The 100 – S07E06

Épisode 6 – Nakara – 16/20
J’ai adoré cet épisode, mais il y a un mais : je le trouve beaucoup trop schématique et simplifié pour être parfaitement crédible et à la hauteur de mes attentes par rapport à la complexité habituelle de la série. Les scénaristes prennent des raccourcis, comme s’ils n’avaient pas assez d’épisodes pour raconter tout ce qu’ils voulaient. C’est peut-être le cas s’ils avaient voulu une saison 8, mais pour une dernière saison avec trois épisodes de plus que d’habitude, c’est étrange… surtout que les premiers épisodes prenaient un peu trop leur temps. Ca m’embête d’avoir tant de mal avec l’équilibre d’écriture de cette saison alors que j’adore la série et que je passe toujours de bons moments !

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Spoilers

706

Excuse me but I have to borrow your god.

Diyoza est de retour ! Enfin ! Je suis bien content de la revoir dans la série, elle manquait depuis une saison, tout de même ! Bon, par contre, elle a passé un sale quart d’heure pendant les 45 derniers jours (46 maintenant, j’imagine ?). À son arrivée, elle a fait preuve de son don d’observation habituel pour remarquer qu’aucun membre de Bardo n’était habitué à avoir de la visite.

Commence alors une longue période d’isolement, torture, jeune, et autres traitements qui ne nous rendront certainement pas jaloux de ses vacances à Bardo. Il n’est pas évident pour les gens de Bardo de faire face à Diyoza. On oublie un peu trop facilement qu’elle était une dangereuse terroriste il n’y a pas si longtemps que ça pour elle, même si c’était il y a deux ou trois siècles. Du coup, faire face à des gardes armés ne lui fait pas peur.

Bouffer la gorge d’un type pour s’assurer qu’il se vide rapidement de son sang, ça ne lui fait pas peur non plus : elle fait semblant de s’étouffer quand il lui donne à manger pour s’assurer qu’elle pourra ensuite s’échapper de sa cellule puisqu’il la détache par peur de mourir. Malheureusement pour ce pauvre garde qui a toute ma sympathie, Diyoza n’en a pas grand-chose à faire qu’il meure. Après, il valait sûrement mieux ça pour lui, puisqu’elle lui arrache son œil pour passer les portes au scanner rétinien.

C’est sûr que Diyoza a un style bien à elle, loin de celui d’Octavia qui est douce comme un agneau finalement. Je suis content de voir qu’elle n’est pas restée prisonnière comme on le pensait, mais ça me laisse curieux de savoir ce qu’elle a fait pendant tout ce temps… La réponse est super décevante : rien. Pendant ces 45 jours, elle a eu droit à toute sortes de torture et s’est finalement échappée le jour où Octavia était libérée par Hope, Gabriel et Echo.

C’est décevant, parce que ça va trop vite, surtout que comme par hasard, ça se fait juste après le moment où Diyoza se venge du tout premier garde à qui elle en voulait, celui l’ayant amené à Bardo. Bizarrement, elle reconnaît tout de suite Hope quand celle-ci dit « maman », alors qu’on ne sait pas vraiment si elle est au courant pour le décalage temporel. Oh, elle doit vite le comprendre avec Hope, certes, mais aussi avec Echo bien différente de celle qu’elle a connu… et pour cause : Bellamy est mort. Cela n’atténue en rien les retrouvailles touchantes de la petite famille Hope, Octavia et Diyoza, heureusement !

Tout ce petit monde cherche alors à s’enfuir de Bardo, mais juste avant d’entrer dans la salle avec le portail, Levitt, l’infirmier d’Octavia, sort de nulle part. Désormais, il est chargé de faire le ménage, mais il aide encore O et ses amis en leur indiquant de s’enfuir par la surface : celle-ci ne permet pas de respirer très longtemps, certes, mais c’est selon lui le meilleur plan car des disciples de Bardo les attendent dans l’autre pièce et sont prêts à les tuer.

Octavia lui fait une confiance aveugle et suit donc ce plan, étant toutefois assez bête pour donner le nom de Levitt face à un vieillard qui ne s’attendait certainement pas à tomber sur ces vieillards. Le pauvre est tué par Echo qui sait tout de suite qu’il en sait trop et qu’elle a encore besoin de Levitt pour s’enfuir de cette planète.

Malheureusement, c’est le meurtre de trop pour Gabriel qui décide alors de tirer sur tout nos amis pour les rendre inconscient, avant d’être lui-même mis K.O par les hommes de Bardo, même s’il essayait de se rendre. Hmm. C’est très con de sa part et j’ai du mal à croire que personne parmi Octavia, Hope ou Diyoza ne réagisse assez vite pour l’empêcher de mettre tout le monde K.O en leur tirant dessus. Après, ça fait un cliffhanger intéressant.

À Sanctum, on recommence à suivre la vie de Madi qui ressemble fortement à une adolescente de séries. Au secours. Elle est élevée par Indra et Jackson, puisqu’il n’y a plus personne d’autre, et ça fait un couple parental d’enfer, tout de même. La pauvre se fait draguer lourdement par un type fasciné par ses dessins et ces scènes sur les vrais adolescents et leurs préoccupations est ratée, ma foi. La série n’a jamais été très forte dans la représentation d’adolescents après tout. Notons aussi qu’à Sanctum, le guérisseur a enfin un nom : Nelson ! Je risque fort de l’oublier, mais bienvenue dans la série Nelson.

Bien sûr, Russell profite de la moindre occasion pour envoyer un message à Indra, lui rappelant qu’il est le Dark Commander et qu’il sait manipuler ses gardes pour avoir de plus longues promenades. Ou pour leur parler. Y compris en Trigedaslang. En conséquence, Indra prend autant de mesure d’isolement que possible, mais comme on a vu la facilité qu’avait Diyoza à s’échapper de Bardo, ça m’inquiète bien beaucoup pour la suite, surtout qu’Indra a appris en début d’épisode que quelqu’un avait eu la bonne idée de lui voler toutes les armes à feu.

La pauvre Indra ne fait pas le poids face à Sheidheda et j’aime beaucoup la performance de l’acteur interprétant Russell qui nous montre bien le changement de personnage : Russell s’excitait souvent et aboyer bien des ordres, alors que Sheidheda est du genre à rester calme dans ses menaces… C’est bien plus glaçant comme ça ! Et efficace, aussi.

Il fait tellement flipper Indra que celle-ci finit par se tourner vers Murphy pour l’aider à retrouver les flingues. C’est dire à quel point elle est tombée bas ! Indra ! Demander de l’aide à Murphy ! Vous imaginez si j’avais écrit une phrase pareille en saison, genre, 2 ? Ah, la série avait de belles surprises en stock.

Bon, Murphy continue de passer pour un Dieu et sympathise avec Jeremiah (ou Jerry, ou Jer, parce qu’il a la flemme de prononcer toutes les syllabes Murphy) avant de se faire embaucher par Indra pour aller questionner la femme de celui qui s’est fait tuer par les radiations à cause de Raven. De manière très surprenante (non), elle n’est pas très coopérative.

Cela force finalement Indra à retourner voir Madi pour lui demander d’assumer ses responsabilités de Commandeur. Après tout, il n’y a que Sheidheda, elle et Clarke qui ont eu la Flamme en eux, et à défaut de pouvoir laisser les deux autres être Commandeur, c’est logique de compter sur Madi. Le problème, c’est que c’est une adolescente paniquée à cette idée.

Jackson s’en rend compte et débarque à temps pour empêcher Indra de faire une connerie. Il est assez malin pour savoir qu’il ne fait pas le poids et pour amener au passage Emori et Murphy avec lui. C’est ce dernier qui parvient à faire prendre conscience de sa folie à Indra, alors que Madi, effrayée, se barre. Ce côté effrayée de Madi est quand même super nouveau, mais ça se justifie aussi. Après, je trouve son changement de caractère un peu trop extrême pour être parfaitement crédible. Cela simplifie toutefois le but de cet épisode : faire d’Indra la nouvelle Commandeur de Wonkru.

Il était temps que ça se fasse, même si c’est abusé de diminuer comme ça les responsabilités d’Octavia sur ce qu’il s’est passé dans le bunker en ayant Murphy qui affirme que c’est Indra qui a tout géré. À la rigueur, c’est plutôt mauvais signe : on n’a pas envie d’un bunker 2.0. En tout cas, c’est efficace pour Indra de devenir celle qui commande !

En parallèle, Nelson décide d’aller se venger et tuer Russell, mais il n’est clairement pas au point pour se battre contre Sheidheda,le pauvre. J’ai bien cru qu’on aller le perdre, sauf que le Dark Commander trouve ça bien plus intéressant d’exploiter les ressources de cet enfant de Gabriel. Il joue donc aux échecs avec lui (ou pas) en lui racontant la vérité sur son identité, sur ses suppositions concernant les voleurs d’armes (les passagers d’Eligius) et sur son envie de pouvoir qu’ils peuvent partager.

Pendant ce temps, sur la planète Ossuarium, Clarke s’évertue à s’époumoner en hurlant les prénoms de ses amis, pour rien. Niylah nous fait du bon humour et les choses avancent bien vite avec Raven nous donnant le nom de la planète, histoire de comprendre qu’ils sont sur un cimetière géant. D’ailleurs, si Jordan est triste de voir qu’ils découvrent un cadavre humain plutôt qu’un alien, Raven est plutôt satisfaite de repérer sur le torse du cadavre le symbole d’une des planètes.

Nos héros comprennent aussitôt sur quelle planète ils doivent se rendre et l’uniforme de Raven leur permet de savoir exactement où aller pour trouver d’autres pierres leur permettant de rejoindre la cave qui leur fera voyager dans le temps. Le truc, c’est que pour ça, il faut s’engager tête la première dans un étroit tunnel qui n’annonce rien de bon, particulièrement quand on comprend que d’étranges créatures y vivent.

Heureusement, c’est Raven qui mène le groupe dans la cave, parce que la bestiole s’évertue à mordre et abîmer son casque, mais au moins, elle ne peut pas la tuer. Raven non plus n’arrive pas à tuer la bestiole, se contentant de la blesser. Ils parviennent donc à sortir de ce tunnel qui avait un petit côté The Descent pour mieux se rendre compte que le tunnel s’est refermé derrière eux et n’est plus que de l’acide.

Ils mettent alors trois plombes à comprendre qu’ils viennent de passer dans un tube digestif alors que c’était évident dès le départ, franchement. Ils sont tellement lents, en fait, qu’ils sont séparés par l’organisme vivant, isolant ainsi Clarke et Raven seules dans le ventre de la bête. J’aimerais dire que j’étais heureux de retrouver ce duo, parce que c’est vrai, mais ça mène à une scène bien lourde où Raven craque suite à tous les meurtres dont elle est coupable cette saison.

Pendant qu’elle pleure et fait un câlin à Clarke, les autres sont attaqués par les bêtes et se mettent à tirer des coups de feu. Dans le ventre d’une bête. Celle-ci n’apprécie pas trop l’idée et réunit finalement nos prisonniers et les pierres qu’ils cherchaient. C’est facile, ça. Et c’est dommage que ce soit si schématique dans le scénario, parce qu’il y avait de bonnes idées.

Le cliffhanger est une autre bonne idée, avec tout le groupe qui part vers ce qu’ils pensent être Bardo, sans qu’on ne soit certain que ce soit le cas. Il y a tout de même de quoi élargir encore la mythologie de la série avant ça : dans le ventre de la bête, Miller et Niylah découvrent une toile avec le logo de « second dawn », la secte qui sévissait sous Polis à l’époque. C’est farfelu sans l’être : assez clairement le vaisseau Eligius qui a fini à Bardo est celui qui a ramené cette secte si loin dans l’espace… Non ?

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Agents of S.H.I.E.L.D – S07E04

Épisode 4 – Out of the Past – 18/20
L’épisode est vraiment très bien construit, avec un hommage qui fonctionne, des révélations qui font avancer l’intrigue et mes théories qui se confirment peu à peu. C’est parfait. Je ne dis pas ça simplement parce que je suis content d’avoir vu certaines choses arriver, mais aussi parce que le rythme est bon et que tout est super fluide dans l’intrigue. Vraiment, chacun est à sa place, tout le monde s’éclate en coulisses, ça se voit, ça fait plaisir et on est sur du très bon.

Saison 7


Spoilers

704

This was the day Daniel Sousa became the first fallen agent of S.H.I.E.L.D.

Ah, je le savais, mais j’avais oublié : l’épisode se la joue en noir et blanc cette semaine. C’est gênant, parce que je regarde ça par un beau matin ensoleillé et que je ne vois donc pas grand-chose. En plus, l’épisode commence en nous assurant que Sousa va mourir. Je n’y crois pas tellement, cependant. La structure est ensuite plutôt classique : on a droit à un petit flashback pour revenir au début de la journée.

Tout l’épisode se dirige donc vers la mort de Daniel Sousa, sa mission finale et la manière dont il est devenu un héros. Clairement, ma théorie semble se confirmer avec ce début d’épisode : Daniel Sousa va rejoindre l’équipe dans ses voyages temporels. C’est le but de ce titre, non ? OK, j’extrapole beaucoup et je vous partage mes espoirs plutôt que de faire la critique de l’épisode, mais comme cela, c’est dit.

Maintenant que c’est fait, on peut en revenir à cet épisode, dont Coulson assure la narration, à la manière des films noirs. C’est assez logique par rapport au personnage de Coulson, mais pas tellement pour le robot qu’il est censé être, surtout quand il nous parle de ses pensées. Du côté de l’intrigue, on est sur du assez classique avec Sousa qui interroge Coulson pour obtenir plus d’informations sur lui et sur tout ce qui est en train de se passer.

Coulson parvient à gagner assez la confiance de Sousa pour obtenir la possibilité d’un coup de téléphone, qu’il passe à Enoch. On s’en doutait tous : Enoch ne vieillit pas, il a donc passé vingt-quatre ans à attendre le retour de nos héros, tout ça pour que Coulson se comporte bien mal avec lui ! En effet, Coulson a juste besoin de parler au Zéphyr, et comme c’est faisable grâce à la technologie d’Enoch, eh bien, notre Chronicon solitaire est vite mis de côté.

Coulson peut donc parler avec Mack, Jemma et Daisy pour obtenir leur aide et leur faire un résumé de la situation : il a besoin de récupérer une mallette bien particulière, et cela est possible grâce à l’aide de Yoyo et Deke qui sont envoyés à sa rescousse pour la trouver et lui amener à temps dans un train qu’il prendra avec Sousa.

La série se la joue grandement série procédurale à ce moment-là, parce que c’est dans les codes du film noir. Franchement, cet épisode est une réussite du point de vue de l’hommage et de la technique, même si je n’aime pas particulièrement les films noirs. Bref, nous suivons Yoyo et Deke en pleine exploration d’une maison dans laquelle elle découvre un cadavre de Chronicon et dans laquelle Deke se fait assommer et kidnapper.

La bonne nouvelle, c’est que Yoyo récupère la valise pour laquelle ils étaient venus. La mauvaise, c’est qu’elle y perd son nouvel ami. Oui, ce duo que nous n’avions jamais vraiment vu ensemble à l’écran est réuni pour le meilleur grâce à cet épisode, histoire de nous montrer les points de vue divergents : Deke ne souhaite plus changer le futur du tout, alors que Yoyo reste fidèle à elle-même dans son envie de modifier l’inévitable. Elle n’est pas ravie d’être devenue un agent du statu quo. Tu m’étonnes. Jolie formulation, ce n’est pas sans rappeler les « agents of nothing » de la fin de saison 1 !

Acculée par la situation à la disparition de Deke, elle appelle Enoch pour donner des nouvelles au Zéphyr, ne prenant pas spécialement le temps de parler avec lui. Ils sont en train de se créer un ennemi, là, franchement. Quant à Coulson, les choses se déroulent mal : Yoyo passe Deke avant la mission, sans succès, ce qu’il fait qu’il se retrouve dans un train avec Sousa sans la mallette contenant un petit gadget technologique.

Petit en taille, oui, mais pas en importance : d’après Jemma, il s’agit d’un élément à l’origine de toute la technologie du S.H.I.E.L.D, y compris le Zéphyr. Même May s’en retrouve toute excitée, alors qu’elle est plutôt robotique ces derniers temps.

Le trajet en train pour Coulson et Sousa finit par être plus mouvementé que prévu : ce dernier est dragué par une jolie blonde qui n’inspire absolument aucune confiance dès son introduction. Heureusement, Daniel est assez malin pour le savoir et le lui faire remarquer, avant d’entrer dans un petit fight avec des ennemis.

De son côté, Coulson est contacté par un Chronicon qui tente de le rallier à sa cause, tout en le menaçant de manière efficace en lui expliquant que les Chronicon ont plus d’un coup d’avance sur lui. Evidemment : ils savent déjà tous les détails de la mission en cours, mais aussi que Daniel est sur le point de mourir, le soir-même, dans un hôtel.

Pourquoi pas. Coulson comprend qu’il a intérêt à se précipiter vers Daniel dans le compartiment-bar du train, mais lorsqu’il arrive, c’est pour mieux comprendre qu’il est déjà sauvé par Daisy et Mack. Eh oui, le Zéphyr a fini par rattraper le train et se poser dessus, permettant à nos héros de débarquer pour sauver la vie de Daniel. Ils l’embarquent à bord du Zephyr, où il retrouve Jemma qui se présente officiellement et rencontre May, qui nous fait alors une drôle de crise, semblant reprendre ses esprits et son caractère original.

Ces deux dernières s’éclipsent donc alors que Sousa est déçu de découvrir le contenu de la mallette et de ne pas faire l’effet escompté lorsqu’il annonce à nos agents qu’il est persuadé qu’Hydra a infiltré le S.H.I.E.L.D. C’est si triste pour lui ! Il est entouré de gens qui sont bien plus informés que lui et ne sont pas surpris du tout par ses informations. Pire, ils lui annoncent que son supérieur, Malick est un agent d’Hydra.

Oui, oui, Malick, encore et toujours. C’est le grand méchant de l’épisode, et c’est Deke qui le découvre avec plaisir quand il est emmené face à lui. Si Malick ne le reconnaît pas immédiatement, il n’a pas le choix que de lui expliquer qui il est pour avoir la vie sauve. Et ça marche : Freddy sait reconnaître ses dettes et les payer, en le laissant vivre. C’est un peu simple, mais ça fonctionne bien, surtout en noir et blanc, une information qu’on finit par oublier, jusqu’à ce qu’on retrouve Enoch et qu’on regrette de ne pas voir les couleurs vives de sa chemise au Crazy Canoe.

Deke est celui qui l’appelle cette fois, et c’est le seul à s’occuper de lui… Malheureusement, il n’a pas le temps de lui parler : Enoch étant Enoch, il a déjà eu l’occasion de se faire une raison et le connecte directement au Zéphyr, sans prendre le temps de sympathiser. C’est si dommage. À l’inverse, Daisy a le temps de sympathiser avec Daniel, pour mieux découvrir qu’il est prêt à mourir pour sa cause et pour renverser Hydra.

Il n’a pas idée à quel point il en est proche, contrairement à tous ceux autour de lui. Mack prend d’ailleurs la décision de le sauver coûte que coûte, malgré le conseil de Coulson de ne rien faire. J’ai beaucoup aimé qu’il soit souligné auprès de Coulson que sa mort à lui a permis d’unir les Avengers même s’il n’est pas vraiment mort, exactement comme une fausse mort de Daniel pourrait suffire. Le seul problème, c’est que ce nouveau plan de changer l’Histoire me donne l’impression qu’elle ne sera peut-être pas changée et que l’on va perdre Daniel Sousa.

Il ne restait plus que dix minutes pour le savoir, et c’est à ce moment-là que Daniel s’enfuit du Zephyr, pour ne rien arranger. Cette fuite s’accompagne d’une très bonne révélation concernant May, révélation que je n’avais pas vu venir du tout : lorsqu’elle touche quelqu’un, elle ressent désormais ses émotions. D’où la panique dans l’épisode précédent, d’où la confusion lorsqu’elle serre la main de Sousa. C’est superbe : elle est un réceptacle à émotions, elle qui a tant de mal à les exprimer ! Et c’est un peu la Malicia (Rogue, en VO) de l’équipe, désormais. Cela lui va bien comme développement, j’aime ce nouveau « pouvoir » qui lui tombe dessus… et ne l’empêchera pas de finir en couple avec Coulson, au contraire. Elle devrait être immunisée aux émotions d’un robot, a priori.

Malheureusement, elle met trois plombes à annoncer qu’elle a senti le besoin de s’enfuir en serrant la main de Daniel, ce qui fait qu’il parvient à s’échapper en moto, parce que le Zéphyr est bien équipé. Le voilà donc qui se rend à l’hôtel Roosevelt pour livrer la mallette, sous l’œil attentif des Chronicons, mais aussi d’Hydra prêt à le tuer au point d’avoir infiltrer l’hôtel grâce à son concierge, qui n’en est donc pas un. L’hôtel Roosevelt avait un petit côté Hyperion d’Angel, ça faisait plaisir à voir, surtout dans cette ambiance en noir et blanc. Les scénaristes et la production s’éclatent tellement cette saison.

Par contre, il y avait alors une petite longueur peu appréciable au moment de l’échange, me permettant de me rendre compte que Fitz me manquait cette semaine.

L’échange a bien lieu, mais Daniel tombe aussitôt sur son ennemi qui lui tire dessus. Son ennemi ? Pas vraiment, juste sur Mack et Coulson. Ce dernier utilise un tranquillisant pour endormir Sousa, puis se fait passer pour lui auprès d’Hydra qui a la bonne idée de le tuer avec deux balles dans le dos, sans jamais vérifier son visage.

Deux balles dans le dos et une noyade, ce n’est rien du tout pour Coulson, puisqu’il est un robot. Son corps est ensuite récupéré par le S.H.I.E.L.D, facile. Concernant Coulson, il est rapidement réparé par Jemma et May confirme qu’elle ne ressent rien en le touchant, même si elle permet pourtant à Coulson – et à nous-même – de retrouver la couleur. Daniel rejoint l’équipe alors qu’elle change encore d’époque, espérant revenir à la maison. Ce n’est pas le cas, évidemment. L’épisode se termine tout de même par de bonnes interactions, notamment entre Yoyo et Deke ou Daniel et Coulson, ce dernier accueillant Daniel dans la vie après la mort et… dans les années 80 ? Yes. Bien sûr, aux yeux du monde, Daniel reste mort dans les années 50.

Ils ont tout de même quelques regrets de laisser Enoch derrière eux, c’est déjà ça, mais ils ne savent pas non plus qu’ils ont laissé derrière eux un Chronicon qui prend la décision d’aller aider Malick. Cela risque de changer un peu la donne tout de même.

704-2
Et voilà notre nouvelle équipe du S.H.I.E.L.D !

Saison 7

The 100 – S07E05

Épisode 5 – Welcome to Bardo – 18/20
J’ai opté pour une critique qui rétablit la linéarité de tout ce que cet épisode propose par de multiples détours. J’ai adoré la manière dont tout est dévoilé peu à peu et dont les pièces du puzzle s’emboîtent, mais il fallait à nouveau s’accrocher devant cet épisode qui n’était pas ce que j’imaginais avec le cliffhanger de la semaine dernière. L’exploit de me raccrocher à la partie plus faible de ce début de saison est réussi, donc on devrait rester à présent sur ce type d’épisodes, et ce type de notes. Excellent, tout simplement.

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Spoilers

705

GET OUT OF MY MIND.

J’assume mal mon retard dans la série, même s’il ne date que d’il y a 24h… Il faut dire qu’il s’explique par mon visionnage intense de la dernière saison de 13 Reasons Why ces dernières semaines et particulièrement depuis deux jours. Il est donc temps de repasser à des séries de qualité, et rien de tel que celle-ci pour repartir du bon pied, malgré la fatigue de la semaine – principalement de la fatigue que je dois à des incertitudes nombreuses. Peut-être que cette série et ses milliards d’incertitudes en plan ne va pas m’aider, mais j’ai bon espoir quand même !

On est donc parti pour découvrir la planète Bardo, 45 jours plus tôt. Plus tôt que quoi ou qui, le mystère est total, mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est que l’on suit l’arrivée d’Octavia sur cette nouvelle planète et que c’est aussi mouvementé que ce que l’on pouvait attendre : elle entend Diyoza se faire emmener par des gardes et fait mine de se rendre, avant de tout de suite tenter de s’échapper.

Comme il s’agit d’Octavia, non seulement elle essaie, mais en plus elle réussit, ne prenant pas le temps de vraiment explorer l’endroit dans lequel elle est, avec une jolie suite de couloirs et d’ascenseurs, plein de gardes, la menant finalement dans une forêt.

Une forêt ? Plutôt une salle supplémentaire dans laquelle il y a des arbres, certes, mais aussi des gardiens invisibles. Bizarrement, j’avais pressenti ces deux éléments dès l’ouverture de la porte. En tout cas, elle finit bien vite attrapés par les gardes de Bardo. La série nous offre au passage un nouveau générique, encore. Ils s’amusent beaucoup avec cette saison 7, c’est chouette – même s’il n’y a que le titre qui change pour nous dire où l’on est.

45 jours plus tôt que qui ou quoi (j’exagère : que les événements de Sanctum), Octavia se réveille dans une salle où elle est interrogée par deux hommes en blanc, assez flous, sur une chaise longue qui ressemble fort à celle de Dollhouse. Comme Octavia, nous sommes réduits à subir la scène et entendre les deux hommes en blanc parler et débattre de son cas, avant d’utiliser une machine pour en savoir plus de tout ce qu’elle peut connaître.

La machine en question était déjà pressentie dans les épisodes précédents avec des informations donnée sur celle-ci, et ça ne manque pas : la machine permet d’extraire des hologrammes nous montrant les souvenirs d’Octavia. Je veux bien une machine comme ça chez moi, surtout que ce n’est pas censé nous faire souffrir si on est volontaire. Bien sûr, O ne l’est pas et c’est donc douloureux pour elle. Je n’en attendais pas moins.

Les hommes découvrent donc tout de Bellamy, avant d’en découvrir plus sur le casting de la série. 34 jours plus tôt, ils s’intéressent de prêt à Murphy, avant de découvrir l’existence d’Hope et d’expliquer à Octavia qu’une journée à Bardo équivaut à un an sur Skyring. Magnifique, ça veut dire que Bellamy est à Bardo depuis cinq jours au stade où on est dans la série, contre 5 ans pour Echo/Hope/Gabriel. OK. Pour l’instant, cependant, cet épisode se concentre sur les flashbacks et Octavia qui accepte de coopérer en échange de la promesse de pouvoir retrouver Hope rapidement.

C’est étonnant de la voir se faire avoir comme ça. Rapidement, elle accepte donc de montrer tous ses souvenirs de la série, transformer son bourreau en fan de The 100 heureux de voir Pike être tué et de lui analyser son histoire pour en faire une guerrière au grand cœur. Nous sommes à ce stade-là 31 jours avant le présent de notre saison 7, et c’est le moment pour Hope de débarquer et sauver sa tante de son bourreau devenu un allié de taille.

On le comprend : moi aussi, j’étais super fan d’Octavia en fin de saison 3. Je le suis toujours, cela dit, mais il ne peut pas hésiter puisqu’il ne connaît pas Bloodreina. Voilà donc qu’il aide Octavia à s’enfuir de sa cellule, un peu forcé par Hope, un peu volontaire après avoir vu sa vie être sauvée par O. Les scènes s’enchaînent vite pour enfin combler les trous qui restaient suite aux précédents épisodes : Hope emmène Octavia au pont qui lui permettra de rejoindre Sanctum, mais c’est à ce moment-là qu’elle découvre que sa tante perdra tous ses souvenirs de ses moments hors de Sanctum si elle passe le portail sans casque de protection.

Je trouve ça un peu gros dans les explications, surtout qu’on ne sait pas bien comment ça marche : pourquoi se souvient-elle de Sanctum quand elle arrive sur Skyring ? Pourquoi se souvient-elle de Skyring une fois à Bardo ? Grosso modo, il semble donc qu’on se souvienne de tout jusqu’au point de départ, moment auquel on oublie tout ce qui suit le point de départ. Une jolie prise de tête.

Pour faire face à l’amnésie à venir d’Octavia, son infirmier préféré propose donc de scanner l’œil d’Hope de manière à pouvoir tatouer le dos d’Octavia de manière express avec des coordonnées qui permettront donc de rouvrir un portail vers Hope. J’ai bien aimé les scènes entre Hope et Octavia, surtout qu’on voit la fierté d’O d’avoir contribué à élever une guerrière.

Rapidement, Octavia est renvoyée dans la saison 6 et Hope se retrouve à espérer retrouver sa mère, s’enfuyant une nouvelle fois dans Bardo. Malheureusement, nous n’en saurons pas plus dans cet épisode qui s’arrête là pour les flashbacks. Allez savoir où est Diyoza ! La bonne nouvelle pour elle, en revanche, c’est que finalement, elle a arrêté de vieillir à toute vitesse puisque le temps passe à la même vitesse sur Bardo qu’à Sanctum. Tout va bien, elle a juste 5 ans et 45 jours de plus qu’en saison 6 !

Si les flashbacks lointains à Bardo s’arrêtent au départ d’Octavia, les scénaristes ne quittent pas pour autant Bardo à ce moment-là dans l’épisode. En fait, au milieu de l’épisode, ils prennent plutôt la décision très chouette de nous montrer que sept jours plus tôt (dans la chronologie de Bardo/Sanctum), Hope s’est retrouvée forcée de passer un marché avec le Sheperd, le deuxième homme en blanc qui surveillait Octavia et n’était donc pas qu’un infirmier.

Hope n’a pas réussi à retrouver sa mère durant les quelques jours qui se sont écoulés entre le départ d’Octavia et cette date-là. Bien qu’elle désire plutôt poignarder Sheperd, elle découvre qu’elle a en fait un traqueur, plutôt qu’un poignard. C’est ainsi qu’elle se retrouve à poignarder Octavia, avec un faux raccord évident du côté des larmes, mais bon, puisqu’elle est attirée à ce moment-là par Octavia qui utilise enfin les coordonnées en fin de saison 6.

Blessée mortellement, Octavia débarque donc à nouveau à Bardo et y est accueillie par le Sheperd qui s’assure qu’elle sera guérie bien vite de sa blessure. Octavia peut ainsi retrouver son infirmier préféré qui lui assure qu’il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour aider Hope, même si c’était en vain. C’est donc à lui qu’on doit le message « Trust Bellamy », même si c’est aussi à lui, je suppose, que l’on doit l’obsession du Sheperd pour Clarke. Parce que oui, entre le départ d’Hope et l’arrivée d’Octavia, le Sheperd envoie quelques soldats à Sanctum pour capturer Bellamy, Clarke et tout notre petit monde… comme on l’a déjà vu dans l’épisode précédent.

Les choses se précisent. L’infirmier sent toutefois le vent tourner et conseille à Octavia de ne pas se battre contre la machine s’il devait être remplacé, préférant qu’elle se concentre sur un même refrain à répéter en boucle, comme lorsqu’elle vivait sous la trappe dans l’Arche. C’est un bon réflexe de sa part : en effet, ça va vite partir en vrille.

La fin d’épisode nous révèle que Bellamy et Octavia se sont enfin retrouvés… mais pour un court laps de temps. Sheperd a voulu se servir d’Octavia pour calmer la folie meurtrière de Bellamy qui tuaient tous ses hommes en lui demandant de le calmer et de le ramener à Sanctum pour convaincre Clarke de venir. Octavia conseille à Bellamy de suivre ce plan, mais le frère refuse d’abandonner sa sœur, ce qui est une erreur.

En effet, un des soldats décide d’utiliser une grenade et d’exploser à quelques pas de Bellamy, laissé pour mort. Evidemment, je n’y crois pas du tout : le portail était ouvert au moment de l’explosion, il est fermé après celle-ci, donc Bellamy a forcément survécu. Seulement, on ne le reverra à nouveau pas tout de suite, même si c’était cool d’avoir enfin une nouvelle scène avec l’acteur !

Reste à savoir où et quand le personnage aura été envoyé. On peut toujours dire que l’explosion détraque la machine, ou qu’il est quelque part à Sanctum depuis une petite semaine, en otage ou inconscient… Un univers de théories s’ouvre à nous, alors qu’Octavia est persuadée de la mort de son frère.

Sept jours plus tard, et donc dans le présent, enfin, on assiste à l’arrivée de Gabriel, Hope et Echo sur cette planète Bardo où Hope suit sans problème les traces de l’espionne en tuant le comité d’accueil, invisible. Le trio débarque donc après cinq ans sur Skyring, sans suivre à la lettre un plan qui avait l’air bien huilé, pourtant. C’était bien la peine de passer cinq ans là-bas !

Gabriel est choqué par cette attitude des deux femmes avec lui qui n’arrivent pas à calmer leur folie meurtrière (Echo va bien avec Bell, au moins). Ils n’ont que trente minutes pour mener à bien leur mission de sauvetage selon leurs calculs, mais ça ne peut pas bien se passer ce sauvetage de Diyoza et Bellamy. Ils sont ainsi surpris en train de ne pas se rendre à une réunion où ils sont supposés être attendus, puisqu’ils sont en tenue de combat.

On en découvre un peu plus sur Bardo qui vénère les pierres qui permettent de se téléporter, mais aussi un certain Shepard, le deuxième homme en blanc qui interrogeait Octavia et qui est spécialisé dans les rôles de personnages insupportables. Echo et Gabriel comprennent qu’Orlando ne leur a pas tout dit, mais de mon côté, je n’ai pas trouvé la scène super claire. Hope a une clarté bien à elle, avec la volonté de tuer le Sheperd.

Elle est heureusement arrêtée par Echo qui veut qu’elles mènent bien à leur mission. Rapidement, Hope peut donc les mener à Octavia, mais ce n’est toutefois pas bien discret ce comportement du trio, donc on sait déjà qu’ils sont repérés par les soldats de Bardo. Les conséquences, on ne les connaîtra que plus tard : la fin d’épisode doit révéler la mort de Bellamy à Echo, par une vidéo qui lui montre tout (et nous montre tout par la même occasion).

C’est chaotique : Octavia est en boucle sur son refrain (« je n’ai pas peur ») mais est enfin débranchée de la machine qui la torturait, Echo décide de se venger en tuant l’infirmier d’Octavia – qui n’est plus notre gentil infirmier évidemment – et Hope reste sacrément impassible face à cette scène qui signifie pourtant qu’elle n’est pas prête de retrouver Diyoza, puisqu’ils n’ont plus d’otage à portée de main pour les guider… et plus beaucoup de temps à passer à Bardo.

Ma foi, c’était un sacré épisode, je suis à fond dans cette intrigue et même Sanctum était appréciable ! Vivement la suite, comme chaque semaine. Avant ça, il me reste donc à revenir sur tout un pan de l’intrigue que j’ai mis de côté jusque-là, pour le bien de nos cerveaux à tous.

Ainsi, on découvre en parallèle dans cet épisode (ou on redécouvre ?) que Sanctum est une lune, mais c’est une lune qui part en vrille. Il faut dire qu’il n’y a plus grand-monde dessus en ce qui concerne nos dirigeants aujourd’hui. Il n’y a plus qu’Indra, en fait, et elle n’a pas beaucoup d’autorité auprès de toutes les personnes de Sanctum. Il y a trois groupes différents et il n’y en a pas un qui la respecte ou l’aime. C’est donc mal barré pour elle.

Sans trop de surprise, les suiveurs de Russell demandent sa libération et Indra comprend vite qu’elle a affaire à des fanatiques qui iront loin pour cela : ils menacent de se sacrifier un par un, à chaque heure. La série renoue avec sa joie de brûler les gens, comme ça. Elle renoue aussi avec sa tradition des ultimatums bien gênants pour nos dirigeants.

Bien sûr, Indra a toujours Memori avec elle, mais aussi un guérisseur de Sanctum et Jackson. Autant dire que ça fait une petite équipe, surtout que Murphy et Emori sont toujours victimes de radiations, et donc faibles. La scène est plutôt sympathique dans son introduction de nouveaux personnages et dans le rappel de qui est là, même si ça manque de crédibilité d’avoir Indra qui discute décisions politiques comme ça au milieu de l’infirmerie, à portée d’oreilles de Russell qui ne se prive pas de commenter ses décisions.

Murphy ayant repris assez de force, il est décidé qu’il reprenne une nouvelle fois le rôle de Daniel auprès des fanatiques pour tenter de calmer leurs ardeurs. C’est un échec total : il sauve certes un enfant, mais c’est tout ce qu’il parvient à faire avant d’être identifié comme un traître par son mec. Enfin, celui de Daniel, un peu frustré de ne pas retrouver son mec, justement.

Préparé à être sacrifié par les flammes, il est sauvé de justesse par Emori qui réussit à le faire grâce à l’aide de Russell… Qui n’est plus Russell, malheureusement. Si Murphy est sauvé, Indra comprend que ses ennuis ne font que commencer quand elle reconnaît bien le discours de Russell à ses disciples, qu’il force à s’agenouiller devant lui : Indra reconnaît en effet Shedheda. Elle le piège assez facilement pour s’assurer qu’il s’agit de lui, utilisant le Trigedaslang pour s’assurer qu’il s’agit bien du Dark Commander.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle le confronte et évoque le passé de la Terre avec lui. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que le père d’Indra est mort au combat en tentant d’empêcher le règne de ce Dark Commander, alors que sa mère a fini par s’agenouiller devant. Bien, ce n’était pas indispensable, mais ça fait une backstory intéressante, je reconnais, et l’intrigue à Sanctum était moins insupportable cette semaine.

Tout ça mène finalement à une décision risquée de la part d’Indra : livrer Russell aux hommes de médecine qui l’entourent pour s’assurer qu’ils lui retirent sa puce. C’est voué à l’échec, honnêtement.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S07E03

Épisode 3 – Alien Commies from the Future! – 18/20
Ce début de saison continue de se dérouler sans la moindre fausse note avec tout ce qu’il faut pour nous donner un sentiment de conclusion qui approche. Les clins d’œil se multiplient de la meilleure des manières, avec beaucoup d’humour et de retours sur des événements passés pour lesquels je pense que nous n’attendions même plus de conclusion. Cela ouvre des perspectives pour l’épisode 4 en revanche, et je suis impatient de découvrir tout ce qui est en stock pour cette saison.

Saison 7


Spoilers

703

You’re enjoying this way too much, Peggy.

Franchement, j’ai failli ne pas le regarder aujourd’hui, parce que ce n’était pas raisonnable de le lancer ce soir, mais je ne peux décemment pas prendre du retard sur cette saison finale tellement j’ai envie de savoir ce qu’elle réserve. En plus, j’étais déjà spoilé de certains retours avant cet épisode, alors il était impensable d’attendre plus longtemps et de lire des informations plus précises sur ces retours.

La série reprend comme avec son premier épisode sur une scène qui se déroule loin de nos héros, mais qui voit à la place deux adolescents en train de se draguer de nuit. Ils assistent alors à l’arrivée du vaisseau de nos agents préférés. C’est digne d’une arrivée d’aliens, et pour cause : ils sont en plein dans la zone 51, au beau milieu des années 50, malgré le look des années 30 qu’ils ont encore.

Qu’est-ce que j’adore l’idée ! Bon, en revanche, Yoyo, Mack et les autres beaucoup moins. Il n’y a que Deke qui doit être ravi, alors que Daisy s’inquiète surtout de savoir que leur vaisseau est arrivé en pleine vue de tous au milieu de ce désert. C’est très sympathique, en tout cas : ils pensaient avoir finalisé la mission, mais ils découvrent qu’ils ne sont pas toujours chez eux, ni à leur époque.

Et pour cause, une fois que Daisy et Deke se sont fait engueuler un coup par Mack qui leur en veut encore de leur petit délire de l’épisode précédent, Jemma explique alors à tous qu’ils suivent les Chronicons et n’ont pas trop le choix de les suivre comme ça. Ils ne sauront jamais à quel moment ils se rendent. Bon, ça semble être une réintroduction lourde de ce qui avait déjà été expliqué auparavant, par contre.

Bien sûr, il y a une station du S.H.I.E.L.D à proximité de la zone 51, et c’est plutôt drôle à voir. La série m’a envoyé des bonnes vibes d’Angel ensuite en suivant Yoyo et Mack dans un diner. Les looks de nos héros sont parfaits encore dans cet épisode – le pull jaune de Daisy est tellement génial ! – et je me demande vraiment où ils ont pu faire du shopping à cette période. Ah, quant à Enoch, il a bien vite disparu des préoccupations de tous, franchement.

Bon, dans tout ça, s’ils sont dans un diner, ce n’est pas que pour qu’on suive Yoyo et Mack parler des nouvelles mains de cette dernière ou pour suivre Daisy et Coulson nous faire un petit tour de ce qui va et ne va pas en 1955 (principalement, la division blanc/noir est catastrophique). Non, s’ils sont là, c’est parce qu’un agent du S.H.I.E.L.D y est attendu.

Cela ne manque pas, et Daisy n’a aucun mal à lui glisser un somnifère. Grâce à ça, Coulson peut s’infiltrer dans la base de la zone 51 en compagnie de Jemma, qui se fait passer pour… Peggy Carter. Ah ! La ressemblance est frappante, c’est vrai, et c’est génialissime à voir. L’actrice s’éclate à peu près autant que le personnage dans ce rôle, et purée, l’agent Carter manque, mais bon.

Coulson et « Carter » découvrent donc la base et tout ce qu’il se déroule, à commencer par un test qui est exactement ce qu’ils cherchent. Ils sont dans cette base à la recherche d’un Chronicon infiltré et ça permet de jolies scènes humoristiques bien trouvés. Bien sûr, l’infiltration ne se déroule pas si bien que ça pour eux quand l’agent Sousa débarque à la base à son tour. AAAH. Je suis tellement heureux de ce retour d’Enver Gjokaj ! Avec un peu de chance, à la fin du prochain épisode, il sera même envoyé dans le futur pour assurer son rôle de policier dans la bataille de New-York d’Avengers si les scénaristes s’éclatent à fond. Mais ça, ce n’est pas sûr du tout.

En tout cas, le retour de Daniel est un vrai plaisir : il est tout heureux de savoir que Carter est là car ça fait un moment qu’il ne l’a plus vu… et le pauvre est vite déçu quand il se rend compte qu’elle ne l’est pas. La scène où il rencontre Jemma est vraiment jouissive pour les fans de longue date, parce qu’on adore les deux personnages, tout simplement. Quant à ceux qui n’ont aucune idée de qui est ce Daniel Sousa, c’est l’ancien coéquipier de l’agent Carter, qu’on a eu l’occasion de découvrir dans la série consacrée à celle-ci, évidemment.

Bien évidemment, Jemma est assez maligne pour comprendre assez vite à qui elle a affaire même s’il se présente uniquement sous le nom de Daniel à elle, et c’était plutôt bien écrit pour faire rire et pour raccrocher tout le monde à ce personnage de Sousa qui devient un empêcheur de tourner en rond. Pourtant, Coulson en est fan, parce qu’il sait tout le bien qu’il a fait.

À ce sujet, vous pouvez aussi vous fier au bon résumé des titres de gloire de Sousa effectué par Daisy quand elle le rencontre. Oui, elle se rend vite compte que Jemma et Coulson sont arrêtés par Sousa, alors elle décide à son tour d’entrer en action, sous couverture, en tant qu’agent de la CIA qui conforte Daniel dans sa théorie du complot.

De retour au vaisseau, May débarque, toujours aussi froide, et cherche à avoir toutes les informations. Elle est tellement moins appréciable qu’avant que je l’adore à nouveau. Ca lui fait vraiment un retour en saison 1 appréciable. Yoyo et Mack sont quant à eux chargés d’interroger l’agent qu’ils ont capturé et qui est absolument insupportable. En bon américain des années 50, il est un chouilla raciste envers un noir et une latino, étrangement. Bref, il arrive vite à la limite de leur patience ce Gerald Sharp. Et clairement, lui envoyer ensuite May n’est pas la meilleure des idées.

L’épisode prend aussi le temps de s’intéresser à nouveau à l’évolution de Deke. C’est une chouette idée : il est désormais un agent du S.H.I.E.L.D, mais il a aussi son passé qui n’en fait pas vraiment le meilleur des agents. Il a tout de même son privilège de blanc qui peut bien lui servir pour interroger à son tour notre petit américain raciste.

Il découvre donc de nouvelles informations sur le projet Helius qui obsède nos agents dans cet épisode (et dans le prochain probablement) et ça lui fait peur : il comprend que l’arrivée des Chronicons pourrait donner l’impulsion nécessaire au projet pour créer une bombe dévastatrice. Ah les Chronicons ne changent pas de plan, au moins, c’est toujours plaisant.

Face à cette information, l’équipe ne peut plus attendre pour intervenir, et ce sont donc May et Yoyo qui se lancent dans l’action avec quelques fumigènes, alors que de son côté Daisy parvient à libérer Jemma et Coulson, qui n’ont plus aucun mal à maîtriser Daniel.

De manière totalement inattendue, les choses tournent toutefois bien mal : May fait une crise d’angoisse au milieu des fumigènes, n’arrivant plus à respirer, et Yoyo s’avère toujours incapable d’utiliser son pouvoir quand elle repère la Chronicon. Une vraie équipe de choc ces deux-là, surtout qu’elles n’ont pas du tout envie de se confier sur leurs petits problèmes.

Elles retrouvent vite le trio déjà sur place, mais pas pour longtemps : elles repèrent la Chronicon qui est toujours en pleine action pour lancer la bombe. La course poursuite peut donc continuer pendant que Coulson fait évacuer la base, personne n’ayant pris la peine de prévenir les scientifiques de l’infiltration de la base, apparemment.

Du côté de Yoyo et May, on arrive rapidement à de bonnes scènes d’action bien aidées par le fait que May est géniale dans son rôle de Cavalerie. Eh oui, elle peut le redevenir pour cette dernière saison, froide comme elle est. Elle se bat donc contre le Chronicon, alors que Coulson fait de même pour protéger Daisy dans le laboratoire de la base où le trio découvre un deuxième Chronicon. C’est quelque chose tout de même.

Coulson prend rapidement le dessus sur son adversaire, mais c’est de courte durée : il est interrompu par Daniel et finit par perdre le combat, alors que Daniel est sur le point d’être étranglé par le Chronicon qui n’a aucun mal à prendre le dessus sur lui. Heureusement, Daisy et Jemma finissent par mettre un terme au plan des Chronicons, envoyant une onde de choc qui désactive la bombe, mais aussi tous les robots des alentours.

C’est là le cliffhanger de l’épisode, du coup : Coulson s’effondre à proximité de Sousa qui peut donc le récupérer, alors que les Chronicons s’autodétruisent. Pendant ce temps, les Chronicons découvrent donc que les agents du S.H.I.E.L.D les suivent. Ils sont désormais dirigés par une actrice que j’aime beaucoup et dont j’avais oublié l’existence. C’est chouette.

Pas autant que la scène post-générique : on y voit Mack et Deke se faire passer pour des aliens auprès de l’agent du S.H.I.E.L.D qu’ils avaient enlevé pour obtenir plus d’informations sur le projet Helius. D’un coup, tous les mystères de la zone 51 s’expliquent, dans une dernière scène d’épisode qui est tout simplement hilarante.

Sinon, on note que le duo Yoyo/May fonctionne bien, avec d’ailleurs Yoyo qui passe à deux doigts de mourir mais gagne juste assez de temps pour empêcher la Chronicon de détruire le futur. Reste à noter que je suis curieux de la situation de ces deux-là qui ont des problèmes médicaux qu’elles fuient et que j’applaudis vraiment les scénaristes d’avoir trouvé un moyen de rendre plus intéressante et complexe cette saison de ce point de vue-là. En plus, c’est sans compter Daisy qui ne fait plus tout à fait le poids face aux Chronicons et le robot-Coulson qui est carrément plus fort qu’avant.

Non, vraiment, j’adore cette mouture de la série et l’équipe au grand complet fonctionne à merveille. J’en viens à oublier que ça fait trois épisodes que nous n’avons pas vu Fitz – sans la critique, l’idée ne me serait même pas venue. J’ai hâte qu’on sache enfin ce qui lui est arrivé, mais en attendant, la série parvient à trouver son équilibre à merveille… et c’est tant mieux, cette dernière saison ne contient pas de fausses notes pour l’instant !

Saison 7