This is us – S04E14

Épisode 14 – The Cabin – 18/20
L’épisode est assez lent dans sa mise en place, quand bien même les épisodes précédents étaient là pour ça et quand bien même on avance dans celui-ci de manière assez vive. Cependant, une fois qu’on est vraiment plongé dedans, l’ambiance est celle que l’on attend de cette série : il est difficile de retenir ses larmes par moments, les personnages font tous preuve d’une force magistrale et le montage révèle à merveille toutes les émotions du scénario. Bref, c’était superbe, comme toujours.

> Saison 4


Spoilers

414.jpg

Care to join me in 520 pieces of pure meditative bless?

Je sais que ça ne se voit pas tellement vu que je le vois en retard, mais j’étais très impatient de regarder cet épisode, et je profite d’une pause dans un week-end à 100 à l’heure pour me le visionner bien rapidement, ce qui n’est probablement pas une bonne idée car je suis sûr qu’il va me dévaster. Je suis dans de bonnes conditions pour voir ce genre d’épisode, cela dit, puisque je suis très heureux de mon week-end. C’est déjà ça de bonne humeur pris avant d’être déprimé par cette série, non ?

L’épisode commence dans le passé avec Jack insistant pour mettre au point une capsule temporelle familiale dans le chalet de vacances… Kate n’ayant pas d’emploi quand la maison a cramé, pourquoi personne n’a pensé à aller vivre là-bas pour avoir le temps de se retourner ? Elle a l’air plutôt cool. Ah les problèmes de riches ne voyant pas les solutions les plus évidentes !

Toujours est-il que les trois adolescents (je pense qu’on peut dire qu’ils sont adolescents maintenant ?) ne sont que moyennement emballé par la capsule temporelle… même si ça révèle encore et toujours les caractères de tous, avec un Randall stressé de chercher ce qu’il peut bien enterrer. Ce n’est pas le seul à y réfléchir, parce que les parents aussi hésitent sur l’objet qu’ils peuvent y mettre, rêvant déjà du futur où ils pourront déterrer cette capsule et de la magnifique maison qui s’y trouvera.

Plus loin dans le futur, on retrouve Kate et Marc arrivant dans ce même chalet, alors que Rebecca essaie de calmer ses fils qui sont très remontés après Marc, sans même savoir ce qu’il s’est vraiment passé. Malheureusement pour eux, ils ne peuvent pas se rendre au chalet aussi vite que prévu, parce qu’avec la neige, la route est bloquée. Cela laisse donc le temps à Kate d’être seule avec ce connard de Marc qui, pour cette fois, se comporte à peu près amoureusement avec elle… mais pas avec le mug de son père.

Il s’amuse à faire semblant de le casser, soi-disant par accident. Casser la tasse de son père, ce n’est vraiment pas la meilleure idée du monde et ça énerve aussitôt Kate, évidemment. Elle décide d’aller faire un tour, sous la neige, mais il la laisse alors en-dehors de la maison, parce que c’est fun de la punir d’avoir un caractère et une vie en-dehors de lui, quoi. L’angoisse est tellement totale avec ce mec !

Le lendemain matin, Rebecca et ses fils débarquent, prétextant être inquiets à cause de la tempête qui a eu lieu durant la nuit. Oh, Kate parvient à vivre dans les illusions un temps, mais comme elle a dû casser une fenêtre pour rentrer la nuit précédente, ça ne peut pas durer bien longtemps. Randall est celui qui comprend le premier le problème, brillant comme il est ; et la révélation finit par être vraiment bien prenante. J’ai adoré la scène, avec une Kate honteuse qui ne veut pas vraiment que sa famille sache la vérité, même si on voit qu’elle n’a qu’une envie, c’est cela.

Bref, il n’a fallu que quelques mois pour qu’elle tombe dans la putain de routine des femmes battues, culpabilisant de ses erreurs (soi-disant) et protégeant son agresseur jurant qu’il l’aime. La pauvre, c’est horrible… Heureusement, Rebecca est capable de calmer ses fils quand ils découvrent la vérité et de virer Marc de la maison. La scène est parfaite, Rebecca est absolument brillante durant celle-ci, faisant preuve d’une force et d’une rage calme de défendre sa fille qu’on lui connaissait déjà, mais qui est magistrale à voir. C’est ainsi que Marc sort de la vie des Pearson… en tout cas pour cet épisode, et j’espère pour toujours ; surtout que ça renforce les liens du trio et de leur mère.

Dans le présent, Randall hésite encore à se rendre au chalet avec son frère et sa sœur, mais Beth insiste pour qu’il y aille, voyant bien qu’il a besoin de ça, même si mentir à Kevin sur l’état de santé de sa mère ne sera pas des plus simples. Et puis, je ne sais pas, conduire avec un plâtre, ça ne doit pas être évident non plus, mais l’épisode nous éclipse totalement ce problème.

De son côté, Kevin se voit forcé de réveiller Madison pour pouvoir faire sa valise, et il découvre alors l’humour particulier de Madison qui propose de dire à Kate qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre. La tête de Kevin était plutôt marrante, mais bon, je trouve quand même toute cette relation n’est pas super bien gérée.

En parallèle, Kate nous démontre un bel exemple de charge mentale puisque c’est elle qui gère totalement tout pour son bébé, même quand elle n’est pas là : elle donne toutes les explications à Toby. Ouais, il a vraiment besoin de passer du temps avec son fils s’il n’est même pas fichu de savoir où est sa nourriture, franchement. Tu m’étonnes que Kate veuille le prendre avec lui pour ses quelques jours de vacances.

Il n’empêche qu’on en arrive très vite aux triplés quasi-quarantenaire qui passent du bon temps ensemble dans le chalet, avec Randall faisant un puzzle de 520 pièces représentant leur famille quelques années plus tôt et l’électricité qui claque. Ambiance film d’horreur, sérieusement ; surtout que Kevin n’arrive pas à remettre le courant, qu’il n’a aucune idée de l’état de santé de sa mère, qu’ils sont entre frères et sœurs ou encore qu’ils sont tous dans un état de nerfs peu agréables. Je veux dire, entre Kate qui ne peut plus avoir de news de son fils et Randall de l’état de sécurité de sa maison… c’est l’angoisse la plus totale.

Ils se rendent donc tous les trois en ville pour téléphoner et prendre des nouvelles du monde, même si Kevin est plutôt d’humeur à éviter le monde extérieur. Ce n’est pas une grande réussite, puisque Madison a laissé trois merveilleux messages vocaux à Kate pour expliquer qu’elle a couché avec Kevin, malgré leur accord. C’est totalement abusé, mais ça permet de rire un peu… même si on sait que c’est une graine de plus pour le week-end de l’angoisse absolue qu’ils traversent.

De retour au chalet, les mensonges des uns et des autres commencent à se voir de plus en plus, avec Randall découvrant la vérité sur Kevin/Madison et Kevin découvrant vite le secret de sa mère, bien caché par son frère et sa sœur. La tension monte rapidement d’un cran, accentuée par le huis-clos forcé. Kevin finit par s’isoler à l’extérieur, et Randall et Kate sont forcés de finir le puzzle seul.

Comme il ne leur manque finalement qu’une pièce – l’œil de leur père – ils comprennent qu’ils doivent rejoindre leur frère pour déterrer la capsule temporelle… Ben oui, c’est dans le sac de Randall que se trouve la pièce manquante, parce qu’il ne savait tellement pas quoi mettre dans celle-ci que pour parer son anxiété, Kevin avait pris la décision, pour lui, d’y mettre cette pièce. Il n’y a que Randall qui faisait ce puzzle de toute manière…

C’était sympa, plus que Kevin ayant mis une photo de lui et Sophie ou que Kate ayant mis une lettre de choses débiles à accomplir dans sa vie. Il reste alors les sacs de leurs parents, dans lesquels se trouvent un plan de leur maison de rêve et une cassette audio. Cette dernière contient un message de Jack enregistré en 1993… Oh.

C’était hyper prévisible, évidemment, mais ça fonctionne quand même beaucoup trop bien d’avoir Jack laissant un message à ses enfants, surtout quand le montage a la bonne idée de nous remettre la musique triste de l’épisode de la mort de Jack… comment voulez-vous que notre cœur ne soit pas brisé par cette conclusion ? Comment ne pas se réconcilier suite aux beaux conseils de Jack envers ses enfants ? Ils finissent tous les trois par pleurer devant ce fragment du passé rappelant une fois de plus que Jack est vraiment le père parfait.

Au moment de partir du chalet, tout le monde est donc réconcilié et Kevin comprend pourquoi son père voulait absolument fabriquer une maison à cet endroit. Sans surprise puisqu’on pouvait déjà la reconnaître sur le dessin vu en début d’épisode, il s’agit évidemment de la maison dans laquelle il vivra dans le futur qu’on connaît déjà… juste au-dessus du chalet : c’est probablement dans celui-ci que se repose Rebecca. Quant à Kevin, quand il rentre chez lui dans le futur, c’est pour mieux tomber sur Beth. Bien : le terrain est préparé pour le dernier épisode de la saison…

En parallèle, on suit évidemment Toby gérant bébé Jack avec plus ou moins de succès… jusqu’à ce que le nourrisson s’étouffe. Ce devrait être vraiment la panique pour tout le monde, mais ça ne l’est que pour Toby, parce qu’on sait qu’il grandira bien notre bébé Jack, finissant par être un beau gosse sachant chanter, quoi.

Il n’empêche qu’on est rassuré avec Toby d’entendre le médecin dire que tout va bien, et que c’est touchant d’enchaîner sur une chaîne où Toby se met à jouer à Star Wars avec son fils, lui racontant toute l’histoire et le couvrant de baiser.

> Saison 4

This is us – S04E13

Épisode 13 – A Hell of a Week (part. 3) – 18/20
Cette saison fait vraiment du bon travail pour me faire apprécier le personnage au cœur de cet épisode alors même que je ne l’avais jamais vraiment apprécié jusque-là. C’était un très bon troisième versant de l’histoire. Je m’attendais à un sentiment de conclusion dès cette semaine, mais la saison n’étant pas encore terminée, il reste encore à faire avec les intrigues de ces derniers temps. J’ai hâte de voir la suite, et la série réussit vraiment à faire le travail qu’elle est censée faire.

> Saison 4


Spoilers

413.jpg

Sorry if that ruins your birthday diner but I’m sure Miguel will be around to pick up the pieces.

Et c’est parti pour la troisième partie de ce triple épisode, qui se consacre enfin à l’histoire de Kate. Il était temps ! On commence comme les deux précédents épisodes par Jack essayant de réconforter son enfant pour s’assurer de passer une bonne nuit, là où il passe la pire de sa vie. Comme je l’avais pressenti en cliffhanger, je n’ai pas trop accroché à la nouvelle actrice interprétant la petite Kate, mais bon, j’imagine que certains recast sont inévitables.

Dans ce flashback, on a donc droit à Kate qui invente une merveilleuse histoire pour s’endormir avec son père. Comme les semaines précédentes, j’ai moins accroché à cette partie de l’épisode, même si c’était chouette de voir de très jolies images et une histoire qui insiste sur l’importance de sa mère pour elle.

Quelques années plus tard, on retrouve à nouveau Kate, adolescente, et Marc, son copain. Le couple semble très heureux, avec un joli échange de « je suis amoureux de toi » et Kate qui invente son copain au dîner d’anniversaire de sa mère, même si ses frères seront là et ne l’aiment pas. Il est plus vieux, après tout. Et aussi, accessoirement, c’est un vrai connard.

Le personnage qui paraissait tout gentil dans son premier épisode apparaît beaucoup moins sympathique dès le début de celui-ci, empêchant Kate de manger du chocolat – parce qu’il sait qu’elle tient à son régime, soit – ou n’appréciant pas de la voir plus intelligente que lui pour conseiller les clients. Ces petits détails qui en font le parfait connard…

Dans la scène suivante, on découvre donc que Kate est énervée de ne pas avoir réussi à appeler Marc la veille puisqu’il n’a pas décroché. Et quand il la rappelle, il lui reproche d’avoir voulu impressionner un autre mec – le client – avec ses connaissances. Il est déjà bourré et se réconcilie avec Kate, bien trop conciliante. L’appel est finalement bien court, mais aussi bien lourd. J’ai tellement de peine pour Kate.

Cela fait donc trois mois qu’elle est en couple avec Marc, et Rebecca commence donc à s’inquiéter de savoir qui il est. On la voyait débordée pour s’occuper de ses enfants, mais finalement, elle est capable de prendre un peu de temps pour sa fille. Il est ainsi décidé qu’elles prendront un café avec Marc avant le dîner… mais bien sûr, le lendemain, il ne se pointe pas à l’heure et ne s’excuse pas, avant de se montrer particulièrement pressé et malpoli. Non, vraiment, un connard, qui passe son temps à se plaindre et à annoncer qu’il a démissionné le matin-même à Kate en même temps qu’à Rebecca.

Kate fait tout ce qu’elle peut pour montrer les bons côtés de Marc, alors que Rebecca reste en retrait de la conversation pour les observer sans aimer ce qu’elle voit. Quel jeu d’actrice, c’est toujours aussi bluffant, franchement. Bien sûr, après ce café un peu flippant, Rebecca essaie de faire comprendre à Kate qu’elle n’a pas trop envie de la voir aller à la cabane familiale avec Marc – parce qu’elle ne connaît pas vraiment Marc.

Kate est loin d’être stupide : elle comprend bien que Rebecca déteste son copain, et c’est pour cela qu’elle s’embrouille finalement avec sa mère. La scène est vraiment bien fichue, avec de la tension qui n’éclate jamais vraiment, mais des méchancetés qui sont très justes balancées par Kate. Elle est totalement manipulée par Marc, c’est horrible.

Et elle décide donc d’aller à la cabane avec Marc le soir-même. Bien sûr, on sait déjà que ça va mal finir, mais c’est horrible à voir : il s’énerve après Kate parce qu’elle refuse de quitter son job aussi, et c’est dingue comme la scène est crédible. Il révèle son vrai visage, conduit bien trop vite et finit par larguer Kate au bord d’une route déserte au beau milieu de la nuit. L’angoisse, l’angoisse, l’angoisse. Comme quoi, l’amour peut rendre aveugle et il faut faire toujours attention, hein.

Par chance, il lui balance avant ça son sac, donc elle peut au moins téléphoner à sa mère depuis une station-essence où Marc la retrouve pour s’excuser, pendant l’appel. Elle décide alors d’accepter ses excuses, mais cette fois, Rebecca a senti la panique dans la voix de son enfant, d’où le branle-bas de combat qu’elle organise ensuite pour s’occuper de sa fille avec ses deux fils. Quelle intrigue puissante ! Pauvre Kate, qui a fini toute seule juste avant qu’il ne se mette à neiger (parfait pour le Bingo Séries ça). Pauvre Rebecca qui se retrouve à stresser pour sa fille. Pauvres nous, forcés d’attendre encore avant d’avoir le fin mot de cette très bonne histoire !

De retour dans le présent, on découvre qu’il est 23h17 pour Kate quand Randall est confronté à son voleur. Ah, le décalage horaire ! C’est dingue comme on oublie à quel point les États-Unis sont si vastes et les décalages horaires si importants. Bref, ce n’est pas le sujet, cela dit : le sujet est la tristesse de Toby face à son fils aveugle. Il espère donc que son fils pourra regarder un jour Star Wars et Rick & Morty avec lui… deuxième merci pour le Bingo Séries, Toby ! Mais pas merci pour ta difficulté à accepter le handicap de ton fils.

Ce n’est pas si facile pour Kate tout ça, parce qu’elle venait de réserver son fameux week-end de retraite avec Toby. À la place, Kate reçoit un appel de sa mère qui s’incruste à la retraite puisque Toby doit travailler. Kate n’ose pas lui dire pour Toby, Rebecca n’ose pas dire qu’elle est malade, et c’est l’angoisse franchement : les non-dits s’installent et n’empêchent pas la vie de continuer son cours, avec Rebecca rencontrant Gregory par exemple, où Kate demandant à Madison de venir surveiller le chien. Ah, les non-dits, il n’y a rien de pire pour créer de la tension inutile, mais il y en a dans toutes les familles, alors c’est crédible.

Il est tout aussi crédible de voir Rebecca toute enthousiaste de passer du temps avec sa fille – elle veut des journées parfaites avant la maladie, donc. Malheureusement, la vie n’est pas si simple : la nouvelle de sa maladie la ronge, la tristesse de Kate la ronge aussi. En plus, la majorité des gens présents à la retraite sont venus… en couple. Et elle, elle est là avec sa mère. Evidemment que c’est galère à supporter.

Elle finit par s’en confier à sa mère après un appel de Gregory que sa mère a pris pour Toby, et cette fois, Rebecca a enfin les réactions parfaites pour Kate, réussissant à la bouger pour la faire se baigner dans la piscine pour oublier tout ça. Rebecca en profite aussi pour s’accrocher à ses souvenirs et expliquer à sa fille la raison de son surnom (qui se traduit « insecte », concrètement), réussissant à lui expliquer qu’être sensible ne l’empêche pas d’être forte. La conclusion de tout ça ? Rebecca lui annonce qu’elle doit forcer Toby à assumer son rôle de père. Autrement, elle pourra, de toute manière, éduquer Jack toute seule, parce qu’elle en est capable et c’est tout.

C’est dingue, on n’avait jamais vu ce genre de scène entre le duo mère/fille avant. Pour la première fois de la série, elles semblent vraiment à la même page, et j’adore voir ça. Malheureusement, ça enchaîne par Rebecca devant parler de sa maladie. Les non-dits finissent par être dits donc, sans blesser personne. Mieux que ça, Rebecca est effectivement plus détendue et drôle depuis qu’elle sait ce qu’elle a, et cette scène mère/fille est juste méga touchante.

Un petit karaoké plus tard (vive Ironic !), les deux rentrent et sont vraiment amies comme jamais, parlant même d’un petit marathon Friends à se faire. C’est chouette ce développement, franchement. Kate retrouve donc Toby, et c’est lourd entre eux. La tension est là quand Kevin appelle sa sœur. Ensemble, ils décident de passer le week-end entre triplés et Toby demande alors à sa femme de lui laisser Jack pour le week-end. C’est inattendu comme demande de sa part : elle a bien sûr du mal à le faire, mais elle comprend que c’est ce qu’elle doit faire ; ce qui est une bonne chose.

> Saison 4

This is us – S04E12

Épisode 12 – A Hell of a Week (part. 2) – 16/20
Voilà encore un épisode qui s’avère tout doux malgré la tristesse qui s’en dégage. S’il fallait nommer l’émotion que l’on ressent face à cet épisode, ce serait probablement « This is us », et je crois que c’est suffisant pour décréter que cette série a vraiment réussi à acquérir bien rapidement le statut de série culte. Même si l’épisode n’a rien d’exceptionnel, il est très chouette.

> Saison 4


Spoilers

412.jpg

How could I not come?

Le temps passe tellement vite, c’est dingue, j’ai l’impression d’avoir vu le dernier épisode il y a deux ou trois jours, mais non, ça fait déjà une dizaine de jours que cet épisode a été diffusé aux États-Unis. Il est donc temps pour moi de me replonger dans l’univers des Pearson afin de retrouver le petit Kevin qui n’arrive pas à dormir et dérange son père pendant Shining. Evidemment, la scène nous montre une fois de plus que Jack est parfait avec ses enfants.

Il passe donc un bon moment à chercher le mobile de Kevin, parce que c’est ce que son fils espère avoir au-dessus de son lit. Pas de bol pour lui, il est incapable de le trouver et se sent forcé de réveiller Rebecca pour ça. Malheureusement, le mobile a été donné à une œuvre caritative, alors Jack doit faire preuve d’inventivité pour endormir Kevin. À aucun moment, je n’ai eu peur pour lui : on savait déjà que ça irait, c’est Jack, après tout. Il lui fait un petit discours plein de bonnes émotions, et hop, bébé Kevin s’endort à son tour, comme son frère.

Quelques années plus tard, on retrouve Kevin adolescent et c’est l’occasion de découvrir que l’actrice choisie pour incarner la mère de Sophie n’est autre que Pauline de Younger. J’étais si heureux de retrouver cette actrice que j’adore que j’en ai un peu zappé sa première scène et intrigue qui n’est pas exceptionnelle. Pourtant, c’est cette intrigue qui aura le plus de poids émotionnel dans l’épisode : Sophie et Kevin vont au cinéma mais ne peuvent pas voir la fin du film. Cela lance un running gag de leur relation, où ils inventent la fin de l’histoire et se proposent régulièrement des fins possibles…

Mais le vrai poids émotionnel, c’est qu’ils se rendent ensuite à un feu de camp, puis dorment dans une voiture… où ils se font réveiller par Kate, en larmes, révélant la mort de Jack. Outch.

Toujours plus tard dans les années, parce que cette série aime bien nous faire voyager dans le temps, on retrouve toute la famille fêtant l’anniversaire de Rebecca, comme on l’avait aperçu dans l’épisode sur Randall. Kevin est plus maltraité encore que son frère dans son besoin d’attention : Rebecca est débordée après tout. Elle ignore Kate, elle n’arrive pas à trouver le temps d’aider Randall et elle n’a pas regardé la première apparition télévisée de Kevin.

En revanche, la mère de Sophie, elle, l’a fait et elle est super fière de Kevin. Evidemment. Kevin aime beaucoup sa belle-mère, beaucoup plus que Sophie n’aime sa mère. En effet, les deux femmes sont habituées à se disputer apparemment. C’est dommage : on ne connaissait pas encore cette dynamique, et même Sophie est un personnage qui reste assez mystérieux pour nous. En tout cas, dans cet épisode, elle s’énerve quand sa mère lui paie un voyage avec des économies qu’elle espérait pour autre chose.

Une fois que Sophie s’éclipse, Kevin en profite pour demander à sa mère la bague de sa grand-mère, dont il espère pouvoir se servir pour la demander en mariage. Malheureusement, la mère de Sophie n’est pas à l’aise avec cette idée parce qu’elle considère que Kevin est trop jeune. Voilà qui est dit et fait. Et en rentrant chez lui le soir, Kevin apprend de Rebecca que Kate s’est disputée avec elle avant de partir à la cabane de famille avec son copain, où elle rencontre clairement un problème.

Dans le présent, Randall est confronté à son voleur quand Kevin est au travail à négocier la fin de son film et à raconter sa vie. Il est interrompu par l’assistant qui gardait son téléphone, après plusieurs appels de Sophie (seulement trois concrètement quand Kevin regarde le téléphone). C’est donc Sophie qui appelle pour parler de la mort de sa mère. On le savait déjà, mais la nouvelle affecte profondément Kevin qui décide aussitôt d’être l’ex parfait et de se rendre à l’enterrement, même si elle est fiancée.

C’est l’occasion pour lui de retourner à Pittsburgh et d’être assailli de souvenirs de sa relation avec Sophie. On connaissait déjà la scène, c’est donc sans surprise qu’il appelle Randall pour prendre des nouvelles de son frère pendant la nuit précédant l’enterrement. Le lendemain, pendant la cérémonie, il se fait discret et se souvient de la décédée dans son coin, jusqu’à ce que Sophie l’aperçoive au beau milieu d’un discours où elle parle de sa mère.

Venant de This is us, il est évident que l’écriture de la scène est parfaite et que le discours pendant la cérémonie est très beau. On sent bien que Sophie tire sa force de la présence de Kevin, mais celui-ci n’ose pas lui parler pour autant quand il la voit occupée à discuter avec son fiancé. Il se rend malgré tout chez la mère de Sophie ensuite, parce que c’est Sophie, et parce qu’il veut lui apporter ses donuts favoris. C’est beau, mais ça nous montre surtout que Sophie a des doutes sur son mariage : oui, son fiancé a pu lui offrir la bague de sa grand-mère, cette fois, mais il ne connaissait pas vraiment sa mère non plus. En plus, lui, il a encore ses deux parents. C’est trop bizarre pour Sophie.

Quand il l’appelle pour lui dire qu’il hésite à entrer, Sophie le rejoint donc dans l’allée devant la maison et lui demande de l’emmener loin de là. Oh, on dirait les mariées de séries qui s’enfuient le jour du mariage, dis donc ! Kevin décide alors de l’emmener à l’endroit où ils avaient fait un feu de camp alors qu’ils étaient encore adolescents. Il décrit cet endroit comme le lieu où son enfance a pris fin, et c’est super triste, tout en étant assez amusant parce qu’ils arrivent encore à relativiser et à se décider à voir la fin du film de leur adolescence, qu’ils n’ont jamais vu auparavant.

C’est beau de tenir si longtemps quand je n’arrive pas à tenir plus de 24h sans voir la fin d’un film, moi. Malgré ces beaux moments ensemble, ils savent qu’ils sont obligés de mettre fin à cette parenthèse. Sophie doit retourner à la cérémonie organisée chez sa mère, inévitablement. Kevin l’y redépose, mais elle en profite aussi pour lui remettre une photo qu’il avait dédicacé à sa mère. Ouep, la mère de Sophie avait gardé la dédicace pendant toutes ces années. Si ce n’est pas triste tout ça.

Kevin finit alors sur la tombe de son ex-belle-mère pour boire un verre (non alcoolisé pour lui) avec elle et lui parler un peu, de sa sobriété, de sa réussite, du fait qu’il serait enfin prêt pour Sophie… mais qu’il a raté sa chance avec elle. J’ai adoré la scène, par contre laisser dans le cimetière une photo (qu’il récupère finalement) et une bouteille entamée, c’est étrange quand même.

Après ce séjour chargé en émotions, Kevin se décide à passer chez Kate, mais celle-ci est partie en retraite avec Jack alors que Toby est au travail. Il se retrouve alors à prendre un thé avec Madison, qui vient de se faire larguer une fois de plus. J’ai adoré la conclusion de Kevin qui est qu’elle n’est pas celle qui se fait larguer à chaque fois, mais celle qui est toujours prête à rester et se battre. Evidemment. Voilà donc la blonde avec qui il va se retrouver au lit en fin d’épisode ?

On a d’abord droit à un montage émotionnel avec la fin de chaque intrigue, et notamment avec Sophie qui découvre que son fiancé ne lui a pas donné la bague de sa grand-mère, mais une réplique. Oui, mais c’est quand même avec Madison que Kevin est au lit quand Randall l’appelle. Ils décident ensemble de se rendre à la cabane de famille pour se ressourcer, et ils invitent Kate au passage. Celle-ci révèle qu’elle est tout aussi triste qu’eux parce que son mariage est sur le point d’imploser ; mais ça, on ne le verra que dans le prochain épisode qui se concentrera logiquement sur Kate. Le cliffhanger voit ainsi la petite Kate (pas trop convaincu par la nouvelle actrice) venir déranger Jack à son tour.

> Saison 4

The Good Place tire sa révérence

Salut les sériephiles,

Si je fais un article sur la fin d’Arrow, vous vous doutez bien que je ne peux pas ne pas en faire un pour une série que je suis depuis son tout premier épisode et dont tous les épisodes sont critiqués sur le blog. En plus, elle a toujours rencontré un franc succès sur le blog, alors je sais que je ne suis pas le seul ici qui était un grand fan de The Good Place. Après quatre ans, la série tirait sa révérence dans un double épisode final très réussi hier.

Voir aussi mes critiques de tous les épisodes :
Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

C’est tout étrange de se dire qu’on ne verra plus de nouveaux épisodes de cette série. Et c’est très étrange aussi de se dire que ça ne fait que quatre ans qu’elle était là quand j’ai l’impression qu’elle a duré une petite éternité – ou quelques Bereamy. Franchement, je me souviens encore avoir visionné le pilot dans le métro (ou le RER ?) sans grande conviction. Je commençais cette série uniquement parce que Kristen Bell était à l’affiche, mais l’histoire me paraissait franchement médiocre…

Résultat de recherche d'images pour

Pourtant, après vingt minutes, j’avais éclaté de rire plusieurs fois sur mon siège, malgré le fait que j’étais au beau milieu d’un lieu public. C’était donc bien parti pour cette série et moi, et la saison 1 n’a pas démérité. Ce que j’aimais particulièrement avec The Good Place, outre les répliques, les personnages et les gags tous très approfondis et réfléchis, c’était finalement… son rythme.

Résultat de recherche d'images pour

Jamais la série n’a pris le parti de s’installer dans une routine comme le font de nombreuses comédies. Au contraire, leur but a toujours été d’avancer vers l’étape suivante. C’est ce qui explique qu’elle ne dure que quatre saisons, mais c’est aussi ce qui lui permet d’être assez qualitative dans l’ensemble tout de même. The Good Place a rapidement réussi à devenir culte avec ses concepts complètement perchés (le quartier), ses délires bien particuliers (le postier, les crevettes…) et ses répliques qui font mouche (fork !) en étant simples et efficaces. Partant de là, il ne lui manquait pas grand-chose pour être culte avant même la fin de sa diffusion.

Assez clairement, elle a réussi à atteindre le statut de série culte avec son rebondissement de fin de saison. Je sais, je sais, certains avaient compris avant (chapeau), mais moi, ils m’ont eu comme un bleu et ma mâchoire s’est décrochée quand la révélation est tombée.

Résultat de recherche d'images pour
C’était un twist brillant pour relancer la série, franchement, mais c’était aussi assez symptomatique : les mi-saisons étaient un peu creuses.

Franchement, ça a permis à la saison 2 d’être encore meilleure que la première à mon sens. Je pensais que la série allait proposer quelque chose d’assez classique, avec une réécriture de sa saison 1… À la place, ils ont proposé une centaine de réécritures possibles, puis une balade dans les différents endroits de l’au-delà ! Toujours plus ! Et puis, en plus, Netflix s’est mis à la diffuser un peu partout dans le monde, et en France notamment, ce qui participe largement à son succès, c’était malin comme idée !

Image associée

The Good Place a su prouver qu’elle savait se réinventer et que ses personnages étaient assez bons pour être adaptés à toutes les situations : ils étaient stéréotypés, oui, mais aussi attachants et malléables. C’est exactement ce qu’il faut pour une comédie. Mieux encore, cette comédie qui a priori est juste là pour nous faire rire a pris l’habitude dès sa saison 1 d’ajouter des concepts philosophiques à son écriture, et l’air de rien, elle a touché à pas mal de dilemmes moraux et éthiques auxquels tous les humains sont confrontés un jour ou l’autre. Faire de la métaphysique en riant et en passant de bons moments, ce n’est pas toujours évident.

Résultat de recherche d'images pour

Alors certes, la saison 3 était en-dessous, mais elle réinventait toute la série une nouvelle fois et permettait d’approfondir les personnages. Si elle ne m’a pas trop convaincu sur le moment (toute la partie sur Terre était moins intéressante), tout a été justifié assez rapidement par les scénaristes quand on est revenu dans l’au-delà et au cours de la saison 4. En fait, le but était d’explorer les personnages et leurs défauts pour nous montrer comment les corriger.

Résultat de recherche d'images pour
Ah Jason, ce fournisseur de memes à chaque scène !

Et s’il n’y a qu’une chose à retenir de cette saison 4, c’est justement que tous les personnages ont été capables d’évoluer dans le bon sens et de devenir meilleurs quand bien même ils étaient atrocement insupportables sur Terre.

Image associée

Oui, ils ont leurs petits défauts et Tahani continuera à jamais à faire du « name drop » des célébrités qu’elle connaît, mais ils ont aussi tous su évoluer : Jason a trouvé une paix intérieure et une forme de sagesse incompréhensible, Tahani s’est enfin mise à travailler pour les autres plutôt que pour se prouver quelque chose, Chidi est désormais capable de faire ses choix, Michael est devenu plus humain et Eleanor a enfin arrêté d’être égoïste. Franchement, elle ne l’est tellement plus que même quand elle passe la porte qui la supprime de l’existence, elle réussit encore à provoquer de bonnes actions sur Terre.

Résultat de recherche d'images pour
Cette série donne aussi envie de s’acheter des cactus, mais bon.

Quant à Janet, eh bien, elle était parfaite dès le début, alors bon, elle l’est restée (#notagirl #notarobot)… Tout comme la Juge et ses goûts irréprochables en pop culture ! C’était parfait comme conclusion et parfait comme série. L’air de rien, la série s’était imposée dans mon cœur et c’est un peu la dernière comédie que je suivais vraiment avec attention de manière hebdomadaire… Franchement, ça va me faire tout bizarre de me dire qu’elle n’est plus là, et je ne sais pas encore ce qui va être capable de la remplacer !

Image associée
Je réclame déjà un spin-off sur Tahani pour ça, surtout qu’elle était sous-exploitée en saison 4 !

Mais bon, I take it sleazy, comme dirait l’autre 😉