Silicon Valley (S05)

Synopsis : En saison 5, le succès financier de Richard et le brevet qu’il a obtenu de Gavin permettent à Pied Piper de grandir et rencontrer (peut-être) le succès. Pour le meilleur et pour le pire.

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Pour commencer, je ne suis pas très impatient de reprendre la série, dont la structure a fini par devenir prévisible en saison 4, avec toujours au moins deux rebondissements imprévisibles par épisode. Ce rythme fou m’avait lassé, surtout que l’humour un peu particulier de la série ne prenait pas toujours. Je garde un souvenir mitigé de la saison passée, avec un excellent début, une très bonne fin et un gros passage à vide dans son dernier tiers.

Qu’importe aujourd’hui : du temps est passé et a coulé sous les ponts, je repars certes sur un mauvais a priori, mais je suis aussi heureux de retrouver tous les personnages de cette série, en espérant qu’elle sache me surprendre encore de nombreuses fois cette année… et se diriger vers sa fin, car toutes les bonnes choses ont une fin, et cinq saisons pourraient peut-être bien leur suffire. C’était déjà mon avis à la fin de la saison 4 et le premier épisode de la saison 5 n’y change rien.

Je vais trop vite en besogne et avant d’envisager la fin, je vais déjà me concentrer sur le début de cette saison. Pas de spoiler sur cette page, la critique complète d’un épisode en cliquant sur son titre, bonne lecture !

Épisode 1 – Grow Fast or Die Slow – 16/20
La série revient sur son rythme de 150 rebondissements par épisode et avec son humour décalé. Cela fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Si j’avais fini la saison 4 lassé par tout ça, j’ai trouvé ce début de saison déjà plus à la hauteur : c’était rafraichissant en terme d’intrigue et ça continuait de jouer avec les clichés. Quelques rires et une intrigue qui accroche, on est reparti comme dans les beaux jours de la série, même si ça manquait encore de quelques blagues.

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Silicon Valley – S05E01

Épisode 1 – Grow Fast or Die Slow – 16/20
La série revient sur son rythme de 150 rebondissements par épisode et avec son humour décalé. Cela fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Si j’avais fini la saison 4 lassé par tout ça, j’ai trouvé ce début de saison déjà plus à la hauteur : c’était rafraichissant en terme d’intrigue et ça continuait de jouer avec les clichés. Quelques rires et une intrigue qui accroche, on est reparti comme dans les beaux jours de la série, même si ça manquait encore de quelques blagues.

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Spoilers

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Your inability to stop us from sucking is a failure of leadership.

Je comptais beaucoup sur le résumé en début d’épisode pour me souvenir de toute la saison précédente, parce qu’à force de faire des retournements de situation à chaque épisode, j’avais un peu perdu certaines bases de la série… et ce résumé faisait le tour des intrigues, certes, mais tellement rapidement qu’il m’a fallu du temps pour m’y retrouver, j’avoue.

Tout commence bien pour Richard et Pied Piper qui s’installe dans de nouveaux bureaux choisis par Richard… si le bâtiment est magnifique, il a choisi un bureau blanc sans fenêtre qui ne plaît pas du tout à ses collaborateurs – tu m’étonnes ! L’espace d’un instant, j’ai pourtant cru que la série s’était mise à dépenser des fortunes pour la saison, mais non. Au moins, les remarques de Dinesh et Gilfoyle continuent d’être drôles et l’écriture jusqu’à la crise de panique de Jared fonctionne bien.

Un mois plus tard, Richard et les autres tentent désespérément d’embaucher les 50 codeurs dont ils ont besoin et sur lesquels il s’était mis d’accord. Il est intéressant de voir que la série avance quelque peu dans le temps, avec une Laurie enceinte de 7 mois et Pied Piper installée dans de nouveaux bureaux plus modestes que le bâtiment de fou du début d’épisode. Cette taille humaine pour la compagnie est une bonne chose, surtout que ça change un peu de la maison d’Erlich.

De son côté, Gavin Belson est toujours très en forme et aime se moquer de Richard en lui annonçant qu’il a embauché les 53 codeurs qu’il avait reçu en entretien, juste pour le plaisir de le voir se décomposer. Et ça ne manque pas, forcément ; ce qui fait un bon gag pour nous qui sommes confortablement installés dans notre canapé, surtout qu’on sentait bien que les innombrables hésitations de Gilfoyle et Dinesh n’allaient pas mener à quelque chose de positif !

Comme d’habitude, Pied Piper trouve une solution assez rapidement grâce à Jared : ils proposent à Kira, une ancienne connaissance, de les rejoindre avec une partie de ses codeurs maintenant que sa société est en ruine. Suite à une rencontre malencontreuse digne de Richard, Kira découvre toutefois qu’ils ne sont pas en mesure de négocier non plus et se débrouille pour faire embaucher tout le monde, car elle ne veut pas se séparer de sa famille. Comme Richard traîne un peu trop, elle finit par choisir de rejoindre « Slice Line » à la place de Pied Piper, Slice Line étant la compagnie de la rencontre malencontreuse citée plus haut.

Fort heureusement, Richard se rend compte que le modèle financier de Slice Line ne tient pas la route : ils perdent de l’argent à chaque pizza vendue. Grâce aux trois codeurs et l’argent qu’il a, il se débrouille pour acheter 9000$ de pizza en une soirée, s’assurant donc de ruiner le créateur.

Bon, cela signifie que Richard est devenu le genre de requin qu’il combattait en saison 1 et ça me laisse quand même perplexe : il n’hésite pas à se faire des ennemis juste pour les besoins de Pied Piper. Mettre Slice Line en ruine lui permet de récupérer tous les employés de la boîte, après un rapide détour dans le bureau de Monica et Laurie (beaucoup trop absentes cette semaine). Au passage, Laurie a accouché le matin même, évidemment, puisque l’actrice n’est plus enceinte.

Richard parvient donc à réambaucher tout le monde et se retrouve à devoir faire un discours devant toute la compagnie. Le voilà qui stresse et fait le pire discours du monde, perturbé de tout un tas de bruits de bouche bien sympathiques (non). Il finit par aller vomir dans son bureau… aux yeux de tous ses employés. Voilà qui promet pour la suite de la saison, mais les choses vont tellement vite dans Silicon Valley que ça ne durera pas forcément !

Pendant ce temps, Erlich est toujours aux abonnés absents, normal vu que l’acteur a quitté la série, et Jian Yang en profite pour prendre le contrôle de la maison et inviter tous ses amis. Il contacte également l’avocat de Pied Piper, Ron, pour s’assurer de pouvoir en avoir le contrôle. Cela lui permet d’obtenir sa propre sous-intrigue, avec la nécessité de faire passer Erlich pour mort afin d’utiliser un faux testament pour en hériter. C’est malin, j’imagine.

Enfin, Gavin continue de réinventer l’internet avec cette fois une envie de recréer une box internet, la box 2.0. C’est une catastrophe quand il propose ce projet à tous les codeurs qu’il a réembauché au nez de Pied Piper. Cela lui permet toutefois de se rendre compte qu’Hooli vieillit, et qu’elle vieillit mal. Il cherche donc un moyen de se renouveler, virant facilement au passage, avant d’apprendre que si sa box sera désuète une fois le projet de Pied Piper en place, elle sera en attendant le meilleur produit vendu par Hooli. Et cela suffit à le remotiver dans ce projet.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S05E14

Épisode 14 – The Devil Complex – 17/20
Encore un excellent épisode qui souffre malheureusement d’une sous-intrigue moins intéressante que l’intrigue principale. Cette dernière redistribue une fois de plus toutes les cartes et manifeste de manière originale l’une de mes peurs. J’ai beau faire 150 théories par épisode, il y a toujours des twists que je ne vois pas venir !

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Spoilers

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Who are you talking to?

Contrairement aux apparences, mon samedi a commencé par cet épisode, mais j’ai ensuite travaillé et diffusé un article écrit dans la nuit, trop tard pour être diffusé. Puis, j’ai mangé. Et enfin, j’ai pris le temps de mettre en page cette critique… après avoir revu une deuxième fois l’épisode. J’ai une de ces vies, pas vrai ? Tout ça pour dire que je me suis jeté comme d’habitude sur la série et je suis en digestion de cet épisode depuis ce matin.

Il commence pourtant tout gentiment par une scène Fitzsimmons, avec Jemma qui espérerait une lune de miel, ou être capable de voler, ou d’avoir un poney, ou d’avoir un poney qui vole, ou tout simplement d’arrêter d’être attaquée par des hallucinations beaucoup trop tangible. Eh oui, elle est une fois de plus à deux doigts d’y passer quand un astronaute sorti de nulle part tente de la tuer. Ce n’est pas sa plus grande peur, mais ça en fait partie. La mauvaise nouvelle, c’est donc que les peurs de tout le monde continuent de sortir de nulle part.

En début d’épisode, Daisy réussit à tracer leurs ennemis assez simplement avec le portable du général Hale. Celle-ci est en route vers un meeting lorsqu’elle se retrouve prise au piège dans le vaisseau du S.H.I.E.L.D. Cela permet à Coulson de l’interroger sur ses vraies motivations, surtout lorsqu’elle a coupé les bras de Yoyo. Celle-ci s’en défend en prétendant vouloir sauver l’humanité, avant de proposer à Coulson de la suivre et de lui expliquer qu’elle a toujours le contrôle de la situation. En fait, elle s’est laissé capturer, et c’est pour cela qu’il était si simple de la retrouver. Franchement, je l’avais vu venir dès le début, mais vu ma surprise devant le reste de l’épisode, je ne vais pas trop m’en vanter.

Piper comprend qu’ils sont piégés quand elle ne parvient pas à sortir de sa voiture le conducteur du général Hale, parce qu’il est trop lourd. May sait immédiatement qu’elle a affaire à Creel, et celui-ci révèle avoir une bombe. Les retrouvailles entre ces deux-là se devaient d’être explosives, mais j’en aurais aimé un peu plus.

Dix secondes plus tard, Piper s’en veut d’être tombée dans un nouveau piège, et May lui en veut aussi, mais ils ont d’autres problèmes à gérer quand le Russe de la saison 4, Anton Ivanov, débarque de nulle part sur leur vaisseau. J’ai l’impression de ne pas tout avoir suivi, mais en fait il vient juste récupérer les otages. Creel s’est fait manipuler avec la vidéo de Daisybot tirant sur Talbot, Ivanov n’est pas franchement plus doué pour ne pas tomber dans la manipulation et Coulson accepte finalement de rejoindre le général Hale pour sauver d’une arrestation May, Piper et l’ensemble de ses hommes encore présents sur le Zephyr.

C’est plutôt drôle, parce que Coulson garde le contrôle même en étant prisonnier. Il essaye de ramener Creel de son côté, puis remet Ivanov à sa place en expliquant qu’il sait très bien que sans Aida il ne peut faire des robots aussi convaincants. C’est pourquoi le Général Hale est venue le chercher en personne, c’est pourquoi il lui obéit au doigt et à l’œil, parce que sa tête à lui est toujours la seule chose capable de le maintenir en vie ; et sa tête est en possession de Hale.

Le cliffhanger final nous révèle alors que cette dernière travaille en fait pour Hydra et la « Confédération ». Toute cette intrigue est un gros, énorme « mouais » qui retire quelques points à cet épisode, parce que c’était précipité et pas si génial, et même un peu prévisible. Il y avait quand même des surprises et je suis intrigué par la révélation d’un nouveau Big Bad.

En fait, si c’était tant précipité, c’est parce qu’il y avait beaucoup à faire dans la base du S.H.I.E.L.D avec les autres personnages. En effet, Deke a toujours des phases maintenant qu’il sait qu’il parle à ses grands-parents, et fait tout ce qu’il peut pour les protéger. Il aurait été bon que sa mère le prévienne mieux de l’histoire familiale, parce que Deke retrouve Fitz dans le laboratoire et se fait attaquer par celui-ci. C’est bien sûr la plus grande peur de son grand-père qui se manifeste : on retrouve le Dr Leopold du Main Frame, celui qui était froid et cinglé. En toute logique, je me suis persuadé comme le reste du monde qu’il s’agissait d’une hallucination.

Ce qui est horrible est que Fitz, le vrai, pète de plus en plus un câble. C’est Daisy qui fait ce qu’elle peut pour le calmer, dans une excellente scène de ce duo, en une seule prise qui plus est. Que j’aime cette amitié de Daisy avec le couple, cette amitié et inquiétude sincère de voir Fitz dormir si peu et virer à l’obsession de maîtriser le gravitonium pour sauver le monde… Alors que celle-ci part vérifier pourquoi les caméras de sécurité s’éteignent, Fitz se retrouve en tête à tête avec le Dr. Leopold, qui lui en veut d’avoir détruit son monde, mais à la solution pour sauver celui-ci. Il veut finir ce qu’ils ont commencé.

L’hallucination est beaucoup trop réelle et l’acteur gère à merveille. On le savait déjà, mais ça fonctionne bien. Finalement, il entend un coup de feu et un appel à l’aide de Jemma, donc il quitte le centre de contrôle. Concernant Jemma, rien de grave : elle était en train de déplacer Yoyo avec Mack à cause des trop nombreuses hallucinations dangereuses pour sa patiente quand l’une d’elle s’est pointée pour les attaquer.

Mack est neutralisé avec une balle dans la jambe et l’hallucination qui l’a attaqué, un robot du Main Frame qui ne disparaît pas une fois mis à terre. Et oui, ce n’est pas une hallucination mais une création du Dr Leopold, ce que Fitz comprend immédiatement. Il est totalement paumé et flippé, de même que Jemma qui tente de garder le contrôle de la situation. Heureusement, ils finissent par comprendre que Leopold en a toujours après les inhumains. Et puisque Yoyo est en sécurité, il s’en prend donc à Daisy.

Celle-ci se fait maîtriser beaucoup trop simplement, même si c’est par surprise, même si elle n’a plus de pouvoir. Plus de pouvoir ? Pas si sûr. Le but de Leopold est de lui retirer son implant pour lui rendre ses pouvoirs (enfin !) dont il a besoin pour contrôler le Gravitonium. C’est joli, tout ça. Pauvre Daisy ! Elle se fait une fois de plus torturer par Leopold, qui explique à Fitz sa faiblesse…

De son côté, Yoyo a pu tester son nouveau bras robotique en début d’épisode, mais elle souffre encore trop pour l’envisager comme solution permanente. De toute manière, elle ne s’inquiète pas plus que ça car elle a vu son futur. Elle demande d’ailleurs à Mack d’arrêter de vouloir la sauver et de prendre tant de dangers à chaque fois, car ils savent qu’elle va survivre.

Mack ne l’entend pas de cette oreille et continue de vouloir être plus le protecteur, c’est en même temps son caractère depuis le départ. Il refuse donc d’être immobilisé par une balle dans la jambe. Jemma a soudainement une révélation en demandant à Mack de s’asseoir pour ne pas rouvrir sa plaie : en lui demandant de ne pas rouvrir sa plaie, elle a soudainement l’intuition que c’est Fitz qui est le Dr Leopold. De l’importance de bien dormir. Je suis totalement paumé, mais je vous l’avais bien dit que ça finirait mal pour le couple.

Il est ainsi révélé que c’est bien Fitz qui est en train de torturer Daisy, et pas le Dr Leopold qui n’a jamais été là. C’est également Fitz qui a assommé Deke en début d’épisode… Jemma arrive à temps pour s’en rendre compte et fait tout ce qu’elle peut pour arrêter son mari. Malheureusement, il est tellement hanté par « Leopold » qu’il a programmé un robot pour attaquer Jemma et Deke s’ils intervenaient.

Ainsi, Fitz poursuit son opération de Daisy, quitte à risquer de la paralyser. La voilà qui récupère ses pouvoirs et qui affirme qu’elle ne lui pardonnera jamais, de même que Jemma ne le pardonnera de toute évidence pas à Fitz de sitôt. Tout ceci n’a aucun sens, je me suis laissé avoir comme un bleu et j’ai mis longtemps à comprendre ce qui arrivait – plus longtemps que Jemma. C’est la réplique de Daisy trois secondes avant la révélation qui m’a fait comprendre qu’il n’y avait qu’un seul Fitz, mais j’espérais encore qu’il s’agisse d’une manifestation de sa peur, en lui. Jemma nous explique clairement que non.

Suite à l’opération qui évidemment ne la paralyse pas mais a l’air sacrément douloureuse et sans anesthésie, Daisy parvient à contrôler le Gravitonium, donc à fermer la brèche permettant la manifestation de leurs peurs, et Fitz se laisse ensuite arrêter.

En fin d’épisode, Jemma demande à son mari depuis combien de temps il voit Leopold, et il révèle qu’il a toujours été là depuis le Main Frame, dans un coin de sa tête. Si ce n’est que dans cet épisode qu’il l’a vu, Fitz a des pensées noires depuis un moment… Il est ainsi révélé en fin d’épisode que c’est la maladie de Fitz, obtenue suite au manque d’oxygène de la fin de saison 1, qui est revenue et lui fait voir le Docteur. De la même manière qu’il voyait Jemma jouer sa bonne conscience à une époque, il se voit donc lui-même se prodiguer de bien mauvais conseils.

Ce retour de schizophrénie est tellement inattendu que je ne m’en remets pas. Il est assez logique pour la série et ça fait effectivement un moment qu’on sent Fitz instable dans son bonheur, mais la révélation s’effectue avec la douleur d’un coup en plein cœur.

J’avais bien dit qu’ils étaient bien trop heureux, mais pas ça quand même, quoi ! La bonne nouvelle, c’est qu’on sait qu’ils finiront par retravailler ensemble et se réconcilier, car on l’a vu plus tôt dans la saison. La mauvaise, c’est qu’on ne sait pas quand exactement, même si Jemma n’a pas l’air d’en vouloir tant que ça à Fitz, qu’elle sait malade. Il n’empêche que je m’extasiais plus tôt dans la critique de l’amitié entre Daisy et Fitz… et que ça, on n’est pas prêt de la retrouver après ce qu’il vient de lui faire. Sans surprise, Fitz ne se pardonne pas de ce qu’il lui a fait, quand Jemma l’a déjà pardonné par amour.

Jemma craque complétement et s’en confie à Deke qui vient la réconforter. Bien sûr, c’est le moment que Deke choisit pour lui faire prendre conscience qu’elle connaît mieux Fitz que Fitz lui-même et pour lui révéler que le futur sera de toute manière beau pour eux : il est leur petit-fils et connaît toute leur vie, tous les détails, jusqu’au sandwich de la première saison.

La scène de la révélation est parfaitement gérée, avec un vrai rollercoaster d’émotion et une Jemma en larmes qui comprend progressivement la vraie identité de Deke. Et alors que moi-même, je n’étais pas bien DU TOUT, la voilà qui se met à vomir et me faire éclater de rire. Excellente scène, c’était vraiment bien écrit et digne de la série. En tout cas, cet épisode change totalement la donne et nous offre de très bonnes performances d’acteurs !

> Saison 5

 

 

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 13e épisode de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D.

13.jpgÉpisode 13 – Principia – 17/20
 The steps you take don’t need to be big, they just need to take you in the right direction.

L’électricité est revenue ! Vous vous doutez bien que je n’ai pas mis longtemps à me précipiter sur mon ordinateur pour voir cet épisode – en prenant soin d’enfiler mon plus beau pull vert pour le Bingo Séries avant.

Ce 101e épisode commence à merveille avec le retour d’un bon vieux méchant qu’on avait tous oublié, Von Strucker, qui se fait toujours appeler Alex et qui avait été manipulé par Ward un temps… Un bon vieil agent d’Hydra, donc. De mémoire, on l’avait laissé dans le coma après une petite torture par Hive/Ward… Lincoln l’avait réveillé avec quelques stimulations électriques, et Coulson en avait profité pour lui soutirer des informations sur Ward et Malick. Bon, il était en tout cas en bien plus mauvais état que ça, en tout cas.

S’il est chez le psy, il est toujours aussi cinglé et n’hésite pas à détruire la main de son psy. Sans trop de surprise, il est recruté par l’armée. Il se réveille nu dans un bunker où l’attendent un petit-déjeuner et un couteau.

Il tombe sur l’ado blonde d’il y a deux épisodes, Ruby, qui, avec ses écouteurs l’ignore totalement pendant un moment, avant de lui dire qu’ils sont en sécurité. La grosse surprise de l’épisode vient du fait qu’il se souvient de Ruby : c’est donc que tout est lié. Il menace la fille qu’il avait l’habitude de babysitter quand il était petit, histoire de revoir sa mère. Le Général Hale essaye de ramener Alex dans son clan, mais celui-ci refuse bien évidemment, demandant à mourir à la place.

Elle s’y refuse, préférant le laisser libre – une technique de manipulation habituelle : elle lui envoie en fait Ruby pour soutirer l’information qu’elle souhaite. Celle-ci s’en tire plutôt bien en le draguant et en lui avouant toute la vérité.

Du côté de Yoyo, tout ce qu’elle a à faire est d’attendre et dormir, tout ce qu’elle ne fait jamais quoi. Fitz se débrouille pour trouver ce qu’il faut pour lui construire des bras, et la partie la plus drôle de cette scène et de cette intrigue est clairement que Mack se retrouve à être en couple avec un robot.

On repart avec cette épisode dans l’intrigue du Gravitonium, qu’on nous réintroduit avec la présence de Deke pour poser les questions sur Ian et Cybertech, histoire de nous rappeler qui ils sont. Les premières saisons sont loin. Daisy est toujours privée de ses pouvoirs, mais ça ne l’empêche pas d’utiliser ses connaissances informatiques pour retrouver Murray Jacobson, un pro du Gravitonium bossant pour Cybertech… et qui s’avère être un pote de Mack.

Il s’agit en fait d’Anthony Caine, un ami d’université. Cela permet quelques bonnes blagues dans l’épisode et on retrouve l’ambiance fun des premières saisons qui manquait ces derniers temps, avec le super surnom Mack Hammer, donnant lieu à un bon jeu de mots de Coulson plus tard dans l’épisode.

En parallèle, Fitz se retrouve à jouer les babysitters pour Deke. Cela ne lui plaît pas du tout, mais s’il savait que c’était son petit-fils, ça changerait sûrement la donne. Deke continue de trouver son voyage dans le passé fascinant, découvrant cette fois le basketball. Les voir s’amuser est sympa et change un peu de l’ambiance habituelle, jusqu’à ce qu’ils apprennent qu’il y a encore des distorsions et qu’ils peuvent encore halluciner quelques petites choses.

Yoyo est en pleine dépression malgré tout, oubliant qu’elle n’a plus de bras et tombant au sol, comprenant une fois à Terre que leur futurest tracé. Jemma Fitz (oooouh) tout juste mariée (comptez pas sur moi pour l’appeler comme ça plus d’une fois) essaye de la rassurer, mais ce n’est pas évident de croire que le futur peut changer avec tout ce qu’on sait pour le moment. Concernant le nom, Jemma elle-même demande que leurs noms soient fusionnés, et je n’en demande pas plus, même si les jolies scènes entre Fitzsimmons me font flipper pour la suite du couple, par habitude.

Les hallucinations ? C’est Deke qui y a droit pour revoir sa mère qui lui répète le même dicton en boucle : l’important n’est pas de faire des grands pas, mais de les faire dans la bonne direction. Cela sent bon la révélation pour plus tard. En attendant, Deke trouve la solution au problème sur lequel Fitz bossait.

Dans leur coin, Daisy et May espèrent trouver une solution à la maladie de Coulson, et font tout ce qu’elles peuvent pour y parvenir, malgré son refus. C’est problématique quand on sait que c’est ce qui va mener à la fin du monde ; en tout cas d’après Yoyo du futur.

Pas le temps de trop s’en occuper au milieu de tout le reste cependant. Mack se débrouille pour inerroger Murray Jacobson sur le Gravitonium grâce à son pote. Ils découvrent ensemble que le Gravitonium est sous l’eau, au fond de l’océan ; mais Fitzsimmons, grâce à Deke, découvre le bateau dans les airs, merci le Gravitonium. Coulson, Mack, son pote, Daisy et Mack se rendent donc sur un navire flottant – à croire que c’est à la mode cette année les bateaux qui volent. Leur mission consiste à s’emparer du Gravitonium pour pouvoir l’étudier.

Bien sûr, ils tombent sur un équipage qui paraît mort, mais qui ne l’est pas tant que ça. Ils ne s’en rendent compte que trop tard : ils embarquent avec eux le gravitonium, auquel ils ne peuvent toucher (Can’t touch this, Mack Hammer), perturbant l’équilibre du bateau. C’est à ce moment-là qu’ils tombent sur quelques méchants robots qu’ils détruisent. Mack reste en arrière pour récuperer les bras du robot afin de les offrir en fin d’épisode à Yoyo.

L’ami de Mack est laissé avec pour mission de s’occuper de trouver des infos pour sauver Coulson, alors que la fin d’épisode voit Deke découvrir que Jemma est sa grand-mère lorsqu’elle utilise le même dicton que sa propre mère. Absolument aucune surprise de ce côté, car je m’y attendais, mais quand il a appelé Fitz « grandpa » en marmonnant dans sa barbe, j’ai eu d’un coup une bien mauvaise intuition.

C’est reparti pour de la théorie foireuse, mais si Jemma est sa grand-mère, rien ne dit que Fitz survivra assez longtemps pour profiter d’être papa. Ce serait hyper tordu de la part des scénaristes de le tuer et de faire en sorte que Jemma élève seule sa fille, mais il faut se méfier de tout avec eux. Fitzsimmons ont vraiment de jolies scènes cette saison, et ce n’est jamais bon signe dans une série qui a à la barre au moins un membre de la famille Whedon – et il y en a deux avec Maurissa Tancharoen et Jed. L’inverse peut aussi être valable : peut-être que la mère de Deke se raccroche tant à sa propre mère parce qu’elle l’a perdue quand elle était jeune…

En cliffhanger, Alex accepte de travailler avec Ruby, qui lui montre donc qu’ils ne sont pas seuls à avoir été recruté par Hale. Cette équipe de super méchants commence à avoir de la gueule, ça va être un bon affrontement !

Après le centième épisode qui formait une sorte de pause, on repart de plus belle avec un épisode qui nous embarque dans… la bonne direction. Oh mais oui, c’est exactement ça qu’il faut en retenir, il ne fait pas des pas de géant, mais il les fait dans la bonne direction. C’est toujours aussi cool à voir du coup, et je trouve qu’on retrouve même l’ambiance des premières saisons qui avait disparu ces derniers temps.

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