7

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Agents of S.H.I.E.L.D (S04)

Retrouvez mon article sur la saison 4 ci-dessous, avec la critique de chaque épisode écrite semaine après semaine, au fur et à mesure de la diffusion.

Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

Avis : Agents of S.H.I.E.L.D entre très facilement dans la catégorie de mes séries préférées depuis trois ans déjà. Malgré des débuts difficiles et lents sous la forme d’un procedural plus souvent médiocre que bon, les liens qu’elle a tissé avec le MCU (Marvel Cinematic Universe) lui ont permis de prendre de la hauteur sur la fin de la saison 1. Et depuis, ça n’a fait que s’améliorer, avec une excellente saison 2 et une saison 3 encore au-dessus.

Le final du mois de mai dernier était un peu moins intense, avec la promesse du sacrifice d’au moins un membre du casting incarné dans le tristement (trop) fameux crucifix de Yoyo, une addition très sympa de la saison 3. Ce sont finalement les deux love interests de Skye/Daisy/Quake qui y sont passés dans une scène vraiment navrante et la fin du dernier épisode nous teasait une saison 4 radicalement différente : Daisy en fuite, Coulson rétrogradé agent, Fitzsimmons sur un nouveau projet…

Beaucoup furent laissés sceptiques par ces dernières scènes, mais la série a toujours eu l’incroyable capacité de se renouveler et se métamorphoser pour le meilleur. J’étais personnellement rassuré d’avoir un cliffhanger moins violent que l’année précédente (Jemma !) et cela présageait de bonnes choses pour les nouveaux acteurs de la saison 3, dont j’ai aimé à peu près tous les personnages (quitte à me retrouver bien bête à la mort de certains).

Agents of S.H.I.E.L.D sans Lincoln et surtout sans Ward, ça ne sera plus pareil, mais j’ai bon espoir quand même en cette saison 4. Allez, je suis trop impatient pour continuer à parler !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 01.pngÉpisode 1 – The Ghost – 16/20
The world knows her as Quake and Quake is an outlaw

L’intro est un peu longue, mais permet de mettre en place de nouvelles intrigues assez vite. Donc Daisy est en fuite comme on s’en doutait et est désormais mondialement connue comme une criminelle nommée Quake. Bon, on rattrape les comics.

Comme toujours en début de saison, l’intrigue est séparée : Coulson et Mack sont désormais des collègues, ce qui est étrange car c’est la première fois que l’on voit Coulson comme ça, tandis que May a désormais sa propre équipe. L’évolution sera sûrement intéressante.

Dix minutes d’épisode plus tard, on retrouve enfin Fitzsimmons travaillant sur une réalité artificielle, mais là encore il y a des scissions évidentes et plus larges que celles provoquées par une certaine inhumaine : Simmons travaille avec et pour un nouveau directeur qui divise tout le monde pour mieux régner. Fitz passe son temps avec son nouveau patron et leur joujou humanoïde qui sent déjà la catastrophe a des kilomètres à la ronde.

De son côté, Yoyo a elle aussi droit à une excellente réintroduction puisqu’elle drague Mack avant qu’il ne soit révélé qu’elle joue les agents doubles pour Daisy, c’est brillant (mais un chouilla prévisible).

Le gros problème de cet épisode est que trop de temps a passé entre la saison 3 et la 4, tous les personnages ont énormément évolué sans explication. À vrai dire, ils ont tellement évolué que certains sont méconnaissables, Coulson, Daisy et son maquillage excessif en tête. À l’inverse, je reconnais que les évolutions de Yoyo ou Simmons semblent tout à fait cohérentes.

Je ressors de l’épisode en étant encore plus fan de Jemma… Oui, mais pendant trente bonnes minutes, j’étais moins dedans que n’importe quel épisode de la saison 3 (faux, il y a eu l’épisode spécial sur Mack qui m’avait un peu endormi), principalement à cause du retour à la forme procédural.

Ce n’est jamais que le début et côté action, la série a franchi un nouveau cap avec les combats finaux (Daisy FTW). Ses montages musicaux n’ont fait que s’améliorer en trois ans et il y a énormément de nouvelles intrigues en cours. Moins génial que ça ne l’a été donc, mais toujours globalement bon.

PS : caméo sympa de Jed Whedon spotted dans le bus, si je ne m’abuse.

02Épisode 2 – Meet the New Boss – 15/20
I can do May

La scène d’introduction est tellement loin de ce que fait la série habituellement qu’elle m’a laissé un peu sur fesses. Cette histoire de « fantômes » a évidemment quelque chose à voir avec le fait qu’ils introduisent Ghostrider cette année. Je suis curieux de voir ce que ça va donner car ils ne nous ont pas habitués à ce genre de sous-intrigue sur le long terme, mais pour l’instant, c’est mitigé.

Tout est encore divisé dans le début de cet épisode : Daisy d’un côté, Fitzsimmons avec Mack de l’autre, puis enfin, le directeur, Coulson et May. Et cette histoire de fantôme. Cela permet de rythmer assez bien le tout, mais c’est franchement frustrant de ne pas avancer plus vite vers la fin de l’épisode où les premières réunions se font.

Il est vraiment sympa de voir Daisy prendre son pied à faire chier Robbie Reyes, mais je suis pressé qu’elle retrouve ses anciens coéquipiers. Leurs scènes d’actions suivies de longs dialogues me rappellent énormément la saison deux de Daredevil et les scènes du Punisher… C’est un peu gros, mais ça me va, car ça fonctionne en terme d’évolutions de personnages.

Cela la conduit à retrouver Fitz et Mack, techniquement ceux dont elle est le plus proche, et c’était vraiment cool. Un peu comme le directeur, en théorie. Franchement, en faire des caisses comme ça pour un type inconnu dont on n’a pas grand-chose à faire… La série m’a habitué à être plus subtile que ça dans la construction de ses personnages.Ici, on ne nous propose qu’un personnage à détester qui est inhumain et assez fort pour stopper physiquement May et logistiquement Coulson. Good.

Je n’ai rien à dire sur l’intrigue Fitzsimmons/Mack qui permettait surtout de passer le temps jusqu’à la réunion de deux d’entre eux avec Daisy. Simmons a beau être un personnage au top, elle ne sert vraiment à rien cette semaine.

Pour les fantômes, je suis comme je le disais mitigé par toute cette histoire, j’attends une connexion avec Radcliffe et son intelligence artificielle. Cela dit, le personnage de May n’a jamais été aussi intéressant que depuis qu’elle est « possédée » (et l’énorme lesbian ship en vue avec Piper est bien drôle).

Finalement, comme la semaine dernière, le début était très long mais les dix dernières minutes sauvent le tout en renversant totalement l’épisode et les dynamiques de groupes. Le double cliffhanger est plutôt prenant et largement suffisant pour donner envie d’en découvrir plus la semaine prochaine, mais franchement je trouve cette saison en-dessous de ce qu’on nous proposait d’habitude.

03Épisode 3 – Uprising – 15/20
We are the Inhuman resistance and we will no longer allow our kind to be treated as criminals and freaks

Une autre série qui surfe sur la vague terroriste ? Comme c’est étonnant. J’aurais préféré qu’ils choisissent un autre angle d’attaque, mais cette introduction à Miami fonctionne plutôt bien. Les intrigues sont toujours divisées, mais pour autant toutes liées.

On a donc une panne générale d’électricité à Miami (Yoyo) et Los Angeles (Daisy et Ghostriders), qui force Coulson à se tenir éloigné de May, dont Jemma s’occupe avec Radcliffe dans une course contre la montre, puisqu’il s’y rend pour comprendre ce qu’il se passe avec Fitz et Mack.

J’ai beaucoup aimé le développement du personnage de Yoyo dans cet épisode ainsi que la manière dont chacun était paumé sans électricité (surtout Simmons, au pire des moments, et Coulson avec sa main). Cette intrigue a surtout permis d’en finir avec un arc entamé en début de saison 2 : le S.H.I.E.L.D opère à nouveau au grand jour, ce qui aura une conséquence sur l’ensemble du MCU j’imagine. J’en arrive à espérer le retour de Coulson dans les films, à nouveau.

L’introduction du Senator Nadeer à la fin promet une perspective intéressante à suivre dans un futur proche.

Bref, j’ai beaucoup aimé l’action dans cet épisode, que ce soit les scènes de combat à Miami ou le (faux) suspens autour du sort de May. Les choses ont beaucoup avancé de ce point de vue-là. La relation Mack/Yoyo continue d’être un jeu pour les scénaristes et il ne faudrait pas que ça s’éternise trop.

C’était beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) moins bon du côté de Daisy. C’est peut-être la présence du frère de Ghostriders (je ne peux pas m’encadrer l’acteur à cause de son rôle dans Fear the Walking Dead) qui fait ça, mais j’ai trouvé ça très long et pas franchement utile comme développement. Vivement qu’elle rejoigne à nouveau l’équipe, car sa crise d’ado ne lui réussit pas et commence à faire du mal à la série !

On en apprend à nouveau plus sur la vie du monsieur, son passé, son oncle… Des informations qui ne sont probablement pas jetées au hasard, mais qui ne permettent pas encore de voir où ça va. Quoiqu’il en soit, cet épisode aura un vrai impact sur le long terme, puisque cette fois, le S.H.I.E.L.D ne se cache plus (enfin !) et les Watchdogs s’imposent comme méchants redoutables qui viennent en un instant de retourner l’opinion publique contre les Inhumans.

04Épisode 4 – Let Me Stand Next to Your Fire – 17/20
You don’t need us, fine. But right now, we need you.

Ça y est, ils sont enfin de retour au niveau auquel je les attends !

Que j’ai aimé le début de cet épisode nous montrant enfin Fitzsimmons en pleine romance toute choupi et réunissant Jemma & Daisy. Il était temps. Les voir travailler côte à côte comme ça est quelque chose que j’attends depuis plusieurs saisons et qu’on n’a jamais trop eu le temps de voir auparavant. Génial : c’est même mieux que si elles travaillaient vraiment ensemble, car elles ont chacune leur objectif. Sacrée journée de congé pour Jemma.

De son côté, May apprend ce par quoi elle est passée la semaine dernière et c’est juste génial. Elle n’est pas au courant qu’elle est soignée par un robot, aveuglée par sa confiance en Fitz. Elle fait donc principalement de la figuration pour cet épisode, mais ça ne durera pas.

Coulson et Mack se lancent dans une course poursuite avec Ghostrider qui leur permet de le capturer. C’est surtout une jolie occasion de nous montrer des belles voitures dans un décor vu et revu (coucou premier épisode de FTWD), puis de les faire s’associer à ce nouveau personnage afin de stopper les Watchdogs.

Cela permet une nouvelle fois des retrouvailles explosives (littéralement cette fois) en fin d’épisode. Il était largement temps que Daisy et Robbie rejoignent le S.H.I.E.L.D. Toutes les intrigues de la saison se recoupent enfin (et à vrai dire, déjà, je m’attendais à voir ça dans quelques semaines) grâce au personnage de Jemma (décidément, les épisodes 4 lui réussissent drôlement !) : elle comprend en effet à la fin que Fitz et Radcliffe bossent sur un robot… Et son grand problème est désormais qu’elle doit mentir sur son jour de congé et sur ce robot au directeur du S.H.I.E.L.D, dès le lendemain.

Cela nous promet donc un épisode 5 très sympa et riche en événements, alors que cet épisode 4 a réussi à rallier tout le monde en s’appuyant sur la mythologie de la série, avec un méchant issu du passé. Je suis heureux de les retrouver en grande forme, enfin !

05.pngÉpisode 5 – Lockup – 15/20
It didn’t feel like a trip to Tahiti

Maintenant que tout le monde est réuni dans le plus grand secret, il est temps de proposer quelques aventures sympas pour toute l’équipe.

Le Directeur doit continuer d’ignorer tout ça cependant, et cela suppose que Jemma parvienne à ne pas vendre la mèche. Heureusement pour elle, le Directeur a besoin d’elle plus rapidement que prévu et elle ne finit pas son test, sauvée de justesse.

C’est la seule à être isolée cette semaine, le reste de l’équipe travaillant ensemble, Quake regagnant ainsi la confiance de May et Mack apprenant à travailler avec Ghostrider pendant que Coulson expérimente les nouveaux gadgets très coolos de sa montre. Le Directeur révèle au monde qu’il est inhumain dans cet épisode et si c’est tôt dans la saison, je trouve que ça reste une bonne idée. Quant à Jemma, elle parvient, sur un coup de poker quand même, à se faire exempter d’un autre test.

L’épisode se concentrait donc surtout sur l’action, notamment à la prison, et sur un foirage de mission de l’équipe enfin au complet, alors que Robbie terminait sa vengeance. La toute fin promet des retournements de situation intéressant puisque le Directeur se voit forcer de faire alliance avec une anti-inhumains.

Beaucoup d’actions badass et malgré tout quelques approfondissements de personnages (surtout Daisy et May), cet épisode réussit à atteindre un bon équilibre, sans être pour autant spécialement bon ou remarquable. Si je le dis autrement, il comble bien en étant particulièrement divertissant, mais il n’est pas forcément nécessaire à l’intrigue générale, dont l’enjeu est encore un peu flou je trouve (son introduction ne m’ayant jusque-là pas convaincu).

06.pngÉpisode 6 – The Good Samaritan – 14/20
’cause I was dead

L’épisode commence au labo de Momentum où j’ai fini par reconnaître Kerr Smith malgré sa vieillesse nouvelle.

Une nouvelle fois, l’intrigue se divise en plein de sous-histoires : Jemma est envoyée de son côté, Daisy & Robbie se planquent ensemble, Coulson & Mack travaillent ensemble, etc. La nouveauté vient des multiples chronologies de l’épisode, à la fois au laboratoire ou pour l’origin story explosive de Ghostrider.

Le petit frère de ce dernier est aussi insupportable que ne l’était le personnage de Chris (joué par le même acteur donc) dans Fear the Walking Dead. C’est sa tête à claques qui doit lui porter préjudice, mais franchement, cet acteur me sort par les yeux. Leur intrigue était en plus très prévisible cette semaine, ce qui n’a rien aidé.

Tout autant l’était celle de leur oncle qui se révèle comme le grand méchant de Momentum. Même sans avoir lu les comics, je ne peux pas dire que ça me surprenne.

Bref, c’était un bon épisode, mais l’ensemble reste assez faible : la saison se concentre trop sur de nouvelles intrigues secondaires et négligent ses personnages de base. La division de l’équipe telle qu’on la connaît n’aide vraiment pas à accrocher à ces épisodes, même s’ils sont bons. Ce n’est plus la série que j’attends et la transition est difficile. Le cliffhanger est néanmoins extrêmement efficace avec la disparition de Fitz, Coulson & Robbie pendant que l’oncle de ce dernier est enfin parvenu à son but.

capture-decran-2016-11-30-12-48-31Épisode 7 – Deals with Our Devils – 16/20
Do we look like that stupid on coms?

Après cette longue interruption dans la diffusion, il est dur de revenir dans l’intrigue de cette saison qui, en plus, m’a un peu déçu pour le moment. Cependant, le cliffhanger précédent est suffisamment bon pour se dire WTF dès le résumé.

Coulson, Robbie et Fitz ont donc disparu et l’ensemble de l’équipe finit en état de choc, tout le monde les pensant mort, à l’exception bien sûr de Daisy. Le premier acte suit donc l’équipe réagir aux conséquences de la perte de ce trio… Tandis que le second revient sur les mouvements du trio, en parallèle.

C’est parfaitement joué de la part d’un peu tout le monde et, même si le filtre est un peu dégueulasse, ça fonctionne à merveille et n’est étrangement pas redondant du tout, alors que ça aurait pu l’être.

Le troisième acte évolue à son tour en parallèle : Daisy est à la poursuite de Mack, infecté par Ghostrider, et May décide de ne pas respecter les volontés de Coulson, ce qui lui permet de découvrir l’intelligence artificielle créée par Radcliffe. L’effet répétitif se met maintenant en place avec la suite qui heureusement accélère le rythme. Cela permet une super réaction de Fitz, absolument paniqué mais si bien joué. Le personnage n’est une fois de plus pas épargné par les scénaristes, mais ça fonctionne toujours, surtout au moment des retrouvailles avec Jemma.

Cette dernière évolue une fois de plus de son côté et enquête sur un futur inhuman, coincé dans sa phase de transition depuis sept mois, une première qui intrigue forcément quant à son identité future (et passé). Et alors qu’elle solutionne le problème, elle est tenue à l’écart de sa trouvaille.

C’était un très bon retour cette semaine, avec un épisode qui réussit à merveille à tenir son intrigue tout en ayant un impact plus large, ce que le début de saison avait du mal à nous faire entrevoir. Je suis de nouveau 100% à bord donc, mais il ne reste qu’un épisode avant la mi-saison, c’est un peu tard.

08.pngÉpisode 8 – The Laws of Inferno Dynamics – 14/20
We’re not a team at all

Bon , je ne sais plus trop quoi penser de cette saison 4, je crois qu’ils m’ont vraiment perdu avec ces huit épisodes qui ne sont pas à la hauteur de ce pouvait proposer la série avant.

Je suis du coup plutôt content de voir la conclusion de l’intrigue Ghost Rider dans cet épisode, ça aura pris beaucoup trop de temps et empêché des développements beaucoup plus intéressants pour le reste de l’équipe, que ce soit le couple FitzSimmons, le personnage de May ou même la relation Daisy/Mack et, pire, Mack/Yoyo. Évidemment, je suis un peu déçu de le voir disparaître comme ça après autant de temps passé à s’occuper de lui.

En plus, j’attends toujours le retour de Bobby et Lance, qui me manquent beaucoup trop. Il n’y a plus non plus l’ambiance qui me plaisait tant dans la série en saison 2. Je ne sais pas trop quels choix font que la série a perdu tant en qualité, mais possiblement l’abandon des Secret Warriors si rapidement ou les morts de Ward & Lincoln non traitées à l’écran (le deuil des autres personnages, en tout cas).

Bref, cet épisode tente de corriger pas mal de ces défauts en montrant l’équipe travaillant ensemble avec leur robot que tout le monde connaît désormais. Cela fonctionne à peu près, surtout parce que Yoyo est toujours aussi badass (et clairement inspirée désormais des scènes de Quicksilver proposées par X-Men ou Avengers, plutôt que de s’en tenir à son pouvoir de base qui lui vaut son surnom).

Le Directeur est certes badass, Quake déchire au grand jour et la fin de l’épisode redonne un peu d’espoir pour la suite. C’est hyper frustrant car toutes les scènes que j’attendais dans le 4×01 ou 02 se trouvent dans les dix dernières minutes de l’épisode, où la réunion de l’équipe est un vrai plaisir.

Finalement, tout n’est peut-être pas perdu et j’espère que la seconde partie de saison saura remonter le niveau, en tout cas, la nouvelle intrigue m’intéresse déjà beaucoup plus et la scène Coulson/Daisy m’a énormément plu.

Slingshot.pngBonus – Slingshot – 16/20
The S.H.I.E.L.D doesn’t know about this.

Pour faire patienter durant le hiatus de Noël, ABC a proposé une websérie de six mini-épisodes se concentrant sur Yoyo. Voici mon avis dessus, après visionnage en mars (oups).

Vendetta – Yoyo se promène dans la base de bon matin et tombe sur Daisy. On apprend que les deux ont un secret commun, et le reste de l’épisode constitue un énorme flashback précédant le début de la saison. Autant dire que la websérie se déroule entre les saisons 3 et 4, donc. Yoyo rencontre Coulson qui se remet de sa démission. Cela aurait pu être sympa d’avoir un vrai épisode autour de tout ça, mais non. Et donc, Yoyo se lance dans une vendetta pour venger son cousin. OK.

John Hancock – Pas bien passionnant, ce second épisode voit Yoyo signer les accords de Sokovia et voler une carte d’accès au Directeur. Elle ne se fait pas prendre avec son pouvoir, mais elle est grillée d’avance, un peu. Il était intéressant cependant d’en voir plus sur les accords, parce que l’on n’a vu personne les signer jusque-là.

Progress – Un peu plus long que le précédent (ouf), cet épisode voit Yoyo lancer une recherche dans le laboratoire pour retrouver un homme qu’on imaginait lié à son cousin et qui est clairement celui contre qui elle veut se venger. Elle balade ainsi Fitz & Simmons, en les endormant notamment en parlant de leur hébergement. Là encore, la thématique Fitzsimmons aurait pu être intéressante dans un épisode de la série, et c’est frustrant d’avoir simplement ces petites scènes. Yoyo partage également une scène avec Mack, et c’est mignon de les voir ensemble.

Reunion – Grillée par May à la fin du mini-épisode précédent, Yoyo reçoit de sa part une leçon d’espionnage pas cool. Tout ça n’est que prétexte pour l’envoyer à la poursuite de son homme à Baltimore. Pas de bol, elle se fait assommer en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Dealbreaker – Yoyo a donc retrouvé le meurtrier de son cousin, mais pas de bol, elle est incapable de lui faire quoique ce soit car elle est emprisonnée par celui-ci. Elle est aussi sur le point de se faire tuer, mais c’est sans compter sur l’intervention providentielle (et attendue, à vrai dire) de Daisy pour la sauver. Du coup, ils ont vendu ça comme des épisodes autour de Yoyo, mais en fait, c’est juste un épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D classique, avec Yoyo dans toutes les scènes et sans les scènes où elle n’apparaît pas.

Justicia – Une conclusion de trois minutes, c’est un peu décevant. Ramon se fait donc tuer, mais pas par Yoyo, seulement par sa connerie de vouloir tuer les Inhumans. Dommage pour lui. Le flashback se termine alors sur l’arrivée du S.H.I.E.L.D. Daisy et Yoyo couvrent les traces de ce qu’il s’est passé ce jour-là, pour que Yoyo ne se fasse jamais prendre en train de violer les accords. Mouais. Il n’y a donc eu personne pour surveiller son activité pendant plusieurs mois ? Pas très efficace les accords de Sokovia !

Je trouve qu’il y avait là le potentiel de faire un vrai épisode complet et intéressant du S.H.I.E.L.D, et probablement plus intéressant que le premier tiers de saison. Seulement, condensé autant que possible en 25 minutes, l’histoire peine à gagner en profondeur et en intensité, surtout que le passage d’un perso important de la série à l’autre est un peu artificiel. Après, ça fait bien son travail de faire patienter en attendant un vrai épisode et j’adore toujours autant Elena Yoyo !

09.pngÉpisode 9 – Broken Promises – 17/20
I’m not an inhuman, I’m your brother

C’est la reprise ! Agents of S.H.I.E.L.D parviendra-t-elle à récupérer son titre de noblesse dans mon coeur? Rien n’est moins sûr après une première moitié de saison tout de même assez décevante. Le renouvellement proposé ne m’avait pas spécialement convaincu, mais les intrigues de cette seconde partie semblent bien plus prometteuses.

L’Agent May est toujours vivante mais mal en point, car remplacée par un robot. Cela n’est évidemment pas trop développé pour l’instant, même s’il est suggéré que May-bot ignore qu’elle n’est pas May, contrairement à ce que j’imaginais.

L’intrigue du Sénateur Nadeer se met peu à peu en place, avec une backstory un peu chiante au départ quand même.

Daisy devient une superhéroïne pour le public, ce qui est une évolution bien plus intéressante déjà que ce qui était proposé cette saison, mais qui paraît encore trop détaché du public humain qui était la base de la série. Il est quand même cool de la voir partir en mission avec le Directeur et Simmons, qui continue malheureusement d’évoluer loin de Fitz. Ce trio m’a un peu rappelé les backstories de Bobbi et Hunter (c’est peut-être eux qui manquent le plus finalement) et est clairement la réussite de cet épisode, montrant que la réinvention apporte parfois du bon.

Quant à l’intrigue Nadeer, elle a pris du poids avec cet épisode et c’est une bonne chose, car elle commence enfin à montrer son vrai visage. Je suis dégoûté pour Vijay et c’est bien joué après deux épisodes.

Et puis, il y a de bonnes pistes pour la suite de la saison. La décision est prise de s’occuper du cas d’Aida avant que la situation ne dérape, dans un monde qui est censé avoir connu Ultron. Pas de bol : la situation a déjà dérapé. Fitz et Radcliffe s’en rendent compte légèrement trop tard.

Cela occupe le reste du casting qui veut la retrouver, dans une partie d’épisode un peu trop prévisible au premier abord. Cependant, et comme bien souvent avec Agents of S.H.I.E.L.D, il y a de bonnes surprises sur le dernier acte. Ainsi, Aida parvient à mettre la main sur le livre… mais elle se fait décapiter en deux secondes par Mack. Si je m’attendais à la voir y passer, je pensais bien qu’elle s’en prendrait à quelqu’un avant, pas que ce serait « bâclé » comme ça. Excellente scène.

La révélation de Radcliffe comme grand méchant ne peut pas vraiment me surprendre, car c’était attendu, mais je ne m’attendais pas à une seconde Aida. Là aussi, je découvre de bonnes pistes pour la suite.

Pour conclure, j’ai aimé les réflexions meta tout au long de l’épisode, que ce soit celles aux films ou Daisy/Fitz/May faisant référence aux saisons passées et aux récurrences du scénario. Cela fonctionnait plutôt bien, alors que c’est toujours une prise de risque énorme.

La relation Yoyo/Mack est juste trop cool, depuis le temps que je l’attendais, je suis content de les voir enfin ensemble comme ça. C’est presque mieux que Fitzsimmons, tant Fitz et Simmons passent la saison loin l’un de l’autre. Actuellement, je suis limite à shipper Simmons/Vijay (c’est quoi ce cliffhanger ?) et Fitz/Aida. C’est dire !

Bref, cet épisode marque un bon retour pour la série et je vois mes espoirs repartir pour une seconde partie à la hauteur des autres saisons. Tout est encore possible, et c’est bien là l’avantage de la réinvention constante proposée par la série. À suivre.

Capture d'écran 2017-01-18 12.57.51.pngÉpisode 10 – The Patriot – 17/20
You’d think a damn spy would understand the need to keep it secret

Et ben voilà, cette seconde partie de saison délivre pleinement toutes ses promesses et je retrouve la série dont j’étais fan ! Tout n’est pas parfait, mais au moins, les bases sont solides.

Cet épisode commence sur une cérémonie qui redéfinit une bonne fois pour toute la place de Daisy et qui sert de prétexte au lancement de cet épisode, qui voit le Directeur être la cible d’un attentat. Grâce à de multiples attaques sur sa personne, on apprend contre toute attente qu’il n’est pas un Inhuman. Et ça, franchement, c’est très très bien joué, car je ne m’y attendais pas.

J’aurais aimé que la mallette soit un peu mieux introduite, qu’elle soit un mystère sur la première partie de saison par exemple, mais c’est franchement ce dont la série avait besoin pour se relancer sur une très très bonne voie.

En parallèle, cet épisode se permet un retour aux sources hyper agréables, on a des gags (la tête coupée d’Aida et la scientifique, la main de Coulson qui perd la connexion…), Daisy en salle d’interrogatoire et surtout, SURTOUT, le vrai retour de Fitzsimmons, notamment au moment de la révélation du Projet Patriot. Ces deux-là me manquaient et je suis vraiment heureux de les retrouver en couple fonctionnel, même si cela sera de bien courte durée puisque Fitz redonne vie à Aida. Mais pourquoi Fitz ? Contente-toi de Simmons purée !! Il déconne grave, mais en même temps, le fait de les avoir revu ensemble me fait lui pardonner (pour l’instant) car je suis trop heureux.

J’ai moins accroché au personnage de Radcliffe, même s’il fait un bon méchant.

En revanche, l’intrigue de l’Agent May fonctionne plutôt pas mal pour l’instant, et sans trop traîner avec un premier réveil dans le labo et un combat rapide contre Racliffe et Aida. Je sens poindre l’épisode simulation – du déjà vu ailleurs, mais bon. J’adore Person of Interest, je ne peux pas me plaindre si cela finit par arriver.

Pire encore, j’ai adoré la relation entre Daisy et May dans cet épisode, mais c’est une fausse May alors je suis hyper frustré ! Il était temps qu’on les retrouve ensemble ces deux-là, et c’est dommage que ce soit une scène vouée à être réécrite plus tard. Leur duo fonctionne toujours autant et le cliffhanger est très bon, avec May qui découvre qu’elle est un robot (ce qu’elle savait sans le savoir, clairement, quand elle dit que quelque chose est off), je suis impatient de voir où cela va nous mener.

Une confrontation avec Radcliffe ? Un aveu terrifié à Coulson ? IM-PA-TIENT je vous dis !

Dans les moins : le sénateur Nadeer absente, c’est dommage, la relation de mentor de May vis-à-vis de Piper (je croyais même à une histoire lesbienne en début de saison, hein !) a totalement disparu et c’est très dommage, j’aurais aimé que ce soit Piper qui découvre l’imposture, par exemple.

Capture d'écran 2017-01-25 13.44.23.pngÉpisode 11 – Wake up – 15/20
That’s just how you’re built

Cet épisode aurait pu avoir une bonne meilleure note si la moitié de son intrigue n’avait pas été si prévisible et pompée sur une autre série diffusée il y a un moins d’un an.

Je n’ai pas trop compris l’intérêt de nous montrer l’enlèvement de May, toute l’introduction n’apporte absolument rien et en plus, on sait directement vers quoi on se dirige, à savoir une simulation de qualité médiocre où elle tente de s’enfuir. C’était bien meilleur dans l’autre série. Heureusement, la toute fin de l’épisode rattrape cette intrigue très moyenne en ramenant May à l’époque où elle est devenue la cavalerie. Là, je dis pas, c’était plutôt bien trouvé comme rebondissement et ça devenait plus intéressant sur la construction du personnage. Cependant, je n’oublie pas que la moitié de l’épisode était parfaitement inutile et déjà annoncée la semaine dernière, puisque Radcliffe prévoyait de la faire combattre.

C’était tout de suite bien plus intéressant du côté de la fausse Agent May, qui sait donc qu’elle est un robot mais n’en parle à personne, car elle est programmée pour ça. Cela fonctionne plutôt très bien, c’était agréable à voir. J’ai aimé sa confrontation avec Fitz en début d’épisode, pour le jeu de mot qui nous fait douter de lui. À partir de là, je me suis dit que c’était bon, il était du bon côté, c’était trop gros comme clin d’oeil des scénaristes.

Mieux encore, la confrontation May-bot et Radcliffe, mais mon dieu, que Ming-Na joue beaucoup trop bien. Oui, d’ailleurs, trop bien car c’est censé être un robot quand même, mais ses émotions sont tellement ouf !

Bon, et ensuite, vient l’intrigue de l’épisode que j’ai hésité à considérer comme vraie pendant une partie de celui-ci, craignant une simulation globale. Ce n’était heureusement pas le cas, car Jemma est juste la copine parfaite pour Fitz, elle est tellement kiffante !

Idem pour Mack et Yo-yo dont le développement en tant que couple passe la vitesse supérieure cette semaine. J’adore Yo-yo et je trouve qu’elle fait énormément de bien au personnage de Mack auquel je n’accrochais pas plus que cela avant (il était un peu cliché, comme ils le disent si bien).

Enfin, il fallait bien faire avancer également le fil rouge et c’est chose faite avec le procès de Daisy qui a opéré illégalement en rapport avec les accords de Sokovia. Lien sympa avec la franchise Marvel, ça fonctionne à fond et le procès est très bien mené, montrant Nadeer avoir une main de maître. Pas de grosse surprise de voir qu’elle bosse avec Radcliffe en revanche, mais je ne m’attendais pas à ce que Fitz le headshot comme ça… et encore moins à ce que Radcliffe soit un robot.

C’était pourtant un peu prévisible, mais ils m’ont endormi avec l’intrigue May. Du coup, je suis passé de 14 à 15, mais je reste un peu déçu de la partie simulation. J’espère que ce sera mieux la semaine prochaine !

11.pngÉpisode 12 – Hot Potato Soup – 13/20
But still, kidnapping a Koening? It’s like catching moonlight.

Les agents Koening sont enfin de retour, pour se faire kidnapper par les hommes du sénateur Nadeer et offrir une intrigue classique de torture à suivre, avec Radcliffe qui se fait passer pour un gentil, puis non, etc. Les grands classiques… les grands ennuis.

Franchement, j’avais l’impression de regarder une vieille série des années 90, même le décor du sous-marin n’aidait pas. Et comme en plus, le coup de l’échange entre agents Koening est prévisible, il n’y avait rien pour me plaire dans cette partie de l’épisode !

De son côté, Fitz répare le robot Radcliffe, ce qui occupe Mack et Simmons tout l’épisode. C’est une bonne idée de chercher les informations directement à la source, et c’est exactement ce que faisait Fitz avec Aida. Je suis bien content de ce développement autour du personnage de Léo, ça fonctionne à merveille avec la révélation que Radcliffe connaissait son père et l’existence d’un cerveau pour les machines. Nous, on le savait déjà, alors forcément c’est un peu long à voir se mettre en place.

En arrière-plan, la relation Coulson/May continue de se développer et est de moins en moins convaincante, jusqu’au baiser qui paraît beaucoup trop forcé.

À l’inverse, le développement de Skye/Daisy/Quake en super-héros continue d’être marrant, avec cette fois le sujet des fanfics. J’attends toutefois un impact plus important pour la suite de la saison. Si elle est une telle star, elle devrait attirer les convoitises, et ça peut permettre de bien meilleurs épisodes. J’espère en tout cas, car ce n’était pas ça cette semaine, une fois de plus.

La seule bonne surprise des premiers actes était l’existence d’une soeur Koening.

Comme toujours avec Agents of S.H.I.E.L.D cependant, les éléments se mettent en place lentement dans les trente premières minutes pour mener à un dernier acte beaucoup plus réussi. L’ensemble du casting découvre donc que May est un robot un peu plus vite que prévu, grâce à Simmons qui le comprend au moment où Coulson s’en rend compte. Dommage, ça aurait pu être intéressant de les voir être au courant et en jouer. Et en même temps, tant mieux, je préfère que ça ne traîne pas trop cette affaire de May-bot, car j’aimerais voir le personnage de May revenir.

Clairement, cela devrait occuper le(s) prochain(s) épisode(s), et en attendant, il faut se contenter d’un échec massif du S.H.I.E.L.D qui perd le bouquin et ne récupère pas son meilleur agent.

C’était malgré tout un épisode lent, pour ne pas dire ennuyeux, et l’acte final ne suffit pas trop à me persuader de montrer la note cette semaine, surtout que le cliffhanger était particulièrement naze !

Niveau guests, cet épisode se fait plaisir avec la famille Koening (oh, hey, OB, hey, Scandal) et le capitaine (oh hey, the 100) du sous-marin. C’est toujours cool de voir des visages connus dans un épisode, mais franchement, je ne suis pas bien fan du rôle du capitaine pour le moment.

13.pngÉpisode 13 – BOOM – 15/20
-Fitz, you’re brilliant!
-Well, we said it at the same time.

Bien que nous sommes en pleine période de mi-saison qualitativement moins performante, Agents of S.H.I.E.L.D propose cette semaine un épisode plutôt solide qui délivre deux intrigues séparées qui font avancer le fil de la saison.

D’une part, Coulson et Mack sont en Espagne et tombent sur Aida… Ce n’est que le modèle qui a servi d’inspiration à Radcliffe. Le personnage du méchant devient encore un peu plus cliché avec la révélation de cette intrigue, il est donc parti sur son délire de robot pour sauver son ex. C’est assez pathétique pour le personnage et c’est un fétichisme hyper dérangeant, surtout que la nana finit par lui tomber dans les bras, convaincue qu’il va lui sauver la vie.

OK, il a juste fait un robot à ton image pour assouvir ses fantasmes, meuf, il faut fuir. Assez prévisible, cet intrigue finit donc sur la mort du modèle original alors qu’Aida, elle, développe une conscience robotique qui lui est propre. Oh oh. Elle exprime ainsi de la jalousie face à une photo, puis vole le collier avec l’alliance en toute fin d’épisode. Ce n’est vraiment pas bon signe.

Une fois n’est pas coutume, je n’accroche pas au méchant de la saison, exactement comme je n’accrochais pas trop à l’oncle de Ghostrider. C’était plus efficace quand c’était Ward quand même (encore que, c’était aussi un point faible de la série en saison 3, je trouve).

La seule méchante à laquelle j’accrochais bien, c’était le sénateur Nadeer, et la seconde intrigue de l’épisode la voit se faire exploser. Oups.

Cette intrigue commence avant tout par la révélation que le Directeur ne peut pas continuer à prendre son sérum le rendant invincible, car il a trop de risques de faire une crise cardiaque. Dès lors, tout est fait pour nous montrer sa difficulté à redéfinir sa place au sein de l’équipe. Ce n’est pas très subtil, mais c’est plutôt efficace dans l’ensemble, surtout que cela permet de retrouver enfin Fitzsimmons.

Cela fait quelques épisodes que le couple est redevenu ce qu’il était en saison 1, et ça fait énormément de bien à la série, car ça ajoute une dose d’humour naturelle. Les « Don’t do that » de Simmons quand Leo risque sa vie, c’était absolument parfait.

Côté méchant, donc, on se retrouve avec un inhuman capable d’exploser et de se régénérer. C’est une excellente intrigue et un pouvoir qui aurait mérité le développement sur plusieurs épisodes peut-être, car il y avait moyen de faire au moins un autre attentat. La révélation première de son pouvoir est hyper efficace, de même que le moyen de le contenir ou l’évolution de la psychologie du personnage. Rien à en redire donc.

Par contre, le fait que ça nous laisse le capitaine russe comme méchant, je suis déjà plus sceptique (surtout que je n’arrive toujours pas à savoir si j’aime bien cet acteur ou pas, aussi vu dans The 100). Le coup des russes dans une série d’espionnage, c’est bon quoi, on n’est plus dans les années 90 les gars.

En définitive, il y avait de bons thèmes dans cet épisode, de vraies surprises (Nadeer, repose en paix) et un rythme efficace, mais aussi quelques défauts de fond qui font que la série n’est plus aussi géniale qu’avant. Elle n’en reste pas moins un divertissement réussi qui se laisse regarder avec plaisir, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont capables de faire mieux.

Il faudra voir comment évolue l’intrigue May, laissée un peu de côté cette semaine, même si beaucoup évoquée par Coulson, qui apprend qu’elle est encore en vie. Quant au Directeur, il trouve finalement sa place en se laissant capturer pour sauver tout le monde. Mouais, ça, je suis déjà moins convaincu, même s’il sera intéressant de les voir découvrir qu’il n’est pas inhumain.

14-2.pngÉpisode 14 – The Man Behind the Shield – 13/20
This is why I don’t have Facebook

L’épisode débute sur une simulation sympa entre Daisy et Coulson, qui nous montre bien l’évolution du monde dans lequel évoluent nos agents (meilleur jeu vidéo du monde auquel tout le monde a le droit dans l’épisode).

Tout cela nous mène à la révélation d’une base dans le grand froid où quelqu’un a secrètement espionné Coulson… Salut, le russe !

Ce dernier est en compagnie de Radcliffe dans son pays, mais aussi avec le Directeur pris en otage dans l’épisode précédent et dont la torture n’apporte pas grand intérêt. Tout le début de l’épisode est long à se mettre en place alors qu’il y a pourtant une bonne situation de base. Pourtant, le temps est perdu avec quelques flashbacks concernant la relation May/Coulson. La relation entre eux est très sympa mais à des années lumières de ce que l’on a connu en saison 1. Peut-être peut-on et doit-on blâmer  l’intrigue de la cavalerie ?

Finalement, de ce début, seul Mack qui reproche à Léo ses choix passés est excellent.

Fitzsimmons restent la meilleure chose développée cette saison. Autant dire les choses comme elles sont : je me suis ennuyé pendant les trois quart de l’épisode, et la structure de la série me blase de plus en plus. Tout cela nous mène à la confrontation Coulson/Russe, qui se sont donc déjà rencontrés dans le passé. Coulson annonce clairement qu’il n’en a rien à foutre (je me sens moins seul) et laisse Daisy gérer (longuement) le problème.

La mission n’est pas des plus passionnantes mais ses conséquences sont passionnantes, avec l’ensemble des personnages importants (à l’exception de Fitzsimmons) remplacés par des robots.

C’est un peu gros, surtout qu’on ne voit pas à quel moment ça se produit pour chacun, mais j’adore l’idée qui pave le chemin pour un épisode de dingue la semaine prochaine, qui devrait se centrer autour de Fitzsimmons.

Bref, c’était bof cette semaine, mais ça devrait s’améliorer dans l’épisode 15. Il me reste l’énorme question, l’ascenseur utilisé par le russe en début d’épisode et par Coulson/Mack/le Directeur à la fin est-il celui de la saison 4 de POI ?

15.pngÉpisode 15 – Self Control – 20/20
This is not how your the story ends

L’ensemble des grosses têtes du S.H.I.E.L.D est donc remplacé par des robots, et seuls Jemma et Léo le savent. Avec une telle base, il est évident que l’épisode promet du lourd et l’équipe ne s’est pas gênée pour survendre l’épisode tout au long de la semaine sur Twitter.

Dirigé par Jed Whedon, cet épisode envoie effectivement du lourd, sur le plan technique (multiples travelings, notamment) comme sur le plan scénaristique. Difficile de ne pas avoir quelques flashbacks de Dollhouse avec certains dialogues (notamment Coulson/May), mais ça fonctionne et l’épisode est probablement l’un des meilleurs de la série.

Fitzsimmons décident d’agir comme si de rien n’était, autrement dit, ils sont grillés d’avance, à ne pas vouloir se séparer. Peu importe en fait, car très rapidement, on découvre que l’un d’eux est également un robot. Commence alors l’une des scènes les plus longues de la série (dans le ressenti en tout cas), avec une performance exceptionnelle de la part des deux acteurs, leur personnage se soupçonnant l’un et l’autre. J’ai immédiatement soupçonné Fitz d’être l’android, mais la scène a malgré tout réussi à me mettre le doute et à me faire sursauter quand Fitz plante le couteau dans la jambe de Simmons. Mon dieu, quoi.

Épisode brillant, qui parle même mariage alors que Jemma est torturée. La torture monte un cran plus haut quand elle se voit alors forcée de tuer Léo, dans un meurtre très Césarien. Brillant.

L’autre surprise de l’épisode vient du fait que Daisy n’est pas un robot, mais bien elle-même. Le début essaye pourtant de nous faire croire qu’elle l’est, et l’écriture comme le jeu de l’actrice va dans ce sens. La révélation fonctionne alors, même si j’aimerais qu’on m’explique un peu mieux le cliffhanger de l’épisode précédent.

On voit en tout cas Daisy repartir dans l’angoisse qu’elle avait déjà traversé en saison 1 : après la trahison de Ward, elle doit se faire à la trahison de l’ensemble de l’équipe. Pas simple, surtout qu’il existe beaucoup de copies d’elle-même. Elle finit par retrouver Jemma et après un moment d’incertitude, les deux parviennent à se convaincre mutuellement qu’elles ne sont pas des robots et se câliner. Tout aussi réussi.

Au passage, Daisy a découvert la vérité sur tous les autres robots, mais elle réussit à garder le contrôle et propose de se rendre dans la simulation. Jemma, à l’inverse, perd alors tout contrôle d’elle-même, ce qui offre une nouvelle performance bien réussie pour toutes les deux. Le plan est intéressant et promet un épisode qui garde le rythme haletant.

Et effectivement, toute la fin est haletante : Radcliffe se fait tuer un peu sans surprise par une Aida qui prend de plus en plus le contrôle. Celle-ci s’amuse même avec le russe qui se réveille robot en fin d’épisode, mais robot contrôlé à distance. C’est intrigant et je ne vois pas trop où cette intrigue va aller, vu qu’il ne reste plus grand monde dans notre réalité.

En effet, la fin d’épisode voit Jemma et Daisy gazer tous les agents humains pour les différencier des robots. Cela leur permet de faire alliance avec Piper (de retour, yeaaah) et deux autres des figurants habituels. J’approuve totalement ce choix. Les filles parviennent à passer la sécurité pourtant assurée par le May-bot.

Effectivement, cette dernière a pris le contrôle sur son programme, préférant protéger le vrai Coulson que le robot Coulson. Elle fait donc exploser la base du S.H.I.E.L.D, comme ça, normal. C’était une autre décision excellente de l’épisode, et fidèle en plus à ce que l’on sait du personnage du robot.

Toutes les cartes sont jouées les unes après les autres, avec beaucoup de brio. J’en suis même triste de voir cette explosion finale qui les tue tous (a priori, en tout cas). Heureusement, juste avant Daisy, Jemma et leurs trois nouveaux alliés (qui ont dû passer par May aussi ?) ont démarré le vaisseau et se sont barrés avec, pour rejoindre une Yoyo qui n’est pas passée loin de se faire buter par le S.H.I.E.L.D, une fois de plus.

Et le dernier acte est encore plus horrible que tout le reste de l’épisode, aussi improbable que ça puisse paraître. Daisy & Jemma décident de se rendre ensemble dans la simulation pour retrouver leurs amis, les réveiller et espérer les retrouver dans la réalité. Je refuse d’avance ce plan foireux : rester trop longtemps dans la simulation risque de les tuer, y mourir les tue. Et clairement, dans cet épisode, ils ne sont plus à un meurtre près.

Vient alors le cliffhanger le plus énorme de la série (et pourtant, la fin de saison 2 se posait déjà là avec la disparition de Jemma) : Daisy se réveille dans son bain et apprend qu’elle a un copain. Si elle pense à Lincoln, le fait que Luke Mitchell soit embauché par Blindspot suffit à faire comprendre que ce n’est pas lui, mais bien ce putain d’Agent Ward. Brett Dalton a donc trouvé le moyen de revenir dans la série, et j’espère qu’on le verra plusieurs épisodes, car cette réalité alternative est une belle occasion de boucler une fois de plus les choses.

Quant aux autres personnages, c’est varié mais tous sont dans une sorte de happy end similaire (ou pas) : Mack vit clairement avec Hope, sa fille, Coulson est devenu prof pépère… Léo est riche et en couple avec… PAS Jemma, qui est morte ! Et May bosse pour… Hydra. Oh putain, cela ouvre tellement de perspectives !

J’ai espoir que Léo soit avec Bobby, quitte à ramener Ward, ramenez aussi les personnages que j’aime.

Ma plus grande interrogation reste Jemma. Franchement, je ne vois pas ce qu’ils peuvent en faire : elle est enterrée depuis un certain temps (la date est astucieusement couverte néanmoins), du coup, même si elle se réveille dans son corps, elle est bonne pour claquer. Seulement, je REFUSE (en lettres majuscules, oui) qu’elle meure comme ça, surtout après cet épisode, surtout après tout ce qu’il s’est passé. Et en même temps, les phrases de Daisy sur son couple avec Fitz qui résiste à tout ne me rassure pas spécialement.

Bordel, je m’attendais à un épisode sur Fitzsimmons atroce, pas à une véritable fin de saison dissimulée en mi-saison. Jed & Maurissa, les producteurs, avaient teasé la fin de l’intrigue sur l’intelligence artificielle… Mythos, ils l’amènent juste au level supérieur, et ça va être chaud, ça va être très très chaud.

En tout cas, les perspectives que ça ouvre sont encore meilleures, et cette saison semble suivre une évolution qualitative d’arc en arc. Bien content de voir qu’on se dirige vers ce qui promet d’être leur meilleure partie de saison depuis la révélation d’Hydra. Je suis totalement convaincu par les twists proposés.

Et dire que je pensais naïvement qu’on me survendait l’épisode cette semaine.

Capture d'écran 2017-04-05 13.20.01.pngÉpisode 16 – What If… – 20/20
Ugh this isn’t a framework, this is hell

Après une interminable pause, Agents of S.H.I.E.L.D est enfin de retour ! Et le titre de cet épisode est à peine traumatisant (il se traduit littéralement « Et si… »), parce que j’ai bien cru qu’on allait avoir droit qu’à un épisode comme ça alors que non, ça se confirme, on aura tout l’arc ! Je suis tellement motivé par cette troisième partie de saison qui s’avère déjà bien meilleure que les deux dernières saisons réunies. Je suis presque content de l’errance de la série en début de saison puisqu’elle nous a amené peu à peu à la possibilité de cette intrigue.

Traumatisant : c’est exactement le mot pour décrire ce qui arrive à Daisy dans cet épisode, puisqu’elle se réveille petite amie de Ward et travaillant pour Hydra. Et bien sûr, elle s’appelle encore Skye. Oh mon dieu, la série propose très exactement ce que j’ai toujours voulu voir autour de Skyward, ce couple mythique qui n’a jamais eu l’occasion de devenir. Je ne peux m’empêcher d’anticiper sur des adieux déchirants en fin de saison.

En attendant, je suis si heureux de retrouver Brett Dalton. Je l’ai détesté plus d’une fois au cours de la série et j’étais plus que content de voir enfin Hive périr en fin de saison 3 (j’étais plus traumatisé par la mort de Ward des mains de Coulson), mais c’est parce que j’en avais marre de voir un personnage si bon être autant gâché. Là, on retrouve le Ward des débuts, et c’est génial.

Bien sûr, cet épisode nous propose avant tout une dystopie où Hydra domine le monde : Lincoln & Jemma sont morts (pauvre Daisy), May est une opératrice Hydra, Coulson n’est même pas un agent. Daisy répond donc de nouveau au nom de Skye (merci mon dieu) et les scénaristes nous proposent la meilleure fanfiction de la série. Skye se retrouve à enquêter sur Vijay, que je ne pensais pas revoir dans la série, mais qui marque un retour apprécié. Il est assez rapidement évident qu’il y a une taupe au sein d’Hydra puisqu’il a de faux papiers et j’ai vite compris qu’il s’agissait de Ward quand ce dernier fait en sorte que Vijay ne parle pas. Ward du bon côté de la force ? ALLELUIA !

Meilleure. Fanfiction. Du. Monde.

L’épisode met du temps, mais il finit par nous révéler que Jemma est bien vivante. Heureusement, elle n’est pas enterrée comme le suggérait l’épisode précédent, son corps est simplement abandonné dans une ancienne base du S.H.I.E.L.D. Son réveil est donc parfait, puisqu’elle se retrouve sur ses propres ossements et fringuée comme une SDF. En plus, voir Jemma perdue, ça me rappelle son détour sur l’autre planète en saison 3, épisode que j’ai revu hier soir. Et mon dieu, que cette actrice déchire.

Pour tout arranger, elle a en plus la voix cassée, ce qui améliore encore sa performance. Bon, bien sûr, Jemma sait se débrouiller, même si elle met du temps à comprendre ce nouveau monde, plus encore que Daisy. Autant Daisy semble perturbée, autant Jemma qui casse en permanence l’illusion à nous rappeler qu’il s’agit d’une simulation est géniale.

Il lui faut un peu trop de temps pour comprendre que le S.H.I.E.L.D est tombé, son retour à la vie est donc compliqué, surtout qu’elle utilise son nom alors qu’elle ne devrait pas. Pourquoi ? On ne sait pas bien, mais elle a désormais les ressources pour s’en tirer, ce n’est plus une banale scientifique comme en saison 1. Elle fait quelques recherches et finit par rendre une petite visite à Coulson.

C’est peut-être le point faible de cet épisode, au départ : Coulson est un professeur anti-inhumans, que l’on voit ne pas réagir lorsqu’un de ses élèves est embarqué au milieu de son éloge pour Hydra. Ce n’est pas si mal comme introduction du personnage, mais on a du mal à voir comment il a pu en arriver là. J’ai en revanche aimé le tacle aux Fake News et Alternative Facts, qui se retrouve dans de plus en plus de séries.

Jemma rend visite à Coulson, donc, et nous livre une des plus belles scènes de l’épisode, le suppliant de se souvenir d’elle. Une fois n’est pas coutume, c’est Tahiti qui va nous ramener notre Philou préféré : « it’s a magical place ». Cette référence aux premières saisons était hyper bien gérée, j’ai adoré la retrouver. Et même s’il se sait désormais cinglé, Coulson refuse de voir la vérité en face et balance Jemma, forcément. Il faudra une intervention finale de Daisy pour qu’il se souvienne enfin des choses et remette en question sa réalité. C’est presque trop rapide, j’aurais préféré que ça traîne sur un épisode de plus, car j’aurais aimé voir la série nous développer cette simulation sur toute la saison.

Oui, quand j’aime, j’en veux toujours plus que voulez-vous !

Jemma sympathise après sa rencontre avec Coulson avec un élève de celui-ci un peu rebelle. J’espère qu’on le reverra : le personnage n’apporte pas grand-chose, mais voir Jemma lui dire qu’il n’est qu’une putain de ligne de code, c’était jouissif.

Elle finit par retrouver Daisy au point de rendez-vous, après que celle-ci se soit débarrassée de Ward en prétendant être vexée parce qu’il n’a pas voulu emménager avec elle. Daisy a aussi et surtout eu l’occasion de voir à quel point May était devenue maléfique et à quel point Fitz faisant un méchant parfait. Il est désormais un docteur maléfique d’Hydra, digne représentant des docteurs nazis faisant des tests sur leurs patients. Terrifiant.

Et terrifiant surtout de voir l’acteur gérer aussi bien ce rôle, aux antipodes de Fitz (et pourtant !).

Daisy et Jemma n’ont pas vraiment le temps de chaudes retrouvailles, car elles sont rapidement poursuivies par Hydra. Elles tombent surtout sur Ward, qui révèle être de la résistance. Je l’avais vu venir, mais la révélation ne pouvait pas être plus parfaite. Il n’a aucun souvenir de Jemma, mais celle-ci déteste toujours autant Ward et la relation qui s’instaure entre les deux est juste purement jouissive. Elle ironise sur le fait qu’il soit un double agent qui a cherché à protéger Skye et est juste hilarante dans toutes ses répliques, au beau milieu d’une course poursuite. Elle est parfaite dans son rôle, on sent l’actrice heureuse de jouer ces scènes et ça se voit dans sa qualité de jeu.

Bon, bien sûr, Daisy et Jemma décident finalement de se réveiller pour travailler à un nouveau plan car tout a changé par rapport à ce qu’elles envisageaient. Et pour cause, Aida a supprimé tous les problèmes des agents : May n’est pas la cavalerie, Coulson vit une vie tranquille, Fitz… n’a pas rencontré Jemma et est amoureux d’Aida. Bon, dire que Fitz aurait forcément mal tourné sans Jemma, c’est un peu gros, mais en même temps, j’aime tellement le couple que ça me va d’imaginer Fitz perdu sans cette rencontre. Je tiens à dire aussi que je ne remarque que maintenant l’absence de Mack dans cet épisode, alors que j’aime pourtant son personnage. Tant pis, je suis sûr qu’on le verra assez pour compenser ça la semaine prochaine, et ça n’empêche pas cet épisode d’être excellentissime. Pas de Bobbi ni de Hunter, mais ça, ce n’est pas une surprise, c’est juste moi qui rêvait.

Quant à Daisy et Jemma, bien sûr, leur plan pour se réveiller ne fonctionne pas. Elles sont donc à leurs tours coincées dans la simulation, alors qu’Aida sait qu’elles sont là. Cet arc est juste génial et j’attends impatiemment la suite des Agents of Hydra désormais, parce que oui, le générique a encore changé et il est parfait.

Screenshot_2017-04-12-11-52-00Épisode 17 – Identity & Change – 18/20
Don’t worry I make my own soap now

Décidément, Agents of S.H.I.E.L.D ne se fout pas de nous dans cette troisième partie de saison qui dépasse toutes mes espérances. Tout le casting prend plaisir à jouer cette intrigue, ça se sent, et en tant que public, c’est jouissif. Les errances du scénario en début de saison sont vite oubliées en ce qui me concerne, mais il n’est pas nouveau que je suis hyper indulgent avec cette série.

Cette semaine, il y a deux grosses intrigues qui se croisent : d’un côté, la réintroduction du personnage de Mack dans la série (et sur le serveur d’Aida), de l’autre, le suivi des aventures de Jemma, confrontée à Léo cette semaine. Et les deux sont passionnantes.

La première est un peu moins prenante, on va dire, mais c’est vraiment histoire de savoir par où commencer que je dis ça. Donc, Mack vit avec sa fille, a priori, en père célibataire, ce qui me laisse bon espoir pour une arrivée de Yoyo par la suite. On découvre assez vite qu’Hope a des choses à se reprocher malgré son jeune âge et cela fait un bon point d’entrée pour le reste de l’intrigue.

Il n’est pas surprenant de voir May et Daisy se rendre chez Mack pour l’arrêter, sauf que bien sûr Daisy vit bien mal tout cela. May, encore plus badass en méchante qu’en gentille, s’en rend compte et lui tend le piège le plus grossier de l’histoire. Mack révèle donc à Skye qu’il connaît sa vraie identité, qu’il est agent du S.H.I.E.L.D, mais Daisy comprend un peu trop tard qu’elle est piégée.

Cela nous mène à une scène d’action vraiment bien foutue où Daisy tente de s’enfuir d’Hydra, mais c’est bien sûr mission impossible. Autant elle tombe comme une idiote dans le piège de May, autant les scènes d’action qui suivent sont géniales et nous montre les progrès dingue de l’agent depuis la saison 1. Elles paraissent loin les scènes de boxe avec Ward désormais ! Malheureusement, elle se fait finalement rattraper au dernier moment (forcément) et se laisse arrêter. Bien vicieux, les scénaristes la laisse alors se faire tabasser et putain, quel dommage qu’elle ne soit pas inhumaine dans ce serveur de merde.

J’ai vraiment bien aimé cette partie de l’intrigue malgré un point très dérangeant (qui fait perdre les deux points à l’épisode, oui) : Mack l’appelle Daisy Johnson. C’est bien beau mais… comment May a-t-elle connu cette identité ? Est-ce que c’est Madame Hydra/Aida qui lui a donné le nom ? C’est intriguant, car la semaine dernière suggérait que Skye n’avait jamais découvert son prénom (et moi, j’espérais déjà un retour de Dichen Lachman dans la série).

Avant tout cela, l’épisode commence sur une excellente scène entre Daisy et Coulson, où ce dernier comprend un peu ce qui lui arrive, mais pas totalement. S’il est convaincu que Daisy lui dit la vérité, il reste un peu cassé malgré tout, avec une fixette hilarante sur le savon bleu d’Hydra. Pourquoi pas. Assez vite, il retrouve Jemma et se trouve associé à elle pour le reste de l’épisode, puisque Daisy se rend chercher des infos chez Hydra et y reste coincée.

Pas d’inquiétude toutefois, les infos qu’elle y trouve sont transmises à Jemma par Ward… mais seulement une fois que Jemma est tombée sur le directeur du S.H.I.E.L.D, ici à la tête de la résistance. On voit mal comment tout cela est arrivé dans cette version de l’histoire, surtout qu’il a le costume de Patriot. En même temps, c’est une réalité alternative se fondant sur les désirs de chacun, ce n’est donc pas étonnant.

Jemma, Coulson et Ward partent ensuite en mission pour retrouver Radcliffe et le faire parler. Cependant, Jemma n’a toujours pas confiance en Ward. Si on la comprend vu son passif avec, c’est un peu dommage malgré tout, car il n’est jamais qu’une ligne de code comme elle le disait la semaine dernière d’un élève de Coulson. Elle pourrait donc tout aussi bien ignorer ses réticences. C’est aussi un autre point un peu problématique de cette saison : s’il fait partie de l’ordinateur, pourquoi Aida n’est-elle pas au courant de tout ce qu’il se passe ?

Quoiqu’il en soit, il est très cool de voir Jemma de nouveau mise en avant dans cette intrigue. Les dynamiques de son personnage avec Ward surtout, mais aussi avec Coulson sont très justes et géniales à suivre.

Sans grande surprise, Radcliffe révèle assez rapidement tout ce qu’il sait à Jemma : il n’a pas moyen de quitter le serveur et, pire, il s’est fait tuer par Aida. Celle-ci en profite pour arriver alors que Ward était en pleine crise, à la limite de la PLS tellement il ne comprenait rien à la conversation.

Oui, parce qu’Aida, dans cette réalité, est à la tête d’Hydra, en couple avec un Fitz décidément bien méchant sans sa Jemma. Il se fait manipuler sans même s’en rendre, et les scénaristes nous torturent un peu au passage. Léo fait de belles déclarations à Madame Hydra qui sont très exactement celles qu’ils feraient à Jemma normalement : « I’d cross a universe for you » déclare-t-il ainsi alors que quelques dizaines de minutes plus tard, Jemma suppliera Ward de ne pas le tuer parce qu’ « he crossed the universe for me ». Outch.

Pour en revenir à la relation Madame Hydra/Léo, elle est très justement mise en avant cette semaine : l’intelligence artificielle craint que Fitz ne comprenne qu’elle se joue de lui et l’éloigne dans un premier temps de Jemma. Seulement, celui-ci est parti beaucoup trop loin dans le délire et ne reconnaît pas sa Jemma. Dans une scène qui nous reprend tout le vocabulaire de Fringe, Madame Hydra explique alors à Fitz qu’il y a deux mondes parallèles et que Jemma vient de celui où le S.H.I.E.L.D l’a emporté et l’a soumise en esclavage. Ce n’est pas si faux, dans un sens.

De retour sur l’île de Radcliffe, donc, nous avons droit d’abord à une savoureuse confrontation entre le créateur et sa créature. Celle-ci affirme sa domination et explique pourquoi elle a si mal tourné, à force d’être considérée comme une chose et non comme un être. C’est assez puissant et crédible, bien écrit et surtout bien joué.

Les enjeux montent d’un cran quand Léo arrive avec la vraie Aida, l’humaine qui a servi de modèle d’origine. Il menace de la tuer, mais Radcliffe décide alors de lui raconter toute la vérité. Au loin, Jemma observe la scène et essaye d’empêcher Ward de tuer Fitz. Plusieurs choses à dire de cette scène, qui constitue l’acmé de l’épisode. D’abord, les prestations de Fitzsimmons sont génialissimes, une fois de plus. Ensuite, Simmons gagne la confiance de Ward (oh, ironie) alors que Fitz s’enfonce encore un peu plus loin dans la noirceur en tuant la vraie Aida. En tuant une innocente, à la fois dans le serveur et dans la réalité. Les conséquences psychologiques sur Fitz vont être encore énormes la saison prochaine (s’il survit et que la série est renouvelée, ce qui n’est toujours pas fait et qui commence à m’inquiéter)… En plus, il a beau croiser le regard de Jemma, il ne semble pas changer d’attitude. Cette partie était un peu ratée pour moi d’ailleurs, Jemma qui sort de sa planque, ça n’a pas trop de sens, et qu’elle survive à ça en a encore moins, vu le nombre de balles qui sont tirées dans sa direction. Au moins, ça m’aura fait me cramponner à mon siège par peur de la voir mourir.

La fin de l’épisode propose alors un croisement entre les intrigues : Léo revient à la base Hydra pour torturer Daisy, choisissant de ne pas le croire quand elle lui dit être son amie, et Mack s’engage dans la résistance, conscient qu’il ne peut plus regarder sa fille en face après tout ça. Oh, c’est beau. En attendant, personne ne croit Jemma quand elle dit que ce monde n’existe pas. Forcément.

Reste à savoir si Fitz et May jouent un double jeu ou pas. Je n’ai plus trop de doute pour dire que non avec May, mais Fitz a quand même regardé Jemma droit dans les yeux sans réagir. C’est très étrange et je me demande s’il ne pourrait pas être tout simplement en train de glaner des infos auprès d’Aida (ce serait bien joué).

En tout cas, cet épisode était encore une fois génial, malgré un ou deux petits défauts dans la cohérence générale. Il y a aussi des détails qui m’ont fait sourire, comme le Koening à l’origine de la base de la résistance (forcément) ou le « make society great again »…

En revanche, l’utilisation du mot « Ogygia », on en parle ? Comment c’est possible que le même mot improbable soit utilisé ici et dans Prison Break hein ?

EDIT : Frankie a répondu à cette question dans les commentaires, il s’agit de l’île grecque sur laquelle réside Calyspo. Techniquement, j’aurais dû m’en souvenir.

Capture d'écran 2017-04-19 17.09.24.pngÉpisode 18 – No Regrets – 20/20
I realize how it sounds. No one wants to hear they’re just an avatar in a digital prison but sometimes that happens and here we are.

Et c’est un nouveau 20 pour cette saison 4 qui décidément y va très fort après un début de saison qui me paraît encore plus surnoté maintenant que je découvre qu’ils ont encore tout ça à raconter.

Tout commence avec Le Directeur (chef de la résistance donc) et Coulson qui sont en mission infiltration pour retrouver un prisonnier Hydra. Ce n’est pas franchement mes personnages préférés, mais la scène est sympathique. Pas de chance : ils retrouvent des morts et c’est tout.

De retour à la base, Mack continue de vouloir aider la résistance et le Directeur décide de confronter Simmons. Celle-ci tire vraiment son parti de cet arc et la série fait très bien de s’appuyer sur elle, car les nuances de son jeu sont impeccables, surtout lorsqu’elle retrouve Mack et comprend que sa fille est en vie. Je ne sais pas trop si elle connaît le passé de son collègue, mais le simple fait de le voir papa la fait fondre, et nous avec.

Sa relation avec Coulson est également intéressante, car celui-ci ne se souvient pas de tout, même s’il la croit à 100%. Les choses deviennent encore plus passionnantes quand elle révèle la vérité au Directeur et à Ward. Ceux-ci refusent de la croire pour de très bonnes raisons et lancent donc une nouvelle mission d’infiltration dans la base Hydra pour retrouver un prisonnier.

Il m’a fallu un peu trop de temps pour deviner l’identité de ce prisonnier-mystère. Je ne m’attendais pas à ce retour, du coup, ce n’est que lorsqu’ils ont ouvert les cages de la base Hydra que je me suis dit qu’il fallait que ce soit quelqu’un qu’on connaisse. Les possibilités étaient réduites à trois. Comme il ne s’agissait pas d’un couple de prisonniers (vous la sentez ma fixette ?), il fallait que ce soit Trip. Et c’est lui effectivement.

Oh ces feels (notamment, une fois de plus, lorsque Jemma tombe sur lui). Ce retour dans la série est un très joli clin d’œil aux saisons passées et je dois dire que ça me convient parfaitement. Cela me fait également un peu peur car ça prend par moments les allures d’une dernière saison et la série n’est toujours pas renouvelée.

Je parle de fin, mais c’est parce que quand même, avec un peu de recul, cet arc permet de boucler de nombreuses intrigues entamées il y a quelques années tout en faisant hommage aux personnages décédés. Je trouve ça génial de faire revenir Trip dans la série, même si ce n’est que pour quelques épisodes.

Une autre intrigue qui est conclue après des années de douleurs et de difficultés : Ward s’excuse auprès de Jemma. La haine de Ward est l’un des moteurs de Jemma depuis la fin de saison 1, elle n’a jamais digéré cette trahison et c’est probablement elle qui détient la plus grosse haine de Ward. Du coup, la voir entendre ces excuses et les accepter, en quelques sortes, c’était très bien joué de la part des scénaristes.

Du côté d’Hydra, Daisy est torturée par le docteur Fitz mais elle ne parvient pas à le réveiller pour autant. L’épisode se concentre un peu sur Leo (mais en même temps, chacun a son moment dans cet épisode) et nous apprend que son regret, celui qu’Aida a corrigé, est l’abandon de son père. Sans cette absence de père, Fitz serait donc devenu un parfait méchant. C’est intéressant comme idée, cette idée qu’un événement, une phrase, un rien peut déterminer toute notre personne. Quoi de plus fondateur qu’une figure paternelle ? J’ai adoré cette partie de réflexion, on touche là à l’essence même de la SF pour moi et de ce que j’aime dans la SF.

Force est de reconnaître en plus que cette saison 4 savait où elle allait depuis un moment : elle a planté dans ses premiers épisodes moyens des graines (l’existence d’Hope, le père de Fitz…) qui ici ont bien fleuri.

Une autre très bonne scène de cet épisode concerne Madame Hydra/Daisy. La première propose de ramener Lincoln en échange de la location de Daisy dans le vrai monde. C’est une très bonne scène, où l’on touche cette fois à la pire des tortures. En plus, cela développe le personnage d’Aida (si tant est qu’elle soit un personnage) qui réclame simplement le choix. Il est juste dommage qu’Ophelia/Aida tienne ce discours quand elle prive de choix l’ensemble des autres personnages, malgré leurs doutes (Fitz devient la figure du doute dans cet épisode).

May est quant à elle envoyée en mission par Ophelia et Fitz, après s’être injectée le sérum patriot. Son développement n’est pas très subtil, mais l’actrice a déjà bien eu son heure de gloire dans la seconde partie de saison, donc on sent que les scénaristes s’autorisent à la négliger un peu. C’est la seule chose qui justifierait de leur mettre 19, mais je n’ai pas envie et je m’en explique ci-dessous.

Avant cela, j’ai aimé le combat entre May et Jeffrey (le Directeur). C’était juste assez bon, pas trop long mais bien chorégraphié… et une bonne manière de préparer les adieux à Jeffrey. Oh… Oui, le Directeur meurt dans cet épisode, et il meurt aussi bien dans la simulation que dans la réalité, comme prévu. C’est horrible, mais c’est parfaitement amené.

En effet, tout découle d’un Phil Coulson qui joue les héros pour sauver un enfant, celui du premier épisode de la simulation. Évidemment. À partir de là, les choses s’enchaînent et mènent à la mort de Jeffrey, alors que Simmons faisait pourtant tout pour garder tout le monde en vie, y compris sauver Mack sans qu’il ne le sache en partant en mission à sa place.

La série prend le temps de s’attarder un instant sur Jemma face à son échec, histoire de bien nous faire comprendre que ce qui arrive est réel. De toute manière, pour ceux qui doutaient encore, une scène dans la réalité nous confirme que le Directeur n’a plus de pouls…

Enfin, le cliffhanger de la semaine nous révèle que May a bien changé de camp. L’actrice s’en sort plutôt bien pour faire passer ce retournement de situation un peu trop rapide et incongru, qui tourne autour d’enfants qu’on lui a demandé de sacrifier. Bien sûr, cela réveille les vieux démons de May et la fait se dresser contre Hydra, mais peu de temps est accordé pour expliciter tout ça (malgré une première scène qui évoque à demi-mots les choses). Ainsi, elle décide de libérer Skye en la faisant redevenir Inhumaine.

Cela promet un excellent épisode la semaine prochaine, surtout que Radcliffe a révélé l’existence d’une sortie de secours de cette simulation. Et puis, il faudra faire des adieux à ces acteurs qui viennent de revenir, et gérer le trauma de la mort du Directeur.

Et quant à ceux qui douteraient encore que cet épisode vaut vraiment 20, je les invite à contempler les décors magnifiques, la photographie très soignée et les effets spéciaux du vaisseau très réussis pour se dire que, quand même, c’était un putain d’épisode ! Encore ! Cela fait tellement plaisir de voir la série atteindre de nouveau cette qualité après quelques errances.

19.pngÉpisode 19 – All the Madam’s Men – 19/20
How very human of her.

D’où le Terrigen soigne Daisy de ses cicatrices ? Pendant que la télé annonce la mort du Patriot, Skye/Daisy et May font tout ce qu’elles peuvent pour s’enfuir. Daisy met le temps pour utiliser ses pouvoirs, mais WOW ça vaut le coup, la violence de la scène avec Madame Hydra est géniale. L’ensemble de la scène et les effets spéciaux sont juste totalement dingues, en 4 minutes d’épisode, j’étais déjà plus à fond que devant n’importe quelle autre série. Et franchement, là, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont atteint le niveau des films sans le moindre problème, n’en déplaise aux haters qui disaient le contraire en saison 1.

L’attaque effectuée par Daisy sur « Madame Hydra » est tellement violente qu’elle finit alitée, dans un coma et avec la possibilité de ne plus marcher au réveil. Fitz prend ainsi la tête d’Hydra.

Daisy et May font donc équipe pour retrouver la résistance. May pose bien peu de questions, je trouve, surtout après qu’Ophelia lui ait parlé de Mack comme protecteur, de Fitz comme romantique ou d’elle-même comme guerrière. Moi, ça me soulèverait pas mal de questions… En tout cas, j’ai aimé cette pseudo-révélation qui montre bien la réflexion derrière cet arc de la série.

Du côté des résistants, on passe le début d’épisode à regarder la télévision. Ce n’est pas bien dingue, mais ça finit par aboutir à une scène Ward/Coulson qui parle d’Olivia Hand. Oh, comme ils n’y vont pas de main morte avec les souvenirs.

Jemma et Trip font équipe, ce qui n’est pas non plus sans douleur côté souvenirs. Ces deux-là étaient tellement proches en fin de saison 1 !

Trip en mission, Ward à la recherche de Skye et Mace mort, il ne reste plus personne pour diriger la résistance. C’est donc Coulson (qui serait forcément le leader dans la liste d’Ophelia) qui prend la relève, avec l’aide de Mack.

Cet épisode retourne également un peu à la réalité : Aida décide de tuer Jemma & Daisy. Pour cela, elle envoie le russe à leur trousse. Elle ne peut en effet tuer les agents non corrompus. Tout cet épisode permet d’enfin éclairer le projet d’Aida ! Elle utilise Fitz pour créer une machine, dans la réalité, qui lui permettrait de devenir humaine. Jemma le découvre avec l’aide de Trip, et c’est parfait.

Daisy et May parviennent finalement à la base après quelques péripéties et cela permet une nouvelle confrontation Daisy/Ward. Oh mon cœur ! Ward comprend qu’elle est du côté de Jemma, qu’elle veut juste se réveiller et l’abandonner, c’est tellement triste… Et un peu flippant : il serait capable de la trahir à nouveau, après tout. Ce n’est pourtant pas le cas et une seconde scène lui permettra de proposer de se sacrifier, de demander si Skye reviendra après le départ de Daisy et de bien tous nous faire pleurer lors de leurs adieux.

C’était une magnifique conclusion au ship Skyeward. Une conclusion que je n’attendais plus et dont je ne savais même pas que j’avais besoin, mais qui était ultra-efficace. J’ai adoré leur duo, l’alchimie étant encore là quatre ans plus tard. Les scénaristes se rattrapent à merveille avec cette conclusion qui avait toujours manqué, notamment pour l’évolution du personnage de Daisy (mais elle a tellement changé !).

La résistance met rapidement au point un nouveau plan : Daisy et Coulson comprennent que le seul moyen de se réveiller est de sauver le monde, donc de faire tomber Hydra dans cette réalité alternative. Ils le font depuis la rédaction du journal télévisé que l’on a vu depuis le début de l’épisode.

Là encore, c’est ultra-efficace. L’épisode se termine sur le début d’une vraie révolution, avec Coulson qui déclare publiquement qu’il est un agent du S.H.I.E.L.D et l’ensemble de la ville qui voit son discours anti-Hydra.

Oh lala, cela nous lance clairement le final de cet arc : le réveil se fera bientôt, d’autant que la réalité les rattrape également. En effet, le russe a bien localisé Daisy et Jemma. J’imagine que la semaine prochaine marquera donc enfin le retour de Yoyo et Piper !

J’ai adoré une fois de plus cet épisode, mais je regrette qu’il mette un peu de temps à démarrer côté résistance. Il s’agit clairement d’une transition avant que tout ne pète pour le final et, du coup, je me sens un peu lésé cette semaine. L’action sera pour la semaine prochaine et je suis pressé d’y être ! Je ne mets pas 20 uniquement pour cette raison et pour les questions non posées par May, parce qu’autrement, c’était brillant, du début à la fin, en passant par Fitz qui demande à Ophelia de rester avec elle une fois dans l’autre monde. Reste à savoir ce qu’il fera au réveil…

20.pngÉpisode 20 – Farewell, Cruel World! – 20/20
I don’t want to live in a world without Hope.

Oh. OK. Je vis bien cet épisode. Je vis bien cet épisode, pas vrai ? Oh putain… Avec un titre aussi horrible que ça, le programme était fixé : c’en est fini de la simulation, mais les adieux ne peuvent se faire simplement. Histoire de rajouter du suspense, nous apprenons dès le départ que la course contre la montre est lancée, avec Yoyo et Piper faisant tout ce qu’elles peuvent pour garder Jemma & Daisy aussi longtemps que possible dans le serveur.

C’était une sous-intrigue sympathique qui nous remet bien les enjeux en tête et lance le final qui commencera clairement la semaine prochaine. Je ne sais pas comment ils vont réussir à proposer quelque chose d’aussi parfait que cet arc qui s’achève.

Je ne sais même pas par où commencer cette critique tellement il y aurait à dire. Bon, assez clairement, l’épisode se dessine autour du retour de l’équipe, mais il est assez évident que tous ne passeront pas de l’autre côté. Sur ma liste des retours incertains, il y avait Mack, Fitz et Jemma. Ils ont bien tenté de nous faire croire que May n’allait pas suivre, mais il était assez évident qu’elle était plutôt en sécurité, malgré tous ses discours à la St Thomas qui veut voir pour croire.

Cela ne rate pas : elle passe l’épisode à déambuler en tenue Hydra au cœur de la résistance (logique), à se rapprocher de Coulson et finit par le suivre dans un saut de foi. Oh bien sûr, avant ça, Coulson se fait tirer dessus pour précipiter les choses et pour la référence Marvel (c’était moins une pour le Bingo Séries !). J’avoue avoir eu peur de me planter depuis le début, mais je suis heureux de le savoir en vie. Quant à son couple avec May, il faudra voir ce que ça donne après tout ça, ils ont traversé beaucoup trop de choses.

Concernant Fitz et Jemma, la tension est conservée jusqu’au bout et je dois bien dire que je suis extrêmement soulagé par la conclusion un peu lâche choisie par les scénaristes. Tous les deux s’en sortent, mais pas sans péripétie. Jemma comprend en effet grâce à May que Léo a changé dans ce monde car son père est encore là pour s’occuper de lui. Elle s’en prend donc à Alastor Fitz et finit par le tuer accidentellement. Bien joué.

Fitz passe le reste de l’épisode à vouloir se venger. Par chance pour lui, Radcliffe lui donne les mêmes infos qu’à Daisy et il retrouve facilement l’équipe prête à faire le grand saut vers l’autre côté. Le personnage de Radcliffe est un peu flou sur ses vraies intentions : il cède au chantage de Fitz sur l’immortalité (une thématique très Dollhouse dans le traitement), mais finit par se rebeller pour sauver Léo au dernier moment.

Avant cela, celui-ci aura quand même pris le temps de tirer sur Jemma. Le réveil est bien atroce pour Fitz puisqu’il comprend qu’il a tué Agnes, est responsable aussi pour Mace et pour tout ce qu’il a fait à Jemma. Le jeu d’acteur est comme prévu brillantissime.

Jemma, blessée, peut donc rejoindre à son tour la réalité, mais elle se réveille bien loin du reste de l’équipe, dans le jet qui essuie l’attaque du russe.

De son côté, Madam Hydra passe l’épisode sur son lit dans la réalité alternative, pendant que la machine construite par Fitz lui créé un corps humain. Elle finit l’épisode bien en vie, ce qui est gentiment suggéré par une bonne inspiration. Elle retrouve un Léo paumé par tout ce qu’il a fait, qui empêche May de tuer Ophelia. Oh, comme prévu, il reste dans ses illusions. C’était soit ça, soit il tuait Jemma de toute manière. Je préfère encore ça.

Ces personnages n’ont pas fini d’être torturés décidément ! Ophelia et Léo se téléportent finalement quelque part, on ne sait pas où et je dois bien avouer que je ne sais pas comment non plus. Dans tous les cas, ça craint et ça lance l’intrigue de la fin de saison avec un Fitz qui part en vrille et déraille.

Il me reste à parler de Daisy pour compléter cette critique. Si elle a dit adieu à Ward la semaine dernière, elle retrouve cette semaine Trip et c’était parfait. Leur amitié me manquait et j’ai aimé la tournure un peu drague que ça prenait dans cet épisode. Ces 40 minutes proposaient un très joli hommage à Trip, avec même d’ailleurs peut-être une référence à son rôle dans Unreal, quand il parle de se mettre en costume. J’ai trouvé ça habile et marrant en tout cas. Même s’il n’a que peu été là cette saison, c’est suffisant pour rouvrir la blessure et il va de nouveau manquer. C’est un personnage que j’adorais en fin de saison 1 et saison 2, je suis donc particulièrement triste.

Allez, il me reste l’espoir, pour lui comme pour Ward, d’une utilisation de la machine d’Aida… mais en même temps, je ne pense pas que ça ferait du bien à la série de trop s’accrocher à son passé comme ça.

C’était également l’occasion de montrer la maturité de Daisy qui réussit à convaincre Mack de rester parmi les résistants. Seulement, elle lui ment tout au long de l’épisode et cela ne peut être sans conséquence.

Il est mis devant le fait accompli quand il est question de se réveiller et comprend qu’il ne retrouvera pas Hope. Daisy fait la connerie de lui dire que sa fille est morte, ça aurait été l’occasion de lui mentir quitte à ce qu’il ne lui pardonne pas bordel. Depuis le début de cette simulation, je le sens mal l’intrigue Mack. Je pensais que pour se réveiller, il suffirait qu’ils le veuillent suffisamment, donc j’imaginais dès le départ qu’il voudrait rester auprès de Hope.

J’ai eu partiellement tort : s’il existe bien un vrai passage, il faut malgré tout le vouloir et Mack fait le choix de rester auprès de sa fille. Pauvre Yoyo, qui apprend qu’il n’est pas sauvé. Franchement, la scène d’adieu avec Daisy était hyper émouvante. Je n’ai jamais été fan du personnage de Mack, mais c’est un peu dur de lui dire adieu comme ça. C’est doux-amer, ça me rappelle le départ de Bobbi et Hunter qui était tout aussi frustrant.

C’est frustrant, parce qu’il reste en vie, mais n’est plus là. L’air de rien, la série va devoir retrouver son équilibre après ça… à moins qu’ils ne le fassent revenir malgré lui en fin de saison, mais j’en doute. Je suis pressé de voir la conclusion de l’intrigue Ophelia. Cet épisode aurait déjà pu faire une excellente fin de saison. Il reste pourtant deux épisodes pour résoudre les conflits en cours.

La série n’est toujours pas renouvelée, mais après un arc pareil, ça va être frustrant si elle est annulée, car ils ont clairement tout ce qu’il faut pour proposer une excellente saison 5. J’ai beaucoup hésité à ne mettre que 19 à cet épisode, car il était un peu long sur ses débuts, mais franchement, cette conclusion est trop marquante et révolutionnaire pour la série, je ne peux y mettre autre chose que la note maximale. Cet arc aura été quasi-parfait tout du long et je sais déjà que j’y reviendrais.

Et maintenant, la fin !

Capture d'écran 2017-05-10 11.02.01.pngÉpisode 21 – The Return – 19/20
To be human is to suffer

Bon, ça va, ils ne se cassent pas trop la tête sur le titre cette semaine… Et en même temps, vu la qualité de cet épisode, il est difficile de leur en vouloir. Il y a grosso modo trois très bonnes intrigues qui finissent par se mélanger aujourd’hui, ce qui est le schéma d’écriture classique de la série et qui fonctionne toujours plus ou moins bien. Vu la note, vous comprendrez qu’on est du côté du plus.

La première intrigue reprend très exactement là où l’épisode précédent avait laissé Coulson et May, y ajoutant la menace du russe qui, évidemment est là. S’il est impossible de le tuer avec quelques balles puisqu’il est un robot, Coulson trouve la parade imparable avec son bouclier intégré à sa main. C’est définitivement une excellente trouvaille cette main coupée !

Pas de bol, le russe a été démultiplié en plein d’exemplaires pendant que tout le monde était dans le serveur. J’aime bien l’idée, c’est un peu surprenant car je m’attendais vraiment à le voir mourir cette semaine. J’aurais bien aimé qu’on ait un nombre précis de robots cela dit, car là, ils en dégomment un paquet dans l’épisode et au bout d’un moment, on finit par se demander où Aida a trouvé assez de ressources. D’ailleurs, avoir plein de russes, c’est déroutant, mais pas autant que le personnage d’Ophelia (sur lequel je vais évidemment m’attarder). Cet épisode réussit très bien à remettre les choses en contexte à la sortie du serveur. May est complétement paumée, mais après tout, elle a juste raté toute la saison. Outre ce rattrapage express qui créé des situations un peu gênantes avec Coulson, la perspective de devoir protéger Mack les force à rester dans le sous-marin, ce qui est une excellente chose.

En effet, Coulson est gêné de retrouver May après tout ce qu’il s’est passé avec le Maybot. Forcément, May ne peut savoir qu’elle était sur le point de se mettre en couple avec et tout ce qu’elle parvient à imaginer, c’est qu’elle a dû tenter le tuer. Oh, si elle savait.

Pour se débarrasser du russe, May décide de prendre le sérum du patriot alors que Coulson continue d’utiliser la ruse pour vaincre. Ce sont de jolis combats qui fonctionnent à merveille, même si May & Coulson se font balader et ne comprennent que trop tard que le russe va de toute manière faire sauter la base. C’est con.

Dans le jet, la situation est tout aussi difficile, puisque des vaisseaux ennemis poursuivent le groupe de Daisy, Jemma, Yoyo, Piper et les deux autres mecs dont je n’ai pas retenu le nom. Ce n’est pas le moment, mais Yoyo veut surtout la masse d’informations sur son Mack chéri, au point de s’énerver à vouloir y aller. J’ai aimé cette intrigue qui révèle aussi à Daisy que Yoyo connaît mieux Mack qu’elle puisqu’elle savait pour Hope.

Yoyo continue d’être un personnage parfaitement écrit, même si un peu énervante dans sa crise cette semaine. Elle a toujours été tête brûlée et il n’est pas étonnant du tout de la voir aller se connecter en douce au serveur. J’espère qu’elle s’en sortira malgré tout, parce que le cliffhanger la laisse en bien mauvaise position. Je trouve ça cool de nous laisser un espoir de revoir Mack plus tard, je pensais vraiment que c’était un adieu la semaine dernière. Et puis, avec Yoyo dans le serveur, on a encore tout un tas de possibilités pour revoir Trip et Ward.

Enfin avant d’en arriver là, parlons déjà de cet épisode : grâce à un bon travail d’équipe, le jet parvient à s’en tirer et à aller secourir May et Coulson (et Fitz… mais les scénaristes ont un peu déconné en oubliant de le mentionner dans les répliques de Daisy. On va dire qu’elle lui en veut encore). Jemma & Daisy apprennent également que Talbot a une fois de plus retourné sa veste, ce qui ne me surprend plus à ce stade de la série. C’est un bon rebondissement, mais il n’a rien de très surprenant.

La meilleure partie de cet épisode, toutefois, vient des scènes entre Leo et Ophelia. Cette dernière est désormais capable de sentir et elle en est heureuse. C’est marrant, j’imagine que ce serait plutôt l’enfer de se retrouver à découvrir toutes ces sensations d’un coup, mais bon. Il est en tout cas génial de découvrir qu’elle s’est incorporée tout un tas de pouvoirs d’inhumains, à commencer par la téléportation. On manquait un peu d’explications là-dessus la semaine dernière, alors ça fait du bien d’en avoir aujourd’hui.

J’ai adoré le personnage d’Ophelia aujourd’hui. Elle a tout du long de l’épisode un rôle compliqué à jouer, puisqu’elle veut rallier Fitz à sa cause. Tout est fait pour nous faire croire que c’est le cas, en plus. Léo culpabilise énormément de ce qu’il a fait, au point de se comparer à Ward quand même. Pauvre Léo.

Néanmoins, maintenant qu’il est réveillé, Fitz redevient Fitz : lorsqu’il découvre que May & Coulson sont laissés en présence du russe, et donc sont en danger, il n’hésite pas à rappeler à Ophelia que maintenant qu’elle est humaine, elle va découvrir la culpabilité.

Cela fonctionne et Ophelia ressent la terreur, les regrets, l’empathie… Elle arrive juste à temps pour sauver Mack, en compagnie de Fitz, et alors que Yoyo ne pouvait rien faire, après avoir récupéré Coulson & May. Jemma n’hésite pas cependant à les endormir tous les deux, puis à espionner leur conversation.

C’est au fond du gouffre et sacrément inquiète de savoir Fitz amoureux d’une autre qu’elle espionne la conversation entre Léo et Ophelia, pour découvrir que son Léo l’aime encore. La révélation est on ne peut plus prévisible, mais j’étais tellement dedans que je ne me suis pas laissé aller à prévoir la suite, alors j’étais à fond et très heureux de cette découverte.

En même temps, ça me frustre, car Ophelia pète un câble à cause de sa jalousie et de sa frustration, alors qu’elle était jusque-là un personnage qui aurait été une excellente addition au casting. Franchement, j’aurais aimé que ça traîne sur plusieurs épisodes, avec un Léo vraiment perdu hésitant entre elle et Jemma, car il y avait là de quoi tenir la longueur et provoquer plus d’un arrêt cardiaque chez les fans. Seulement, nous sommes en fin de saison et il nous faut un vrai big bad… Ce sera donc le couple Ophelia/russe qui se chargera de ce rôle.

Ophelia voulait simplement comprendre l’amour de Fitz pour Jemma et c’est ce qui aura causé sa perte. Enfin perte… C’est ce que j’ai cru quand elle s’est fait tirer dessus à plusieurs reprises, mais Léo a assez vite souligné qu’elle ne pourrait être stoppée comme ça. Le cumul des pouvoirs de plusieurs inhumains est une excellente chose qui fait d’Aida/Ophelia une adversaire redoutable, qui tue deux agents du S.H.I.E.L.D (les amis de Piper dont je n’ai jamais retenu les noms) et trois des hommes de Talbot. Oui, ce dernier s’est ridiculisé une fois de plus en tentant d’arrêter les agents du S.H.I.E.L.D, sans succès.

La fin de l’épisode est une vraie réussite avec les retrouvailles très émouvantes de Fitzsimmons, avec Yoyo dans le serveur ou encore le retour de Ghostrider (WTF ?)… C’est con, ils ont déjà bien assez à régler comme ça, ça m’inquiète un peu toutes ces pistes ouvertes. L’épisode de la semaine prochaine va être un final violent niveau qualité. La série n’étant pas encore renouvelée, il faut en théorie tout conclure… nous en sommes assez loin (même si… Fitzsimmons c’est réglé et les autres, ce n’est pas bien dur ; exceptée Daisy).

Bon, sinon, toujours en fin d’épisode, Ophelia découvre la vodka et le hate sex, et elle semble adorer ça… Moi aussi, j’ai adoré voir ça, son pétage de câble est total, elle est partie en vrille et c’est tant mieux.

Il y a bien eu une micro longueur en cours de route, mais c’était cette semaine un épisode encore excellent, malgré l’absence du framework. Les bases de ce final sont très solides et je les vois mal le rater autant que l’an dernier !

22.pngÉpisode 22 – World’s End – 17/20
I wanna burn this world to the ground.

Je ne suis psychologiquement pas prêt pour le visionnage de cet épisode, mais puisque la fin de saison est déjà là, il faut bien se rendre à l’évidence et la regarder.

Cet épisode bouclait l’ensemble des intrigues ouvertes cette année et qui tournait toutes, finalement, autour du livre de Ghostrider. C’est précisément pour ce livre que Robbie est revenu à la fin de l’épisode précédent et a récupéré sa voiture cette semaine. Assez rapidement, il débarque auprès d’Ophelia/Aida toujours aussi énervée pour tenter de récupérer le bouquin. La scène de combat qui s’ensuit est juste parfaite et on sent que le budget est là quand même, parce que les effets spéciaux sont assez dingues.

Grâce à la surveillance du S.H.I.E.L.D (facilités scénaristiques bonjour), Daisy retrouve rapidement Robbie qui semble l’attendre. Les retrouvailles sont sympathiques mais cette partie de la saison m’avait tellement peu plu que je dois avouer ne même plus me souvenir exactement d’où ils en étaient restés tous les deux.

Pendant ce temps, Fitz continue de culpabiliser par rapport au framework au point que même Jemma ne sait plus quoi faire de lui. C’est plutôt bien géré comme intrigue, mais comme il y a peu de temps dans cet épisode, c’est rapidement éclipsé par une nouvelle urgence : le framework se détruit, grâce à cette sympathique Ophelia !

Le problème étant que Yoyo est toujours dedans. Elle est sauvée in extremis par Radcliffe, grâce à Daisy qui y va de ses lignes de code pour lui faire apparaître des yoyos dans ses poches. Là encore, ça sent un peu la facilité scénaristique, mais c’est un gag marrant. Pendant tout le reste de l’épisode, Yoyo découvre cette simulation de merde grâce à l’aide de Radcliffe.

C’est une sous-intrigue un peu étrange pour un final de saison, même s’il est finalement question de sauver Mack. Disons que la série nous habitue généralement au travail d’équipe pour la fin, mais là, ce travail se fait dans la division. Le détour par le serveur qui se détruit ne permet pas de revoir Ward ou Trip, mais je suppose qu’ils manquaient de temps et d’argent pour ça.

Tout au long de l’épisode, nous voyons le serveur se détruire peu à peu et Mack tout faire pour y rester avec Hope. Inévitablement, celle-ci finit par disparaître à son tour alors que Mack avait pris sa décision de rester, de même que Yoyo. Ce suicide de Yoyo, c’était un peu gros quand même car sa relation avec Mack est naissante, mais il y avait tellement d’émotion dans cette scène que je me suis laissé balader par les scénaristes.

Oh, bien sûr, la disparition de Hope je m’y attendais et aussi horrible soit elle, j’ai trouvé que la scène était particulièrement belle et juste. Mack et Yoyo sortent donc du framework en vie. Tout ça pour ça ! J’ai vraiment cru qu’on devait faire une croix sur Mack moi ! Ils m’ont bien eu sur cette fin de saison, alors qu’a posteriori, je me dis que j’aurais pu le voir venir. Tant mieux, cela dit, je préfère être surpris devant une série en général.

Loin de toute cette intrigue, les robots d’Aida se rendent à une réunion politique en compagnie de Talbot, avec pour but de faire tomber le S.H.I.E.L.D et les inhumains, de manière à ce qu’Ophelia puisse recréer le framework dans la réalité. C’est donc avec soif de vengeance et de pouvoir que nous la retrouvons cette semaine où elle a quand même moins à jouer que la semaine dernière. Daisy débarque en plein milieu de cette réunion et… tire en pleine tête sur Talbot.

Bien sûr, il s’agit d’un robot, mais la rapidité de la scène ne m’a pas laissé le temps d’en arriver à cette conclusion avant que ça n’arrive. Autant vous dire que j’ai sursauté. Je trouvais ça cool que Talbot meure… mais finalement, non, il respire encore et finit l’épisode dans le coma. C’est un peu gros après un head shot…

Cette attaque contre les LMD d’Ophelia est une bonne chose car elle permet finalement à la vraie Daisy et Robbie de refaire équipe. Autant vous dire que les types des effets spéciaux se font plaisir cette semaine. Cela donne bien le sentiment d’un final, c’était génial, même si Robbie est un peu con de s’attaquer à Daisybot plutôt qu’à Aida… parce que oui, quand Ghostrider s’en prend à Aida/Ophelia, celle-ci ne guérit pas ! Il est aussi révélé que c’est la création d’Ophelia qui a permis à Robbie de s’enfuir de sa dimension infernale, ce qui est une bonne explication pas prise de tête.

Arrivé à ce stade de l’épisode, il faut à présent conclure les différentes intrigues. Coulson a une idée géniale qui est de se servir du livre pour piéger Aida : toute l’équipe se met à travailler ensemble, mais le plan n’est dévoilé qu’au fur et à mesure.

C’est une excellente chose, car là encore les scénaristes m’ont bien baladé. Tout commence par le plaisir de voir Fitzsimmons travailler ensemble jusqu’à l’arrivée d’Aida/Ophelia qui veut tuer Jemma. Les choses sont assez claires : Jemma continue de l’appeler Aida parce qu’elle est une création humaine (artificielle) et Léo a encore du mal à la dissocier d’Ophelia. Cette dernière, peu importe son nom finalement, plante Jemma puis la torture petit à petit, au point de la tuer.

Bien sûr, j’ai eu un doute, bien sûr, j’ai espéré que ce soit un robot, mais il faut bien que j’avoue que j’ai cru qu’ils avaient tué Jemma pour de bon. Finalement, ce n’était bien qu’un robot, ce qu’Aida comprend un peu plus tard quand Jemma lui tire dessus.

La surprise ne s’arrête pas là : Coulson s’avère être lui-même Ghostrider dans cette scène, ce que, pour le coup, je n’avais vraiment pas vu venir. Pendant ce temps, Robbie est donc avec Daisy auprès de Mack et Yoyo, même si lui ne peut pas faire grand-chose pour aider Daisy qui est en train de créer une porte de sortie du framework pour ses coéquipiers.

Avec les pouvoirs de Ghostrider, Coulson n’a absolument aucun mal à tuer Aida, dont le regard pour Fitz me donne envie de l’appeler Ophelia une dernière fois. Puisqu’elle est morte, cette intrigue semble se boucler d’elle-même, mais il reste encore des robots du Russe un peu partout, donc nous entendrons peut-être encore parler de lui par la suite.

Il est néanmoins temps d’en arriver à la conclusion de l’épisode : la relation entre Coulson et May continue de se développer, revenant à la drague du début de saison. Il faudra voir ce que ça donne par la suite, c’est une piste intéressante pour la suite.

Plus explicite l’est la piste laissée par Robbie : il nous annonce que la possession du démon par Coulson se faisait en échange d’une information, un deal dont nous ne savons rien mais qui semble préparer le terrain pour une saison 5 passionnante. Robbie repart dans sa dimension avec Ghostrider et ce putain de bouquin qui nous aura bien fait chier cette saison. Tout est bouclé de ce côté, c’est une bonne chose, car si l’intrigue a su devenir passionnante sur la fin de saison, elle en aura bien entaché le début.

Reste à traiter le cas Radcliffe, qui meure dans le framework en disparaissant lors d’un dernier toast avec le monde. C’est triste, mais pas vraiment surprenant. Reste aussi à traiter la culpabilité de Fitz et cela est fait de la meilleure des manières. C’est Daisy qui parvient à le sortir de là, lui rappelant qu’elle a elle-même fait de la merde en début de saison et refusant que Léo, qui l’a sorti de sa culpabilité, fasse de même.

Le discours vise à faire frissonner… et ça marche sans problème. Toute l’équipe est soudée et prête à affronter les conséquences de la saison (et surtout de Daisybot tirant sur Talbot, puisque personne ne sait qu’il s’agissait d’un robot), mais avant ça, tels les Avengers, ils se rendent manger au fastfood du coin.

C’est là qu’ils sont arrêtés… ou en tout cas enlevés par des hommes mystérieux capable de les figer sur place. Coulson se réveille alors à bord d’un vaisseau, et ça n’a pas l’air de le surprendre plus que ça. Euh quoi ? Drôle de lancement pour la saison 5, je suis complétement paumé.

Le cliffhanger est moins violent que d’habitude (je n’ai pas encore digéré ce qui est arrivé à Jemma en fin de saison 2) mais est efficace malgré tout. Je suis content qu’il me donne moins envie que d’habitude car bien que la série soit renouvelée pour une saison 5 de 22 épisodes, elle ne reviendra pas en septembre. Au moins, le suspense n’est pas trop insoutenable cette année.

Quant à la note de cet épisode, elle aurait pu être un peu meilleure, mais je trouve qu’ils ont un peu trop abusé tout du long du côté des personnages morts mais en fait non : Mack, Jemma et Talbot (et même Yoyo), tous y sont passés à nos yeux pour un moment dans cette fin de saison avant de ressusciter en un claquement de doigts. C’est un peu trop gros, tout comme le retour de Robbie pour un épisode et pile quand ils ont besoin de lui. Quelques facilités et des décisions pas si osées que ça, donc, ce que ne faisait pas le S.H.I.E.L.D avant ! Certes, c’était efficace, mais c’est aussi frustrant. Les épisodes dans le framework étaient plus intenses et riches en conséquences que ce final !

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EN BREF – Cette saison, Agents of S.H.I.E.L.D a eu du mal à se remettre des choix effectués lors du final de l’an dernier. La culpabilité de Daisy, la répartition de l’équipe en plein de petits groupes et l’arrivée de nouveaux personnages qui n’avaient rien à voir avec les intrigues précédentes tant dans le fond que dans la forme font que la saison a mis du temps à démarrer.

Oh, individuellement, l’écriture de chaque épisode restait toujours à peu près ce qui a fait le succès de la série, mais dans l’ensemble, toute cette intrigue autour du Darkhold n’a pas eu la capacité de maintenir en haleine comme avaient pu le faire les précédentes intrigues. Pourtant, tout au long de la saison, on a senti la qualité arriver et augmenter, après un flottement un peu inquiétant où la série semblait carrément plagier Person Of Interest. L’intrigue LMD, puis l’intrigue Framework ont fait peu à peu oublier les heures sombres de Ghostrider pour parvenir à fournir le meilleur arc de la série, avec des retours d’acteur et des évolutions de personnages parfaitement maîtrisées.

Si le soufflé retombe un peu sur le dernier épisode de saison, il parvient malgré tout à boucler la plus grosse partie des intrigues de la saison, laissant juste assez de pistes pour une saison 5 confirmée. Il faudra, avant d’aller explorer l’espace avec eux, se contenter en septembre de la série Inhumans qui me fait un peu peur d’avance. En effet, la série sera proposée à la case du vendredi et après Once Upon a Time, autant dire qu’elle sent bon l’annulation dès aujourd’hui. Nous verrons bien. Les 22 épisodes de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D sera elle aussi proposée sur cette case horaire très difficile et mon samedi sera terrifiant à la rentrée, avec également Blindspot à rattraper… Aïe !

Nous verrons tout ça au moment venu cependant et AOS restera ma priorité car la série a su remonter dans mon estime en cours de route et récupérer sa place d’excellence dans les programmes que je suis !

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Orange Is The New Black (S04)

Avis : Un mois et demi après le reste du monde, j’ai enfin pris le temps de regarder la nouvelle saison d’Orange is the New Black chez ma meilleure amie. En effet, on a regardé à peu près tous les épisodes ensemble et il n’était pas question de changer ça, surtout que je ne faisais pas partie des fans ultimes de la série, la trouvant bien souvent trop longue et pas franchement des plus passionnantes.

Oui, j’ai mis ça à l’imparfait : j’ai vraiment bien aimé cette quatrième fournée d’épisodes et les nouveaux personnages introduits. À peu de choses près, mon seul problème reste Piper, que je ne peux pas piffrer. L’ensemble des intrigues de cette saison était sympa à suivre et je ressors de la série avec une bien meilleure opinion que ce que j’en avais avant.

Note moyenne de la saison : 16/20

 01.jpgÉpisode 1 – Work that body for me – 14/20
Black people can’t be racist. We have no power.

La reprise est un peu difficile en ce qui me concerne, malgré le résumé de la saison 3 proposé par Netflix. Il y a tellement de persos que ça prend un peu de temps de se remémorer toutes les histoires. Heureusement, l’épisode reprend exactement là où s’est arrêtée la saison précédente, ça aide puisque tout le monde est en train de se baigner et qu’Alex est en train de se faire tuer. Je suis soulagé de la voir s’en sortir et cette intrigue promet d’occuper une bonne partie de la saison, c’est cool ! Le personnage de Lolly a l’air bien marrant en plus. En bref, mon moment préféré reste le générique et l’épisode traîne un peu trop en longueur.

02.jpgÉpisode 2 – Power Suit – 15/20
Black people been naming their kids some crazy shit, but Tova ain’t on the list. Unless the V is like a five or somethin’.

Je suis un peu plus motivé par cet épisode déjà, l’arrivée des nouvelles prisonnières et des nouveaux gardes est assez bien géré, les deux apportant d’ailleurs leur lot de problèmes connaissant cette série. En plus, ça m’arrange car ça réintroduit un peu toutes les dynamiques entre personnages, et ça dans chaque clan de la prison. Bon, ça c’était le point positif. En revanche, Piper qui fait sa caïd – pardon, sa jefa – est absolument insupportable, il y a des paires de claques qui se perdent, comme d’habitude avec elle. À l’inverse, voir Alex tenter de s’en sortir toute seule de son côté, c’est plutôt cool, car ses nouvelles alliées ne m’inspirent pas vraiment confiance pour la suite. Une bonne graine est plantée pour la suite, un peu comme avec Judy, dont j’attendais impatiemment le développement car j’adorais l’actrice dans Fringe. Enfin, du côté des flashbacks, on s’intéresse à Maria qui en parallèle s’impose un peu dans la prison comme une possible leader du clan hispano. J’ai bien aimé découvrir ce personage plus en profondeur et je crois que ça peut apporter de bonnes choses.

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Épisode 3 – (Don’t) Say Anything – 16/20
I think you are entirely too relaxed to be in this big, brown, shit-uation that we’re in.

Cette saison est en train de se transformer en vraie bonne surprise : cet épisode se concentre un peu plus sur Taystee et c’est vraiment une bonne idée. Elle prend le poste de secrétaire de Caputo et cette position promet des scènes aussi conflictuelles que marrantes. D’ailleurs, je trouve étonnant la manière dont Caputo est traité cette année, c’est bien plus intéressant que n’importe laquelle de ses scènes au cours des trois dernières années. Tant que j’y pense aussi : Soso et Poussey en couple sont vraiment trop mignonnes et ça fonctionne à fond, alors que j’étais franchement sceptique sur l’idée l’an dernier. Les flashbacks étaient à mourir de rire, c’était vraiment intéressant de voir la manière dont Soso s’est mise à mentir et comment sa capacité à parler pendant des heures l’a emmené là. À l’inverse, toute l’histoire du mariage m’avait bien plu l’an dernier et c’est sans surprise que ça reste de la pure comédie cette saison. Comme d’habitude avec cette série, il y a tout un tas d’intrigues qui se déroulent en parallèle et je me rends compte que finalement, le cas Alex ne prend pas tant de place que ça. Je suis du coup assez intrigué de voir quand ça va ressortir.

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Épisode 4 – Doctor Psycho – 17/20
Just wanna make sure you’re not rapin’ her, is all

NICKY ET SOPHIA SONT ENCORE LÀ ! Wouhou ! Juste quand je commençais à me dire que la série allait forcément traîner en longeur, les voilà qui réapparaissent. C’est clair que ce n’était pas encore assez peuplé dans la prison, il fallait nous ramener les personnages qu’on adorait l’an dernier et qu’on avait presque fini par oublier. Pendant ce temps, l’intrigue d’Alex risque de mal tourner quand Frieda envisage de tuer Lolly et Red est ainsi mêlée à tout ça. Bien, trop de gens commencent à être au courant. Toujours pendant ce temps, Piper continue d’être relou et comprend que Maria n’a pas dit son dernier mot. J’aime beaucoup cette Maria, il était temps que quelqu’un fasse redescendre Piper de son piedestal. Du côté des flashbacks en revanche, on se fait grave chier avec le passé de Sam et sa mère cinglée. Enfin, petit pincement au cœur de l’annonce du départ de Diaz et scène intéressante entre Dogget et son garde.


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Épisode 5 – We’ll Always Have Baltimore – 16/20
I’ve had a beard since tenth grade. Two beards, actually. The one on my face, and the one I took to junior prom. Yeah. I like dudes. I will never find you adorable. Keep that in mind.

Blanche d’Another Period débarque à nouveau dans la série via sa relation avec Caputo et c’est génial, sa tête suffit à me faire rire. Ca ajoute juste ce qu’il faut de comédie pour que l’intrigue sur le CorrectiCon ne soit pas trop chiante. En plus, ça humanise Caputo, le truc improbable. Le coup du drone qui m’avait laissé perplexe est expliqué avec le magazine trouvé par Taystee. De son côté, Piper continue de prendre toutes les mauvaises décisions en dirigeant Piscatella (with a s) vers Maria et son gang. Clairement, ça ne peut que lui revenir dans la face, c’est à croire qu’elle n’a rien appris des quatre saisons précédentes. Bon, cela dit, la vraie bonne surprise de l’épisode, c’est Maritza : on en découvre plus sur elle grâce au flashback et c’est super bien joué. Le personnage est hyper bien écrit et j’adore voir comment les choses s’enchaînent pour elle. Elle est bien plus intéressantes comme ça qu’avec sa meilleure amie.

06Épisode 6 – Piece of Shit – 16/20
I am going to bury you, you’re never coming back from this.

Nicky est toujours aussi badass, j’ai absolument adoré ce côté de l’épisode et son intrigue avec Sophia, même si c’est super inquiétant pour cette dernière dont la cellule du SHU est pleine de sang. Aïe. Je suis vraiment content de la tournure que prend la saison, même si Alex a limite disparu de la circulation alors que je pensais qu’on la verrait beaucoup plus cette année. Peu importe, les nouvelles intrigues sont quand même vraiment bien géré. Clairement, ça tourne en guerre des gangs et en racisme ordinaire, ce qui est présagé depuis le début de la saison où le thème était sans cesse rabâché. Pas des plus subtils, mais ça fonctionne. Évidemment, ça part en vrille total et Maria se fait prendre, gagnant plus de temps en prison, ce qui n’est pas vraiment à son goût. Voilà, c’est bon, Piper va s’en prendre plein la gueule dans le prochain épisode, comme prévu. Bon, pour l’instant, c’est le garde de Nicky l’an dernier qui s’en prend plein la gueule, en se faisant violer (sort of) pour la libérer grâce à l’aide de Judy King. D’ailleurs, celle-ci permet à Cindy/Tova et Alison d’enfin s’entendre : elles veulent prendre une photo de la star pour gagner de l’argent.

07.jpgÉpisode 7 – It Sounded Nicer in my Head – 18/20
I’m sorry I can’t help you, but I’m rooting for you too.

BIM, sans surprise, Piper s’en prend PLEIN la gueule au moment où elle commence à réadopter un comportement normal. La voilà en train de se faire marquer d’une croix gammée sur le bras, ça promet. Franchement, c’est mérité, j’ai mal pour elle, mais j’ai du mal à compatir. Tout cela n’est cependant que la scène finale de l’épisode, que j’ai donc attendu pendant une heure, voyant le piège se refermer petit à petit autour d’elle. Pendant ce temps, Nicky réintègre la prison, mais malheureusement, elle le fait en étant droguée. C’est vraiment dommage pour le personnage, mais ça promet quelques angles narratifs intéressants. Enfin, on en découvre plus sur Lolly et sur comment elle a atterri en prison. Pas hyper nécessaire, mais plutôt intéressant car cela permet d’enfin mieux cerner le personnage. C’est un milieu de saison vraiment réussi et le moment de couper mon bingewatching pour mieux le reprendre le lendemain.

08.jpgÉpisode 8 – Friends in Low Places – 15/20
When God gives you a swastika, he opens a window. And then you remember, there is no God.

Piper va pas bien, pauvre petite. Cet épisode me l’a rendu toujours plus insupportable, pour changer. Cependant, c’était un peu mieux dans la scène où elle fume avec Nicky et Alex, parce que j’adore Nicky et Alex et parce que nous n ‘avons pas assez vu l’une ou l’autre cette année, je trouve. Franchement, toute l’intrigue du cadavre du jardin a été laissé de côté pendant beaucoup trop longtemps. L’épisode se concentre sur le programme mis en place par Caputo sans les idées de Caputo dedans et ça fonctionne plutôt pas mal, redonnant un rôle à Boo. Red, de son côté, est énervée de voir qu’on la vole, « on » étant évidemment Nicky voulant se droguer pour récupérer sa vie d’avant, chose qu’elle n’arrive pas à bien faire puisque Lorna se refuse à elle maintenant qu’elle est mariée. Bon, Lorna ne va toujours pas bien dans sa tête pour autant : elle est persuadée que son mari la trompe et ça promet encore des scènes bien drôles. Pour l’instant, le comique est assuré par Judy King embrassant Cindy pour une photo. On verra où ça nous mène… un peu comme l’intrigue Caputo/Linda, cette dernière étant juste flippante avec son flingue.

09.jpgÉpisode 9 – Turn Table Turn – 14/20
 
Um, I mean I have nightmares, paranoia, sweaty, PTSD micro-flashbacks, but other thant that… it’s horrible.

Team Maritza ! Cela fait quatre ans que je n’en ai rien à faire d’elle, mais franchement cette saison la voit se réveiller et ça fait du bien. Elle parvient cette fois à se débarrasser du deal de drogue, mais ce n’est que le début des ennuis comme le montre la fin de l’épisode. Glurps. Le reste de l’épisode m’a moins passionné : Piper va miraculeusement mieux maintenant qu’on lui a rajouté encore une dose de brûlure (cohérence, cohérence) et elle est enfin réconciliée avec Alex, ça fait du bien ! Blanca n’est pas un personnage qui m’a fasciné, même si sa nuit torride devant la pauvre petite vieille m’a bien fait rire j’avoue. C’était intéressant aussi de voir la sœur devenir une vraie petite délinquante sous les conseils de Gloria.

10.jpgÉpisode 10 – Bunny, Skull, Bunny, Skull – 14/20
We should host our own film festival that celebrates the accomplishments of white people. But that’ll be hard though, because Morgan Freeman is in, like, everything.

Oh, je ne vais pas mentir : je le sens mal, très mal. Diaz, Red, Nicky, Piper, Alex, Caputo, Soso, Poussey, Judy… Tout le monde est un peu trop heureux. Bon, c’était un déchirement de voir Diaz partir de la prison et dire au revoir à Daya, parce que je l’adore et que son départ veut dire qu’on ne la reverra pas forcément de sitôt. C’est dommage, mais il faut bien que ça arrive de temps en temps, et son retour à la réalité était plutôt sympa. De son côté, Daya déconne et devient pote avec la bande de Maria, c’est mal barré. Nicky promet de rester sobre, mais j’ai du mal à le croire, tout comme Red, qui gère dans cet épisode. Le point d’orgue de l’épisode est finalement la movie night qui tourne mal à cause du racisme, une fois de plus, et les bonnes actions de Caputo qui se multiplient cette saison. Je n’aurais vraiment pas parié dessus il y a dix épisodes, mais son personnage est devenu vraiment intéressant, ce qui est quelque chose qui se ressent dans la majorité des épisodes. Et, enfin, le cliffhanger nous révèle la découverte du corps sous le jardin !

11.jpgÉpisode 11 – People Persons – 17/20
Heck, I killed a cop with his own gun. Oh wait… did I get caught for that?

Wow, je suis tellement triste de l’histoire de Crazy Eyes. C’est juste atroce, elle voulait juste être amicale et ne savait pas comment faire en fait. Pauvre Dylan (le gosse qui tombe de l’immeuble). Retour dans le présent : l’alarme vient mettre fin à ces scènes ridicules de prisonnières debout sur la table et lance le début de la folie d’un peu tout le monde. Alex, Piper, Frieda et Red ont leur petite réunion trankilou. Ce que je retiens de l’épisode, c’est que les gardiens sont les plus dingues, à commencer par Humpfrey qui fait se battre Suzanne et Kukudio dans une scène qui vire au n’importe quoi. J’aime bien aussi ces scènes entre Nicky et Dogget, qui sont très réussies. J’ai bien ri de voir le garde de cette dernière placé en extérieur pour surveiller le jardin, mais pas autant que devant le threesome improbable. L’argent permet de tout obtenir. Dommage que Red n’en est pas plus, elle pourrait peut-être dormir en paix et ne pas se faire interroger par Piscatella autrement. L’interrogatoire fait néanmoins partie des scènes très réussies dans cet épisode.

12.jpgÉpisode 12 – The Animals – 18/20
You don’t get to have a crisis right now.

Non. NON. NON. Y en a marre des codes 307 (attention, si vous ne savez pas ce que ça veut dire et que vous cherchez sur Google, c’est clairement un spoiler The 100). Je refuse que Poussey meure comme ça alors que je l’appréciais enfin vraiment à fond cette année ! Et Soso va être dévastée, je veux pas ! Putain, quoi. Ce n’est pas faute d’avoir vu venir à 1000 km le problème. Bon, je m’attendais plutôt à la mort de Soso cela dit. Putain, j’ai du mal à croire que ça finisse comme ça pour elle, c’est vraiment dommage. Je me suis demandé une bonne partie de l’épisode pourquoi ces flashbacks inutiles et voilà, tout ça pour ça quoi. Pauvre Red, pauvre Bailey, pauvre Poussey, pauvre Suzanne. Ce sont les meilleurs qui en prennent le plus dans la gueule dans cet épisode. Bon, dans les points positifs : cet épisode traite les conséquences de l’épisode précédent assez justement, notamment la réintégration de Sophia ou le burn-out de Sam.

13.jpgÉpisode 13 – Toast can never be bread again – 17/20
Keeps… Kept? Kept.

Un titre bien joli pour nous signifier que les choses ne seront plus jamais les mêmes… Et en effet, la mort de Poussey alors qu’elle préparait sa sortie et était amoureuse est dure à digérer pour un peu tout le monde, principalement parce qu’elle avait su se faire apprécier de tout le monde. L’administration galère bien sûr à gérer tout ça et prend tout son temps pour s’occuper de son corps ce qui révolte tout le monde. Caputo est tiraillé de tous les côtés et prend des décisions difficiles, notamment celle d’appeler le père de la prisonnière ou de ne pas reprocher la mort de Poussey à Bayley… Oh, la mauvaise idée qui révolte Taystee ! C’en est fini des clans raciaux, tout le monde se réunit pour protester et ne sait pas bien pourquoi d’ailleurs. L’escalade est immédiate : alors que Judy King est relâchée (avec contre-datage des papiers), les gardes qui l’accompagnent sont pris en embuscade. Le flingue ramené par Humpfrey tombe dans les mains de Daya qui hésite à tirer et bim, fin de l’épisode. Je refuse catégoriquement qu’il lui arrive quoique ce soit, je suis dégoûté (bon même si je suis pas contre qu’elle tue ce garde ou contre le fait de la voir rester jusqu’à la fin de la série, remarque). Les flashbacks ne servent à rien, mais montrent une Poussey heureuse de vivre et croquant à pleine dents celle-ci. C’est ironique et ça finit sur un plan sympa. Adieu Poussey. C’est la première fois que je ne m’ennuie pas devant un double épisode de la série, mais celui-ci prend vraiment le temps de situer chacun de ses personnages et de conclure les intrigues de la saison, c’est carrément appréciable et ça semble moins forcé que d’habitude à cause de la mort qui réunit tout le monde.

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EN BREF – Cette saison 4 d’Orange is the New Black s’est avérée être, pour moi en tout cas, la meilleure depuis le début de la série, peut-être parce qu’elle a enfin arrêté de se concentrer sur Piper et ses petites culottes. Les intrigues, les nouveaux personnages, le rythme, tout semble s’être amélioré et le bingewatching ne m’a pas paru long devant la série cette année, quand j’ai pourtant l’habitude de toujours m’ennuyer devant la longueur de ces épisodes. Je reste profondément triste de la fin de saison et de certaines décisions prises, mais je suis curieux de voir la suite désormais. M’enfin, l’attente va être longue et comme dirait l’autre : you’ve got time…

Person of Interest (S04)

Avis : Alors, avant de commencer, spoilers everywhere ! Comme ça, c’est dit.

Excellent début de saison, qui poursuit sur les très bonnes bases de la saison 3. Un bon équilibre s’instaure entre les personnages et la dynamique relancée de la série avec Samaritan fonctionne à merveille pendant un temps.

Malheureusement, ça ne peut pas durer et la qualité de la série tombe assez rapidement avec le départ de Shaw. Le baiser avec Root compense un peu, c’est sûr, et les épisodes suivants sont bons. Mais plus on avance, plus Root abandonne ses recherches et plus on retombe dans le schéma de la saison 1. Que j’aurais bien aimé éviter, même s’il est évident que tout est réfléchi et que ça va finir en grand bang ! Du coup, l’excellence est en milieu de saison, même si la fin est bonne, elle ne peut pas compenser l’absence de Shaw.

Du coup, la conclusion est évidente : vivement la saison 5, vivement la semaine prochaine !

Note finale de la saison : 16/20
Marathon/Drinking Game : ici

N’hésitez pas non plus à consulter les articles sur les saisons une, deux et trois 🙂

01Épisode 1 – Panopticon – 18/20
“We don’t need job, Harold, we need purpose.”

Ohlala j’ai bien cru que j’allais pas tenir le début de l’épisode. Entre le suspens, Shaw en vendeuse et Root qui flirte avec elle, cet épisode démarre plus que bien. John détective et Finch en prof sont des idées moins originales, mais bien plus adaptées aux personnages. Il est intéressant de voir comment la Machine continue de les traquer et de leur donner des missions, et le fait d’être recherché ajoute une touche de suspens qui va être je pense bénéfique à l’ensemble de la saison, surtout avec un Harod à convaincre de revenir en mission. Cette redéfinition de la série est bénéfique et va probablement permettre un meilleur rythme au stand-alone. Quant à la fin de l’épisode, elle est géniale et lance parfaitement la saison avec l’alliance de John et Fusco comme partenaires, Sameen qui se trouve un boulot adapté via l’application de rencontre et Finch qui découvre le futur QG (j’imagine). Et cette musique ?! Parfait.

02Épisode 2 – Nautilus – 15/20
“Criminals are ordinary Sameen.”

Épisode de facture plus classique, qui continue néanmoins de nous proposer du Root/Shaw et qui explore les nouvelles dynamiques de la série (John/Fusco ou Finch en professeur). Sans surprise, la fin de l’épisode nous révèle que Finch s’est créé un nouveau QG : c’était un peu évident. J’ai bien aimé l’intrigue de la semaine qui a fait devenir un asset cette adolescente un peu paumée… en revanche, j’ai aussi capté que cette histoire de nouvelle identité et tout voulait dire qu’on risquait de ne plus revoir Leon ou Zoe. Bon, non pas qu’on les voyait beaucoup en saison 3 cela dit. Épisode sympa et au-dessus de la moyenne générale de la série, mais pas exceptionnel non plus : je deviens plus exigeant avec le temps maintenant que je sais à quel point ça peut être bien.

03Épisode 3 – Wingman – 16/20
“I’m ready to fire me.”

Scène d’introduction réussie qui permet surtout d’ajouter un nouveau personnage au casting, le capitaine… Qui va probablement s’avérer être un love interest pour remplacer Carter. J’adore le nouveau QG de l’équipe, il a un cachet que la bibliothèque n’avait pas. Autre bon point que j’attribue à cet épisode, mais qui date de quelques épisodes : l’amélioration certaine de la B.O. Comme prévu, les intrigues de la semaine sont perturbées par l’intrigue Samaritan, et ça fonctionne bien : John qui ne peut aller sauver Fusco parce qu’il doit s’occuper de son boulot est un bon exemple de cette nouvelle formule P.O.I. Ce n’est pas vraiment une révolution de folie, mais c’est assez pour donner du pep’s à l’épisode que d’avoir plusieurs intrigues en parallèle. Bon, ça y ajoute le défaut également de bâcler un peu certaines transitions et il ne faut pas que rassembler les intrigues devienne une mauvaise habitude. Oh, et sinon, Fusco en costard qui drague un peu, ça change et c’est rigolo.

04.jpgÉpisode 4 – Brotherhood – 12/20
“You can’t make something right by making something wrong.”

L’intrigue de cet épisode reprend ce qui a déjà été développé précédemment sur le gang que John traque. Cela donne le sentiment que les scénaristes savent ce qu’ils font et où ils veulent aller sur plusieurs épisodes, donc c’est positif. Maintenant l’épisode en lui-même n’apporte pas grand-chose de nouveau avec une flic corrompue que l’on sent venir à 10 000 km et une autre histoire d’enfants forcés de plonger dans des affaires sordides à force de côtoyer de mauvais milieux. Vu et revu. D’où la note moyenne accordée à l’épisode. Person of Interest peut faire mieux, beaucoup mieux.

05.jpgÉpisode 5 – Prophets – 18/20
“I think you enjoy shooting people.”

Oula, POI qui s’aventure dans la course d’une élection ? Pourquoi pas, mais c’est un chemin risqué car là encore rebattu, surtout si ça part sur une élection présidentielle. Et surtout, si ce n’est que pour un épisode et puis s’en va. Cependant, il était temps que l’intrigue Samaritan revienne, car elle était un peu trop laissée de côté, menace invisible de ce début de saison. Surtout, comme toujours, le retour de cette intrigue implique le retour de Root, qui porte depuis la saison 1 sur ses épaules les ¾ de la sérialité de cette série. Tout cela nous ramène à un conflit entre Root et Harold sur la Machine et sur l’indépendance de celle-ci, ternie encore par de nouveaux flashbacks. L’épisode est excellent sur le pan du rythme et de la menace Samaritan qui prend enfin tout son sens et toute sa part de flippant. Sans parler du suspens. Sans parler de la petite référence à Carter. Sans parler de Martine, qui est un sacré bon personnage de méchant. Sans parler de ce cliffhanger. Excellent épisode qui relance la série après le 4 très moyen…

06.jpgÉpisode 6 – Pretenders – 14/20
“That’s the sound of my soul dying, Harold.”

Non mais quand même, le personnage de Sameen est franchement trop bien écrit par rapport à celui de John. Je ne comprends pas comment ça peut venir de la même équipe de scénaristes. La série aurait commencé par quelqu’un avec son caractère, ça aurait été tellement encore mieux et surtout bon dès le départ. Non parce que cet épisode n’était pas exceptionnel en terme d’intrigue, mais il fonctionne en grande partie grâce à elle – et parce qu’Harold à Hong-Kong, c’est une idée marrante à exploiter et bien sûr ça permet d’en revenir une fois plus à Samaritan. Un épisode dont on peut se passer, mais qui se suit avec plaisir.

07.jpgÉpisode 7 – Honor Among Thieves – 15/20
“Root, what the hell are you doing?”

Attendez, est-ce que Root est blonde (avec un putain d’accent français réussi) ? Est-ce que Shaw vient de mettre K.O Roméo ? Cet épisode commence si bien, je ne pouvais plus m’arrêter de rire. Et tout cela enchaîne avec Root perturbant Shaw pendant un rencard ? Franchement, ces deux actrices sont tellement parfaites dans leurs rôles respectifs ! À nouveau, l’épisode est plutôt tranquille, c’est-à-dire fusillades et compagnie dans cette série. Mais ces scènes Root/Shaw, j’approuve, de même que le cliffhanger. C’est cool que Shaw ait un allié (ou pas) du côté de Samaritan en son ancien… disons élève, ça fait un twist bien trouvé et intéressant à explorer.

08.jpgÉpisode 8 – Point of Origin – 14/20
You were saying about my hero complex?

John en prof de tirs ? Ca ne sonne pas très crédible sachant qu’il voit une psy pour arrêter de tirer sur tout le monde, mais c’était marrant, de même que la relation qu’il a avec Iris d’ailleurs. L’épisode est comme d’habitude cette saison ni mauvais, ni excellent. Il y a ce qu’il faut pour te faire rester devant (contrairement à la saison 1, mais je me répète), mais pas assez pour te garder et t’empêcher d’errer sur Twitter. En revanche ! Ce double cliffhanger est totalement dingue et donne envie d’arriver à l’épisode 9, que j’ai évidemment vu aussitôt. L’avantage d’avoir 4 ans de retard, j’imagine.

09.jpgÉpisode 9 – The Devil you Know – 17/20
“I’m guessing now would be a good time to ask for that raise, huh?”

Voilà une première scène qui accroche. Et le fait que la couverture de Shaw soit grillée au moment où il faut protéger Elias est franchement un moyen de faire monter les enjeux de manière efficace. Du coup, l’ensemble de l’épisode est très réussi, même si j’aurais aimé une fin différente pour Elias (je ne sais toujours pas quoi, juste là cette mort et tout…) Excellente fin parfaite (rien que ça) pour Shaw en revanche, ça correspond totalement aux personnages… et ce flirt entre les deux, je n’en peux plus, c’est tellement drôle et bien foutu, je meurs à chaque fois !

10.jpgÉpisode 10 – The Cold War – 19/20
“This is the calm before the storm, Miss Shaw.”

Nouvel épisode qui fait le bon choix de mettre Shaw et Root dans la même pièce. C’est fascinant et toujours drôle, les deux actrices sont de toutes manières parfaites dans leurs rôles (l’ensemble du casting est excellent, mais je persiste à dire qu’elles ont de meilleurs rôles avec bien plus d’espace de jeu, surtout Amy Acker qui a pour consigne de draguer tout ce qui bouge, je crois). Il est une fois de plus question d’éthique et de morale de l’intelligence artificielle, et s’il est certain que Finch a raison, ça commence à devenir lassant car le débat n’avance jamais entre lui et Root : ça tourne en rond et je suis pressé que les scénaristes fassent un pas dans une direction (peu importe laquelle). L’épisode monte en tension tout du long et s’inscrit dans la lignée des excellents épisode, avec comme bémol ces flashbacks en 73. Mais bon, il fallait bien quelque chose, parce que c’est grosso modo parfait : l’idée de l’enfant comme représentant de Samaritan, de la bourse qui s’écroule et de Shaw qui refuse de rester prisonnière ne sont que des plus parfaits de cet épisode qui n’a pas d’intrigue de la semaine… et est meilleur que d’habitude grâce à ça !

11.jpgÉpisode 11 – If-Then-Else – 20/20
“Life is crap. Welcome to the human race. But the good news is : you’re not alone.”

Wahou. L’épisode reprend là où on nous avait laissé, et ça fonctionne plutôt bien. Tout part en vrille assez rapidement dans l’épisode, et c’est avant la dixième minute que 100% du casting est en danger de mort. Comme souvent, le flashback en 2003 est bien trouvé avec le jeu d’échec qui met en place l’intrigue de l’épisode. Dès qu’Harold se prend la balle, j’ai compris ce qu’il se passait, mais surtout l’enjeu qui n’avait jamais été si haut : ce genre d’épisode signifie généralement la mort d’un personnage, surtout quand on sait qu’Harold a mis la Machine en échec et mat… et non, quoi. Cette scène entre Root & Shaw laissent présager le pire en milieu d’épisode (et le pire arrive bien sûr… putain). Le plus incroyable, c’est que cet épisode arrive même à ménager de l’humour à plusieurs reprises (time running low !) et à offrir des moments d’humanité non calculée par la Machine (Root qui décroche le tableau et ce baiser). Meilleur épisode de la série. Pire épisode de la série. Ces épisodes envisageant plusieurs possibilités sont toujours les meilleurs de n’importe quelle série. Et oui, il est meilleur que mon 20/20 précédent pour PoI, mais eh, chaque série est sur la route du progrès, et ne pas mettre de 20 parce que d’autres épisodes peuvent être meilleurs serait criminel. Mes notes progressent aussi par rapport à l’attente que j’ai de la série et oui, il y aura peut-être d’autres 20. Putain, je sais pas si j’ai envie de continuer la série, cette dernière scène… Je suis dégoûté. Je ne m’en remettrais pas, ça vaut un 21 sur 20, peut-être même plus.

12.jpgÉpisode 12 – Control-Alt-Delete – 19/20
“You think she’s dead. You think Shaw is dead and you don’t have the guts to tell them.”

Bon. Il faut bien reprendre, j’ai un article à écrire. L’épisode a la bonne idée de se concentrer sur Control, un bon personnage et une intrigue qui offrent l’avantage de ne pas avoir à affronter tout de suite les conséquences de l’épisode précédent. Du coup, quand on voit John et Root débarquer en milieu d’épisode, je ne m’y attends plus et le très bon épisode devient excellent. Cette saison ! La douleur de Root, je savais bien que je ne pourrais pas supporter ces scènes. Je suis tellement moins optimiste qu’eux sur la vie de Shaw que la réplique de Control à ce sujet m’a rassuré autant que dégoûté. Prolonger l’espoir de la revoir en vie (alors que j’étais sûr qu’elle était morte) pour nous assurer par la suite qu’elle était bien morte serait horrible. Un peu comme l’espoir de voir Control comprendre à temps qu’elle se plantait, quoi.

13Épisode 13 – M.I.A – 16/20
“We’re already on a clock. The longer we take to find Sameen…”

La course contre la montre pour retrouver Shaw continue, et c’est dingue qu’elle prenne autant de temps d’ailleurs. De son côté, Finch lance Fusco dans une nouvelle enquête de la semaine, où il est rejoint par l’élève de John vue dans l’épisode 8. Je n’aime pas ça, ça fait beaucoup trop remplacement. L’intensité de la série repose en grande partie sur les épaules de Root désormais, et ça fonctionne tellement. On apprend de cet épisode que Shaw a bien survécu à ces nombreuses balles, au moins suffisamment longtemps pour se faire opérer et être emmenée dans cette petite ville de province. Cette fois, ça y est, ils m’ont donné beaucoup trop d’espoir, même si je savais bien qu’on ne le saurait pas si tôt. Cet appel de la Machine à la fin… Tellement dirigé envers les fans. Je ne vois pas comment Root peut se remettre de ça, c’est la pire des trahisons de la part de son Dieu. OH PUTAIN LA FIN !!!!!

14.jpgÉpisode 14 – Guilty – 14/20
Professor Whistler, your number’s up!

Tiens, Nina Sharp, long time no see ! Bon, tout ça sentait l’épisode qui allait nous mener en bateau. Nina Sharp a tout de la fausse victime qui sera perpetrator et Root va être absente, je le sens. J’ai malgré tout vu le nom de « Paige Turco » en bas d’écran, donc j’ai su que tout n’était pas perdu. Et effectivement, j’ai eu quelques surprises : elle était bien une victime ! Et Zoé était comme toujours absolument parfaite, même si c’est un peu gros que Samaritan la repère pas comme une anomalie. Elle comblait un peu les absences de Shaw et Root, même si Shoot est irremplaçable (je viens d’apprendre l’existence du surnom de ce ship, et c’est tellement parfait que je suis un shooter !). Sinon, Finch a définitivement un truc pour les rousses et j’ai beaucoup aimé John chez la psy.

15.jpgÉpisode 15 – Q&A – 13/20
“A few hours ago you were opening my eyes to Samaritan. Now you’re saying I work for it?

Nouveau retour dans cet épisode, l’ado paumée du 4×02, que j’aime bien et qui m’a provoqué un sacré sursaut quand elle se fait tirer dessus en début d’épisode… Toute son intrigue fait l’intérêt de l’épisoe, avec la dualité que propose le personnage de Claire. Tout le développement autour de la confiance à lui accorder ou pas était assez cool… Même s’il était évident que ça allait en venir à quelque chose comme ça. Elle est assez flippante parce que convaincue de ce qu’elle dit. Le retour de Root, je l’ai prédit 5 secondes avant qu’il arrive et j’en étais heureux – même si ça nous rend toujours pas Shaw et que la saison se gagne du temps depuis deux épisodes. Bon, et l’intrigue de John/Fusco ne m’a pas passionnée du tout, mais c’était un truc de la semaine, alors c’est pas surprenant.

16.jpgÉpisode 16 – Blunt – 12/20
“If you’re wrong, you’re dead wrong.”

Bon. Est-ce qu’on pourrait arrêter les épisodes qui comblent en attendant la fin de saison et passer directement à l’intrigue qui intéresse tout le monde, à savoir Shaw ? Je ne comprends pas. Il y a moyen de faire des intrigues sur 22 épisodes. Pourquoi faut-il que POI les fasse seulement sur une partie de saison (de plus en plus longue cela dit) et comble le reste ? Pourquoi faut-il que je sois si hermétique à ce genre de divertissement ? Cet épisode ne m’a pas fasciné du tout, à l’exception de la scène où Root rentre et des deux scènes où Root a des lunettes. Au cas où quelqu’un n’aurait pas compris : Root est mon personnage préféré et je suis amoureux d’Amy Acker depuis huit ans, mais j’avais oublié à quel point. Voilà. L’autre bon moment de l’épisode : le générique, avec Shaw dedans.

17.jpgÉpisode 17 – Karma – 12/20
“Life was infinitely more complicated than that.”

Bon, bis. Prenons la critique de l’épisode précédent, copions, collons. C’est hyper frustrant car la série peut faire tellement mieux et elle gagne du temps. Purée, ça m’aurait tellement frustré en diffusion « en direct », à la semaine. Je veux dire, l’épisode en lui-même est réussi, il est sympa, mais ce n’est pas du grand P.O.I. Il faut attendre la fin pour avoir du bon : Harold qui se confie au type prêt à tirer, voilà le genre de scène qui vaut le coup, surtout que ça lance John sur Carter après ! Mais après 36 minutes et tout plein de flashback, c’est un peu frustrant. Iris continue de me passionner, mais je sens qu’elle va virer du mauvais côté et ça m’énerve de ne pas savoir si on peut lui faire confiance ou pas. Bref, l’épisode était du niveau de la saison 1, et ce retour aux bases m’ennuie un peu.

18.jpgÉpisode 18 – Skip – 15/20
“She’s gonna get you killed, Harold, that’s why she has to die.”

Root qui débarque une nouvelle fois en disant “I miss you”, mais oui, nous aussi tu nous manques ! Enfin, moi, en tout cas ! Le fait de la savoir de retour est une bonne chose, de même que le retour de cette nana qui a dit qu’être prof n’était pas un vrai travail dans l’épisode 6, à Hong-Kong. Ouais, j’ai une super mémoire des prénoms. Bon, Elizabeth, c’était redit dans l’épisode. Et c’est l’épisode de tous les retours avec Harper. Cette saison enchaîne les retours, mais ça ne me fera pas oublier qu’ils mettent Shaw de côté depuis bientôt cinq épisodes et que même Root semble s’être remise. Purée, ça fait plus d’un mois de diffusion. J’aurais clairement pété un câble. Bref, un peu plus sympa que d’habitude, parce qu’Harold est mignon à vouloir protéger Elizabeth et parce que Root est vraiment top dans son rôle de protectrice de son ami. Bon, la blonde avec John est sympa aussi, ça change de voir une blonde dans cette série ! Bon, le point d’orgue reste cette scène entre Root et Harold dans la chambre d’hôtel alors qu’il est sur le point de mourir… Allez, le niveau remonte. Bientôt Shaw sera de retour, j’ai bon espoir, mais je ne pardonne pas la rancune de Finch. Quant à John et Iris, pas de changement, je ne fais pas confiance à la rousse.

19Épisode 19 – Search and Destroy – 15/20
 “But come on, it’s not Zoe Morgan bad.”

Ah mais Finch déconne à pas vouloir parler à Root là ! Cela dit, j’étais heureux de la voir, j’étais sûr qu’ils avaient trouvé un moyen de s’en débarrasser pour quelques épisodes. Et cette scène où elle sort son masque à gaz dans le restaurant, c’est génial. Le retour de Zoe est une bonne chose, comme toujours, je ne comprends toujours pas pourquoi ils ne l’ont pas gardé pour plus d’épisodes en saisons 1, 2 et 3 (même si c’est une bonne chose car Paige Turco est géniale dans The 100). Pendant ce temps, on observe une vie tomber dans l’Enfer grâce à un rapide hack. L’épisode est franchement sympa et redonne un peu de rythme à l’intrigue Samaritan, ce qui est nécessaire vu qu’on approche de la fin de saison (déjà !).

20.jpgÉpisode 20 – Terra Incognita – 17/20
What do you want to talk about Carter?

Amy Acker en robe de mariée… Ce rêve ! Pardon, je ne commence pas l’essentiel : WTF CARTER ?! Bon. Ils ont trouvé l’arme ultime pour retarder encore le retour de Shaw là. Faire revenir Carter et concentrer une bonne moitié de l’épisode sur ce que je pensais être des flashbacks. Cette planque est probablement l’une des scènes où on sent le plus l’alchimie entre les deux acteurs (parce que non, je ne trouve pas que c’était particulièrement visible dans les deux premières saisons, si, il la « shouted out » A LOT)… Et bon, je me suis laissé surprendre par le twist au ¾ de l’épisode, parce que j’étais trop occupé à errer sur Twitter pour capter par moi-même ce qui était en train de se passer. Du coup, comme d’hab avec POI : un début bof et une fin géniale… Qui reconnaît enfin les problèmes que la série avait dans le passé et qui humanise John. 4 saisons pour en arriver là, dans une scène avec un personnage mort ? Ah lala. Bon, ça valait le coup, cette intrigue était vraiment cool… mais maintenant, la suite, qu’on en sache plus Shaw qui doit être parfaitement rétablie désormais (mais probablement pas en bon état psychologiquement parlant) !

21.jpgÉpisode 21 – Asylum – 18/20
“Root, are you there ? It’s me. I need your help…”

Alléluia, Control est de retour, elle non plus je ne l’attendais plus ! Et Dominic, et Elias. ET SHAW PUTAIN. (je m’excuse vraiment pour toute cette vulgarité dans mes articles POI). C’est grave si j’ai stressé et senti mon cœur s’accélérer quand Root s’est mise à marcher sur le rebord du toit les yeux fermés alors que je savais qu’elle s’en tirerait parce que c’était obligatoire ? Et sa cheville qui se tord là ! Je veux dire, je ne suis pas sûr qu’elle survive au double épisode, mais bon, sa mort dès le départ est juste impossible. Tout ça nous a amené à la revoir porter une blouse blanche, et elle n’est jamais aussi géniale que quand elle en porte une. Le thème de l’hôpital psychiatrique est toujours un succès, mais alors y mettre Samaritan, c’est génial. Bon, sinon, on m’explique le cliffhanger du 20 si c’est pour retrouver John comme ça, aux mains d’une guerre de gang et d’Harper ? Bordel, cet épisode était intense : Shaw qui les aurait trahis, Control de retour pour mener l’enquête (ces trouvailles !) et Root qui est… Beh Root, en fait. Cette fin d’épisode est incroyable, la Machine qui choisit de se sacrifier, c’est inattendu. Je n’ai pas trop aimé l’intrigue de guerre des gangs d’où les points en moins, mais tout le reste était parfait, même ce plan trop court de Shaw.

22.jpgÉpisode 22 – YHWH – 19/20
“I’m not gonna sacrifice John to help rescue an AI that on its best days is cryptic and withholding, and on its worst, borderline homicidal.”

Que ne ferait pas Root pour décrocher le téléphone, sérieux ? Le coup du téléphone dans le mur est un peu trop gros pour être pleinement crédible, mais allez ça passe, faut bien avancer. Et on avance sur une double intrigue : d’un côté Elias/Brotherhood et l’autre Finch & Root contre Samaritan. La tension monte avec les gangs : Fusco perdu dans la nature, le chantage pour les tuer…. Et de l’autre Root/Finch qui suivent les ordres de la Machine en God Mode, qui s’occupe de toute manière de John, comme le fait remarquer Root. Excellente avancée du côté de Control aussi, l’avancée se fait naturellement dans les trois intrigues : John a même le temps de partager une scène avec Iris (je continue à ne pas la croire du bon côté) et Root/Finch d’accomplir le rêve de tout un chacun : avoir tous les feux verts. Nos héros se retrouvent entre eux pour sauver la Machine, et j’en oublie presque pas l’incident dont sont victimes Fusco, Dominic et Elias. De les voir galérer à faire leur transfert et leur compression tout en tirant des balles, je relativise sur les crises que je pique contre mon ordi quand il rame au moment de publier mes articles. Cette montée en puissance sur le final est excellente : tous ces meurtres de personnages secondaires… Oh cette fin de saison, ces derniers mots de la Machine qui sentent bon l’annulation crainte par les scénaristes, mais je suis bien heureux que la saison 5 débarque bientôt. Excellente fin ouverte, excellent choix musical et grosse gueule de bois de bingewatching de POI en vue. Ils nous ont quand même laissé une demi-saison à attendre le retour de Shaw pour ne pas nous la rendre dans le final.

Ça mérite toutes les insultes du monde, mais mon dieu que je suis pressé de voir la saison 5, qui s’annonce ouf !