How To Get Away With Murder (S04)

Synopsis : La saison 3 avait été littéralement explosive et se concluait (spoiler) sur la mort de Wes, qu’Annalise avait réussi à faire accuser du meurtre de Sam et de Rebecca, histoire de se débarrasser de tout ce qui les dérangeait. Oliver demandait Connor en mariage, Annalise hésitait à pardonner à Frank et reconnaissait Connor comme son fils pendant une réunion des AA, Michaela et Asher filaient le parfait amour et chaperonnaient Laurel, qui, elle, s’apprêtait à tuer Charles. Par chance, elle était interrompue par… le meurtrier de Wes : Dominick, un ami de sa famille, apparemment. Autant dire que la saison 4 a de quoi faire !

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Pour commencer, j’ai une fois de plus oublié beaucoup de choses entre les saisons et je suis bien content d’avoir écrit un article complet l’an dernier pour me replonger dans l’histoire de tous ces personnages. Je pensais naïvement que ce cliffhanger me marquerait beaucoup plus que celui de la saison 2, mais finalement, force est de constater que j’ai juste une mémoire de poisson rouge.

Le retour de la série se fait en parallèle d’un double épisode de Grey’s Anatomy qui a déjà mis la barre bien haute, mais je ne m’inquiète pas pour autant pour HTGAWM. Jusque-là, elle a toujours réussi à me surprendre, surtout quand je croyais qu’elle n’y arriverait pas et allait patiner. Comme je le dis tout le temps, cette série avait du potentiel pour une saison, mais a réussi à proposer quelque chose de totalement addictif pendant trois ans. La mort de Wes l’avait bien reboosté l’an dernier et je sens que je vais rapidement finir par être totalement à fond à nouveau.

C’est parti pour cette nouvelle saison, attention aux spoilers si vous cliquez sur les titres pour accéder aux critiques complètes !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S04E01 – I’m Going Away – 14/20
C’était une reprise sacrément lente se concentrant sur une intrigue qui n’est pas parvenue à me captiver autant que je l’espérais, en se consacrant trop à du drama familial. Je ne suis pas devant cette série pour ça. Je ne suis pas convaincu pour le moment et ce retour n’est pas si réussi. Il me laisse plus mitigé que le premier épisode de la saison 3.
S04E02 – I’m Not Her – 15/20
Léger mieux dans cet épisode qui repart sur la bonne fin de la semaine dernière. Le concept de ce second volet est assez simple, mais il fonctionne bien. La mort de Wes continue ainsi de faire des remous dans cette saison 4 et les perspectives sont plus intéressantes cette semaine que la semaine dernière. Je reprends espoir, ouf.
S04E03 : It’s for the Greater Good – 16/20
Cet épisode remonte le niveau de la série qui a repris faiblement cette année mais gagne en intensité chaque semaine. Les différents éléments se mettent en place et le rythme revient, de même que les bonnes musiques. Enfin j’ai l’impression de retrouver la série que j’ai quittée l’an dernier.
S04E04 : Was she ever good at her job? – 15/20
Un bon épisode que j’ai apprécié pour son travail des dynamiques entre chaque membre du casting, et particulièrement pour le travail fait autour du personnage de Michaela. Je suis en revanche moins convaincu par les sous-intrigues.
S04E05 : I Love Her – 16/20
C’est simple : les scénaristes m’apportent des réponses à des questions que j’avais arrêté de me poser depuis le temps. En plus, l’intrigue avance de plus en plus vite, et pour cause, dans deux épisodes, tout sera révélé. Une belle accélération en avant qui fonctionne à merveille alors même que l’épisode semble prendre le temps de revenir en arrière.
S04E06 : Stay Strong, Mama – 16/20
Un rythme vif et des intrigues tellement emmêlées les unes aux autres que la critique est on ne peut plus complexe à rédiger. Il se passe énormément de choses dans cet épisode qui réussit à conserver beaucoup de suspens sur la situation finale de la semaine prochaine, malgré tous les éléments que nous en avons.
S04E07 : Nobody Roots for Goliath – 17/20
Une fois de plus, les scénaristes sont parvenus à me balader pendant toute la demi-saison et l’ont fait tout en distillant les pièces d’un puzzle dont je ne parviens pas encore à comprendre l’image générale. Le cliffhanger est à la limite de l’insoutenable, le suspens efficace et je suis impatient d’être vendredi prochain.
S04E08 : Live. Live. Live. – 20/20
Je n’aimais pas trop le début de saison, mais ils viennent de se rattraper avec un épisode qui me fait même hésiter à savoir si ce n’était pas juste… trop. Absolument dingue, j’ai passé les dix dernières minutes en apnée, merci Shonda.
S04E09 – He’s Dead – 18/20
Cet épisode remet enfin les dernières pièces du puzzle en place et prend la peine d’avancer très rapidement dans chacune des intrigues. Et comme la note le trahit, c’est une excellente chose. La série se paye même le luxe de me surprendre avec son titre que j’avais mal décrypté et son cliffhanger, mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler quoi que ce soit.
S04E10 – All We Did Was For Nothing – 16/20
L’épisode était plus calme que la semaine dernière, mais il continuait d’explorer l’ensemble des intrigues et des secrets du groupe, tout en faisant évoluer tous les personnages. Une belle réussite qui continue d’amplifier les mystères de la série et d’explorer de nouvelles pistes, quitte à nous laisser avec un mal de crâne.
S04E11 – He’s a Bad Father – 17/20
Encore un épisode qui prend minutieusement le temps de me retourner le cerveau avec de nouvelles pistes – et c’est d’autant plus frustrant que certaines étaient tellement évidentes que j’aurais dû les voir venir. On me balade et l’épisode perd juste quelques points avec sa sous-intrigue qui n’arrive pas encore à me convaincre mais qui aura forcément son rôle de carte maîtresse à jouer à un moment ou un autre.
S04E12 – Ask Him About Stella – 16/20
Le rythme de la série est toujours au point et l’épisode est agréable à suivre, surtout que les révélations sont amenées à nous de manière plus délicates pour une fois. Malheureusement, on se concentre sur des personnages que j’aime moins et le cliffhanger est prévisible à des kilomètres à la ronde, suite aux annonces du mois dernier. Et non, je ne suis toujours pas convaincu.
Crossover Scandal – S07E12 – Allow Me to Reintroduce Myself (1) – 16/20
S04E13 – Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania (2) – 16/20
C’était un bon épisode d’How to Get Away With Murder, mais je reste très clairement sur ma faim concernant… le crossover ! Je sais, je l’ai beaucoup critiqué… et je vais continuer. Il était très bien écrit, très bien fichu, mais le problème, c’est que maintenant, on en attend bien plus. En fait, l’intrigue choisie pour ce crossover mériterait plus que deux épisodes, mais des liens constants entre les deux séries au moins jusqu’à la fin de chacune des saisons…  Là, nous avons une fin bâclée, et c’est dommage.
S04E14 – The Day Before He Died – 18/20
Une fois de plus, la série propose un avant-dernier épisode de saison qui semble prendre son temps dans les révélations avant de mieux accélérer dans son crescendo habituel. Une fois de plus, je reste totalement sur les fesses après les dernières scènes. Même si je les ai vues arriver pendant l’épisode, elles restent suffisamment fortes pour scotcher au siège et donner envie d’en savoir plus. Et c’est tout ce que j’en attends !
S04E15 – Nobody Else is Dying – 18/20
C’était une jolie fin de saison qui faisait très fin de série, mais avait tout de même ce qu’il fallait pour rouvrir quelques pistes. Le dernier cliffhanger donne vraiment envie de revenir, mais la série n’est pas encore officiellement renouvelée. J’aurais préféré une fin un tout petit peu plus fermée, parce que j’ai toujours peur qu’ABC cherche à se venger du contrat entre Netflix et Shonda RhimesA priori, une saison 5 devrait voir le jour, mais c’est toujours générateur de stress quand une série n’est pas renouvelée.

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You’re the Worst (S04)

Synopsis : La conclusion de la saison 3 a laissé l’ensemble des personnages dans de sales draps, il y a donc largement de quoi faire cette année. Becca était en plein post-partum alors que Lindsay & Paul prenaient enfin la décision de divorcer. Edgard se faisait larguer par sa copine et il n’était pas le seul à finir la saison célibataire. En effet, Jimmy demandait Gretchen en mariage. Si elle acceptait, elle lui parfait aussi de famille… C’est trop pour Jimmy qui décidait de s’enfuir.

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Spoilers

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison.

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Pour commencer, je suis vraiment impatient de dévorer cette saison qui part sur un terrain fertile niveau intrigues. Il y a vraiment de quoi provoquer un tas de situations intéressantes et de rebondissements comiques. De toute manière, je fais confiance aux scénaristes qui ont toujours su allier comédie et dépression grâce aux nombreuses névroses de leurs personnages.

La saison 3 m’avait moins emballé que la précédente, avec même un accident de parcours (l’épisode centré sur Paul…), mais elle continuait d’expérimenter quelques épisodes spéciaux très réussis. J’espère qu’ils parviendront à le faire cette année encore, car c’est très dynamique et permet de ne pas voir le temps passer.

Comme cette saison 4 promet un nouveau départ pour l’ensemble des personnages, je pense qu’elle va paraître encore plus express que d’habitude et le retour avec un double épisode ne devrait pas arranger cette impression !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – It’s Been (1) – 13/20
This place is for old people.

Cette saison débute à la LOST avec le réveil de Jimmy, désormais barbu et sans réveil, dans ce qui semble bien être une  caravane de célibataire. Le montage musical qui suit nous présente la morning routine de l’auteur dans un… camping. Oh la, sacré changement pour la série qui enchaîne ensuite avec un tout nouveau générique… Cela ne dit rien qui vaille pour Jimmy et Gretchen.

La vie de Jimmy dans le camping est longuette, mais permet bien de définir que chacun là-bas n’a pas de sens à sa vie : les personnages se promènent vers nulle part et font des travaux en vain. Bref, Jimmy est perdu et n’est plus que l’ombre de lui-même. C’est moche, mais ça m’a donné envie que la série accélère pour vite revenir à son rythme habituel et ses blagues marrantes et plus… jeune. Il faut bien dire ce qui est, il n’y a que des vieux dans ce camping, dont Burt le nouveau meilleur ami de Jimmy. Oui, il n’y a que des vieux et Jimmy, que j’espère là pour trouver l’inspiration d’un roman. Je dois bien avouer que j’ai rapidement décroché de l’épisode, la relation Burt/Jimmy étant bien chiante.

Jimmy a aussi ses petites habitudes avec une voiture rouge clairement conduite soit par Gretchen, soit par Lindsay. Lorsqu’il reçoit un colis avec son livre, Jimmy décide de se reconnecter au monde réelet reçoit un milliard de messages et notifications. Voilà le YTW que je connais ! Il se barre donc de son camping direction Los Angeles, laissant Burt reprendre sa vie en main comme il peut.

Drôle de réintroduction pour You’re the Worst qui abandonne totalement son rythme et ses dynamiques habituelles. Je comprends bien que le but est de nous faire vivre l’ennui et la dépression de Jimmy, mais c’est étrange de choisir de revenir là-dessus, car ça donne surtout envie de ne pas revenir tout court. Heureusement que les personnages secondaires des vieux sont bons, que c’est un retour que j’attendais et que j’adore Jimmy, parce que ce serait une catastrophe monumentale sinon. J’imagine que la deuxième partie sera sur Gretchen et ça devrait déjà plus me plaire, car je l’ai toujours préférée. Il faut en tout cas que la série se reprenne vite en main !

02.pngÉpisode 2 – It’s Been (2) – 16/20
Pardonnez-moi, une ashtray s’il vous plaît.

La seconde partie de l’épisode s’intéresse donc à… Lindsay. C’était surprenant, mais pas désagréable d’être un peu surpris quand je m’attendais vraiment à passer ces vingt minutes avec Gretchen. Lindsay a repris sa vie en main avec un job que l’on suit en montage musical… C’était sympathique de la découvrir aussi joyeuse de vivre, surtout après le premier épisode.

Bien sûr, la joie la plus totale est de courte durée puisqu’elle vit avec une Gretchen déprimée et droguée dans un appartement totalement enfumé. Le travelling qui introduit leur appartement est vraiment une bonne idée : il réintroduit à merveille les personnages et ce nouveau lieu qui va clairement servir à un gros nombre de scènes vu les moyens mis en œuvre. Et puis, Zombie quoi.

Lindsay devient donc une assistante pour une styliste, Priscilla, qui a l’air de ne pas trop s’inquiéter de l’état déplorable dans lequel elle arrive au boulot après avoir fumé du crack avec Gretchen. Oui, parce que si Lindsay s’est enfin reprise en main, Gretchen est définitivement dans un sale état, peut-être pire que lors de la saison 2. Elle n’a pas quitté l’appartement de Lindsay depuis trois mois et a gardé son job en faisant croire qu’elle faisait le tour de l’Europe, tout en skypant avec sa psy. Je continue à espérer qu’on verra ces sessions à un moment ou un autre – c’est ce que j’avais dit lors de la conclusion de cette intrigue l’an dernier.

J’ai adoré Gretchen, comme toujours, mais ça doit aider qu’elle parle « français » dans l’épisode et qu’elle soit dans le pire des états. Je veux dire, Gretchen en pleine dépression, c’est là qu’elle est le plus intéressante, non ?

Quand Lindsay apprend que Gretchen est dans ce sale état, elle la pousse à sortir de l’appartement et se met à chercher Jimmy chez… Edgard. On sent bien que les deux se rapprochent tout de suite et qu’Edgard a dû lui aussi faire face au départ de Jimmy. Lindsay et lui se retrouvent tous les deux avec un job. Leur sérieux les surprend autant qu’il me surprend et les pousse à coucher ensemble dans une parodie de Gretchen et Jimmy à mourir de rire.

Gretchen se retrouve à déprimer dans un bar, passe Jimmy dans la liste des exs sur son portable et appelle un autre ex pour reprendre contact. Elle se retrouve donc à coucher avec au moment même où Jimmy se décide enfin à la contacter, après trois mois.

Voilà, ce deuxième épisode était beaucoup plus à la hauteur de la série. Jimmy manquait clairement à l’appel, mais retrouver les folies de Gretchen et Lindsay faisait énormément de bien. Les fous rires sont revenus au galop et j’ai bon espoir que la semaine prochaine soit bien meilleure. Bref, il fallait un double épisode de transition après le final de l’an dernier et je suis bien content, malgré la longueur du premier, que ce soit fait désormais. Il aurait été plus sympa, je pense, d’avoir un montage différent pour ces épisodes, histoire d’avoir tout le monde dès le premier. Rien ne l’aurait empêché et ça aurait évité d’avoir à vivre l’ennui de Jimmy – même si tout à fait voulu de la part des scénaristes, l’ennui pour un retour de série, ce n’est pas une bonne chose.

La série devrait travailler à remettre en couple Jimmy et Gretchen pour sa fin de saison, et ça devrait être sympa à suivre. Ce deuxième épisode est donc bien plus convaincant et les remet sur les bons rails.

03Épisode 3 – Odysseus – 18/20
HEY DOT DOT DOT !

Jimmy est enfin de retour chez lui et il est surpris par les changements de décoration immonde d’Edgard, trop occupé à s’éclater dans le lit de son coloc avec Lindsay. C’est à mourir de rire, franchement.

Le réveil de Gretchen est bien drôle aussi, avec son ex, Ty, habitué assez clairement à vivre nu et faire son sport de bon matin. Le plus drôle ? Je n’avais pas reconnu l’acteur d’Imaginary Mary la semaine dernière. Le changement de rôle est radical et d’autant plus drôle que je me souviens m’être dit devant Imaginary Mary que je ne l’avais pas reconnu (parce que j’avais regardé sa fiche IMDB et vu qu’il jouait dans You’re the Worst).

Gretchen retrouve son passeport chez lui, mais apprend aussi le retour de Jimmy. Ce dernier a bien envie d’aller parler à Gretchen, mais Lindsay lui déconseille, mentant pour sa meilleure amie. Du coup, Jimmy prend rendez-vous avec les rappeurs de Gretchen et découvre qu’elle leur ment à propos de l’Europe.

Chez Ty, Gretchen se bourre la gueule et sympathise avec Boonie, un acteur que j’ai déjà vu ailleurs aussi (mais j’éluciderai ça plus tard). C’est lui qui la ramène chez elle, mais comme elle y aperçoit Jimmy, ils finissent dans un bar à sympathiser et se raconter la vie de Ty. C’est plutôt marrant et totalement digne de la série ; c’est donc sans surprise qu’elle finit par coucher avec dans sa voiture.

Pendant ce temps, Edgard et Lindsay continuent de coucher ensemble, portant le taux de nudité dans cet épisode à beaucoup trop, mais c’est marrant aussi. C’est d’autant plus marrant qu’Edgard est tellement énervé après Jimmy qu’il consume toute son énergie supplémentaire comme ça. J’ai beaucoup ri des réactions d’Edgard dans cet épisode. Il était sympathique de le voir se réconcilier avec son meilleur ami.

Bien sûr, c’est un peu trop rapide, mais c’est une sitcom qui n’a pas non plus toute l’année devant elle. Jimmy prend plus de temps avec Gretchen, ne sachant plus comment s’y prendre avec elle. Il envisage de lui envoyer un message, ce qu’elle voit bien sûr parce que ce sont les joies d’Apple.

Elle va donc le confronter, mais n’y arrive pas. Il la poursuit et les deux finissent par s’excuser. Tout se passe un peu trop bien, mais c’est parce que Gretchen est en pleine vengeance. Jimmy a beau lui expliquer qu’il a flippé parce qu’elle a parlé famille, ça ne justifie clairement pas trois mois d’absence.

Bien, voilà qui est parfait comme épisode : You’re the worst est enfin de retour au niveau auquel je l’attends, avec ses personnages psychopathes et terriblement attachants, autant que drôles. Il était temps ! Je suis désormais pressé de voir les vraies réconciliations de ces deux-là, surtout qu’ils jouent toujours aussi merveilleusement bien l’un et l’autre. La douleur est présente sur leurs deux visages dans chacune de leurs interactions, et sans Lindsay et Edgard, je crois bien que ce ne serait plus du tout une comédie, ni même une dramédie, mais juste un drame bien violent !

04Épisode 4 – This Is Just Marketing – 16/20
I don’t want to shit work Gretchen.

Jimmy prépare le petit déjeuner ! Enfin, il tente. Du jamais vu. Il tente aussi de réconforter comme il peut par rapport à Gretchen, qu’il est sûr de pouvoir récupérer. Après tout, elle a affirmé que tout allait bien entre eux.

Lindsay continue de travailler et c’est beaucoup trop drôle et incroyable qu’elle garde un boulot aussi longtemps. C’est d’autant plus impressionnant que Gretchen la harcèle toujours au beau milieu de la société, mais bon, on ne va rien dire car c’est marrant à voir. Lindsay qui travaille et qui tente de trouver de nouvelles modes ? Cela crie au désastre, mais les scénaristes s’en amusent pour le moment et ça donne de bons prétextes de scènes.

Plus tard, elles se rendent chez Becca avec Edgar. Becca est toujours autant en forme, si ce n’est plus. Elle est à mourir de rire avec son nouveau meilleur ami gay totalement insupportable et insultant envers Edgard. C’est du grand You’re the Worst dans ce qu’ils font de mieux.

Cela s’enchaîne tout aussi bien avec Gretchen qui se retrouve coincée dans le podcast de Becca (enfin, celui de son mari, mais soyons honnêtes…). Les deux sympathisent à fond car elles ont un point commun de haine : Jimmy, bien sûr. La dynamique entre les deux n’a jamais été aussi réussie et pourtant, Becca m’apporte des fous rires à chacune de ses apparitions.

En parallèle, Lindsay et Edgard s’occupent du bébé de Becca en parlant un peu de la vie amoureuse d’Edgard. Ce n’est pas franchement la meilleure partie de l’épisode, mais il est amusant de voir ces deux-là se diriger vers une relation amoureuse. En plus, Lindsay se découvre une vraie vocation grâce à ce babysitting : elle décide de consacrer sa vie à son job. Une jolie perspective pour la suite, contrairement à Edgar qui se transforme en womanizer.

Pendant ce temps, Jimmy se rend à un rendez-vous marketing pour son livre… Tout se passe à merveille car tout le monde aime son roman, mais malheureusement pour lui, pas pour les bonnes raisons. Quand il pensait avoir écrit un chef-d’œuvre littéraire, il est forcé de comprendre que non, en fait. Si son livre intéresse, c’est juste qu’il a une bonne charge érotique et pourrait se vendre comme des petits pains dans ce genre de rayons littéraires.

D’abord réticent, il prend finalement beaucoup de plaisir à lire son roman à une horde de femmes beaucoup trop excitée par ce qu’il leur raconte. C’était un peu lent de son côté de l’intrigue, mais ça fonctionnait très bien, car ça l’éloignait assez longtemps de chez lui pour que Gretchen s’y réinstalle.

En effet, elle a payé le loyer en avance et, par conséquent, elle décide d’y vivre et de virer Jimmy de sa chambre. Brillant, je suis pressé de voir la suite.

L’épisode était moins bon cette semaine, heureusement sauvé par Becca. Il n’y a pas photo, dès que les interactions entre Jimmy et Gretchen sont réduites, la série peine à garder un excellent rythme. Il y avait un bon humour, mais tout de même, ces deux intrigues sans vraie interaction entre eux sont un peu dures pour la survie de tout l’humour de la série. J’espère que ça ne durera pas trop. La confrontation finale devrait ramener le piquant qu’il manquait pour la semaine prochaine.

05Épisode 5 – Fog of War, Bro – 14/20
We’re still engaged Jimmy, right?

Très franchement, je me demande où sont passés Jimmy et Gretchen. Cette saison est en dents de scie comme jamais auparavant et je trouve que les scénaristes essaient trop souvent d’être drôles sans y parvenir. Une bonne moitié des gags de l’épisode est tombée totalement à plat avec moi. Je ne crois pas que ce soit une question d’humeur, parce que je suis plutôt en forme aujourd’hui ; c’est juste que ce n’est plus à la hauteur de ce que j’attends de cette série.

L’épisode tourne presque intégralement autour d’une interview que Jimmy doit faire pour la promotion de son bouquin. Assez vite, la problématique de l’épisode est mise en place : l’interview se fait chez lui et est filmée, mais Gretchen s’est installée dans sa chambre et pourrait tout faire foirer. C’est avec Gretchen que j’ai eu le plus de mal à accrocher cette semaine : l’épisode nous la propose en parodie de film d’horreur avec Edgard, mais j’ai eu l’impression que ça n’avait vraiment rien à faire là. La série n’est pas habituée à ce genre de clin d’œil ou référence et ça sonnait terriblement faux.

Assez vite, Jimmy décide de faire une trêve avec une Gretchen pourtant totalement siphonnée qui détruit la baraque et ses affaires. Comme nous sommes dans You’re the Worst, je me doutais que ça ne pouvait pas finir aussi bien et effectivement, Jimmy envoie un texto au groupe de Gretchen pour les prévenir qu’elle n’est pas en Europe, mais le fait… par erreur. C’est gros, franchement, mais des actes manqués, ça arrive. Après, je ne vois pas pourquoi il s’est fait chier à écrire tout un SMS s’il ne comptait pas l’envoyer comme c’était un simple chantage.

Les rappeurs débarquent donc chez Jimmy et surprennent Gretchen, mais elle parvient à rattraper la situation en racontant ce que lui a fait Jimmy. C’est plutôt une bonne chose car je n’en pouvais plus de voir Gretchen tourner en rond depuis le début de saison. J’espère la voir reprendre son travail la semaine prochaine ; elle n’y a jamais passé beaucoup de temps, mais ça l’occupait et c’était de toute évidence nécessaire.

Elle décide ensuite de se venger de Jimmy en ruinant son interview, ce que l’on voyait venir depuis le début de l’épisode. Devant les caméras, elle se présente comme la fiancée de Jimmy alors qu’il se faisait interviewer comme célibataire, dans le but de faire vendre son livre. Cela surprend bien sûr son agent et la journaliste, mais avec l’aide de Gretchen dont c’est tout de même le métier, ils arrivent à tous parvenir à un angle de vente satisfaisant avec un Jimmy fiancé.

C’est à ce moment-là que le plan cul de Gretchen débarque et qu’elle l’embrasse devant l’équipe de tournage. La vengeance ne s’est jamais mangée froide dans cette série, mais cet ultime coup bas laisse Jimmy à terre. Personnellement, je n’ai pas cru un instant à la réconciliation, même si nous arrivons déjà à la mi-saison l’air de rien !

Reste à traiter le cas d’Edgard et Lindsay, maltraités une fois de plus cette semaine. Ils comparent la situation de Jimmy et Gretchen à celles de parents qui divorceraient et tentent de trouver un moyen de les réconcilier. Là encore, on tombe dans une espèce de parodie de film d’horreur ou de thriller psychologique, mais ça n’a pas pris du tout.

Ils débarquent en fin d’épisode avec une chanson minable (tout ça pour ça ?) qu’ils n’ont pas l’occasion de chanter à Gretchen comme elle couche avec son plan cul dans la chambre de Jimmy.

Bref, ça devient lassant de voir Gretchen et Jimmy en pleine guerre froide car je trouve les coups bas moins inventifs qu’auparavant, très téléphonés et surtout bien moins comiques que ce qu’on essaye de nous faire croire. La saison 3 ramait déjà par moments, mais si l’on continue sur cette lancée, You’re the Worst ne sera plus que l’ombre d’elle-même en fin de saison 4.

06.jpgÉpisode 6 – There’s Always A Back Door – 15/20
Aren’t you afraid someone is coming?

Gretchen couche toujours avec Boone, mais découvre que sa fille est sur le point de rentrer à la maison, donc elle se barre sans le prévenir. La série s’attarde quelque peu sur lui ensuite, ce qui est marrant et permet quelques gags. Bon, c’est surtout marrant parce que Gretchen est sûre qu’il est encore marié, alors qu’il est clairement séparé de sa femme.

Du coup, elle pense qu’Olivia est sa femme quand c’est sa fille. Cela amène un excellent quiproquo dans leurs engueulades, clairement la meilleure blague de l’épisode. Quand elle découvre qu’il a une fille, elle décide de rompre et c’est lors de la rupture qu’elle comprend toute la vérité.

De son côté, Edgard se rend compte qu’il n’est pas aussi proche de Jimmy que ce qu’il aimerait. Clairement, il veut de vraies conversations et un « man date » avec Jimmy, ce que ce dernier n’est certainement prêt à accepter.

Edgard tente donc de lui avouer ses sentiments d’amitié, mais ils sont interrompus par les maris de Becca et Lindsay. Enfin, ex-mari pour cette dernière et Paul a tellement changé que c’en est flippant. Je me suis même demandé s’ils avaient changé l’acteur, mais non. Ces deux-là réussissent à avoir la relation qu’Edgard rêve d’avoir avec Jimmy, mais Jimmy est beaucoup trop occupé à se moquer de lui et le ridiculiser pour l’envisager ne serait qu’une demi-seconde.

Enfin, Lindsay en arrive à la même conclusion qu’Edgard sur ses amitiés. Elle essaye donc de se faire des amis au travail tout en trahissant Gretchen en avouant à Jimmy qu’elle va rompre avec Boone. Cette pauvre Lindsay découvre que ses collègues ne l’aiment pas et se console avec Edgard, forcément.

Jimmy finit l’épisode seul et déprimé puisque Gretchen se réconcilie avec Boone, contrairement à ce qu’il espérait après le SMS de Lindsay.

C’était tout de même mieux cette semaine côté humour et intrigue, mais j’ai toujours du mal à voir où la saison tenter d’aller sur le long terme, surtout que je commence à m’attacher au personnage de Boone. Une fois de plus, la série a mis en avant la solitude de chacun de ses quatre personnages principaux de manière cruelle, mais comme ça fonctionne, difficile de trouver quelque chose à en redire. Ah, et aussi, j’adore la chanson utilisée en fin d’épisode grâce à la reprise par PV Nova et Clara Doxal, je vais l’avoir en tête pour la semaine.

07.jpgÉpisode 7 – Not a Great Bet – 13/20
We totally fuuuu… I had fun dancing with your father, we daaaance… like three times. Well, three and a half, we hand-danced in the car.

Gretchen rentre dans sa ville d’origine pour l’accouchement de sa sœur. OK. WHAT ? L’intrigue sort totalement de nulle part et la voit rentrer dans sa maison d’enfance. Elle y retrouve ses souvenirs, c’est-à-dire alcool et clopes, mais aussi un album photo dans lequel elle voit des photos de sa meilleure amie d’enfance. Celle-ci ayant eu une leucémie, Gretchen la pensait morte, mais en fait non, merci Google.

Plutôt que d’aller à l’hôpital pour l’accouchement, elle décide de passer la journée avec Heidi, sa meilleure amie, donc, qui possède une salle de rollers. Allez, pourquoi pas, c’est sympa, surtout que l’actrice est populaire (Girls) et qu’on les voit toutes les deux s’amuser à faire du roller. Malheureusement, et logiquement, ça part rapidement en vrille : les deux décident de retourner dans leur centre commercial de jeunesse, mais celui-ci est en ruines.

Il est donc squatté par des adolescents pas franchement à la hauteur de leur fun, et dont le groupe contient la fille d’un ex de Gretchen. C’est l’une des seules trouvailles marrantes de l’épisode avant de virer dans le glauque le plus total. Les deux meilleures amies se disputent, Heidi ne supportant pas de voir Gretchen aussi immature.

Piquée à vif, elle propose donc de sucer l’un des adolescents présents s’il mange de la bouffe pour chats, ce qu’il fait bien sûr. Heureusement, ils sont interrompus par la police, mais Gretchen était sur le point de faire de la merde. Comme c’est Gretchen, elle fait de toute façon de la merde et entraîne Heidi dans une course poursuite avec les flics permettant à You’re the Worst de faire plein de pub à Nissan – c’était marquant.

Elles finissent par avoir un accident, mais les flics ne les retrouvent pas. Elles s’amusent aussi à détruire la voiture de location, avant qu’Heidi avoue à Gretchen qu’elle ne l’a jamais considérée comme sa meilleure amie car elle était trop changeante en fonction des personnes avec qui elle trainait. Alors j’adore le personnage de Gretchen, donc j’étais content de voir l’épisode s’attarder sur elle, mais j’ai eu du mal à être pleinement investi dans l’épisode.

Je me doutais que la conclusion apporterait une sorte d’évolution pour elle, et c’est le cas. Tout son passé est remis en cause par Heidi qui lui dit qu’elle n’est pas quelqu’un sur qui il vaut la peine de parier. Bam.

La dernière scène voit ainsi Gretchen ne pas oser rentrer dans la chambre d’hôpital où se repose sa sœur et sa nièce. Elle laisse malgré tout les médicaments qu’on lui a demandés devant la porte avant de se barrer. Concrètement, il devrait y avoir des conséquences à cet épisode : elle a fait boire des mineurs qui ont moyen de connaître son identité, détruit une voiture à son nom et ignoré sa famille. Je ne sais pas si les scénaristes suivront pour autant ce chemin.

Du côté psychologique, la remise en question finale est suffisamment profonde pour que cela bouleverse le personnage pour la fin de saison, mais j’avoue ne pas être pleinement satisfait par celle-ci. Cet épisode était à l’image de la saison : beaucoup d’ennui pour deux ou trois excellentes trouvailles, avec une scène pour me faire mourir de rire et une pour me déprimer. Il n’y a pas si longtemps, You’re the worst parvenait à faire l’un ou l’autre tout du long. Désormais, il y a des sursauts de qualité qui sauvent des épisodes autrement douloureux. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais quel dommage !

08.jpgÉpisode 8 – A Bunch of Hornballs – 15/20
You’re not exactly the kid type.

Cette saison ne réussit vraiment pas à m’accrocher décidément, mais il y a du mieux cette semaine où l’on se concentre sur Lindsay. Cette dernière a eu tendance à être vraiment gonflante cette année, mais ça fonctionne à merveille dans cet épisode : elle veut se faire aimer de ses collègues, ce qui n’est pas simple. Elle saisit l’occasion de son divorce pour faire une fête.

Elle en confie l’organisation à Gretchen, rentrée de ses « vacances » sans que les conséquences ne soient directement traitées, qui la confie à Edgard, qui la confie à son tour à un autre. Sans qu’on ne comprenne comment cela soit possible, ça fonctionne à merveille et la soirée « I do, I’m done » se déroule à merveille.

L’idée en elle-même est drôle, avec une Lindsay qui déambule en robe de mariée sous les regards moqueurs de Becca et son meilleur ami, qui sauvent de plus en plus la série de l’ennui, ou de Carl, le stagiaire inutile de son travail.

Gretchen passe la soirée (et l’épisode) à refuser d’admettre qu’elle est en couple, pour mieux tomber nez à nez avec son mec à qui elle ment en affirmant qu’elle est malade. Celui-ci se marre bien de Gretchen et lui assure qu’il ne veut de toute manière pas lui faire rencontrer sa fille car elle n’est pas faite pour les enfants.

Bam, Gretchen est blessée et, en toute logique, elle va elle-même chercher la gamine et la ramène à la soirée clairement pas faite pour les enfants. Pourtant, son mec ne lui en tient pas plus rigueur que ça (en toute logique, n’est-ce pas ?) et ils finissent plus en couple que jamais… mouais.

Comme toutes les soirées de cette série depuis le début, les choses se terminent mal avec le débarquement de Paul qui s’amuse vraiment de voir Lindsay être heureuse de la fin d’un mariage qui la consumait selon elle. Lui qui a retrouvé un look au top et une vie cool est bien sûr le plus heureux et lui fait comprendre qu’elle ne pourra plus lui reprocher ses multiples échecs. Qu’à cela ne tienne, Lindsay reporte la faute sur sa sœur. Si cela veut dire qu’on verra plus Becca par la suite, j’approuve à 100%, même si ça continue de nous montrer que Lindsay n’est qu’une grande gamine.

De son côté, Jimmy était inintéressant tout l’épisode avec une convention livresque qui ne m’a pas passionné du tout. Là-bas, il flirte et rend ses fans jalouses avant de coucher avec une nana qui vomit avant d’atteindre l’orgasme, une particularité quelque peu flippante, quand même. Flippée d’avoir reconnu ses sentiments pour Boone, Gretchen choisit ce moment charmant pour appeler Jimmy et ce n’est qu’à ce moment de la saison, après huit épisodes, qu’on retrouve ENFIN le couple tel qu’on l’a toujours connu.

Bref, comme prévu, la fin de la saison risque de les remettre ensemble après quelques détours. Il serait temps.

09Épisode 9 – Worldstar ! – 13/20
But like the actual 9/11, you did to yourself

Mieux vaut tard que jamais, je me mets à jour dans cette série aujourd’hui après deux semaines de pause. Je ne suis pas spécialement impatient de m’y remettre en même temps, c’est simplement la perspective d’être enfin à jour qui me motive : cette saison m’a trop déçu pour que je sois pressé de la continuer.

Gretchen se réveille le lendemain de l’épisode précédent en entendant les ronflements de Jimmy au téléphone. Voilà qui promet.

De son côté, Lindsay en veut toujours à Becca depuis la veille, ce qui est logique. Le problème c’est que quand elle veut aller la frapper pour se venger, elle tombe sur… sa mère. Celle-ci est une actrice alcoolique ne se rendant même pas compte que ses filles se battent pour avoir toute son attention et son amour.

Gretchen décide que Lindsay doit combattre sa sœur, mais sa bonne humeur s’envole vite quand son mec l’appelle pour lui proposer de partir en camping. Elle lui dit qu’elle n’est pas vraiment prête pour ça et ça conclue son intrigue. En revanche, du côté de Becca, on continue à lui pourrir la vie et la montrer totalement alcoolique. Son mari se masturbe sur un film porno de sa mère, cela dit, ça n’aide pas.

Les deux sœurs finissent donc par se réconcilier autour du chaos qu’est leur vie respective et blâment leurs mères de ne pas s’être occupées d’elles quand elles étaient enfants. Elles prennent la décision de s’occuper de leur vie par elles-mêmes.

Pendant ce temps, Jimmy est officiellement auteur de best-seller et raconte son bonheur de s’être endormi au téléphone avec Gretchen à Edgard. C’est horrible puisqu’Edgard sait qu’elle a un nouveau petit ami. Il commence donc à psychoter et empêche Edgard et son nouveau pote de prendre des notes pour parodier Birds, ce qui se veut désespérément drôle, mais comme je n’ai pas vu le film, ce n’est pas ça.

Il y a comme toujours de l’humour autour de Jimmy insupportable avec son meilleur ami, mais c’est tellement vu et revu que ça ne peut pas être super drôle.  Jimmy décide de se venger de Gretchen en invitant une femme chez eux pour la rendre jalouse. Le problème, c’est que la nana en question est une pote d’enfance vraiment imblairable avec lui. Elle passe son temps à le ridiculiser, mais couche finalement avec au moment où Gretchen rentre. Ouais, ça aurait pu bien finir, mais non, ça se termine sur Gretchen se masturbant en les regardant…

Quant à Edgard, il est confronté à un ancien combattant qui prend mal d’être vu comme un inconnu pour lui. Au départ, j’étais plutôt du côté d’Edgard, mais finalement, il se comporte tellement comme un connard avec lui que je ne reconnais même pas Edgard.

Bref, la saison continue de me perdre car je ne reconnais plus trop les personnages, en fait, ils sont tous devenus des caricatures d’eux-mêmes (au mieux), des personnages totalement différents (au pire).

10Épisode 10 – Dad-Not-Dad – 13/20
Bored. Drive, now!

 Malgré ma déception, j’enchaîne les épisodes et découvre Gretchen continue de faire n’importe quoi avec sa vie sentimentale. Cette fois, elle décide de rencontrer l’ex de Boone tout en demandant à parler en parallèle à Jimmy. L’ex, Whitney, est l’exact opposé de Gretchen, ce qui promet de bons moments en théorie… mais bien sûr, Whitney se met à se bourrer la gueule en pleine journée. Normal, quoi.

La scène se termine par une Gretchen tellement bourrée qu’elle passe en mode automatique, fait un blackout et se réveille alors qu’elle est en train de doigter Whitney, ce qui en plus la dégoute. La logique de cette série m’échappe vraiment totalement. Ou alors je n’ai jamais été bourré au point d’en arriver là, tout simplement, mais j’imagine que c’est une bonne chose, non ?

De son côté, Jimmy se réveille au côté de Catherine et avec un message de Gretchen qui veut lui parler. Comme celle-ci est occupée, il décide de passer la journée avec sa pote d’enfance. Celle-ci lui fait rencontrer ses amis, aussi british que possible et lui fiche la honte de sa vie en se comportant en Jimmy, durant tout l’après-midi. C’est amusant, sans être exceptionnellement drôle.

Pendant ce temps, Becca et Lindsay se plaignent à leurs mères pour la manière dont elles ont été élevées. Comme celle-ci n’en a rien à faire de ses filles, elles décident de changer de cible et s’en prennent à un de leur « beau-père ».

Edgard se pointe pour les aider avec sa nouvelle voiture beaucoup trop bien pour lui, ce qui permet de lui donner un rôle dans l’épisode.

Les filles découvrent que leur mère a largué Lou, le beau-père, et décidé qu’il ne pouvait pas les recontacter. Hop, elles recommencent à en vouloir à leur mère, mais finalement, elles sont forcés de comprendre qu’elles sont les seules responsables de leurs actes (une conclusion amusante, mais pas franchement réaliste). C’est leur beau-père qui les aide enfin l’une et l’autre à prendre leur vie en main, rappelant surtout à Lindsay qu’elle est faite pour aider les autres… oui, ben non merci.

L’épisode se termine sur Jimmy largué par Catherine et comprenant que personne ne l’aime dans son groupe d’amis, alors que Gretchen refait sa vie avec Boone, puisque Whitney est complétement d’accord pour qu’elle reste une partie de sa vie. Ben tiens, tu m’étonnes.

Il est dur de noter la série qui conserve quelques bonnes répliques mais qui n’est vraiment plus que l’ombre d’elle-même. C’est dommage, mais c’est vraiment la saison de trop pour moi, je n’accroche plus du tout autant qu’avant. J’essaye, pourtant, et je suis toujours aussi fan des acteurs… J’ai vraiment du mal avec les personnages désormais, la sauce ne prend plus.

11.jpgÉpisode 11 – From the Beginning, I Was Screwed – 12/20
Are you fake going to Paris again?

Allez, je me motive à terminer la saison quand même, parce que bon, il faut bien s’y mettre un jour ou l’autre.

La première scène voit Gretchen se mettre à travailler avec son groupe. Pardon ? Merveilleux de les voir se souvenir du groupe, mais ça sort tellement de nulle part que ça me laisse songeur. Bon, ce n’est qu’une introduction qui ne sert à rien, cependant, puisque le but est de la montrer en tant que belle-mère totalement barrée.

Elle finit par s’accrocher malgré tout à la gamine, et je ne vois même pas pourquoi les scénaristes se donnent tant de mal puisqu’on sait très bien vers quoi ça se dirige.

De son côté, Jimmy apprend que son livre est une fois de plus reconnu par des critiques : cette fois le New-York Times. Il refuse les Teen Choice Awards pour aller dans une émission littéraire totalement inconnue du grand public, parce que c’est Jimmy et qu’il est devenu une parodie de lui-même cette saison. Franchement, ce coup du deuxième qu’il se sert pour lui, c’est juste mal écrit et c’est un cliché pas très réussi.

Jimmy est fier de pouvoir aller à une émission littéraire, mais il s’y fait ridiculiser, ignorant totalement qu’il est devient la blague de la soirée à cause de Lindsay qui a balancé au présentateur que Jimmy pensait qu’il avait un look tragique.

Lindsay ne reste même pas constater l’étendue des dégâts (qu’elle ne comprend de toute manière pas) puisque Paul l’appelle car il a besoin d’aide : il s’est fait arrêter après avoir trop consommé. Inintéressante au possible, cette intrigue nous les rapproche. Je sais que je réclame un retour à l’humour des débuts depuis quelques épisodes, mais l’intrigue Lindsay était l’une des rares choses qui allait à peu près cette année, parce que non, je n’ai pas envie qu’elle retourne avec Paul, même pour une nuit, quoi.

Edgar a quant à lui sa propre intrigue avec son nouveau pote dont je ne connais toujours pas le nom tellement il ne m’intéresse pas non plus et qui l’empêche d’aller à la soirée de Jimmy. Totalement inintéressant donc.

L’épisode récupère ses points pour les blagues sur la France, mais sans ça, je n’aurais franchement pas ri. Ils sont tous devenus tellement caricaturaux que je ne les reconnais même plus. Je ne sais pas où est passée la série brillante des débuts – ou alors je la surestimais ? Ou alors je suis devenu trop difficile cette année ? -, mais ça me déprime. En parallèle, les audiences augmentent en plus. Incompréhensible.

Sans grande surprise, Jimmy et Gretchen finissent l’épisode ensemble dans un bar, se rapprochent dangereusement surtout quand Jimmy révèle que Catherine ne l’intéressait absolument pas à Gretchen et s’embrassent. Forcément. Il y avait un gag avec les rappeurs, aussi, mais bon, ce n’était pas si drôle.

12.jpgÉpisode 12 – Like People – 14/20
Tu madre es una pute means your mother… works at night.

Gretchen se réveille seule dans un lit d’hôtel et pense que Jimmy l’a de nouveau abandonné, quand il est simplement parti chercher le petit-déjeuner, évidemment. Ils se croisent toutefois à la sortie de l’hôtel et se retrouvent ainsi à s’engueuler. Une fois de plus. De toute manière, on sait qu’ils seront ensemble à la fin de la série en saison 5 désormais.

Edgar continue de bosser avec son nouveau meilleur pote, mais il finit par développer des soupçons sur ses activités et se lance dans une filature où il découvre que son nouveau bro est retourné vers son ancien bro. Il lui fait une crise de jalousie et vit vraiment mal d’être mis de côté.

Gretchen se confie à Lindsay, persuadée que celle-ci la soutiendra quoiqu’il arrive, mais ce n’est pas le cas : Lindsay est énervée de découvrir Gretchen si proche d’Olivia, car cela lui rappelle sa relation à son beau-père. Si elle feint d’aller bien après une soirée avec eux, Lindsay se cache dans les poubelles pour tout balancer à Boone. Ce dernier, de manière logique, demande donc à Gretchen de… venir vivre avec lui et Olivia. Non, ce n’est pas le vent dehors que vous entendez, c’est mon soupir exaspéré.

Jimmy s’amuse à stopper les joggeurs, mais se fait remettre en place par l’une d’elle, avant d’être remis en place aussi au cinéma. Les miracles existent… et ils lui ramènent même son voisin que j’avais totalement oublié et qui n’est là que pour obtenir un peu d’argent aussitôt racketté, avant qu’Edgar ne se pointe pour traîner avec Jimmy.

Enfin, on arrive à des scènes qui ressemblent à ce que la série est censée être : Jimmy annonce qu’il souhaite partir et Edgar ne tente pas de le retenir. Il en retire même une décision radicale pour sa propre vie : il va engueuler son boss et s’en tire avec une promotion grâce au fait qu’il était totalement high.

De manière prévisible, l’épisode se termine avec les doutes de Gretchen au beau milieu de la nuit : elle décide de quitter la chambre de Boone pour rejoindre Jimmy, qui est lui-même en train de quitter son appartement. Il retrouve sa voiture en feu, à cause d’un sèche-cheveu et comprend que Gretchen est revenue pour lui.

Il est donc heureux de voir sa voiture brûler. Chacun ses délires, mais ouais, ça fait plaisir de voir la série repartir sur le bon chemin.

13.jpgÉpisode 13 – It’s Always Been This Way – 17/20
Why do you like a tampon?

L’épisode commence par une hallucination du mari de Becca alors qu’il est en train d’opérer un type. Cela tourne bien sûr super mal : sérieusement, je ne comprends pas trop l’intérêt de cette intrigue pour une fin de saison mais admettons. Cela occupe une bonne partie de l’épisode bien sûr, et permet de réunir les quatre protagonistes quand il se pointe chez Edgar pour voir Lindsay, qui appelle aussitôt Gretchen, déjà avec Jimmy.

En effet, Jimmy vient chercher Gretchen à bord de sa voiture brûlée et elle accepte de monter avec lui. C’est l’heure des réconciliations autour des reproches et de quelques scènes sympathiques pour les deux ensemble, avant qu’ils n’aillent chercher Lindsay et Edgar à la recherche de Becca.

Ils auraient pu trouver une meilleure excuse pour réunir les quatre ensembles, mais au moins, ça permet de retrouver Becca et c’est hilarant. Le couple est totalement perché et pas du tout crédible, mais ils m’ont toujours fait rire et ça n’a pas changé cette saison.

Paul débarque à son tour chez Jimmy pour demander à Lindsay une lettre de recommandation car il souhaite adopter. Lindsay est en effet de retour chez Jimmy et découvre que personne dans sa famille n’est heureux.

Edgar, lui, découvre de son côté que son nouveau meilleur ami, Max (tout arrive, je connais le nom) ne vaut pas le coup et ne supporte pas les personnes qui se confient à lui, surtout si elles lui apportent de mauvaises ondes. Cela aura au moins apporté le meilleur moment de l’épisode avec son chien porté par un drone. Il décide finalement de rentrer à pied, pour laisser Jimmy et Gretchen discuter.

Alors qu’ils sont sur le point de se remettre ensemble, Gretchen découvre qu’il est prêt à partir et lui raconte qu’elle emménage avec Boone. Les deux décident de se séparer, pendant que Lindsay découvre sa vocation : elle veut aider les gens. Elle commence par proposer la pire des idées à son idiote de famille qui accepte : Becca sera la mère porteuse du bébé de Paul. Les arguments de Lindsay sont à peu près logique, mais ça ne se tient pas du tout.

Bien sûr, la séparation Gretchen/Jimmy ne peut durer, surtout que les scénaristes n’étaient même pas sûrs d’être renouvelés lors du tournage de l’épisode (la nouvelle n’a été sue qu’hier). Il fallait donc conclure la saison de la meilleure des manières : en remettant Jimmy et Gretchen ensemble. Bon, je ne vais pas feindre la surprise, mais au moins les scènes étaient bien écrites.

Jimmy débarque chez Boone qui a comme par hasard la visite de son ex-femme à ce moment-là. Il y a donc de bonnes situations comiques sur lesquelles les scénaristes s’appuient avant d’y aller dans le rollercoaster des émotions et l’évolution de Gretchen.

Sur la toute fin, on retrouve ENFIN You’re the worst et le couple envisage de se marier en octobre prochain, un joli clin d’œil des scénaristes qui espéraient clairement un renouvellement et finiront probablement la série en octobre prochain sur une saison plus courte. Cet épisode ayant réussi à ramener les personnages à peu près là où tout le monde les voulait, tout espoir n’est peut-être pas perdu…

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EN BREF – À mi-chemin entre la saison de trop et saison ratée, cette quatrième année n’aura pas été brillante pour la série qui a perdu son charme et ses personnages en séparant la seule chose qui fonctionne toujours et pour laquelle les téléspectateurs sont là : le couple principal. En fait, c’est l’ensemble du quatuor qui évolue sur son propre chemin cette année, et ça n’a pas fonctionné du tout.

Je ne comprends toujours pas comment la série a pu faire de meilleures audiences, mais je suis vraiment soulagé que l’an prochain soit la dernière saison, car les scénaristes n’arrivent plus à garder leurs personnages intéressants. Je comprends pourquoi ils ont décidé de l’énorme détour qu’était cette saison – même l’épisode centré sur Gretchen aura une utilité pour le mariage l’an prochain, mais je ne l’approuve pas du tout. J’aurais préféré une dernière saison solide plutôt que cette agonie lente et progressive des personnages et de la série.

Il y a de belles pistes à explorer en saison 5 et j’ai encore espoir de retrouver les personnages que j’aimais jusqu’à la saison 3, surtout que le casting est bon, donc je reviendrais évidemment en août prochain pour découvrir la fin de la série… mais je suis content qu’elle s’arrête ensuite. Et c’est moche que ce soit tout ce que je retienne de cette saison 4.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

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Younger (S04)

Synopsis : Après bien des aventures, la saison 3 se terminait sur Liza révélant enfin à Kelsey son secret, une image de fin de saison qui glaçait et semblait parfaitement maîtrisée. Les perspectives pour cet été sont donc assez claires : gérer la révélation du secret et voir l’héroïne se décider entre Charles et Josh. Oui, parce que j’ai tendance à l’oublier, mais Josh a aussi surpris Liza en train d’embrasser son patron… Et ça, après l’avoir demandé en mariage. Ouais, bref, il y a de quoi à faire cette saison !

Ci-dessous mon avis sur chacun des épisodes de cette saison juste après visionnage.

Saison 2 Saison 3 Saison 4Saison 5 | Saison 6

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Pour commencer, je dois dire que c’est un véritable plaisir de retrouver cette série qui réussit toujours à filer la banane tant elle est rafraîchissante. L’illusion du postulat de départ s’efface un peu car l’actrice principale continue de vieillir, je trouve donc qu’il n’est pas étonnant que Kelsey découvre enfin son secret. Je m’attendais à ce que cette saison soit la dernière, pourtant une saison 5 a également été annoncée !

Quoiqu’il se passe, je pense que je serais de la fête ! Je ne présente plus trop la série, dont j’ai déjà commenté sur le blog la saison 2 et la saison 3 (wouhou, le blog commence à être fourni l’air de rien), et je me jette bien vite sur les 23 minutes du premier épisode. Oui, je bâcle cette introduction, mais franchement, je ne crois pas que Younger ait vraiment besoin d’une introduction. Juste, regardez-là, vous ne le regretterez pas !

En plus, pour essayer de raconter toute son histoire avant que l’actrice principale ne puisse plus donner l’illusion de sa fausse jeunesse, la série nous propose tout de même deux saisons par année télévisuelle, et ça, c’est franchement excellent.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Post Truth – 17/20
Um, privacy is just another word for low self-esteem

L’épisode ne perd pas de temps à mettre en place ses nouvelles dynamiques, par la bonne vieille méthode du montage qui montre Kelsey se barrer de chez Liza alors que nous entendons Liza lui raconter toute la vérité. C’est merveilleux comment ça fonctionne super bien.

Kelsey passe donc une bonne partie de l’épisode à se chercher un toit, tout en digérant la vérité que Liza lui a balancé. De ce point de vue-là, la série change ainsi de perspective, en passant plus de temps que d’habitude du point de vue de la blonde. Ce n’est pas pour me déplaire car j’adore le personnage de Kelsey (et l’actrice, oui). Il apparaît évident, après visionnage de cet épisode, que la saison va se diriger vers une rivalité entre Liza et elle, ce qui nous changera de leur amitié. Cela fait un peu mal d’y penser, mais Liza l’a bien cherché.

N’empêche que Kelsey devient la reine des coups bas : elle croise Josh dans un bar et la complicité entre les deux crève aussitôt l’écran. Il serait stupide de ne pas en jouer : Kelsey se retrouve donc colocataire de Josh, un cliffhanger plus qu’efficace, d’autant que Liza le découvre via le compte Uber de Lauren. Bien. Excellente perspective pour la saison, j’adore car ça rebat totalement les cartes et ça se fait de manière fluide là où ça aurait pu être trop gros pour passer !

Lauren revient en grande forme elle aussi, même si son couple avec Max connaît quelques bas. Elle raconte ainsi qu’elle le viole dans son sommeil, mais tout le monde s’en fout, c’est juste pour l’humour (et ça fonctionne). Lauren continue d’être ce personnage qui me fait rire contre toute attente et c’est tant mieux.

Quant à Liza, elle galère un peu dans sa vie, décidant d’avouer la vérité à tout le monde, alors même que la journée de boulot de la maison d’édition se retrouve à parler d’un livre qui déforme la vérité. Comme par hasard. Charles découvre ainsi qu’il est désagréable d’avoir affaire à quelqu’un qui ment en permanence, et il ne se gêne pas pour le dire à Liza… Le problème, c’est qu’avant tout ça, ils ont aussi passé un rencard à observer des lettres et des manuscrits d’Hemingway, où Liza a pensé que leur rapprochement allait fonctionner. Et bien non.

Kelsey empêche de toute manière Liza de révéler la vérité, puisqu’elle a trop peur que la réputation de Millenials s’effondre si cela venait à se savoir. À l’inverse, elle fait en sorte de couvrir autant que possible Liza : Lauren est sur le coup de créer un compte Twitter qui fonctionne (mieux que le mien, snif) à Liza et Kelsey les fait inviter à une soirée Entertainment Weekly sur les talents de moins de 29 ans. Hop, ça c’est fait et une fois de plus, c’est fait de manière cohérente avec le reste de la série, en s’appuyant bien sur les intrigues de la saison 3.

Et alors que Liza les pense réconciliées, Kelsey lui avoue qu’elle a le cœur brisé et ne veut entendre parler d’elle que dans le cadre du travail. Outch. Cette saison démarre vraiment sous les meilleurs augures, en se concentrant principalement sur la relation Liza/Kelsey et, même si elle ne passe pas assez de temps avec chacun des personnages secondaires, elle resitue assez bien tout le monde dans sa nouvelle dynamique de guerre froide entre celles qui étaient meilleures amies.

Cette saison va beaucoup me plaire je sens, on avance enfin sur le secret de Liza et il était largement temps, après une saison 3 qui traînait en longueur… en revanche, je n’ai pas aimé comment la série à jouer avec mes nerfs en n’arrêtant pas de montrer des trains et métro dans lesquels les personnages ne montaient pas. Et mon bingo, merde !

02.pngÉpisode 2 – Gettin’ Hygge With It – 16/20
First rule of recovery, do not use the L-word.

Pour le dernier jour de mon troisième Bingo, Younger se fiche de moi avec de jolis trains dès la première image, mais personne à bord puisque ce n’est qu’une image d’ambiance de la ville. Tss.

La série repart sur ses bases de la semaine dernière et les développe, ce qui est très agréable. Liza et Josh s’évitent comme ils peuvent, au point de tomber l’un sur l’autre. Tout ce qu’il faut en retenir, c’est un tas de gêne et de douleur des deux côtés. Pas évident la vie !

Liza continue de flirter avec Charles, même si celui-ci a tenté de prendre un peu de distance. Il y a des scènes trop grosses pour être crédibles quand même, notamment celle où elle s’occupe du dos de Charles et est toute contente de jouer son infirmière perso. Ils ne sont même pas surpris j’étais déçu. Les scénaristes ne ménagent pas Liza pour autant, car elle a plus d’une occasion de culpabiliser. J’ai l’impression que la série en rajoute encore une couche par rapport à l’an dernier sur cette culpabilité du mensonge, et c’est plutôt logique. Plus un mensonge dure, plus il est lourd à porter, et c’est bien visible désormais.

Cette semaine, la culpabilité se développe surtout envers Diana. Celle-ci revient sur le devant de la scène, ça nous change après ses nombreuses scènes coupées de la semaine dernière. Le mec de Diana avoue quand même à Liza qu’il est beau de voir à quel point Diana à confiance en elle. Nous voilà bien.

Autrement, la « vieillesse » de Liza est merveilleusement exploitée cette semaine avec l’histoire des memes, c’est simple et efficace, et surtout ça remet en avant le conflit avec Kelsey.

Le script est assez clairement divisé en deux, donc c’est cool : il y a les scènes autour de Liza et celles autour de Kelsey. Cette dernière apprend à vivre avec Josh et, franchement, il est dur de ne pas avoir envie de voir ces deux-là en couple. Je sais que je m’étais déjà fait la réflexion une fois il y a une saison ou deux, mais l’alchimie entre ces deux-là est beaucoup plus convaincante que celle qu’il avait Liza. Leurs scènes en tant que colocataires, et particulièrement celle où il la console, font totalement couple ! Et cette scène où ils dansent, qu’elle est cool !

Il faut dire que Kelsey a bien besoin de danser : outre son flirt inconscient avec Josh, Kelsey est harcelée par Lauren dans cet épisode. Celle-ci veut en savoir plus sur sa relation avec Josh, car elle considère que ce n’est pas normal, comme l’ensemble du reste du casting. Je suis totalement partisan de l’existence de l’amitié fille/garçon, hein, mais il est clair que c’est beaucoup trop louche là. Histoire de noyer le poisson de ses propres sentiments, et peut-être pas de manière consciente, Kelsey réaccueille dans sa vie Colin.

C’est ridicule : après l’échec de son livre, Colin revient pleurer dans les jupons de Kelsey, à coup de bouquet de roses. Kelsey se laisse endormir tout en l’emmenant à une soirée cuir et SM, normal. Elle a ainsi l’occasion de le fouetter, ce qu’il a un peu mérité quand même… et même totalement, sauf qu’elle ne s’en rend pas tout de suite compte.

Quand elle l’emmène à une soirée de travail, en revanche, elle est bien forcée de voir qu’il l’utilise totalement et le fait que Liza lui dise n’aide rien. Les deux amies se disputent assez violemment dans une scène parfaite, Diana entendant juste ce qu’il faut de la dispute pour imaginer un drama très millenial qui a du vrai. Maintenant que leur désaccord est connu professionnellement, les choses vont pouvoir s’accélérer encore dans le prochain épisode où j’imagine que Kelsey mettra des bâtons dans les roues de Liza.

Voilà pour le gros de l’épisode. Une sous-intrigue s’intéresse un peu plus à Diana qui organise la soirée, mais c’est un prétexte à des développements sur Liza, et une seconde sous-intrigue voit Maggie se trouver une nouvelle assistante hétérosexuelle totalement beaucoup trop craquante. Elle voudrait bien la mettre dans son lit, mais je pense qu’elle se fait des films.

Pour moi, le meilleur de l’épisode (et de la saison), reste la relation Kelsey/Josh critiquant Lies-a (ce jeu de mots de merde très bien vendu !)… et mon fou rire de voir Kelsey monter dans son taxi sans que Colin ne le voit !

03.pngÉpisode 3 – Forged in Fire – 15/20
Your tit’s out

Younger proposait cette semaine un épisode sympathique, comme souvent, mais beaucoup trop bourrés de faux raccords pour être vraiment excellents. Je veux dire un de temps en temps pourquoi pas, mais là, j’ai eu l’impression qu’on les enchaînait, et dans certaines scènes, c’était chaque coupe qui était mal montée (notamment dans les scènes Maggie/Liza). C’est fou quand même.

Bon, peu importe me direz-vous, ça n’empêche pas les blagues de passer ou l’histoire de raconter. C’est vrai, mais ça dérange un peu mon attention quand je regarde, car je n’arrive pas à m’empêcher de le remarquer.

Alors l’épisode se concentre comme souvent autour de trois intrigues, qui permettent de faire évoluer les personnages et leurs dynamiques. Je vais commencer par Diana, qui a son intrigue tertiaire comme bien souvent, c’est-à-dire qu’elle sert à combler l’épisode toute seule dans son coin. L’intrigue de cette semaine est plutôt marrante puisqu’elle rencontre l’ex-femme de Richard. Bon, franchement, ils n’ont pas été chercher super loin car c’est hyper classique, mais les gags fonctionnent bien, surtout la première rencontre et l’éclat de rire de l’ex-femme.

Ensuite, on repart sur Maggie et son assistante. L’intrigue est sympathique et bien écrite : Maggie propose à Liza de ramener à Josh les affaires qui traînent encore à l’appartement. Elle a la bonne idée de lui donner rendez-vous dans le café de son assistante. Cela suffit à ce que Josh tombe sous le charme de celle-ci, forcément. Bon, ça pourrait être tiré par le cheveux, mais c’est vrai qu’elle est mignonne et, surtout, elle ressemble un peu à Kelsey sur laquelle Josh a commencé à flasher.

Et oui, dites ce que vous voulez, mais cette fois, c’était très clairement suggéré que Josh était en train de développer un crush sur sa colocataire. Bon, maintenant qu’il a couché avec l’assistante de Maggie, ça risque de traîner encore un peu, mais j’ai trouvé ça bien écrit/joué. Ces trois premiers épisodes s’emboîtent plutôt bien, c’est très fluide !

Enfin, dernière intrigue, et intrigue principale surtout, Kelsey continue de bouder Liza à qui Charles veut pourtant donner une promotion. Par conséquent, elle bloque un peu la carrière de Liza, ce qui est énorme, parce que bon… oui, elle lui en veut, mais elles ont quand même fait du bon travail ensemble. Bon, après, cette promotion va encore mettre en avant Liza, donc c’est risqué pour son avenir par rapport à son secret.

Qu’importe pour l’instant, Kelsey et Liza sont envoyées toutes les deux à un énième séminaire, cette fois dans les bois et sans Wi-Fi. La série nous a habitué à ce genre d’événements, mais cette saison, Kelsey l’éternelle fêtarde est un peu de mauvaise foi avec Liza, qui semble avoir pris dix ans entre les saisons maintenant que son secret est révélé auprès de Kelsey. Cela apporte quelques quiproquos et de bonnes situations comiques entre les deux, surtout autour de l’alcool. Autre bonne chose de l’épisode : on les voit travailler (une minute, mais quand même), et ça fonctionne plutôt bien, on comprend en quoi Millenial est de plus en plus un succès à les voir être hyper professionnelles pendant le panel.

Au-delà de ça, Liza attire l’attention d’autres employeurs. C’est très précisément ce qu’elle espérait en début de série alors c’est plutôt cool.

Voilà pour cet épisode, qui mêle bien ses intrigues et est truffé de bons gags. La note est un peu plus basse à cause des faux raccords… et parce que je n’ai pas trop accroché à la toute fin. En effet, quand elle récupère une connexion Wi-Fi, Liza apprend l’hospitalisation de sa fille. Cela permet à Kelsey de voir Liza dans son rôle de mère et ça l’attendrit.

Alors oui, bien sûr, l’idée est bonne, mais j’ai trouvé ça un peu bâclé. Kelsey pardonne immédiatement tout à Liza, au point de lui assurer sa promotion et de demander à Charles de l’augmenter, quitte à prendre sur son salaire. Disons qu’on passe d’un extrême à l’autre, et ça manque d’une étape entre les filles.

Cet épisode en racontait également pas mal sur les soins à l’américaine, et c’est quand même fou ce système sans couverture sociale, on vit à des années lumières de ça avec notre interminable paperasse qui est quand même bien utile.

04.pngÉpisode 4 – In the Pink – 15/20
What?  You’re 27 at work & I’m single in New-York

C’est reparti pour une semaine qui se fera sans Josh, ce qui fait en fait du bien à la série, qui respire un peu sans lui. J’aime bien le personnage pourtant, mais cette semaine sans lui fonctionne très bien je trouve. En plus, ce n’est pas comme s’il était tout à fait absent car il est la raison pour laquelle l’assistante de Maggie décide de démissionner de ce nouveau « job » après avoir découvert qu’elle couchait avec l’ex de Liza.

Je l’aime beaucoup cette assistante et j’ai adoré ses scènes avec Maggie. La complicité est là, malheureusement Maggie est vouée à rester célibataire si elle développe trop son crush pour elle. D’un autre côté, les scénaristes choisissent de faire évoluer un peu Lauren également, et je ne serais pas étonné que les deux femmes recommencent à coucher ensemble bientôt.

En effet, Lauren dit d’abord s’ennuyer comme un rat mort avec Max, qui n’est donc parfait que sur le papier. Elle tient quand même un bullet journal où elle note sa vie (sexuelle) avec lui, à base de « ennuyeux » à « répulsant ». Quand même. Bizarrement, quand Max tombe dessus, il apprécie moyennement ce type de notes et rompt avec Lauren. Le pire dans tout ça, c’est que ces deux-là sont ceux qui m’ont le plus fait rire cette semaine. Lauren est souvent le personnage qui me fait le plus marrer à être le cliché extrême de la millenial qui se cherche, et une fois de plus, c’est hyper réussi.

Sans grande surprise, Lauren se précipite dans les bras de Kelsey et les seins de Maggie pour pleurer un coup, alors que moi, elle me fait juste beaucoup trop rire. Son « you’re dressed like a drag queen » à Kelsey est probablement la meilleure réplique de l’épisode. C’est en tout cas celle qui m’aura fait le plus rire.

Pourtant, il y en a des blagues et de l’action dans cet épisode ! Du côté de Liza, tout commence avec une promotion surprise pour elle, bien qu’elle reste malgré tout l’assistante de Diana. Pour changer, cette dernière se débarrasse de toutes ses tâches sur Liza (et c’est à peu près tout cette semaine), y compris celle d’accompagner aux toilettes l’une de leur plus grosse cliente.

Pas de bol, cette dernière y meurt, emmenant toute la firme à son enterrement en rose. Le gag autour de sa mort était bien géré et marrant malgré le sujet délicat, par contre, j’ai moins aimé la scène de l’enterrement. Qu’importe, cela permet à Liza de rencontrer plus tard dans la soirée, dans un bar, Diego, un argentin du Connecticut ravi de se faire draguer par une petite jeune qui a finalement 41 ans. Diego ? Oh, Victor Webster bien sûr ! J’ai l’impression de voir, par accident, cet acteur dans tous ses rôles depuis Mutant X (qui a commencé il y a 15 ans, bam, bonjour le coup de vieux)  Ce n’est pas si dérangeant, je l’aime bien et il choisit de bonnes séries, mais ça me fait toujours rire.

Quoiqu’il en soit, voici donc Liza en train de le draguer, de ne pas prendre son numéro, de le stalker, d’être stalkée, de le revoir, de coucher avec, de lui balancer son secret, d’apprendre qu’il est encore marié, QUOI ? Oui, oui, vous avez bien lu, elle lui a balancé son secret, THE secret qu’elle cache à tout le monde depuis quatre ans comme si de rien n’était. Mais Liza ? Dans quel monde tu vis au juste ?

Il y a de plus en plus de gens au courant et susceptible de la faire chanter, mais alors ce monsieur-là, je ne le sens pas du tout. Déjà, parce que Victor Webster, c’est quand même pas n’importe quel acteur, donc j’ai du mal à me dire qu’il était là qu’en guest-star pour un épisode. Et ensuite parce que tout le monde sait que coucher avec un mec le deuxième soir dans une série ne veut pas dire que c’est ton futur ex-mari-keur-keur-sur-lui-pour-la-vie. Non, généralement, c’est plutôt synonyme d’emmerdes. Pour moi, elle vient de faire une erreur de débutante dont on risque d’entendre parler, mais bon, on verra bien. Ce n’était pas trop en accord avec le personnage, je trouve.

Enfin, il me reste à parler de Kelsey qui a donc complétement pardonné Liza en dix secondes la semaine dernière. C’est toujours le cas aujourd’hui, d’où la promotion de Liza, et elle nous l’explique parce qu’elle dit qu’elle aimerait que sa mère soit aussi cool. Mouais, admettons. Cela n’empêche pas Kelsey de se réajuster par rapport à Liza et de l’emmener dans des bars « de vieux », ce qui m’a fait rire (y a un côté tout à fait véridique quand même).

Pas de Josh cette semaine, mais encore un love interest qui n’a plus rien avec son type précédent pour Kelsey : un éditeur concurrent qui n’apprécie pas de voir Kelsey tourner autour de ses auteurs. C’est du flirt en masse pour ces deux-là, mais ça marche très bien. Je crois qu’en fait Hilary Duff a de l’alchimie avec tout le monde, faut que je m’y fasse. Faut aussi qu’elle se fasse à l’idée d’arrêter de flirter avec tout ce qui bouge au travail, parce qu’elle se retrouve une fois de plus partagée entre draguer un véritable gentleman (ils sont mignons ensemble en plus) ou lui voler son auteur pour Millenial. Ah Kelsey, c’est l’histoire de ta vie tout ça !

La fin d’épisode voit donc les quatre amies improbables (Kelsey, Liza, Maggie, Lauren) en pleine déprime. Je suis tellement pressé de voir la réaction de Lauren quand elle saura que Liza n’a pas du tout 27 ans !

Bon, je me suis bien amusé cette semaine encore, c’est toujours un plaisir de retourner du côté de New-York voir comment Liza (ne) gère (pas) son secret.

05.pngÉpisode 5 – The Gift of the Maggie – 14/20
There’s gotta be a better ending for us than this.

Mieux vaut tard que jamais, malgré tous mes soucis d’ordinateur, il fallait bien que je vois Younger à un moment où un autre. Cet épisode a un peu de mal à démarrer, je trouve, lançant des pistes d’intrigue dans tous les sens sans vraie cohérence. J’ai trouvé ça bien étrange : nous avons Liza qui gère la couverture d’un livre dont l’auteur est mort (mais la collection aura encore 5 livres), Kelsey qui gère sa vie perso/pro sans la gérer et Josh qui continue ses rencards avec Montana, l’ancienne assistante de Maggie.

Liza passe l’épisode à la recherche d’un auteur pour remplacer celle qui est morte, ce qui est bien drôle, mais pas très passionnant. Disons que ça fait du bien de la voir travailler, mais ils ont déjà fait mieux. Le tout permettait de la faire affirmer qu’elle croyait en l’amour et dans les fins heureuses, à Charles, mais en parlant de Josh. Pff, rien que ça, ce n’est pas tordu du tout.

Kelsey continue donc ses rencards avec son concurrent et ça se passe super bien, évidemment. Il en est à lui offrir des cigares et à l’écouter raconter son triste passé. Finalement, elle réussit à lui piquer son auteur, mais il ne semble pas plus affecter que cela, bien au contraire, car il cherchait à s’en débarrasser… oh oh, ça sent encore l’acquisition foireuse de la part de Kelsey ! Cela donne une perspective pour les autres épisodes de la saison, mais c’est une sous-intrigue qui tombe à plat, je trouve.

Heureusement, l’intrigue principale est bien meilleure lorsque Josh se rend compte que Montana lui a caché plein de choses (en même temps, on ne la connaît pas). Elle l’emmène chez sa mère qui lui révèle tout un tas de choses : Montana s’appelle Amy et aime peindre par-dessus d’autres tableaux… y compris celui de Maggie, donc. Yep, cela suffit à foutre la merde dans leur couple : tu m’étonnes.

Josh n’est pas si con qu’il en a l’air et surtout, il s’entend bien avec Maggie, donc il culpabilise de ne pas lui dire. Qui se précipite chez elle pour la prévenir ? Josh ! J’aime beaucoup l’idée de voir ces deux-là être vraiment amis, je trouve que c’est le minimum. Maggie se rend donc au vernissage de Montana pour détruire son tableau et se le réapproprier. Sacrée idée, ça fonctionne bien…

Et ça donne une excuse pour rapprocher Liza et Josh à nouveau. J’ai adoré les voir recommencer à parler, même si la conclusion est pour moi totalement stupide : Liza le supplie de faire partie de sa vie, d’une manière ou d’une autre.

Dans le genre retombée positive de cette intrigue, Diana demande à Liza de rencontrer Maggie, ce qui devrait apporter quelques rebondissements sympathiques pour la suite.

Bon, cet épisode n’était franchement pas à la hauteur, et pourtant, j’aimais beaucoup Montana jusque-là. Je ne suis pas sûr qu’on la reverra de sitôt dans la série, car elle semble en avoir fini avec Josh pour cette fois, mais peut-être que la confrontation avec Maggie apportera d’autres problèmes. Dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette partie de l’épisode, c’est juste que j’ai trouvé l’ensemble beaucoup trop brouillon, surtout au début.

Ce n’est pas l’habitude que j’ai avec Younger qui est d’ordinaire plutôt directe et claire dans ses intrigues dès le début.

Capture d'écran 2017-08-04 20.14.19Épisode 6 – A Close Shave – 17/20
It’s not fun if that doesn’t hurt a little.

Étrange épisode que celui-ci qui était à mourir de rire mais ignore totalement le cliffhanger de la semaine dernière. Diana demandait à rencontrer Maggie, mais en fait l’une comme l’autre ont beaucoup à gérer cette semaine.

En effet, pour Diana, l’anniversaire approchant de Charles signifie qu’elle doit se plier en quatre pour trouver un cadeau à sa hauteur. Cela signifie surtout que Liza doit se plier en quatre, mais ça ne la dérange pas plus que ça, elle trouve tout un tas de cadeaux qui plaisent tous à Diana… pour Richard. On continue de nous vendre leur relation sans ramener Richard faute de budget, mais je trouve que c’est plutôt bien géré. Après tout, c’est sa vie personnelle, pas professionnelle, donc ça passe cette absence. La voir recevoir un « Je t’aime » de Charles puis comprendre qu’elle avait envie de lui dire aussi était sympathique, mais ça n’occupait finalement pas très longtemps dans un épisode qui aborde encore cette semaine tout de front, réussissant un peu mieux à trouver son équilibre.

Maggie, quant à elle, était très occupée avec une certaine Donna, que l’on connaît mieux sous le nom de Sheperd dans Blindspot. Rencontrée dans un bar où Maggie s’était rendue avec une Lauren post-rupture hilarante, Donna est une femme parfaite à presque tous les points de vue. Presque ? C’est-à-dire qu’elle est parfaite si on ne tient pas compte de sa moustache. J’ai vu mon épisode dans le RER et personnellement, j’avais du mal à voir la dite moustache, ça ne me paraissait pas si abusé. Toujours est-il que ça vire à l’obsession pour Maggie et c’était super drôle à voir. Je ne sais pas trop si ça aura un quelconque intérêt pour la suite, car ça semblait surtout être un ensemble de scènes comblant un peu la saison, mais comme c’était marrant, ce n’était pas si dérangeant.

Voilà pour les petites intrigues. Du côté des avancées énormes, Liza a encore révélé son secret à quelqu’un, elle n’arrête pas cette année, je sens que ça va lui revenir dans la gueule avec un chantage en fin de saison dont elle ne connaîtra pas l’origine. Cette fois, c’est à un éditeur concurrent qu’elle révèle tout suite à une rencontre inopportune avec une Caitlin qui couvre bien mal sa mère et rattrape mal sa gaffe (qui m’a bien fait rire malgré tout) auprès de l’éditeur. Pour parfaire le tableau, celui-ci est un ancien ami de classe de Charles. Forcément, Charles débarque dans le même restaurant que Liza et cet éditeur. Ce dernier s’arrange pour que la couverture de Liza soit maintenue parce qu’il semble être foncièrement gentil et ne pas vouloir lui causer d’ennuis malgré son mensonge. Mouais, c’est un peu louche dans cette série, mais c’était marrant de les voir parler de Madame est servie en faisant le parallèle avec Liza et Charles.

D’ailleurs, cela vexe énormément Charles d’imaginer Liza avec un autre homme âgé que lui. Ah l’orgueil masculin, c’est quelque chose ! Cela le met dans un bon état pour recevoir le coup de massue qui l’attend le jour de son anniversaire et qui lui vient tout droit d’une Kelsey tout aussi abasourdie.

Et oui, si jusque-là, Millenial était ce qui permettait de sauver la boîte avec le succès improbable et inattendu de la maîtresse chanteuse qui fait parler son chien dans son livre, la nouvelle relation de Kelsey vient une fois de plus mettre la maison d’édition à mal. En effet, elle continue de flirter avec son éditeur, s’engageant dans une dispute Twitter à base de coups bas avec lui. Cela occupe tout l’épisode et est bien drôle, mais ça devient gênant quand on apprend qu’il tweete tout en couchant avec elle (sympa et déjà un motif de rupture je trouve).

Kelsey décide donc d’être la plus mature et de demander une trêve, mettant leur portable de côté. Malheureusement, c’est donc lui qui voit le message que Charles envoie à Kelsey. Cela permet à la concurrence de voler un gros auteur normalement booké par Kelsey. Et là, c’est la merde car elle comprend tout, devant Charles et Diana qui l’enfoncent bien comme il faut.

Kelsey décide de rompre tout contact avec son mec, mais il est déjà trop tard car c’est son boulot qu’elle risque cette fois. Oups. Kelsey qui pleure, c’est toujours aussi efficace avec moi en tout cas. Liza tente bien d’améliorer les choses avec Charles, seulement il est encore énervé et finit par demander à Liza pourquoi elle sort avec un autre vieux plutôt que lui, un quart de secondes avant que tout le bureau débarque pour lui chanter un joyeux anniversaire.

Bon, franchement, ça m’a soulagé, parce que je me suis attendu à un petit infarctus de Charles dans la dernière scène. Là au moins, l’attente est chiante, mais pas insoutenable ! La scène est en plus sacrément réussi et c’est un beau cliffhanger.

07Épisode 7 – Fever Pitch – 19/20
That’s your advice, bang your boss ?

La journée semble continuer pour Liza et Charles, mais il apparaît bien vite qu’il s’agit d’un rêve hilarant et érotique de Liza dont le réveil m’aura bien fait rire. Maggie lui conseille de coucher une bonne fois pour tout avec, histoire de pouvoir mettre cette aventure de côté, alors que Kelsey ne lui conseille rien, ignorant tout du problème et préférant demander à sécher le boulot avec Liza pour la couvrir. Hop, il n’en faut pas plus pour que l’épisode se divise en deux intrigues.

D’un côté, nous avons donc la journée de Liza qui ne se passe pas franchement comme dans son rêve : Charles est absent et n’a même pas touché à son gâteau, ce qui en dit long sur sa rage envers Kelsey, selon Diana. Bien sûr, le vrai problème vient plutôt de Liza, mais Diana ne peut le savoir.

Liza remplace donc Kelsey à un salon littéraire qui est à mourir de rire. J’ai trouvé les scènes parfaitement gérées. Pour avoir fait quelques salons en tant qu’exposant, je confirme qu’on a parfois affaire à des gens à côté de la plaque ou juste bizarre, et j’ai adoré voir se dérouler cette scène. Bien sûr, il y a aussi de bonnes rencontres, comme Pauline pour Liza. Elle raconte grosso modo une vie bien similaire à celle de Liza et je ne sais pas trop pourquoi je n’ai pas vu le coup venir. C’est Younger après tout.

Et oui, Pauline n’est autre que la femme de Charles, ce que Liza n’apprend pas tout de suite, préférant lui dire de lui envoyer les premiers chapitres qu’elle juge excellent. Oh drama, drama, drama. Avant tout, il faut quand même voir Liza et Charles se retrouver seuls au bureau la nuit. Bien que Jay, l’éditeur, soit plutôt insistant avec Liza, cette dernière préfère se retrouver seule pour embrasser Charles. Pas de bol, ils sont interrompus par l’homme de ménage dans une scène bien comique, puis par la révélation de l’identité de Pauline.

Cela n’empêche pas Liza de demander plus de chapitres à Pauline, après un coup de fil de Charles qui inaugure plutôt du bon pour la suite de la série.

De son côté, Kelsey sèche donc le taf, ce qui lui paraît tout à fait normal après une monumentale erreur. Euuuh non ? C’était heureusement à mourir de rire dans son excuse (« c’est bientôt le WE ») et dans son idée de partir avec Laurene, qui me fait toujours autant rire. Comme en plus Josh s’incruste, on sent bien que ça va être passionnant à suivre.

Et en effet, il est assez vite évident que Kelsey se met à fantasmer sur Josh et que Laurene, comme moi, est en train de les shipper à vitesse grand V. Il faut dire que Josh se déshabille devant Kelsey pour se mettre en maillot de bain (bingo !) et que Kelsey ment totalement à Liza en ne lui disant pas que Josh est avec elle. Si on ajoute à ça beaucoup de drogues et d’alcools, parce que c’est Josh et Laurene, il est évident que ça ne peut que partir en vrille.

Kelsey n’assume pas du tout, même auprès de Laurene, mais quand elle se retrouve seule avec Josh après un détour par une maison pleine de pénis (non mais sérieusement, c’était quoi cette idée ? Juste hilarant et totalement perché… mais ça va encore me ramener des gens bizarres sur le blog ça je sens), elle ne résiste pas longtemps. Les deux se plaignent des mêmes problématiques et finissent par s’embrasser. Kelsey est encore assez sobre pour lui dire que c’est une erreur (mais qu’il n’est pas fou). Oh. Je veux tellement qu’ils soient en couple, ils vont parfaitement ensemble (je vais me faire lyncher pour cette critique).

Bref, c’était un épisode tout bonnement excellent, avec beaucoup d’humour là où il fallait. J’ai adoré, tout simplement, du grand Younger. Maintenant, j’attends la suite impatiemment, parce qu’on a beaucoup avancé dans cet épisode !

08.pngÉpisode 8 – The Gelato and the Pube – 15/20
Wait, no, no, no ! Don’t turn that page, it’s really good, Kelsey.

J’ai mis du temps à me motiver à voir cet épisode aujourd’hui où j’ai bizarrement préféré bosser que regarder des séries. Oui, oui, « préféré » et ce n’est pas qu’une manière de parler. Bon, les fous ne sont pas tous renfermés, c’est tout. Comme en plus j’ai eu un mal fou à trouver de la HD pour cet épisode, je n’ai pas été aidé.

Cependant, dès que j’ai eu fait play, je n’ai plus pu faire stop tellement ce « Marriage Vacation » m’a fait rire. Tout le monde le lit bien sûr, en sachant parfaitement qu’il est question de Charles. C’est gênant à souhait.

Charles refuse d’abord catégoriquement de publier le livre, mais Liza parvient à le convaincre de rencontrer Pauline pour un dîner, histoire de mettre les choses au clair. Elle a même la merveilleuse idée de faire du babysitting, ce qu’elle finit par regretter amèrement. Et oui, Charles agit en parfait connard avec elle dans cet épisode, l’exploitant totalement pour garder ses enfants et sans raconter quoique ce soit de sa soirée à son retour.

Liza doit se raccrocher à la page 58 pour rester si gentille avec !

Pendant ce temps, Maggie découvre que le toit de son immeuble est envahi de poules grâce au couple gay qui vient d’emménager et a un restaurant pas loin. Comme souvent avec Maggie, l’histoire paraît totalement perchée et sortie de nulle part, mais je sais désormais qu’il faut attendre de voir ce que ça donne.

Liza et elle se rendent donc au restaurant sur l’invitation du couple gay. Je m’en veux d’avoir été sceptique sur cette intrigue, car ça permet à Liza de dire qu’elle a trop mangé (Bingo !) et ça l’a fait payer une facture improbable qui m’a bien fait rire.

De son côté, Kelsey est harcelée par Zayne et s’en plaint à… Josh. Bien évidemment. Tous les deux décident de sortir draguer dans un bar, et il est dur d’ignorer totalement la tension entre eux. Par chance, Liza et Maggie débarquent pour prendre un verre (500$ d’addition, ça ne leur suffit pas apparemment), ce qui a le don de tout de suite refroidir l’ambiance.

Liza sympathise avec Claire, la barmaid à l’accent irlandais tout choupi, et la présente à Josh, cherchant clairement à les caser ensemble. Comme à chaque fois, Josh la séduit assez facilement, ce qui est facilité par sa bague de Claddagh. Oh, on se croirait dans Buffy, c’est mignon comme tout, au point qu’il est sympathique de les voir flirter (et puis, Claire ressemble quand même beaucoup à Montana… et Kelsey). En fait, je crois que je shippe Josh avec tout ce qui bouge ; du moment qu’il est heureux. Or, Liza ne le rendait plus heureux, donc ça me va bien.

Par contre, Liza ne le vit pas si bien que ça, surtout qu’elle a déjeuné à son tour avec Pauline et compris que celle-ci était toujours folle amoureuse de son ex. Pas facile de faire du bon boulot dans ces conditions, je pense. Il n’empêche qu’elle essaye et que Charles lui affirme ne plus être amoureux de Pauline, mais d’elle. Super… mais alors ce baiser, il est pour quand ? Liza semble culpabiliser énormément quand même… Cela ne sent pas bon !

Mise de côté pendant tout l’épisode – comme trop souvent cette saison -, Diana rencontre Ethan, le fils de Richard, dans son appartement. C’est parfait, car la présence de cet adolescent (bon, jeune adule puisqu’il est à la fac) va clairement faire du remue-ménage dans le couple – en plus, comme il est un peu sexy, il y a moyen qu’elle parte en vrille, comme d’hab. Il faut dire qu’elle n’est pas aidée par ce cliché d’ado ingrat, qui s’installe dans l’appartement avec son sextoy à peine dissimulé à la vue du couple. Sympathique.

Ce qui m’aura le plus fait rire dans l’épisode, c’est finalement Maggie qui cuisine un poulet et fait croire à ses charmants voisins qu’il s’agit du leur. C’était un bon gag, mais ça remplissait totalement l’épisode de quelques scènes inutiles sur le long terme. Je suis mitigé sur les rôles respectifs de Maggie et Diana cette saison, car à part occuper un peu de temps d’épisode, elles ne font plus grand-chose. Et elles ne se sont toujours pas rencontrées, en plus.

09.pngÉpisode 9 – The Incident at Pound Ridge – 15/20
Yes, your generation continues to elevate the culture

Impossible de trouver cet épisode en bonne qualité, mais impossible également d’attendre beaucoup plus longtemps pour le voir comme c’est Younger. L’épisode débute sur une scène de drague entre Josh et sa serveuse, Claire, qui confirme que ces deux-là forment un couple sympathique.

C’est nécessaire pour la suite de l’épisode car ils vont effectivement se retrouver dans la peau d’un couple parfait à la dynamique réussi, ce que je ne pensais pas voir arriver si vite avec Josh. Le premier rencard entre eux est à mourir de rire, clairement, et permet de tout de suite nous les installer comme un couple : il lui fait manger des piments, elle le branle avec ses mains ce qui mène à une scène hilarante où il se retrouve brûlé et forcé d’utiliser le yaourt de Kelsey. Drôle, même si un peu prévisible, cette scène a remonté le niveau de l’épisode assez vite.

De son côté, Kelsey a eu la merveilleuse idée de proposer à Josh son propre livre de tatouages à colorier. C’est clair que c’est la suite logique pour le personnage de Josh qu’on nous a présenté comme ayant sa réputation de tatoueur. Je trouve que c’est bien joué de la part des scénaristes de surfer sur la vague des livres de coloriage qui, effectivement, fonctionne très bien. Comme toujours, Liza en fait trop lors de la réunion sur le sujet, mais ça fait partie de l’ADN de Younger à force.

Le problème du livre de Josh, c’est que ça fait de lui un auteur d’Empirical : il est donc invité au pique-nique organisé par Charles (donc par Diana, donc par Liza) pour réunir la boîte et faire un événement privé avec les auteurs. Il y a beaucoup de choses marrantes qui découlent de cette situation.

Déjà, Liza se retrouve à continuer de sympathiser avec Pauline, qui se confie énormément à elle, notamment sur ses craintes de voir son ex en couple avec une autre. Tous les indices sont pourtant là pour désigner Liza, à commencer par les filles qui l’adorent alors que Liza n’en a jamais parlé, mais bon.

Ensuite, Kelsey retrouve son nouvel auteur et se présente à sa femme. Cette dernière n’envisage pas du tout que Kelsey travaille avec son mari et même si la scène durait dix secondes, elle m’a fait exploser de rire. Il n’y avait pas besoin de beaucoup plus que ce « no » hyper malpoli.

Enfin, ce pique-nique signifie surtout la première rencontre entre Charles et Josh cette saison. Si Kelsey ignore tout de passé, ce n’est pas le cas de Claire qui réussit à calmer Josh… un temps seulement. Lors d’une course de sac ridicule, Josh n’hésite pas à foutre un gentil coup de poing à Charles, devant tout le monde. Kelsey comprend ce qu’il se passe et demande confirmation à Liza. Elle lui conseille donc de ne pas coucher avec le boss.

Oui, bon, si Kelsey n’est pas la meilleure des amies avec Liza à ce moment-là, force est de constater qu’elle a raison. Elle aurait pu lui dire autrement, et on voit que même si elles sont réconciliées, leur amitié en a pris un coup. C’est du coup plutôt bien écrit. De mon côté, je continue à adorer la relation Kelsey/Josh, même si maintenant que Claire est là, je ne les shippe plus vraiment. Je trouve que l’étincelle entre eux a été bien gérée, et ils ne sont pas obligés de continuer à en jouer maintenant qu’ils forment de super colocataires (Kelsey est beaucoup trop sympa avec le couple, c’est tout).

Bon, de toute manière, Liza a été super chiante avec Charles dans cet épisode, parce qu’elle culpabilise vis-à-vis de Pauline et dit ne plus vouloir de lui. On sait très bien que si, mais ce sera pour un autre épisode. Quant à cette pauvre Pauline qui ne voit rien lui arriver dans la tronche, elle a droit à un moment super gênant avec Diana qui lui confesse qu’il ne s’est jamais rien passé avec Charles. Clairement, elle n’avait jamais envisagé Diana comme rivale potentielle, et ça aussi c’était plutôt marrant.

C’était un bon épisode avec quelques fous rires et quelques avancées dans le scénario. Diana et Kelsey ont réussi à me faire bien rire cette semaine et j’aime beaucoup le couple Josh/Claire. En revanche, Charles et Liza deviennent pas mal chiant à se tourner autour ; on tombe dans une espèce d’histoire d’amour cliché à l’eau de rose qui n’est pas franchement ma tasse de thé (mais j’adore manger des roses, pourtant). En même temps, c’est le problème quand on regarde des séries comme Younger qui ne raconte pas autre chose. Et toujours pas de tweets pour le bingo, c’est problématique.

10.pngÉpisode 10 – A Novel Marriage – 15/20
Oh god, Liza, this book is really changing everything for me.

L’intrigue inutile de la semaine sera Maggie prise en photo nue par Google Earth. Ce n’est pas là que j’aurais un tweet pour le Bingo, j’imagine. J’ai pourtant eu le droit à une story instagram grâce à Lauren et Kelsy. Ah, j’aurais dû prévoir le coup.

Maggie décide de faire une peinture de sa photo Google Earth. C’est vraiment inutile et c’est un gag rapide qui n’a pas pris sur moi.

Liza continue son travail avec Pauline et ça pose de plus en plus de problèmes avec Charles qui a du mal à digérer certaines informations. Tu m’étonnes.

Diana aide Liza en lui donnant tout un tas de conseils beaucoup trop drôles alors que sa vie est toujours un bordel incroyable. Ethan vit encore dans son appartement et pour s’en tirer, Richard enchaîne les cunnilingus. C’est une méthode comme une autre. Elle lui file un ultimatum d’une semaine pour régler la situation.

La soirée, au bar The Nest, pour les femmes organisées par des culottes pour les règles, c’est un peu cliché, mais ça permet de bonnes blagues (les Bloody Mary !). J’ai bien ri et j’ai adoré la manière dont tout paraît toujours simple avec Kelsey.

Là-bas, Pauline rencontre Louise Wexer, un personnage de son livre bien sûr. Elles se connaissent, mais ne se sont pas vus depuis longtemps. Moi, je la connais aussi, de Orange is the New Black et je suis bien content de la revoir car cette actrice est beaucoup trop drôle.

Pauline est super cool mais de plus en plus gênante pour Liza à qui elle révèle que Charles a envisagé de lui retirer le livre, puis qu’elle reparle à Charles. Du coup, quand son éditeur se pointe à la soirée de Louise Wexer le lendemain, elle est à deux doigts de céder à son charme, mais Charles passe par là, bien sûr.

Cela permet une mise au point entre eux où Liza affirme qu’elle ne veut pas être celle qui brise sa famille, mais c’est déjà trop tard pour tout ça. Les deux se séparent après une conversation pleine de non-dits, comme toujours. La soirée est loin d’être terminée puisque Pauline présente Charles comme son mari et son soutien, puis que Liza tombe ensuite sur les parents de la meilleure amie de sa fille et n’est sauvée de cette situation galère (ses deux mondes entrant en collision une fois de plus) que grâce à l’éditeur qui la drague lourdement depuis quelques épisodes. En conséquence, il la ramène chez elle et les deux finissent par s’embrasser. Bien, tu parles d’un cliffhanger, surtout que Charles les a vus quitter la soirée ensemble.

Du côté des autres personnages un peu négligés cette semaine, il se passe aussi pas mal de choses en très peu de scènes.

Au Nest, Kelsey comprend que Lauren ne quitte plus les lieux. Celle-ci s’est fait virer et cherche à se reconstituer un réseau. Être pote avec Kelsey ne doit pas aider, car tout est facile pour elle. Les joies des séries (encore que je connais des gens comme ça aussi).

Josh joue aux jeux vidéos avec Claire et ils sont beaucoup trop mignons comme couple. Du coup, il fallait que les scénaristes passent par-là : Claire apprend que son employeur ne compte pas lui offrir de job, ce qui fait qu’elle a une semaine pour trouver quelque chose avant de se faire virer des États-Unis.

Bref, c’était un épisode dans lequel il se passe beaucoup l’air de rien : toutes les infos qui auront des conséquences sur la suite pleuvent sans paraître aussi renversantes que cela, alors qu’elles le sont clairement.

12.pngÉpisode 11 – It’s Love, Actually – 15/20
Oh my god, you’re in love with Charles

Le groupe musical de Josh existe encore ! C’est fou, mais j’ai adoré cette intro d’épisode dans le bar avec tout le casting. Cela faisait du bien de les retrouver comme ça et aussi joyeux, surtout qu’à l’approche de la fin de saison, c’est fait pour ne pas durer.

Et effectivement, peu de temps après, Josh se plaint à Liza du mauvais timing de ses relations et je compatis beaucoup avec lui, parce que c’est vrai que ça craint un peu. Les scénaristes ne sont pas cool avec lui et cette pauvre Claire qui doit quitter le pays. Elle le fait et il décide, sur un coup de tête, de la suivre, aidé par une Lauren qui le soutient à 100%… Uniquement en face de lui. Dès qu’il quitte la pièce, elle souligne que c’est totalement fou et j’ai adoré cette scène. C’était tout à fait du Lauren et sa relation avec Kelsey fonctionnait très bien aussi.

Kelsey a bien d’autres chats à fouetter cette semaine néanmoins. Charles et Diana veulent récupérer Marriage vacation pour Empirical plutôt que le laisser publier par la branche Millenial. S’ils ont la courtoisie d’en parler avec Liza et Kelsey, il est assez clair qu’il ne s’agit pas d’une discussion mais d’une décision éditoriale déjà prise. Cela énerve Kelsey au plus haut point, car elle ne supporte pas de se faire voler son bébé par le big boss, ce qui est assez logique.

Comme elle est toujours en contact SMS avec Zane, elle accepte de le revoir et de manger lui. Il lui propose de bosser ensemble et elle envisage de quitter Empirical. C’était un peu précipité comme décision après quatre saisons, mais en même temps, c’est bien amené avec la décision de Charles plus tôt. Cela prenait beaucoup de sens également pour laisser Liza s’imposer un peu plus, surtout que sa réputation augmente maintenant qu’elle est en couple avec Jay. Bien sûr, Kelsey se confie heureusement à Liza qui s’inquiète pour elle et lui prodigue les bons conseils.

Kelsey se renseigne donc sur le plan de Zane et s’aperçoit qu’il ne tient pas du tout la route. J’ai aimé la débrouillardise constante de Kelsey, un très bon point de la série sur lequel je ne reviendrais jamais assez même si je le dis toutes les semaines.

Débrouillarde, oui, mais ce n’est pas suffisant. La fin d’épisode la voit sûre d’elle quand elle ne devrait pas l’être : Zane a réussi à se trouver un nouveau job après avoir quitté sa précédente boîte. Charles l’embauche pour Empirical et en fait un producteur exécutif. Kelsey va donc devoir se le taper au boulot, et pas dans le sens sexuel du terme (encore que, avec eux, il faut se méfier).

En parallèle, l’épisode nous développe aussi la relation de Charles et Pauline, qui sont définitivement réconciliés cette fois. Pauline finit même dans la chambre d’amis et remercie Liza de tout ce qu’elle a fait pour elle. Bouleversée de voir Pauline et Charles en si bons termes, Liza a du mal à retenir ses larmes. Jay la comprend amoureuse de son boss et elle fond dans ses bras en fin d’épisode. C’est une très jolie scène, mais je ne sais toujours pas si on peut faire confiance à Jay, qui est juste tellement trop gentil avec elle que ça en est louche.

Enfin, l’épisode passe pas mal de temps à se concentrer aussi sur Diana qui découvre que Richard veut leur acheter un appartement pour vivre avec Ethan. Flippée, elle se rend chez son ex-femme pour tenter de la réconcilier avec son fils et découvre que Richard lui ment depuis le début : c’est lui qui voulait vivre avec son fils et son ex-femme n’était même pas au courant qu’Ethan n’allait plus à la fac.

C’en est trop pour Diana qui décide de larguer Richard, beaucoup trop manipulateur avec elle. Elle est donc seule pour recevoir son award à la cérémonie du soir, et c’est Liza qui l’accompagne. La pauvre, j’ai aimé ce moment subtil où elle retient Liza après avoir affirmé son indépendance et sa solitude. Ce n’est pas si simple que ça…

C’était donc un épisode solide, mais il manquait d’humour pour être excellent. En plus, je trouve qu’il ne mène pas franchement à la fin de saison de la semaine prochaine, alors ça me laisse perplexe pour l’instant. À voir, je verrais bien la fin de saison se concentrer un peu plus sur Josh et Claire, car je doute que Josh quitte la série (et les USA) aussi simplement que ça.

13.jpgÉpisode 12 – Irish Goodbye – 15/20
If you don’t wanna be here, just go home

L’épisode final de cette saison est un peu décevant comparé à celui de l’an dernier et comparé à ce que devrait être un épisode final. Contrairement à ce qu’annonce son titre, j’ai surtout eu l’impresion d’un épisode de la semaine classique, à part pour les cinq dernières minutes et malgré une délocalisation.

En effet, tout commence par un coup de fil de Josh à Liza. Depuis l’Irlande, il demande à Liza de venir aussi vite que possible sur place pour… son mariage ! Et oui, pour continuer à voir Claire, ils envisagent le mariage et la Green card qui va avec. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Liza traverse l’océan et les aide.

Le problème, c’est que sur place, Claire n’a rien dit à sa famille et, pire, qu’elle manipule Liza : elle veut qu’elle mente pour eux. Afin de valider le mariage et la Green card, elle demande à Liza de mentir pour eux et dire que cela fait six mois qu’ils sont ensemble.

L’idée du mensonge a du mal à passer pour Liza : les situations sont totalement différentes pour elle et pour Josh.

Dans les bons gags cette semaine, Maggie est trainée en Irlande elle aussi et finit à moitié engloutie par les terres irlandaises. Cela lui donne une bonne excuse pour sympathiser avec la mère de Claire, qui est clairement lesbienne et artiste elle aussi. C’est à mourir de rire ! Pour une fois que Maggie sert vraiment à quelque chose dans la série, ça change.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Josh retombe amoureux de Liza, ce qui est subtilement visible par un jeu de regards odieux. Il n’empêche que Liza les défend face à la meilleure amie de Claire. Cela n’arrange pas la situation pour Josh, beaucoup trop amoureux de Liza à nouveau. Comme tous les mariés de séries américaines, on va dire qu’il flippe avant le mariage. Il embrasse Liza, puis passe la nuit avec, la veille de son mariage.

Il n’empêche qu’il se marrie bel et bien avec Claire, précisément parce qu’il aime Liza et qu’il veut réussir à se débarrasser de leur amour impossible. Moi qui pensais qu’il avait fait venir Liza pour qu’elle l’empêche de se marier, j’étais en fait loin du compte ! Wow, pourquoi faire un cliffhanger quand on peut finir sur un mariage ?

Aux États-Unis, le reste du casting n’est pas en reste avec la promotion de Marriage Vacation qui apporte son lot d’ennui. Avec l’embauche de Zane, Kelsey se retrouve les mains liées et est obligée d’accepter une interview télévisée de Pauline, en présence de Charles. Celui-ci se fait piéger et est finalement obligé de passer lui aussi à la télévision, ce qui suggère des réconciliations avec Pauline. Bien sûr, depuis l’Irlande, Liza le voit et ça n’arrange pas sa position délicate vis-à-vis de Josh. Un peu mise de côté, Kelsey finit la saison en réaffirmant qu’elle n’a besoin de personne pour avoir du succès alors que Diana prétend ne pas avoir besoin d’un homme quand elle passe tout son temps à en chercher un, surtout si ça peut être Charles. Quant à Charles, justement, il passe l’épisode à chercher Liza sans oser la contacter avant l’ultime minute. Pourquoi se contenter d’un mariage quand on peut finir sur un cliffhanger ?

Il est juste un peu dommage que cet épisode divise autant son casting car cela manquait un peu d’interactions, ne serait-ce qu’une scène Kelsey/Liza plus développée que celle du début. Je ne sais pas, je n’ai pas eu l’impression d’être devant une fin de saison avant la vingtième minute et, même là, le retour en arrière sur l’intrigue Josh/Liza sort un peu de nulle part – car Josh n’a vraiment pas eu le moindre regard pour Liza depuis plusieurs épisodes et là, d’un coup, il dit en être toujours autant amoureux. Admettons, mais ce sur place avec Josh et avec Charles est frustrant. Que les scénaristes se décident à la fin, parce que même Charles finit par être super chiant à hésiter avec Liza à cause de Pauline.

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EN BREF – La saison 4 est bien meilleure que la troisième, car elle part sur une excellente base avec Kelsey découvrant le secret de Liza. Le secret n’en est d’ailleurs plus vraiment un, car le nombre de personnes au courant ne cesse d’augmenter (on ajoute Kelsey, Jay et Claire cette saison).

Si j’ai adoré le début de saison, je trouve que cette année le rythme vif a fini par faire défaut sur certains points pour la série : Kelsey pardonne beaucoup trop vite Liza, par exemple, l’arrivée de Pauline et ses réconciliations éclair avec Charles, et je ne parle pas du mariage Josh/Claire, rushé comme jamais, même si ça fait partie intégrante de l’intrigue, au moins. Bref, si la saison est dans son ensemble meilleur, la fin a voulu un peu trop accéléré les choses et c’est dommage parce que ça s’est souvent fait au détriment de l’humour.

Quoiqu’il en soit, je serai clairement présent pour visionner la saison 5. Connaissant le rythme de production soutenu de la série et ses deux saisons par an, j’imagine qu’on devrait voir Liza revenir en Janvier, comme lors de la saison 2… donc dans seulement quatre mois. J’espère, en tout cas !

Saison 2 Saison 3 Saison 4Saison 5 | Saison 6

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Silicon Valley (S04)

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Ci-dessous, mon avis sur l’ensemble de la saison, après visionnage de chaque épisode.

Avis : Silicon Valley est de retour pour une quatrième saison ! Pourtant, j’ai terminé mon article sur la saison 3 en remarquant que son dernier épisode pouvait tout aussi bien conclure la série.

Il faut bien que je vous avoue, l’entre-saison a été très, très long et une fois n’est pas coutume, j’ai oublié les ¾ de la série. C’est le cas d’énormément de petites séries que je consomme pour le plaisir, certes, mais sans en être fana. Cette sitcom, à l’origine, je l’ai vue sur un coup de tête. La saison 1 m’a emballé parce que je l’ai binge-watchée, la saison 2 m’a déçu sur plusieurs points, la 3 a remonté le niveau et la 4 commence aujourd’hui. Je n’en attends pas grand-chose, car je sais qu’il ne faut pas trop en attendre.

Souvent par le passé Silicon Valley a eu du mal à me faire rire. Toujours, en revanche, elle m’a accroché à l’histoire de Pied Piper, la société de Richard qui se redéfinit quasiment à chaque épisode. C’est aussi ça que j’aime d’ailleurs : la série a connu tellement de virages abrupts en trois saisons qu’elle s’est redéfinie un nombre incalculable de fois tout en conservant des personnages assez clichés. Ce rythme est totalement endiablé, et c’est tant mieux, car ça me donne envie de rester plus longtemps devant, et de revenir chaque saison !

Voilà, ça vous donne une idée de ce que je pense de la série et de ce que j’en attends avant de commencer ce quatrième volet des aventures de Pied Piper. Sans plus attendre, je passe à la critique du 4×01, avec spoilers évidemment !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Success Failure – 18/20 
Welcome to the Valley, asshoes.

Il y a un résumé de la saison précédente ! Je ne m’y attendais tellement pas et ça me fut utile. En plus, ça faisait si longtemps que je n’avais entendu le générique HBO.

Ce retour est carrément réussi : j’ai beaucoup plus ri que dans mon souvenir et il y a de nouveau eu tellement de rebondissements que j’en ai presque la nausée. En plus, on passe des rires à la déprime dans cet épisode, une fois de plus, et ça prouve que la série en a ! Le titre résume finalement assez bien l’ensemble de la série, qui nous montre toujours le passage d’un extrême à l’autre en un claquement de doigts (bon, OK, en trente minutes).

Cette année, tout commence par une première scène hilarante où Richard kidnappe un milliardaire pour lui présenter PiperChat, sa nouvelle application qui permet de passer des appels visio de qualité, à plusieurs et malgré mauvaise réception. Le quiproquo qui s’installe est génial, surtout que chacun de nos geeks joue plutôt mal.

Cet épisode enchaîne bon nombre de gags, y compris de running gags, et je ne me souvenais pas que la série osait autant aller dans l’humour. Je pense aux ongles de Richard, je pense aux vues sur les toilettes, je pense même à la lourdeur des blagues sur l’homosexualité supposée de Richard par Russ. Il y avait de bons passages hilarants, c’était parfaitement inattendu.

Et au milieu de tout ça, il y avait pas mal de déprime quand même, avec Richard qui cherche sans trouver un financement, avec Monica remplacée par Ed Chen (j’espère qu’on le reverra lui, il m’a fait bien rire dans sa petite scène), avec les histoires d’Hooli, avec notre joyeuse bande qui veut virer Richard…

Finalement, ce dernier leur simplifie la vie en démissionnant. BAM. Prends-toi la claque, cher téléspectateur, de ce nouveau virage à 180° pour la série. Dinesh devient le nouveau PDG de PiperChat, Richard abandonne ses parts de la société (quoi ?) et largue au passage un Jared hyper émouvant. Franchement, la scène était suffisamment triste comme ça, mais voir la tête de chien battu de Jared, c’était juste super dur émotionnellement. Leur duo va me manquer, j’espère qu’il quittera PiperChat pour Pied Piper. Et oui, Richard continue Pied Piper avec pour projet de créer un nouvel internet. Bon courage !

C’est un début de saison hyper réussi, avec des décisions radicales et de nombreuses pistes à explorer pour les épisodes à venir. J’espère que ça continuera sur cette voie !

02.pngÉpisode 2 – Terms of Service – 16/20
“Don’t tell Dinesh”. Dinesh is my CEO.

On veut nous faire croire que Richard a clairement fait de la merde en lâchant PiperChat. Dinesh se lance dans une grande campagne de promotion hyper fonctionnelle. Du coup, l’épisode commence par nous montrer comment Richard se fait mettre de côté de sa propre compagnie. C’est juste absolument atroce, surtout dans sa relation avec Jared.

Cela ne dure pourtant pas : en effet, Richard se débrouille pour récupérer ses accès au site et remarque le pire problème possible avec l’application… Ils n’ont pas de filtres pour les enfants de moins de 13 ans. Or, aux USA, c’est tout une histoire la protection des enfants. PiperChat se retrouve en un instant avec une dette de 21 billions à la minute où quelqu’un se rendra compte de cette faille majeure. Bref, une fois de plus, la situation se renverse totalement dans cet épisode : le succès de PiperChat s’avère de nouveau être un leurre et c’est la pire des applications possibles.

Heureusement pour Dinesh, ses affaires sont sauvées par Hooli qui récupère PiperChat en menaçant de procès, le tout pour espionner un associé. Cela donne un cliffhanger hyper marrant où Hooli se retrouve avec la dette. C’est juste parfait, la multinationale va clairement couler.

Pendant ce temps, Erlich s’associe avec son colocataire dans une application pour cuisiner le poulpe, pensant qu’il s’agit d’une application de réalité virtuelle à la place. Cette partie de l’épisode ne servait vraiment à rien par rapport au reste qui était bien plus excellent.

Cette semaine était moins comique que la semaine dernière, mais comme l’intrigue continue d’avancer à toute vitesse, c’est hyper agréable à regarder. Il est rare de tomber sur des séries qui proposent autant de rebondissements avec toujours justesse et talent. Une fois de plus, ce retournement de situation est crédible – même si on peut imaginer que quelqu’un les dénoncerait plus vite que ça quand même. C’est extrêmement bien joué car toutes les perspectives que je voyais pour la suite de la série la semaine dernière sont déjà redéfinies.

Comme d’habitude, la situation est totalement renversée au cours des 29 minutes de cet épisode et on nous rappelle qu’il ne faut pas trop se faire de faux espoirs dans la vallée, même quand tout va pour le mieux !

03.pngÉpisode 3 – Intellectual Property – 14/20
Yeah like Shazam… for food.

Richard ne dort plus et fait chier le monde entier, même son médecin. Il est franchement à deux doigts du burn out, il ne dort pas et est flippant à force. C’est un peu triste de voir le héros de la série réduit à un pathétique état comme ça, mais je ne doute pas qu’ils ont un plan pour son avenir.

Jian-Yang tente désespérément de trouver un financement pour son application, mais Erlich a une bien meilleure idée que lui pendant la réunion : SeeFood. Putain, je veux cette application (et on a totalement les moyens de la concrétiser, d’ailleurs). C’est le genre d’appli totalement inutile qui a tout du carton par son concept idiot, franchement.

Erlich refuse l’aide de Big Head, le pauvre, mais demande celle des autres. Big Head cherche alors un job. Il parle tellement, tout le monde l’ignore, le pauvre… du coup, il fait un professeur parfait pour Stanford, mais comme d’habitude, il est le dernier au courant. C’est un développement intéressant, il faudra voir ce que ça donne, parce que pour l’instant, j’ai l’impression qu’on en a fait le tour.

Monica profite d’une info qu’elle tient de Richard pour piéger Ed Chan, son remplaçant. Malheureusement pour elle, Jian-Yang fait ruiner son plan en disant beaucoup trop la vérité. Par conséquent, Ed décide de se venger de Monica qui se retrouve à devoir travailler sur le projet SeeFood. Tout son travail dépend donc désormais d’un projet fantôme. Elle a le pire karma du monde, je me demande ce qu’elle a pu faire de si horrible dans sa vie pour le récolter !

Dinesh a un rencard avec la cinglée de la saison 6 de Scandal. Et si le courant ne passe a priori pas, leur haine commune de Gilfoyle est un bon terrain pour un premier rencard qui s’avère plein de promesses. Elle, je veux bien qu’on la revoit, elle a un bon potentiel pour la suite, je sens.

Enfin, Jack Baker se débrouille pour faire virer Gavin Belson. C’est une sale journée pour Gavin qui se fait dégager comme un malpropre, sans même un au revoir de qui que ce soit. Cependant, c’est une chance pour Richard, complètement perché, qui apprend que Gavin possède l’application parfaite pour son projet. Il lui rend donc une petite visite nocturne (bam, parfait pour le bingo), plein d’espoir.

C’était un peu moins fou que d’habitude côté retournements de situation je trouve, mais j’ai aimé le fait que ça prenne le temps de développer les histoires personnelles d’un peu tout le casting au lieu de se concentrer sur Richard uniquement. Cela s’éparpillait un peu et ça ne plairait pas à Laurie (elle est enceinte !), mais j’ai trouvé ça cool, avec juste ce qu’il fallait d’humour.

Capture d'écran 2017-05-22 20.14.43Épisode 4 – Teambuilding Exercise – 15/20
I would say Not Safe For Work but this is actually your work. For a year. At least.

Oups, comme je le disais ce matin dans mon article à la semaine, j’ai pris un peu de retard dans les aventures de Richard, je commence donc par voir l’épisode de la semaine dernière aujourd’hui. Cela me promet une double dose de rebondissements !

Et ça commence bien avec ce premier épisode où Richard se rend donc chez Gavin, qui brûle le contrat qu’il lui propose. Sympa. Bien sûr, assez vite, Richard parvient à faire changer d’avis Gavin, qui décide de bosser avec lui. Cela ne plaît pas du tout au reste des geeks qui ne remarque pas l’absence d’une semaine de Richard, l’un des rares moments drôles de cet épisode. Et oui, je n’ai pas accroché à leur humour cette semaine, je ne sais pas pourquoi. C’est toujours comme ça avec Silicon Valley de toute manière, je ne sais jamais à quoi m’attendre avant de lancer l’épisode.

Bon, donc, maintenant qu’il bosse avec Gavin, Richard a besoin de nouveaux collègues et se lance dans une grande opération de remplacement de ses amis. Sans grande surprise, cela rend Jared jaloux et, tout flippant qu’il est avec son couteau, Jared parvient à se faire embaucher par Richard. Il en va de même pour Gilroyle, après quelques péripéties et bonnes répliques.

En parallèle, SeeFood se développe avec une démo complétement catastrophique où tout ce que peut faire l’application est reconnaître une photo de hot-dog. Comme c’est Silicon Valley, c’est loin d’être anodin. Jian-Yang déprime et brûle tout son argent dans des produits de luxe pour être libéré plus vite de cette application et de ce job qui ne lui convient pas.

Erlich comprend qu’il va devoir développer l’application tout seul et il le fait en se servant des étudiants de Big Head. Ce dernier est loin d’être un bon prof, puisqu’il ne fait que leur montrer des films… pourtant, ce programme finit par réussir à ses étudiants qui, plutôt que d’être exploité, montent eux-mêmes l’application souhaitée par Erlich. Inquiet, il se détache du projet…

… Pour mieux apprendre par Monica que Jian-Yang est désormais riche grâce à son algorithme capable de reconnaître… des pénis. Dinesh se retrouve coincé à devoir chercher des photos de pénis sur le net pour le bien de cette application qui aide Periscope à faire le tri dans ses directs. Brillant.

Enfin, en arrière-plan, Dinesh continue sa relation avec Mia, mais cela se passe mal parce qu’elle semble avoir tout hacké dans la barraque.

Si je n’ai pas trop aimé l’humour dans cet épisode, il est indéniable que rebondissements sont toujours aussi impressionnants et bien construits. L’écriture de cette série est absolument dingue.

Capture d'écran 2017-05-22 20.05.37.pngÉpisode 5 – The Blood Boy – 16/20
This is already the best job I ever have

L’épisode débute donc sur Richard, Jared et Gilroye qui bossent désormais pour Gavin, ce qui est super bizarre à voir. Pas d’inquiétude pour autant, cela ne va pas durer bien longtemps. L’épisode débute plutôt tranquillement avec les enjeux habituels : Richard est confronté à un problème pour son nouveau Pied Piper… En effet, il veut un internet plus rapide grâce au peer-to-peer, ce qui signifie qu’il a besoin de beaucoup de gens pour que ça fonctionne. Sauf que les gens veulent que ça fonctionne et ne viennent qu’à cette condition. Les cas classiques, c’est bien fichu comme idée, j’aime beaucoup.

En parallèle, Gavin s’avère avoir un « blood boy », c’est-à-dire un mec qui échange son sang avec lui pour lui permettre, soi-disant, de vivre plus longtemps grâce à du sang jeune et healthy. C’est l’occasion pour moi de retrouver Caleb de Quantico, ce qui m’a bien fait rire, vu l’évolution du personnage dans celle-ci. En fait, Bryce (c’est le nom du perso) pourrait tout à fait être Caleb.

Richard se rend compte en cours d’épisode que Bryce est en train d’arnaquer Gavin, puisqu’il se drogue. Forcément, il le confronte et ça se passe mal, surtout que la relation entre les deux a déjà bien mal commencé quand Bryce s’est mêlé des affaires de Pied Piper.

Désabusé, Gavin finit dans une nouvelle déprime et se barre, cédant à Richard le code dont il a besoin pour sa société… mais pas les fonds. Au revoir, Gavin donc. En tout cas, c’est ce que la série veut nous faire penser. Cela fonctionnait plutôt bien comme intrigue, c’était agréable à suivre.

Loin de tout ça, Erlich et Monica continuent d’évoluer dans la même storyline lors de la baby shower de Lori. Erlich ne sert pas à grand-chose cette semaine, puisqu’il donne de mauvais conseils à Monica qui étonnamment les suit aveuglément. Elle finit par s’en tirer plutôt bien en regagnant la confiance de Lori, qui lui déclare même qu’elles sont meilleures amies. Il n’y a pas à dire, Lori est un personnage hyper comique malgré elle, mais ça me fait toujours rire.

Enfin, Dinesh réussit à se débarrasser de Mia lorsque celle-ci est arrêté par le FBI au beau milieu du mariage de sa sœur. On se croirait dans une série dramatique dis-donc. Les tentatives désespérées de Dinesh pour se séparer d’elle m’ont bien fait rire, c’est très réussi.

Cet épisode était plus drôle et toujours aussi bien écrit, avec tellement de rebondissements qu’en deux épisodes la situation de chacun est bien loin de ce qu’elle était avant que je ne fasse play. J’adore. Mon seul gros reproche pour la série là tout de suite serait qu’ils abusent de plus en plus des placements de produits, et ça devient un peu chiant à force !

06.pngÉpisode 6 – Customer Service – 14/20
What if all we need is a customer?

Comme toujours, Silicon Valley propose cette semaine un épisode qui déménage pas mal et change quelques perspectives d’avenir. J’apprends à ne plus rien envisager avec eux de toute manière.

Tout commence avec Russ qui débarque pour voir Richard et l’engueuler d’avoir vendu « leur » idée à Gavin. Il refuse d’aider à financer le « nouvel internet » de Richard, qu’il continue de s’approprier. C’était une jolie manière d’introduire le nouveau problème à régler cette semaine : ils n’ont aucun investisseur pour les financer maintenant que Gavin est parti.

Sur une nouvelle idée de Richard, ils décident donc de faire le tour des clients, de manière à débloquer la situation. Là encore, le départ de Gavin refroidit toutes les personnes qu’ils rencontrent, à l’exception d’une… Qui s’avère être la fiancée de Dan.

Encore un personnage que j’avais totalement oublié : c’est le mari de la femme avec qui Erlich a couché. Le problème, c’est qu’il l’a fait avec ses deux femmes et a tellement dragué sa fiancée (de manière lourde et stupide) qu’il risquerait de refaire pareil. Merveilleux. Erlich se fait donc virer de la suite des réunions entre eux pour s’éviter une mauvaise situation qui risque de se reproduire. Sans trop de surprise, la situation se reproduit donc avec Richard, qui couche avec la fiancée de Dan comme si de rien n’était. Outch.

Après s’être confié à Jared, il décide de faire comprendre à sa nouvelle conquête qu’ils ne peuvent continuer à se voir. Cela tombe bien, elle veut lui dire exactement la même chose, car c’était la pire rencontre sexuelle de sa vie. Re-outch.

L’épisode se termine donc sur une relation commerciale au beau fixe pour Pied Piper, mais celle-ci se fonde sur un secret qui viendra forcément leur ruiner la vie plus tard.

Pendant ce temps, Erlich se cherche quelque chose à faire (tout en clamant que ce n’est pas le cas) et réussit à se frayer un chemin pour devenir associé avec Laurie et Monica. Pourtant, ces deux-là ne travaillent pas avec lui de bon cœur, juste par intérêt pour son nouvel ami qu’il vient juste de se faire. Cela promet quelques belles catastrophes.

Enfin, suite à un test infructueux Gilfoyle et Dinesh se retrouvent avec les données personnelles de l’autre sur son portable. Jared devient alors leur arbitre, mais il n’y a rien à faire, ça finit en destruction mutuelle assurée avec des portables détruits. Bien joué.

Cette partie de l’intrigue est celle qui m’a fait le plus rire, je dois bien le reconnaître. Cependant, ne me détruisez jamais mon portable. C’est toute ma vie, sérieux.

Capture d'écran 2017-06-06 16.25.15Épisode 7 – The Patent Troll – 14/20
We know what mansplaining is.

Cet épisode débute avec Richard chez le docteur, une fois de plus, parce qu’il s’inquiète d’avoir contracté une MST suite à l’épisode précédent. Je sais que c’est supposé faire rire, mais le médecin n’a pas réussi à me faire passer le stade de la gêne avec ces gags-là. Heureusement, c’était déjà mieux avec le fait que Richard devienne de plus en plus petit, ça m’a fait rire juste ce qu’il fallait.

C’était une jolie manière d’introduire le combat de cet épisode qui voyait Pied Piper aux prises avec un troll alors que l’application commence à faire ses preuves. Il y avait quelques bons gags, notamment sur les fraternités (encore une fois, c’est pour Jared) et des rebondissements toutes les cinq minutes, ce qui est très caractéristiques de la série. J’ai apprécié retrouver l’acteur de Superstore, il faut bien le dire.

Les autres intrigues de l’épisode étaient plus marrantes, mais moins intéressantes du point de vue de l’histoire globale de la série. Ainsi, Erlich parvient à se faire embaucher par Lori et sa nouvelle partenaire/meilleure amie Monica. C’est n’importe quoi bien sûr, mais j’ai explosé de rire lors de la petite séance de Mansplaining. Les conséquences de son embauche, en revanche, ont eu du mal à me voir décrocher un sourire, les séances de baskets n’étant pas franchement une sous-intrigue très utiles (pour le moment, en tout cas). Il y avait quelques moments parodiques qui m’ont fait sourire malgré tout, notamment l’abus sur le pot d’huile.

Enfin, il y avait toute l’intrigue du frigo, avec un Gilfoyle qui tente de pirater le nouveau frigo high-tech. C’était sympathique et permettait de monter d’un cran le niveau d’humour de l’ensemble de l’épisode avec des gags franchement réussis.

Autrement dit, c’était un épisode plutôt classique pour Silicon Valley, avec des sous-intrigues marrantes pour compenser le sérieux de l’intrigue principale. Toutefois, j’ai eu du mal à m’inquiéter pour Richard, car l’on sait bien dès le départ qu’il va trouver une solution à son problème. C’est un peu la formule de base de la série après tout.

08.pngÉpisode 8 – The Keenan Vortex – 13/20
This is what you talk all day?

Et donc le client ramené à Lori par Erlich revient dans la série et maintenant que Frankie m’a dit que c’était le petit de Sixième Sens, je ne vois plus que ça aha. C’est fou. Il confirme à Erlich que son poste est désormais une affaire sûre.

Le problème à résoudre cette semaine, c’est qu’il fait froid en Californie et que cela entraîne des coûts supplémentaires de stockage, de manière plus ou moins directe. Mouais. Ce n’est pas dingue comme base pour un épisode, surtout que cet hiver sort de nulle part par rapport au reste de la saison.

Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode et ses solutions, qui consistaient en gros à permettre à l’algorithme de Pied Piper de faire fonctionner la réalité virtuelle du riche de Sixième Sens (Keenan). Du coup, ça aiderait à remettre la compagnie à flot, bien sûr. Je trouve que la série devient répétitive : au-delà de la formule qui se répète, l’humour se repose toujours sur les mêmes vannes, particulièrement concernant Jared. Cela fonctionne, hein, mais c’est un peu dommage, ça fait trois épisodes que j’ai l’impression de voir la même chose.

Bref, Richard refuse de vendre, donc il demande une somme ridicule… qu’il finit par avoir, grâce aux magouilles d’Erlich et de son nouveau pote, Keenan. Franchement, je ne préfère pas imaginer la page Wikipedia qu’aura Pied Piper quand elle sera vraiment célèbre, c’est tellement prise de tête et plein de rebondissements. Et je n’ai même pas eu de baignade pour le bingo alors qu’ils étaient juste à côté de la piscine et joyeux car en train de célébrer leur nouvelle collaboration.

La joie est bien sûr de courte durée car Monica débarque avec de bons arguments pour rappeler à Richard que c’est une super mauvaise idée de bosser avec Keenan. Dépité, Richard vient donc prévenir son équipe que le deal ne peut se faire. Par chance pour lui, Keenan les a déjà trahis pour Hooli.

Et oui, parce que pendant ce temps, le nouveau patron d’Hooli se met à stresser parce qu’il voit approcher le Hooli Con et qu’il n’est pas prêt à surpasser les performances de feu Gavin.

Finalement, Erlich s’est fait avoir par Keenan et n’a plus de job (putain, toujours pareil), ce qui le déprime tellement qu’il brûle sa pergola, et Hooli Con donne des idées à Richard, ce qui permet un cliffhanger meilleur que d’habitude. La semaine prochaine, nous serons donc au Hooli Con, ça s’annonce un peu mieux.

L’épisode avait besoin d’une meilleure montée en tension de l’action car il n’était pas bien brillant. Vivement la semaine prochaine, j’espère que ça repartira du bon pied et que ça arrêtera de s’encroûter !

Capture d'écran 2017-06-19 15.09.25.pngÉpisode 9 – Hooli-Con – 16/20
I mean that’s malware, Richard

C’est déjà beaucoup mieux cette semaine : comme prévu, l’épisode précédent donne d’excellentes bases à celui-ci qui n’a plus qu’à surfer sur la tendance du Hooli-con qui approche. Richard a la merveilleuse idée de profiter de l’installation de l’application du festival pour insérer le code de son application. Si on passe au-delà de l’illégalité d’un tel acte, je trouve le postulat de départ (les gens ne suppriment pas leurs applications) un peu léger, parce que je n’ai jamais énormément de place sur mon portable, donc je passe mon temps à désinstaller les applications inutiles (quitte à les réinstaller un mois plus tard).

Après, peut-être que je suis une exception de ce côté, mais j’ai déjà beaucoup d’applications dont je me sers quotidiennement, ce n’est pas pour m’en rajouter à l’excès. Enfin, je ne sais pas, j’ai trouvé cette conclusion vite tirée et peu probable venant de geeks comme eux qui sont forcément confrontés à un moment ou un autre aux limites de leur portables et multiples extensions de stockage.

Passé ce postulat, l’épisode réintroduit de très bonnes choses, à commencer par Mia qui m’a beaucoup fait rire ou une nana que j’avais totalement oubliée et que Richard drague. L’intrigue fonctionne plutôt pas mal et les blagues sont excellentes (j’ai bien aimé tout ce qui concernait Keenan, même si c’était assez basique), complexifiant (pour ne pas dire noircissant) encore le passé de Jared. Plus ça va, plus le personnage devient presque flippant. Cela commence à faire beaucoup pour un seul personnage, quoi.

Le chef de la sécurité d’Hooli continue d’être développé en parallèle de tout ça et j’ai apprécié sa fidélité à son ex-patron qui permet à Richard de s’en tirer quand tout était contre lui. La série nous a habitué à ce genre de retournements de situations. Par conséquent, je n’ai pas spécialement été surpris, mais j’ai trouvé le tout plutôt bien amené.

La fin d’épisode nous rapproche à grands pas de la fin de saison et, par conséquent, conclue son intrigue sur un double cliffhanger : au Hooli-con la démonstration de réalité virtuelle se passe très mal, probablement à cause de Pied Piper qui s’est incrustée sur tous les téléphones qui semblent surcharger. Cela promet un épisode riche la semaine prochaine.

Quant à l’autre cliffhanger, il voit Erlich se barrer du pays (tout au long de l’épisode dans une sous-intrigue intéressante sans plus) et retrouver Gavin dans un temple zen parfaitement cliché. Je suis moins passionné par cette perspective-là, mais sait-on jamais, ça cache possiblement de bonnes idées.

Pour conclure, elles n’avaient pas vraiment de rôle à jouer cette semaine, mais j’étais déçu de ne pas voir Monica et Lori !

10.pngÉpisode 10 – Server Error – 18/20
Those are real people, with real crotches and… and they’re burning.

Déjà dix semaines que la série a repris, il est donc temps de lui dire au revoir et à l’année prochaine, car le renouvellement est confirmé. Comme toujours avec cette série, la fin est hyper chargée et ça part dans tous les sens. Une fois de plus, c’est un final très maîtrisé qui ne perd des points que parce que Monica et Lori brillent par leur absence. C’est vraiment dommage sur une fin de saison, j’aurais aimé en savoir plus sur leur compagnie, plutôt que de voir Pied Piper couler une fois de plus (mais en fait non).

Il est donc sûr que Pied Piper est responsable de la catastrophe du Hooli Con, ce qui provoque tout un tas de remous dans l’entreprise, à commencer par la démission de Jared. Forcé de rester au moins deux semaines par son propre texte, il essaye donc de recruter un(e) remplaçant(e), ce qui fonctionne à merveille puisqu’il continue d’être beaucoup trop honnête. Cela m’a bien fait marrer. Malgré tout, Richard finit par virer Jared car il remet beaucoup trop de choses en question à toujours vouloir avoir un plan B. J’ai aimé la manière dont cet épisode a mis en avant ce conflit, même si je m’attendais à un traitement du personnage totalement différent après les derniers épisodes.

Dans la liste des bonnes choses de cet épisode, il y a aussi la manière dont la série a trouvé le moyen de balancer un bon humour au milieu d’un labyrinthe d’intrigue : que ce soit Gilfoyle qui casse ses lunettes (les lentilles de chat sont à mourir de rire !), Big Head qui ne sait pas garder un travail ou Jack Barker pris en otage par les chinois parce qu’il a fait une promesse impossible (remplacer tous les téléphones Hooli), ça tombait toujours très bien et ça fonctionnait très bien.

En fait, ce sont pour des épisodes comme celui-ci que je continue de regarder cette série. Je suis largué les trois quarts du temps dans leurs solutions techniques et leur jargon, même si j’en comprends toujours juste assez pour me dire « OK ». Après quatre saisons, la crédibilité globale est bien faible, car Richard a vécu plus d’emmerdes en quatre saisons que la start-up moyenne en dix ans, mais ce n’est pas grave. L’ascenseur émotionnel était très bon cette semaine avec une écriture vraiment réussie pour cet épisode, qui s’appuie bien sur toutes les pistes ouvertes dans la saison et tous ses personnages, excepté Monica et Lori donc, réduites à une simple mention dans une réplique. Cela fait tout de même plaisir de les retrouver à ce niveau d’écriture.

Dans cet épisode, au fur et à mesure des détours et problèmes, Pied Piper cesse donc d’exister avec ses serveurs détruits et répandus dans la ville… Avant d’être miraculeusement sauvé (une fois de plus) par le piratage du frigo de Jin-Yang, une intrigue secondaire qui avait paru ne servir à rien plus tôt cette année. Force est d’admette qu’ils ont bien joué leur coup et que la révélation est à mourir de rire, même si (surtout si !) Richard se fait casser la gueule pour avoir couché avec la femme de son client. Il le méritait, en plus, après cet épisode, j’ai juste explosé de rire.

Du côté de Gavin, il revient en avion (BINGO !) aux Etats-Unis grâce à Erlich, victorieux grâce à l’échec monumental de Jack Barker. Fort de son succès, il reprend la tête d’Hooli et souhaite donc racheter Pied Piper. La saison se conclut sur Richard qui refuse cette offre et l’esquisse d’un combat Pied Piper/Hooli que Richard est sûr de gagner maintenant qu’il est réconcilié avec toute son équipe.

Toute son équipe, sauf Erlich, l’acteur ayant décidé de quitter la série. Le personnage se voit offrir une sortie pourrie (ce qui explique aussi que l’épisode n’arrive pas à atteindre le 20), puisqu’il finit drogué et c’est à peu près tout. Gavin le laisse sans moyen de contacter qui que ce soit et au paradis de la drogue, pour au moins cinq ans. Franchement… ils auraient pu trouver mieux pour un des personnages principaux. N’ayant jamais beaucoup aimé Erlich, je m’en remettrais, surtout que la dynamique de la série reste excellente sans lui, comme on a pu le voir dans ces deux derniers épisodes.

Il semblerait que les scénaristes donnent en compensation plus d’importance à Jared et comme c’est mon personnage préféré, j’en suis bien content. Une fois qu’il pense avoir tout perdu, Richard se précipite pleurer auprès de Jared, ce qui suffit pour la réconciliation. Ce que j’ai surtout adoré dans le conflit entre ces deux-là, c’est que les scénaristes ont montré en quoi Jared était essentiel au bon fonctionnement de l’entreprise.

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Un au revoir raté pour Erlich…

EN BREF – Cette saison était une fois de plus réussie, avec son lot de rebondissements dans chacun des épisodes. Personnellement, j’ai trouvé que l’écriture était un peu moins bonne en mi-saison. En effet, ça tournait en rond et s’installait confortablement dans une routine, malgré les rebondissements constants, donc. Disons que la routine venait de la manière d’écrire un épisode toujours calquée d’une semaine à l’autre sur la même formule !

Heureusement sur les deux derniers épisodes, la série a su rebondir avec de nouvelles conneries de Richard, partant sur une piste inédite. Je ne sais pas comment il peut survivre avec autant de pression et de stress perpétuels cela dit. Quand on prend chaque épisode dans son individualité, il y a déjà de quoi être au bord de la crise de nerfs dans ses baskets ! Mais non, le créateur de Pied Piper parvient toujours à retomber sur ses pattes contre toute attente, comme sa société.

Cette fin de saison 4 nous en a vraiment fait voir de toutes les couleurs et a voulu nous faire croire à la mort de l’entreprise, pour finalement amorcer un combat final contre Hooli qui est attendu depuis le premier épisode de la série. Franchement, la saison 5 a désormais tout pour être la dernière saison, dernière saison qui devrait voir Richard gagner. Nous verrons bien ce qu’il en est en 2018, mais je sais ce que j’ai envie de voir l’an prochain !

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