This is us – S04E07

Épisode 7 – The Dinner and the Date – 14/20
S’il est un peu dommage de ne pas avoir eu toutes les intrigues que j’espérais dans cet épisode, j’ai bien aimé le développement présenté en ce qui concerne le présent. C’est malheureusement plus léger du côté du passé, et ça donne un épisode quelque peu bancal. Après, ça fonctionne du côté de la thématique, et c’était intéressant à voir. C’est juste que ça donne l’impression d’être un épisode qui ralentit volontairement le rythme et les développements de la saison.

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Spoilers

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After everything, you still have the nerve to have this dumb idea?

Je ne me voyais pas conserver du retard dans mes séries avant un #WESéries tout de même, alors me voilà pour ce nouvel épisode de la série que j’espère un peu plus réussi que la semaine dernière. Ce n’est pas gagné, avec un début qui se concentre sur un rencard entre Malik et Déjà, dans le bus avant l’école.

Enfin, ça c’est la théorie. En pratique, on les voit prendre la décision idiote de faire l’école buissonnière parce qu’il décide de lui montrer son Philadelphie à lui. Sans surprise, le soir, Déjà se fait punir pour une bonne dizaine d’années par ses parents, mais bon, ça valait le coup si c’est pour passer la journée avec son nouveau mec à découvrir une ville dont elle ne se souvient que peu.

Malik est super cool avec elle, s’arrangeant pour lui faire plaisir toute la journée et faire d’elle une habituée, avant de dire qu’elle est belle. Bon, on est dans de la drague adolescente tout ce qu’il y a de plus classique, mais c’est en tout cas chouette de découvrir Philadelphie comme ça, parce que je ne connais pas bien la ville et qu’il l’emmène dans de sacrés endroits. Je les aime bien ces deux-là. Et si un jour je vais à Philadelphie, il faudra que je fasse les différents coins qu’ils font.

En tout cas, Déjà et Malik se rapprochent, de plus en plus, et ça finit par être beaucoup quand ils se tiennent la main. Cela perturbe Déjà, parce qu’elle a l’impression de l’aimer, mais qu’elle n’est pas sûre de sa sincérité. Or, la sincérité, c’est important. Il le sait bien, et il lui propose aussitôt un petit discours sur ses origines, sur sa première copine qu’il a mis enceinte et sur sa sincérité à lui, surtout.

Il l’emmène ensuite admirer la vue, de nuit, des maisons éclairées, et ça suffit à faire craquer définitivement Déjà qui se décide à l’embrasser. Et c’est après tout ça que Déjà rentre chez elle pour se faire pourrir par le regard de Beth, énervée d’avoir appris par le proviseur qu’elle a séché les cours avec Malik.

Pour régler tout ça en tout cas, Beth est toujours aussi géniale en tout cas, à convaincre son mari d’avoir un esprit aussi ouvert que possible (et beaucoup de vin rouge) parce qu’elle a invité Malick et ses parents à venir dîner chez eux. Oui, oui, les adolescents sèchent les cours et en échange, ils obtiennent une soirée de l’angoisse où les parents se rencontrent – et le bébé est là aussi.

Bien évidemment, Randall a du mal à se faire à l’idée du bébé, mais ça se passe drôlement bien avec le père de Malik alors tout pourrait bien aller pour Déjà et son nouveau mec… sauf que Beth déteste la mère de celui-ci, parce qu’elle est rapidement dans le jugement de la vie passée de Déjà. Comme c’est violent, je comprends Beth qui se retrouve à boire à cachette dans le placard avec Randall, sérieux. Enfin, non, d’ailleurs, parce que c’est un peu dingue de cacher du vin comme ça chez soi, ça fait très alcoolique.

Cela dit, ça apporte un bon humour et pour une fois, c’est Beth qui est un peu moins appréciable dans cet épisode. Ben oui, pendant le dîner, Janelle se met à pleurer et ça déclenche les hostilités pour de bon, avec les filles qui sont envoyées dans leurs chambres, le dîner qui tourne court et Beth/Kelly (la mère de Malik) qui partent en vrille et s’engueulent à cœur ouvert.

La manière dont Beth protège sa famille est super touchante, et elle reste vraiment mon personnage préféré de la série, même si elle semble s’emporter un chouilla trop rapidement dans cet épisode. Ce n’est pas bien grave : elle est interrompue par Déjà qui revient auprès des adultes pour s’excuser de son comportement, mais pas pour ses sentiments, ni pour la meilleure journée de sa vie. C’est-y pas chou.

Cela permet aux parents de se rendre compte qu’ils se plantent un peu de combat, même s’ils ont des réactions on ne peut plus humaine et normale pour des parents. Beth et Randall décident donc de punir Déjà pour ses mensonges, mais d’accepter sa relation avec Malik. Ils demandent même à ce qu’elle leur en raconte plus sur lui.

Dans le passé, on repart sur l’intrigue du prof préféré de Randall, avec une Rebecca qui ne comprend pas bien l’invitation de Jack. Cela me rassure, tout de même, ça n’avait pas trop de sens comme idée. On voit donc le couple se préparer à recevoir Mr Lawrence, alors que celui-ci fait de même avec sa femme. C’est assez drôle parce qu’elle est lucide elle aussi sur la situation étrange de son mari et de son seul étudiant noir.

Le dîner commence par une visite de la maison, avec Jack qui ne peut s’empêcher de se mettre en avant autant que possible par jalousie et Kevin qui est flippé de voir une version adulte de son frère quand il entend Mr Lawrence dire qu’il range ses livres par année de parution. La visite de la maison est gênante, donc, mais c’est pire au dîner, parce que Randall et son prof sont insupportables pour tout le monde, et parce que Jack est beaucoup trop jaloux.

Il y a une vraie bonne écriture de l’épisode, avec les femmes qui sentent bien ce qui est en train de se passer et qui marchent sur des œufs. J’ai adoré Trish, la femme du professeur qui s’interpose pour l’empêcher de trop dire des conneries, Kevin qui prend son pied avec la gêne qui s’installe et Rebecca qui recadre Jack dans la cuisine, l’air de rien.

Après le dîner, Jack finit par se décider à avoir un tête à tête avec Mr Lawrence, et ça permet de diffuser un peu les tensions entre eux. Il faut dire qu’il y a de quoi faire… mais tout s’arrange, à la fois entre Jack et Mr Lawrence, mais aussi entre Jack et Randall. C’était un peu plus faible comme intrigue, surtout par rapport à celle de Déjà.

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This is us – S04E06

Épisode 6 – The Club – 14/20
Peut-être que c’est parce que je n’y connais rien en golf, mais j’ai eu l’impression de passer totalement à côté de cet épisode et des émotions qu’il voulait nous faire ressentir. Au-delà de cette intrigue un peu lourde, j’ai eu du mal à accrocher au reste aussi, parce que ce n’était pas ce que j’en attendais ou parce que je trouve ça moins bien que les perspectives de la saison 3. Bon, autrement dit, ce n’est pas un épisode qui restera dans les annales.

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Spoilers

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I know what you’re thinking – even the tunnel is getting laid.

Non, je ne prendrai pas de retard dans toutes mes séries, je refuse ! Cet épisode commence de manière surprenante avec un énorme flashback sur l’ensemble de la relation Kate/Toby. Cela ressemble fort à une manière de gagner du temps quand même, mais ça a aussi pour but de nous montrer leurs problèmes de couple aujourd’hui. Une mise en bouche pour bien s’assurer que ce soit déprimant donc. Et ça fonctionne bien : c’est déprimant de les voir s’engueuler dans le présent, et encore plus maintenant qu’on a revu le passé.

Les problèmes de couple entre eux ? C’est clairement un manque de communication et un manque de sexe, avec en plus Kate qui n’a pas l’air bien certaine que Toby ne reprendra pas du poids. Finalement, ils décident de prendre du temps sans bébé Jack pour régler leurs problèmes. Ils se retrouvent donc à l’hôtel où tout va pour le mieux, surtout avec Toby beaucoup plus maigre qu’avant… mais ça ne finit pas si bien !

En effet, il se retrouve en panne sexuelle, et plutôt que de parler du problème, ils… regardent des vieux films. Ah oui, ça va régler leurs problèmes de couple, ça. Un film plus tard, la conversation reprend, notamment parce que Toby a sur le cœur les non-dits de sa femme. Et bam, il lui sort qu’il ne comprend pas pourquoi elle n’a pas plus confiance que ça en sa capacité à rester maigre. Kate le prend super mal, alors que jusque-là, elle se pensait « pas assez sexy » pour Toby. Décidément, ces deux-là n’arrivent pas se comprendre cette saison, c’est quelque chose.

Au retour chez eux, Kate décide en tout cas de marquer des points en coupant le pantalon trop grand de Toby (en tout cas, c’est ce qu’elle pense) et ça permet de rétablir le dialogue entre eux, puis l’érection de Toby. Soit. Tout ça nous laisse totalement sur notre faim après le cliffhanger de la semaine passée par contre.

En parallèle, Kevin stalke Zoe sur internet… et elle a clairement refait sa vie avec un autre. Il en parle à Nick qui ne connaît pas bien les réseaux sociaux et se retrouve à liker par accident la photo que son neveu lui montrait. Bon, bref, ils sont voisins et ça ne fonctionne pas bien sur tous les aspects entre eux. J’ai du mal avec cette situation pour le personnage de Kevin. Il commence à vraiment s’encroûter, je trouve.

Et ça ne s’améliore pas quand on le voit ensuite dans une salle de sport où il croise Cass. La ville doit vraiment être bien petite s’ils se croisent comme ça. Il ne se rend même pas vraiment compte qu’il est dragué par une des serveuses du bar de la salle de sport, il est en boucle sur Zoe (je le comprends cela dit, elle était si géniale !) et il flirte totalement et carrément avec Cass, sans même s’en rendre compte non plus. Pourtant, pour la première fois de la saison, l’alchimie entre eux est vraiment évidente là, je trouve.

Malgré tout, il accepte d’aller en rencard avec la serveuse, et ça se passe étonnamment bien, parce qu’elle… veut des enfants. Oh, ça sent tellement le mauvais rebond et la pire idée du monde après sa rupture ce qui est en train de se passer. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas d’alchimie entre eux aussi, juste qu’il y avait une sorte de distance bizarre à avoir avec cette scène. C’était si gênant.

Heureusement, leur rencard est interrompu par Cass qui attendait Kevin devant sa caravane. Elle s’est disputée avec son mari et veut se confier à son ami, alors Kevin décide de… laisser repartir son rencard pour privilégier Cass. Un bon move de connard, ça non ? Enfin, c’est très cool pour sa relation avec Cass, évidemment, et celle-ci se décide à l’embrasser quand il est parfait avec elle. Avant de se barrer, ensuite, évidemment. Les séries, je vous jure, j’en peux plus !

Oh, tout ça n’est qu’un faux suspense : Kevin lui demande finalement de rester et lui rend son baiser, avant de coucher avec elle. Ils ne traînent pas du coup… Les séries, je vous jure, j’en peux plus, bis ! Mais bon, ça fait un couple sympa.

Dans le passé, Rebecca et Jack se réveillent avec des envies, Jack surtout, d’ailleurs. Le seul problème, c’est que Rebecca a prévu d’aller voir sa mère, alors ça ne se fait pas comme ça. Elle demande à Jack de l’emmener chez ses parents et celui-ci lui explique donc qu’il n’y est pas spécialement le bienvenu. Malheureusement, elle ne le croit pas spécialement, et elle le force donc à l’emmener, puis à aller au golf avec son père. L’angoisse.

En chemin, son beau-père décide d’acheter de nouvelles fringues à Jack parce que son look n’est pas bon pour jouer au golf. C’est gênant comme tout, et en plus, il est super mauvais en golf. Il commence donc à boire, puis refuse un entretien d’embauche qu’un des potes de son beau-père lui propose. Ouille.

Tout ça ne fait que remuer la merde entre son beau-père et lui, et le beau-père continue de penser que ce gendre n’est pas assez parfait ou bon pour sa fille. Après, faut dire qu’il ramène un Jack complètement bourré, ça ne doit pas aider non plus. Rebecca le ramène donc chez eux, sans dire un mot à leur père. Il faudra voir dans un autre épisode ce qu’il en est.

Dans le passé toujours, mais une bonne quinzaine d’années plus tard, Randall réveille ses parents dès 6h parce qu’il veut absolument aller à l’école en avance pour parler avec son professeur d’anglais, Mr Lawrence, dont il est un grand fan. Jack en est même un peu jaloux. Du coup, le soir, il propose à son fils d’aller jouer au golf ensemble, histoire de… passer du temps avec ?

Je n’ai pas bien compris le choix de l’activité, surtout qu’il déteste clairement le golf, mais bon. C’était triste pour Jack de voir Randall lui parler beaucoup de Mr Lawrence, en plus. Finalement, Randall n’aime pas spécialement le golf et il n’aime pas non plus que son père le force à insister pour aimer le golf et pour continuer la partie jusqu’au bout. Le problème, c’est que Jack le force toujours à continuer des activités, à l’exception du karaté.

C’est surprenant, mais Jack n’est plus si parfait d’un coup : il oublie totalement que son fils est noir et donc ne se sent pas à place sur le court de golf. Et rapidement, Randall lui reproche de ne pas le voir si tout ce qu’il voit est son fils, et non une couleur. Bim.

Jack s’en confie ensuite à Rebecca, tout déprimé, et il décide finalement… d’inviter à dîner Mr Lawrence comme Randall l’aime tellement. Comme on est dans une série, le prof n’a rien de prévu ce week-end là et accepte aussitôt. C’est beau. Et Jack reste le personnage parfait de toujours, trouvant à peu près les mots pour parler à son fils. Il n’empêche que Randall n’aime pas trop le golf.

Dans le présent, Randall est stressé par son job parce qu’il a dû annuler deux fois son rendez-vous avec un conseiller municipal. Il sait qu’il doit se mettre en quatre à présent, mais ce n’est pas son fort, clairement. Il finit par accepter de se rendre à une après-midi golf avec le conseiller et trois autres hommes, mais il a tout de même le gros problème qu’il est nul en golf.

Finalement, il gagne peu à peu la sympathie du conseiller municipal, ce qui était son but. Le montage final nous révèle qu’en fait, il s’est entraîné longtemps au golf avec Jack et qu’il y est retourné adolescent. Il n’est pas si nul que ça, donc, il faisait semblant pour s’attirer la sympathie du conseiller. Bizarre.

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The Good Place – S04E06

Épisode 6 – A Chip Driver Mystery – 16/20
C’est un peu mieux cette semaine, je trouve, parce que j’aime les réponses que la série commence à apporter. C’est certes simpliste, mais c’est parfois les idées les plus simples qui fonctionnent le mieux et j’espère que la conclusion de cette semaine aura des conséquences positives pour la suite de la saison. Après, il reste des points moins bons cette année selon moi, mais c’est simplement qu’une série ne peut pas plaire à tout le monde tout le temps, j’imagine.

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Spoilers

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You’re a condescending bench.

Mais oui, parfaitement, c’est sans prendre de retard outre-mesure que je regarde cet épisode. Avec la guerre du streaming en cours, Netflix, c’est un peu la facilité. Et puis, quand je n’ai pas beaucoup de retard dans une série, j’aime bien garder la tête hors de l’eau, ça fait toujours plaisir. C’est donc reparti pour un épisode d’une série qui touche à sa fin et dont j’espère encore qu’elle peut surprendre pour le mieux.

On reprend cette semaine avec Michael rendant visite à la Bad Janet coincée depuis six mois dans le vide de Janet. Le temps passe vite dis-donc. En tout cas, il est là pour lui raconter une histoire et, blague de pet à part car c’était lourdingue, l’actrice de Janet est vraiment excellente. Quant à Michael, il lui raconte donc une histoire, ce qui promet un récit enchâssé assez sympa avec des réactions de la Bad Janet en permanence.

C’est effectivement ce qui se passe, donnant un bon rythme à l’épisode. L’histoire que raconte Michael ? Après une semaine au ski, Brent décide de donner un exemplaire de son livre au reste du groupe des humains. Le seul problème, c’est que son livre est un ramassis d’horreurs racistes et insultantes pour ceux qui sont censés être ses amis.

Il met donc dans l’embarras notre équipe de héros qui a pris l’habitude de se féliciter chaque semaine avec un award du « sauveur de la semaine » et « du plus sexy de la semaine ». Eh, ça pourrait être une idée d’article. En tout cas, Simone prend un malin plaisir à se moquer de Brent tout au long de l’épisode, et je la comprends parce que le livre est mauvais. En plus, Tahani a du mal à ne pas aller dans son sens, même si elle sauve les apparences autant que possible. C’est une fois de plus Eleanor qui fait de son mieux pour que Simone le pardonne.

De son côté, Michael essaie avec autant de patience qu’humainement possible d’expliquer à Brent que c’est normal de ne pas être parfait tout le temps. Ce n’est pas si facile pourtant, parce qu’il est horrible comme être humain – c’est pour cela que Simone ne veut pas lui pardonner justement. Et donc malgré tout ce travail de Michael et les bonnes idées d’Eleanor pour contourner le problème en travaillant sur Simone, la situation dégénère assez vite.

Heureusement, Eleanor finit par comprendre que Simone n’est pas celle qu’ils doivent changer. Brent la trouve méchante avec lui, mais bon, il est le connard. C’est peut-être mon problème avec cette saison : autant en saison 1, les quatre humains torturés étaient attachants, autant Brent et John sont juste insupportables.

En parlant de John, justement, cette semaine, il surprend le duo Chidi/Jason en train de danser, et la couverture de Jason tombe donc. C’est clairement l’intrigue secondaire de la semaine et j’ai trouvé ça surprenant que ça se passe si vite et quasiment de manière dérisoire dans l’épisode. Il faut dire qu’il se passait beaucoup de choses du côté de Brent : comme il est incapable de s’excuser, il énerve encore plus Simone, puis Tahani, puis Chidi qui va jusqu’à lui mettre un bon coup de poing dans la face. Ma foi, c’est inattendu et leur petit coin de paradis n’est plus tellement le paradis. Il est surprenant de se dire que ni Simone, ni Chidi ne découvrent qu’ils ne sont pas au paradis, d’ailleurs, parce qu’ils sont censés être plus malins que ça !

L’expérience avec les quatre humains part donc totalement en vrille cette semaine et ça devrait être la catastrophe pour nos héros. Après un rapide moment de désespoir cependant, ils arrivent à trouver encore de nouvelles idées pour s’en sortir et tenter d’améliorer les comportements de John et Brent. Tout ça finit par donner de l’espoir à Michael quand il comprend que l’important n’est pas tant de savoir si les humains sont bons ou mauvais, mais de voir s’ils sont capables de changer et d’être meilleurs que la veille.

Bon, je n’ai pas trouvé ça particulièrement glorieux honnêtement, surtout que j’ai trouvé que la fin arrivait trop vite. Pourtant, je reconnais que l’idée est bonne et permet bien d’offrir une conclusion naturelle aux grands débats de la série. Il restera à voir comment tout ça sera appliqué. Quant à Bad Janet, elle est libérée et malgré son impertinence et son insolence, je suis sûr que Michael aura réussi à faire naître le doute en elle. À mon avis, on la reverra et elle ne sera plus si mauvaise… même si elle ne lira pas pour autant le livre sur les humains que Michael lui donne.

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The Good Place – S04E05

Épisode 5 – Employee of the Bearimy – 14/20
Il y a de nouveaux de bons gags dans cet épisode et l’histoire avance toujours aussi vite, c’est sûr, mais j’ai l’impression que l’on perd du temps dans cette dernière saison qui ne nous révèle pas encore où elle veut aller. Un peu comme l’an dernier, la saison avance mollement et tourne en rond, semblant avoir soit du mal à se réinventer… soit nous avoir trop habitués à ses délires au point que ce ne soit plus si délirant.

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Spoilers

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But the important part is I did something.

Cet épisode reprend sur Janet en prison au beau milieu du Mauvais Endroit où elle est « torturée » par Vicky. Celle-ci essaie désespérément d’incarner Michael, mais elle n’y parvient pas exactement, principalement à cause de la manière dont elle rit – beaucoup trop méchamment. Janet est toujours aussi parfaite alors que Vicky est bien trop drôle à ne pas réussir à être Michael et à ressembler, franchement, à Sharpay de High School Musical. Elle assure en tout cas à Janet que personne ne viendra à son secours…

C’est évidemment faux, et on le sait. En effet, Jason et Michael sont en route vers le Mauvais Endroit, et Michael s’inquiète que Jason prenne tout ça trop à la légère. Même en lui donnant quelques souvenirs du Mauvais Endroit, Jason continue d’être Jason et de ne pas trop s’inquiéter de ce qui l’attend, alors que Michael oscille entre nostalgie et peur de son ancien boulot où il était l’employé parfait, par le passé.

Il décide d’interrompre le discours de son ancien supérieur en se faisant passer pour Vicky, puis en lui présentant Jason en lui disant qu’il s’agit de Glenn. Tout ça est assez logique, ma foi, mais le plan déraille très rapidement quand il est décidé que Janet sera torturé sur la scène du Démon Con qui se déroule à ce moment-là. Bien sûr, Janet reconnaît vite Jason et lui pardonne aussitôt, mais malheureusement, la vraie Vicky, toujours déguisée, débarque sur scène.

Bon, tout cela n’arrête pas spécialement Michael qui n’hésite pas à exploser un démon, puis Vicky elle-même, sous les acclamations des autres démons qui pensent sincèrement qu’il s’agit d’une mise en scène « terrifiante » de la Demon Con. J’ai trouvé ça assez drôle et bien mené, même si ce n’était pas exceptionnel non plus. Finalement, notre trio de héros réussit à se barrer du Mauvais Endroit, et Janet détruit le tunnel ferroviaire qui permettait de relier le Bon et le Mauvais Endroit.

Pendant ce temps au quartier, Eleanor improvise une journée de la Terre pour s’assurer que la « maintenance de Janet » tienne la route. Les faux habitants se retrouvent à faire du jardinage ou tricoter alors que nos héros sont envoyés dans une villa avec lac.

Le seul problème, c’est que Tahani commence à se sentir sacrément inutile. Tu m’étonnes. Elle est simplement là pour veiller à ce que nos humains soient heureux d’être au paradis, mais c’est gros. Elle n’aime pas ce nouveau job, surtout quand Chidi ne se pointe pas au lac parce qu’il a peur de nager dans un lac. Tahani fait demi-tour pour mieux découvrir que le quartier est parti en vrille : sans Janet, il est dur de tenir les figurants qui font absolument n’importe quoi lorsqu’ils sont dirigés par Derek.

L’idée de cet épisode est alors de nous montrer que Tahani veut absolument servir à quelque chose, mais que toutes ses idées sont mauvaises. Ainsi, elle accompagne Eleanor pour s’assurer que Chidi reste bien coincé chez lui et elles le lancent ensemble sur un jeu de piste improbable au sein même de son appartement. Tout irait bien si Tahani ne lui promettait pas que le gain serait le sens de l’univers.

Eleanor évacue vite Tahani avant une nouvelle bourde, qu’elle fait tout de même en demandant à Derek d’aller se rebooter une nouvelle fois, histoire de mieux gérer tous les figurants – et d’ajouter une scène marrante à l’épisode avec son suicide. Tous les figurants tombent donc inconscients et Eleanor en profite pour évacuer Chidi…

Sauf qu’évidemment, tout le monde se réveille une fois qu’ils sont dans la rue. Et alors qu’Eleanor est toujours aussi forte pour improviser des solutions à ses problèmes, Tahani ne fait qu’empirer les choses chaque fois qu’elle ouvre la bouche. Finalement, Chidi est emmené dans la maison près du lac et Tahani finit par parler à cœur ouvert à Eleanor. Si les deux amies commencent par se disputer, elles se réconcilient bien vite et cela permet d’évacuer la question de l’inutilité franchement vexante de Tahani cette saison. Seulement, je ne suis pas convaincu par la solution trouvée par les scénaristes, qui est de reporter le problème à plus tard (jamais ?). Dommage.

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