The 100 – S07E06

Épisode 6 – Nakara – 16/20
J’ai adoré cet épisode, mais il y a un mais : je le trouve beaucoup trop schématique et simplifié pour être parfaitement crédible et à la hauteur de mes attentes par rapport à la complexité habituelle de la série. Les scénaristes prennent des raccourcis, comme s’ils n’avaient pas assez d’épisodes pour raconter tout ce qu’ils voulaient. C’est peut-être le cas s’ils avaient voulu une saison 8, mais pour une dernière saison avec trois épisodes de plus que d’habitude, c’est étrange… surtout que les premiers épisodes prenaient un peu trop leur temps. Ca m’embête d’avoir tant de mal avec l’équilibre d’écriture de cette saison alors que j’adore la série et que je passe toujours de bons moments !

> Saison 7


Spoilers

706

Excuse me but I have to borrow your god.

Diyoza est de retour ! Enfin ! Je suis bien content de la revoir dans la série, elle manquait depuis une saison, tout de même ! Bon, par contre, elle a passé un sale quart d’heure pendant les 45 derniers jours (46 maintenant, j’imagine ?). À son arrivée, elle a fait preuve de son don d’observation habituel pour remarquer qu’aucun membre de Bardo n’était habitué à avoir de la visite.

Commence alors une longue période d’isolement, torture, jeune, et autres traitements qui ne nous rendront certainement pas jaloux de ses vacances à Bardo. Il n’est pas évident pour les gens de Bardo de faire face à Diyoza. On oublie un peu trop facilement qu’elle était une dangereuse terroriste il n’y a pas si longtemps que ça pour elle, même si c’était il y a deux ou trois siècles. Du coup, faire face à des gardes armés ne lui fait pas peur.

Bouffer la gorge d’un type pour s’assurer qu’il se vide rapidement de son sang, ça ne lui fait pas peur non plus : elle fait semblant de s’étouffer quand il lui donne à manger pour s’assurer qu’elle pourra ensuite s’échapper de sa cellule puisqu’il la détache par peur de mourir. Malheureusement pour ce pauvre garde qui a toute ma sympathie, Diyoza n’en a pas grand-chose à faire qu’il meure. Après, il valait sûrement mieux ça pour lui, puisqu’elle lui arrache son œil pour passer les portes au scanner rétinien.

C’est sûr que Diyoza a un style bien à elle, loin de celui d’Octavia qui est douce comme un agneau finalement. Je suis content de voir qu’elle n’est pas restée prisonnière comme on le pensait, mais ça me laisse curieux de savoir ce qu’elle a fait pendant tout ce temps… La réponse est super décevante : rien. Pendant ces 45 jours, elle a eu droit à toute sortes de torture et s’est finalement échappée le jour où Octavia était libérée par Hope, Gabriel et Echo.

C’est décevant, parce que ça va trop vite, surtout que comme par hasard, ça se fait juste après le moment où Diyoza se venge du tout premier garde à qui elle en voulait, celui l’ayant amené à Bardo. Bizarrement, elle reconnaît tout de suite Hope quand celle-ci dit « maman », alors qu’on ne sait pas vraiment si elle est au courant pour le décalage temporel. Oh, elle doit vite le comprendre avec Hope, certes, mais aussi avec Echo bien différente de celle qu’elle a connu… et pour cause : Bellamy est mort. Cela n’atténue en rien les retrouvailles touchantes de la petite famille Hope, Octavia et Diyoza, heureusement !

Tout ce petit monde cherche alors à s’enfuir de Bardo, mais juste avant d’entrer dans la salle avec le portail, Levitt, l’infirmier d’Octavia, sort de nulle part. Désormais, il est chargé de faire le ménage, mais il aide encore O et ses amis en leur indiquant de s’enfuir par la surface : celle-ci ne permet pas de respirer très longtemps, certes, mais c’est selon lui le meilleur plan car des disciples de Bardo les attendent dans l’autre pièce et sont prêts à les tuer.

Octavia lui fait une confiance aveugle et suit donc ce plan, étant toutefois assez bête pour donner le nom de Levitt face à un vieillard qui ne s’attendait certainement pas à tomber sur ces vieillards. Le pauvre est tué par Echo qui sait tout de suite qu’il en sait trop et qu’elle a encore besoin de Levitt pour s’enfuir de cette planète.

Malheureusement, c’est le meurtre de trop pour Gabriel qui décide alors de tirer sur tout nos amis pour les rendre inconscient, avant d’être lui-même mis K.O par les hommes de Bardo, même s’il essayait de se rendre. Hmm. C’est très con de sa part et j’ai du mal à croire que personne parmi Octavia, Hope ou Diyoza ne réagisse assez vite pour l’empêcher de mettre tout le monde K.O en leur tirant dessus. Après, ça fait un cliffhanger intéressant.

À Sanctum, on recommence à suivre la vie de Madi qui ressemble fortement à une adolescente de séries. Au secours. Elle est élevée par Indra et Jackson, puisqu’il n’y a plus personne d’autre, et ça fait un couple parental d’enfer, tout de même. La pauvre se fait draguer lourdement par un type fasciné par ses dessins et ces scènes sur les vrais adolescents et leurs préoccupations est ratée, ma foi. La série n’a jamais été très forte dans la représentation d’adolescents après tout. Notons aussi qu’à Sanctum, le guérisseur a enfin un nom : Nelson ! Je risque fort de l’oublier, mais bienvenue dans la série Nelson.

Bien sûr, Russell profite de la moindre occasion pour envoyer un message à Indra, lui rappelant qu’il est le Dark Commander et qu’il sait manipuler ses gardes pour avoir de plus longues promenades. Ou pour leur parler. Y compris en Trigedaslang. En conséquence, Indra prend autant de mesure d’isolement que possible, mais comme on a vu la facilité qu’avait Diyoza à s’échapper de Bardo, ça m’inquiète bien beaucoup pour la suite, surtout qu’Indra a appris en début d’épisode que quelqu’un avait eu la bonne idée de lui voler toutes les armes à feu.

La pauvre Indra ne fait pas le poids face à Sheidheda et j’aime beaucoup la performance de l’acteur interprétant Russell qui nous montre bien le changement de personnage : Russell s’excitait souvent et aboyer bien des ordres, alors que Sheidheda est du genre à rester calme dans ses menaces… C’est bien plus glaçant comme ça ! Et efficace, aussi.

Il fait tellement flipper Indra que celle-ci finit par se tourner vers Murphy pour l’aider à retrouver les flingues. C’est dire à quel point elle est tombée bas ! Indra ! Demander de l’aide à Murphy ! Vous imaginez si j’avais écrit une phrase pareille en saison, genre, 2 ? Ah, la série avait de belles surprises en stock.

Bon, Murphy continue de passer pour un Dieu et sympathise avec Jeremiah (ou Jerry, ou Jer, parce qu’il a la flemme de prononcer toutes les syllabes Murphy) avant de se faire embaucher par Indra pour aller questionner la femme de celui qui s’est fait tuer par les radiations à cause de Raven. De manière très surprenante (non), elle n’est pas très coopérative.

Cela force finalement Indra à retourner voir Madi pour lui demander d’assumer ses responsabilités de Commandeur. Après tout, il n’y a que Sheidheda, elle et Clarke qui ont eu la Flamme en eux, et à défaut de pouvoir laisser les deux autres être Commandeur, c’est logique de compter sur Madi. Le problème, c’est que c’est une adolescente paniquée à cette idée.

Jackson s’en rend compte et débarque à temps pour empêcher Indra de faire une connerie. Il est assez malin pour savoir qu’il ne fait pas le poids et pour amener au passage Emori et Murphy avec lui. C’est ce dernier qui parvient à faire prendre conscience de sa folie à Indra, alors que Madi, effrayée, se barre. Ce côté effrayée de Madi est quand même super nouveau, mais ça se justifie aussi. Après, je trouve son changement de caractère un peu trop extrême pour être parfaitement crédible. Cela simplifie toutefois le but de cet épisode : faire d’Indra la nouvelle Commandeur de Wonkru.

Il était temps que ça se fasse, même si c’est abusé de diminuer comme ça les responsabilités d’Octavia sur ce qu’il s’est passé dans le bunker en ayant Murphy qui affirme que c’est Indra qui a tout géré. À la rigueur, c’est plutôt mauvais signe : on n’a pas envie d’un bunker 2.0. En tout cas, c’est efficace pour Indra de devenir celle qui commande !

En parallèle, Nelson décide d’aller se venger et tuer Russell, mais il n’est clairement pas au point pour se battre contre Sheidheda,le pauvre. J’ai bien cru qu’on aller le perdre, sauf que le Dark Commander trouve ça bien plus intéressant d’exploiter les ressources de cet enfant de Gabriel. Il joue donc aux échecs avec lui (ou pas) en lui racontant la vérité sur son identité, sur ses suppositions concernant les voleurs d’armes (les passagers d’Eligius) et sur son envie de pouvoir qu’ils peuvent partager.

Pendant ce temps, sur la planète Ossuarium, Clarke s’évertue à s’époumoner en hurlant les prénoms de ses amis, pour rien. Niylah nous fait du bon humour et les choses avancent bien vite avec Raven nous donnant le nom de la planète, histoire de comprendre qu’ils sont sur un cimetière géant. D’ailleurs, si Jordan est triste de voir qu’ils découvrent un cadavre humain plutôt qu’un alien, Raven est plutôt satisfaite de repérer sur le torse du cadavre le symbole d’une des planètes.

Nos héros comprennent aussitôt sur quelle planète ils doivent se rendre et l’uniforme de Raven leur permet de savoir exactement où aller pour trouver d’autres pierres leur permettant de rejoindre la cave qui leur fera voyager dans le temps. Le truc, c’est que pour ça, il faut s’engager tête la première dans un étroit tunnel qui n’annonce rien de bon, particulièrement quand on comprend que d’étranges créatures y vivent.

Heureusement, c’est Raven qui mène le groupe dans la cave, parce que la bestiole s’évertue à mordre et abîmer son casque, mais au moins, elle ne peut pas la tuer. Raven non plus n’arrive pas à tuer la bestiole, se contentant de la blesser. Ils parviennent donc à sortir de ce tunnel qui avait un petit côté The Descent pour mieux se rendre compte que le tunnel s’est refermé derrière eux et n’est plus que de l’acide.

Ils mettent alors trois plombes à comprendre qu’ils viennent de passer dans un tube digestif alors que c’était évident dès le départ, franchement. Ils sont tellement lents, en fait, qu’ils sont séparés par l’organisme vivant, isolant ainsi Clarke et Raven seules dans le ventre de la bête. J’aimerais dire que j’étais heureux de retrouver ce duo, parce que c’est vrai, mais ça mène à une scène bien lourde où Raven craque suite à tous les meurtres dont elle est coupable cette saison.

Pendant qu’elle pleure et fait un câlin à Clarke, les autres sont attaqués par les bêtes et se mettent à tirer des coups de feu. Dans le ventre d’une bête. Celle-ci n’apprécie pas trop l’idée et réunit finalement nos prisonniers et les pierres qu’ils cherchaient. C’est facile, ça. Et c’est dommage que ce soit si schématique dans le scénario, parce qu’il y avait de bonnes idées.

Le cliffhanger est une autre bonne idée, avec tout le groupe qui part vers ce qu’ils pensent être Bardo, sans qu’on ne soit certain que ce soit le cas. Il y a tout de même de quoi élargir encore la mythologie de la série avant ça : dans le ventre de la bête, Miller et Niylah découvrent une toile avec le logo de « second dawn », la secte qui sévissait sous Polis à l’époque. C’est farfelu sans l’être : assez clairement le vaisseau Eligius qui a fini à Bardo est celui qui a ramené cette secte si loin dans l’espace… Non ?

> Saison 7

2 commentaires sur « The 100 – S07E06 »

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